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MEDI1TV Afrique : MEDI1 SOIR - 19/06/2026

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00:24The Maroc is ready to fight a crucial match against l'Ecosse.
00:28For the second day of the World Cup, the Lions of the Atlas are in the quest of a victory
00:34that could qualify for the second tour.
00:39Two new strikes in the night of the Sunday to Sunday in the south and east of Lebanon have 47
00:45deaths and 97 deaths, according Beyrouth.
00:48These raids are the most massive and murderers since the announcement of a protocol iranian-american to make fin to
00:56the hostilities.
00:58And finally, the negotiations that were going on this Sunday between the United States and Iran in Suisse will not
01:04be done.
01:05According to a foreign minister of the foreign affairs, no new date has yet been announced for the moment.
01:16The Maroc is ready to fight a crucial match against l'Ecosse for the second day of the World Cup.
01:23Les Lions de l'Atlas sont en quête d'une victoire qui pourrait les qualifier au deuxième tour.
01:29Ce soir à 23h, heure marocaine, au Gillette Stadium de Boston, les hommes de Mohamed Wahbi ont effectué leur ultime
01:37séance d'entraînement au New England Revolution Training Center.
01:41Après leur prestation convaincante face au Brésil, lors de leur entrée en lice, les coéquipiers de Yacine Bonou abordent cette
01:48rencontre avec confiance,
01:50mais aussi avec la conscience qu'une victoire leur permettrait de faire un grand pas vers la qualification pour le
01:56prochain tour.
01:57Je vous propose d'ailleurs d'écouter à cette occasion Mohamed Wahbi, entraîneur de l'équipe nationale.
02:02Le but, je pense qu'on a travaillé un petit peu ça, mais c'est pas juste un travail, c
02:09'est qu'on décide de jouer avec des profils de joueurs différents, peut-être.
02:15Je l'ai toujours dit, ça ne me dérange pas de jouer avec 4-10 s'il le faut, c
02:19'est passé contre le Brésil, mais nos principes sont clairs.
02:22Quand nos principes sont clairs, c'est beaucoup plus facile à préférer jouer des joueurs qui ont des profils peut
02:27-être similaires.
02:28Après, on a vu qu'il faut du temps aussi pour que ça fonctionne, il faut du temps pour qu
02:33'il y ait des connexions, il faut du temps aussi.
02:37Et la ferveur gagne les supporters marocains qui sont très confiants avant ce match de la sélection nationale face à
02:43l'Ecosse,
02:44comme vous allez le constater à travers ces témoignages recueillis par Sarah Dohey à Rabat.
02:50Je pense que ce sera un match compliqué, étant donné que la sélection écossaise est connue pour sa rigueur
02:55et pour sa combativité jusqu'à la dernière minute de jeu.
02:58Mais la victoire nous reviendra, Inch'Allah. Je pronostique une belle victoire, je vais dire 3-0.
03:04Contre l'Ecosse, nous verrons la vraie sélection nationale.
03:07Je considère le premier match face au Brésil comme une entrée en matière pour s'adapter dans cette compétition,
03:12malgré l'adversité de haut niveau.
03:14Mais face à l'Ecosse, nous verrons une autre sélection, des joueurs qui défendent ensemble,
03:18qui attaquent ensemble et un milieu de terrain performant.
03:21C'est ce plan qui a inquiété de grands sélectionneurs, parmi eux le technicien du Brésil, Carl Ancelotti.
03:26Et si Ancelotti est un entraîneur rusé, Mohamed Wahbi l'est aussi.
03:30Je donne une victoire 2-0 du Maroc.
03:32Je donne 3-1 pour le Maroc.
03:34Achaf Hakimi va marquer dans cette rencontre.
03:36Nail El Ainaoui va également inscrire dans ce match pour le troisième but, je dirais Ayub El-Kabi.
03:42Le match contre l'Ecosse, on va le gagner 3-0, Inch'Allah.
03:45Ce sera une très belle rencontre, en espérant que le succès nous suive dans cette Coupe du Monde
03:49et qu'on aille jusqu'en finale.
03:52On poursuit ce journal avec cette nouvelle alerte météo.
03:54Au Maroc, une vague de chaleur touchera plusieurs provinces.
03:58Le thermomètre pourrait atteindre jusqu'à 45 degrés ce week-end
04:01dans les provinces de Teza, Birken, Oujdangad, Fès, Moulaïaqoub et Taounet,
04:07qui ont été placés en vigilance orange.
04:09C'est aussi le cas à Rachidia, Jrada, Taurit, Figuik, Zagoura, Tata, Boujdour, Waddaheb,
04:16Oussard, Grsif et enfin Boulmen.
04:20Même son de cloche en Espagne où 12 régions ont été placés ce vendredi en alerte jaune
04:25en raison d'un épisode de forte chaleur accompagné localement de risques d'orages violents.
04:30C'est ce qu'indique l'agence étatique de météorologie espagnole.
04:34Les températures devraient de nouveau approcher, voire atteindre les 40 degrés
04:38dans plusieurs zones du sud, notamment en Andalousie.
04:42Outre cette région, l'alerte pour forte chaleur concerne également les îles Baleares,
04:46la Catalogne, l'Estrémadur, la région de Madrid et enfin la Navarre.
04:53Et cette canicule s'étend également en France, avec désormais plus d'un habitant sur deux
04:58concerné par la vigilance orange dans 53 départements.
05:02Une situation qui a conduit au report du Grand Oral du Bac pour plusieurs milliers de lycéens.
05:07L'épisode de chaleur s'annonce étendu, durable et intense, a averti Météo France.
05:12Des départements supplémentaires pourraient rejoindre les 53 déjà concernés par la
05:17vigilance orange.
05:18Et il est probable qu'à partir de dimanche, certains passent en vigilance rouge canicule,
05:23avec des températures avoisinant les 30 degrés la nuit et 40 degrés la journée.
05:28C'est ce qu'a averti le ministre français de l'Intérieur.
05:34Direction à présent le Moyen-Orient, où un responsable américain vient d'affirmer
05:38sous anonymat qu'un accord de cessez-le-feu a été trouvé entre Israël et le Hezbollah.
05:44Toutefois, les tensions restent vives au Moyen-Orient.
05:47Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban
05:51ont fait près de 50 morts et plusieurs dizaines de blessés.
05:54Il s'agit de bombardements les plus massifs et du bilan le plus lourd depuis l'annonce
05:59lundi d'un protocole irano-américain qui prévoit une cessation des hostilités,
06:04y compris au Liban.
06:05On voit ça en détail avec Dinamrine.
06:08Le bruit des explosions israéliennes continue de résonner dans le sud du Liban.
06:14La nuit dernière était particulièrement meurtrière.
06:17Ces nouvelles frappes menaçent ainsi l'accord de paix naissant entre Téhéran et Washington
06:22qui vise à mettre fin à la guerre.
06:25Face à cette situation, plusieurs pays appellent à la retenue.
06:29La France a notamment demandé l'arrêt des hostilités
06:33afin d'éviter une nouvelle dégradation de la situation régionale.
06:37Le président français a exhorté le premier ministre israélien à faire preuve de responsabilité
06:44et de rationalité sur le dossier libanais.
06:47Pour le Liban, je dirais qu'il doit faire preuve d'esprit de responsabilité, oui, et de rationalité.
06:52Et la politique qui est menée au sud Liban, elle est dans la durée contraire aux intérêts d'Israël
06:58parce qu'elle alimente le ressentiment, la violence de toutes les populations de la région.
07:04Face à l'aggravation de la crise humanitaire au Liban,
07:07les Nations Unies annoncent un renforcement de leur aide d'urgence.
07:12Notre coordonnateur des secours d'urgence a annoncé l'octroi de 12 millions de dollars supplémentaires
07:18provenant du Fonds central d'intervention d'urgence des Nations Unies
07:22afin d'aider les centaines de milliers de personnes déplacées au Liban en raison du conflit.
07:26Sur le terrain, les combats continuent et les populations civiles restent les premières touchées.
07:31Dans le sud du Liban, l'incertitude demeure alors que la communauté internationale
07:37tente d'éviter un embrassement régional plus large.
07:41Le président libanais José Faroun a affirmé que l'intensification des frappes israéliennes meurtrières sur le Liban
07:48sapent les efforts pour mettre un terme à la guerre dans le pays après le protocole d'accord irano-américain.
07:54Une escalade dangereuse et condamnable ayant coûté la vie à des dizaines d'innocents
07:59dont des femmes et des enfants, a déclaré le président libanais.
08:06Les négociations prévues ce vendredi en Suisse entre l'Iran et les Etats-Unis
08:09en vue d'un accord devant mettre fin au conflit au Moyen-Orient ont été reportées.
08:15C'est l'annonce qui a été faite par le ministère des Affaires étrangères suisse
08:18qui n'a pas fourni de précision sur une prochaine date pour ces pourparlers.
08:22J.D. Vence, qui devait y représenter son pays, a annulé son déplacement.
08:26Il ne se rendra finalement pas en Suisse.
08:28De même pour le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a été décisive.
08:34On voit cela en détail avec Nasser Dinounayn.
08:38Pas encore de date pour les prochaines négociations.
08:41Washington réaffirme sa détermination à poursuivre les discussions.
08:44Mais lors d'une conférence de presse, le vice-président américain J.D. Vence
08:48soutient que les attaques au Liban pourraient ralentir le processus diplomatique.
08:51Les Israéliens, comme tous les autres acteurs concernés, doivent respecter ce processus de paix
08:56qui est bénéfique à la fois pour eux et pour l'ensemble de la région.
09:01Ce qui suscite parfois la frustration du président, c'est que nous semblons être à deux doigts
09:05d'une avancée majeure dans les négociations.
09:07Puis, soudain, une importante explosion survient dans un quartier civil de Beyrouth,
09:11entraînant la mort de nombreuses personnes qui n'ont aucun lien avec le Hezbollah.
09:16« Cela n'est pas acceptable. C'est précisément le type de situation pour laquelle nous demandons
09:22une meilleure coordination afin de nous assurer que cela ne se reproduise plus. »
09:29Alors que le protocole d'accord prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban,
09:33aujourd'hui encore, l'armée israélienne maintient ses frappes sur le territoire libanais.
09:37Hier, le Hezbollah avait fait état d'affrontements entre ses combattants et des soldats israéliens au sud.
09:42Le groupe chiite affirme avoir détruit au moins trois chars israéliens dans ses derniers combats.
09:50Le trafic reprend dans le détroit d'Hormuz, qui était doublement verrouillé depuis le début de la guerre
09:55par l'Iran et le blocus américain.
09:57Les forces américaines ont laissé passer plus d'une douzaine de bateaux, affirme Washington.
10:02Et Téhéran annonce que les navires qui souhaitent traverser le détroit
10:06devront soumettre leur demande à un nouvel organisme gouvernemental.
10:09Les détails et les explications sont de Nasser Dénounayn.
10:14Plus de 12 millions de barils de pétrole ont déjà franchi le détroit d'Hormuz depuis la signature de l
10:19'accord.
10:20Mais le détroit est encore loin de son niveau d'avant-guerre,
10:22où chaque jour, environ 138 navires traversaient la zone.
10:25Selon l'accord, le trafic des navires commerciaux ne sera pleinement rétabli,
10:28que dans un délai de 30 jours, le détroit doit encore être déminé.
10:32Et pour les analystes d'Argus Media, 4 à 6 mois pourraient s'écouler
10:35avant de retrouver les volumes d'exportation de bruts d'avant-guerre.
10:38Conformément au terme de l'accord, aucun frais ne sera imposé pendant une période de 60 jours,
10:43mais Téhéran réitère encore et toujours son intention de faire payer les navires
10:46franchissant la voie maritime une fois le délai écoulé.
10:52Je l'ai déjà dit, le détroit d'Hormuz ne reviendra pas à son état d'avant-guerre.
10:56C'est déjà le cas.
10:57L'Iran a un droit de souveraineté sur Hormuz.
10:59Et bien sûr, nous percevrons une redevance pour ses services.
11:04En plus des frais de passage, d'autres changements sont annoncés.
11:07Les médias iraniens affirment que les navires qui souhaitent traverser le détroit
11:11devront soumettre leur demande à un nouvel organisme gouvernemental.
11:15Il y a place à présent à notre entretien avec l'invité de la rédaction.
11:28Alors que le Maroc a engagé l'un des plus grands chantiers sociaux de son histoire
11:33avec la généralisation de la protection sociale et de la couverture médicale,
11:37un autre phénomène inquiète de plus en plus les professionnels du secteur.
11:41Le départ massif des médecins marocains vers l'étranger.
11:44Près de deux médecins formés quitteraient le royaume chaque jour,
11:48soit environ 700 par an.
11:51Un chiffre qui ne reflète pas l'ampleur de cette véritable hémorragie
11:54qui intervient dans un contexte déjà marqué par un déficit important
11:58en ressources humaines de santé et par des inégalités territoriales
12:02dans l'accès aux soins.
12:04Alors comment expliquer cette fuite des compétences ?
12:07Quelles conséquences pour les patients et pour la réforme du système de santé ?
12:12Et surtout, comment retenir les médecins marocains ?
12:15Et bien pour en parler, nous sommes en direct de Casablanca
12:17avec le docteur Saad Agoumi, président, fondateur du Collège syndical national des médecins spécialistes.
12:24Docteur Saad Agoumi, bonsoir et merci d'être avec nous.
12:29Bonsoir et merci pour l'invitation.
12:32Soyez le bienvenu.
12:35Alors, près de 700 médecins quitteraient le Maroc chaque année.
12:39Ces chiffres correspondent-ils à la réalité que vous observez sur le terrain ?
12:46Effectivement, je dirais que même ce chiffre est un petit peu sous-estimé
12:50parce qu'il a été annoncé il y a déjà trois ou quatre ans.
12:55Et le phénomène continue, effectivement.
12:58C'est une fuite regrettable parce que le Maroc dépense quand même environ un million de dirhams
13:04pour former chaque médecin.
13:07Et après, nous en perdons un nombre conséquent,
13:10un moment où nous allons vers…
13:12Nous construisons une politique de santé de plus en plus efficace,
13:18de plus en plus étoffée et ambitieuse,
13:20grâce aux directives de Sa Majesté le Roi que Dieu l'assiste.
13:26Mais quand même, ce phénomène nous intrigue
13:29parce que devant un besoin en ressources humaines croissant et pointu,
13:37nous avons cette difficulté,
13:40malgré l'augmentation du nombre de facultés ouvertes.
13:46Justement, en chiffre,
13:48le Maroc ne compterait aujourd'hui qu'environ 32 000 médecins.
13:51Ce chiffre est-il suffisant pour répondre, selon vous,
13:54aux besoins d'une population de près de 38 millions d'habitants ?
14:00Absolument pas.
14:01Il est loin d'être suffisant,
14:03d'où la sensibilisation des pouvoirs publics
14:07pour ouvrir davantage de facultés de médecine,
14:10aller vite réduire la durée d'information,
14:13dans le but d'étoffer ce chiffre qui est certes loin d'être suffisant.
14:18Mais pour la problématique principale,
14:24ou bien une des problématiques principales,
14:26c'est de garder ces jeunes médecins qui fuient.
14:29Vous allez me dire pourquoi, on peut en parler,
14:32si on se dirige vers cette question.
14:34C'est ma prochaine question.
14:36Pourquoi est-ce que les médecins marocains partent-ils,
14:39quittent-ils le Maroc ?
14:42Alors, le problème est assez complexe.
14:45Déjà, vous avez des jeunes médecins
14:47qui suivent tout ce qui se passe avec facilité
14:50via les réseaux sociaux dans le monde, dans le Maroc,
14:53et qui arrivent à voir comment un jeune diplômé
14:59accède à une situation professionnelle,
15:03à une situation sociale,
15:05à une situation économique extrêmement alléchante
15:08sous d'autres cieux,
15:10alors que dans son propre pays qu'il a formé,
15:14c'est loin d'être le cas,
15:16malgré son implication aussi bien dans le système privé
15:20que dans le système public.
15:22Un médecin aujourd'hui qui travaille
15:24dans l'un ou l'autre des deux systèmes
15:27reste quand même insuffisamment considéré.
15:32Vous savez, les études médicales
15:33sont des études très longues.
15:35Ça peut atteindre jusqu'à 9 ans
15:37pour un médecin généraliste,
15:38ça peut atteindre jusqu'à 15 ans
15:40pour un médecin spécialiste.
15:42Ce n'est pas une durée de formation,
15:44c'est une carrière, dirons certains.
15:46Et au bout de cette durée de formation,
15:49le jeune médecin qui sort,
15:51qu'est-ce qu'il voit, surtout,
15:53que les médecins sont malheureusement
15:55de plus en plus stigmatisés dans notre pays.
15:58On essaie de leur accorder tous les mots
16:02de la structure médicale,
16:05ce qui n'est pas le cas.
16:06Et puis, ils ont cette facilité
16:08de se déplacer à l'étranger
16:10pour répondre à une demande incessante
16:13et une demande qui est positive pour nous.
16:15Parce que si les pays étrangers
16:17recrutent nos jeunes médecins,
16:19c'est une reconnaissance implicite
16:21de la qualité de la formation
16:22que nous leur donnons.
16:23Alors, nous leur donnons une formation...
16:25Le paradoxe est d'ailleurs frappant.
16:27Le Maroc investit dans la formation
16:29de ces médecins,
16:30mais ce sont, comme vous le dites,
16:31parfois d'autres pays
16:32qui bénéficient de leurs compétences.
16:34Que manque-t-il pour les convaincre
16:35de rester ici, justement ?
16:38Eh bien, déjà, il manque,
16:41quand ils sont en début de carrière,
16:44il manque une considération,
16:45tout simplement.
16:47Comme j'ai dit tout à l'heure,
16:48il manque une réduction
16:50de leur stigmatisation
16:52et puis surtout,
16:53leur présenter des conditions
16:55de travail intéressantes.
16:57Quand je parle de conditions de travail,
16:59c'est les conditions scientifiques d'exercice.
17:01Ce sont les conditions sociales,
17:04c'est-à-dire la meilleure,
17:08situation pour eux
17:09et pour leur famille
17:11et puis leur situation économique.
17:14Que le médecin soit dans le public,
17:17il est sous-payé.
17:18Dans le privé,
17:19nous avons une autre problématique
17:20que le jeune médecin constate
17:22et qu'il n'a pas envie
17:23de continuer à espérer
17:24comme nous autres
17:25qui avons fait 30 à 40 ans de carrière
17:28et qui avons donné beaucoup à ce pays,
17:31ne serait-ce qu'en parenthèse,
17:32la période du Covid
17:33où on s'est investi
17:35comme une armée de médecins
17:36où nous avons perdu 80 médecins
17:39et on n'en a pas bénéficié
17:41de beaucoup de reconnaissance.
17:42Alors, j'en reviens
17:43à la situation économique
17:44parce qu'elle est primordiale,
17:45elle implique tout le monde.
17:46Elle implique le médecin,
17:47elle implique le système de santé
17:49et elle implique le citoyen surtout.
17:52Nous sommes en train de vivre
17:56une tarification nationale de référence
17:58qui date de 2006,
18:01alors que la loi a prévu
18:02qu'elle change tous les trois ans.
18:04Il n'en a jamais été rien
18:05et nous sommes restés
18:07sur une tarification obsolète
18:09décidée par la CNSS et la NAM
18:11en ce temps-là.
18:12Et qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
18:14Le médecin se fait payer
18:15ses honoraires
18:16qu'il essaie de mettre correspondante
18:19le mieux à la situation économique du pays,
18:21mais en face,
18:23le citoyen est sous-remboursé.
18:25Aujourd'hui,
18:26un citoyen a remboursé 70 %
18:28de 90 dirhams
18:29pour une consultation de généralistes
18:31et 70 % de 150 dirhams
18:34pour une consultation de spécialistes,
18:36alors qu'il paie entre 200 et 300.
18:38Nous réclamons que cette TNR
18:39soit révisée
18:40et soit mise sur le niveau
18:43avec lequel travaillent
18:44les médecins depuis une dizaine d'années.
18:46Nous butons complètement sur ça,
18:47nous n'arrivons pas
18:48parce que qu'est-ce que nous réclamons ?
18:49Nous réclamons que le citoyen
18:51soit mieux remboursé.
18:53Pourquoi il faut qu'il soit mieux remboursé ?
18:54Il y va de l'économie de santé
18:57et du système de santé
18:57dont vous avez parlé au début.
18:59Vous savez,
19:00cette consultation
19:01dont nous demandons la révision
19:02ne représente qu'à peine
19:03que 3 % du budget
19:05de fonctionnement de la CNSS.
19:07Mais quel est son côté précieux ?
19:10C'est qu'elle permet
19:11d'encourager les gens
19:12à venir à la consultation
19:13pour financer de la prévention.
19:16Vous savez,
19:16au jour d'aujourd'hui,
19:193 % des malades
19:20consomment à peu près 52 %
19:23de la CNSS
19:24parce que ce sont des maladies lourdes,
19:25les diabétiques,
19:26les cardiaques,
19:26les cancéreux.
19:27Alors,
19:28si un diabétique
19:29n'a pas cette volonté,
19:32cette possibilité économique
19:34d'aller vers une consultation raisonnable,
19:37il ne va pas consulter,
19:38il va se compliquer,
19:39il va peut-être aller
19:40vers une perte de vision,
19:44vers une perte de jambes,
19:45il ne sera plus utile
19:46ni à la société,
19:47ni à personne,
19:48ni à sa famille
19:49et il coûtera très cher.
19:50C'est juste une parenthèse,
19:52un des éléments.
19:52Et vous avez à côté de ça
19:55un élément important.
19:57Quand les jeunes médecins
19:58vont à l'étranger,
19:59ils vont pour quelque chose
20:00de capital.
20:01C'est la prise en charge
20:03de leur santé à eux
20:05et de leur famille.
20:06Justement,
20:07Dr Agoumi,
20:08concrètement,
20:08quelles sont les conséquences
20:10de ces départs
20:11sur l'accès aux soins
20:12pour les citoyens ?
20:14Eh bien oui,
20:15c'est ce qu'on a dit au départ.
20:16L'accès aux citoyens,
20:19aux soins,
20:20devient difficile
20:21parce que nous perdons
20:22chaque année
20:23entre 700 et 800,
20:24moi je dirais,
20:25médecins.
20:25Donc,
20:26on a du mal
20:27à recruter des médecins
20:28dans les zones reculées,
20:30on a du mal
20:30à les maintenir
20:31et le malade,
20:33quand il va demander
20:34des rendez-vous,
20:35les rendez-vous se rallongent
20:36parce que nous manquons
20:37de ressources humaines
20:38et ça,
20:40c'est important.
20:41Mais le médecin aussi,
20:43parce que c'était ça
20:43le début de la question,
20:45une des choses capitales
20:46pour lesquelles il part,
20:47c'est,
20:47comme je disais tout à l'heure,
20:48la couverture maladie
20:49du propre médecin.
20:51Vous savez qu'ici,
20:52nous payons,
20:53les médecins payent
20:54le prix le plus élevé
20:56des travailleurs non salariés
20:57pour sa cotisation à lui,
20:59pour sa couverture santé.
21:01Quand il va en France,
21:02par exemple,
21:05il assume 0,1 %
21:08de la cotisation
21:09qu'il doit payer.
21:10C'est-à-dire,
21:11si par exemple,
21:11il doit payer 250 euros
21:13par mois,
21:13il n'en paie que 0,1 %
21:15quand il est conventionné
21:16avec le système de santé.
21:17Aujourd'hui,
21:18c'est ce que nous demandons.
21:19Nous sommes tous conventionnés
21:21pour rendre service aux citoyens,
21:23pour rendre service
21:23à la politique de santé,
21:25mais nous réclamons au moins
21:27une diminution
21:28de 50 %
21:30de notre couverture maladie
21:31à nous,
21:31parce que c'est important,
21:33c'est primordial,
21:35apporter un plus
21:36à l'économie de santé
21:37et avoir un restaurant.
21:39Justement,
21:41j'y viens,
21:41j'y viens,
21:41docteur Agoumi.
21:42Quelles mesures urgentes,
21:43d'après vous,
21:44faudrait-il mettre en œuvre
21:45pour freiner,
21:46justement,
21:47ces départs
21:47et cette hémorragie ?
21:49Eh bien,
21:49ces départs et hémorragies,
21:50il faut payer correctement
21:52les médecins
21:52qui travaillent dans le public,
21:54il faut leur donner
21:55une sécurité sociale décente
21:57et quand ils sont
21:58dans le privé,
21:59il faut leur faire bénéficier
22:01d'une tarification légale
22:04conforme à la situation
22:05économique du pays
22:06et de laquelle profiterait
22:08le citoyen
22:09pour aller plus vite
22:10à la consultation
22:11parce que,
22:12dites-vous bien
22:13que le secteur libéral,
22:14par exemple,
22:15il couvre une ardoise
22:16qui dépasse 60%
22:18de l'offre de santé
22:19au pays.
22:21Quand on est
22:23dans cette situation,
22:24ça veut dire
22:24que ce sont des médecins,
22:26des soldats
22:26qui sont dans le libéral,
22:27mais au fait,
22:28qui sont dans la politique
22:29de santé étatique nationale
22:31qu'il faut encourager,
22:33qu'il faut les pousser
22:34à rester.
22:35Donc,
22:35en modifiant
22:36la tarification nationale,
22:37en améliorant
22:38le salarié dans le public,
22:39en modifiant
22:40la couverture,
22:41la cotation
22:43de la couverture médicale
22:44pour le médecin
22:45lui-même,
22:46c'est déjà
22:47trois éléments
22:47importants
22:48qui lui permettraient
22:49de rester
22:50parce qu'il va voir
22:51qu'il va pouvoir
22:53construire une carrière
22:54en toute sérénité,
22:56en rendant service
22:56aux patients,
22:58en gardant
22:58l'acquietude
22:59et en restant
23:01en bonne santé
23:02honorablement.
23:04On continue aussi
23:05à nous demander.
23:06Les jeunes médecins
23:07sont sensibles
23:08à tout ce qui est digital.
23:10Et vous avez peut-être
23:11certainement entendu parler
23:12de la feu électronique
23:13du soin
23:14et du dossier médical
23:15partagé
23:16que la CNSS
23:17veut mettre en place.
23:19Alors,
23:19voilà quelque chose
23:20qui fait aussi
23:21finir les médecins.
23:22Pourquoi ?
23:22Parce que
23:23ce sont deux situations
23:25intéressantes,
23:26importantes,
23:27vers le coup,
23:27on doit évoluer,
23:28mais qui sont coûteuses
23:29en ressources humaines
23:30pour le médecin,
23:31en frais technologiques,
23:33en formation
23:33et encore une fois,
23:35si on veut l'exemple
23:36de la France,
23:37quand on est conventionné
23:39dans le système de santé,
23:42la sécurité sociale
23:43prend en charge
23:44tous ces éléments
23:45pour encourager.
23:46Alors,
23:46le jeune médecin,
23:47il se voit mal payé,
23:49nous ne pouvons pas
23:50rendre service
23:51complètement aux citoyens
23:52parce que
23:53quand il va
23:53dans les zones reculées,
23:55il n'y a aucune incitation
23:56ni dans le public
23:57ni dans le privé.
23:58Donc,
23:59nous avons une faille
23:59dans les zones reculées,
24:00ce qu'on appelle
24:01les déserts de santé,
24:02il n'a pas une bonne couverture
24:03pour lui,
24:04on lui demande
24:05de faire davantage
24:06et c'est une incitation
24:07qui commence
24:08à être étriquée
24:09sans compter
24:10un élément important
24:12et ça,
24:13c'est très,
24:13très utile.
24:15Le jeune médecin
24:16et les médecins
24:16à tout court
24:18voient que
24:19foisonnent
24:19dans notre pays
24:20beaucoup de procédures
24:22judiciaires
24:22concernant la responsabilité
24:24du médecin.
24:24Et ces procédures...
24:26On va y venir,
24:28docteur Agoumi.
24:29Ok.
24:30Avant cela,
24:31vos propos
24:31me mènent
24:32à une autre question.
24:32Les organisations
24:34professionnelles
24:34réclament notamment
24:35une révision
24:36de la tarification
24:38nationale de référence.
24:39Je ne vous entends plus.
24:40Vous ne m'entendez plus ?
24:42Est-ce que vous m'entendez,
24:43docteur Agoumi ?
24:44Je ne vous entends pas
24:45très bien.
24:46Alors,
24:47je vais essayer
24:47de faire mon mieux.
24:48Est-ce que vous m'entendez maintenant ?
24:49Je ne vous entends pas
24:50très malheureusement.
24:53Docteur Agoumi,
24:53est-ce que vous m'entendez ?
24:55Il y a des problèmes
24:56de réseau.
24:58Il semblerait
24:59qu'il y a un petit souci
24:59technique.
25:00Est-ce que vous m'entendez
25:01mieux maintenant ?
25:02Là,
25:03je vous entends.
25:04Parfait.
25:05Alors,
25:05je reviens à ma question
25:06qui est la suivante.
25:07Les organisations
25:08professionnelles
25:09réclament notamment
25:10une révision
25:11de la tarification
25:12nationale de référence
25:13qui date de 2006,
25:16donc d'il y a
25:16à peu près 20 ans.
25:17Pourquoi cette réforme,
25:18d'après vous,
25:19est-elle devenue
25:20indispensable aujourd'hui ?
25:22Eh bien,
25:23c'est très simple.
25:24Déjà,
25:25indispensable pour se conformer
25:26à la loi,
25:27parce que dans la loi 65-00,
25:29il est inscrit noir sur blanc
25:30que la tarification
25:31doit changer
25:32tous les trois ans.
25:32C'est-à-dire 2009,
25:332012,
25:342015,
25:342018 et j'en passe,
25:35il n'a jamais été rien.
25:37Mieux que ça,
25:38en 2020,
25:39on s'est mis autour
25:39de la table,
25:40on est arrivé
25:41à une solution
25:42qui était raisonnable
25:44en janvier 2020,
25:46qui n'a jamais été mise
25:48en pratique,
25:49malgré la signature
25:50par deux ministres,
25:50par le Conseil de l'Ordre,
25:51par la CNSS,
25:53la CNPS n'avait pas signé
25:54parce qu'elle ne voulait pas
25:56rejoindre ce niveau.
25:57Mais vous savez,
26:01l'économie du pays évolue.
26:02Si on voulait considérer
26:04juste l'inflation,
26:05on ne serait plus
26:05à 150 dirhams.
26:07La médecine a une grosse problématique.
26:09Elle a d'abord un coût
26:10avant d'avoir un prix.
26:12Et les organismes sociaux,
26:13jusqu'au jour d'aujourd'hui,
26:15refusent de calculer ce coût
26:16pour déterminer le vrai prix.
26:19Donc, il y a une divergence.
26:21Et qu'est-ce qui souffre ?
26:23Le patient,
26:23au jour d'aujourd'hui,
26:25paye au-delà de 54 %.
26:28On appelle ça
26:29l'out of pocket,
26:30c'est-à-dire de sa poche,
26:32alors que dans les normes
26:33de l'OMS,
26:34on dit qu'il ne faut pas
26:35dépasser les 24 %.
26:36On est loin
26:38de ce niveau-là.
26:40Et donc,
26:40je répète une fois,
26:42quand on dit
26:43de s'aligner,
26:44la TNR,
26:45s'aligner sur des pratiques
26:46que nous faisons
26:47depuis plus de dix ans
26:48et pour lesquelles
26:50le malade souffre.
26:52Mais économiquement,
26:54ce n'est plus raisonnable
26:55pour nous.
26:55Vous savez,
26:56toute la technologie évolue.
26:58Le secteur libéral
27:00investit de façon
27:02extraordinaire
27:02dans la technologie coûteuse.
27:04Les salaires
27:06du personnel,
27:07la technicité autour,
27:09la performance,
27:09tout ça coûte de l'argent
27:10et évolue.
27:11On ne peut pas rester.
27:12Déjà,
27:13il faut savoir
27:14qu'en 2006,
27:15quand on avait décidé
27:16que la consultation
27:17des spécialistes
27:18soit mise
27:18à 150 dirhams,
27:20ça faisait au moins
27:21dix ans
27:21qu'elle était
27:22à 200 dirhams.
27:23Donc,
27:24on l'a abaissé
27:25de 25 %
27:26par un effet
27:28miraculeux
27:28et on en est resté là.
27:30Donc,
27:30cette situation
27:30n'est plus polérable
27:31pour le patient.
27:32Docteur Agoumi,
27:33malheureusement,
27:34le temps nous est compté.
27:35Une petite dernière question.
27:36Vous êtes également
27:37docteur en droit,
27:38expert en responsabilité médicale
27:40et judiciaire
27:41des médecins.
27:42Ce qui m'amène
27:42à vous poser
27:43la question suivante.
27:44Au-delà
27:44des questions financières,
27:46est-ce que l'absence
27:47d'une protection judiciaire
27:48des médecins
27:48constitue aujourd'hui
27:50un facteur favorisant
27:51leur départ ?
27:52D'autant plus
27:53qu'un projet de loi
27:54à ce propos
27:54est mis en veilleuse
27:55d'ailleurs depuis 2017.
27:58Exactement, exactement.
27:59C'est une des raisons
28:00de fuite.
28:01Depuis 2017,
28:02au niveau du Collège
28:03syndical national
28:04des médecins spécialistes
28:05privés,
28:06nous avons travaillé
28:08pour mettre en place
28:09un projet de loi
28:10sur la responsabilité médicale
28:12parce que nous manquons
28:13de cette loi au Maroc
28:14et ce projet de loi
28:16a été déposé
28:16au ministère de la Justice
28:17en juillet 2017.
28:19Nous essayons
28:20de le pousser
28:20pour qu'il avance.
28:21Nous avons eu
28:22beaucoup d'espoir
28:23avec M. Ovi actuellement
28:25qui nous a promis
28:26qu'il serait déposé
28:27avant son départ.
28:28Nous avons travaillé
28:29à l'accélérer
28:30mais cette accélération
28:31s'est arrêtée nette.
28:32Il y a quelques semaines,
28:33on ne comprend pas pourquoi
28:34et c'est dommage
28:36parce que nous insistons
28:37à des difficultés
28:39de mise en justice
28:42aussi bien du médecin
28:44que du patient
28:46parce que c'est un partage
28:47et on arrive à des verdicts
28:50qui ne sont pas équilibrés,
28:53qui sont à non sens total
28:54et qui sont dommageables
28:56pour les compagnies
28:57d'assurance
28:57qui ont fait partie
28:59du tour de table
29:00quand on a mis en place
29:01ce projet de loi
29:02qui nous a pris
29:04quatre années de travail
29:05continu non-stop.
29:07Dans ce travail,
29:08nous avons impliqué
29:09des organismes juridiques
29:11internationaux
29:12qui venaient donner leur avis
29:13et tout le monde
29:14était unanime
29:15que nous avions
29:15un projet précieux
29:16mais tout le monde
29:17est unanime
29:18pour dire qu'il tarde
29:19à sortir
29:20et j'espère
29:20qu'à travers vous
29:22ce soir-là
29:23qu'on nous écoute
29:23et que ce sera
29:25une chose extraordinaire.
29:27Nous avons aussi
29:28quelque chose
29:28qui nous handicap,
29:29c'est notre Conseil de l'Ordre
29:32qui est notre organe suprême
29:35qui est en retard
29:37d'élection
29:37d'environ quatre ans
29:38parce que nous attendons
29:39la mise en place
29:40d'une modification
29:41de la loi 0812
29:43et parmi les demandes
29:44les plus importantes
29:46dans cette modification
29:48nous demandons
29:49à Sa Majesté le Roi
29:50de pouvoir nommer
29:55dorénavant
29:56lui par sa grâce
29:57le président du Conseil national
29:59et qu'on revienne
30:00à la situation d'avant.
30:01Le message est passé
30:02merci, merci beaucoup
30:03malheureusement
30:04on manque de temps
30:05merci beaucoup
30:05docteur Saada Goumi
30:06pour votre analyse
30:07et d'avoir répondu
30:08à toutes nos questions
30:09je rappelle que vous êtes
30:10président fondateur
30:11du Collège
30:12Syndical national
30:12des médecins spécialistes
30:14et que vous étiez
30:14en direct avec nous
30:16depuis Casablanca
30:17merci infiniment
30:18merci de votre invitation
30:22Il est l'heure à présent
30:23de faire le tour
30:24de l'actualité économique
30:25nationale et internationale
30:26et c'est avec Rachid Farhan
30:36On commence au Maroc
30:37où Banque al-Marie blance
30:38la troisième édition
30:39de son prix
30:40de la recherche économique
30:41et financière
30:42cette initiative
30:43vise à encourager
30:44les travaux académiques
30:45et les analyses innovantes
30:47sur les grands enjeux économiques
30:48monétaires et financiers
30:50du Royaume
30:51A travers ce concours
30:52la Banque centrale
30:53souhaite renforcer
30:54les liens
30:55entre le monde universitaire
30:56et les institutions économiques
30:58tout en valorisant
30:59les jeunes chercheurs marocains
31:01dans un contexte marqué
31:02par les transformations financières
31:04la digitalisation
31:05et les nouveaux défis
31:07macroéconomiques
31:08Restons au Maroc
31:09avec le secteur aléotique
31:11le Royaume poursuit
31:12son programme
31:13de modernisation
31:14de la commercialisation
31:15du poisson
31:16grâce à un réseau
31:17de 76 marchés
31:18répartis sur le territoire
31:20Ces infrastructures
31:21permettent d'améliorer
31:22les conditions de vente
31:23de garantir
31:24une meilleure traçabilité
31:25des produits
31:26et de réduire
31:27les circuits informels
31:28Elles contribuent également
31:30à valoriser
31:31les produits
31:31de la pêche marocaine
31:32et à offrir
31:33de meilleures conditions
31:35aux professionnels
31:35du secteur
31:36comme aux consommateurs
31:38Le Maroc
31:39poursuit sa distinction
31:41dans le transport
31:42maritime africain
31:43Parmi les 10 ports
31:44du continent
31:45où les portes-conteneurs
31:46enregistrent
31:47les temps d'attente
31:48les plus faibles
31:49les plateformes marocaines
31:51confirment
31:51leur efficacité opérationnelle
31:53Cette performance
31:54traduit les investissements
31:56engagés ces dernières années
31:57dans les infrastructures portuaires
31:59et la digitalisation
32:01des procédures
32:02Elle renforce surtout
32:03la position du Royaume
32:04comme hub incontournable
32:06entre l'Afrique
32:07l'Europe
32:08et les Amériques
32:09Les agriculteurs américains
32:11montent au créneau
32:11en faveur des engrais marocains
32:13Plusieurs organisations
32:14agricoles aux Etats-Unis
32:16demandent la suppression
32:17des droits compensatoires
32:19imposés aux importations
32:20de phosphate marocain
32:21estimant que cet axe
32:23pénalise directement
32:24la quantitivité
32:25des exploitations
32:26agricoles américaines
32:27Les professionnels
32:29du secteur
32:29soulignent que
32:30les fertilisants marocains
32:31jouent un rôle stratégique
32:33dans la stabilité
32:34des approvisionnements
32:35et dans la maîtrise
32:36des coûts
32:36de production agricole
32:38Cette mobilisation
32:39intervient dans un contexte
32:40où la sécurité alimentaire
32:42demeure une priorité mondiale
32:44Les Etats-Unis
32:45figurent parmi
32:46les principaux marchés
32:47des engrais marocains
32:48Les producteurs américains
32:50dénoncent une hausse
32:51du coût
32:52des intrants agricoles
32:53Sur le reste
32:55du continent africain
32:56les questions d'énergie
32:57d'infrastructures
32:58et de valorisation économique
33:00occupent une place centrale
33:02Le gouvernement kényan
33:03a annoncé un investissement
33:04de 65 millions de dollars
33:06destiné à raccorder
33:08plus de 53 000 ménages
33:10aux réseaux électriques
33:11dont les régions septentrionales
33:13Le projet vise à réduire
33:15les inégalités territoriales
33:17et à favoriser le développement économique
33:19des zones les plus enclavées
33:22Cap sur l'Afrique du Sud
33:24Deux mines de diamants
33:25ont été placées
33:26en redressement judiciaire
33:28mettant en danger
33:29près de 1800 emplois
33:30Cette situation
33:31illustre les difficultés
33:33auxquelles fait face
33:33une partie de l'industrie minière
33:35sud-africaine
33:36confrontée à la baisse
33:37de certains prix
33:38à des coûts d'exploitation élevés
33:40et à des conditions économiques
33:42moins favorables
33:43Le secteur minière
33:44reste pourtant
33:45un pilier essentiel
33:46de l'économie du pays
33:47et un employeur majeur
33:49Passe à l'international
33:50Le Parlement européen
33:52a donné son feu vert final
33:53à l'accord commercial
33:54conclu avec les Etats-Unis
33:56sous l'administration Trump
33:58Cet accord prévoit
33:59plusieurs mesures
34:00destinées à fluidifier
34:01les échanges
34:02et à réduire
34:03certaines barrières commerciales
34:05Pour les deux partenaires
34:06il s'agit de renforcer
34:07les relations économiques
34:08dans un contexte international
34:10marqué par de nombreuses
34:12tensions commerciales
34:13Enfin, en Indonésie
34:15les autorités
34:15ont nommé un dirigeant
34:17expérimenté
34:17pour tenter de redresser
34:19un marché boursier
34:20considéré comme
34:21l'un des moins performants
34:22au monde cette année
34:23L'objectif est de restaurer
34:25la confiance des investisseurs
34:26améliorer la gouvernance
34:28des marchés financiers
34:29et attirer davantage
34:30de capitaux étrangers
34:31afin de soutenir
34:32la croissance économique
34:34du pays
34:36Votre soir-info
34:37se poursuit
34:38avec l'invité culture
34:39Meryem Khamlichy
34:41reçoit aujourd'hui
34:42Ikhlas Farhan
34:43écrivaine
34:44coach
34:44et thérapeute
34:55Mesdames et messieurs
34:56bonsoir
34:57et bienvenue
34:57dans l'invité culture
34:58Alors comment transformer
35:00nos traumatismes
35:01en outils de liberté ?
35:02C'est la question
35:03que pose Ikhlas Farhan
35:04dans son ouvrage
35:06La petite prostituée
35:07Un titre qui résonne ici
35:09comme une puissante métaphore
35:12Dans le récit
35:13ce terme est symbolique
35:14Il incarne toutes ces fois
35:16où nous sacrifions
35:17notre intégrité
35:19face aux compromis du quotidien
35:22Il interroge nos propres renoncements
35:24et les abus que nous subissons
35:26ou acceptons de subir
35:28Conçu comme un voyage thérapeutique
35:30où chaque fin de chapitre
35:32invite le lecteur
35:32à explorer ses propres zones d'ombre
35:34Cet ouvrage transforme la souffrance
35:37en une opportunité de renaissance
35:39et de liberté
35:40Ikhlas Farhan
35:41C'est un plaisir de vous avoir
35:42avec nous ce soir
35:45Vous êtes coach thérapeute
35:46maintenant écrivain
35:47Merci d'avoir accepté cette invitation
35:49Merci
35:50Le plaisir est mien
35:51Alors je montre la couverture
35:52de votre livre
35:53qu'on voit aussi en background
35:58J'aimerais vous demander
35:59ce qui vous a décidé
36:00en tant que coach
36:01à franchir le pas de l'écriture
36:02et à porter ces histoires
36:05Alors en fait
36:06c'est un véritable challenge
36:07que d'aller écrire
36:08parce que je pensais
36:09que l'écriture
36:09était un exercice assez simple
36:11D'ailleurs je me suis exercée
36:13à maintes reprises
36:14à écrire de la poésie
36:16à composer des vers
36:17et je pensais
36:18que c'était un exercice
36:19assez simple
36:19puisque ça venait
36:20de façon très fluide
36:22Mais quand il s'agissait
36:23d'écrire un roman
36:24et d'aller explorer
36:26le vécu des gens
36:27c'est vraiment
36:29un exercice très difficile
36:30et très épuisant
36:31aussi émotionnellement
36:33C'est un exercice
36:34que j'ai commencé
36:35en fin 2019
36:37et que je n'ai réussi
36:39à le libérer
36:41on va dire
36:42que fin 2023
36:45Donc pourquoi
36:46j'ai commencé
36:46à écrire ce livre
36:48simplement parce
36:49qu'il y a deux raisons
36:50La première
36:50c'est aussi la demande
36:51de ma cliente
36:52Elle m'a dit
36:53Erlas je veux que mon histoire
36:55découvre le jour
36:56Bien sûr
36:57en respectant l'anonymat
36:59Et la deuxième raison
37:00c'est que je me suis dite
37:01Erlas peut-être
37:02que c'est le moment aussi
37:03de donner une voix
37:05à toutes celles
37:06et ceux que tu écoutes
37:07et que tu accompagnes
37:08parce que depuis 2011
37:09que j'ai commencé
37:10l'accompagnement
37:112019
37:13je pense que
37:13les six années
37:14j'ai réussi à accumuler
37:15quand même assez
37:16on va dire
37:17de bagages
37:18pour pouvoir le transformer
37:20en une écriture
37:21Et comment on fait
37:22pour porter l'histoire
37:23de quelqu'un d'autre
37:24le porter par écrit
37:25est-ce que c'est un travail
37:27d'équipe
37:27finalement
37:28il y a eu des va-et-vient
37:30entre vous
37:30des lectures
37:32je ne sais pas
37:32c'est-à-dire
37:33c'est une mission
37:34quand même
37:34et une responsabilité
37:36qui est assez importante
37:37pour rester fidèle
37:39aux faits
37:41aux sentiments
37:41parce que c'est presque
37:42on va dire autobiographique
37:44d'une certaine manière
37:45Clairement
37:46Clairement
37:46Alors en fait
37:49il n'y a pas eu
37:49forcément d'échange
37:51entre l'héroïne
37:54et moi-même
37:55à la suite de l'écriture
37:56puisqu'elle était déjà décédée
38:00et le travail
38:01a été fait
38:02entre 2019
38:03et 2023
38:05il y a eu
38:05un premier jet
38:08que je n'ai pas
38:09forcément autorisé
38:10parce que j'ai
38:11parce que j'avais aussi
38:12ce syndrome
38:13de l'imposteur
38:14c'est un nouvel exercice
38:15pour moi
38:16que d'écrire
38:17et donc
38:18fin 2020
38:21j'avais éliminé
38:23la première version
38:23et je me suis dite
38:24allez j'arrête
38:25je ne réécris pas
38:26je laisse tomber
38:27cet exercice
38:28mais vu qu'il y a une
38:29il y a aussi
38:31cette flamme
38:31au fond de moi
38:32qui me dit
38:32allez sors de ta zone
38:33de confort
38:34essaie de rayonner
38:35davantage
38:36pour éliminer aussi
38:38la vie des autres
38:39et comme je vous ai dit
38:40j'avais besoin aussi
38:42de donner une voix
38:43à toutes les personnes
38:44que j'accompagne
38:46en tout cas
38:47le titre
38:48la petite prostituée
38:49peut paraître provocateur
38:51et puis ça ne reflète pas
38:53du tout l'histoire
38:54parce qu'on ne parle pas
38:55de prostitution du tout
38:57donc expliquez-moi
38:58un petit peu
38:58cette métaphore
38:59ce choix aussi
39:02du titre
39:03oui alors
39:05volontairement choisi
39:06je sais qu'un titre
39:08a pour rôle aussi
39:10de choquer
39:12d'attirer l'attention
39:15de captiver
39:16la curiosité
39:16aussi des lecteurs
39:17donc il y a déjà
39:19cette volonté
39:20de captiver
39:20la volonté du lecteur
39:22la deuxième chose
39:23c'est qu'au fond de moi
39:24je me disais
39:25nous avons tendance
39:26à utiliser les mots
39:27et à provoquer
39:29un impact
39:30sans forcément
39:31être conscient
39:32qu'est-ce qu'il y a
39:32derrière les mots
39:33et aujourd'hui
39:35la petite prostituée
39:36le choix
39:36c'est pas tant
39:37raconter l'histoire
39:39d'une prostituée
39:40en bonne
39:40dans le métier
39:42de prostitution
39:43mais c'est beaucoup plus
39:44aller chercher
39:46qu'est-ce qui
39:47au fond de nous
39:48va faire
39:49qu'à certains moments
39:49de notre vie
39:50on va renoncer
39:51à une partie de nous-mêmes
39:52en contrepartie
39:54d'autres choses
39:55donc c'est
39:56c'est beaucoup plus
39:57dans le sens
39:57
40:01moi je sais
40:02je suis convaincue
40:02qu'intérieurement
40:03nous avons tous
40:04une petite prostituée
40:05au fond
40:05qui fait qu'il y a
40:07certains moments
40:07de notre vie
40:08on va accepter
40:10de donner
40:10une partie
40:11de sacrifier
40:12une partie de soi
40:13pour avoir
40:13de la reconnaissance
40:14de l'amour
40:15de la sécurité
40:16de la validation
40:17et ça
40:18nous n'en sommes pas
40:19forcément conscients
40:20on a l'impression
40:21que c'est fait
40:21de façon naturelle
40:22mais si
40:22on fait
40:24une sorte
40:24d'introspection
40:25pour aller chercher
40:27est-ce que le prix
40:27que je paye
40:28vaut véritablement
40:29ce que j'attends
40:30et est-ce que ce que j'attends
40:32est réellement
40:32ce dont j'ai besoin
40:33et est-ce que ce que je reçois
40:35est réellement
40:36quelque chose
40:37qui comble
40:37ce besoin
40:38donc c'est
40:39beaucoup plus
40:40cette interrogation
40:41c'est provoquer
40:42le lecteur
40:42parce que j'ai eu aussi
40:44des réflexions
40:46du genre
40:46madame
40:46c'est pas le titre
40:48vous auriez pu choisir mieux
40:50et je me suis dit
40:52c'est parce qu'on porte
40:53déjà un jugement
40:54tout fait
40:55sur la base
40:56d'une couverture
40:57et c'est aussi
40:58ce qu'on fait
40:59avec les êtres humains
40:59sur la base
41:00d'une couverture
41:01d'une image
41:02on va porter un jugement
41:03est-ce que l'homme
41:04aujourd'hui
41:05ou la femme
41:05l'homme avec le grand H
41:07est capable
41:07d'aller chercher
41:08et d'aller voir
41:09l'humanité
41:10derrière ce masque
41:11que nous portons
41:12chacun d'entre nous
41:13et puis un petit peu
41:14pour incarner
41:15tout ce que vous êtes
41:16en train de dire
41:17pour en tout cas
41:18l'héroïne
41:19de ce roman
41:21j'ai envie de dire
41:22que c'est un roman
41:23même si
41:24à chaque fin de chapitre
41:25il y a une espèce
41:26d'interrogation
41:27réflexion
41:27et puis il y a des outils
41:28que vous proposez
41:30pour essayer d'accompagner
41:31un petit peu
41:32toute personne
41:33qui pourrait traverser
41:34ces mêmes difficultés
41:35mais on voit
41:36qu'il y a cette relation
41:38entre le père
41:39d'abord et la fille
41:40et on le voit
41:41vraiment cette validation
41:42dont vous parliez
41:43ce besoin d'amour
41:45et puis
41:45cette dualité
41:46entre
41:47les moments
41:48de joie
41:49et puis
41:49des réactions
41:50inexpliquées
41:51d'un père
41:52qui finalement
41:52est un petit peu violent
41:53un petit peu trop
41:54à mon goût
41:56voilà
41:57et du coup
41:58c'est un petit peu ça
41:59pour cette héroïne
42:00en tout cas
42:01ça commence d'abord
42:02au sein du foyer
42:02c'est la petite enfance
42:04et c'est un besoin
42:05de validation
42:07d'amour
42:08et de faire
42:09ce qu'on attend d'elle
42:10d'une certaine manière
42:11oui
42:12alors effectivement
42:13ça a commencé
42:13avec ce besoin
42:14de validation
42:15de rentrer quelque part
42:16dans un moule
42:16de la fille
42:17docile
42:19sérieuse
42:20obéissante
42:21mais je pense
42:22que ce qui est intéressant
42:23aussi dans le parcours
42:24de l'héroïne
42:24c'est qu'elle va
42:26au-delà de ça
42:27et elle va aller chercher
42:28un sens à sa vie
42:29et ce sens
42:30elle l'a imaginé
42:32elle l'a rêvé
42:32dans la famille
42:33dans la réunion
42:35ou dans l'union
42:35de la famille
42:36dans la cohésion
42:37entre les membres
42:38de sa famille
42:39c'est naturel peut-être
42:40pour un enfant
42:41alors c'est naturel
42:42oui et non
42:43parce que
42:44autant l'enfant
42:45peut aller chercher
42:46de la cohésion
42:47parce que c'est ce
42:47qui le sécurise
42:48mais il va aller aussi
42:49chercher d'autres terrains
42:50qui ne le sécurisent pas
42:51parce que c'est le seul
42:52moyen d'apprendre
42:52sauf que cette jeune dame
42:55elle n'a pas eu forcément
42:56au début
42:57un espace
42:58où elle pouvait
42:58aller explorer ses limites
43:00tout se faisait
43:02à l'intérieur
43:03du cocon familial
43:04et donc
43:05elle ne pouvait
43:06que rester
43:07dans ce cocon
43:08c'est à partir
43:08du moment
43:09où elle a décidé
43:10aussi de se faire
43:11ce challenge
43:12de sortir du cocon
43:13où elle a pu
43:14faire face
43:15à d'autres aspects
43:16de la vie
43:16que je suis certaine
43:18dans notre culture
43:19aussi
43:20les parents
43:20cherchent à protéger
43:21et peut-être aussi
43:22c'est une manière
43:23biaisée
43:24quand les parents
43:24de protéger
43:25leur enfant
43:26on est tant
43:27dans cette emprise
43:27ou dans cette
43:28surassistance
43:30donc beaucoup de questions
43:31qui sont posées
43:32un récit
43:33je le disais
43:34à la fois
43:34on va dire
43:35autobiographique
43:36mais aussi
43:37un guide
43:37d'auto-coaching
43:38et donc
43:39je ne sais pas
43:41comment pour vous
43:42durant le processus
43:44d'écriture
43:44vous avez pu faire
43:45ce parallèle
43:46travailler sur cette dualité
43:48le récit
43:49et puis
43:50la réflexion
43:51l'accompagnement
43:52derrière
43:52et puis l'analyse
43:53aussi des comportements
43:54que vous faites
43:54à chacun des chapitres
43:56alors en fait
43:58dans mon accompagnement
43:59pour l'héroïne
44:00ce qui avançait
44:01c'était
44:01nous avons
44:02on va dire
44:03un point de repère
44:04pour chaque séance
44:05voilà les éléments
44:06qui ont été traités
44:07voilà avec quoi on ressort
44:10avec quoi on ressort
44:11c'est aussi bien
44:12les apprentissages
44:13que la connexion
44:14qu'on fait avec soi
44:15et donc ça c'est
44:16le fait que j'ai eu
44:17ces fiches aussi
44:18à la suite de chaque séance
44:20ça m'a beaucoup aidée
44:21à retranscrire
44:22on va dire
44:23le récit de la jeune
44:24parce que
44:25je l'ai eu en accompagnement
44:27début 2019
44:28elle est décédée
44:29vers la moitié
44:30de l'année
44:31et je n'ai commencé
44:32la lecture
44:33que fin 2019
44:34donc
44:35tout ce temps
44:37forcément
44:37j'aurais pu oublier
44:38des scènes
44:39ou des extraits
44:40de sa vie
44:41mais le fait
44:42que j'ai gardé
44:42des extraits
44:43voilà
44:44des traces écrites
44:45à la fin
44:46de chaque séance
44:47ça me permettait aussi
44:48de renouer
44:49de mettre le lien
44:50entre chaque chapitre
44:52et on se le disait
44:54avant
44:54d'être devant
44:56les caméras
44:57c'est un parcours
44:58qui vous a marqué
44:59parce que
45:00c'est une femme
45:01qui a fait preuve
45:02malgré toutes les difficultés
45:03qu'elle a vécues
45:04elle a fait preuve
45:06d'une résilience
45:07incroyable
45:08et elle était toujours
45:10elle était persuadée
45:11qu'il y avait ce bonheur
45:12qui l'attendait
45:12quelque part
45:13et voilà
45:15et du coup
45:16elle l'a cherchée
45:17jusqu'au bout
45:17jusqu'à aller
45:19le trouver
45:20on va dire
45:21tout à fait
45:22et comme on l'a dit
45:23aussi
45:24en dehors
45:25de ce moment
45:25de caméra
45:28c'est une personne
45:29qui est toujours présente
45:30avec moi
45:30elle est décédée
45:32de la caméra
45:34et je m'estime
45:36très chanceuse
45:37de pouvoir aussi
45:38garder une trace
45:39de chaque personne
45:40que j'accompagne
45:41chacune
45:42qu'est-ce qu'elle m'a appris
45:43aussi
45:43comme le sang de vie
45:45et cette personne
45:46avec toutes les difficultés
45:48avec tous les abus
45:49avec toutes les blessures
45:50qu'elle a vécues
45:51elle m'a permis
45:52de sortir un roman
45:54qui traduit
45:55son expérience
45:56mais qui en même temps
45:58est utile aussi
45:59au lecteur
46:00et c'est ça l'intérêt
46:01parce qu'aujourd'hui
46:02je me dis
46:02je n'ai pas que
46:03retranscrit son histoire
46:05non
46:05j'ai retranscrit son histoire
46:07et elle sert
46:08à quelque chose
46:09qui est d'ouvrir
46:11un peu la conscience
46:12ou d'ouvrir
46:12un espace de réflexion
46:13et d'introspection
46:14pour les lecteurs
46:15et c'est ça
46:16le plus important
46:16en tout cas
46:17vous mettez en avant
46:18dans ce livre
46:19on va dire
46:19l'acceptation du mal
46:21en tant qu'opportunité
46:23d'amélioration
46:24donc c'est un petit peu
46:25le message clé peut-être
46:27oui
46:27mais justement
46:28comment faire face
46:29ou le faire accepter
46:31à quelqu'un
46:31qui souffre
46:32qui est encore
46:33dans son traumatisme
46:35qu'il peut avoir
46:36une chance
46:37que la vie lui réserve
46:38autre chose
46:38qu'il doit se donner
46:39les moyens
46:40qu'il faut continuer
46:41d'avancer
46:41dans ces moments
46:43de détresse
46:43comment on fait
46:44pour continuer
46:46à rester debout
46:47finalement
46:47alors en fait
46:48moi j'ai l'impression
46:49que ce qui fait
46:50qu'une personne
46:50va rester dans sa détresse
46:51c'est qu'elle conçoit
46:52qu'elle est la seule actrice
46:53dans sa vie
46:54et ça c'est pas réel
46:56c'est encore une croyance
46:57nous sommes acteurs
46:59à notre niveau
47:00et d'ailleurs
47:01Ayat Prakhania
47:02elle parle de ça
47:03nous sommes acteurs
47:05de ce que nous faisons
47:05de notre vie
47:06mais la transformation
47:08le résultat
47:09ce n'est pas forcément
47:10notre responsabilité
47:11donc en fait
47:12ce qui a fait
47:13que cette personne
47:14a continué à se peindre
47:15c'est abstraction en fait
47:17de ce qu'elle a eu
47:18comme souffrance
47:18de ce qu'elle a eu
47:19comme expérience négative
47:21et comme trauma
47:22c'est qu'elle a gardé foi
47:24en le sens
47:25qu'elle donnait à sa vie
47:26qu'elle pouvait apporter
47:28du bonheur
47:29qu'elle pouvait être
47:30source de bonheur
47:31et c'est la raison
47:31pour laquelle
47:32elle s'est inscrite
47:34dans l'association
47:36où elle a contribué
47:37aussi autour d'elle
47:38donc si je ne suis pas
47:40capable
47:41de créer le bonheur
47:43c'est que peut-être
47:45que je ne le mérite pas
47:47et au fond
47:48moi je me dis
47:49ce personnage
47:51il a fait que
47:54il a renforcé l'idée
47:55que chacun d'entre nous
47:56est acteur
47:57dans sa vie
47:58et que ses actions
48:00ne feront que
48:02soit renforcer
48:03ce qu'il se donne
48:04comme valeur
48:05soit
48:07infirmer
48:08le contraire
48:09donc aujourd'hui
48:10au début
48:11c'est vrai
48:12qu'elle avait
48:12une très faible estime
48:13d'elle-même
48:14d'ailleurs
48:14c'est ce qui a fait
48:15qu'elle a subi aussi
48:16des abus
48:17parce qu'elle n'avait
48:18pas de valeur
48:19dans sa tête
48:20par rapport à sa personne
48:22par rapport à son humanité
48:23mais à partir du moment
48:24où elle a commencé
48:25à se dire
48:25finalement
48:26si je suis là
48:27c'est que
48:28j'ai quelque chose
48:29à apporter
48:30il y a une raison d'être
48:31et c'est cette raison d'être
48:33c'est pour ça
48:33que je dis aussi
48:34à mes amies
48:35que je leur dis
48:36aujourd'hui
48:37ce qui fera
48:37que vous allez continuer
48:39c'est que
48:39quand vous arrivez
48:40à visualiser
48:41votre objectif
48:42et ce qu'on a fait
48:44comme travail
48:44avec ma cliente
48:45c'est qu'on a visualisé
48:47qu'est-ce qu'elle voulait
48:48atteindre comme situation
48:50et elle a travaillé
48:52petit à petit
48:52à ce qu'elle puisse
48:53le réaliser
48:54malgré la maladie
48:56regardez
48:57parce qu'aujourd'hui
48:58la souffrance
48:59elle n'était pas
48:59uniquement intérieure
49:00par rapport aux blessures
49:01qu'elle avait subies
49:03mais aussi
49:04par rapport à ce que son corps
49:05a imprimé
49:06tout à fait
49:08et puis ce qui est important
49:10quand vous disiez
49:11quand vous parlez
49:11de la perception
49:12que l'on a
49:13de soi-même
49:15et puis
49:15la valeur
49:16que l'on se donne
49:17on voit que
49:19au cours de sa vie
49:20donc notre héroïne
49:22à certains moments
49:23a eu
49:25des opportunités
49:26ou des chances
49:27d'améliorer
49:28un petit peu
49:28sa situation
49:29mais elle était
49:29tellement persuadée
49:30que ce n'était pas pour elle
49:31qu'elle a fini par prendre
49:32des choix
49:33qui étaient
49:34finalement
49:36néfastes
49:37qui l'ont fait
49:38beaucoup souffrir
49:39mais donc
49:39c'est d'où l'importance
49:40de cette estime
49:42qu'on doit finir
49:43par avoir
49:44aujourd'hui
49:45ce qui fera
49:46qu'on va réussir
49:47à dépasser
49:49les obstacles
49:49et les difficultés
49:50parce qu'on les aura toujours
49:51c'est pas tant
49:52notre capacité
49:53à les dépasser
49:54c'est beaucoup plus
49:55notre perception
49:56nous-mêmes
49:56si aujourd'hui
49:58je me projette
49:58je pense que
50:00dans les réseaux sociaux
50:02on voit toujours
50:03aussi cette image
50:04de chat
50:04qui quand il se regarde
50:05dans le miroir
50:06il se voit
50:06en liant
50:07aujourd'hui
50:08est-ce que
50:10quand je me regarde
50:10dans le miroir
50:11est-ce que je me dis
50:13je mérite le meilleur
50:14et qu'est-ce que je fais
50:16pour ce meilleur
50:17parce qu'il ne suffit pas
50:18de se projeter
50:19dans une image
50:20de force
50:20ou de puissance
50:21il faut aussi se dire
50:23qu'il y a un effort
50:23à déployer derrière
50:24merci à vous
50:26en tout cas
50:26c'est sur ces dernières paroles
50:28que nous concluons
50:30cet entretien
50:32c'est un plaisir
50:32de vous avoir avec nous
50:33ce soir
50:34merci beaucoup
50:35c'est la fin de l'invité culture
50:37pour ce soir
50:37je vous souhaite
50:38une très bonne soirée
50:50Sous-titrage ST' 501
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