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  • il y a 3 mois
Cette semaine, on s'enflamme pour Clément Ducos ! Spécialiste du 400m et 400m haies, Clément Ducos a fait sensation lors des Jeux Olympiques de Paris 2024, en atteignant la finale juste derrière le champion olympique en titre, Karsten Warholm. Au final, il terminera au pied du podium, derrière Rai Benjamin, Warholm et Alison Dos Santos.

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Sport
Transcription
00:00:17Salut tout le monde, j'espère que vous allez bien, c'est parti pour une nouvelle émission et
00:00:22aujourd'hui on s'enflamme pour Clément Ducos. Comment ça va ? Ça va, ça va super. Installe-toi,
00:00:30ça me fait très plaisir de t'avoir dans l'émission. Clément, on va passer une heure ensemble,
00:00:34un très bon moment. J'ai déjà eu quelques athlètes, mais 400 mètres E, c'est une première.
00:00:40Merci de m'avoir invité. Merci à toi, je vais te présenter pour nos téléspectateurs,
00:00:43nos téléspectatrices. Tu as 25 ans, tu pratiques le 400 mètres E, tu es champion de France en salle
00:00:48alors du 400 mètres. Au niveau du 400 mètres E, tu as brillé pendant les Jeux Olympiques de Paris,
00:00:53en série, en demi et puis en finale tu finis au pied du podium, quatrième. Alors avant de commencer,
00:00:58pour ne perdre personne, le 400 mètres E pour les nuls. Est-ce que tu peux nous expliquer un peu
00:01:02ce
00:01:03principe ? Le 400 mètres E, c'est un tour de piste avec 10 E et il faut courir le
00:01:07plus vite possible.
00:01:08Ok, tout simplement. La hauteur des E ? 91 centimètres. Et l'écart, l'espacement entre les
00:01:14différentes E ? C'est 45 mètres avant la première et 35 mètres entre chaque E. Nickel, le mec est
00:01:18incollable.
00:01:20Parfait. On voit justement les images là, Clément, d'une séance. Alors c'est une discipline hyper exigeante, le 400
00:01:26mètres E.
00:01:27Ouais, mais ça en plus, vous avez pris une vidéo d'une des séances des plus dures que je fais
00:01:31pendant l'hiver là.
00:01:33Enfin, on peut savoir celle à quelle ? Et je crois que c'était 450, 400, 250, 200. Avec le
00:01:39matin, on a eu max en squat, max en power clean,
00:01:44c'est max en bench press. Et après ça, 6 fois 200. Mais c'est vraiment là où t'as
00:01:49pris la pire sens de l'année là.
00:01:51Donc il y a le petit vomito à la fin ou pas ? Même pas en fait. À la fin,
00:01:56t'es évanoui quoi. Vraiment.
00:02:00Comment tu te décrirais en tant que hurdler ? Tes qualités, tes défauts ? Mes qualités, c'est que j
00:02:04'ai une bonne technique de haie, je suis assez souple.
00:02:07Et mes qualités un peu plus morales, c'est que j'ai pas peur de souffrir. Je sais quand il
00:02:11faut y aller, tout donner à 100% pour faire une bonne perf.
00:02:13Je pense que c'est ça mes deux qualités. Et les défauts ? Les défauts ? Peut-être des défauts
00:02:19de qualité intrinsèque de sprint pure.
00:02:23Sur 400 plats ? Ouais, c'est ça. Je suis pas le meilleur athlète. Je suis pas le plus rapide.
00:02:28Quand il y a une course, je suis pas le plus rapide.
00:02:30Mais je suis peut-être le mieux entraîné et le plus... Peut-être celui qui a le plus envie de
00:02:33gagner peut-être.
00:02:34Ouais. Tu dis, voilà, je suis prêt à souffrir. Tu aimes souffrir ou pas ? Parce que quand on fait
00:02:39cette discipline-là, faut aimer un petit peu.
00:02:41Ouais, je pense que c'est obligatoire. On fait des entraînements. Comme je l'ai dit tout à l'heure,
00:02:44c'est des trucs... Si on dit avant de venir sur le stade qu'on va faire ça,
00:02:49je pense qu'on pense pas qu'on peut le faire. Mais ouais, faut aimer souffrir, c'est sûr.
00:02:54Ça t'arrive de cogiter, parfois, avant une grosse séance que ton coach te donne, d'y penser et que
00:02:59ça te hante un peu l'esprit ?
00:03:00Mais du coup, c'est pour ça qu'il nous les dit pas. En gros, on arrive sur la piste,
00:03:04il nous dit, ben là, on va commencer par un 450.
00:03:06Et puis après, il nous dit 12 minutes de récup. Après, il nous dit, ben, on va au 400. Et
00:03:11en fait, le cerveau, comme ça, il met pas de limites.
00:03:15Et lui, il marche vachement comme ça. Après, c'est sûr que quand c'est des séances un peu plus
00:03:18faciles, il nous le dit à l'avance.
00:03:19Mais quand c'est des séances faciles, j'y pense pas trop, vu que c'est facile. Mais les séances
00:03:23dures, ouais, il nous les cache.
00:03:24Tu nous as donné la séance la plus dure, la séance que tu préfères ? C'est laquelle ?
00:03:30Mais en fait, je me suis mis à aimer les séances dures, comme addict, quoi. Mais ouais, 3x300, j'aime
00:03:37bien. C'est pas mal.
00:03:39C'est marrant, ce discours. Jimmy Grécier, champion du monde, du 10 000 mètres, est un peu comme toi là
00:03:45-dessus.
00:03:45C'est un mec qui, enfin, pas qui adore, mais qui sait souffrir vraiment sur chaque séance, sur chaque compète.
00:03:51Tu sais qu'il va aller à la guerre. Toi, tu te retrouves aussi là-dedans.
00:03:53Ouais, pareil. Mais par exemple, après la séance que vous avez montrée, là, c'est des douleurs.
00:03:58Franchement, c'est des douleurs la nuit, on se réveille à 6 heures du mat',
00:04:00on sait pas comment on va aller à l'entraînement le lendemain, quoi.
00:04:02Et c'est... Mais ça apprend beaucoup, et moi, je m'identifie...
00:04:07Enfin, c'est un peu comme les voitures, vous savez, quand on va dans le rouge, là.
00:04:12À l'entraînement, on va comme ça.
00:04:13Tu flirtes avec la limite à chaque fois ?
00:04:15Ouais, c'est ça. En fait, on flirte avec la limite à l'entraînement.
00:04:18Faut pas y aller trop non plus à fond, parce qu'on risque de la blessure.
00:04:20Mais c'est vraiment, il faut trouver cette limite entre aller à fond et s'arrêter avant la blessure.
00:04:24Et c'est pour ça, et c'est comme ça, je pense qu'on peut... Enfin, pour moi, c'est
00:04:27comme ça que je peux flirter avec les plus grosses performances, quoi.
00:04:30Ouais, c'est ça. De toute façon, se donner à fond, mais en même temps se connaître, connaître son corps
00:04:34pour pas justement aller au-delà la vitesse...
00:04:37Ouais, c'est ça. Et c'est ça qui est assez dur dans le sport de haut niveau, surtout quand
00:04:39on passe pro, qu'on doit vraiment être à son compte.
00:04:43C'est une des tâches les plus dures, ouais.
00:04:46La question rituelle de l'émission, Clément, la dernière fois que tu t'es vraiment enflammé.
00:04:50Pas forcément sur une piste, ça peut être quelque chose dans la vie.
00:04:53Enflammé. Dans quel sens ? Dans le sens...
00:04:55Ou tu t'es chauffé pour un truc, un événement, un match que t'as regardé, une course que t
00:04:59'as faite, peu importe.
00:05:00C'est une bonne question, ça.
00:05:01Ouais.
00:05:03Hum... Ah, faut que je réfléchisse. La dernière fois que je me suis enflammé...
00:05:08Je sais pas, peut-être quand je suis rentré à Noël pour mes parents...
00:05:11Ouais ?
00:05:11Je les vois rarement, en fait.
00:05:13Ah oui, oui, oui.
00:05:13Je les vois, quoi, un mois par an.
00:05:15Et quand je suis que j'allais aller à Noël les voir, j'étais enflammé.
00:05:19Ah oui, très bien. On va en parler de ça, de cette vie un petit peu loin de la France,
00:05:24outre-Atlantique.
00:05:25Bah moi, je me suis pas assez enflammé aujourd'hui, donc je te propose qu'on le fasse ensemble.
00:05:28Parfait.
00:05:28C'est parti ?
00:05:29Parfait.
00:05:29Allez, on va allumer le feu.
00:05:36Le Clément Gamin, il était comment ?
00:05:38Il était assez agité et curieux.
00:05:42Ouais ?
00:05:42Ouais, je dirais.
00:05:43Des qualités que t'as conservées aujourd'hui ?
00:05:46Je me suis un peu plus calmé, mais curieux, ouais, je suis resté curieux.
00:05:49Ouais.
00:05:49Alors petit, évidemment, on se fait des copains, et parfois, 15, 20 ans plus tard, ils sont toujours là, et
00:05:55toujours derrière toi.
00:05:56Regarde, petit message pour toi.
00:05:57Mais non.
00:05:59Salut mon Clément.
00:06:00Bon, bah j'ai essayé de t'appeler 15 fois, mais tu réponds pas.
00:06:03Du coup, je suis obligé de passer par un média pour te dire quelques mots.
00:06:08Bon, bah c'est cool d'avoir des potes comme toi, qu'on garde depuis la maternelle, la primaire, je
00:06:14n'ai plus trop de souvenirs.
00:06:16Voilà.
00:06:17Entraîne-toi dur, mange propre, c'est sûr que ça va finir par payer.
00:06:21Sache que la discipline, c'est le choix entre ce qui te plaît maintenant, ou ce que tu veux vraiment
00:06:26plus tard.
00:06:27Et tu sais ce que tu veux.
00:06:30Salut mon Clément, j'espère que tu vas bien.
00:06:32Ecoute, juste un petit message pour te dire que je suis convaincu que le plus dur est derrière toi.
00:06:36Et puis, s'il y a d'autres obstacles qui viennent se dresser sur ton chemin, j'ai aucun doute
00:06:39que tu sauras les franchir.
00:06:40S'encouronner si possible.
00:06:43T'as les jambes, t'as le mental pour atteindre le sommet, nous on est là, on bouge pas.
00:06:46Et on va te soutien jusqu'au bout, on fait en haut.
00:06:49Ewen et Hugo, je les remercie, tes deux potes que tu connais depuis très longtemps.
00:06:53Bah ouais, potes de la maternelle pour Hugo et Ewen en primaire.
00:06:57Que tu vois peu, j'imagine aussi, non ?
00:06:59Je vois peu, ouais, je les vois peu à l'année, mais on s'appelle en Five Time, du coup
00:07:02c'est comme ça qu'on comble les vides.
00:07:06Ouais.
00:07:06On va parler d'athlétisme, évidemment, dans cette émission.
00:07:09Ça vient quand et comment ça, cette discipline pour toi ?
00:07:11L'athlétisme, j'étais en section handball au collège.
00:07:15Et quand le handball était fini vers, quoi, c'était mars, ça passait sur une section athlétisme.
00:07:20C'est comme ça que j'ai commencé du coup le javelot, parce que je faisais du handball.
00:07:23Et j'ai essayé les haies.
00:07:25J'avais une aisance à passer les haies.
00:07:28Après, j'ai vite été dans les meilleurs.
00:07:30Et après, j'ai pris une licence en troisième au bec athlétisme.
00:07:33C'est vrai qu'on s'imagine pas, quand on me voit comme ça, à l'heure de 400 mètres
00:07:36haies, que tu es fait du javelot.
00:07:38C'est surprenant.
00:07:39Mais du coup, avec le handball, ça s'explique mieux.
00:07:40Ouais, c'est ça.
00:07:40Le geste est un petit peu similaire.
00:07:42Ouais.
00:07:42Ça te plaisait vraiment, le javelot ?
00:07:44Ça me...
00:07:45Mais...
00:07:46Ça me plaisait pas trop, parce que j'avais une technique assez...
00:07:49Pas une très bonne technique et je me fouettais le dos.
00:07:51D'ailleurs, c'est Camille Bessé, l'entraîneur au bec, qui m'apprenait la technique.
00:07:56Mais ouais, au début, ça me plaisait pas trop.
00:07:57Bon, après, on a un peu épuré la technique, mais...
00:08:00Ouais.
00:08:00T'en as fait longtemps, du javelot ?
00:08:02J'en ai fait quoi ? J'en ai fait deux ans, je pense.
00:08:04Ouais.
00:08:04Deux ans, une première année que ça, et après, javelot haies, et après, que des haies.
00:08:09D'accord.
00:08:09Et les haies, par contre, t'as tout de suite accroché ? Là, dès que t'as essayé, dès que
00:08:13t'as franchi...
00:08:27Ouais.
00:08:27Tu commences tout de suite par le 400 haies, ou au début, tu fais un peu de...
00:08:30Je sais pas...
00:08:30Non, je fais du 110 haies, ouais, 60 haies.
00:08:33D'accord.
00:08:33Et un peu de 200, et je passe sur 400 haies en KD2.
00:08:39D'accord, ouais.
00:08:39Non, KD1 aussi.
00:08:40T'as quel âge, KD1 ?
00:08:42KD1, c'est...
00:08:4316 ans ?
00:08:43Ouais, c'est ça, 15-16 ans, je crois.
00:08:45C'est en dessous de 18 ans.
00:08:46Ouais, ouais.
00:08:47Est-ce que tu te rappelles, là, d'une séance, vu que quand on commence les haies, forcément,
00:08:51bah, il faut un petit peu réussir à franchir cet obstacle ?
00:08:55D'une séance où tu t'es gavélé, un truc où t'as galéré, vraiment ?
00:08:59Ou tout de suite, ça a été plutôt naturel chez toi ?
00:09:01Ça a été tout de suite naturel, ouais.
00:09:02Ouais ?
00:09:02J'ai toujours eu une bonne technique, une bonne jambe d'attaque.
00:09:06Et j'étais souple, en fait, et c'est ça qui m'aidait à performer.
00:09:10Et non, je me souviens pas, j'ai pas eu trop du mal à apprendre.
00:09:13J'apprends assez rapidement les concepts de...
00:09:18Enlénissement, ouais.
00:09:19Parce que c'est très technique, pour expliquer un peu à nos téléspectateurs,
00:09:22tu m'arrêtes si je me trompe, il y a donc une jambe d'attaque.
00:09:24Ouais.
00:09:25Et ta jambe de retour qui vient juste après franchir la haie.
00:09:29Ouais, franchir la haie.
00:09:29Ouais, c'est assez particulier, ouais.
00:09:30Tu viens raser, en fait, la haie.
00:09:31C'est assez particulier, mais j'ai eu la chance d'avoir ce...
00:09:34Pas ce don, parce que c'est pas non plus...
00:09:36Mais cette aisance génétique, je sais pas, musculaire,
00:09:39de vraiment lancer ma jambe avec une aisance, ouais, ridicule.
00:09:43C'est clair.
00:09:44Donc là, on parle de la France, t'as parlé de Bordeaux, avec notamment ton coach, Camille Béchet.
00:09:48Ouais.
00:09:49Et puis en 2022, tu fais un choix fort, tu pars aux Etats-Unis.
00:09:52Ouais.
00:09:52Est-ce que tu peux m'expliquer qu'est-ce qui a motivé cette décision ?
00:09:56J'étais champion de France en salles en 2022.
00:09:59Ouais, on a la petite photo, hein.
00:10:00Juste ici.
00:10:00Ouais, j'ai vu.
00:10:01Ça rappelle des bons souvenirs.
00:10:04Et j'avais fait une bonne perf l'été sur 400 m,
00:10:07mais j'avais pas trop d'opportunités ici en France, pas de contrat, pas de...
00:10:13Je voyais le bout du tunnel, quoi, en fait.
00:10:15Tout ce que j'avais pu faire en France, je l'avais fait.
00:10:17Et je me suis dit, pourquoi pas aller pousser au maximum aux Etats-Unis le potentiel.
00:10:25Et j'ai décidé de partir en fin 2022.
00:10:28Ouais.
00:10:28Au début, tu vas au Texas, c'est ça ?
00:10:30Je vais au Texas.
00:10:30Puis après, tu pars à côté de Knoxville.
00:10:32Ouais, c'est ça.
00:10:33Ouais.
00:10:33Je fais six mois au Texas.
00:10:34Après, mon coach de là-bas, qui m'avait recruté, a eu une offre d'emploi en Iowa.
00:10:39J'ai pas pu le suivre.
00:10:40Du coup, après, je suis allé au Tennessee.
00:10:41Ouais.
00:10:42Et c'est là, après, un an et demi après, que ça a bien performé au Tennessee.
00:10:46Ouais.
00:10:46Alors, le sport aux Etats-Unis, c'est vraiment un truc qui est vachement mis en avant.
00:10:52Ouais.
00:10:52Ça, tu l'as senti, des différences énormes ?
00:10:55Ouais, mais sur tous les points, tout est énorme.
00:10:58La nutrition, la musculation, les séances qui gonflent.
00:11:02Mais toujours en accord avec l'épreuve.
00:11:05C'est pas...
00:11:05Ouais.
00:11:06On n'est pas non plus des fous, quoi.
00:11:07Des infrastructures aussi, j'imagine.
00:11:08Des infrastructures, ouais.
00:11:10Non, tout est mis en place pour qu'il y ait des performances.
00:11:14Nous, en France, on connaît l'INSEP.
00:11:17Comparé à l'INSEP, ce que t'as, par exemple, à l'Université du Tennessee, c'est équivalent, c'est
00:11:21supérieur.
00:11:22Mais en fait, il y a l'INSEP, je dirais, dans 200 facs, même 400 facs aux Etats-Unis, quoi.
00:11:27C'est ça que les gens ont du mal à réaliser, c'est que chaque fac a son INSEP.
00:11:32Mais peut-être même plus que ce qu'il y a à l'INSEP.
00:11:35Parce qu'il y a le basket, il y a le football américain,
00:11:38il y a le football pour les filles, le volleyball, le baseball.
00:11:41C'est immense.
00:11:43Et l'ambiance aussi, j'imagine, non ?
00:11:44Sur les meetings aux Etats-Unis, ça doit être dingue.
00:11:47C'est dingue.
00:11:47Comparé à la France, parfois, bon...
00:11:50Il y a de l'ambiance, toujours, mais ça peut sonner un peu creux.
00:11:53Non, mais c'est un championnat, c'est le championnat universitaire.
00:11:55C'est comme la Ligue 1 en France, quoi.
00:11:57Peut-être un petit peu moins, mais c'est dans le même principe, c'est ça.
00:12:00Et dans l'entraînement, qu'est-ce qui change, vraiment,
00:12:02entre la méthode française et la méthode américaine ?
00:12:05Moi, je trouve que la méthode française n'est pas assez poussée.
00:12:08Je trouve qu'on ne s'entraîne pas dans le dur.
00:12:09D'accord.
00:12:10Sur 400 mètres, je parle.
00:12:11Oui, oui, oui.
00:12:12400 mètres, 400 mètres.
00:12:13Et je trouve qu'on ne pousse pas l'engin au maximum.
00:12:18Par contre, on est bon en technique en France, ça c'est indéniable.
00:12:21Mais qu'est-ce qu'on fait de moins bien en France ?
00:12:24Je pense aussi qu'on perd beaucoup de jeunes après la catégorie junior.
00:12:28Parce que du talent, il y en a vraiment à redonner.
00:12:31Oui, oui.
00:12:32Mais après, ce n'est pas plus mal.
00:12:34Si ces jeunes-là, ils pouvaient partir aux États-Unis pour revenir après,
00:12:37il ne faut peut-être pas aussi le voir mal.
00:12:39Peut-être qu'il faut juste changer les codes.
00:12:41Justement, la Fédération française d'athlétisme,
00:12:43quand tu fais ce choix d'aller aux États-Unis, elle te soutient dans ton projet ?
00:12:47Mais je n'étais pas encore très proche de la Fédération.
00:12:51En fait, j'étais bon, mais je n'étais pas non plus excellent.
00:12:53J'étais justement dans cet entre-deux des jeunes qui ne savent pas quoi faire
00:12:58parce qu'ils sont bons, mais ils ne sont pas non plus excellents.
00:13:00Et moi, j'ai pris la décision de partir.
00:13:02Je sais que tout le monde, ça fait peur à certaines personnes, mais...
00:13:06Toi, non ? Tu n'as pas eu ce petit truc de te dire
00:13:08je quitte aussi mes amis, ma famille, je pars loin ?
00:13:12Non, mais je pense que j'étais motivé par le désir de vraiment performer.
00:13:16Je pense que c'est ça qui ne m'a pas fait penser justement à tous ces mauvais côtés.
00:13:21Mais plus on reste là-bas, plus on se rend compte de ce qu'on rate.
00:13:25Mais du coup, quand je reviens, je prends d'autant plus de plaisir.
00:13:28Donc, pas mal pour un bien.
00:13:30Toi, tu vas là-bas avant tout pour devenir vraiment un athlète professionnel ou aussi pour les études ?
00:13:35Non, que pour être un athlète professionnel.
00:13:38J'avais fini ma licence de physique, j'avais fini en L3.
00:13:41Ok.
00:13:41Donc, je me suis dit, il faut pousser au maximum.
00:13:45Mais j'ai fait mes études là-bas quand même.
00:13:47J'ai fait un diplôme, ouais.
00:13:48C'est vrai qu'il y a pas mal d'athlètes, alors tout sport confondu.
00:13:51Mais on va plutôt parler d'athlétisme.
00:13:53Sirena Samba Mayela, que tu dois connaître, qui est la seule médaillée française aux Jeux Olympiques,
00:13:58s'entraîne aux Etats-Unis également.
00:14:01Donc ça, c'est vrai que c'est un constat.
00:14:04Peut-être qu'aux Etats-Unis, les athlètes qui partent un peu de la structure française fédérale
00:14:09performent un peu plus.
00:14:10Comment on l'explique ça ?
00:14:11Comme tu l'as dit, c'est l'entraînement ?
00:14:12C'est l'entraînement et c'est aussi la culture de la gagne.
00:14:14Moi, j'ai vu des mecs faire des chronos de fou, arriver deuxième, faire la gueule.
00:14:17Ça, en France, j'ai jamais vu.
00:14:19Mais vraiment jamais vu.
00:14:21C'est des chronos.
00:14:21Par exemple, mon coloc, il avait fait 44-20 sur 400 mètres.
00:14:25En France, ça aurait été le record de France.
00:14:27Il aurait été adulé.
00:14:28Là, il avait fait deuxième de la course.
00:14:30Donc en fait, le coach, il n'est même pas content.
00:14:33Il dit, il faut retourner à l'entraînement, il faut faire mieux.
00:14:36Et ça, franchement, ça apprend à garder la tête froide.
00:14:40Toi, cette mentalité, tu l'as obtenue en étant là-bas, en côtoyant ces gars-là ou tu l'avais
00:14:45déjà ?
00:14:45C'était déjà en toi, ce truc-là ?
00:14:47J'étais déjà humble à pas…
00:14:49J'aimais pas être adulé, j'étais humble, mais j'avais pas cette…
00:14:53J'aurais été content d'être deuxième, troisième, de faire mon record.
00:14:55J'avais pas cette culture de, il faut à tout prix être premier, la gagne ou rien, leur ou rien.
00:15:00Ça, j'avais pas.
00:15:02En tout cas, l'université du Tennessee, tu te régales, là-bas.
00:15:05Les championnats universitaires, les courses, la progression, les entraînements.
00:15:08Les potes aussi, parce que oui, on se fait des potes là-bas.
00:15:11Et l'un d'eux tenait à laisser un petit message.
00:15:13Si, si.
00:15:14Écoute-le.
00:15:16Oui, bonjour.
00:15:17Ça va ?
00:15:18Qu'est-ce qu'il y a Clem ?
00:15:21Bienvenue.
00:15:22J'espère que vous avez un bon voyage.
00:15:24Je vais dire, une bonne chose que je sais de Clem, c'est que c'est que c'est un
00:15:27grand travailleur.
00:15:28C'est très hard-working.
00:15:30Et il est committé à son travail.
00:15:32Donc, oui.
00:15:34Bonne chance.
00:15:35Et donnez-vous le meilleur foot forward.
00:15:37Rachim Griffith, qui a fait l'effort de parler en français au début.
00:15:41Trop gentil.
00:15:41C'était mon premier teammate quand je suis arrivé il y a trois ans là-bas.
00:15:45Quatre ans maintenant.
00:15:47Ça fait trop plaisir.
00:15:48Oui.
00:15:48L'adaptation, elle s'est faite directement très bien là-bas ?
00:15:52Ou au début, t'es un peu, voilà, observateur ?
00:15:54Ouais.
00:15:55Au début, observateur.
00:15:57L'anglais, j'étais pas au maximum de mon niveau.
00:16:01Surtout, leur accent, c'était dur de comprendre vraiment tout ce que le coach voulait qu'on fasse.
00:16:07Et ouais, non, le choc de l'entraînement.
00:16:09Ouais, c'était dur la première année.
00:16:12L'entraînement très dur, ouais.
00:16:13Ouais.
00:16:14On va parler de ton coach aussi.
00:16:15D'Yuan Ross.
00:16:17Dwayne.
00:16:17Voilà, un coach légendaire.
00:16:19Ouais, Dwayne.
00:16:20Dwayne.
00:16:20Dwayne Ross.
00:16:21Tu vois, moi, j'ai pas encore la maîtrise totale.
00:16:24Donc, bah, alors lui, médaillé de bronze mondial en 1999 sur 110 mètres.
00:16:28Il a représenté les Etats-Unis aussi aux Jeux d'Athènes.
00:16:30Ouais.
00:16:31Parle-moi un peu de lui, là.
00:16:32Qu'est-ce qu'il t'apporte ?
00:16:33Un coach exigeant ?
00:16:34Un coach dur ?
00:16:35Un coach très exigeant.
00:16:37J'ai l'impression que rien ne le surprend.
00:16:39Du coup, on veut toujours essayer de le surprendre avec de belles performances en vain.
00:16:43Mais c'est ce qui est bien.
00:16:45Moi, j'adore.
00:16:45Hyper concentré.
00:16:47Hyper multiculeux.
00:16:50Une grande connaissance de l'athlétisme.
00:16:52Énormément d'athlètes sur toutes les épreuves de sprint.
00:16:55Et c'est un honneur d'être un de ses disciples.
00:16:59Vraiment.
00:17:00Alors, on le voit à l'image, justement.
00:17:02Donc, on parlait de ce fameux coach qui a disputé les Jeux d'Athènes.
00:17:07Eh bien, parlons des Jeux.
00:17:08Mais avant de parler des Jeux, il faut réussir à s'y qualifier.
00:17:10Il y a des étapes.
00:17:11Pour ça, on va parler d'une étape en particulier.
00:17:15Une étape très dure à réaliser.
00:17:16C'est ce qu'on appelle les minimas.
00:17:17Donc, un temps fixé pour prétendre à faire partie de l'équipe qui va au jeu.
00:17:2212 avril 2024.
00:17:23Tu participes à un meeting en Floride, à Gainesville, sur 400A.
00:17:27Et tu vas faire un super chrono.
00:17:2948-26.
00:17:31Cinquième performeur français de l'histoire sur la distance.
00:17:33Mais surtout, les minimas olympiques.
00:17:36Faire les minimas, c'est toujours un truc.
00:17:37Alors, c'est une galère à chaque fois.
00:17:39Je suppose que là, c'est du soulagement, du kiff de te dire, voilà, j'ai validé cette étape.
00:17:44Ouais.
00:17:44Beaucoup de kiff.
00:17:46Une course qu'on attendait, qu'on préparait.
00:17:48Et qui, finalement, est l'aboutissement d'un entraînement acharné.
00:17:51Donc, très, très content.
00:17:53Mais pas surpris, en fait.
00:17:54C'est plus un travail accompli, je dirais.
00:17:57Il se passe quoi dans ta tête au moment où tu vois le chrono ?
00:18:00Tu sais que les minimas sont en poche.
00:18:02Est-ce que tu penses déjà à Paris 2024 en te disant, bon...
00:18:06Non, non.
00:18:07Là, je pense à...
00:18:08Parce que je fais deuxième, je pense que je me dis, il faut gagner.
00:18:12Il faut battre celui qui a gagné à la prochaine, quoi.
00:18:16D'accord.
00:18:17Toujours avec l'esprit américain qu'on m'a inculqué, quoi.
00:18:21Pas esprit de fête de...
00:18:23Il faut célébrer.
00:18:24Pas du tout.
00:18:25Pas trop comme ça.
00:18:26Ouais ?
00:18:26Ouais, non.
00:18:27Il n'y a même pas un appel aux parents ?
00:18:29Si, si, si.
00:18:29Ouais, quand même ?
00:18:29Non, si, si.
00:18:30Il y a quelques appels, mais vraiment, quand même, il y a ce côté-là de rester concentré
00:18:35pour la prochaine échéance et ce côté-là aussi d'aller faire mieux.
00:18:39Ouais.
00:18:39Et ça, je ne l'oublie jamais, ouais.
00:18:41Bien sûr.
00:18:41Je sais que tu as appelé quand même tes parents.
00:18:43Ton entraîneur aussi, Camille Béchet.
00:18:44Alors, avec le décalage horaire, il est une heure du mat.
00:18:46Mais il était debout.
00:18:47Il avait répondu, Camille.
00:18:48Il était debout.
00:18:49Tu leur dis quoi, à ce moment-là, quand tu les as au bout du film ?
00:18:51Je leur dis...
00:18:53Camille, je lui avais dit direct la paire.
00:18:57Du coup, j'avais été assez rapide dans la démarche.
00:19:00Mais ma mère...
00:19:01Je crois que ma mère dormait.
00:19:02Mon père dormait.
00:19:03Et j'avais essayé d'appeler, mais il dormait.
00:19:06Mais peut-être que...
00:19:07Peut-être que non, je ne sais pas.
00:19:08Je ne m'en souviens pas très bien.
00:19:08Mais je m'en souviens de Camille Béchet qui était debout, ouais.
00:19:10Et qui était hyper content.
00:19:12Et qui même n'avait pas cru la paire, je crois.
00:19:14Il avait dit mais non.
00:19:16Ouais.
00:19:16Et tout.
00:19:17Donc, c'était...
00:19:17C'est une fierté de les rendre fiers.
00:19:21Hum.
00:19:22Evidemment, le chemin jusqu'aux Jeux de Paris, bah, était semé d'embûches.
00:19:25Sinon, ce serait trop facile.
00:19:26Il y a une petite blessure.
00:19:28Finale du championnat NCAA, début juin 2024.
00:19:31Ouais, en finale.
00:19:31Très peu de temps avant les Jeux.
00:19:33Ouais.
00:19:34Blessure aux ischios jambiers.
00:19:35Ouais.
00:19:35Comment t'as vécu ça, là ?
00:19:36Il y a un petit coup de flic quand on est pas loin des Jeux comme ça ?
00:19:39Ouais, là, c'était dur.
00:19:40Parce qu'on voit toute la saison qui s'arrête.
00:19:42Mais j'avais pas encore le résultat de l'IRM.
00:19:45Donc, en fait, on suppose des blessures toujours plus grosses qu'elles le sont vraiment.
00:19:49Et j'ai eu un grade 2.
00:19:52Donc, grade 2, c'est une déchirure de...
00:19:54Ça va de 0 à 4.
00:19:564 étant la rupture totale de l'ischio.
00:19:57Donc, j'avais un grade 2 qui est entre les deux.
00:20:01Et j'avais 15 ou 20 jours de récupération.
00:20:04Ouais.
00:20:05Ouais.
00:20:05Plus après, reprendre.
00:20:07Voilà, exactement.
00:20:08Donc, c'est vraiment sans faire que du kiné.
00:20:09Et après, reprendre après ces 20 jours la course progressivement.
00:20:12Donc, c'est sûr que ça met un impact au moral.
00:20:14Tu restes confiant, toi, à ce moment-là ?
00:20:16Tu te dis, bon, voilà, je vais récupérer, je vais revenir fort et je vais être en forme pour les
00:20:19Jeux ?
00:20:19Eh bien, justement, j'étais un peu dans le mou.
00:20:22Et j'appelle mon coach, Dwayne Ross, je lui dis, écoute, j'ai un grade 2, je vais faire mon
00:20:28kiné.
00:20:28Mais un peu mou, un peu patraque, voilà.
00:20:31Et lui, il me dit, mec, be aggressive with your recovery.
00:20:35Mais avec une voix de...
00:20:37En fait, comme si c'était lui, il connaît les blessures, les athlètes vivent avec les blessures.
00:20:41C'est pas grave, mec.
00:20:43Mec, vas-y.
00:20:44Vas-y à fond dans ta récup.
00:20:46Si t'as mal, au pire, c'est pas grave.
00:20:48Ouais, mais tu l'as dit, la mentalité, en fait.
00:20:50Ouais, c'est ça.
00:20:50Et je me suis dit, ouais, mais je vais aller au kiné, je vais faire progressivement, mais rapidement.
00:20:55Et si ça me fait trop mal, je vais baisser.
00:20:58Et j'ai vu vraiment ça comme un autre challenge.
00:21:00Et ces mots-là, je les oublierai jamais parce que c'est pas des...
00:21:03Ça, jamais en France, je l'ai entendu.
00:21:05Tu vois, être agressif avec sa blessure, tu vois, vraiment.
00:21:08Oui, non, en France, on va plus te dire, attends, Bolo...
00:21:10Exactement, ouais.
00:21:11Toi...
00:21:11Alors, c'est bien aussi de s'écouter, mais parfois, comme tu le dis, peut-être qu'on se met
00:21:15pas assez dans le rond.
00:21:15Mais en France, ils le pensent, mais ils le disent pas.
00:21:17Parce que, bien sûr qu'ici, ils connaissent ce qu'il faut faire pour les blessures,
00:21:21mais c'est vraiment les mots et la façon de les dire là-bas qui changent.
00:21:25Ils ont la même connaissance, en fait.
00:21:27C'est plus le mental qui change énormément.
00:21:29Finalement, tu vas te retaper quand même.
00:21:31Tu vas réussir à participer aux Jeux Olympiques, à cette grande fête du sport à Paris.
00:21:3726 juillet 2024, alors ça, c'est une date marquante.
00:21:39Ce n'est pas encore les débuts de tes épreuves du 400 mètres, mais c'est la cérémonie d'ouverture.
00:21:44Ah ouais.
00:21:44Des Jeux de Paris, tu l'as vécu.
00:21:46Est-ce que tu peux me raconter ce moment suspendu dans le temps ?
00:21:50Voilà, la petite photo.
00:21:51Trop bien.
00:21:51La pluie battante, la Tour Eiffel illuminée.
00:21:55Magnifique.
00:21:55Et tout ce qui suit, raconte-moi.
00:21:56Ah ouais, magnifique.
00:21:57Le départ en bateau-mouche, on était le dernier bateau-mouche de la cérémonie.
00:22:02Tu te rappelles avec qui tu étais, à côté de toi ?
00:22:04Je ne m'en souviens pas trop.
00:22:06Moi, je m'étais mis sur le côté du bateau.
00:22:08C'était compliqué d'avoir des places, mais j'avais réussi.
00:22:10Du coup, je crois que ce n'était pas l'athlétisme qui était à côté de moi.
00:22:13Du coup, je ne sais pas.
00:22:15Mais non, c'était un des plus beaux souvenirs de ma vie, surtout qu'il avait plu.
00:22:20Donc, on est rentrés dans un truc un peu plus éternel, un peu plus romantique.
00:22:24Et je m'en souviens des silhouettes des gens sur les toits de Paris qui nous saluaient.
00:22:30Et ça, avec le coucher de soleil.
00:22:31Et ça, c'était vraiment très touchant.
00:22:33On a tous vécu un moment suspendu dans le temps.
00:22:37Vraiment magnifique, notamment cet allumage.
00:22:43Ça, on n'a pas vu.
00:22:44Tout était fou.
00:22:45Céline Dion, tu l'as ?
00:22:46Non, on n'a pas vu, nous.
00:22:48Mais oui, ça avait l'air fou.
00:22:50Alors, le 26 juillet, mais ta compétition a démarré quand même bien plus tard, le 5 août, date des séries.
00:22:56Tu fais quoi entre le 26 juillet et le 5 août ? C'est le moment le plus long, là,
00:23:01je suppose.
00:23:01Tu cogites un petit peu entre ces...
00:23:03Ouais.
00:23:03Non, pas trop.
00:23:05Je suis assez concentré, mais pas malade, quoi.
00:23:10Un peu comme d'habitude, mais non, on fait l'entraînement comme d'habitude.
00:23:15Tu es au village, là ?
00:23:16Je suis au village, ouais.
00:23:18On fait l'entraînement comme d'habitude.
00:23:20On a des bons soins par nos kinés que la FED nous donne.
00:23:23Et en fait, j'étais prêt, quoi.
00:23:25Donc, en fait, c'était plus...
00:23:27Je connais ma partition, je vais jouer.
00:23:29Vraiment pas de pression, quoi.
00:23:31La découverte du village aussi.
00:23:33C'est vrai que ça, c'est toujours un truc hyper marquant.
00:23:35Le fameux village olympique.
00:23:36Nous, en tant que journaliste, on entend plein de trucs à ce sujet.
00:23:39Des rencontres folles, des athlètes que tu as peut-être idolâtrés,
00:23:42que tu as pu croiser au self.
00:23:44Ouais.
00:23:44Toi, tu as des anecdotes ?
00:23:46Si, si.
00:23:46J'ai vu les basketeurs du Soudan du Sud, qui étaient impressionnants physiquement.
00:23:50Ouais.
00:23:51Impressionnant, ça, je m'en souviens.
00:23:52J'ai pas vu de grands champions, parce que les plus connus, les basketeurs,
00:23:56ils étaient pas là.
00:23:57Ouais, non.
00:23:57Ils étaient pas là.
00:23:59Mais non, mais rien que de voir tous les pays qui mangent ensemble,
00:24:02ça, c'est quand même des souvenirs inoubliables aussi.
00:24:05C'est l'occasion de s'ouvrir un peu aussi.
00:24:07Je sais qu'entre athlètes, vous avez tendance à rester vachement dans vos disciplines.
00:24:09Ouais.
00:24:10Est-ce que t'en as profité pour aller parler ?
00:24:12Moi, non.
00:24:12Judoca ?
00:24:13Non, pas trop.
00:24:14J'étais quand même concentré sur moi-même, sans être stressé.
00:24:18Dans ta bulle.
00:24:19Dans ma bulle, exactement, ouais.
00:24:21En tout cas, t'as bien fait de rester dans ta bulle,
00:24:24parce que ça a très bien fonctionné pour toi.
00:24:27Première course, c'est les séries du 400 mètres haies.
00:24:30Avant de parler de la course en détail, tu te sens comment à ce moment-là ?
00:24:33Tu disais tout à l'heure que t'étais pas stressé quand t'arrives au village, la cérémonie.
00:24:37Mais là, quand tu fais ton entrée dans le stade...
00:24:39Dans le stade ?
00:24:40C'était fou.
00:24:40L'ambiance...
00:24:41Un petit kaki à ta cause, en plus.
00:24:43Mais vraiment, c'est pas pour exagérer.
00:24:45J'ai mis le pied sur la piste violette.
00:24:47Je la vois encore.
00:24:48Et j'entends ce bruit de toute la foule qui me voit arriver sur la piste
00:24:53et qui crie du plus fort qu'ils peuvent.
00:24:56Même mon prénom.
00:24:58Même mon prénom.
00:24:58Et ça, c'était fou, ouais.
00:25:00Et d'ailleurs, en série, c'était le plus fort.
00:25:04Parce qu'il y avait beaucoup de Français comparés en demi et en finale où il y avait plus d
00:25:08'étrangers.
00:25:09Et vraiment, c'était très très fort.
00:25:11Le bruit était très très fort en série.
00:25:13Quand je suis arrivé à 10h du matin, le stade rempli.
00:25:15C'est ça qui est dingue en plus.
00:25:16Dingue.
00:25:1610h du matin.
00:25:17Tu t'y étais préparé à cette ambiance ?
00:25:19Ah non, jamais.
00:25:19Pas du tout ?
00:25:20Jamais.
00:25:20Et même si je m'étais préparé, je pense que jamais j'aurais pu imaginer comment réellement ça se passe.
00:25:26Parce que c'était fou.
00:25:28Et je m'en souviens, avant les starts, la présentation, ils scandaient mon prénom.
00:25:34Mais limite, j'ai recroisé des athlètes qui étaient dans ma série.
00:25:37C'est marrant.
00:25:38Une semaine, ils disaient, mais ça nous faisait peur.
00:25:40Parce que les autres athlètes, ils se disent, mais comment on va faire, quoi ?
00:25:43Ouais, tu prends déjà un peu un petit ascendant.
00:25:46Enfin, en tout cas, un surplus de motivation.
00:25:48Après, il faut le gérer, ça.
00:25:49Et c'est un peu le piège.
00:25:49Ouais, j'ai entendu dire que ça pouvait neutraliser certains athlètes.
00:25:53Mais moi, j'ai eu la chance que ça a fait tout l'inverse.
00:25:56Ouais, ça t'a transcendé.
00:25:57T'as réussi à prendre l'énergie que le public te donnait.
00:26:01Peut-être que c'est...
00:26:02Ouais, ouais.
00:26:03Je sais pas.
00:26:03Peut-être que je suis trop fier et que j'aime bien les gens qui m'encouragent.
00:26:05Mais au final...
00:26:06Non, mais c'est super.
00:26:07Si ça t'a porté...
00:26:08Ouais, ouais.
00:26:09En tout cas, avec cette série, tu prends le départ avec un certain Karsten Warholm.
00:26:13Ouais.
00:26:13Une légende de la discipline, champion olympique en titre.
00:26:17Tes couloirs neufs aussi.
00:26:18Ouais.
00:26:18C'est important de le préciser parce que tu cours ce qu'on appelle à l'aveugle.
00:26:21Est-ce que tu peux nous expliquer, pour les gens qui ne connaissent pas vraiment le 400A,
00:26:25pourquoi couloir neufs, on court à l'aveugle ?
00:26:27Donc, il y a neuf couloirs.
00:26:28Ça va du 1 au 9.
00:26:29Et le 9, c'est celui qui est le plus à l'extérieur.
00:26:32Donc, tous les coureurs sont derrière nous.
00:26:33Du coup, il faut vraiment courir pour soi-même, sans voir personne, sans voir...
00:26:38T'as pas de repères ?
00:26:38Aucun repères.
00:26:39À part ma propre course, mon propre entraînement, quoi.
00:26:44Donc, c'est ce que tu t'es dit pendant la course.
00:26:45De toute façon, je suis couloir neuf.
00:26:46Ouais, c'est ça.
00:26:46Je suis focus sur moi.
00:26:48Exactement.
00:26:48Je ne fais pas gaffe à ce qui...
00:26:49Exactement.
00:26:49Je me suis dit, de toute façon, c'est les JO, il faut aller à fond.
00:26:52Et puis, tu vois, j'essaie.
00:26:54Et puis, si j'échoue, au moins, j'aurais essayé.
00:26:56Je le vois comme ça, moi.
00:26:57Quand tu es sur la ligne de départ et que tu sais qu'il y a Warholm dans ta série,
00:27:01tu y penses un petit peu ?
00:27:03Non, mais j'ai un peu cette qualité, mais ce défaut de vouloir écraser les autres.
00:27:10Et c'est ça qui me pousse...
00:27:11Une qualité.
00:27:12C'est une qualité.
00:27:12Ouais, c'est une qualité.
00:27:13Mais pas dans la vie de tous les jours, je pense.
00:27:15Non, oui.
00:27:16Bien sûr.
00:27:18Mais...
00:27:20Pas peur du tout, non.
00:27:21Au contraire.
00:27:21C'est vraiment...
00:27:22Exciter.
00:27:23Et je pense aussi que c'est lui montrer un peu de respect que de vouloir le battre.
00:27:25Je pense que ça aussi, c'est quelque chose qui doit rester.
00:27:28Et je pense que...
00:27:30Aller à fond, essayer de le battre, c'est lui montrer le plus grand des respects.
00:27:34Et j'ai grandi en regardant ses courses et il est impressionnant.
00:27:38Et...
00:27:38Mais quand je cours contre lui, j'ai pas ses...
00:27:41J'ai plus ses pensées et je veux gagner.
00:27:43Warholm gagne la série.
00:27:4547-57.
00:27:46Ouais.
00:27:47Et pas loin du tout.
00:27:48Mais j'étais devant même.
00:27:49Ouais, ouais, ouais.
00:27:50J'étais devant...
00:27:51Ah, je dis, j'étais devant, mais...
00:27:53Mais après, lui aussi, il était pas à fond non plus.
00:27:55Donc...
00:27:55Non, bien sûr.
00:27:56Mais tout de même, ses images sont magnifiques.
00:27:57Ouais, ouais, ouais.
00:27:57T'es tout proche de lui, tu finis en 47-69.
00:28:00Bah, tu mets une claque à ton record personnel.
00:28:02Tu y colles 57 centièmes.
00:28:04Ouais.
00:28:04Tu deviens aussi le troisième performeur français du 400 mètres head
00:28:08derrière Stéphane Diagana et Wilfried Dappiou.
00:28:11Ouais.
00:28:11Là, c'est le kiff absolu.
00:28:12Dès les séries...
00:28:13Ouais, là, c'est le kiff.
00:28:14Si, si, c'est le kiff.
00:28:14T'arrives à profiter quand même un peu ?
00:28:16Ouais, là, je profite parce que c'est un championnat
00:28:18et je suis en demi-finale des Jeux Olympiques.
00:28:20Donc, ça résonne encore un peu plus.
00:28:22Et je suis content et direct, j'ai hâte de la demi, quoi.
00:28:24Direct, les yeux tournés vers la prochaine course.
00:28:28Je me dis quand même, ça devait être fou aussi de disputer les Jeux,
00:28:31alors que toi, Clément, tu n'as pas fait de championnat du monde chez les grands,
00:28:35championnat d'Europe.
00:28:36En fait, tu commences par ce dont tout le monde rêve.
00:28:39Ouais, c'est ça.
00:28:40Mais en fait, le championnat américain est plus dur que les Jeux.
00:28:43J'ai fait des courses aux Etats-Unis où c'était plus dur que mes séries et mes demi des
00:28:46Jeux.
00:28:47C'est pour ça qu'en fait...
00:28:48Plus dur dans quel sens ?
00:28:48Plus dur en performance et en course.
00:28:50Ouais.
00:28:50Mais en ambiance et dans l'enjeu...
00:28:52Ah, en ambiance, non.
00:28:53Ouais.
00:28:53En enjeu, si.
00:28:56Peut-être qu'aussi, j'étais un peu fou, je ne me rendais pas trop compte de l'importance des
00:29:01Jeux.
00:29:01Et je pense que ça aussi, ça m'a un peu aidé, ça aussi.
00:29:04Bien sûr.
00:29:05De ne pas me dire, c'est les Jeux, il faut à tout prix réussir.
00:29:08Je l'ai vu comme une compète classique de ce que je fais à l'année.
00:29:12Et voilà.
00:29:13Parce qu'en France, on était tous choqués de ton chrono, de ta course.
00:29:17On s'est tous dit, mais d'où il sort ?
00:29:19Comment il peut réaliser un chrono comme ça d'un coup ?
00:29:21Toi, tu savais que tu l'avais dans les jambes.
00:29:22Tu l'avais déjà réalisé ce chrono ?
00:29:24Alors sur une course au printemps aux Etats-Unis où finalement tu as été disqualifié
00:29:28en raison d'une jambe de retour trop basse sur la sixième haie.
00:29:32Ouais.
00:29:32Donc tu l'avais déjà fait ce chrono ?
00:29:34Tu savais que tu l'avais dans les jambes ?
00:29:35J'avais fait d'ailleurs exactement le même chrono, ouais.
00:29:37et disqualifié.
00:29:39Ce n'était pas une surprise pour toi ?
00:29:40Pour moi, pas du tout.
00:29:41Mais en fait, on ne s'est pas bien médiatisé.
00:29:46Les Français ne regardent pas trop les championnats, ce qui se passe aux Etats-Unis.
00:29:49Donc je remarque que les chaînes ne sont pas trop accessibles.
00:29:53Ça t'a saoulé, c'est un peu qu'on dise qu'il sort de nulle part ?
00:29:56Comment il a fait pour réaliser un tel chrono ?
00:29:59Alors que tu savais que tu l'avais dans les jambes ce chrono ?
00:30:01Ouais, je savais que je l'avais, mais non, ça ne m'a pas saoulé.
00:30:03Je me suis dit...
00:30:05Justement, on parle de toi.
00:30:06C'est positif.
00:30:07Ouais, c'est positif.
00:30:08Et puis ça peut créer un effet de surprise, pourquoi pas.
00:30:11Ouais.
00:30:12Alors après des séries comme ça, il faut redescendre un peu aussi,
00:30:14parce que c'est beaucoup d'émotions.
00:30:16Bah, tu vas réussir à le faire très bien.
00:30:18Le 7 août, tu prends la deuxième place d'une demi-finale ultra relevée.
00:30:22Tu fais 47-85, tu termines comme en série derrière Carsten Warhol, mais par contre devant une autre légende de
00:30:29la discipline,
00:30:29Alisson Dos Santos, le brésilien, médaillé de bronze olympique en 2021, champion du monde en 2022, au moment de la
00:30:37course.
00:30:37Toi, tu as grandi en regardant ces mecs, des Warhol, des Dos Santos.
00:30:42Là, te dire que tu finis devant Dos Santos, tu finis dans la foulée de Warhol, il se passe quoi
00:30:49dans ton esprit ?
00:30:50Tu réalises à ce moment-là que tu es en train de réaliser un peu une dinguerie quand même.
00:30:54Ouais, qu'est-ce qui se passe ? Je sais pas, je pense que je suis heureux et que je
00:30:58me dis que c'est le fruit d'un travail acharné de toute l'année.
00:31:03Je me dis que je suis parmi eux quoi.
00:31:07Je suis encore un peu loin en termes de record, mais je peux en championnat aller gratter des places, aller
00:31:15leur faire peur.
00:31:17Et je pense qu'ils le savent maintenant, donc c'est cool.
00:31:20Ouais, t'arrives vraiment à, malgré le fait que tu aies regardé toutes leurs courses étant jeune, etc.
00:31:25A ne pas être dans ce statut de fan en fait.
00:31:29T'es leur anniversaire et tu veux les bouffer quoi.
00:31:32Ouais, c'est ça, exactement ouais.
00:31:34Très primal comme sentiment vraiment de gagner quoi.
00:31:37Peu importe qui t'es, moi je serais là, je te suivrais et j'essaierais de gagner.
00:31:43Deux jours plus tard, le 9 août, jour de la grande finale olympique.
00:31:47Ouais.
00:31:48Et on est passé pas loin du drame.
00:31:51C'est pas moi qui le raconte, écoute.
00:31:53Coucou Clem, c'est Guilux.
00:31:54J'espère que ça va.
00:31:56Est-ce que tu peux nous raconter la fois où, au JO de Paris, 20 minutes avant ta finale du
00:32:02400m A, tu t'es rendu compte que tu avais oublié ta tenue de course dans ta chambre au village
00:32:06olympique.
00:32:07Merci beaucoup pour cette anecdote.
00:32:09Merci beaucoup pour ce que tu apportes aux gens autour de toi et je te souhaite plein de bonnes choses
00:32:13pour le reste de la saison.
00:32:14Je sais qu'il y a des très grosses courses qui vont venir et j'ai très hâte de voir
00:32:18ça.
00:32:18On se voit très bientôt.
00:32:19Aïe, aïe, aïe, l'oubli de tenue.
00:32:21Ah ouais, non.
00:32:22Explique-nous, Clément.
00:32:23C'est trop marrant parce que justement, je voulais à tout prix pas l'oublier et je l'ai mis
00:32:27sur un cintre devant ma porte.
00:32:30Vraiment en plein milieu pour comme ça, je me suis dit mais je vais pas l'oublier.
00:32:33Vraiment, c'est le seul truc qu'il faut pas oublier.
00:32:35Et je suis parti sans du coup mais je le savais pas.
00:32:38Et je vais dans la chambre d'appel prêt à me changer et là, pas de combi quoi.
00:32:43Rien.
00:32:44Et je dis mais c'est pas possible et tout.
00:32:45Et du coup, c'est Dylan Vermon, un coureur de 100 mètres qui m'a donné la sienne.
00:32:50Ouf.
00:32:51Heureusement.
00:32:52Merci à lui.
00:32:53Heureusement.
00:32:54Parlons de la chambre d'appel.
00:32:55Tu l'as évoqué là.
00:32:56Ce que t'as dit.
00:32:57Alors, c'est une salle où les athlètes doivent se présenter avant leur épreuve.
00:33:00C'est une salle aussi où t'es avec tous tes concurrents.
00:33:02C'est une salle où parfois il y a un peu d'intox.
00:33:04Est-ce que toi, tu apprécies ce moment ?
00:33:07Est-ce que c'est un moment plutôt anxiogène, plutôt excitant ?
00:33:11Non, je suis assez neutre dans la chambre d'appel.
00:33:13Mais je remarque que les autres essaient de jouer de certains tricks.
00:33:19Par exemple, je crois que Warhol, en finale, il est arrivé avec deux minutes de retard.
00:33:24Du coup, tout le monde était là mais il est où ? Où est le meilleur ?
00:33:26Et ça, c'était marrant.
00:33:29Dos Santos, il est toujours avec son chewing-gum à chanter et danser.
00:33:33Mais c'est marrant de voir tout le monde.
00:33:35Ray Benjamin qui est hyper calme, très posé.
00:33:38Mais vraiment d'un calme qui fait peur.
00:33:41Limite, en fait, c'est plus lui qui me fait peur d'être calme
00:33:43que les autres qui essaient de faire des...
00:33:47Je sais pas comment on dit mais...
00:33:49Ouais, c'est un peu de déstabilité.
00:33:51Des fourberies, quoi.
00:33:52Ouais, c'est ça.
00:33:53Mais ouais, la calmesse de Ray Benjamin, ça me...
00:33:57Je trouve ça, ouais, ça me fait beaucoup plus peur que ce que font les autres.
00:34:01D'ailleurs, il a gagné.
00:34:02Oui, exactement.
00:34:03Tu vois, tu me fais une transition, une petite passe décisive
00:34:05parce que toi, tu fais le quatrième de cette finale olympique
00:34:07derrière un trio magique.
00:34:11Benjamin Ray, Castanbarol et Alison Dos Santos.
00:34:15Quatrième d'une finale olympique, c'est extraordinaire.
00:34:18C'est un truc de dingue.
00:34:20Parce que...
00:34:20Alors, t'étais abattu après la finale, forcément.
00:34:23Toi, tu venais pour une médaille.
00:34:25Quand on est en finale, on vient pour gagner même, j'ai envie de dire.
00:34:28Tu prends combien de temps à switcher, à te dire...
00:34:31C'est énorme.
00:34:31Je viens de réaliser un truc monstrueux.
00:34:34Mais je pense, tu vois, que depuis aujourd'hui, je me dis pas que c'est énorme, en fait.
00:34:39Je pense que je réalise toujours pas, mais j'espère que je vais réaliser un jour.
00:34:42Mais je suis très content de mon parcours, mais je me dis pas, c'est énorme, tu vois.
00:34:45Et je pense que t'as raison de pas dire ça.
00:34:48Mais je pense qu'il faut le voir comme ça, parce que si on le voit en mode...
00:34:52Comme un achievement, tu vois, je veux pas avancer.
00:34:55Mais je me force pas non plus à le voir comme...
00:34:57J'ai vraiment pas cette sensation en moi de...
00:34:59C'est énorme.
00:35:00Vraiment.
00:35:01Ouais, et puis, il y a énormément de positifs à ressortir de ces Jeux.
00:35:05Parce qu'on a pu voir que déjà, t'étais un mec qui savait performer en championnat.
00:35:09Ouais.
00:35:09Ce qui est très important.
00:35:10Parfois, on peut reprocher à des coureurs d'être très performant en meeting.
00:35:13Ouais.
00:35:13Et puis, quand on arrive sur les championnats, de pas être à la hauteur.
00:35:16Toi, t'as prouvé que tu savais le faire.
00:35:17T'as prouvé aussi que devant un public acquis à ta cause, une ambiance de feu, tu savais rester solide.
00:35:23Donc, je suppose que tout ça, tu te l'as noté.
00:35:25Et tu te dis, voilà, ça, en fait, mon expérience olympique, j'en ressors.
00:35:28T'as vraiment grandi, vraiment grandi.
00:35:30Ouais.
00:35:33Grandi, ouais.
00:35:34Et puis, en fait, j'ai envie de revivre ces moments, quoi.
00:35:38Ouais.
00:35:39Et c'est ce que tu t'as dit dès que c'était terminé, je veux revivre ce moment-là,
00:35:42je veux revivre ces trucs-là.
00:35:43Ouais, et surtout, je veux gagner ou alors avoir une médaille, quoi.
00:35:46Ouais.
00:35:46Parce que c'est trop près pour pas revenir, quoi.
00:35:49Trop près du but pour pas réessayer.
00:35:52Et alors, juste après les Jeux, moi, je me suis dit, bah, il a dû kiffer, il a dû profiter,
00:35:56il a dû faire la fête.
00:35:57Non, pas exactement, puisque ton coach, hein, monsieur Ross...
00:36:01Ah, mais vous savez tout.
00:36:02T'as fait revenir aux Etats-Unis pour retravailler des petites choses qui lui avaient pas trop plu en demi,
00:36:08en finale.
00:36:08Et là, on voit l'exigence du bonhomme.
00:36:10Ouais, mais c'était le... J'ai couru le samedi.
00:36:12Bon, le samedi... Non, j'ai couru le vendredi, la finale, je crois que c'est ça.
00:36:15Et le samedi, donc, il me dit bravo, machin.
00:36:19Et le dimanche, je prenais un pot avec ma cousine et mon pote Nicolas Jean Moulin dans un bar.
00:36:25Et il m'appelle, il me dit, là, faut que tu prennes un avion demain, on a de la technique
00:36:30à corriger.
00:36:31J'étais là, ouais.
00:36:33J'étais là, ouais, il est motivé et tout, mais ça fait...
00:36:36Et en fait, ça m'a fait trop plaisir.
00:36:38Et du coup, j'ai pris un billet le lendemain matin, direct, pour Knoxville.
00:36:40On s'est entraînés dix jours, il m'a dit beaucoup de techniques sur ma jambe de retour
00:36:44et sur l'après-haie, comment courir après la haie.
00:36:49Je ne vais pas dire quoi ici, sinon...
00:36:50Ah oui, on dévoile pas tout.
00:36:51Sinon, tout le monde va battre ses records.
00:36:52Non, non, je rigole.
00:36:53Mais il m'a vachement dit quoi faire sur ma technique.
00:37:01Et justement, dix jours après, meeting en Pologne, nouveau record.
00:37:05Il est fort, il me fait plein de passes décisives, j'adore, j'adore.
00:37:0725 août, meeting Diamond League de Chorzo, en Pologne, du coup.
00:37:12Et tu fais un record personnel.
00:37:1347-42, t'es sur ta lancée des Jeux Olympiques.
00:37:16Alors, t'es vraiment pas loin du record de France.
00:37:19Ouais, mais ça aussi...
00:37:20Je suis arrivé jet lag, j'étais fatigué de ce voyage, je sais pas pourquoi.
00:37:24D'habitude, je suis beaucoup mieux d'habitude.
00:37:28Et vraiment, l'échauffement, je me sens pas hyper bien, tu vois.
00:37:30Je me dis, ça va être compliqué, c'est après les Jeux, pourquoi je suis venu.
00:37:34Mais vraiment, je me suis dit ça.
00:37:35Et en fait, je cours H1, j'arrive loin.
00:37:38Donc je l'attaque un peu en reculant.
00:37:40Et je me dis, mais là, c'est pas possible, faut se reprendre.
00:37:43Et du coup, pendant la course, je pensais à ce que mon coach m'avait dit justement pendant ces dix
00:37:47jours.
00:37:47Je me suis dit, mais vas-y, je vais appliquer ce qu'il m'a dit.
00:37:49Parce que là, je suis trop mal parti, il faut vraiment que je me concentre sur ma technique.
00:37:52Et je cours, et à la fin, je vois Warhol qui est devant, je sais que je peux pas le
00:37:56rattraper.
00:37:56Du coup, avant la ligne, je ralentis un peu.
00:37:59Et là, je vois 47-40, je me dis, mais c'est pas possible.
00:38:04Je me suis senti trop mal, je suis jet lag.
00:38:06Et pourtant, tu l'as fait.
00:38:0847-42, on rappelle le record de France qui est ?
00:38:1147-41 ?
00:38:1247-37, Stéphane Diagana.
00:38:15Ouais, encore un peu plus bas.
00:38:17Tu vois ?
00:38:18Et justement, Stéphane Diagana, légende française du 400m.
00:38:21Une personne va venir en plateau nous dresser son portrait.
00:38:25On fait des petits jeux de mots dans l'émission.
00:38:26C'est Thomas Signéqui.
00:38:30Comment ça va ?
00:38:32Comment ça va ?
00:38:33Clément, ça va ?
00:38:34Ça va très bien.
00:38:35Eh bien, ça va bien.
00:38:36Je vois, ça y est, tu m'as déjà lancé mon...
00:38:38Je voulais essayer de voir si Clément allait peut-être être piégé.
00:38:41Dire que la légende du 400m en France...
00:38:44Non, je veux dire que c'était facile parce que souvent, justement, ce qu'on fait avec moi, c'est
00:38:48qu'on parle de quelqu'un d'autre avec l'invité.
00:38:51Une légende, une idole.
00:38:52Donc bon, il y a des disciplines où c'est plus ou moins tiré par les cheveux.
00:38:55Parfois, on va dire.
00:38:56C'est vrai que parfois, c'est compliqué.
00:38:57On va chercher du sujet.
00:38:58Avec toi, le 400m en légende française, a priori, c'était assez simple, tu vois.
00:39:03Donc voilà.
00:39:04Et pour les plus jeunes ou on va dire pour les plus, allez, plutôt grands publics qui suivent le support
00:39:09grand public,
00:39:10Stéphane Diagana, c'est peut-être avant tout l'instigateur du alors peut-être.
00:39:14C'est vrai.
00:39:14Le fameux alors peut-être de Patrick Montel.
00:39:16Oui.
00:39:172014, le finish de Floria Gay, le fameux au relais 4x400.
00:39:21C'est vrai, ça, c'est vrai.
00:39:22Donc des championnats d'Europe 2014.
00:39:24Vous réécouterez ça, parce que c'est quand même assez marrant.
00:39:26C'est Stéphane Diagana qui l'avertit.
00:39:28Une fois, deux fois.
00:39:29Mais Patrick, elle revient là.
00:39:30Non, non, non.
00:39:31Au début, il veut rien entendre.
00:39:33Voilà, mais c'est un commentaire mythique.
00:39:34Un peu rigolo, mais ça montre aussi évidemment sa science de la course.
00:39:37Consultant France Télé depuis de très nombreuses années.
00:39:41Clément, quel est ton sentiment, toi, sur Stéphane Diagana ?
00:39:43Je vais te laisser en parler.
00:39:45Vous avez 31 ans d'écart.
00:39:47Tu n'as évidemment aucun souvenir de lui durant sa carrière.
00:39:50Tu vois, 31 ans et pourtant, il reste vraiment dans l'idole des coureurs de 4H.
00:39:54Il est là encore à tous les championnats de France Elite.
00:39:56Il est là à nous donner des conseils.
00:39:58Il était même là avant ma finale au jeu.
00:39:59Il m'a dit un petit mot.
00:40:00Il m'a dit bonne chance.
00:40:01Et non, non, un grand maître de la discipline et vraiment en plus d'une humilité,
00:40:07d'une grande humilité.
00:40:09Et c'est un grand champion.
00:40:10Il faisait le 4x400 aussi.
00:40:11Oui.
00:40:11Oui.
00:40:12On va en parler.
00:40:13Enfin, on va dérouler un petit peu tout le palmarès.
00:40:17Mais toi, c'est quoi ?
00:40:19Il y a une...
00:40:19Enfin, ce que je t'ai déjà vu en parler quelques reprises.
00:40:23Tu as quand même une vraie...
00:40:24Parce que pour certains jeunes, il n'y a vraiment aucun retour par rapport au passé.
00:40:28Enfin, on ne connaît pas, on ne connaît pas.
00:40:30Toi, je veux dire, Diagana, ça te parle quoi.
00:40:32Oui, vraiment.
00:40:32Et puis, mon père faisait de l'athlétisme et il le connaissait très bien aussi.
00:40:35Donc, ça aussi, ça m'a aidé à le connaître.
00:40:39Et très, très grand athlète.
00:40:40Et en plus, il courait sans les chaussures qu'on a aujourd'hui, sans les pistes qu'on a aujourd
00:40:43'hui.
00:40:43Et il bat beaucoup, beaucoup d'athlètes encore.
00:40:46Donc, c'est très impressionnant.
00:40:48Donc, si on fait le palmarès, champion du monde 97.
00:40:51Bon, ça, c'est son plus haut fait, on va dire.
00:40:54C'est le deuxième champion du monde de l'histoire de France seulement, on va dire, après Marie-Jo.
00:40:58Après Marie-Josée Pérec.
00:41:00Champion d'Europe 2002, c'est son deuxième plus haut fait d'un.
00:41:04Et également donc du monde 2003 sur le relais 4x4.
00:41:07Tu en parlais deux ans plus tard.
00:41:09On a tendance à l'oublier puisqu'ils ont récupéré l'or après coup sur disqualification des Américains sur dopage
00:41:14en 2005.
00:41:15Mais voilà, il est aussi champion du monde du relais 4x4.
00:41:19Il y a le paradoxe des Jeux Olympiques.
00:41:21Parce que là, on en parle beaucoup.
00:41:23Et alors là, j'ai envie que tu réagisses là-dessus.
00:41:25Parce que pour l'instant, le parallèle, je ne sais pas si tu as déjà fait attention à ça, mais
00:41:29le parallèle entre vous est assez fort pour l'instant.
00:41:31Il fait quatrième en 92 à 23 ans.
00:41:35On a à peu près un truc, donc c'est la révélation.
00:41:38Et après, il a raté tous les autres Jeux Olympiques.
00:41:41C'est-à-dire que Stéphane Diagana n'a participé que à Barcelone sur sa quatrième place.
00:41:46Les trois suivants, il a voulu les faire.
00:41:48Essayer de les faire parfois au plus fort de ses performances.
00:41:51Et il les a ratés sur blessure.
00:41:53Voilà, donc 96, 2000 et 2004.
00:41:56Est-ce que tu as peur de ça ?
00:41:58Non, mais du coup...
00:41:59On en parlait déjà tout à l'heure, mais c'est vrai.
00:42:01C'est quand même fou.
00:42:02Ça montre à quel point aussi, il ne faut pas forcément laisser passer les occasions.
00:42:05Ça, c'est sûr, mais je pense qu'il devait s'entraîner très très dur pour essayer de gagner les
00:42:09Jeunes Olympiques.
00:42:10Et qu'il se blesse, c'est très triste.
00:42:15Mais c'est aussi...
00:42:16On vit avec ça, donc je pense qu'il a dû essayer de s'entraîner à fond.
00:42:20Après, je ne le connais pas très bien.
00:42:21Peut-être que d'autres choses sont arrivées.
00:42:23Non, mais j'espère que ça ne va pas m'arriver, justement.
00:42:25Non, non.
00:42:26Mais non.
00:42:28Mais t'en parlais tout à l'heure, c'est ça.
00:42:29C'est vrai, il faut vivre avec.
00:42:32Mais trois fois de suite, c'est terrible.
00:42:35Voilà, je ne veux pas te porter la scouboune.
00:42:38Mais je me dis peut-être au contraire.
00:42:39Justement, voilà, si ça t'arrive en tête, peut-être que justement, on va dédiaboliser le truc.
00:42:43Ça t'arrivera pas.
00:42:43Oui, pourquoi pas aller lui parler, lui demander ce qui s'est passé et apprendre de ces erreurs.
00:42:47Tu l'as vécu un petit peu, quand même.
00:42:49Ces dernières années, ça a été compliqué au niveau des blessures.
00:42:51L'année dernière, c'était compliqué.
00:42:53L'année dernière, la cheville, j'ai eu six mois d'arrêt parce que j'avais un œdème de la
00:42:57moelle osseuse.
00:42:57C'était très compliqué aussi.
00:43:01Mais je ne savais pas qu'il avait raté les Jeux.
00:43:04Je lui demanderai.
00:43:05C'est bien parce que tu as encore un petit peu le temps pour en parler.
00:43:08Il y a demi-Olympiade, tu vois.
00:43:10C'est arrivé au bon moment.
00:43:11Oui, c'est parfait.
00:43:12Fracture de fatigue, notamment en 96, je crois.
00:43:13Lui aussi ?
00:43:14Oui, Atlanta en 96.
00:43:16Peut-être que je confonds avec 2000, mais je crois pas.
00:43:18Je crois que la fracture de fatigue, c'est 96.
00:43:202004, c'était moins évident.
00:43:22Il était déjà sur une tentative de comeback, mais c'est encore un forfait sur au moins blessure ou virus.
00:43:27Je ne sais plus.
00:43:28Je crois vraiment encore une blessure.
00:43:30Et 2000, donc aussi, bien sûr.
00:43:31Ces blessures.
00:43:32Oui, voilà.
00:43:33Donc, on en parlera.
00:43:34Peut-être on aura l'occasion de refaire le débrief après.
00:43:36Bien sûr.
00:43:37Bien sûr.
00:43:37Voilà.
00:43:38Et donc, le record de France, vous en parliez juste avant que j'arrive, est d'Europe.
00:43:42Oui.
00:43:43De 95 à 2019.
00:43:4547-37.
00:43:46Il a tenu 24 ans.
00:43:48Je ne me trompe pas.
00:43:48Oui, c'est bien ça.
00:43:49Mais il courait avec des chaussures beaucoup moins rapides que nous.
00:43:53Moi, je pense qu'il aurait fait 46-50.
00:43:55Ah oui.
00:43:56Autant…
00:43:5646-60.
00:43:57Ouais, je pense.
00:43:57D'accord.
00:43:58Je pense.
00:43:59Ça reste le plus vieux record de France de l'athlétisme.
00:44:03C'est vrai ?
00:44:0345, ouais.
00:44:05Et donc, mais toi, voilà.
00:44:07Bon, je te relance là-dessus.
00:44:08Tu en avais déjà parlé aussi.
00:44:09Mais moi, c'est l'objectif.
00:44:09De le battre, voilà.
00:44:10Ah, vraiment.
00:44:10Mais encore une fois, je pense que c'est de l'honorer que d'essayer de battre ses records.
00:44:15Mais je ne fais que me répéter.
00:44:16Mais je pense qu'il est le détenteur éternel du 410 avec les anciennes chaussures.
00:44:21Et je trouve que ça aussi, c'est assez beau.
00:44:24Et tu avais déjà parlé, c'est vrai, de cette évolution du matériel qui fait aussi
00:44:30que toi, de manière, on va dire, peut-être un peu réaliste, lucide, je ne sais pas.
00:44:34Ouais, vraiment.
00:44:34Tu te dis que vraiment, tu vas le battre.
00:44:37Aussi.
00:44:37Ah oui.
00:44:38Mais en vrai, c'est ça, en fait, que ce n'est pas de l'arrogance que de dire que
00:44:42je vais le battre.
00:44:42C'est vraiment que j'ai les outils un peu qu'il n'avait pas pour le battre.
00:44:45Et c'est en ça que c'est différent.
00:44:48Et je pense que si j'avais ces chaussures, je ne ferais jamais ces chronos-là.
00:44:51Je pense que je ferais des 48, 48, 20, 48, 30, quoi.
00:44:56Et en plus, maintenant, il y a des nouvelles pistes, des nouvelles surfaces en Mondo.
00:44:59Donc, je pense qu'on peut enlever une seconde à son record à Diagana facile.
00:45:03Incroyable, ça le porterait vraiment une légende.
00:45:06Mais c'est presque même sûr.
00:45:08Ouais.
00:45:09Je n'aime pas dire sur des trucs comme ça, parce qu'on ne peut pas voir.
00:45:12Mais les points sur lesquels on court maintenant et les pistes, c'est...
00:45:15Oui, mais même Stéphane Diagana l'avait dit dans des interviews,
00:45:19en disant qu'il aurait pu faire maintenant, à cette époque, 46, 30, tu vois.
00:45:24Ouais, moi, ça ne me choque pas du tout.
00:45:26Ouais.
00:45:27C'était vraiment sympa, en tout cas aussi, pendant les Jeux, justement.
00:45:30Évidemment, quand c'était tes courses.
00:45:32Évidemment, on les regardait aussi si c'était pour la télévision, sur France Télé.
00:45:35Il y avait toujours un truc en plus, quand il y avait les courses de Clément,
00:45:38parce qu'il y avait Diagana au consulting, forcément.
00:45:40Bien sûr.
00:45:41Et ça, c'était quand même sympa.
00:45:42On y pensait tout le temps.
00:45:43Il y a un truc, forcément, entre vous, une filiation inévitable.
00:45:46Ouais, c'est sûr.
00:45:46Mais je n'ai pas écouté les cours.
00:45:48Je n'ai jamais pu les retrouver.
00:45:49Ah bon ?
00:45:50Sur les replays.
00:45:51Les commentaires de Diagana.
00:45:53C'est marrant, ça.
00:45:53De se retrouver, ça.
00:45:54Ouais, mais je vais essayer.
00:45:56Tu les as regardées souvent, ces courses ?
00:45:58Non, je n'ai pas trop regardé, parce que je n'aime pas trop faire ça.
00:46:02Mais j'avais justement essayé pour voir les commentaires de Diagana.
00:46:05Et je n'avais pas réussi.
00:46:06Parce que je crois que les jours, il manquait sur le site de replay.
00:46:09Ils n'avaient pas pu voir.
00:46:11C'était un petit regret, d'ailleurs.
00:46:12Tu leur parleras de tout ça.
00:46:13Quand tu leur parleras des blessures, faire le point, vous ferez un point global.
00:46:17Ce sera l'occasion.
00:46:18Record de France avant 2028, avant les Jeux de Los Angeles ?
00:46:22Ouais.
00:46:22Normalement.
00:46:23Oui, oui.
00:46:24Enfin, je m'entraîne pour ça, du moins.
00:46:27C'est annoncé.
00:46:27C'est parfait.
00:46:28Je crois que là, je n'ai plus qu'à partir là-dessus.
00:46:29Et la mission, retrouver les courses commentées par Stéphane Lagana, du coup.
00:46:32Oui, non, non.
00:46:33Mais ça, attends, non, non.
00:46:33On va voir ça.
00:46:34Il n'y aura aucun problème.
00:46:35Je suis pas mal en technologie.
00:46:37Je pense que je suis sur les bons sites.
00:46:38Non, non.
00:46:39Après, c'est vrai qu'il y a des choses qui sont un peu verrouillées et tout.
00:46:41Mais France Télé et tout, ils vont pouvoir te retrouver ça.
00:46:43On va retrouver ça.
00:46:44Non, non.
00:46:44Bien sûr, bien sûr.
00:46:45Thomas, merci beaucoup.
00:46:46Merci à vous deux.
00:46:47Et merci pour cette très belle saison.
00:46:49C'était une très belle saison.
00:46:50Oui, oui, ça y est.
00:46:50C'est la dernière.
00:46:51La petite pause.
00:46:52Voilà.
00:46:52C'est bien.
00:46:52On reviendra toujours plus frais.
00:46:54Enfin, on espère.
00:46:55Plus frais, toujours plus fort.
00:46:56Comme Clément.
00:46:57Bien sûr.
00:46:58Tu peux sortir sous les applaudissements.
00:46:59Allez.
00:46:59Merci.
00:46:59À la saison prochaine.
00:47:01Bravo, Thomas.
00:47:02On va continuer notre discussion.
00:47:05Clément, moi, ce qui m'intéresse, c'est l'après-jeu aussi.
00:47:07Parce que voilà, t'as vécu un paquet d'émotions.
00:47:09Le grand public t'a découvert, t'a adopté, t'a aimé, a vibré à tes côtés.
00:47:14Quand les jeux s'arrêtent, eh bien, tout s'arrête.
00:47:17Tu cours dans des stades où l'ambiance est beaucoup moins forte.
00:47:22Tu cours pas toujours contre Warholm ou Dos Santos ou des gars comme ça.
00:47:27Comment tu l'as vécu ?
00:47:28Ce retour assez violent à la réalité.
00:47:30Tu parles l'après-jeu, les compètes après-jeu ou l'année après-jeu ?
00:47:33L'année plutôt.
00:47:33Parce qu'après, t'as enchaîné quand même avec ce quasi-record de France.
00:47:37L'année après-jeu, intéressant.
00:47:39Donc, je me suis blessé.
00:47:40Mais avant ça, je m'entraînais...
00:47:43En fait, j'avais oublié...
00:47:45Je pense que j'avais oublié à quel point c'était dur l'entraînement et que c'était pas si
00:47:48facile.
00:47:49Parce que mes dernières courses après les jeux, j'avais une grande facilité à courir de chrono très rapide.
00:47:54Et on oublie le travail qu'il faut faire.
00:47:58Moi, j'ai oublié le travail qu'il fallait faire.
00:48:03Et je m'entraînais pareil, mais j'avais, je pense, moins...
00:48:06J'étais moins axé sur les soins, sur la récup, comme j'aurais dû.
00:48:11Et je pense que c'est pour ça que je me suis blessé.
00:48:12Et de toute façon, rien n'arrive pas à hasard.
00:48:16Et ouais, c'était compliqué.
00:48:18C'était compliqué.
00:48:19Mentalement aussi ?
00:48:20Ouais, tout.
00:48:21Parce que j'apprends en mars que j'ai un EDM de la cheville avec six mois d'arrêt.
00:48:27Et en fait, je m'entraînais dessus parce que ça me faisait une douleur...
00:48:31Ça me faisait une douleur modérée, mais je pensais pas que c'était aussi embêtant.
00:48:35Et je m'entraînais dessus et ça partait pas.
00:48:38Et après, j'ai décidé de faire une IRM.
00:48:40Et donc, j'ai appris qu'en fait, j'aurais dû arrêter bien avant.
00:48:43J'aurais pas dû m'entraîner dessus.
00:48:44Et du coup, j'ai eu six mois d'arrêt.
00:48:45En fait, je pouvais même pas courir, quoi.
00:48:47C'était...
00:48:48Fallait que le temps que l'os se régénère.
00:48:51C'était très compliqué, mentalement.
00:48:52Ouais, des blessures, peu de 400 mètres courus aussi.
00:48:55Tu retrouves des sensations, là, maintenant ?
00:48:57Tu commences à retrouver du plaisir, de l'engagement, des chronos qui...
00:49:03Ouais, j'ai fait un bon chrono il y a deux semaines, là, au Texas, 48-40.
00:49:07En termes de sensations, je dirais que ça revient de mieux en mieux.
00:49:11Mais j'ai pas encore cette sensation de vitesse et d'agilité que j'avais au jeu.
00:49:16Mais cet été, je l'aurais, je le pense.
00:49:20Je sens que ça vient, là, de plus en plus.
00:49:22Ça monte crescendo.
00:49:23Ça va revenir, ça va monter crescendo, comme tu dis, il va falloir,
00:49:25puisque les Jeux Olympiques de Los Angeles arrivent assez vite, finalement.
00:49:29On va en parler dans Chaud devant.
00:49:35En quoi le Clément de 2028 sera différent de celui de 2024 ?
00:49:40Il sera préparé...
00:49:43Déjà préparé des Jeux, donc je connaîtrai la compétition.
00:49:47Je connaîtrai mieux mes performances.
00:49:50Je pense que j'arriverai avec un plus gros record.
00:49:52Je pense que je serai plus...
00:49:53Avec le record de France, du coup.
00:49:54Peut-être, ça va être l'objectif, oui.
00:49:57Et je pense que j'arriverai avec plus de sérénité, je dirais.
00:50:01Même si j'étais déjà assez serein, mais là, encore plus.
00:50:04Tu te projettes déjà ?
00:50:05Tu y penses déjà en te couchant le soir ?
00:50:08Non, pas trop.
00:50:08Je vois les saisons après saison.
00:50:10Je ne me projette pas deux ans ou trois ans après.
00:50:13Mais avant, l'année prochaine, il y a les championnats du monde,
00:50:15donc ce sera aussi un objectif.
00:50:17Mais Los Angeles, non, je serai prêt.
00:50:19Et de toute façon, je serai encore à Noxville avec mon coach, Dwayne.
00:50:22Donc, on sera prêt.
00:50:24On va s'y projeter ensemble.
00:50:25Regarde, on a quelques images du lieu de la compétition.
00:50:28Un magnifique stade, le Memorial Coliseum de Los Angeles.
00:50:31Un stade historique qui a déjà d'ailleurs accueilli les épreuves d'athlée en 1932 et en 1984.
00:50:38Le voici.
00:50:39Ouais, je t'ai entendu faire waouh.
00:50:41Tu vas prendre une claque, là.
00:50:42Il est déjà construit ou c'est des images de synthèse ?
00:50:45Alors, je crois qu'il existe, il existe, ouais.
00:50:48C'est sûr ?
00:50:49Ouais.
00:50:50Ah ouais, c'est magnifique.
00:50:52C'est un très bon stade, du coup.
00:50:55Là, est-ce qu'en voyant ces images, tu t'imagines déjà ?
00:50:58Il y a combien, là ?
00:50:59Il y a moins 120 000.
00:51:00100 000, non ?
00:51:01C'est énorme, ouais.
00:51:02C'est énorme, là.
00:51:03C'est encore plus qu'au JO de Paris.
00:51:0677 500.
00:51:07Ah ouais ?
00:51:08Ouais.
00:51:08C'est vrai que ça fait...
00:51:09Mais c'est souvent ça, les stades américains.
00:51:11Peut-être qu'ils doivent être plus...
00:51:13Ah ouais, non, c'est magnifique, tu vois.
00:51:14Ça me donne envie de courir d'un coup, là.
00:51:17Ouais.
00:51:17Alors, avant de faire les Jeux, même discours qu'à Paris, il faut s'y qualifier.
00:51:21Il y a l'inima, il y a la concurrence.
00:51:23Ouais.
00:51:23Ça, tu y penses ?
00:51:24Tout ça, c'est dans un coin de ta tête ?
00:51:26Non, non.
00:51:26Et de toute façon, je me dis que si je veux être champion olympique,
00:51:28les minimas, ça va être un truc, tu vois...
00:51:30Ça va être une formalité.
00:51:31Formalité, quoi.
00:51:31Et je pense que c'est ça qui...
00:51:34Je pense qu'il faut être comme ça, quoi.
00:51:35Si on n'arrive pas à faire l'inima, pourquoi rêver d'une médaille ?
00:51:40Il y en a qui aiment participer, peut-être c'est pour eux, je sais pas.
00:51:42Ouais.
00:51:42Mais moi, je vois vraiment...
00:51:43Minimas, ça devrait...
00:51:45Tu vois ?
00:51:45Ouais, ouais.
00:51:46C'est juste, voilà, les étapes à valider et puis après...
00:51:48Donc là, Clément, je reprends un peu ton discours avec plus de maturité,
00:51:53avec déjà une expérience olympique.
00:51:54Los Angeles, tu y vas pour être champion olympique, quoi.
00:51:58Ah, vraiment, ouais.
00:51:59C'est ce qui me motive et je pense que c'est pas mon objectif qui est fou.
00:52:03On entend souvent, ouais, je veux gagner les Jeux.
00:52:05Beaucoup de sportifs qui disent ça, mais c'est souvent jeté comme ça par la fenêtre
00:52:08sans vraiment d'envie et même de niaque et de volonté.
00:52:13Mais moi, j'ai fait quatrième au jeu de Paris.
00:52:15Je pense que rêver d'une médaille ou de gagner, c'est pas...
00:52:19C'est pas choquant, quoi.
00:52:20Bien sûr. Puis tu mets les choses en place pour y arriver.
00:52:22Exactement, ouais.
00:52:23Et je reprends un peu Jimmy Gressier sur champion du monde du 10 000.
00:52:27Lui aussi a affiché ses ambitions très tôt en disant, voilà,
00:52:30je veux être devant là tous les top coureurs mondiaux,
00:52:33je veux être champion du monde, je veux être champion olympique.
00:52:35On lui a souvent ri un peu au nez sur ses déclarations.
00:52:38Il lui a dit, arrête, arrête de dire ça.
00:52:40Et il a prouvé à tout le monde qu'avec de l'abnégation, qu'avec du travail,
00:52:44on pouvait réaliser des choses complètement folles.
00:52:46Ouais.
00:52:46Je pense que Jimmy, c'est exactement...
00:52:49C'est exactement l'exemple de celui qui veut gagner et qui réussit.
00:52:52Et maintenant, tout le monde l'admire.
00:52:55Donc, en fait, faut pas se concentrer sur ce que les gens disent.
00:52:58Alors, il y a des sources d'inspiration aussi pour toi,
00:53:00notamment un Américain qui s'appelle Quincy Hall,
00:53:02alors qu'il n'est pas beaucoup plus âgé que toi.
00:53:04T'as 25 ans, il a 27 ans.
00:53:06C'est plus un coureur de 400.
00:53:07Il faut un peu de 400 mètres, mais c'est plus du 400 pour lui.
00:53:10Champion olympique du 400 à Paris aux Jeux de 2024.
00:53:13Champion du monde aussi en relais 4x400 en 2023.
00:53:17Explique-nous pourquoi ce gars t'inspire autant.
00:53:20Ce gars m'inspire autant parce que déjà, de base, c'est un coureur de 400 mètres au championnat d
00:53:25'Amérique.
00:53:25Et il a une envie de gagner qui est inspirante.
00:53:30Moi, j'ai envie de gagner, mais je pense pas que j'ai envie de gagner comme il, pour vous
00:53:33dire.
00:53:33Et ces courses, c'est pas le mec le plus technique, c'est pas le plus rapide sur le sprinter
00:53:42le plus rapide,
00:53:43mais c'est celui qui va vraiment se battre avec toute cette tripes, toute sa volonté, toute son énergie pour
00:53:48gagner.
00:53:48Et même dans ces interviews après course, je les prends sur mon tel, je les screen record,
00:53:54et après je me les repasse parce que c'est vraiment une envie que je vois rarement chez d'autres
00:54:00coureurs.
00:54:02Quincy Hall.
00:54:02Et hyper sympa, je l'ai couru, il était là au Texas avec moi il y a deux semaines, il
00:54:06est hyper abordable, hyper gentil.
00:54:09Il m'a dit qu'on allait jouer à FIFA bientôt.
00:54:12Quincy Hall, un mec super sympa, mais moi je vais te proposer une séquence super sympa de l'émission.
00:54:16Ça s'appelle le Touffe et Touflamme, c'est parti.
00:54:24La fameuse tier list, vous en avez l'habitude, c'est la dernière de la saison.
00:54:275 catégories, flamme olympique, feu de camp, briquet, allumette, cendre.
00:54:31Flamme olympique, c'est le top du top, plus on descend, moins c'est bien.
00:54:34Je vais te donner cette tablette, Clément, il y a plusieurs éléments à classer.
00:54:37Merci.
00:54:38Tu nous les commentes rapidement, il nous reste 5 petites minutes dans l'émission.
00:54:42Je les drague ?
00:54:42Ouais, tu les fais glisser.
00:54:43T'as le droit d'en mettre plusieurs par catégorie.
00:54:45Moi j'ai commencé par la première, le 110 mètre, c'est bien ça.
00:54:49Ça c'était ma première épreuve, j'aimais bien mais c'est un sprint et j'ai pas trop de
00:54:55sensations, du coup je pense que je le mettrais en briquet.
00:54:58Ah les briquets.
00:55:00L'acide lactique, ah non mais là...
00:55:02La cendre directe.
00:55:04Je suis obligé de le mettre en bas, ouais.
00:55:06L'acide lactique, même si avec l'entraînement on donne de moins en moins, mais vraiment quand on le sent
00:55:10dans les jambes c'est affreux.
00:55:11La batterie, ah, la batterie, je dirais feu de camp.
00:55:16Oui, parce que Clément, grand batteur, regarde, la preuve en image.
00:55:20Non.
00:55:20Ah si.
00:55:21Mais non.
00:55:30Pas mal hein.
00:55:42Le mec je maîtrise.
00:55:43Ouais, ça va.
00:55:44Mais pas encore des progrès à faire.
00:55:47Mais ouais, feu de camp.
00:55:48J'adore, ça me permet de m'évader.
00:55:50La belote.
00:55:50Ah la belote, je suis obligé de le mettre en flamme olympique.
00:55:52Ah la belote.
00:55:52En plus c'est de la douce juin, je suis désolé.
00:55:55Je jouais avec mes grands-parents, j'étais tout petit, avec mes parents, mes frères et soeurs.
00:55:59D'ailleurs mon frère qui trouvait que je jouais hyper mal et du coup c'est ça aussi qui m
00:56:02'a forcé à mieux jouer.
00:56:04Toujours dans la compétite.
00:56:04Ah les compétiteurs, bien sûr.
00:56:06Ouais, ouais.
00:56:07Le cheddar.
00:56:08Le cheddar.
00:56:09Le cheddar.
00:56:10Bah oui, parce que t'adore le fromage.
00:56:12J'adore le fromage, mais je peux pas le mettre en haut.
00:56:16Mais si quand même, j'adore le fromage.
00:56:17Ça doit te manquer aux Etats-Unis ça, du bon fromage français.
00:56:20En plus on vient d'un pays...
00:56:22Je crois qu'il y a plus de 6 000...
00:56:246 000 fromages en France, c'est un truc de fou.
00:56:27L'électromagnétique.
00:56:28Ça aussi c'est là d'où je viens.
00:56:30C'est là d'où je viens, c'était une de mes matières préférées.
00:56:33Ouais.
00:56:33Et Wayne m'a dit qu'il fallait que je mette ça.
00:56:36Absolument.
00:56:37Tiens-Lys, c'est ton pote.
00:56:38Avec mon professeur Ulysse Delabre.
00:56:40Non, ça c'était des bons souvenirs.
00:56:42C'était hyper intéressant.
00:56:44C'était assez complexe quand même dans les explications et tout.
00:56:47Les vecteurs, maintenant ça me rappelle les souvenirs.
00:56:50Mais gros, hyper intéressant.
00:56:51J'adore la physique.
00:56:53Les inter-clubs.
00:56:54J'en ai pas fait beaucoup.
00:56:56Mais je viens du bec.
00:56:57D'un club vraiment qui est très très vieux avec de grands champions.
00:57:03Et on a une ambiance particulière au bec d'ailleurs.
00:57:06J'étais à une compète là où mon pote a couru sur quatre seins.
00:57:08On était le club le plus bruyant du stade.
00:57:10Et c'est un plaisir d'être dans ce club et jamais je pense que je changerais de club.
00:57:14Les inter-clubs championnats de France, des clubs en athlétisme.
00:57:16Ouais.
00:57:17Le muffin des JO.
00:57:18J'en ai même pas mangé tu vois.
00:57:19Aïe, aïe, aïe.
00:57:20Je sais même pas où le mettre.
00:57:21Il va couper quelque chose.
00:57:22Tous les athlètes qui ont goûté ont dit que c'était excellent.
00:57:26Je vais le mettre en allumette.
00:57:28Mais je mange pas trop de sucreries.
00:57:31C'est bien.
00:57:31Ouais.
00:57:33Parasite, c'est un de mes films préférés.
00:57:36Flamme olympique.
00:57:38Film coréen, une super intrigue jusqu'au bout.
00:57:43Je crois qu'il y a eu l'Oscar d'ailleurs du meilleur film.
00:57:46Mais non, c'est un de mes films préférés.
00:57:48Et ça lit une belle histoire d'un problème de société avec une belle intrigue, des acteurs qui jouent bien.
00:57:58Franchement, c'est top.
00:58:00Scroller.
00:58:01Scroller, est-ce que je scrolle ?
00:58:04Je scrolle quand même.
00:58:05Je sais que t'aimes pas trop la paresse.
00:58:06Je me suis dit, scroller, c'est un peu...
00:58:08Tu vois ?
00:58:09J'aime pas la paresse qui détruit les projets.
00:58:13L'oisiveté.
00:58:15Mais je fais...
00:58:17Je dirais briquet quand même.
00:58:19Et la réalité virtuelle.
00:58:20Ça, c'est Ewen qui a dit encore, non ?
00:58:21Peut-être.
00:58:22Oui, c'est Ewen.
00:58:23La réalité virtuelle.
00:58:25J'aime bien, mais c'est un peu cher pour ce que c'est.
00:58:27Donc je le mettrai en feu de camp.
00:58:29Magnifique.
00:58:30Je reprends la tablette.
00:58:33Alors, tu m'as demandé pendant toute l'émission.
00:58:34Mais comment t'as eu ça ?
00:58:35Mais comment t'as eu cette image ?
00:58:36Mais comment t'as eu cette info ?
00:58:38Et bien la personne qui m'a transmis tout ça, c'est cet homme.
00:58:43Et Clément, toute la famille et amis sont admiratifs devant ton engagement et ta volonté pour réussir.
00:58:52Après les records de famille, de région, nous attendons le record de France du Diag.
00:58:57Va à court, vole et nous venge.
00:58:59Et tous et toutes à Los Angeles.
00:59:04Ça me fait trop rire parce que j'étais dans le train tout à l'heure et il a envoyé
00:59:07la vidéo sur le groupe famille.
00:59:11Ça, c'est une anecdote magnifique.
00:59:13On ne peut pas mieux finir la saison.
00:59:16Alors, ce qu'il faut que tu saches, c'est ton papa.
00:59:17Donc je l'ai contacté pour avoir une petite vidéo pour toi.
00:59:21Mais au début, il m'a envoyé plein de vidéos dossiers de toi.
00:59:24Alors qu'on n'en a pas tout passé.
00:59:25Des vidéos avec tes neveux, ta nièce.
00:59:28Des vidéos de toi en train de faire de la batterie.
00:59:31Je le remercie Dominique.
00:59:33Mais l'envoyant vocal, du coup, je n'avais pas compris.
00:59:36Je n'ai même pas capté que c'était pour aujourd'hui.
00:59:37C'est excellent.
00:59:38Clément, je te remercie beaucoup.
00:59:40J'ai énormément apprécié cette émission avec toi.
00:59:42Merci, moi aussi.
00:59:42Ça faisait trop plaisir.
00:59:43Très content d'avoir fini la saison avec toi également.
00:59:46Je te souhaite plein de bonnes choses.
00:59:47Merci beaucoup.
00:59:48Et j'espère à la prochaine.
00:59:50Mais carrément, carrément.
00:59:51Tu es le bienvenu ici et la saison prochaine pour repasser dans ce fameux canapé orange.
00:59:55Merci Clément.
00:59:56Merci beaucoup.
00:59:57Salut à toi.
00:59:57Je remercie toute l'équipe.
00:59:58En régie.
01:00:00Alexis Bénichoux à la réalisation.
01:00:02Julien Perronnet à l'édition.
01:00:03Clément Ritter au son.
01:00:04Elisa Provin au maquillage.
01:00:06Et tout le monde qui a œuvré d'arrache-pied pour le bon déroulé de cette émission toute la saison.
01:00:12C'est énormément de travail en coulisses.
01:00:14Merci à tous.
01:00:15On se retrouve la saison prochaine.
01:00:17Prenez soin de vous.
01:00:17Gros bisous.
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