- il y a 2 mois
Invité :
Jonathan Nondier, éleveur, agriculteur, président des Jeunes Agriculteurs (JA) de Moselle
Remerciements :
Jonathan et Christian Nondier
Présentation : Vianney Huguenot
Réalisation : Azzedine Brahimi
Jonathan Nondier, éleveur, agriculteur, président des Jeunes Agriculteurs (JA) de Moselle
Remerciements :
Jonathan et Christian Nondier
Présentation : Vianney Huguenot
Réalisation : Azzedine Brahimi
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NewsTranscription
00:00Ici Lorraine, crack pour l'émission, sur Marouk, sur Moselle TV et Vosges Télévisions.
00:06Ici, votre radio de proximité en Lorraine.
00:32Chers amis de Sur Marouk, bonjour.
00:35Cette semaine, je suis en Moselle, dans le sud de la Moselle.
00:37On est dans le sol noir.
00:39On a invité Jonathan Nondier.
00:41Jonathan Nondier, vous le connaissez probablement parce qu'il est le président des Jeunes Agriculteurs de Moselle.
00:45Il est aussi président du syndicat au vin de la Moselle.
00:48Mais il va nous faire entrer dans son exploitation agricole avec des très belles limousines qu'on ira voir à
00:56Burlioncourt pour démarrer l'émission.
00:58Et puis nous viendrons ici, on est juste à côté de très belles étangs de la Mutch.
01:02Et on est au milieu, enfin elles vont arriver, je pense.
01:05Je crois qu'il y a 400 brebis ici.
01:07Il va nous dire précisément combien elles sont.
01:10Et c'est un éleveur de brebis, éleveur de limousines.
01:15Et puis il est aussi un céréalier.
01:19C'est très intéressant de discuter avec lui parce que c'est quelqu'un qui a repris une exploitation,
01:23enfin qui est associé avec son papa qui était agriculteur.
01:27Et il y a donc une forme de transmission.
01:31Et puis bien sûr on sera dans l'actualité avec Jonathan Nondier puisqu'il est président des GIA.
01:36Et que les GIA sont très impliqués dans l'organisation des fameuses terres de gym en septembre.
01:41C'est le plus grand événement agricole en Europe.
01:44Je ne sais pas si j'ai bien dit les choses mais il va nous dire si c'est parfait.
01:47Voilà, pour l'heure je pars à Burlioncourt rejoindre mon invité.
01:50Et puis nous reviendrons ici près d'Etlanda Mutch.
01:52A tout de suite.
02:13Bonjour Jonathan.
02:15Bonjour.
02:15On est à Burlioncourt ici.
02:17C'est ça oui.
02:18Burlioncourt.
02:19Mais ce n'est pas votre berceau, c'est plus Château-Salin.
02:23Vous êtes né, vous avez fait vos études primaires on va dire.
02:26Exact, moi j'ai grandi à Château-Salin.
02:28Donc c'est à quelques kilomètres d'ici, c'est le chef lieu d'arrondissement.
02:32Donc on est à cheval entre Metz et Sarrebourg.
02:36Château-Salin, commune de 2500 habitants.
02:38Burlioncourt, commune de 120 habitants.
02:40On a encore 5 exploitants ici, 5 agriculteurs.
02:43Et comme vous l'avez dit, oui je suis un pur produit de Château-Salin.
02:47C'est-à-dire que j'ai toujours habité Château-Salin.
02:49J'ai fait de la maternelle à Château-Salin jusqu'à mon BTS.
02:55Alors on va en parler évidemment.
02:56Mais quand vous êtes en maternelle ou plutôt dans les petites classes comme on dit, CP, CM, etc.
03:04Votre papa est agriculteur, vous êtes baigné là-dedans quand même.
03:08Est-ce que quand on est gamin comme ça, est-ce qu'il y a une pression ?
03:11Est-ce qu'on vous dit, il va falloir reprendre un jour l'exploitation, etc.
03:14Comment ça se passe dans la tête d'un gamin ?
03:16Alors c'est un petit peu particulier puisqu'on a connu une transition.
03:19C'est-à-dire que quand j'étais en maternelle et primaire, mon père n'était pas agriculteur de métier.
03:24Il était restaurateur, on en parlera peut-être un petit peu plus après.
03:27On va l'encontrer d'ailleurs.
03:28Oui voilà, il était restaurateur.
03:30Mais il avait quand même une petite exploitation ici.
03:33Donc il était, je vais dire, moitié agriculteur, moitié restaurateur.
03:35Mais ça il saura mieux vous expliquer que moi tout à l'heure.
03:38Donc oui, j'ai baigné dans ce milieu-là très jeune.
03:41Et ensuite, on va dire en milieu de primaire, il a eu l'opportunité d'agrandir son exploitation et de
03:46devenir agriculteur à 100%.
03:47D'accord, d'accord.
03:48Et vous avez repris et il est d'ailleurs toujours en activité avec vous aujourd'hui.
03:51Oui, il est toujours en activité avec moi.
03:52Et c'est simple, moi je suis revenu avec lui sur l'exploitation en 2015.
03:56Donc ça fait un petit peu plus de 10 ans que je suis maintenant agriculteur à plein temps ici.
03:59D'accord.
04:01Donc vous êtes, alors comment, on poursuit les études, comment ça se passe quand on veut devenir agriculteur ?
04:06On passe la filière classique j'imagine et après on rentre dans des filières spécialisées ?
04:11C'est ça.
04:11Alors après il y a énormément de voies d'accès.
04:13C'est-à-dire que moi j'ai choisi une voie qui était, on va dire une voie standard.
04:16Donc un bac technique agricole qui était le bac STAV, qui existe toujours aujourd'hui.
04:23Et ensuite j'ai continué avec un BTS analyse et conduite des systèmes d'exploitation.
04:27Donc c'est un BTS assez généraliste, un petit peu de production animale, production végétale, de comptabilité, de gestion, etc.
04:33Et tout ça sur Château-Salin au lycée agricole de Château-Salin.
04:37Les agriculteurs comme vous, en 2026, sont plus formés que les agriculteurs d'avant ou pas ?
04:43Alors je dirais que oui parce que les agriculteurs déjà s'installent plus tard.
04:47Je veux dire il y a 10, 15, 20 ans, les agriculteurs s'installaient on va dire à 18, 20,
04:5222 ans.
04:52Après peut-être un bac BTS ou une courte période de travail en extérieur.
04:58Aujourd'hui on a des agriculteurs qui arrivent avec soit un BTS, un bac plus 5 ou alors une expérience
05:03déjà assez solide dans le monde du travail.
05:05Donc on a des agriculteurs qui s'installent déjà formés, informés et déjà pour la plupart connaisseurs de la vie
05:12active.
05:13Et d'ailleurs on voit l'évolution du point de vue linguistique.
05:17C'est-à-dire qu'on disait les paysans, après on disait les agriculteurs.
05:20On parle souvent de vous quand même comme chef d'exploitation, voire chef d'entreprise aujourd'hui.
05:24On est exactement, une ferme c'est d'abord une entreprise.
05:27Une entreprise, il faut parler, on va dire franchement, ça doit être quelque chose de rentable.
05:33C'est-à-dire qu'on a une activité économique avec des animaux, des céréales ou autres.
05:38Donc c'est d'abord une exploitation et une entreprise à gérer.
05:41Donc il faut être aussi aguerri et prêt à ça.
05:44Alors on va quand même préciser avant de rejoindre votre père,
05:48qui gentiment a accepté de participer à un bout de l'émission avec nous, c'est sympa.
05:52Et puis de parler, alors il y a plein, il y a des choses, je vois.
05:54Oui, oui, exactement.
05:55Jeunes agriculteurs surtout, on va parler.
05:56Et puis des terres de gym, on a beaucoup de sujets à évoquer ensemble.
05:59Eh bien il n'y a aucun problème.
05:59Votre GAEC, précisons quand même pour le téléspectateur, votre GAEC c'est quoi ?
06:03Alors le GAEC c'est une société de, on va dire, c'est deux agriculteurs qui sont mis en commun.
06:07D'accord.
06:08En l'occurrence, là mon père qui avait son exploitation et la mienne quand je me suis installé.
06:11On a décidé de faire une société qui s'appelle un GAEC, GAEC Nondier, c'est une forme juridique.
06:15Et donc aujourd'hui on exploite environ 300 hectares, on fait des vaches à l'étendre,
06:21donc des vaches limousines pour la viande, des moutons d'ailleurs, je pense qu'on les entend un petit peu.
06:26Et on cultive des céréales, céréales typiques du secteur ici, blé, orche, colza, tournesol.
06:32Très bien, ce qu'on voit dans les champs là actuellement, c'est magnifique.
06:35Oh ben la nature révèle chez nous.
06:36Vous êtes quand même les agriculteurs, j'aime beaucoup dire d'ailleurs que vous êtes des paysans,
06:41parce que vous participez aussi à la beauté des paysages, de nos paysages de l'orail.
06:44Bah oui, oui, oui.
06:44Vous êtes vraiment fantastique.
06:45Non mais oui, on va le voir, on peut même le voir là, enfin on a comme un terroir qui
06:49est assez riche,
06:50on a des prairies, on a des céréales, on a des forêts, on a des fossés, des rivières,
06:54enfin on est vraiment sur un secteur très très riche au niveau diversité des paysages.
07:00Ouais, complètement.
07:01Jonathan, on va avancer, on va aller voir, c'est Christian, c'est ça ?
07:04C'est ça.
07:04On va aller à la rencontre de Christian.
07:05C'est parti.
07:05C'est parti, cause avec lui.
07:31Voilà Christian.
07:33Donc Christian, il est en plein taf là.
07:34Bonjour Christian.
07:35Bonjour.
07:36Ça va ?
07:37Ça va et vous ?
07:37Voilà les fameuses belles limousines dont nous parlait Jonathan tout à l'heure.
07:41C'est ça, on essaye qu'elles soient belles.
07:42Elles sont magnifiques.
07:44Elles sont splendides.
07:46On essaye de les rendre dociles.
07:49Alors on vient régulièrement les voir pour que lors d'une éventuelle manipulation, ce soit simple.
07:55La limousine c'est vraiment de la vache à viande.
08:28C'est ça, c'est ça ?
08:28Oui, carrément.
08:29C'est une caresse.
08:29C'est une caresse.
08:29Ah, bien.
08:30Il y a une curieuse juste derrière, justement.
08:46Juste à t'inquié.
08:59La culture en fin des années 90 pour vous.
09:02Moi, ça a été une autre époque.
09:03Mais moi, ça a été différent puisque je ne suis pas complètement issu du milieu agricole.
09:08D'accord.
09:08Donc, effectivement, moi, mon parcours a été différent puisque j'ai eu une autre vie avant.
09:15Oui.
09:16Et du coup, autant aujourd'hui, je vois par Jonathan tout ce qui est jeune agriculteur, tout ça.
09:22Moi, je n'ai pas connu tout ça parce que je suis arrivé un peu plus tard.
09:25Enfin, un peu plus tard, je suis arrivé, j'avais déjà 32 ans quand je me suis installé.
09:29Et j'étais restaurateur avant, comme je le dis.
09:32Et du coup, l'intégration n'a pas toujours été simple, quoi.
09:36Alors, et quand vous dites, donc vous étiez restaurateur à Château-Salin.
09:40À Château-Salin.
09:41Et qu'est-ce qui fait la bascule à un moment ?
09:42Pourquoi vous dites, tiens, je vais aller m'installer là en agriculteur ?
09:46Ben, disons qu'historiquement, mes parents étaient agriculteurs.
09:49Il y en a une qui me pelote les fesses, là.
09:51Je ne veux pas capter, mais j'ai vraiment un ticket, là.
09:55Ah, Christian, qu'est-ce qu'il fait ?
09:57Ben, disons, je disais, historiquement, mes parents étaient agriculteurs ici, à Burlioncourt.
10:01Oui.
10:01Et ils louaient leur ferme.
10:03D'accord.
10:03Et le propriétaire a repris sa ferme pour installer son petit-fils.
10:06Donc, ils se sont retrouvés sans ferme.
10:08D'accord.
10:08Ou alors, avec une toute petite ferme, la partie qui leur restait en propriété.
10:11Oui, oui.
10:11Mais pas assez pour faire vivre une famille de trois enfants, quoi.
10:14Ok, d'accord.
10:14Et du coup, les hasards de la vie ont fait que le...
10:17Ils ont un appareil électroménager qui est tombé en panne.
10:20Et le réparateur était à la fois propriétaire d'un restaurant.
10:23Et comme ma mère avait été serveuse dans la restauration,
10:25il pose la question à ma mère, vous ne trouvez pas de ferme ?
10:27Est-ce qu'un restaurant vous intéresserait ?
10:30Parce que c'était les années 70, l'époque où toutes les zones périurbaines se sont construites.
10:34Et ils se sont toujours heurtés à des gens qui venaient d'être expropriés, malheureusement pour eux aussi.
10:39Donc, voilà.
10:40Et qui avaient des droits de promotion pour reprendre des nouvelles fermes.
10:43Donc, ce réparateur dit à ma mère, enfin mes parents, est-ce qu'un restaurant vous tenterait ?
10:49Il faudra bien qu'on fasse quelque chose.
10:50Il prend tout de suite le téléphone et il dit, allô la brasserie, vous avez trouvé quelqu'un pour ce
10:55restaurant ?
10:55Non, ne cherchez pas, j'ai trouvé.
10:56Et en bon agriculteur, ils étaient des années 70.
11:00À l'époque, on n'allait pas à Nancy, à Marie, on ne courait pas le monde comme aujourd'hui.
11:03Ils étaient un peu aussi, un peu arriérés.
11:05Je ne sais pas le mot, mais je veux dire, vous voyez ce que je veux dire.
11:07Ce n'était pas la même génération.
11:09C'était une autre époque.
11:09C'était une autre époque, voilà, c'est ça.
11:11C'était une autre époque, oui.
11:12Et 15 jours après, il était derrière un compteur.
11:14C'est quand même, c'est une belle histoire.
11:16Alors, on va beaucoup parler dans les séquences suivantes avec Jonathan.
11:20C'est le président des jeunes agriculteurs que je fais questionner là-dessus, sur les questions de transmission.
11:24Un dernier mot quand même, Christian.
11:26On est heureux quand même, même si vous êtes toujours en activité associée avec votre fils.
11:29Vous êtes heureux de voir qu'un de vos fils, ou que votre fils, c'est votre fils unique ?
11:33Non, j'ai une fille aussi.
11:34Vous avez une fille aussi.
11:36Reprennent les choses.
11:37Un agriculteur, un fils qui est intéressé, c'est le Graal.
11:39Oui, c'est ça.
11:40Et moi, en plus de ça, je ne voulais absolument pas d'un fils qui revienne tout de suite derrière
11:47l'école.
11:48Donc, j'ai la chance, je la change, ce n'est pas moi, c'est lui qui a eu la
11:51chance de faire autre chose, puisqu'il ne vous l'a peut-être pas dit, mais il était six ans
11:55conseiller de gestion avant.
11:57Et du coup, il a vu, il s'est formé, il est arrivé avec une ouverture d'esprit, il est
12:01arrivé avec plein de choses.
12:03Parce que pour donner un saut de granulé à des vaches, tout le monde est capable de le faire.
12:07Mais par contre, il faut une ouverture d'esprit là-dessus.
12:09Et ça, je suis super content de ça.
12:11J'ai toujours œuvré dans le sens-là, même si je n'ai jamais forcé, je n'ai jamais insisté.
12:16Il a fait ses choix lui-même.
12:17Mais c'est ce qu'il nous a dit tout à l'heure.
12:19Parce que, ce que je vous dis, moi, mes parents ne voulaient pas que je sois agriculteur.
12:23Tu n'as pas de ferme, tu ne seras jamais agriculteur.
12:25Donc, j'ai eu mon restaurant en plus de celui de mes parents.
12:28Et dès que j'ai eu l'opportunité de retrouver une ferme, j'ai revendu le restaurant pour reprendre.
12:32Et c'est une vraie passion.
12:33Et quand on a une passion, qu'on est capable de la passer à son fils, c'est fantastique.
12:39Le mot passion, c'est vraiment un mot clé.
12:41Chez vous, les agriculteurs, on le voit toujours un tout petit mois avant qu'on parte ensemble à Morange.
12:46Votre sœur, alors ?
12:47Elle n'est pas du tout dans le milieu agricole ?
12:48Ma sœur n'est pas dans le milieu agricole.
12:50Ma sœur est dans le milieu bancaire.
12:52Ok.
12:52Voilà.
12:53Ça sert aussi ?
12:53Oui.
12:55Elle vient sur l'exploitation, mais le dimanche.
12:58C'est-à-dire, montrer aux enfants, enfin, ses filles, voilà, un mouton, une vache.
13:03Elle a une fibre rurale quand même ?
13:05Elle a gardé une fibre rurale ?
13:06Je pense que oui, parce que c'est quand même, on va dire, on est quand même issus aussi de
13:09la campagne.
13:10Moi, je la prenais deux fois par an.
13:13Je l'obligeais à faire une après-midi tracteur.
13:15Ah oui, bien.
13:16Je l'obligeais.
13:17Alors, elle rentrait le soir, elle tremblait de partout, tellement qu'elle était énervée parce que ça ne l'intéressait
13:21pas du tout.
13:22Mais je voulais qu'elle voie son père, puisqu'on n'habite pas à la ferme, là, vous avez vu
13:26le site, on est à l'extérieur du village et nous, on habite Château-Salin.
13:29Ce n'est pas une fille d'agriculteur à la base.
13:31Mais elle sait conduire le tracteur.
13:33Je voulais qu'elle voie comment ça se passait.
13:35Et ça, franchement, une banquière qui sait conduire un tracteur, on peut lui faire confiance d'emblée.
13:41Ça fait longtemps qu'elle n'en a pas conduit, non ?
13:43On y va.
13:44Voilà.
13:45On va m'en rendre.
13:46C'est parti.
13:47Félicitations à vos, je ne sais pas comment dire.
13:51Vos spectatrices.
13:52Voilà, elles sont calmes, elles sont là.
13:53Formidable, formidable.
13:54Donc là, on va aller justement voir la partie les moutons.
13:56Les moutons, on y va.
14:14Et bien là, on est arrivé à Morant.
14:16C'est ça.
14:16Alors, quelle vue.
14:17Wow, c'est génial.
14:18Là, on est à un beau panorama.
14:20L'étang de la Mutch.
14:21C'est ça.
14:23Alors, étang de la Mutch, site touristique de la Mutch, assez connu et reconnu dans le secteur,
14:27avec ses spots de pêche, camping, activité, etc.
14:30Et puis, ici, les moutons.
14:32Ah, d'ailleurs, une curieuse qui vient.
14:33Alors, les moutons, ça, ce sont vos moutons.
14:35C'est ça.
14:36Et est-ce qu'il…
14:37Combien il y en a à peu près ici, d'ailleurs ?
14:38Alors, ici, on a 400 brebis qui sont pour le moment.
14:41Il y en a une centaine qui les rejoindront un petit peu plus tard.
14:43C'est celle qu'on a vue à Burlion-Cou.
14:44C'est ça, voilà.
14:45Qui était à Burlion-Cou tout à l'heure.
14:46Alors, ces bêtes-là, elles sont…
14:47Ça, c'est génial parce que c'est…
14:49Elles pâturent toute la journée.
14:50Là, il y a tout.
14:51On est à leur lièf.
14:52On a des haies.
14:52Elles peuvent s'abriter.
14:53Elles ont à boire.
14:54Elles ont…
14:55C'est très sauvage, quand même.
14:56C'est presque sauvage, ici.
14:57Oui, c'est très sauvage.
14:58On voit, il y a des chevreuils, des sangliers, des lièvres, des lapins, des renards.
15:03Et puis, on a le site touristique de la mulch avec ses promeneurs aussi.
15:07Donc, on est vraiment…
15:08On est bien.
15:09Alors, ces brebis-là, vous les élevez pour la viande ?
15:13C'est ça, oui.
15:14Pour la viande.
15:15Mais il y a aussi…
15:17La partie laine.
15:18La partie laine.
15:18C'est ça, voilà.
15:19Je voudrais que vous nous disiez un mot, parce que vous êtes partie prenante, j'imagine,
15:21de Moselein.
15:22De la société Moselein, oui.
15:23Le hasard fait que j'ai été en conversation il y a quelques jours avec Stéphane Herrmann,
15:28président de la Chambre d'agriculture, et qui, je crois, est président de Moselein aussi.
15:30C'est ça, voilà.
15:31Moselein, c'est quoi ? C'est-à-dire, c'est un regroupement de producteurs ?
15:34Alors, Moselein, ça part d'une idée simple, c'est de dire, les moutons, la laine
15:38qu'ont-on sur les moutons, elle est pour, je veux dire, 99% de cette laine exportée
15:46en Chine.
15:46D'accord.
15:47Elle revient sous forme de produits manufacturés derrière.
15:49C'est-à-dire que toute la plus-value qu'on peut tirer de cette laine, c'est d'autres
15:53pays qui en profitent.
15:57Et un groupe d'éleveurs s'est dit, et si on ne montait pas quelque chose pour valoriser
16:00cette laine ? Alors, on en a cherché, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on fait
16:02du fil ?
16:03Est-ce qu'on fait du feutre ? Est-ce qu'on fait de l'isolant ? Est-ce qu
16:05'on fait…
16:05Enfin, on a eu quand même beaucoup de temps de réflexion.
16:08Et là, on va arriver tout doucement à la partie opérationnelle de cette société Moselein
16:12pour, derrière, valoriser notre laine locale.
16:16Qui va s'implanter, d'ailleurs, sur l'ancien site de Bata, à Bata-Ville, qui est un site
16:21formidable aussi.
16:22Ah oui, oui, oui.
16:23Alors, Moselein, on précise, peut-être pas pour les Mosellans, mais pour les Vosgiens,
16:26parce qu'il y a la Moselein dans les Vosges.
16:29C'est Moselein M.O.S. comme Moselle.
16:31C'est ça, oui.
16:31La laine.
16:32La laine, voilà, comme laine.
16:33La laine, voilà.
16:35Ce qu'on pourrait peut-être faire, c'est se rapprocher de l'étang de la mulch.
16:38Oui.
16:38Parce qu'on a encore plein, plein, plein de choses à se dire.
16:40C'est ça, c'est ça.
16:41Et puis là, on voit, on est assez, je ne peux pas dire applaudis ou motivés, mais on peut l
16:45'entendre.
16:45Alors, mais bravo pour les spectateurs, les spectatrices partout.
16:49On en a quand même un tout petit mot.
16:50L'aspect commercialisation des viandes, que ce soit les bovins ou que ce soit les brebis,
16:56ce n'est pas vous, ça.
16:57C'est-à-dire que ça part en abattoir à Merteau ou à Saint-Bourg ?
17:01Avec la viande bovine, donc les vaches viandes bovines, ça c'est vendu, on vend ça à une coopérative
17:07qui s'appelle l'orca-élevage et qui s'occupe après de la commercialisation et de l'abattage.
17:11Et pour les moutons, on travaille avec un privé qui s'occupe aussi du transport et de la commercialisation.
17:16C'est une autre partie de l'activité, ça a votre métier.
17:18On ne fait pas de vente directe sur les parties-là.
17:20Ok, très bien, super.
17:22Jonathan, on va se rapprocher de cet étang.
17:24Oui, c'est ça.
17:25Parce qu'il y a quand même une belle moselle touristique ici.
17:29Juste un mot, je voulais le signaler quand même avant d'arriver à Burlioncourt.
17:32On a aussi le musée départemental du Sel.
17:35C'est ça, qui est à quelques kilomètres.
17:36On a le musée départemental Georges-de-la-Tour.
17:39Georges-de-la-Tour, c'est ça.
17:39C'est une région très touristique.
17:41Ah oui, on est très touristique.
17:42Alors ici, c'est-à-dire qu'on peut dire que c'est très rural, mais en même temps, c
17:44'est quand même culturel et touristique.
17:46Oui, tout à fait, culturel et touristique, c'est bien résumé.
17:49Je vous suis.
17:50C'est parti, on redescend voir ça.
17:52Elles viennent avec nous ?
17:52Oh, je pense qu'elles vont nous suivre.
17:53Les cocottes, elles viennent avec nous ?
18:13Alors là, on est tout près de l'Éternel.
18:15C'est vrai que c'est facile.
18:17C'est un havre de paix.
18:18Ouais, c'est super.
18:19Alors, il y a des pêcheurs.
18:20C'est ça.
18:20On a des canards.
18:21D'autre côté, j'imagine, c'est quoi qu'on voit au loin, là, d'autre côté ?
18:23Alors là, il y a un camping, il y a un petit espace, on va dire, de sport et loisirs,
18:27qui est attenant à cet étang de la Butch.
18:31Des canards barbottes.
18:32C'est ça, c'est ça.
18:32On a des promeneurs qui font le tour, on va dire, seuls, accompagnés, animaux à quatre pattes, etc.
18:36Enfin, c'est assez vivant ici.
18:38Les beaux jours, c'est très vivant.
18:39Ouais, la Moselle touristique.
18:40C'est ça.
18:41C'est ça qu'on en ait dit un mot, parce qu'elle est belle.
18:43Alors, jeunes agriculteurs, il faut quand même qu'on dise un mot.
18:45Vous êtes le président des jeunes agriculteurs de Moselle, depuis quelques mois.
18:50En quelques mots, parce que, qu'est-ce que fait, c'est quoi, on dit, on parle d'un syndicat,
18:55d'un groupement, d'une association ?
18:56Ouais, c'est un syndicat, un syndicat des jeunes agriculteurs, oui.
18:58Qu'est-ce qu'il fait ?
18:59Alors déjà, on a un maillage territorial, c'est-à-dire qu'on est sous forme de cantons.
19:03On a douze cantons sur le territoire mozélo.
19:07Dans chaque canton, on a des adhérents, et ces adhérents-là se retrouvent.
19:11Premièrement, il faut aussi le dire, je ne vais pas dire pour faire la fête, mais c'est...
19:14C'est important.
19:16Voilà, ça démarre de là.
19:17On organise des balles, des concours de la voie, etc.
19:19Et après, si on veut un petit peu pousser la réflexion plus loin, c'est derrière,
19:23qu'est-ce qui me motive à être agriculteur ?
19:25Comment puis-je défendre mon métier ?
19:27Que ça soit, on va dire, la partie installation, la partie environnementale, gestion, etc.
19:33Et voilà un petit peu le leitmotiv de notre réseau.
19:36Alors justement, parce que l'importance de la communication, dans votre activité, dans
19:43votre métier, et d'autant plus importante, si je puis dire, il y a plein de clichés
19:47qu'on colle sur les agriculteurs.
19:49Alors le fameux cliché du pollueur, le fameux cliché...
19:52Donc on sent que vous avez besoin, il n'y a pas que vous, mais plein d'agriculteurs,
19:56vous avez besoin de reprendre la parole et de dire les choses.
19:59On le sent vraiment, ça.
20:00C'est ça.
20:01Alors de base, on n'est pas forcément formé à ce métier de la communication,
20:04parce que c'est quand même quelque chose d'assez spécifique aussi.
20:07Et c'est vrai qu'on force nos jeunes, on force le monde agricole en général à dire,
20:11ouvrez les portes de vos exploitations, parlez de votre métier.
20:14Il n'y a pas de honte à dire ce que vous faites.
20:16À partir du moment où c'est très bien expliqué, le public, de manière globale, est prêt à l'entendre.
20:21C'est-à-dire ne pas avoir honte de ce qu'on fait, du métier qu'on fait.
20:25Il n'y a pas de honte et il y a même une fierté.
20:26Non, mais voilà, c'est pour ça.
20:27Un super métier.
20:27Parce que justement, on a l'impression que ce n'est plus le contraste.
20:31C'est « Ah, tu es agriculteur, ça doit être dur, tu dois puer, tu dois... »
20:36Il y a énormément de clichés, alors que derrière, on a quand même un beau métier.
20:39Un super métier.
20:40Et en plus, je crois que l'agriculteur a changé.
20:43Oui.
20:43Entre l'époque de votre papa, qu'on a vu tout à l'heure, vous, votre époque, le profil a
20:48changé quand même.
20:49Ce n'est plus du tout les mêmes agriculteurs.
20:50Tout a changé.
20:51Que ce soit le profil de l'agriculteur, de l'agriculture ou du consommateur, énormément de choses ont changé.
20:56C'est vrai qu'on a aujourd'hui d'autres défis à relever.
20:58Alors, on a le défi de renouvellement des générations.
21:00C'est-à-dire qu'énormément d'agriculteurs vont partir en retraite dans les prochaines années.
21:04Et l'objectif, c'est d'accompagner et former des repreneurs potentiels pour qu'on puisse continuer à produire derrière
21:12pour le consommateur.
21:13Alors, l'éther de gym, est-ce que ça rentre dans ce cadre-là ?
21:16L'éther de gym, c'est vraiment la plus, ce que je disais tout à l'heure, est-ce que
21:19c'est vrai, la plus grande organisation en Europe ?
21:21C'est ça. En de plein air, oui.
21:23Ah, de plein air. D'accord.
21:25En Moselle, il y a 10 ans, elle revient en septembre 2026.
21:29C'est ça, 11 août sera septembre.
21:30Et vous êtes quand même les organisateurs principaux.
21:31C'est ça.
21:32Les jeunes agriculteurs.
21:33C'est quoi l'objectif de monter une opération qui attend 100 000 personnes ?
21:37C'est ça. L'objectif, on est, c'est de rassembler 100 000 personnes sur trois jours.
21:40Oui.
21:41Metz Sud, Metz Manie.
21:43L'objectif, il est clair, c'est nouer ou renouer le lien entre consommateur et producteur.
21:49On est aux portes de Metz.
21:50Oui.
21:50On va clairement attirer, je ne vais pas dire le citadin, mais les gens de la ville à la campagne
21:55pour dire,
21:55ben voilà, on produit ça, on le fait comme ça, vous pouvez faire un tour de tracteur, on peut vous
21:59expliquer ça.
22:00C'est vraiment un objectif de communication au grand public.
22:03Parce que globalement, moi quand j'écoute les gens, vous êtes populaire les agriculteurs.
22:07Les gens vous aiment bien quand même globalement.
22:08D'accord, je disais tout à l'heure, on vous fait des reproches aussi ou sur ça.
22:12Toutes les professions sont touchées par ça.
22:14Vous êtes populaire quand même.
22:15Oui, de manière globale, c'est vrai qu'un agriculteur, il est populaire, c'est peut-être un grand mot,
22:21mais il est apprécié généralement parce que c'est sûr qu'on peut râler quand il est devant nous sur
22:26la route en tracteur,
22:27mais on va être content quand il va peut-être déneiger la route en hiver, il va nous sortir du
22:30fossé,
22:30il va peut-être faucher un petit peu l'herbe.
22:35On a quand même un métier aussi, je ne vais pas dire, peut-être pas de service public, mais de...
22:42Au service.
22:42Oui, au service, au versi des gens.
22:44Au service public, oui, et puis vous garantissez aussi la qualité de ce qu'on mange, c'est aussi important.
22:51Et il y a un aspect quand même, parce que vous êtes, on a pourtant rencontré beaucoup d'agriculteurs dans
22:56cette émission,
22:57mais il y a un aspect très particulier chez vous, et on va passer des GA au JO, puisque vous
23:03avez...
23:03Oui, c'est ça, bonne transition.
23:04Vous avez eu droit à un article dans le...
23:06Alors, il y a des émissions sur M6, etc., un article dans l'équipe qui un jour s'est arrêté
23:11chez vous.
23:12C'est ça. Alors, l'histoire démarre déjà il y a plusieurs années.
23:16On a eu un appel à projet de dire, ben voilà, on recherche des profils d'agriculteurs qui font autre
23:20chose.
23:21C'est-à-dire un sport, un loisir, une passion, etc.
23:25Et puis donc, c'est un projet Grand Est.
23:27Et moi, je lui ai envoyé un message en disant, ben voilà, si vous voulez, je suis agriculteur et en
23:30même temps, je pratique le judo.
23:31Alors, peut-être maintenant plus de manière occasionnelle, mais je le pratique depuis l'âge de 6 ans.
23:35Ah ouais, c'est bien.
23:35Je suis ceinture noire, on a participé à de nombreuses compétitions, etc.
23:40Je dis, voilà, s'il y a possibilité, j'ai été retenu.
23:43Et puis, ben, débarquaient des gens, voilà, en disant, on veut faire la promotion agriculteur, mais pas que.
23:49Oui.
23:49Et donc, on a eu le droit de l'affichage dans les grandes villes, etc.
23:53Ah, j'ai vu ça.
23:53Et de ça est né, ben, quand ça a été affiché, ah, on peut avoir un entretien, un républicain-lorrain,
23:59etc.
23:59Enfin, je veux dire, on peut, on peut.
24:01Même de la télé nationale, vous avez vu.
24:02Oui, c'est ça, oui, oui, oui.
24:04Mais Moselle TV est venue nous voir aussi.
24:07On a eu la radio, France.M6, etc.
24:10Voilà, et depuis, ben, on a eu, ça a toujours entretenu, même si ça fait quelques années, ça a toujours
24:14entretenu.
24:14Et c'était dans le cas des JO, c'est ça ?
24:16Alors, l'équipe, comment dire, le journal L'Équipe a entendu parler de cette opération, voilà.
24:23Et il me dit, ah, Jonathan, on a vu votre affiche il y a six mois, un an, etc.
24:27Est-ce que vous serez intéressé pour aussi qu'on vous interview et qu'on fasse ça ?
24:32Donc, ben, je dis, oui, sur le principe, voilà.
24:35Et ça rentrait aussi dans une autre chose, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a un apprenti avec
24:39nous sur l'exploitation
24:40qui fait aussi du judo.
24:42D'accord.
24:43Voilà, dans le même club que moi.
24:44Et c'est vrai que ça les intéressait en disant, ben, c'est aussi la transmission du savoir,
24:48à la fois agricole, sportif, etc.
24:50parce qu'il prépare sa ceinture noire.
24:51Enfin, ça les intéressait parce que c'était un projet global.
24:55Et puis, ça montre que vous êtes, finalement, extrêmement présents aussi dans la vie de la société, des collectivités.
25:00C'est ça, c'est ça.
25:01L'objectif, c'est de ne pas rester enfermé sur son exploitation et puis de s'ouvrir aux autres.
25:06Ouais, ouais.
25:07Voilà.
25:07Ben, je vous rassure, on vous aime, les agriculteurs.
25:09Eh bien, merci.
25:10Vous êtes une super profession.
25:11Et puis, on a prouvé aujourd'hui, tous les deux, Jonathan, que même sous la pluie,
25:15la Moselle est belle.
25:16Elle est même magnifique.
25:18Merci, Jean-Claude Valade.
25:19Merci à vous.
25:19A bientôt.
25:33Ici Lorraine, crack pour l'émission sur Marouk, sur Moselle TV et Vosges Télévisions.
25:39Ici, votre radio de proximité en Lorraine.
25:42Sous-titrage Société Radio-Canada
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