00:03Vous voyez, Croisic, voilà, donc là on part et on va direction le four, ici, et après
00:13le banc de Guérande.
00:18Nous c'est des filières de vins casiers à Crabes, à Crabes ou à Oumar.
00:23Chaque chère a ses propres casiers, répartis sur ces points-là ?
00:27Comment ?
00:27Répartis sur ces points-là.
00:28Bah on les déplace à chaque fois, à chaque fois on déplace pour essayer de trouver
00:35quoi, de trouver les homards.
00:41Ils migrent, je sais plus, ils viennent du sud ou je sais plus d'où ils viennent, sauf
00:47que c'est vrai qu'ils sont obligés de passer par les éoliennes, s'ils viennent de là-bas.
00:50de mi-mars, fin mars jusqu'à août-septembre.
00:55Et à partir de septembre ? On bascule, on bascule, ouais c'est ça.
01:02Ça se pêche pas au même endroit, pas avec le même matériel.
01:10On voit la diminution.
01:13Le gars avec qui j'étais associé auparavant, il y a quelques années, il pêchait 100 homards
01:20par jour.
01:21Ça on en pêche une trentaine par jour.
01:27Donc c'est vrai que la diminution est flagrante quoi.
01:35Le réchauffement climatique, les poulpes.
01:39C'est une question, le poulpe c'est quand même une belle fête, ça a des belles peintes,
01:43etc.
01:45Le poulpe, à l'eau dessus, c'est quoi ?
01:47C'est de la rigolade.
01:48Pour lui, c'est de la rigolade.
01:50Même un poulpe, un petit poulpe, il l'attrape.
01:54Il le ceinture, il le bloque.
01:58Et puis il lui injecte, c'est dans leur salive, du venin.
02:03En fait, ça dissout les chairs et après ils aspirent.
02:08Depuis 4-5 ans, le poulpe est arrivé.
02:14On n'en voyait pas avant.
02:16Depuis 4-5 ans, il y a du poulpe à bloc.
02:18Comment on explique que le poulpe soit arrivé ici ?
02:21On ne sait pas.
02:21C'était plus Sud qui pêchait au Portugal.
02:24C'était par là-bas qu'ils en pêchaient.
02:27Il est remonté d'une année comme ça.
02:30En une année, on l'a vu arriver d'un coup.
02:32Surprise, justement.
02:34Les bateaux, ils pêchaient une tonne par jour de poulpe.
02:41Je crois qu'un poulpe, ça mange 3 fois son poids dans la journée.
02:483 fois son poids ?
03:03Les coquilles, les palourdes.
03:08On dit que non, ça ne fait rien.
03:11Mais ça doit faire des vibrations dans l'eau.
03:16Même le bruit.
03:18Un truc qui tourne comme ça dans un cylindre, ça doit faire du bruit.
03:21Quand vous êtes à la plage et que vous entendez un bateau passer, vous l'entendez loin.
03:25Je ne veux pas mettre la faute sur eux.
03:27Pour fixer l'éolienne, je crois, je ne sais plus, mais d'après ce que je l'avais entendu,
03:32c'était l'équivalent d'une surface de 3 terrains de foot, je crois, pour pouvoir fixer l'éolienne.
03:39Car ils ont ratiboisé, au fond.
03:43Donc là, il y avait plein de planques à homard, ils ont bétonné, au fond.
03:47C'est EDF qui fait ça, qui font les prélèvements et tout le travail là.
03:53Mais pour 3-4 homards, ils ne vont pas dire, on va enlever les éoliennes.
03:59Qu'est-ce qu'il y a de la clé ?
04:03Tout à l'heure, en rentrant, on va mettre ça à la clé.
04:05Oui, donc à la clé ?
04:07On a des viviers à la clé.
04:10Des viviers ?
04:11J'ai un box où j'ai les viviers.
04:14On met ça dans le vivier et le lendemain matin, la vente est à 4h, on vient plus tôt.
04:21On trie et puis on met à la clé.
04:23En fait, tous les matins, moi, je les trie justement les Thaïs et les femelles.
04:29Et je les mets dans des caisses vivantes et OE.
04:36Une fois par semaine, ils viennent nous les peser, tous les répertoriés.
04:43Et nous, on les relâche après en mer le lendemain.
04:45Donc demain, on va les relâcher en mer.
04:49Celle qui va peser aujourd'hui, quoi.
04:52On se retrouve à la clé du Quasif aujourd'hui pour une action de marquage d'homard.
04:59C'est dans le cadre du programme que les pêchers nous ont alertés sur une baisse de la ressource, de
05:05ce qui est assez.
05:06Et donc là, l'idée, c'est pour soutenir le stock, de venir marquer des femelles qui sont entre 90
05:11et 105 mm.
05:12Ce sont des femelles qui sont immatures sexuellement, qui ne sont jamais reproduites.
05:17Donc là, l'idée, c'est de venir les marquer au niveau de la queue avec une marque en V
05:20pour interdire leur débarquement et leur permettre de se reproduire au moins une fois avant de se recapturer.
05:27Donc là, en fait, on marque les femelles.
05:29Pour reconnaître une femelle, il faut regarder les deux petites pinces qui sont ici, qui sont très fines chez la
05:34femelle.
05:35Donc c'est en haut de l'abdomen, alors que chez le mâle, elles sont vraiment massives.
05:38Donc là, on est bien sur une femelle.
05:41Et donc, on va appliquer un V-notch, une marque en V, au niveau du tel son.
05:45Donc c'est la queue.
05:47Et donc, voilà.
05:48L'idée, c'est que cette marque, finalement, va rester deux à trois ans.
05:51Le homard sera interdit au débarquement.
05:54Et ça permettra à la femelle de se reproduire au moins une fois avant d'être redébarquée en criée.
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