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  • il y a 4 mois
À LA UNE / Football amateur : le ciel est-il si bleu ?

Alors que la Coupe du monde masculine de football a débuté le 11 juin 2026, les Français suivent avec passion les performances de l'équipe nationale. Avec plus de 2,3 millions de licenciés selon la Fédération Française de Football (FFF), le football demeure le sport le plus pratiqué du pays. Pourtant, derrière la vitrine du football professionnel, le football amateur est confronté à de nombreux défis. Véritables acteurs de cohésion sociale, les clubs locaux reposent largement sur l'engagement bénévole, aujourd'hui fragilisé par une crise durable des vocations. À cette difficulté s'ajoute la diminution des subventions pour les associations : le budget du sport pour 2026 enregistre une baisse de 7,6 % par rapport à 2025. Le monde du football amateur est également marqué par des incivilités. En 2023, la FFF a ainsi recensé 600 agressions physiques à l'encontre d'arbitres. Enfin, malgré une progression constante du nombre de licenciées, en hausse de 10 % par an depuis une décennie, de nombreuses joueuses dénoncent encore un manque de visibilité et des conditions de pratique insuffisamment adaptées (disponibilité des infrastructures, moyens alloués etc). Comment assurer la pérennité du football amateur français ?

Invités :
- Thomas Portes, député « La France insoumise » de Seine-Saint-Denis
- Aleksandar Nikolic, eurodéputé « Rassemblement national »
- Pierre Rondeau, économiste du sport, co-directeur de l'Observatoire du sport de la fondation Jean-Jaurès

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Transcription
00:00:02Générique
00:00:04Générique
00:00:17Générique
00:00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP c'est vendredi
00:00:27et comme chaque vendredi puisque Chaque Voix Compte
00:00:29et bien c'est à vous que nous donnons la parole
00:00:31pour une émission consacrée ce soir
00:00:33au football amateur
00:00:35alors que les pros prennent toute la place en ce moment
00:00:37avec la Coupe du Monde en Amérique
00:00:39mais derrière chaque champion il y a eu
00:00:42au tout début un petit club
00:00:43un petit terrain et quelqu'un qui portait
00:00:46les ballons et les chasubles le dimanche matin
00:00:48le foot amateur c'est une certaine
00:00:50idée de la France, celle qui se retrouve
00:00:52le week-end, qui transmet, qui éduque
00:00:54qui intègre
00:00:55c'est aussi la France qui manque de moyens
00:00:57qui manque de bénévoles et qui est percuté
00:00:59par le manque de respect et la violence
00:01:01et nous en parlons ce soir avec vous
00:01:04Thomas Porte, bonsoir
00:01:05Bonsoir
00:01:05Député La France Insoumise de Seine-Saint-Denis
00:01:07Alexandre Nicolique, bonsoir
00:01:09Bonsoir, Eurodéputé Rassemblement National
00:01:11et Pierre Rondeau, bonsoir
00:01:14Bonsoir, économiste spécialiste de l'économie du football
00:01:17Pierre, vous serez ce soir l'arbitre de la partie
00:01:20je compte sur vous
00:01:21en tout cas merci à tous les trois d'avoir accepté
00:01:23de jouer le jeu des questions réponses
00:01:25avec notre public
00:01:26j'ai autour de moi des présidents de clubs
00:01:28des joueurs, des joueuses, des entraîneurs
00:01:31des arbitres, des bénévoles surtout
00:01:33tous portent le foot amateur dans leur trip
00:01:36et à bout de bras
00:01:37parce que avant d'être un grand spectacle
00:01:39le foot c'est d'abord une aventure humaine
00:01:42installez-vous confortablement
00:01:43chaque voix compte, c'est parti
00:01:53Qu'on se mette bien d'accord, vous avez le droit ce soir
00:01:56de dire que vous n'aimez pas le foot
00:01:57mais ne vous en détournez pas
00:02:0095% de la population française vit à moins de 3 km d'un terrain
00:02:05un jeune sur 3 joue ou a joué au foot dans sa vie
00:02:09ce foot là, c'est pas le foot des loges VIP
00:02:12ni celui des transferts à 100 millions d'euros
00:02:14c'est le foot du terrain municipal
00:02:16qu'on rejoint le dimanche matin même sous la pluie
00:02:18le foot du ballon perdu dans les buissons
00:02:21le foot des parents qui récupèrent les gamins des autres
00:02:24le foot des bénévoles qui tracent des lignes à la chaux
00:02:27le foot amateur c'est le premier maillot
00:02:30le premier but, la première défaite aussi
00:02:32les premiers copains
00:02:33c'est pas le foot champagne, c'est le foot sandwich
00:02:36et c'est surtout le premier sport collectif en France aujourd'hui
00:02:39quelques chiffres d'abord avec Nicolas Fleury
00:02:48ils ont lancé leur mondial avec succès
00:02:51en plus de faire rêver les supporters
00:02:53les bleus vont sans doute créer des vocations
00:02:58car le foot reste le sport le plus populaire en France
00:03:0212 000 clubs amateurs qui accueillent plus de 2,3 millions de licenciés
00:03:07un record et parmi eux, 10% de joueuses
00:03:11mais le foot amateur reste fragile
00:03:15d'abord à cause du budget des sports en baisse depuis la fin des JO
00:03:20parmi les victimes, le pass sport, cette aide de 70 euros
00:03:25le gouvernement l'avait supprimé pour les 6-13 ans
00:03:28avant de se raviser
00:03:29pour le foot c'est spectaculaire la chute
00:03:31donc c'est pour ça que oui je pense qu'il va falloir
00:03:34que nous regardions à revenir en arrière
00:03:36on sait aussi que c'est sur les 6-13 ans
00:03:37que l'habitude du sport, que la pratique commence à se prendre
00:03:41et que c'est très important pour la poursuite du sport plus tard
00:03:44et puis il y a ces scènes de violence de plus en plus fréquentes
00:03:48jeunes joueurs, éducateurs sportifs tout comme des arbitres
00:03:52sont victimes d'insultes et d'agressions sur le terrain
00:03:55certaines ligues envisagent même des matchs à 8 clos
00:03:59selon les chiffres de la fédération
00:04:01les arbitres signalent des comportements irrespectueux
00:04:04dans un match sur 15
00:04:06et dans un tiers des cas ce sont eux qui sont visés
00:04:09un fléau qui rebute de nombreux aspirants à la fonction
00:04:12pour les protéger
00:04:14la fédération française de football a mis en place un plan de lutte
00:04:18contre les incivilités
00:04:20Voilà donc pour la photographie générale
00:04:22Pierre Rondeau, ça vous paraît fidèle à l'état du foot amateur aujourd'hui en France ?
00:04:26On est sur le sport numéro 1 en France évidemment
00:04:28on est sur le sport qui a le plus de licenciés en France
00:04:30avec plus de 2 millions de licenciés
00:04:32on est sur un sport immensément populaire
00:04:34tant médiatiquement que sportivement
00:04:36on a beaucoup de pratiquants
00:04:37et on parle des licenciés de 2 millions
00:04:39mais aussi beaucoup de pratiquants non licenciés qui vont taper la balle
00:04:42sur un terrain municipal dimanche matin
00:04:44donc oui c'est le football et le sport majeur en France
00:04:48et effectivement le football comme beaucoup d'autres sports
00:04:50et beaucoup d'autres fédérations
00:04:52souffre depuis quelques années avec une politique
00:04:54prise par le gouvernement
00:04:56d'avoir mis beaucoup d'argent et beaucoup de moyens
00:04:58pour le sport avec les Jeux olympiques
00:05:01à titre de comparaison
00:05:02pour vous donner un exemple
00:05:04on est passé de 480 millions d'euros
00:05:06de budget ministère des sports à 1 milliard 2
00:05:08en 2024 lors des Jeux olympiques
00:05:10simplement quand on décortique
00:05:12premier élément
00:05:12la hausse c'est surtout vers le sport d'élite
00:05:15le sport des...
00:05:16les sports pro ?
00:05:17alors pas forcément sport amateur
00:05:19mais de l'élite
00:05:20ceux qui vont participer aux Jeux olympiques
00:05:21ceux qui vont être soutenus à travers l'ANS
00:05:23l'Agence nationale du sport
00:05:24il y a aussi beaucoup de moyens
00:05:25qui avaient été mis à 1 milliard 2
00:05:27pour les infrastructures olympiques
00:05:28pour la communication olympique
00:05:30il y avait 300 millions d'euros seulement
00:05:32sur la communication
00:05:32donc premier élément
00:05:34il y a une augmentation
00:05:35mais n'a pas forcément été fléchée
00:05:37vers le sport amateur
00:05:39le sport du quotidien
00:05:40le sport santé
00:05:41le sport jeune
00:05:41pour les jeunes
00:05:43de 3 à 6 ans
00:05:446 à 12 ans
00:05:45et le deuxième élément
00:05:46c'est que depuis les Jeux olympiques
00:05:47maintenant que ça s'est terminé
00:05:48le budget a baissé
00:05:49alors certes on n'est pas revenu
00:05:51à des niveaux
00:05:51et puis on n'a pas des Jeux olympiques
00:05:52tous les ans non plus
00:05:53bien évidemment
00:05:54mais on aurait...
00:05:54alors je ne dis pas
00:05:55on est très certainement
00:05:56à une heure
00:05:58de restrictions budgétaires
00:05:59et de contraintes budgétaires
00:06:00donc évidemment
00:06:01il faut faire des choix
00:06:02des arbitrages
00:06:02là où j'en veux
00:06:04c'est qu'on a mis en avant
00:06:06le sport et la pratique sportive
00:06:07pendant les Jeux
00:06:08et on aurait dû surfer
00:06:09sur l'engouement olympique
00:06:10sur l'engouement des sportifs
00:06:11pendant les Jeux
00:06:12pour soutenir le sport amateur
00:06:15soutenir la pratique sportive
00:06:16et maintenir un budget à la hausse
00:06:18pour aller vers les pratiquants
00:06:20vers les non licenciés
00:06:22vers les jeunes
00:06:22là on parlait du passeport
00:06:24par exemple
00:06:24qui avait été suspendu un temps
00:06:25mais remis en place
00:06:28pour les jeunes
00:06:29il aurait fallu le pérenniser
00:06:30voire le sacraliser
00:06:31donc on le voit
00:06:32le premier sujet
00:06:33comme partout
00:06:33et comme pour tout
00:06:34et bien c'est l'argent
00:06:35comment les 12 000 clubs
00:06:37que compte la France
00:06:37peuvent-ils accueillir dignement
00:06:39aujourd'hui
00:06:39les près de 2 millions
00:06:40et demi de licenciés
00:06:41je voudrais qu'on donne
00:06:41la parole d'abord à Marco
00:06:43bonsoir Marco
00:06:45il faut que Marco
00:06:46prenne un micro
00:06:47Marco vous présidez
00:06:48l'omnisport de Vitry
00:06:50c'est à Vitry-sur-Seine
00:06:51dans le Val-de-Marne
00:06:52il y a un club de foot
00:06:54qui compte 1500 adhérents
00:06:56bien sûr
00:06:56on n'est pas sur un petit club
00:06:57combien vous avez de salariés
00:06:59combien avez-vous de bénévoles
00:07:00alors sur l'ensemble
00:07:02donc on a
00:07:03c'est un club omnisport
00:07:04qui compte 8500 adhérents
00:07:06et 1500 que pour la partie foot
00:07:08et la partie foot
00:07:09aujourd'hui
00:07:11on a 120 dirigeants bénévoles
00:07:14qui encadrent l'ensemble des activités
00:07:16et on a 2 personnes salariées
00:07:18à temps plein
00:07:19pour pouvoir coordonner
00:07:20l'ensemble des matchs
00:07:21et des installations
00:07:22donc on est d'accord
00:07:23que sans le bénévolat
00:07:24votre club il n'existe pas
00:07:26aujourd'hui
00:07:27c'est la pierre angulaire
00:07:29de notre club
00:07:30c'est le bénévolat
00:07:31et aujourd'hui
00:07:31on est en crise du bénévolat
00:07:33avec toutes les interactions
00:07:35violences
00:07:35et financières
00:07:37qu'on peut avoir
00:07:37donc aujourd'hui
00:07:38c'est un vrai sujet pour nous
00:07:40c'est à dire que
00:07:41vous galérez
00:07:42à trouver clairement
00:07:43des bénévoles
00:07:44et ça veut dire
00:07:44par exemple
00:07:45que vous avez des encadrants
00:07:47qui ne sont plus là
00:07:48pour assurer
00:07:48certains entraînements
00:07:49ça va jusque là ?
00:07:50concrètement aujourd'hui
00:07:52tous les ans
00:07:53on a à peu près
00:07:54200 à 300 enfants
00:07:56qui sont sur liste d'attente
00:07:58et qu'on ne peut pas accueillir
00:07:59non pas
00:08:01parce qu'on n'a pas
00:08:01les installations
00:08:02sur Vitry
00:08:03on a de la chance
00:08:04on a beaucoup d'installations
00:08:05et de complets sportifs
00:08:06mais on n'a pas les encadrants
00:08:07pour pouvoir animer
00:08:09les séances
00:08:10et les accompagner en match
00:08:11c'est parce que
00:08:12le nombre de jeunes
00:08:13qui veulent faire du foot
00:08:14augmente beaucoup plus vite
00:08:15que le nombre de personnes
00:08:16qui veulent s'engager bénévolement
00:08:17dans un club ?
00:08:18en fait
00:08:20l'encadrement
00:08:21le bénévolat
00:08:21c'est quand même
00:08:22un sacerdoce
00:08:23c'est beaucoup de temps
00:08:24beaucoup de passion
00:08:27d'énergie
00:08:28et pas beaucoup de reconnaissance
00:08:30il faut être honnête
00:08:31et puis après
00:08:32quand on est confronté
00:08:34à des actes de violence
00:08:35ça freine beaucoup de bénévoles
00:08:37aujourd'hui
00:08:38sur ces aspects
00:08:39il remonte à quand
00:08:40le début du désengagement
00:08:41des bénévoles ?
00:08:42c'est tout
00:08:44on peut noter
00:08:45un fléchissement
00:08:46depuis le Covid
00:08:47enfin le Covid
00:08:48a vraiment eu un impact fort
00:08:50aussi bien
00:08:51chez les adhérents
00:08:52que chez les bénévoles
00:08:53et on a un peu de mal
00:08:54à revenir
00:08:55un peu
00:08:56aux mêmes hauteurs
00:08:57et aux mêmes grandeurs
00:08:58et aux mêmes investissements
00:08:59et puis après
00:09:00il y a beaucoup de problématiques
00:09:01qui sont accélérées
00:09:02depuis le Covid
00:09:04les actes
00:09:05les parents
00:09:05qui interviennent
00:09:06au bord des terrains
00:09:07on va en parler évidemment
00:09:08les incidents
00:09:09sur les matchs
00:09:10c'est un peu
00:09:11des causes
00:09:12et c'est ça
00:09:13ça rebute les personnes
00:09:14qui voudraient s'engager bénévolement
00:09:16pour encadrer les gamins ?
00:09:17oui parce que le foot
00:09:18ça reste quand même une passion
00:09:19donc un plaisir
00:09:20donc quand vous venez
00:09:21pour prendre du plaisir
00:09:22encadrer des enfants
00:09:23et puis après
00:09:24vous êtes confrontés
00:09:25à des conflits
00:09:26c'est difficile pour tout le monde
00:09:28que vous soyez joueur
00:09:29puisque on oublie aussi
00:09:31que les enfants
00:09:32sont confrontés
00:09:32à cette problématique
00:09:33dirigeants
00:09:34ou bénévoles
00:09:35qu'est-ce qui est le plus difficile
00:09:36aujourd'hui de trouver de l'argent
00:09:37trouver des bénévoles ?
00:09:38les deux mots capitaines
00:09:40donc non non
00:09:41les deux puisque
00:09:42le sport en France
00:09:44on le sait
00:09:44c'est un peu
00:09:45la dernière eau du carrosse
00:09:46je veux dire
00:09:47c'est un peu comme
00:09:47l'art plastique
00:09:48ou la musique à l'école
00:09:51quand des coupes budgétaires
00:09:53doivent être réalisées
00:09:53elles le sont sur le sport
00:09:55et c'est dommage
00:09:57parce que je pense
00:09:58que les autorités
00:09:58ne sont pas conscientes
00:10:00de tout le bienfait
00:10:02que ça peut apporter
00:10:03aussi bien en termes
00:10:04d'inclusion
00:10:05de médiation
00:10:07de paix sociale
00:10:08tout simplement
00:10:09je pense qu'à Vitry-sur-Seine
00:10:11on a une organisation
00:10:13un peu atypique
00:10:14où on responsabilise
00:10:15nos jeunes
00:10:15très rapidement
00:10:16dans l'animation
00:10:17donc on en fait
00:10:18des entraîneurs
00:10:19très rapidement
00:10:19et cette responsabilisation
00:10:21fait qu'aujourd'hui
00:10:22je pense que
00:10:23dans le département
00:10:24on est peut-être
00:10:24le club où il y a
00:10:26le moins d'actes de violence
00:10:28et quand on y a
00:10:29des problèmes sociétaux
00:10:31on voit qu'il y a
00:10:32de moins
00:10:33la ville où il y a
00:10:34le moins de problèmes
00:10:35voilà
00:10:36Thomas Porte
00:10:37est-ce qu'il faut considérer
00:10:38les clubs de foot
00:10:39le foot amateur
00:10:40comme un service public
00:10:41à un moment ?
00:10:43On est au moment
00:10:44où la Coupe du monde
00:10:44vient de se dérouler
00:10:45vous l'avez dit
00:10:45en introduction
00:10:46si on a des joueurs
00:10:46comme Désiré Douai
00:10:47qui sont aujourd'hui
00:10:49en équipe de France
00:10:49c'est parce qu'ils sont passés
00:10:50par les cursus du foot amateur
00:10:51parce qu'on a eu des bénévoles
00:10:53sur le terrain
00:10:54qui les ont encadrés
00:10:55on parle de 2,3 millions
00:10:56de licenciés
00:10:57mais l'autre jour
00:10:57j'ai discuté avec le président
00:10:58de la Fédération française de foot
00:10:59qui expliquait que c'était
00:11:00quasiment 15 millions
00:11:01de citoyens de ce pays
00:11:02qui transitaient
00:11:04par un club de foot
00:11:04à la fois par le bénévolat
00:11:06éducateur
00:11:07et joueur
00:11:08donc c'est véritablement
00:11:08un prisme très important
00:11:10de la société française
00:11:12et effectivement
00:11:12on parle très peu souvent
00:11:13de sport à l'Assemblée nationale
00:11:15moi je suis élu
00:11:16depuis 2022
00:11:17déjà il vous a pas échappé
00:11:18qu'on a pas pu voter
00:11:18un seul budget
00:11:19donc les discussions
00:11:20sur le budget du sport
00:11:21elles sont jamais arrivées
00:11:21là on a une loi
00:11:22sur le sport qui arrive
00:11:24mais en vérité
00:11:24il y a eu des discussions
00:11:25mais on rappelle au public
00:11:26qu'il y a eu un 49-3
00:11:27c'est très marginal
00:11:28hormis pour les Jeux Olympiques
00:11:30moi je suis quand même élu
00:11:31d'un département
00:11:31la Seine-Sénie
00:11:32où on a pas assez
00:11:34d'infrastructures
00:11:35où on a pas assez
00:11:36de bénévoles
00:11:37et pourtant
00:11:37on nous avait vendu
00:11:38les Jeux Olympiques
00:11:38comme quelque chose
00:11:39qui allait essaimer
00:11:40sur le département
00:11:41permettre à tous les jeunes
00:11:41d'accéder à une infrastructure sportive
00:11:44deux ans plus tard
00:11:45vous ne voyez pas
00:11:47le ruissellement
00:11:47le nombre d'équipements sportifs
00:11:49pour 100 000 habitants
00:11:50dans mon département
00:11:51c'est 16
00:11:52contre 50 pour 100 000 habitants
00:11:53dans les autres départements
00:11:54français
00:11:55donc ça c'est la réalité
00:11:55du département de Seine-Sénie
00:11:56mais la question
00:11:57de l'accès aux infrastructures
00:11:59elle se pose pour tous les sports
00:12:00j'étais il y a deux jours
00:12:01avec le président
00:12:02de la Fédération française de basket
00:12:03qui m'expliquait
00:12:04que l'an dernier
00:12:04150 000 jeunes
00:12:06qui voulaient s'inscrire
00:12:07dans un club de basket
00:12:07avaient été refusés
00:12:08à la fois pour des problèmes
00:12:09de bénévolat
00:12:10d'infrastructures
00:12:11parce que l'accès au stade de basket
00:12:12est plus difficile
00:12:13que l'accès au stade de foot
00:12:14mais on a un véritable sujet
00:12:16aujourd'hui
00:12:16on a des infrastructures vieillissantes
00:12:18des budgets du sport
00:12:19qui sont en baisse
00:12:20et il faut aujourd'hui
00:12:21prendre en compte
00:12:22cette dimension-là
00:12:23de la société
00:12:23qui permet de régler
00:12:24de déminer un certain nombre
00:12:25de problèmes
00:12:25ça a été dit sur des valeurs
00:12:27et des sujets sociétaux
00:12:28la question de la lutte
00:12:29contre l'obésité
00:12:30de l'accès à la santé
00:12:32donc le sport
00:12:33est un sujet central
00:12:34de la société
00:12:34qui aujourd'hui je crois
00:12:35pas pris en compte
00:12:36par les politiques
00:12:37Alexandre Nicolique
00:12:38oui mais c'était intéressant
00:12:39ce que vous avez évoqué
00:12:40parce que vous évoquiez
00:12:41d'un côté
00:12:41ce qui
00:12:43parmi les arguments
00:12:44ce qui freine
00:12:46les bénévoles
00:12:47de s'engager
00:12:47vous avez évoqué
00:12:49la violence
00:12:50qui est un problème
00:12:52aujourd'hui
00:12:52dans le foot même
00:12:53en termes d'image
00:12:54et vous parlez de l'argent
00:12:56j'ai dirigé
00:12:57un club de football
00:12:58c'est vrai que
00:12:58quand on va voir
00:12:59des sponsors aujourd'hui
00:13:00certains préfèrent
00:13:01vous avez dirigé
00:13:02un club de foot ou ça ?
00:13:03Le J3 Foot a mis
00:13:04dans le Loiret
00:13:05qui était un club de N3
00:13:06R1
00:13:06qui maintenant est en R2
00:13:10et partenaire d'Auxerre
00:13:11par exemple
00:13:12qui a formé beaucoup
00:13:13de joueurs professionnels
00:13:13Gürassi actuellement
00:13:14ou Loco
00:13:15ou Uar dans le passé
00:13:17et donc je vous disais
00:13:19que le football souffre
00:13:21aujourd'hui de cette image
00:13:22ce qui est un frein justement
00:13:23pour réussir à avoir
00:13:25de l'argent par exemple
00:13:26de sponsors
00:13:29et moi ce que je vivais
00:13:30c'est que très souvent
00:13:32il voulait financer
00:13:33par exemple
00:13:34des opérations
00:13:34pour le sport adapté
00:13:35des opérations
00:13:36pour le sport féminin
00:13:39d'ailleurs
00:13:39mais sinon
00:13:40le football avait
00:13:41ce problème d'image
00:13:42et donc il va falloir
00:13:43qu'on change l'image
00:13:44aujourd'hui du football
00:13:45parce que vous avez
00:13:46la très très grande majorité
00:13:48des bénévoles
00:13:49qui sont engagés
00:13:51des joueurs
00:13:52des parents de joueurs
00:13:52qui se comportent bien
00:13:53mais malheureusement
00:13:54pour une minorité
00:13:55le football
00:13:56pâti d'une image négative
00:13:58avec cette pression
00:14:00même chez les catégories
00:14:01très jeunes
00:14:01de parents
00:14:02qui vont vouloir imposer
00:14:04aux éducateurs
00:14:05que leurs enfants jouent
00:14:06parce qu'ils ont de l'espoir
00:14:07que leurs enfants
00:14:08fassent carrière plus tard
00:14:09et parfois
00:14:10avec des menaces
00:14:11des violences
00:14:11moi je l'ai vécu
00:14:13je l'ai vécu moi-même
00:14:15personnellement
00:14:15mais sur mes éducateurs
00:14:17et donc il va falloir que
00:14:19moi je suppose
00:14:20une loi effectivement
00:14:21avec
00:14:22qui va généraliser
00:14:24ce qui est fait
00:14:24aujourd'hui partiellement
00:14:26parce que ça dépend des districts
00:14:27des ligues
00:14:27je vois qu'il y a un président
00:14:28d'un club du Loire-M
00:14:29ce textérade en ligue
00:14:30centre-val de Loire
00:14:31est assez dur
00:14:32en matière de sanctions
00:14:34mais c'est pas le cas partout
00:14:34et je pense qu'il faut
00:14:36effectivement
00:14:37une licence à points
00:14:38je pense que pour tous
00:14:39les matchs officiels
00:14:40U13 aujourd'hui
00:14:41il faut une caméra
00:14:42embarquée sur les arbitres
00:14:44pour que les faits
00:14:46soient identifiés
00:14:47et qu'ensuite
00:14:48j'avais pas prévu
00:14:48qu'on aille aussi vite
00:14:49sur la violence
00:14:50qui gangrène le foot amateur
00:14:51mais je répondais
00:14:53sur ce point là
00:14:54moi je voulais d'abord rester
00:14:55sur le modèle du bénévolat
00:14:56est-ce qu'aujourd'hui
00:14:57c'est un modèle qui est tenable ?
00:14:59sur le bénévolat
00:15:00et par rapport à d'autres sports
00:15:01on a aussi une autre problématique
00:15:03sincèrement
00:15:04alors
00:15:05c'est que très souvent
00:15:06on a des éducateurs
00:15:07aujourd'hui
00:15:07qui ont un engagement
00:15:09qui est à moitié rémunéré
00:15:11je sais pas si c'est
00:15:12ce que vous vivez
00:15:12nous on était obligés
00:15:13très souvent de donner
00:15:14des franchises de cotisations
00:15:15de sécurité sociale
00:15:16de l'ordre de 154 euros
00:15:18par par événement
00:15:19et ce qui était
00:15:21ce qui faisait
00:15:23que certains s'engageaient
00:15:24mais tous les autres petits clubs
00:15:25qui n'avaient pas
00:15:26cette capacité là justement
00:15:27avaient un problème
00:15:28aujourd'hui pour recruter
00:15:29parce que s'engager
00:15:30quand vous êtes retraité
00:15:31quand vous voulez
00:15:33quand vous êtes parent
00:15:34prendre du temps
00:15:35recevoir des menaces
00:15:38avoir l'impression
00:15:39ne pas pouvoir avoir
00:15:41l'essence remboursée
00:15:42parce que les clubs
00:15:42souffrent aujourd'hui
00:15:43et bien évidemment
00:15:44c'est un frein aujourd'hui
00:15:45à l'engagement bénévole
00:15:47et c'est sur tout ça
00:15:48qu'il va falloir avoir
00:15:48une réflexion
00:15:49parce que oui
00:15:50vous l'avez dit
00:15:51ça coûte 18 milliards d'euros
00:15:52vous n'avez pas précisé le chiffre
00:15:53mais à la sécurité sociale
00:15:54la sédentarité
00:15:55donc inciter les gamins
00:15:56à aller faire du foot
00:15:58à aller faire du sport
00:15:59c'est un sujet de santé publique
00:16:00et qui au final
00:16:01peut générer des économies
00:16:02c'est pour ça que la suppression
00:16:04du passeport
00:16:05était une hérésie totale
00:16:07Marco
00:16:07qu'est-ce que vous en dites ?
00:16:09Moi je rebondis
00:16:10alors je suis d'accord
00:16:11que le football
00:16:12a une image un peu négative
00:16:13en ce moment
00:16:14en tout cas liée aux violences
00:16:16mais c'est surtout les médias
00:16:18très sincèrement
00:16:19alors déjà parce que j'ai aussi
00:16:20une casquette omnisport
00:16:21on retrouve ce phénomène
00:16:22dans tous les sports
00:16:23et après
00:16:24il faut voir aussi
00:16:25le côté positif
00:16:26là on parle de points
00:16:29de sanctions
00:16:31moi je vois qu'on met
00:16:32beaucoup de choses en place
00:16:33au sein de notre club
00:16:35et on fait beaucoup de prévention
00:16:37nous l'objectif c'est d'en faire
00:16:38moi je le dis souvent
00:16:39puisque je m'occupe aussi
00:16:41de l'école de foot
00:16:41c'est de faire des vieux footballeurs
00:16:43et pas forcément des professionnels
00:16:45mais surtout d'en faire aussi
00:16:47des citoyens
00:16:47je pense que si on fait
00:16:49si on est pédagogue
00:16:50si on a les moyens
00:16:51d'avoir des accompagnants
00:16:53les médiateurs
00:16:54qui vont bien
00:16:55dans tous les domaines
00:16:56je pense qu'on est capable
00:16:59dans quelque sport que ce soit
00:17:01d'accompagner
00:17:01aussi bien les joueurs
00:17:03que les encadrants
00:17:04et d'en faire des citoyens responsables
00:17:06c'est ce que nous on a
00:17:07chez nous
00:17:07on a beaucoup de responsables
00:17:09et de gens qui s'investissent
00:17:12et du coup ça limite
00:17:14tous ces actes là
00:17:14alors moi je parle
00:17:16tout à l'heure
00:17:17je parlais d'actes de violence
00:17:19très concrètement
00:17:20dans notre club
00:17:21on n'est pas confronté
00:17:22directement à ça
00:17:22c'est à dire que nous
00:17:25vous dites c'est les médias
00:17:26mais c'est vous qui êtes allé
00:17:27sur le sujet en premier
00:17:27alors effectivement
00:17:29quand je dis les médias pardon
00:17:31c'est un vrai sujet
00:17:32parce que ne serait-ce que
00:17:33tout à l'heure
00:17:33on a rendez-vous avec la ligue de Paris
00:17:35et Madame Pécresse
00:17:36justement pour avoir des réflexions
00:17:39autour du football
00:17:40et la violence autour du football
00:17:42c'est un sujet
00:17:43c'est un sujet
00:17:44clairement d'actualité
00:17:46mais mon club
00:17:47on n'est pas concerné directement
00:17:49par ces actes de violence
00:17:49ce sont plutôt les autres clubs
00:17:51donc on échange entre présidents
00:17:53et les districts
00:17:54et on essaie de mettre en place
00:17:56et on s'aperçoit
00:17:56avec un retour d'expérience individuelle
00:18:00enfin collectif
00:18:01au niveau de notre club
00:18:02que la responsabilisation
00:18:04et la prévention
00:18:06c'est plus efficace
00:18:07que la sanction
00:18:08voilà c'est un constat
00:18:09et j'espère pouvoir
00:18:10tout à l'heure
00:18:11avec Madame Pécresse
00:18:12et Monsieur Sanjac
00:18:13porter cette voix
00:18:14Si je peux me permettre
00:18:14la FFF le fait
00:18:15enfin il y a des opérations
00:18:16de prévention
00:18:17on colle des pancartes
00:18:18partout
00:18:18sur ce qui doit être fait
00:18:20et malheureusement
00:18:21on a 12 000 faits
00:18:24problématiques
00:18:25par an
00:18:26on a 17 arbitres
00:18:28qui sont agressés par semaine
00:18:2912 000
00:18:30le chiffre de 12 000
00:18:31il correspond au nombre
00:18:32de matchs
00:18:33dans lesquels
00:18:33il y a eu un incident
00:18:34et par contre
00:18:35on a 17 arbitres par semaine
00:18:38qui sont agressés physiquement
00:18:39par exemple
00:18:40évidemment qu'il y a
00:18:41peut-être que
00:18:42vous considérez
00:18:43que c'est mal
00:18:44que les médias en parlent
00:18:45mais c'est une anomalie totale
00:18:46on ne devrait jamais
00:18:47avoir peur
00:18:49pour ces gamins
00:18:50avoir peur
00:18:51quand un jeune
00:18:52est arbitre
00:18:53qui se fasse menacer
00:18:54et il faut que
00:18:56pour les contestations
00:18:57pour ensuite
00:18:58les menaces
00:19:00systématiquement
00:19:01une sanction
00:19:02c'est pour ça que
00:19:02le carton blanc
00:19:03et la sortie de 10 minutes
00:19:04par rapport aux contestations
00:19:05est une initiative
00:19:07qui est excellente
00:19:08de la part du RFF
00:19:08je voulais passer la parole
00:19:09à Kofi
00:19:10mais je vais plutôt
00:19:10passer la parole d'abord
00:19:11à Aymen
00:19:13parce que Aymen
00:19:15Aymen est arbitre
00:19:17et vous êtes même connu
00:19:18sous le pseudo
00:19:18arbitre de TikTok
00:19:19sur les réseaux sociaux
00:19:21c'est ça
00:19:22parce que vous avez choisi
00:19:23de montrer votre quotidien
00:19:24d'arbitre de foot amateur
00:19:25alors on va regarder
00:19:26parce que ça donne ça
00:19:28pour
00:19:29dans la peau d'un arbitre
00:19:30à la tort
00:19:34il m'en dit
00:19:35vous faites exprès
00:19:35c'est volontaire
00:19:36ben voilà
00:19:37du coup vous vous plaignez pas
00:19:38si vous prenez la carte en blanc
00:19:39ça ne sert à rien
00:19:40il m'a tenu au début
00:19:41et vous avez vu la fin
00:19:42oui
00:19:43non mais peut-être tenir
00:19:45je sais pas
00:19:45mais en tout cas j'ai bien vu
00:19:46cette faute là
00:19:46d'accord
00:19:48on est pas au grec
00:19:48on m'appelle pas chef
00:19:49ok
00:19:49si c'est monsieur l'arbitre
00:19:51très belle moustache au passage
00:19:52on dirait Adil Rami
00:19:53merci
00:19:54les gars les gars
00:19:55les gars numéro 4
00:19:55les gars
00:19:57les grands mignons
00:19:57je vais t'en fout
00:19:59numéro 4
00:19:59écoutez-moi s'il vous plaît
00:20:01situation de bien sûr
00:20:02besoin de soin
00:20:03besoin de soin
00:20:05tu m'offres quoi ?
00:20:06des bourrecs
00:20:07si j'en ai le but
00:20:08c'est ça ?
00:20:09bon vous avez compris
00:20:11c'est pas chef
00:20:11c'est monsieur l'arbitre
00:20:12qu'il faut l'appeler Aymen
00:20:13d'accord
00:20:14alors d'abord Aymen
00:20:15pour les non initiés
00:20:15c'est quoi un carton blanc ?
00:20:17alors un carton blanc
00:20:18en tout cas dans notre district
00:20:20du Val-de-Marne
00:20:22c'est 10 minutes dehors
00:20:24ça remplace le carton jaune
00:20:25et ça permet aux jeunes
00:20:27pas pour les seniors
00:20:28simplement pour les jeunes
00:20:30de sortir 10 minutes
00:20:31et de comprendre
00:20:32qu'est-ce qu'ils ont fait
00:20:33à ce moment-là
00:20:34et de revenir sur le terrain
00:20:36avec un bon comportement
00:20:37ils reviennent
00:20:38calmer après les 10 minutes
00:20:39d'exclusion ?
00:20:40c'est ça
00:20:40ça marche très très bien
00:20:41je trouve
00:20:42c'est une bonne initiative
00:20:43et pourquoi pas le mettre
00:20:45aussi dans le monde senior
00:20:46où entre guillemets
00:20:49la violence verbale
00:20:51ou les énervements
00:20:52ou les contestations
00:20:52sont plus présentes
00:20:54pourquoi est-ce que
00:20:55vous avez choisi
00:20:55de montrer tout ça ?
00:20:58ça part d'une petite idée
00:20:59que j'avais en tête
00:21:00c'était que l'arbitrage
00:21:03quand j'avais commencé
00:21:04il y a 7-8 ans
00:21:06en 2018
00:21:08personne ne connaissait
00:21:09personne ne voulait
00:21:10devenir arbitre
00:21:11donc je me suis dit
00:21:12pourquoi pas montrer
00:21:13mon quotidien d'arbitre
00:21:14comme ça peut-être
00:21:14pour inciter
00:21:15aux jeunes
00:21:17de devenir arbitre
00:21:18s'ils n'aiment pas
00:21:19le football
00:21:20ou s'ils n'aiment pas
00:21:21être joueur de foot
00:21:22pourquoi pas
00:21:23leur donner une seconde chance
00:21:24dans ce domaine-là
00:21:25qui est le football
00:21:26être arbitre
00:21:26je trouve que c'est
00:21:27avoir des responsabilités
00:21:30savoir gérer
00:21:30tout un match
00:21:33donc je me suis lancé
00:21:34dans ça
00:21:34et je voulais montrer
00:21:35ça sur les réseaux sociaux
00:21:37et ça marche bien
00:21:38pour l'instant
00:21:40combien de fois
00:21:40vous avez été insulté
00:21:41sur internet
00:21:43ça va j'ai de la chance
00:21:44j'ai pas eu
00:21:44de violences physiques
00:21:46dans ma carrière
00:21:46ou bien de
00:21:47j'ai eu quelques violences
00:21:49verbales issues
00:21:49des supporters généralement
00:21:52généralement
00:21:52comme vous avez vu
00:21:53je suis un peu
00:21:54un arbitre
00:21:55peut-être qui est
00:21:56proche des joueurs
00:21:57où je peux faire
00:21:58des blagues
00:21:58ou quoi que ce soit
00:21:59mais toujours
00:22:00avec de la pédagogie
00:22:01du calme
00:22:02et du respect
00:22:03parce que c'est important
00:22:04le respect ça va toujours
00:22:05dans les deux sens
00:22:05généralement quand on est
00:22:06on est calme
00:22:07on est respectueux
00:22:08avec les joueurs
00:22:09en retour
00:22:10ça se passe généralement bien
00:22:12donc j'essaye de promouvoir ça
00:22:14mais vous dites que vous
00:22:15la violence que vous observez
00:22:16elle est pas sur le terrain
00:22:17elle est dans les tribunes en fait
00:22:18c'est ça en réalité
00:22:20ça vient souvent des supporters
00:22:22pour ma part
00:22:23je parle pour ma part
00:22:24mais je sais qu'il y a beaucoup
00:22:24des collègues à moi
00:22:25qui ont été victimes
00:22:27de violences physiques
00:22:28ou verbales
00:22:29sur les terrains
00:22:31mais pour ma part
00:22:32j'ai eu beaucoup
00:22:33de violences entre guillemets
00:22:34des supporters
00:22:35ça peut influencer un match
00:22:36comme on a pu voir sur les vidéos
00:22:38il y a des extraits de matchs officiels
00:22:40et des extraits de matchs
00:22:41de tournoi de quartier
00:22:42de cannes de quartier
00:22:43là où j'arbitrais
00:22:46un joueur sénégalais
00:22:47qui m'appelait chef
00:22:48et je lui disais que
00:22:49c'est pas chef
00:22:49c'est monsieur l'arbitre
00:22:50c'est monsieur l'arbitre
00:22:52et ça c'était un match de quartier
00:22:54une canne des quartiers
00:22:55et on essaye de mettre en place
00:22:58une pédagogie avec eux
00:22:59donc les violences
00:23:01viennent exactement à peu près
00:23:02des supporters
00:23:03ça peut avoir un engouement
00:23:05et un impact direct
00:23:06sur les acteurs du terrain
00:23:08Et autour de vous
00:23:09vous avez beaucoup d'arbitres
00:23:10qui décident de raccrocher
00:23:11les crampons
00:23:11parce que justement
00:23:12cette violence les dépasse
00:23:14et ils en aura le bol ?
00:23:16Personnellement
00:23:17j'en connais pas
00:23:17mais j'ai eu écho
00:23:19comme quoi
00:23:19il y a eu un arbitre
00:23:20qui a arrêté totalement
00:23:22parce qu'il a été victime
00:23:24d'agressions physiques
00:23:26sur un terrain
00:23:27donc on essaye
00:23:29de travailler
00:23:30avec le district
00:23:31et les ligues de Paris
00:23:33et les autres ligues
00:23:34de la France
00:23:35d'essayer de
00:23:38enfin en fait
00:23:39c'est banaliser ce genre
00:23:40de comportement
00:23:41donc on essaye d'avoir
00:23:42des sanctions plus
00:23:43plus dures
00:23:45donc j'ai pu voir
00:23:46qu'un joueur
00:23:48avait pris 20 ans
00:23:50de...
00:23:5120 ans il me semble
00:23:52de non licenciement
00:23:53de football
00:23:53parce qu'il avait...
00:23:54Il n'a plus le droit
00:23:55d'être licencié dans un club
00:23:56pendant 20 ans ?
00:23:56Pendant 20 ans
00:23:57Donc ça, ça c'est...
00:23:59Là il avait fait quand même
00:24:00une grosse bêtise.
00:24:01Oui, en gros c'était
00:24:02une violence physique
00:24:02sur un arbitre
00:24:03et ça a permis
00:24:05de montrer le ton
00:24:08aux autres joueurs
00:24:09qui auraient essayé
00:24:10de frapper un arbitre
00:24:11ou quoi que ce soit.
00:24:12On va donner la parole
00:24:13à Fabien.
00:24:14Fabien, vous,
00:24:14vous êtes manager général
00:24:15du club de foot de l'Avantgarde.
00:24:16C'est à Boigny-sur-Bionne
00:24:17dans le Loiret.
00:24:19Merci d'être là, Fabien.
00:24:20Bonjour.
00:24:21Vous avez tenu à être
00:24:22avec nous ce soir
00:24:22pour nous parler des parents
00:24:24au bord du terrain.
00:24:25Des parents qui sont
00:24:26de plus en plus agressifs,
00:24:27c'est ça ?
00:24:29Alors, avant d'aller
00:24:31jusqu'à la violence finalement,
00:24:33nous, la problématique
00:24:33qu'on a pu constater
00:24:34c'est des parents
00:24:35qui sont sur-présents
00:24:37ou omniprésents
00:24:39et un peu trop impliqués
00:24:40dans le volet sportif
00:24:41de leurs enfants.
00:24:43Et on constatait ça
00:24:44surtout sur les petits.
00:24:46sur des tournois,
00:24:48des plateaux,
00:24:48en l'occurrence.
00:24:50Ça nous a posé soucis.
00:24:52Et puis, un jour,
00:24:53j'ai annoncé à mon Assemblée Générale
00:24:54que j'allais organiser
00:24:55un tournoi sans parents.
00:24:57Ah oui, carrément.
00:24:58Voilà.
00:24:58pour ouvrir les débats,
00:25:00faire une expérimentation,
00:25:02voir comment se comportent
00:25:03les jeunes,
00:25:04les éducateurs
00:25:05et puis les arbitres aussi.
00:25:07Et alors ?
00:25:08Un climat plus serein.
00:25:10Ça s'est très bien passé,
00:25:11si ce n'est qu'il y a
00:25:11quelques parents qui ont quand même
00:25:12voulu insister pour rentrer
00:25:14parce qu'ils voulaient absolument
00:25:15suivre leurs enfants
00:25:16sur le tournoi
00:25:17alors qu'on avait prévu tout le monde.
00:25:18Attention, on ne leur a pas dit
00:25:20à l'entrée de la grille
00:25:20vous ne rentrez pas.
00:25:22Les équipes qui étaient invitées
00:25:23étaient d'accord pour ce projet.
00:25:26Et en l'occurrence,
00:25:27on s'est bien rendu compte
00:25:28que le climat était plus apaisé,
00:25:30que ce soit pour les jeunes
00:25:32comme pour les éducateurs
00:25:33et les arbitres
00:25:34se sont rendu compte
00:25:35qu'ils étaient moins bousculés
00:25:37aussi, moralement.
00:25:38Ah oui, c'est-à-dire
00:25:39que la violence,
00:25:40elle vient des tribunes
00:25:42où il y a des parents
00:25:42qui encouragent leur enfant
00:25:44et qui critiquent l'arbitre
00:25:46qui éventuellement
00:25:46ne va pas siffler une faute
00:25:47sur le petit
00:25:48ou qui va refuser
00:25:50un but du petit.
00:25:51C'est ça ?
00:25:51C'est ça.
00:25:52Nous, on ne va pas l'identifier
00:25:53comme une violence
00:25:54parce que, comme disait
00:25:55le président du club
00:25:57qui est avec nous ici présents,
00:26:00on n'a pas forcément
00:26:00de violence au sein
00:26:01de notre club.
00:26:02Mais pour autant,
00:26:03on a beaucoup d'énergie
00:26:05qui est perdue
00:26:06à cause de parents
00:26:07qui vont mettre
00:26:08des formes de pression
00:26:09sur les enfants
00:26:09et sur les éducateurs aussi
00:26:11puisque l'éducateur
00:26:12va être constamment critiqué
00:26:15s'il n'y a pas de résultats
00:26:16même quand les enfants
00:26:17ont 8-9 ans.
00:26:18Donc on est au-delà de ça.
00:26:19Mais pour autant,
00:26:19on se retrouve quand même
00:26:21à gérer beaucoup de cas.
00:26:22Je vous donne un exemple
00:26:23très concret.
00:26:23Dimanche dernier,
00:26:24j'ai eu 3 coups de fil
00:26:25d'une maman
00:26:26qui se reconnaîtra,
00:26:27je ne lui ai pas répondu,
00:26:29qui voulait en fait
00:26:30se plaindre
00:26:31parce que son enfant
00:26:32à 9h30 du matin
00:26:33était inscrit
00:26:35sur l'équipe 2
00:26:36du tournoi
00:26:37alors qu'il aurait préféré
00:26:38être sur l'équipe 1.
00:26:40Il y a 2 ou 3 ans,
00:26:41Pierre Rondeau,
00:26:41on avait parlé du projet Mbappé.
00:26:43C'était quoi ?
00:26:44Le projet Mbappé.
00:26:45C'est cette idée
00:26:46beaucoup de parents
00:26:47peut-être par aveuglement
00:26:48ou par le trop plein d'amour
00:26:49qu'ils portent
00:26:50à leur progéniture
00:26:51ont le sentiment
00:26:52que leur fils ou leur fille
00:26:53pourrait devenir
00:26:54le prochain Mbappé
00:26:54et pourrait finir
00:26:55par toucher des émoluments
00:26:57de 20, 30, 40 millions d'euros par an.
00:26:59Évidemment,
00:27:00c'est des rêves de tout le monde,
00:27:00de beaucoup de parents.
00:27:02Il faut rappeler
00:27:02que le concours de l'ENA
00:27:03est plus facile
00:27:04que le concours à Clairefontaine
00:27:06pour devenir footballeur professionnel.
00:27:08Il faut le dire aux parents,
00:27:09il est plus facile
00:27:10de réussir l'ENA
00:27:11que de réussir à finir
00:27:12footballeur professionnel.
00:27:13Allez faire l'ENA alors !
00:27:14Voilà, par exemple.
00:27:17Déjà même,
00:27:18déjà un,
00:27:19vous commencez le football
00:27:20parce qu'il faut quand même rappeler
00:27:21qu'il y a 2,3 millions
00:27:23de licenciés
00:27:24au sein de la FFF
00:27:26et 600, 700
00:27:28footballeurs professionnels.
00:27:29Donc déjà,
00:27:29le rapport est très lisse.
00:27:32Et ensuite,
00:27:33si vous réussissez
00:27:34à intégrer
00:27:35le centre de pré-formation
00:27:35de Clairefontaine
00:27:36qui est vraiment le Graal
00:27:37pour le devenir
00:27:38et le futur
00:27:39d'un joueur professionnel,
00:27:41au sein de Clairefontaine,
00:27:42vous l'intégrez à 13-14 ans,
00:27:44au sein de Clairefontaine,
00:27:45vous n'avez que 10%
00:27:46des aspirants
00:27:47qui intègrent ensuite
00:27:48un centre de formation.
00:27:49Et au sein
00:27:50des centres de formation,
00:27:51pareil,
00:27:51vous n'avez que 7%
00:27:52des joueurs
00:27:53qui signent
00:27:53un contrat professionnel.
00:27:54C'est compliqué
00:27:55d'aller dire à un parent
00:27:57la probabilité
00:27:58pour que ce soit
00:27:58Kylian Mbappé
00:27:59qui est là,
00:28:00elle est vraiment infime,
00:28:01Madame ou Monsieur.
00:28:01Par définition,
00:28:02Mbappé touche autant d'argent
00:28:03et si connu,
00:28:04parce qu'il est unique.
00:28:05Si on avait la recette...
00:28:07Mais on veut tous
00:28:07que notre enfant soit unique.
00:28:09Oui, évidemment.
00:28:10Mais là, en l'occurrence,
00:28:11il faut prendre en considération
00:28:13toutes les vertus
00:28:14qu'apporte la pratique sportive,
00:28:16les vertus du vivre ensemble,
00:28:18du dépassement de soi,
00:28:19du courage,
00:28:20de la force,
00:28:20de l'altérité,
00:28:21du capitana,
00:28:22du management.
00:28:23Tout ça doit être pris
00:28:24en considération
00:28:25pour la réussite
00:28:26et le devenir d'un citoyen.
00:28:27Mais il ne faut pas partir
00:28:28du principe que je vais pratiquer
00:28:29un sport,
00:28:29en l'occurrence le football,
00:28:30pour toucher de l'argent.
00:28:31Ça, c'est un rêve.
00:28:32C'est un fantasme.
00:28:34C'est une personne
00:28:35parmi 2 millions.
00:28:36Et je répète,
00:28:37si vous voulez que votre enfant réussisse...
00:28:38Même Kylian Mbappé,
00:28:40c'est un Français
00:28:40sur 70 millions.
00:28:41Un Français sur 70 millions.
00:28:42Vous avez raison.
00:28:43Effectivement,
00:28:43c'est beaucoup plus risqué.
00:28:44Donc réussissez,
00:28:45pratiquez du sport,
00:28:46faites-vous plaisir.
00:28:47Mais envisager de terminer
00:28:49à 40 millions d'euros par an,
00:28:51je vous le souhaite
00:28:51si vous en êtes capable,
00:28:52mais c'est extrêmement,
00:28:54extrêmement, extrêmement rare.
00:28:55C'est très révélateur
00:28:56de notre société au fond,
00:28:57Thomas Porte.
00:28:58Oui, parce que c'est aussi vu
00:29:00dans la situation sociale du pays
00:29:02comme un vecteur d'ascenseur social.
00:29:04Le sport et notamment
00:29:05le fait de pouvoir,
00:29:06au travers de ses enfants,
00:29:09voir sa fille ou son fils
00:29:10devenir sportif professionnel.
00:29:12Champion.
00:29:13Effectivement,
00:29:13je crois qu'il y a un dialogue
00:29:14et je crois qu'il y a un devoir
00:29:16de vérité vis-à-vis des parents.
00:29:17Effectivement,
00:29:17je pense que le devoir
00:29:18de clarté, c'est de dire
00:29:19c'est pas parce que votre enfant
00:29:21va être inscrit au club de foot
00:29:22que demain,
00:29:23il va être footballeur professionnel
00:29:25et qu'il va gagner
00:29:26des milliards d'euros.
00:29:27Mais je veux revenir
00:29:27sur ce qui a été dit
00:29:28sur l'arbitrage.
00:29:29Parce que moi,
00:29:30je suis issu d'un autre sport.
00:29:31J'ai fait beaucoup de rugby
00:29:32quand j'étais plus jeune
00:29:33et le rapport à l'arbitre
00:29:34n'était pas le même
00:29:35qu'au foot, par exemple.
00:29:36Et notamment,
00:29:37sur les terrains de foot professionnels.
00:29:39quand vous regardez
00:29:40les matchs des différents
00:29:40championnats européens
00:29:41le week-end,
00:29:42vous voyez qu'à chaque décision
00:29:43de l'arbitre,
00:29:44il y a des joueurs
00:29:45qui vont parler à l'arbitre.
00:29:46Il y a des contestations.
00:29:48Moi, je me souviens
00:29:49que quand j'étais gamin
00:29:50à l'école de rugby,
00:29:51la première chose
00:29:51qu'on nous apprenait,
00:29:52c'est quand l'arbitre
00:29:53prenait une décision,
00:29:54on n'avait rien à dire
00:29:55et qu'en gros,
00:29:56l'arbitre fait partie du jeu.
00:29:56S'il n'est pas là,
00:29:57on ne peut pas jouer.
00:29:58Donc, je pense qu'il y a aussi
00:29:58un devoir d'exemplarité
00:30:00des sportifs professionnels,
00:30:02des footballeurs
00:30:02qu'on voit à la télé
00:30:03et dont tous les gamins
00:30:05et les gamins se lèvent le matin
00:30:06parce qu'ils veulent leur ressembler.
00:30:08Si le dimanche,
00:30:09vous voyez une décision
00:30:10de l'arbitre,
00:30:11un carton jaune ou rouge
00:30:11contesté des gens
00:30:12qui entourent l'arbitre,
00:30:13qui parlent pendant des minutes,
00:30:14évidemment que les comportements
00:30:15vont se reproduire
00:30:16sur le bord du terrain.
00:30:17Donc, je crois qu'il y a aussi
00:30:18une forme d'exemplarité
00:30:19et de sensibilisation
00:30:20des joueurs professionnels
00:30:21à dire que vous êtes aujourd'hui
00:30:22regardé par des millions
00:30:23de personnes dans le pays,
00:30:24vous êtes un exemple
00:30:25et vous ne pouvez pas avoir
00:30:26ce type de comportement
00:30:27sur le terrain
00:30:27qui, derrière,
00:30:28auront des conséquences
00:30:29sur des centaines
00:30:31et des centaines d'arbitres
00:30:31qui, eux,
00:30:32n'ont pas la protection
00:30:33des organisations internationales
00:30:34parce que l'arbitre professionnel,
00:30:35quand il sort du stade,
00:30:36il est évacué de manière tranquille
00:30:37et il n'y a pas des gens
00:30:38qui le poursuivent
00:30:39à la sortie du stade,
00:30:40il n'y a pas des gens
00:30:40qui vont l'attendre à la sortie
00:30:42pour demander des explications.
00:30:43Il va vivre sa vie
00:30:44d'arbitre professionnel
00:30:45avec les insultes condamnables
00:30:47sur les réseaux sociaux
00:30:47mais pas au contact physique,
00:30:49ce que les arbitres de proximité
00:30:51subissent malheureusement.
00:30:52– Alexandre Dernicot ?
00:30:53– Oui, mais ça rejoint
00:30:54ce qu'on a évoqué
00:30:55tout à l'heure
00:30:55sur ce fameux carton blanc
00:30:56parce que ça dépend
00:30:56où on met le curseur en fait.
00:30:57Dès qu'on met le curseur
00:30:58sur déjà la contestation
00:30:59qui fait qu'on sort 10 minutes,
00:31:01il y a moins les menaces
00:31:03et ensuite la violence.
00:31:05Et moi, je vous suis
00:31:07depuis à peu près
00:31:08un an, un an et demi
00:31:09comme ça sur les réseaux,
00:31:10je tombe parfois sur vous
00:31:12et je trouve ça super
00:31:14et je pense que le fait
00:31:17que vous filmiez,
00:31:18ça limite aussi.
00:31:20Et c'est tout ce travail
00:31:21sur la caméra embarquée,
00:31:23je pense,
00:31:25qui responsabilise le joueur aussi
00:31:26parce qu'il sait
00:31:27qu'il va être vu
00:31:30et il ne peut avoir
00:31:31qu'une réaction positive.
00:31:33Alors peut-être que certains
00:31:33pour passer sur votre TikTok,
00:31:35jouent le jeu même différemment
00:31:36en essayant de…
00:31:38– Vous pensez que votre caméra
00:31:39et votre micro,
00:31:39ils ont modifié
00:31:40votre rapport au joueur
00:31:42et la façon
00:31:43dont ils se comportent
00:31:44à votre égard ?
00:31:45Regardez-vous un micro à gauche.
00:31:45– Vous savez qu'ils sont filmés
00:31:46avant de rentrer sur le terrain ?
00:31:47– Généralement, oui.
00:31:49– Vous les prévenez ?
00:31:49– Je les préviens en amont
00:31:51aux deux capitaines généralement
00:31:52que le match sera filmé.
00:31:55Et oui,
00:31:55ça peut dissuader.
00:31:56Je sais qu'il me semble
00:31:57que c'est dans un département
00:31:58qu'ils ont déjà fait l'expérience.
00:32:00– Oui, c'est pour ça,
00:32:00c'est déjà essayé en fait.
00:32:01Il y a des districts qui le font
00:32:02et c'est pour ça que moi,
00:32:03je pense,
00:32:03c'est ce que j'évoquais en introduction,
00:32:05je pense que ça doit être généralisé.
00:32:06Aujourd'hui,
00:32:07ça coûte nettement moins cher qu'avant
00:32:09d'avoir de petites caméras embarquées
00:32:12et si ça peut permettre
00:32:13de rassurer beaucoup de jeunes
00:32:16pour accéder justement
00:32:17à cet engagement d'arbitre
00:32:19parce que la FFF met en place
00:32:20des mesures.
00:32:20Vous savez,
00:32:21les clubs ne peuvent pas monter
00:32:22s'ils n'ont pas un certain nombre
00:32:23d'arbitres.
00:32:24Il y a déjà beaucoup d'initiatives
00:32:25qui sont mises en place
00:32:26pour essayer d'inciter
00:32:27à aller vers l'arbitrage
00:32:28dans chaque club.
00:32:29Je pense que vous le faites,
00:32:30monsieur,
00:32:31vous le faites tous les deux.
00:32:32Je pense que vous essayez
00:32:33que les plus jeunes
00:32:36s'engagent dans l'arbitrage,
00:32:37par exemple.
00:32:38Mais pour qu'il n'y ait plus
00:32:39cette crainte-là,
00:32:40il faut aujourd'hui
00:32:41qu'on dispose de moyens
00:32:42technologiques
00:32:44et qu'on les mette en pratique
00:32:46pour que ce soit utile,
00:32:48je pense, oui.
00:32:48Ça vous a coûté cher,
00:32:49Aymen, de vous équiper ?
00:32:50C'est vous qui vous êtes payé
00:32:50votre caméra et votre micro ?
00:32:51Oui, c'est moi-même,
00:32:52comme je suis sur
00:32:54les réseaux sociaux,
00:32:55j'ai investi moi-même,
00:32:56il me semble que c'était
00:32:57400 euros,
00:32:58sur cette caméra-là.
00:32:59c'est quand même un budget
00:33:00pour une personne lambda
00:33:03et donc je pense que c'est
00:33:05un travail à faire avec
00:33:06les districts,
00:33:07les lignes,
00:33:07et peut-être financer par eux,
00:33:09ça pourrait être une bonne idée.
00:33:10Je pense que ça va être fait.
00:33:10Et j'aimerais souligner
00:33:11quelque chose qui était
00:33:12très important.
00:33:14Vous avez dit que,
00:33:14en gros,
00:33:15sur les terrains professionnels,
00:33:19l'exemplarité n'est pas conforme
00:33:21à ce qu'on veut
00:33:22parce que je sais que les éducateurs,
00:33:23au sein des clubs amateurs,
00:33:25le premier mot d'ordre,
00:33:26c'est de ne pas parler
00:33:27avec l'arbitre,
00:33:28dès le plus jeune âge.
00:33:30Mais je pense qu'à force
00:33:31de regarder le football
00:33:34professionnel,
00:33:35on voit quand il y a eu
00:33:37justement à la Cannes,
00:33:38sur la finale de la Cannes,
00:33:40il y a eu une situation
00:33:41très litigieuse.
00:33:42Ils sont sortis,
00:33:44les Sénégalais.
00:33:45Donc ça,
00:33:45c'est des petites images
00:33:46qu'on montre aux enfants
00:33:48et qui vont reproduire ça
00:33:50dans leurs petits clubs.
00:33:52Donc je pense que si
00:33:53les joueurs professionnels
00:33:55montrent une exemplarité
00:33:56sur les terrains,
00:33:57ça va refléter automatiquement
00:33:59sur le football amateur.
00:34:01C'est pour ça que c'est bien
00:34:02qu'ils aient donné peut-être
00:34:03raison au Maroc
00:34:04parce que ça prouve
00:34:05qu'il ne faut pas sortir du terrain.
00:34:07Ah non,
00:34:08on ne va pas refaire la finale
00:34:09de la Coupe d'Afrique des Nations
00:34:10si vous voulez.
00:34:14J'aimerais intervenir
00:34:15sur votre proposition
00:34:17de donner en fait
00:34:19une caméra pour chaque arbitre.
00:34:20Je suis également arbitre
00:34:21moi depuis à peu près 10 ans.
00:34:23et je trouve que ce n'est pas
00:34:25véritablement une solution
00:34:26qui est pertinente
00:34:27parce qu'on le sait très bien
00:34:29ça a un coût,
00:34:31qu'on est sur
00:34:31une restriction budgétaire,
00:34:33etc.
00:34:33Je ne parlais pas pour les gens,
00:34:34je disais que ça doit
00:34:35être fourni par les lignes.
00:34:37Exactement,
00:34:38mais je ne trouve pas
00:34:38qu'on devrait en arriver là
00:34:40que chaque arbitre
00:34:41devrait mettre une caméra
00:34:43pour assurer sa sécurité.
00:34:44On est d'accord que c'est dramatique
00:34:46d'en arriver là,
00:34:47de se dire pour assurer
00:34:48la sécurité de la partie
00:34:49et la sérénité du match,
00:34:51il faut que l'arbitre soit équipé.
00:34:52Mais s'il faut en arriver là
00:34:53pour que le foot s'apaise ?
00:34:55La véritable solution,
00:34:56moi je trouve,
00:34:56c'est dans la pédagogie
00:34:57et surtout dans la formation
00:34:59des jeunes adultes
00:35:00et des petits footballeurs.
00:35:02si on arrive à...
00:35:04Vous pensez qu'ils ne le savent pas,
00:35:05que c'est mal de menacer,
00:35:06de taper un arbitre ?
00:35:08Non mais moi,
00:35:08je suis plutôt de l'avis
00:35:09du président du club
00:35:11qui est avec nous,
00:35:12c'est de fournir plus de budget
00:35:15pour les clubs amateurs
00:35:17pour qu'ils puissent recruter
00:35:20des salariés au sein des clubs,
00:35:23je trouve...
00:35:23Mais du coup,
00:35:24ce que vous dites,
00:35:25c'est que cette violence,
00:35:26elle est liée
00:35:27au manque d'encadrants ?
00:35:29Oui.
00:35:29Effectivement.
00:35:30Oui ?
00:35:30Vous me dites tous oui,
00:35:32de façon une analyse.
00:35:33Oui, on est entièrement
00:35:33d'accord là-dessus.
00:35:34Le football amateur
00:35:36manque de moyens.
00:35:37C'est ça.
00:35:37Pour les professionnels,
00:35:38on met vraiment le paquet,
00:35:40mais pour le football amateur,
00:35:41on sent qu'on est un peu délaissé.
00:35:42Et les premiers qui en pâtissent,
00:35:44c'est les arbitres
00:35:47qui sont les principaux...
00:35:47Et les petits aussi.
00:35:48Les petits aussi.
00:35:50Je voudrais vous entendre, Kofi.
00:35:52Bonjour.
00:35:52Vous êtes responsable technique
00:35:53de l'école de foot
00:35:54des enfants de la Goutte d'or
00:35:55à Paris.
00:35:56Je suis même responsable technique
00:35:57du club
00:35:58des enfants de la Goutte d'or.
00:35:58Donc c'est un club
00:35:59dans le 18e arrondissement de Paris.
00:36:01Donc on est à environ 600 licenciés.
00:36:04Et nous, le football
00:36:06et le sport en général,
00:36:08c'est un outil d'éducation,
00:36:10voilà, d'insertion aussi,
00:36:11d'inclusion.
00:36:12Et comme disait le président de Vitry,
00:36:15on fait beaucoup de prévention.
00:36:17Donc la prévention sur la santé,
00:36:19sur comment bien se comporter,
00:36:21le fait d'avoir pas assez de moyens humains.
00:36:24Donc les bénévoles, nous on a,
00:36:26pareil, une trentaine de bénévoles.
00:36:28Les bénévoles ne sont pas tous
00:36:29des éducatrices ou des éducateurs,
00:36:31parce qu'ils ne sont pas formés.
00:36:33Donc moi, je pense que la formation
00:36:36aiderait grandement
00:36:37à réduire les problèmes de violence,
00:36:39les problèmes d'incivilité,
00:36:40tous ces problèmes-là.
00:36:42Donc je pense que le vrai problème,
00:36:44c'est ça, le manque de moyens.
00:36:46Mais il y a des formations.
00:36:47Les clubs, d'ailleurs,
00:36:48prennent en charge les formations,
00:36:49très souvent,
00:36:50pour des éducateurs
00:36:51qui vont ensuite bénéficier de...
00:36:53Non, mais il faut expliquer...
00:36:55Tout à l'heure, vous avez...
00:36:55Monsieur a expliqué,
00:36:56si je peux me permettre,
00:36:57c'est important de rappeler
00:36:58comment fonctionne aujourd'hui
00:36:59le football selon les échelons.
00:37:00Vous avez jusqu'à...
00:37:02Maintenant, il va y avoir
00:37:03la Ligue 3.
00:37:04Donc ça, c'est les 3 premières ligues
00:37:05qui sont professionnelles.
00:37:06Et après, il y a une zone obscure
00:37:09de la N2,
00:37:10qui va passer N1 à la...
00:37:12Dites pas obscure,
00:37:13les footballeurs qui les jouent
00:37:14de se sentir...
00:37:14Mais non, mais sur le statut.
00:37:16C'est Ligue 3 qui va passer
00:37:17en Ligue 3, du coup.
00:37:18La N1 qui passe en Ligue 3.
00:37:19Qui passe en Ligue 3,
00:37:20c'est ce que je viens de dire, monsieur.
00:37:20Je vais dire N1, non.
00:37:22Si, c'est ce que je viens de dire.
00:37:23Et je disais,
00:37:24la N2 va devenir la N1.
00:37:26Et donc, vous avez jusqu'à la...
00:37:28Aujourd'hui,
00:37:29si on reprend cet exemple-là,
00:37:31vous avez jusqu'à la R2, à peu près,
00:37:33une espèce d'hypocrisie
00:37:35où vous avez des joueurs
00:37:37qui touchent
00:37:39une rémunération annexe,
00:37:40donc des franchises
00:37:41de cotisations de sécurité sociale,
00:37:42ce que j'évoquais tout à l'heure,
00:37:43qui restent dans l'écosystème
00:37:44de l'espoir de devenir professionnels.
00:37:46C'est-à-dire qu'ils sont indemnisés
00:37:48à hauteur de 300, 400, 500, 600, 700 euros.
00:37:52Certains ont même des contrats fédéraux
00:37:54pour certains clubs.
00:37:55Et ce qui fait qu'aujourd'hui,
00:37:57la priorisation va vers les joueurs
00:37:59parce que l'image du club,
00:38:00elle est l'équipe fagnon
00:38:02et l'équipe première.
00:38:03Et donc, c'est souvent au détriment,
00:38:05d'ailleurs, peut-être d'autres choses
00:38:07dans le club,
00:38:08c'est-à-dire, par exemple,
00:38:09les éducateurs.
00:38:11Parce qu'il y a cette concurrence-là.
00:38:13Et donc, si vous voulez
00:38:15qu'il y ait plus de moyens,
00:38:16effectivement,
00:38:16ben oui, pour les éducateurs,
00:38:18il faut que les clubs se disent
00:38:20la priorité,
00:38:21ça doit être justement ça.
00:38:22Et donc,
00:38:23parce que s'ils sont en capacité
00:38:24de payer des joueurs,
00:38:25ils doivent être en capacité
00:38:26de payer des éducateurs.
00:38:27– Kofi ?
00:38:27– Oui.
00:38:27Vous parlez des clubs en R2.
00:38:30– Jusqu'à l'R2.
00:38:30– Oui, jusqu'en R2.
00:38:31Nous, on ne parle pas
00:38:32de ces clubs Levin.
00:38:33Nous, on est des clubs amateurs
00:38:34qui évoluent en district,
00:38:36en départemental.
00:38:37au niveau départemental.
00:38:38Donc, on n'a pas ces moyens-là.
00:38:40– Bien sûr, oui.
00:38:40– Donc, les moyens
00:38:41qu'on demande,
00:38:42c'est avoir des moyens
00:38:43pour pouvoir prendre
00:38:44des éducateurs
00:38:45et des éducatrices,
00:38:46pouvoir les former.
00:38:47Et donc,
00:38:49et ça,
00:38:49les budgets diminuent
00:38:50d'année en année.
00:38:51C'est ça, le problème.
00:38:52Et donc, nous,
00:38:53on doit payer les installations,
00:38:54les licences.
00:38:55On paye aussi
00:38:56les déplacements en match.
00:38:58Nous,
00:38:58pour notre club à nous…
00:39:00– Les installations ?
00:39:01C'est pas la mairie qui…
00:39:02– Ah non.
00:39:02Ben, on paye la mairie
00:39:03pour avoir les installations.
00:39:04On paye, on réserve les…
00:39:05– Vous louez un terrain,
00:39:06par exemple ?
00:39:07– On loue les terrains.
00:39:08On paye les arbitres aussi.
00:39:09Donc, tous ces moyens-là,
00:39:11si on les a pas,
00:39:12on pourra pas…
00:39:13– Et est-ce que déjà,
00:39:15vous êtes obligé
00:39:17de renoncer, par exemple,
00:39:18à l'organisation d'un tournoi,
00:39:19à un déplacement
00:39:20le week-end prochain ?
00:39:21– Oui, évidemment.
00:39:22Là, on est 600 salariés,
00:39:24600 licenciés cette saison.
00:39:26La saison dernière,
00:39:27on était 500 licenciés.
00:39:29L'année prochaine,
00:39:30on sera, avec la Coupe du Monde,
00:39:31peut-être 700 licenciés.
00:39:33Mais à un moment donné,
00:39:34notre capacité d'accueil
00:39:35va se réduire
00:39:35parce qu'on aura plus
00:39:36les moyens d'avoir
00:39:38des bénévoles,
00:39:39des éducateurs,
00:39:40des éducatrices,
00:39:41d'avoir des installations,
00:39:42payer nos arbitres,
00:39:43payer les installations.
00:39:45– Et est-ce que le prix
00:39:46de la licence,
00:39:46il a aussi quelque chose
00:39:48à voir avec les finances
00:39:49d'un club ?
00:39:50– Oui, oui.
00:39:51Effectivement.
00:39:52– Et donc, forcément,
00:39:53la baisse du pouvoir d'achat,
00:39:55elle ruisselle aussi
00:39:56sur cette ligne du budget.
00:39:58C'est-à-dire que,
00:39:59si la licence augmente,
00:40:02si le pouvoir d'achat baisse,
00:40:03finalement, le foot,
00:40:04les loisirs,
00:40:05c'est le premier achat
00:40:06sur lequel on rogne.
00:40:07Et vous le ressentez directement,
00:40:08non ?
00:40:08– Oui, oui, c'est sûr.
00:40:09Nous, dans notre quartier,
00:40:11on a un public très défavorisé
00:40:13qui n'a pas les moyens
00:40:14de payer une cotisation
00:40:16à 400 euros, par exemple.
00:40:18– 400 euros, par exemple,
00:40:20c'est la cotisation
00:40:20dans votre club
00:40:21pour une saison ?
00:40:22– Non, nous,
00:40:23dans notre club,
00:40:23la cotisation,
00:40:24elle est à 280 euros.
00:40:26Mais parfois,
00:40:27pour des familles
00:40:27qui ne peuvent pas payer
00:40:28la cotisation,
00:40:29on ne leur fait pas payer
00:40:30parce que, pour nous,
00:40:31avant tout,
00:40:32le football et le sport,
00:40:33en général,
00:40:34reste un levier d'éducation,
00:40:36d'insertion.
00:40:37Donc, on aide ces familles-là
00:40:39à pouvoir faire du football
00:40:43pour être en bonne santé
00:40:45et on met en place aussi
00:40:47des actions de prévention.
00:40:48on fait aussi de l'accompagnement
00:40:51à la scolarité,
00:40:52de l'accompagnement
00:40:52à la parentalité.
00:40:54Donc, on n'est pas juste…
00:40:55– Par exemple,
00:40:56quand vous dites
00:40:56on fait de l'accompagnement
00:40:57à la scolarité,
00:40:57de quelle façon ?
00:40:59C'est-à-dire, vous faites les devoirs
00:41:00avant de faire un match ?
00:41:01– Non, c'est pas comme ça.
00:41:04Donc, on a, du coup,
00:41:05de notre association,
00:41:06on a des bénévoles
00:41:07qui viennent de 16h30 à 20h
00:41:12pour aider les jeunes du quartier
00:41:15pour leurs devoirs.
00:41:16– D'accord.
00:41:16– On a aussi des activités culturelles
00:41:20qui sont proposées aux jeunes
00:41:21qui viennent au foot.
00:41:22Et donc, on a aussi des mamans du quartier
00:41:24qui jouent au football.
00:41:27Donc, voilà.
00:41:28Nous, pour nous, le foot,
00:41:29c'est vraiment ça.
00:41:30Essayer d'aider au maximum
00:41:31les gens du quartier,
00:41:34de notre arrondissement.
00:41:35Et malheureusement,
00:41:36avec le peu de budget qu'on a,
00:41:38on peut pas,
00:41:39on aimerait savoir,
00:41:40en tout cas,
00:41:41comment faire pour pérenniser
00:41:42ces actions.
00:41:43– Thomas Porte.
00:41:45– On voit l'impact
00:41:47quand on parle du coût de la licence
00:41:49et notamment dans le quartier
00:41:50dans lequel vous êtes situé,
00:41:52pour des familles de 240 euros,
00:41:53c'est absolument inaccessible.
00:41:56– C'est sûr que quand il faut
00:41:58faire des arrondissements…
00:41:59– Et au travers du témoignage
00:42:00qui est livré,
00:42:01on voit qu'au-delà
00:42:01de la pratique sportive,
00:42:03derrière, c'est un point de fixation
00:42:04sur l'aide à la scolarité,
00:42:07sur l'accompagnement des familles.
00:42:10Moi, je le redis,
00:42:10en Seine-Saint-Denis,
00:42:11on a un enfant sur deux
00:42:12qui ne fait pas
00:42:12d'activité sportive
00:42:13en dehors des cours d'EPS.
00:42:16Donc, ça,
00:42:17c'est une réalité
00:42:17qui est à prendre en compte.
00:42:18Et on a besoin
00:42:19d'avoir une politique publique
00:42:20ambitieuse de sport.
00:42:21Moi, je suis en désaccord total
00:42:23sur l'idée d'austérité budgétaire,
00:42:25de dire qu'il n'y a pas de moyens.
00:42:25Je crois qu'il y a beaucoup
00:42:26d'argent dans ce pays.
00:42:27C'est la question
00:42:27de savoir où on le met.
00:42:28Et la question,
00:42:29il n'est pas mis sur le sport.
00:42:30On en débat rarement.
00:42:32Moi, je suis parlementaire depuis quatre ans.
00:42:33C'est peut-être le premier débat
00:42:34que j'ai sur la thématique du sport
00:42:35ou peut-être le deuxième
00:42:36parce que dans le cadre
00:42:37des Jeux olympiques,
00:42:38c'était le visage de la France.
00:42:40Donc, on a débattu là-dessus.
00:42:41Mais on ne débat jamais
00:42:42du sport amateur.
00:42:44On ne débat jamais de loi.
00:42:45Regardez, on y consacre une heure ce soir.
00:42:46Je vous en remercie.
00:42:47C'est très important.
00:42:48Mais c'est un sujet
00:42:49qui touche quasiment
00:42:51l'intégralité des citoyens de ce pays.
00:42:52Que vous soyez joueurs, bénévoles.
00:42:54Enfin, moi, je me souviens
00:42:55quand j'étais petit,
00:42:56c'était ma maman et d'autres
00:42:57et des parents
00:42:58qui aidaient à faire les sandwichs,
00:43:00qui amenaient au stade,
00:43:01qui récupéraient les gamins
00:43:02après les matchs
00:43:02pour les ramener au domicile
00:43:04des uns et des autres.
00:43:05Donc, cet écosystème,
00:43:06évidemment,
00:43:06qui aura toujours du bénévolat
00:43:07parce qu'il y a des gens
00:43:08qui ont des situations
00:43:09qui leur permettent d'être là
00:43:10sur leur temps libre
00:43:11parce qu'ils ont les moyens.
00:43:12Mais ça ne peut pas reposer
00:43:13que sur du bénévolat en permanence.
00:43:15Il y a la question
00:43:16du statut des éducateurs.
00:43:18Il y a la question
00:43:18de dégager des ressources
00:43:19pour former des éducatrices
00:43:20et des éducateurs.
00:43:21Donc, tout ça, ça pose la question
00:43:22de quelle politique publique
00:43:23du sport on veut dans ce pays.
00:43:24Aujourd'hui, on n'a jamais
00:43:25de débat là-dessus.
00:43:26Mais quand on a des clubs sportifs
00:43:28qui sont engagés
00:43:29dans des territoires,
00:43:30on voit d'ailleurs
00:43:30les exemples qui sont livrés.
00:43:31La question du niveau
00:43:32de violence baisse.
00:43:34La question de certaines problématiques
00:43:35sont évacuées avant
00:43:37parce qu'il y a des discussions.
00:43:38On reconnaît les éducatrices
00:43:39et les éducateurs.
00:43:40On discute avant
00:43:41de sujets qui traversent
00:43:42la société.
00:43:43Et finalement,
00:43:44le club de sport,
00:43:44il pallie un peu
00:43:45des fois aux défaillances
00:43:46de l'État aussi.
00:43:46Il faut assumer les choses.
00:43:48Quand vous avez des aides
00:43:49aux devoirs,
00:43:49c'est parce qu'on pallie
00:43:51au fait que l'éducation nationale
00:43:52ne soit plus forcément à la hauteur
00:43:53parce qu'elle n'a pas
00:43:53les moyens non plus.
00:43:54Donc, il faut donner les moyens
00:43:56à ces bénévoles-là
00:43:57sans qui, je le redis,
00:43:58tout le monde a les yeux rivés
00:43:59sur ce qui se passe
00:43:59à la Coupe du Monde.
00:44:00Mais si on n'a pas
00:44:01un service public du sport
00:44:02de qualité avec des éducatrices,
00:44:04des éducateurs,
00:44:04des clubs qui détectent,
00:44:05qui forment et qui encadrent,
00:44:07il n'y aura plus d'équipe
00:44:07de France de foot performative.
00:44:09Donc, il faut aussi
00:44:10mettre ça en perspective,
00:44:11ne pas regarder
00:44:11que le haut du spectre.
00:44:13Évidemment,
00:44:13quand on aime le sport,
00:44:14on regarde ces matchs-là
00:44:15et c'est important de le faire.
00:44:16mais il y a aussi une réalité,
00:44:18c'est que sans les gens
00:44:19qui sont toujours sur notre plateau,
00:44:20le sport professionnel
00:44:21n'existe pas dans ce pays.
00:44:22Bon, je voudrais
00:44:23qu'on pense aux mamans.
00:44:25Ça fait deux, trois fois
00:44:26que vous en parlez.
00:44:27Les mamans qui emmènent
00:44:27les gamins aux entraînements
00:44:28et aux tournois le week-end.
00:44:29Bon, il y a les papas aussi.
00:44:31Mais les mamans, bon,
00:44:32elles ne connaissent pas forcément
00:44:33la règle du hors-jeu.
00:44:34Elles déposent les enfants
00:44:35et elles s'en vont
00:44:36ou elles regardent quand même
00:44:37le match depuis les tribunes
00:44:37et puis parfois quand même,
00:44:39elles chaussent les crampons.
00:44:40En Seine-Saint-Denis,
00:44:41une équipe de mamans footballeuses
00:44:43a vu le jour
00:44:43il y a quelques mois.
00:44:44Elles s'entraînent à Bondy,
00:44:45la ville qui,
00:44:46vu grandir Kylian Mbappé,
00:44:48elles n'ont pas l'intention
00:44:49d'imiter Kylian.
00:44:50C'est les enfants
00:44:51qui font les supporters.
00:44:52Voilà, c'est la pause fraîcheur
00:44:53dont chaque voix compte
00:44:54avec Alicia Rogge
00:44:55et Eva Billon,
00:44:56reportage sur le terrain.
00:45:03Un cri fédérateur.
00:45:06Ce jour-là,
00:45:07les mamans footballeuses
00:45:08des pavillons sous bois
00:45:10affrontent celles
00:45:10de Clichy-sous-Bois.
00:45:12Un match amical
00:45:13et un moyen
00:45:14de se dépasser
00:45:15après une dure journée.
00:45:17Ça me fait plus que du bien
00:45:18parce que là,
00:45:18je sors du travail
00:45:20à 17h,
00:45:21donc après,
00:45:21on fonce,
00:45:22récupérer les enfants
00:45:22parce qu'ils nous supportent aussi.
00:45:24Donc là,
00:45:24je me défoule un petit peu.
00:45:25Je faisais du foot avant.
00:45:27Ça faisait 10 ans
00:45:28que j'avais arrêté
00:45:28et c'était l'occasion
00:45:29de reprendre en fait.
00:45:31Retrouver du temps pour soi,
00:45:32bouger,
00:45:33sortir du quotidien.
00:45:35Ici,
00:45:35une fois par semaine,
00:45:36les rôles s'inversent.
00:45:37Sur le terrain,
00:45:39ce sont les mamans
00:45:39qui sont les stars.
00:45:41Sur la touche,
00:45:42leurs premiers supporters,
00:45:43leurs enfants.
00:45:45Ça fait plaisir
00:45:45de voir les mamans jouer
00:45:47comme ça,
00:45:47c'est bien.
00:45:49J'observe ses capacités,
00:45:50ça me fait plaisir.
00:45:52Au début,
00:45:52elle savait pas vraiment
00:45:54bien jouer au foot.
00:45:55Maintenant,
00:45:56je pense qu'elle s'est améliorée
00:45:59au maximum.
00:46:00Pour eux,
00:46:01hors de question
00:46:02de louper un match.
00:46:03C'est ça,
00:46:03c'est le problème.
00:46:06Regardez comment elle brille.
00:46:07Quand j'étais petite,
00:46:08qu'il fasse froid,
00:46:10qu'il pleuvait,
00:46:10qu'il fasse chaud,
00:46:11elle était toujours là.
00:46:12Donc, je me donne
00:46:12d'être là aujourd'hui.
00:46:13Sa mère,
00:46:14c'est elle, Diadou.
00:46:16La forme.
00:46:17Présidente de l'association
00:46:18créée en 2020.
00:46:20Son défi,
00:46:21offrir une activité physique
00:46:22adaptée.
00:46:23Dans cette équipe,
00:46:2475% des participantes
00:46:26étaient non sportives.
00:46:27Quand on est maman,
00:46:28on est tellement happé
00:46:29par la quotidienneté,
00:46:31c'est-à-dire le sport
00:46:32de tous les enfants,
00:46:33entre l'athlétisme,
00:46:34le foot,
00:46:35l'aide aux devoirs
00:46:36et tout ce qui s'ensuit,
00:46:37les courses.
00:46:38On a la tête un peu partout
00:46:39et c'est vrai que là,
00:46:40c'est un moment que pour nous.
00:46:41C'est un moment où
00:46:42on pense à rien.
00:46:43Le portable, il est déposé.
00:46:44Une fois le coup de sifflet
00:46:46final donné,
00:46:47direction les vestiaires.
00:46:48La compétition laisse maintenant place
00:46:50à des échanges plus intimes.
00:46:52On parle de Périnée.
00:46:55Ah, c'est vrai.
00:46:56On parle souvent de Périnée.
00:46:57Que ce soit et nos problématiques,
00:46:59les tips,
00:47:00sur la dernière cuisine qu'on a fait,
00:47:02la dernière tenue à la mode,
00:47:04ou les derniers cancans.
00:47:06À l'intérieur,
00:47:08bonne humeur
00:47:08et ambiance garantie.
00:47:13Ces femmes ont déjà
00:47:15de nouveaux objectifs.
00:47:17Accueillir encore plus de mamans
00:47:18et se lancer un jour
00:47:20en compétition régionale.
00:47:22Il y avait le projet Mbappé,
00:47:23il y a peut-être le projet Wendy Renard
00:47:25qui sait.
00:47:25Je voudrais que Chloé prenne la parole.
00:47:27On a une footballeuse
00:47:28parmi nous.
00:47:29Bonsoir Chloé.
00:47:30Bonsoir.
00:47:30Vous jouez à quel poste ?
00:47:32Alors moi, je suis latérale gauche
00:47:33du coup au Paris Soccer.
00:47:34Au Paris Soccer,
00:47:36c'est le club de foot féminin de Paris.
00:47:39C'est ça.
00:47:39Vous jouez depuis longtemps ?
00:47:40Oui, moi, je joue depuis...
00:47:42Ça fait 12 ans que je joue dans un club.
00:47:44J'ai fait six clubs différents.
00:47:46C'est important aussi
00:47:46de voir les filles ce soir
00:47:47et de les entendre.
00:47:48Oui, c'est super.
00:47:50Vous voyiez réagir tout à l'heure
00:47:51quand on parlait de l'arbitrage,
00:47:52quand on parlait de la violence.
00:47:54Les filles, elles sont concernées aussi ?
00:47:56J'allais dire que justement,
00:47:57moi, mon discours,
00:47:58il va être très différent
00:48:00parce qu'au final,
00:48:00nous, on subit peu de violence
00:48:02sur le terrain
00:48:04de la part des supporters
00:48:05ou même entre joueuses.
00:48:09On se heurte à d'autres problèmes
00:48:12malheureusement
00:48:13qui attaquent plus vraiment notre pratique
00:48:15pour le coup
00:48:15et notre quotidien.
00:48:17quotidien.
00:48:17Et quels ?
00:48:19Alors, du coup,
00:48:19pas dans mon club actuel
00:48:21parce que j'ai trouvé
00:48:21quelques solutions
00:48:25en étant dans un club 100% féminin
00:48:27pour le coup,
00:48:27mais dans mes anciennes expériences,
00:48:29on pouvait avoir,
00:48:30par exemple,
00:48:30vous parliez tout à l'heure
00:48:31de l'accès aux infrastructures.
00:48:33Nous, en tant qu'équipe féminine,
00:48:36on avait toujours, par exemple,
00:48:38l'accès aux derniers créneaux libres
00:48:41après les garçons.
00:48:42Donc, parfois,
00:48:43ça peut jouer à une demi-heure,
00:48:44mais une demi-heure,
00:48:44c'est beaucoup dans notre quotidien.
00:48:46Quand on fait,
00:48:47on s'entraîne à 20h30,
00:48:49c'est souvent, voilà,
00:48:50une heure et demie d'entraînement.
00:48:51On termine à 22h,
00:48:52ça fait rentrer tard.
00:48:54C'est pareil,
00:48:55jouer avec les chasubes
00:48:56qui ont été utilisés
00:48:57juste avant par les garçons,
00:48:58ça, c'est super.
00:48:59Oh non !
00:49:01Même, enfin,
00:49:01dans certains clubs,
00:49:02on a pu jouer aussi
00:49:02avec des textiles
00:49:05qui étaient vraiment,
00:49:05enfin,
00:49:05pas du tout à nos tailles
00:49:07et pour moi,
00:49:08c'est pas un caprice,
00:49:09c'est juste une question aussi
00:49:10de confort
00:49:10et se sentir bien aussi
00:49:12quand on joue
00:49:13et quand on fait notre sport.
00:49:16Donc,
00:49:18je trouve qu'en régional
00:49:19et aussi en national
00:49:20parce que j'ai pu connaître
00:49:21la nationale,
00:49:22il y avait aussi ces problèmes.
00:49:25là,
00:49:26en régional,
00:49:27au Paris Soccer,
00:49:28on est pour le coup dans un club
00:49:29donc 100% féminin
00:49:30qui, on va dire,
00:49:32fait des choix
00:49:32et prend des décisions
00:49:33en mettant au cœur
00:49:35du coup,
00:49:36de tout ça,
00:49:37les femmes.
00:49:38Donc,
00:49:39c'est vraiment plaisant
00:49:40parce que j'ai l'impression
00:49:41en tout cas que tout le monde
00:49:42y trouve sa place.
00:49:43On n'a pas l'impression
00:49:44d'être délaissé
00:49:44ou d'être un peu l'équipe
00:49:46par défaut du club.
00:49:49Donc,
00:49:49on a un staff étoffé
00:49:53avec à peu près 6 personnes.
00:49:55On a quand même
00:49:55deux préparateurs physiques.
00:49:57On a un coach adjoint,
00:49:58un coach principal,
00:49:59un coach gardien.
00:50:00On a une kiné.
00:50:01Enfin voilà,
00:50:01on a quand même l'ambition
00:50:02de monter aussi en national.
00:50:03Mais en tout cas,
00:50:04ça fait plaisir de voir
00:50:05qu'un club
00:50:07met ses forces
00:50:08dans le football féminin
00:50:10de la formation jusqu'à...
00:50:12Quand vous avez voulu commencer
00:50:13le football ?
00:50:14D'abord,
00:50:14est-ce qu'on dit encore aux filles,
00:50:15c'est pas un sport de filles
00:50:16ou c'est bon,
00:50:17on a réglé ce problème ?
00:50:18Alors moi,
00:50:19j'ai commencé tard.
00:50:20J'ai commencé à l'âge de 16 ans.
00:50:22Mais du coup,
00:50:23ma soeur jumelle
00:50:24qui est là,
00:50:25elle a commencé plutôt
00:50:25à 6 ans.
00:50:26Et pour le coup,
00:50:27elle était toute seule
00:50:28dans son équipe de filles.
00:50:30Ça va parce qu'elle était forte.
00:50:31Donc du coup,
00:50:32elle était quand même assez
00:50:33mise en avant
00:50:34et elle recevait des ballons.
00:50:35Mais dans les équipes adverses
00:50:37où il y avait
00:50:37une ou deux filles,
00:50:40parfois on voyait
00:50:40que c'était les filles
00:50:42qui restaient très longtemps
00:50:43sur le bord du terrain.
00:50:46Donc,
00:50:46je trouve que ça a quand même
00:50:47pas mal évolué.
00:50:49Aussi,
00:50:50grâce aux clubs
00:50:52qui permettent
00:50:54à des jeunes filles
00:50:55dès le plus jeune âge
00:50:56de jouer qu'entre filles.
00:50:57Parce que pour le coup,
00:50:58ça peut peut-être aussi
00:51:02donner envie
00:51:02à certaines filles
00:51:03qui ont peur de jouer
00:51:03avec les garçons,
00:51:05de s'investir dans la pratique.
00:51:08Les trois clubs
00:51:09qui sont représentés,
00:51:10vous avez des filles
00:51:10dans vos clubs,
00:51:12Oui.
00:51:14Et vous entendez
00:51:15les sujets
00:51:15que soulève Chloé
00:51:16sur les chasubes
00:51:17des garçons qu'on récupère,
00:51:18voire les vestiaires sales
00:51:20dans lesquelles
00:51:20on va se toucher après eux ?
00:51:21Alors justement,
00:51:22tout à l'heure,
00:51:23comme on a fait un focus
00:51:24sur la violence,
00:51:24il y avait les aspects financiers,
00:51:26le sport santé,
00:51:27mais aussi la féminisation
00:51:28du sport,
00:51:29qui est un vrai sujet.
00:51:30Nous,
00:51:31on a eu la chance
00:51:32d'avoir une joueuse
00:51:34qui aujourd'hui
00:51:35est professionnelle
00:51:35qui est à Lyon,
00:51:36mais qui,
00:51:37quand elle a pratiqué,
00:51:39elle était avec les garçons.
00:51:40Et on a,
00:51:41depuis quelques années,
00:51:43fait un travail
00:51:44pour mettre en place
00:51:45une école de foot féminine.
00:51:47Donc aujourd'hui,
00:51:47on a une partie,
00:51:49sur nos 1500 adhérents,
00:51:53on a 150 filles.
00:51:54ça ne représente que 10 %,
00:51:55c'est rien.
00:51:57Mais aujourd'hui,
00:51:58elles peuvent pratiquer
00:51:58de U6 jusqu'à senior,
00:52:02uniquement dans une pratique féminine.
00:52:05Donc,
00:52:05on voit qu'elles sont à l'aise.
00:52:06On fait un vrai travail
00:52:07pour que l'encadrement aussi
00:52:09soit féminin,
00:52:10puisqu'on s'est aperçu
00:52:12que c'est beaucoup plus simple
00:52:14et beaucoup plus,
00:52:15pour les filles,
00:52:16d'avoir aussi une image
00:52:17sur laquelle s'identifier,
00:52:19d'avoir des dirigeantes,
00:52:20des encadrantes.
00:52:20Et donc là aujourd'hui,
00:52:22par exemple,
00:52:22à Vitry,
00:52:23on a un projet
00:52:24avec une école.
00:52:25On va un peu,
00:52:27dans toutes les écoles primaires,
00:52:28un peu porter la bonne parole
00:52:29pour féminiser ce sport,
00:52:32puisqu'aujourd'hui encore,
00:52:33dans l'esprit,
00:52:35dans la mentalité de nos sociétés,
00:52:37le foot,
00:52:37c'est un sport de garçons,
00:52:38ce qui est complètement faux.
00:52:40Nos Jeux sont beaucoup plus pertinentes
00:52:43et intelligentes.
00:52:44D'ailleurs,
00:52:44nous,
00:52:45à Vitry,
00:52:47nos deux meilleurs résultats
00:52:48cette saison,
00:52:49ce sont nos U18 et nos U15 féminines
00:52:51qui montent en régional,
00:52:52alors que les garçons,
00:52:54bon,
00:52:54alors ils ont fait plein d'efforts,
00:52:55mais...
00:52:55Et ça chambre un peu, du coup ?
00:52:57Oui,
00:52:57et puis voilà,
00:52:58il y a une vraie attention
00:53:00portée sur les filles.
00:53:01On voit que,
00:53:01c'est quand même,
00:53:03on voit que dans la société,
00:53:05faire du foot quand vous êtes une fille,
00:53:06c'est pas encore rentrer dans les mœurs.
00:53:08Voilà,
00:53:08et c'est une problématique.
00:53:10Donc effectivement,
00:53:11nous,
00:53:12on fait ce travail-là.
00:53:13Après,
00:53:13je voulais juste rebondir,
00:53:14parce que nous,
00:53:15sur Coffice,
00:53:16ce que disait,
00:53:16vous voyez,
00:53:16nous,
00:53:17on n'a pas du tout...
00:53:17On est deux clubs,
00:53:19on a un peu les mêmes valeurs,
00:53:21mais nous,
00:53:21notre cotisation,
00:53:22elle est à 180 euros.
00:53:23Elle est à 180 euros.
00:53:24Pourquoi ?
00:53:25Parce qu'on a de la chance
00:53:26d'être soutenu par la mairie de Vitry,
00:53:28qui nous met en plus des subventions,
00:53:30des installations à titre gratuit.
00:53:32Nous,
00:53:33comme aux autres clubs de Vitry-sur-Seine.
00:53:35Donc,
00:53:36on a de la chance,
00:53:36mais vous voyez,
00:53:38on n'est pas logé à la même enseigne,
00:53:40et en fait,
00:53:41on ne peut pas pérenniser.
00:53:42Donc,
00:53:42il faut vraiment que ça devienne,
00:53:44au niveau des gouvernements...
00:53:47Mais est-ce qu'on a envie
00:53:48que ce soit centralisé à Paris,
00:53:50tout ça ?
00:53:51Est-ce qu'il faut que ça reste
00:53:52du ressort des collectivités locales ?
00:53:54Alors oui, ça crée des inégalités,
00:53:55parce qu'on le voit,
00:53:56Coffice,
00:53:56il va payer le loyer du terrain
00:53:58pour le week-end prochain
00:53:59et pas Marco.
00:54:01À quel échelon ça doit être ?
00:54:03La question du service public,
00:54:04elle n'empêche pas
00:54:05une décentralisation derrière.
00:54:07On peut avoir un service public national du sport...
00:54:09Mais si c'est au bon vouloir de la mairie,
00:54:11ça crée des inégalités ?
00:54:12Effectivement,
00:54:13il y a une question,
00:54:13puisque selon la couleur de la majorité
00:54:16ou selon l'appartenance politique,
00:54:17on peut avoir du jour au lendemain,
00:54:18la veille d'une élection au lendemain,
00:54:20le coût d'une salle qui change.
00:54:22Donc ça,
00:54:22est-ce qu'il faut réfléchir
00:54:23à l'échelon national
00:54:24de savoir qu'on met à disposition
00:54:26des salles ou pas ?
00:54:27Je pense que ça,
00:54:28ça se réfléchit.
00:54:29Moi,
00:54:29je n'ai pas de réponse magique ici,
00:54:31mais je crois que la question
00:54:32de l'accès aux infrastructures,
00:54:33par contre,
00:54:34ça, c'est une réponse nationale.
00:54:36Et peut-être qu'une des réponses,
00:54:37c'est d'avoir plus d'infrastructures,
00:54:38de les entretenir,
00:54:40de les rénover,
00:54:41pas simplement celles
00:54:42qui sont le bijou visible
00:54:43du territoire national,
00:54:44mais de permettre
00:54:45qu'il y ait plus d'infrastructures,
00:54:46parce que ça résoudra
00:54:47à la fois le problème de créneaux
00:54:48qui fait que les filles
00:54:49on les fait jouer en dernière,
00:54:51qu'on refuse des licenciés
00:54:52parce qu'on n'a plus
00:54:53de créneaux disponibles
00:54:54sur un terrain de foot.
00:54:55Donc je pense qu'il faut avoir
00:54:55une politique à minima
00:54:56au niveau des infrastructures
00:54:57qui là est une politique nationale.
00:54:59Alexandre,
00:54:59Oui,
00:55:00et c'est un sujet
00:55:02de politique nationale.
00:55:03Vous savez,
00:55:05on a tendance aujourd'hui
00:55:06à avoir comme politique sportive
00:55:08uniquement des réactions de tweets.
00:55:10Alors c'est vrai,
00:55:10il y avait eu des moyens
00:55:11qui avaient été mis pendant les JO,
00:55:12il y avait ces 357 sportifs
00:55:13qui ont pu vivre de leur sport,
00:55:15c'était une première
00:55:15pour les JO de 2024
00:55:17et les JO de 2026
00:55:18et les JO d'hiver.
00:55:19Il y avait tout un projet
00:55:20financier par rapport à ça,
00:55:21d'ailleurs ça a marché,
00:55:22on peut le constater aujourd'hui.
00:55:25Mais dans les années 60,
00:55:26par exemple,
00:55:27vous aviez eu un énorme plan Herzog
00:55:28qu'avait donné
00:55:29la Halle-Mégro qui est devenue l'INSEP,
00:55:33un gymnase à côté de chaque collège,
00:55:35chaque lycée,
00:55:36il y a eu une vision aujourd'hui
00:55:38qui nous profite encore aujourd'hui.
00:55:39Et donc c'est très important,
00:55:40je pense,
00:55:41qu'on arrête de mettre de côté le sport
00:55:44comme si ce serait un domaine
00:55:46qui ne serait pas politique
00:55:47parce que c'est un domaine
00:55:48qui concerne beaucoup plus de Français
00:55:50que d'autres sujets
00:55:51qui sont au cœur de l'actualité.
00:55:52Donc moi je trouverais assez sain évidemment
00:55:55qu'on ait des débats,
00:55:56on va être peut-être en désaccord
00:55:57ou peut-être en accord
00:55:58sur d'autres points
00:55:58avec d'autres mouvements,
00:56:00mais qu'il y ait des débats sur ça
00:56:01parce que ça concerne beaucoup de gens.
00:56:03Donc savoir quels moyens
00:56:04vont être mis en termes
00:56:05de politique sportive,
00:56:07quelles orientations on va choisir
00:56:10et qu'il y ait des lois
00:56:12qui passent également.
00:56:13Sur du national,
00:56:14je l'ai évoqué tout à l'heure
00:56:15par exemple sur une uniformisation
00:56:18par exemple des sanctions
00:56:19qui peut y avoir.
00:56:21Sur ce qui était évoqué là par contre,
00:56:23sur le fait de fournir
00:56:25les infrastructures,
00:56:26moi je ne suis pas sûr
00:56:27que ce soit la couleur politique
00:56:30qui compte.
00:56:31En réalité,
00:56:31c'est souvent est-ce qu'il y a
00:56:32beaucoup d'infrastructures
00:56:33ou pas dans la ville.
00:56:34Et donc,
00:56:34si vous êtes en concurrence
00:56:35avec un autre sport,
00:56:37et s'il y a plus de licenciés,
00:56:38forcément il y a moins de créneaux.
00:56:40Et donc,
00:56:40il y a cette limite là.
00:56:45Mais c'est pour ça qu'aujourd'hui,
00:56:46il faut un grand plan
00:56:48par rapport à ça.
00:56:49Je crois beaucoup au synthétique
00:56:51par exemple
00:56:52parce que vous pouvez jouer
00:56:53l'hiver aussi.
00:56:54Ça fait mal aux genoux.
00:56:56Oui, mais honnêtement,
00:56:57ça permet de jouer l'hiver.
00:56:58Ça permet de jouer l'hiver.
00:57:00C'est relatif
00:57:00parce que ça fait moins mal
00:57:01que les vieux synthés
00:57:03d'avant quand même.
00:57:06Et c'est d'ailleurs
00:57:07souvent plus agréable
00:57:08moi je trouve pour jouer
00:57:08même si certains disent
00:57:09qu'il y a plus de blessures.
00:57:11Il n'y a pas d'étude
00:57:11qui le confirme à 100%.
00:57:13Non mais moi je suis un vieux,
00:57:14je suis habitué aux gazon.
00:57:15Mais je comprends l'idée
00:57:16que le synthétique effectivement
00:57:17c'est moins coûteux
00:57:18en termes d'entretien.
00:57:20Oui, forcément.
00:57:20Il n'y a pas besoin
00:57:21d'avoir des services permanents
00:57:22qui vont des jardiniers.
00:57:24Il y a un complexe
00:57:24sur le synthétique.
00:57:25Mais non mais sur le budget
00:57:26après évidemment
00:57:27que ce soit national,
00:57:28local,
00:57:29directement de la part
00:57:30de la collectivité,
00:57:31évidemment qu'il y a
00:57:31une question là-dessus.
00:57:32Évidemment qu'il faut
00:57:33se poser des questions
00:57:34sur quel financement
00:57:35du sport on veut
00:57:36parce que ça a été rappelé,
00:57:37ça a été dit,
00:57:38effectivement on avait mis
00:57:38un très grand plan
00:57:40et un projet
00:57:41de construction
00:57:42d'infrastructures
00:57:43dans les années 60.
00:57:44c'était après
00:57:45les Jeux olympiques de Rome
00:57:46en 60 où la France
00:57:47avait littéralement flopé
00:57:48au tableau des médailles
00:57:48en terminant 25ème.
00:57:50Et la volonté de l'époque
00:57:51du général de Gaulle
00:57:51était de faire en sorte
00:57:53que la France
00:57:53devienne pleinement
00:57:54une nation sportive
00:57:55à la fois par la formation,
00:57:57la détection
00:57:58et la performance.
00:57:59Et on a eu des résultats
00:58:00aujourd'hui
00:58:01avec l'INSEP
00:58:01et avec l'excellence française
00:58:03qu'on a
00:58:03et qu'on a dans beaucoup de sports
00:58:04et beaucoup de sports
00:58:06collectifs notamment.
00:58:07Le souci c'est qu'aujourd'hui
00:58:08la nouvelle philosophie
00:58:09qui a été mise en place
00:58:10par Emmanuel Macron
00:58:12depuis les Jeux olympiques
00:58:132024
00:58:13avec l'ANS,
00:58:14l'Agence nationale du sport
00:58:15et vous l'avez rappelé
00:58:16avec les 350 athlètes
00:58:17qui ont pu vivre
00:58:18de leurs loisirs
00:58:20en tout cas
00:58:21de leur activité sportive
00:58:22à travers les Jeux olympiques,
00:58:24c'est de miser
00:58:24sur la crème de la crème,
00:58:26c'est de miser sur l'élite.
00:58:27Il y a 5000 athlètes
00:58:28de haut niveau recensés
00:58:29par le ministère des sports
00:58:30et on a sélectionné 350
00:58:31qui vont certes toucher
00:58:3240 000 euros par an
00:58:33pour pouvoir pleinement
00:58:34se consacrer à la formation olympique
00:58:36en délaissant tous les autres.
00:58:37Et si on mise tout
00:58:38sur l'excellence,
00:58:39sur le projet élite
00:58:41de l'ANS
00:58:42en mettant de côté
00:58:43les budgets dédiés
00:58:44aux sports amateurs...
00:58:46On ne peut pas marcher
00:58:46sur les deux jambes aussi ?
00:58:47Le souci c'est qu'il n'y a pas
00:58:48de corrélation
00:58:49entre sport qui se pratique
00:58:50et sport qui se regarde.
00:58:52Sport qui se regarde,
00:58:52sport d'excellence.
00:58:53Et on a démontré
00:58:54que quand bien...
00:58:54J'ai envie de vous contredire Pierre.
00:58:56Pardonnez-moi,
00:58:57vous êtes l'arbitre,
00:58:58je vous respecte infiniment
00:58:59mais même Kofi tout à l'heure
00:59:00il a fait référence
00:59:02D'un mot il a dit
00:59:03on verra ce qui se passe
00:59:04selon la Coupe du Monde.
00:59:05Selon ce que fait
00:59:06l'équipe de France
00:59:07en Coupe du Monde,
00:59:08est-ce que ça peut changer
00:59:09les choses ?
00:59:09Je peux vous assurer
00:59:10que dès la rentrée prochaine
00:59:12dès septembre 2026,
00:59:13si la France encore plus
00:59:14va en finale voir
00:59:15la Coupe du Monde,
00:59:16il va y avoir une demande
00:59:17en augmentation
00:59:18de la part de petits
00:59:19qui vont vouloir ressembler
00:59:20à Dembélé ou Bappé,
00:59:22évidemment.
00:59:23Mais le souci c'est que
00:59:23un, parce qu'il y a
00:59:25des problématiques
00:59:26d'infrastructures,
00:59:27parce que des problématiques
00:59:27budgétaires,
00:59:28parce que des problématiques
00:59:30parce qu'il y a des problématiques,
00:59:31oui, de violences
00:59:32ou de problématiques sociétales
00:59:33ou autres,
00:59:35la pérennisation
00:59:36de la hausse
00:59:37de licenciés
00:59:38n'est pas durable.
00:59:40En gros,
00:59:41si vous voulez,
00:59:41vous allez avoir un pic,
00:59:42comme on l'a eu
00:59:43après les Jeux olympiques d'ailleurs,
00:59:44après les Jeux olympiques,
00:59:44on a eu un pic
00:59:45de la pratique sportive
00:59:46qui ensuite est retombé
00:59:47au quasi même niveau
00:59:48que 2023
00:59:49un an plus tard.
00:59:50Parce que,
00:59:51par exemple,
00:59:51pour les piscines,
00:59:52on était en admiration
00:59:53devant Léon Marchand,
00:59:54tout le monde a voulu
00:59:55se mettre à nager,
00:59:55pas assez de piscines.
00:59:56Le ping-pong,
00:59:57les frères Lebrun,
00:59:58tout le monde est en admiration
00:59:59devant eux,
01:00:00on a voulu jouer au ping-pong,
01:00:01pas assez de gymnase.
01:00:02C'est aussi une réponse
01:00:03de politique publique.
01:00:04Donc en fait,
01:00:05là, les patrons de club,
01:00:06les managers,
01:00:07les entraîneurs,
01:00:07vous redoutez une victoire
01:00:08de l'équipe de France, non ?
01:00:11Parlez dans le micro, Goffi !
01:00:14Comment on va répondre
01:00:16à l'explosion
01:00:17des demandes d'adhésion
01:00:18en club
01:00:19à la rentrée
01:00:19si la France
01:00:20est en finale
01:00:21voire en troisième étoile ?
01:00:23Oui.
01:00:24Nous, on sait que, de toute façon,
01:00:25notre capacité d'accueil
01:00:26sera très limitée
01:00:27parce qu'on n'a pas
01:00:28le budget
01:00:31pour accueillir
01:00:321 200 licenciés,
01:00:34nous, en tout cas,
01:00:34notre club,
01:00:36parce que les infrastructures,
01:00:37parce que les bénévoles
01:00:40qui ne sont pas là,
01:00:40les arbitres et autres.
01:00:41donc il faudra trouver
01:00:43des solutions.
01:00:45Donc le problème du budget,
01:00:46c'est vraiment...
01:00:47Il y a un rapport
01:00:47entre le budget
01:00:49et les bénévoles,
01:00:50si je peux me permettre,
01:00:51parce que moi,
01:00:52mon fils fait du foot,
01:00:53du rugby, du judo.
01:00:54Il fait trois sports.
01:00:55Oui, désolé.
01:00:58Il enchaîne les trois
01:00:59le mercredi
01:01:00puis souvent le samedi
01:01:01les matchs.
01:01:02Et je ne vois pas
01:01:04les mêmes problématiques,
01:01:05par exemple.
01:01:06Sur les infrastructures,
01:01:07je suis d'accord,
01:01:07mais sur l'engagement bénévole,
01:01:11moi, j'insiste,
01:01:12et je n'ai pas forcément
01:01:14la solution précise
01:01:16sur comment on peut adapter
01:01:17pour créer cet engagement
01:01:18en termes de communication
01:01:19ou autre.
01:01:20Mais je constate
01:01:21qu'il y a beaucoup plus
01:01:22de jeunes U18
01:01:25et seniors en rugby
01:01:27qui s'engagent
01:01:28dans le club
01:01:28et qui vont aider,
01:01:29même chez les filles,
01:01:30par exemple,
01:01:30et qui vont aider
01:01:31chez Catégories jeunes
01:01:32que dans le foot.
01:01:34Et il y a un vrai frein.
01:01:34C'est 10 secondes
01:01:35pour lui répondre,
01:01:35parce que notre temps
01:01:37est écoulé.
01:01:40pour les petits,
01:01:42comme le stade
01:01:42est éloigné
01:01:45du lieu d'habitation
01:01:46des enfants,
01:01:47nous, on a des bénévoles
01:01:48qui les accompagnent.
01:01:49Donc, si on passe
01:01:50de 600 licenciés
01:01:52à 1 000 licenciés,
01:01:53il faudra plus de bénévoles.
01:01:54Et si on n'a pas
01:01:55cette capacité-là
01:01:57de bénévoles,
01:01:57on ne pourra pas
01:01:58prendre tous ces enfants.
01:01:59C'est plus ça le problème.
01:02:01En tout cas,
01:02:01le rapport budget bénévole.
01:02:03C'était ça ma question.
01:02:04D'accord.
01:02:05Je cifle la fin de la partie.
01:02:06Merci.
01:02:07Je vous remercie infiniment
01:02:08d'être venu parler de ce sujet
01:02:09ce soir sur le plateau
01:02:10de Chaque Voix Compte
01:02:11pour nous montrer
01:02:11que le vrai cœur
01:02:12du foot français,
01:02:13c'est chez vous
01:02:14qu'il bat tous les week-ends.
01:02:16Cette émission est rediffusée
01:02:17tout à l'heure à 23h30.
01:02:18Vous la retrouvez aussi sur lcp.fr.
01:02:20Merci à mon arbitre,
01:02:21Pierre Rondeau,
01:02:22d'avoir été là
01:02:23ce soir dans Chaque Voix Compte.
01:02:24Si vous aussi,
01:02:25chez vous,
01:02:25vous voulez venir assister
01:02:27à cette émission,
01:02:28voir y participer,
01:02:29interrogez vos élus,
01:02:30vos députés,
01:02:31vous flashez le petit QR code,
01:02:33vous vous inscrivez
01:02:33sur lcp.fr
01:02:34pour la prochaine émission.
01:02:35Chaque Voix Compte
01:02:36revient mardi à 19h30.
01:02:38Passez une belle fin de semaine.
01:02:39Prenez soin de vous.
01:02:53.
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