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Le maire de Béziers Robert Ménard était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Et notre invité dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Robert Ménard. Bonjour à vous.
00:04Bonjour, bonjour madame.
00:06Robert Ménard, le président Trump a signé hier soir à Versailles.
00:09L'accord avec l'Iran, en présence d'Emmanuel Macron, qui l'avait invité à un dîner de gala,
00:13c'est un pas dans la bonne direction, selon le président français, notamment pour les prix du carburant.
00:17Est-ce que vous le pensez aussi ? Est-ce que vous pensez que cet accord est une bonne chose
00:20ou pas ?
00:22Qu'on arrête de se battre, à part d'être un cynisme absolu, bien sûr, tu dis que c'est
00:27une bonne chose.
00:28Sur le fond, Emmanuel Macron dit que c'est un bon accord, je ne crois absolument pas.
00:34Ce n'est pas, vous avez vu le délire auquel on a assisté hier, l'accord du siècle et tout,
00:39de la part de M. Trump.
00:40Attendez, c'est une bonne affaire pour qui on va payer, parce que c'est ce qui va se passer.
00:47Le détroit d'Hormuz, c'était gratuit.
00:49On nous expliquait que les missiles balistiques, c'était une catastrophe, ils y sont tous tout le temps.
00:55Est-ce que pour Israël, c'est une bonne nouvelle ?
00:57Est-ce qu'on va faire la peau au Hezbollah ?
01:01Je ne le crois pas.
01:02Et puis juste le dernier absent.
01:05Et les Iraniens eux-mêmes ?
01:06Le peuple iranien, moi j'ai plein d'amis.
01:09Vous vous rendez compte, le drame que c'est ?
01:11On était partis, parce qu'ils mentent là-dessus.
01:13On était partis, ils disaient non, le changement de régime n'était pas l'ordre du jour.
01:17Mais ils les ont incités.
01:18M. Trump l'a incité, le peuple iranien, à se révolter.
01:22Enfin, vous vous souvenez.
01:24C'est un menteur absolu.
01:28C'est un menteur incroyable.
01:30Moi, hier, j'étais abasourdi du nombre de mensonges.
01:34Toutes les phrases, c'est un mensonge.
01:36Alors, il n'a qu'à dire, j'ai changé d'avis et tout.
01:39Mais il ne faut pas nous dire qu'ils ont gagné la guerre et que les objectifs de guerre sont
01:43remplis.
01:43Non, mais c'est une douce plaisanterie.
01:45Le régime est toujours en place, évidemment.
01:46Vincent Hervois disait tout à l'heure sur Europe 1, cet accord abandonne la région à l'Iran, le Liban
01:50au Hezbollah et Israël à sa solitude.
01:52C'est la meilleure formule qu'on puisse trouver.
01:54C'était Versailles aussi, hier soir, pour fêter les 250 ans de l'indépendance des États-Unis, acquises grâce à
01:59l'aide de la France.
02:00C'est important de recevoir le président, qui est notre allié américain dans ces circonstances.
02:05Alors qu'il avait dit quelques heures plus tôt à Evian, c'est moi le patron, je suis le patron,
02:09I am the boss.
02:10Il y a deux choses sur, je suis le patron en arrivant une heure en retard, encore qu'Emmanuel Macron
02:16sur le retard, il ne va pas plaider, il peut appeler les coupables.
02:19Mais enfin, quel mépris ! Honnêtement, je me suis dit, comment il n'y a pas un chef d'État
02:24qui se lève et qui lui dit, je me tire ?
02:28Alors vous me direz, c'est plus facile à dire ici tous les deux que si on était chef de
02:31l'État.
02:31Mais la réalité, c'est que c'est lui le patron ?
02:33Bien sûr, mais qu'il soit le patron, c'est la plus grande puissance au monde, évidemment, il y a
02:38du mal à le contrarier.
02:39Mais qu'il traite avec un tel mépris l'ensemble des puissances qui étaient là, en plus c'est une
02:46mauvaise idée parce qu'il ne comprend que le rapport de force.
02:50Croire que parce que tu vas devenir une carpette, il va t'aimer un peu plus, je ne crois pas.
02:55Ensuite, mais en revanche, moi je ne suis pas de ceux qui reprochent à Emmanuel Macron de le recevoir à
03:01Versailles.
03:02Dans le monde entier, Versailles, c'est la France et utiliser Versailles à un moment donné pour tenter d'obtenir
03:09un certain nombre de choses, c'est intelligent, de bonne guerre, il a raison de le faire.
03:13La France, c'est aussi ça, c'est le luxe, c'est Versailles, c'est l'histoire et c'est
03:18nos cartes, les cartes qu'on a à jouer.
03:21Et ce n'est pas des petites cartes.
03:22S'il signe à Versailles, finalement, devant tout le monde, c'est parce qu'il est bluffé par ce que
03:28c'est.
03:29Profitons de ça, au moins on a ça.
03:32Nous sommes aussi, évidemment, avec des grandes préoccupations des Français, et là on va changer de registre, on va parler
03:36des violences contre les enfants.
03:37Robert Ménard, il y a toujours une grande colère du peuple français après la mort de la petite Liana.
03:42Les affaires d'agression sont quotidiennes, d'agression sexuelle sur les enfants sortent de façon quotidienne.
03:46Est-ce que, encore une fois, l'État ne sait pas protéger les plus faibles, notamment les enfants, ou est
03:50-ce qu'il ne veut pas, est-ce qu'il n'y a pas de volonté politique ?
03:53Il y a surtout de ne pas mettre les choses, on met les choses à l'envers.
03:56Aujourd'hui, voter, attendez, je ne suis pas contre une nouvelle loi et tout ça, mais attendez, le problème, il
04:01n'est pas là.
04:02D'abord, je vais vous dire un truc basique, quand tu veux arrêter quelqu'un et le mettre en prison,
04:08il faut des places de prison, madame.
04:09Ce que je reproche avant tout à M. Macron, c'est les promesses qu'il avait faites en 2017, c
04:14'était, vous vous rappelez, avant son élection.
04:17Il dit qu'il faut faire 15 000 places de prison, qu'il n'a jamais faites, mais il en
04:20faut plus que ça.
04:21Moi, le nombre, les gens qui disent que les magistrats sont laxistes, il y a tout un tas de magistrats,
04:26madame, qui ne le sont pas.
04:28Vous avez discuté avec les magistrats, le type te dit, mais je le mets où en prison ?
04:32Chez moi, il y a, pour la maison d'arrêt, deux personnes pour une place.
04:37Ils vont abaiser, ils ne vont pas en mettre plus.
04:40Donc, il faut d'abord construire des places de prison.
04:44Et ensuite, pardon juste, quand quelqu'un prend 15 jours ou un mois de prison, il faut le mettre 15
04:50jours ou un mois de prison.
04:51Et ce n'est pas une mesure d'extrême noire.
04:53Ça existe dans des pays européens où ça marche.
04:56Les pays bas.
04:56Mais alors, pourquoi on ne s'en inspire pas ?
04:58Pourquoi on ne se dit pas, tu as pris 15 jours de prison, tu vas 15 jours en prison ?
05:02Il y a des gens, il y a des gens, pour nous protéger d'eux, leur seule place, madame, c
05:07'est la prison.
05:08Alors, évidemment, ce n'est pas très progressiste, mon propos, mais je pense que tout le monde le pense.
05:13Les Français le pensent.
05:13Tu fais une saloperie, tu vas en prison.
05:1566% des Français, selon un sondage CSA pour CNews Europe 1 et LGDD, estiment qu'il faut rendre d
05:20'abord public le fichier des auteurs d'impressions sexuelles
05:23et 92% sont pour la perpétuité irréale pour ceux qui ont commis des crimes sur leurs enfants.
05:27Et il faut...
05:28Vous êtes d'accord avec ça ?
05:29Il faut être, absolument, il faut être terrible avec les gens qui se comportent de façon terrible.
05:33Madame, qu'est-ce qui est plus important pour vous que pour les enfants ?
05:36Rien.
05:36Rien.
05:37Moi, je suis allé, pour la Poliana, les deux rassemblements.
05:41Et vous savez pourquoi je dis ça ? Parce qu'il faut faire attention.
05:44Le deuxième rassemblement où je suis allé à Bézé, devant l'OTO, il y en a comme dans toute la
05:48France, c'était d'un coup plus politique.
05:51Vous savez, j'ai eu la...
05:51La récupération, donc.
05:53Exactement.
05:53Vous vous rappelez les gilets jaunes au début ?
05:55Moi, je suis allé comme tous les maires avec les gens, les gens des gilets jaunes.
05:58C'était du bon sens.
05:59C'était, on veut gagner de l'argent, on travaille, on veut gagner assez d'argent pour vivre normalement.
06:04Là, le premier rassemblement, il y avait plein de gens, de papas, de grands-parents qui étaient abasourdis.
06:13Et là, d'un coup, je m'aperçois, ça y est, tu avais les militants de la France insoumise, pour
06:17ne pas les citer, qui étaient là et qui commençaient à faire de la politique.
06:20Moi, je ne veux pas qu'on fasse la politique là-dessus. Je veux juste qu'on trouve des solutions.
06:24Pas de la démagogie, qu'on trouve quelques solutions.
06:27Les un, il faut des places de prison. Deux, les magistrats qui se comportent mal ou pas bien, ils doivent
06:34être sanctionnés.
06:35Donc, rendre des comptes, voilà.
06:36Est-ce qu'il ne faut pas élire les procureurs ? Au moins, je pose le débat. Au moins, je
06:40pose le débat.
06:41Est-ce que quelqu'un qui rend la justice au nom du peuple français, je vous rappelle...
06:46C'est votre proposition ce matin, Robert Ménard, voilà.
06:48Moi, je ne sais pas si c'est une bonne idée. Je me dis, le procureur, qu'est-ce qu
06:53'il fait dans le procès ?
06:54Il vous défend, il nous défend, il défend les Français, la France, par rapport aux gens qui ont fait des
06:59crimes ou des délits.
07:00Est-ce qu'il ne serait pas normal qu'ils rendent des comptes ?
07:02Alors, il y a une façon de les sanctionner professionnellement, mais il y a peut-être que s'ils étaient
07:09élus,
07:10peut-être qu'ils étaient élus, ils se sentiraient un peu plus investis de ce rôle-là.
07:14Il y a beaucoup de propositions qui fleurissent depuis la mort de cette petite fille, Liana, cette petite martyr.
07:20Nicolas Dupont-Aignan, par exemple, souhaite rouvrir par référendum la question sur la peine de mort.
07:24Bruno Retailleau est favorable à la castration chimique. Il y a aussi une question d'une grande loi intégrale.
07:30Est-ce qu'il faut étudier toutes ces propositions, Robert Ménard ?
07:32Il faut tout mettre sur la table.
07:33Il faut mettre tout sur la table, il faut en discuter et il faut faire attention.
07:37La pire des choses, c'est que dans trois mois, si je suis de nouveau, on aura oublié, on passera
07:41tous les deux.
07:42Et on passera à autre chose parce que l'actualité, elle est comme ça.
07:45C'est ça, le problème. Le problème, c'est l'oubli des choses.
07:49Et moi, je comprends. Attendez, je voterai. S'il y avait une loi intégrale, je la voterai.
07:54Sur la peine de mort, vous dites qu'on ouvre le débat ?
07:56Non. Attendez, c'est deux choses. Qu'on ouvre le débat, toujours.
08:00Moi, je suis pour qu'on ouvre tous les débats.
08:01Même celui-là.
08:03Pourquoi il y a des débats interdits ?
08:04Vous me posez une question, on ouvre donc le débat tous les deux.
08:07Je serai contre.
08:08Moi, j'ai l'été pour, à un moment donné, je pense que ce n'est pas une bonne solution.
08:12Donc, aujourd'hui, je voterai contre.
08:13Mais je ne vois pas pourquoi il y a des débats qui sont interdits.
08:16Vous ne pouvez pas dire aux Français, il y a ça qui est exclu d'avance.
08:20Rien n'exclut.
08:21Moi, je suis contre, mais je suis prêt à en discuter.
08:23Mais comme de tout, en plus, vous êtes journaliste, vous posez des questions,
08:27vous ne vous dites pas, tiens, il y a des questions qu'on ne doit pas poser.
08:29Donc, on pose celle-là aussi, évidemment.
08:31Il y a la violence, évidemment, contre les mineurs.
08:34Elle est terrible dans notre pays.
08:35Et on s'aperçoit qu'il y a un océan caché des violences faites aux enfants,
08:38notamment sur l'aide sociale à l'enfance.
08:40Il y a aussi la violence des mineurs, entre eux,
08:43et tous les jours des faits divers absolument dramatiques.
08:45Mettant en scène le gros du roi, j'y venais, une vieille dame de 86 ans massacrée par un adolescent
08:50de 15 ans.
08:52Dans quelle société vit-on, Robert Ménard ?
08:53Je ne sais pas.
08:54Honnêtement, je suis désarmé.
08:59Je ne comprends pas.
09:00C'est aussi bête à vous dire que ça.
09:02Je ne comprends pas.
09:03Est-ce qu'on ne le savait pas avant et que les enfants étaient aussi violents ?
09:08Je ne sais pas.
09:10Moi, ce que je vois, c'est l'échec que ça représente pour nous.
09:16Je dis quand même, ces gosses, ils ont des parents.
09:18Ils ont des grands-parents.
09:20Moi, je vois des gosses où je me dis, tiens, ils sont mal élevés.
09:24Pardon, d'exprimer.
09:26Il ne faut pas dire mal élevés.
09:27Entre mal élevés et tueurs, oui.
09:28Non, non, mais ils ne sont pas mal élevés, je te parle mal.
09:32Non, non.
09:32Mais ils n'ont pas été élevés.
09:33Voilà, il faudrait plutôt choisir ça.
09:35Mais je m'aperçois que les parents, non plus.
09:37J'ai l'impression que depuis deux ou trois générations,
09:40un certain nombre de règles, mais de règles morales.
09:43Et la morale, ça existe.
09:44Attendez, mais même quand je dis ça, je me dis,
09:46il y a des gens qui, tu leur dis, la morale, ça existe.
09:48Oh, tout est relatif.
09:50Non, il y a des règles morales qu'il faut s'imposer.
09:52Et j'ai l'impression qu'on ne les transmet plus.
09:55Écoutez, et voilà, voilà ce que ça donne.
09:56Moi, je le vois.
09:57Je vois des gosses, tu te dis, alors, je ne vais pas redire
10:00qu'ils mettent une paire de gifles parce que ça...
10:03Non, non, mais non.
10:04Et en même temps, madame, attendez, moi, ma fille, je l'aime,
10:08mais ça ne m'a pas empêché de lui donner une tape sur les fesses
10:11quand elle mettait les doigts dans une prise.
10:13Enfin, maintenant, on te dit non.
10:14Enfin, il faut être tombé sur la tête.
10:16Mais à la fois, on t'interdit de poser un certain nombre de questions
10:21sur l'éducation et tout ça.
10:22Et en même temps, on s'étonne de ce qui se passe.
10:25On s'étonne de ce qui se passe.
10:26Robert Ménard, il y a aussi la protection des jeunes femmes.
10:31Le député EPR Charles Rodouel a fait adopter la proposition de loi
10:34qui porte le nom de Philippine.
10:36Cette jeune fille qui a été massacrée, elle aussi, par un OQTF.
10:41En 2024, elle prolonge les délais de rétention à 210 jours
10:45dans les centres dédiés pour les étangers dangereux.
10:47La proposition de loi a été adoptée.
10:50Mais alors, la gauche, les socialistes, l'extrême-gauche,
10:52ont tous voté contre.
10:53Ils ont même employé certains mots qui ont heurté Charles Rodouel
10:57et qui nous heurtent.
10:58Déportation, camp de concentration pour évoquer les centres de rétention administratives.
11:01Qu'est-ce que vous leur dites ?
11:02C'est la deuxième partie de ce que vous dites qui me sidère.
11:07C'est que, tu t'appelles, c'est ce que vous avez, toute la gauche.
11:10C'est-à-dire, ils essayent de nous expliquer une partie de la gauche.
11:13Vous savez, ce serait la gauche sociale-démocrate, la gauche responsable.
11:17Ils ont voté ça.
11:18Comment tu peux, comment tu peux expliquer, pas aux parents,
11:22comment tu peux m'expliquer à moi qu'aujourd'hui,
11:25alors que dans tout un tas de pays en Europe,
11:27il y a même des pays où tu peux rester en centre de rétention sans limite.
11:31Il y a des pays où c'est deux ans.
11:32Nous, on est assez cons, assez démago, démago,
11:38assez, même pas la crise, fou furieux,
11:40pour dire qu'on va, un type dangereux,
11:43au bout d'un certain nombre de jours, on l'a vu dans cette affaire-là,
11:46être obligé de le libérer.
11:48Mais comment tu peux expliquer ça ?
11:50Comment cette gauche-là, qui essaye de nous expliquer,
11:53pour une partie d'entre elles,
11:54mais non, on est des gens des raisonnables,
11:56vous savez, on n'est pas à l'extrême-gauche,
11:57mais ils pensent tout ça.
11:59Et faire la comparaison avec les camps de concentration,
12:00et la déportation.
12:02– Attendez, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
12:04Que vous voulez vous dire, c'est plus de la démagogie,
12:06c'est de la folie à l'état pur.
12:08Et vous allez voter,
12:09quelqu'un va voter pour cette gauche-là,
12:11pour M. Glucksmann,
12:13dont tous les soutiens ont voté ça.
12:15Moi, j'aime bien, je prends lui,
12:16parce que c'est un type...
12:17– Il n'a pas dit ces mots-là, mais vous avez raison.
12:18– Ah, dit lui, mais je dis,
12:19tous, une grosse partie de ses soutiens,
12:21dans les députés, il en a,
12:23ils ont voté avec les autres.
12:24Mais je prends cet exemple,
12:25parce que je l'aime bien, vous avez compris,
12:26je ne prends pas un exemple d'un type que je déteste,
12:28je trouve qu'il a des qualités et tout.
12:30Comment tu fais avec ces gens-là ?
12:32Comment tu écoutes ?
12:33Et attendez, madame, le problème,
12:35c'est qu'il y a des gens qui votent pour eux.
12:37Comment tu peux à la fois dire,
12:38pour la petite Philippine,
12:40c'est terrible, c'est monstrueux ce qui est arrivé,
12:42et demain, tu vas voter pour ces gens-là ?
12:44– Et c'est vos QTF, vous devez les marier,
12:46puisque les mères ont obligation de les marier,
12:48vous en savez quelque chose,
12:49vous passez le 30 septembre prochain
12:50devant le tribunal correctionnel
12:51pour avoir refusé de marier un homme
12:53en situation irrégulière.
12:55Le 25 juin, le groupe d'Éric Ciotti
12:56va défendre une nouvelle proposition de loi
12:58pour interdire ces mariages.
13:00Est-ce qu'elle a une chance d'aboutir ?
13:01Est-ce que vous le souhaitez ?
13:02– Écoutez, j'ai parlé avec tout le centre,
13:05la droite et la droite de la droite.
13:08Ils m'ont tous dit qu'ils allaient le voter.
13:11Monsieur Darmanin, qui sera au banc,
13:13c'est-à-dire c'est lui qui représentera le gouvernement,
13:15m'a dit qu'il appellerait à voter le texte.
13:18J'espère qu'ils ne vont pas mentir.
13:21Ils m'ont tous dit, je peux vous les citer,
13:23les uns après les autres, je leur ai parlé.
13:24Ils m'ont dit, non, non, non,
13:25monsieur le maire, il n'y a pas de problème,
13:27évidemment, c'est une situation folle, furieuse et tout.
13:30Un.
13:30Deux, j'espère, et je le dis à votre antenne,
13:33à Éric Ciotti, on se connaît depuis des années,
13:36Éric, tu ne me fais pas le coup
13:38de mettre le texte en fin de journée
13:41où la gauche pourra, à coup d'amendement,
13:43faire en sorte, ce qu'elle a déjà fait une première fois,
13:45de ne pas avoir à voter le texte,
13:47parce que vous savez, après minuit, c'est fini,
13:50c'est comme Sandrillon, tu le mets tout de suite.
13:52Il m'a promis qu'il le fait.
13:53Les autres m'ont promis, pas que pour moi,
13:55pour les maires qui sont concernés,
13:57mais c'est moi qui l'ai.
13:58Ils m'ont dit, on le votera, il n'y a pas de problème,
14:01on fera les comptes de ceux qui ont une parole
14:03et peut-être même un peu d'honneur.
14:05Robert Ménard, vous espérez que ce soit effectivement
14:07non pas transpartisan, mais que cette cause-là,
14:10elle réunisse un certain nombre de voix.
14:11Est-ce que vous espérez qu'il y ait comme ça
14:12une forme d'unité sur les grands sujets sociétaux
14:14qui sont importants pour les Français
14:16en vue de la présidentielle de 2027 ?
14:18Moi, je ne comprends pas qu'on n'y arrive pas.
14:20Les gens, en ce moment, vous savez,
14:21ils font des programmes,
14:23des 300 pages que personne ne va lire,
14:25peu importe.
14:26Mais attendez, là, on a abordé à cette...
14:28Regardez la question de l'immigration.
14:30Tu as 80% des Français
14:31ou 70% des Français qui disent à peu près la même chose,
14:35qui ont les mêmes diagnostics et les mêmes conclusions.
14:37On n'est pas foutu de réunir, je ne sais pas,
14:4015 personnes à peu près raisonnables
14:43qui diraient, écoutez, on ne va pas tout régler
14:45parce qu'on ne règle pas tout.
14:47On n'a pas des réponses à tout
14:48parce qu'on ne sait pas tout.
14:50On va juste, sur un certain nombre de questions,
14:52ce que vous disiez,
14:53où on est à peu près d'accord.
14:54La protection des enfants.
14:57L'immigration, la sécurité,
15:00un certain nombre de questions.
15:01Si tu travailles, tu dois plus gagner d'argent
15:03que quelqu'un qui ne travaille pas.
15:05Enfin, des choses comme ça.
15:06Les pays qui ne veulent pas récupérer
15:09les gens qui sont des délinquants chez eux,
15:11on va peut-être arrêter de leur donner des visas.
15:13Des choses sur lesquelles on est tous d'accord,
15:15mais pas nous deux.
15:16Tout le monde est d'accord.
15:17Et on n'est pas foutu de se retrouver
15:19à une quinzaine là-dessus en disant
15:21je ne me bats pas pour moi
15:22parce que je veux être chef de l'État.
15:24Je me bats pour qu'on se mette à un certain nombre
15:26d'accord là-dessus et on avance.
15:28Vous savez le problème ?
15:29C'est les partis politiques.
15:32Il faut le faire en dehors des partis.
15:34On ne va pas interdire les partis.
15:35On ne va pas les interdire,
15:36mais passer au-dessus ?
15:38Il faut passer au-delà des partis, au-dessus.
15:40Il faut réunir des gens.
15:42Alors je n'ose plus parce que les mots...
15:43Mais vous pourriez jouer un rôle là-dessus,
15:45Romain Mélard.
15:45Mais moi je suis prêt, évidemment.
15:46À vous engager pour la campagne.
15:48Je discute avec tout le monde,
15:49mais ce n'est pas moi.
15:50Je me dis,
15:51et si on se retrouvait une quinzaine,
15:52on ne dit pas,
15:53je vais être le chef,
15:54je vais être le candidat.
15:55On se retrouve une quinzaine,
15:57on bosse là-dessus,
15:58on trouve des réponses.
15:59Au mobilité,
16:00il va y avoir plein d'émissions de télévision.
16:02Il y a plein de sondages qui vont être faits.
16:03On essaye de se retrouver
16:05sur quelques questions ensemble
16:07et on avance.
16:08On avance ensemble.
16:09Attendez,
16:10ça ne vaut pas le coup de le faire.
16:11Ça ne vaut pas le coup de le faire.
16:12Ça ne vaut pas le coup de le faire
16:13pour son pays.
16:14Les Français le souhaitent en tout cas.
16:16Absolument.
16:16Et en plus,
16:17pour les hommes politiques,
16:17moi je leur dis,
16:18si vous êtes aussi détestés,
16:20c'est parce qu'il n'y en a que pour votre gueule.
16:22Il n'y en a que pour votre gueule.
16:24Et il y a un,
16:25et il y a un certain nombre de propositions
16:26dont vous savez sciemment,
16:28madame,
16:29que vous ne les tiendrez pas.
16:30Aujourd'hui,
16:31moi,
16:31je crois que je ne suis pas méprisant
16:34vis-à-vis des gens.
16:36Aujourd'hui,
16:36dire,
16:37on va faire le SMIG
16:38à je ne sais pas combien et tout,
16:39c'est être méprisant
16:40parce que tout le monde sait
16:41que ça ne se fera pas.
16:44Et c'est mentir aux gens.
16:45Moi,
16:45je ne veux pas leur mentir.
16:46Je pense qu'on peut dire des choses difficiles
16:50en étant attentif.
16:52Vous savez,
16:53il y a un mot,
16:55moi,
16:56j'ai vu le dernier film de Spielberg.
16:58Vous allez voir pourquoi.
16:59Formidable.
16:59Vous voyez pourquoi.
17:00Et il y a un mot formidable,
17:02je ne sais pas si vous l'avez vu,
17:03il y a un mot formidable dedans.
17:05Il y a un mot,
17:06la bienveillance.
17:07Les gens,
17:07ils ont besoin de bienveillance.
17:10Et ceux qui sont,
17:11qui n'ont pas la chance comme nous
17:13de vivre à peu près normalement
17:15et sans trop de problèmes d'argent,
17:17ils ont encore plus de la bienveillance.
17:19Robert Ménard,
17:20vous êtes aussi l'ancien patron
17:21de Reporters sans frontières
17:22qui avait saisi en janvier dernier
17:24l'ARCOM au sujet de notre chaîne,
17:25Cézio.
17:26Décision rendue ce lundi,
17:27la chaîne,
17:28notre chaîne est mise en demeure
17:29pour manque de pluralisme
17:30dans ses intervenants
17:30et ses sujets évoqués,
17:32ce que nous contestons formellement.
17:35Quelle est votre position là-dessus ?
17:36Avant de vous répondre,
17:37je vais vous dire
17:37que ce que je vous dis là,
17:39face à vous,
17:39je l'ai dit hier,
17:40sur une autre entête.
17:41Sur une autre entête.
17:42Vos confrères de LCI.
17:43Voilà, pour le dire,
17:43pour dire que je ne vous dis pas ça
17:45parce que vous êtes face à moi.
17:46Je suis sidéré
17:48pour plusieurs raisons.
17:50La première raison,
17:51c'est les porteurs,
17:52pardon de parler de ça,
17:53ceux qui sont les porteurs
17:55de cette exigence de pluralisme,
17:57ça s'appelle Reporters sans frontières.
17:59J'ai été le créateur,
18:00je l'ai dirigé pendant 23 ans.
18:02Que cette bande de gauchistes
18:04trouve rien d'autre à faire
18:06que de venir emmerder,
18:08en l'occurrence vous,
18:09alors qu'ils devraient s'en féliciter
18:11en se disant
18:12enfin,
18:13on a du pluralisme à la télévision.
18:14Attendez,
18:15moi je suis un vieux monsieur
18:16qui est connu des situations
18:18où il y avait un truc
18:18qui s'appelait
18:19le monopole.
18:20Le monopole,
18:21vous voyez à quoi vous étiez pané.
18:22Le RTF.
18:23Le monopole.
18:24Mais oui,
18:24moi j'étais condamné,
18:25madame,
18:2623 fois
18:27pour avoir violé
18:28le monopole.
18:29Vous savez,
18:29je faisais des émissions
18:30de Radio Libre.
18:31Attendez,
18:31mais ils oublient ça.
18:32C'est un progrès colossal.
18:34Si tu n'aimes pas ces news,
18:36il y a plein de gens peut-être
18:37qui n'aiment pas Laurent Ferrari.
18:39qui aiment aussi.
18:40Pas moi mais la chaîne.
18:41Ceux qui l'aiment,
18:41je ne sais pas ce que je suis à face à vous,
18:43qui n'aiment pas la chaîne,
18:44mais mon Dieu,
18:45tu ne la regardes pas,
18:47tu ne nous emmerdes pas.
18:48Et tu peux dire ça,
18:49je ne les aime pas,
18:50je regarde,
18:51mais il y en plein qui aiment,
18:53mais ils ont le droit d'aimer.
18:54Moi,
18:54je ne comprends pas.
18:56Je trouve que c'est formidable.
18:57Quand j'achète
18:58tout un tas de journaux
18:59de la presse écrite,
19:00vous faites comme moi,
19:01vous vous félicitez
19:02de cette profusion.
19:05Ça s'appelle le pluralisme justement,
19:07la liberté d'expression.
19:08Alors que tout le monde,
19:09regardez là-dessus,
19:10vous disiez,
19:11on devrait,
19:12tout le monde,
19:13il y a 80% des Français
19:14qui disent que c'est formidable,
19:15même des gens
19:16qui n'écoutent pas ces news,
19:17mais qui disent
19:18que c'est un progrès colossal.
19:19Moi,
19:19je serais journaliste
19:21ou rédacteur en chef
19:22ou patron d'une autre chaîne,
19:23j'applaudirais,
19:24je dirais,
19:25vive ces news,
19:26je suis content qu'ils y soient,
19:27même si je suis leur concurrent,
19:29même si je ne partage pas leur opinion.
19:30C'est le B.A.B.
19:32Mais je ne sais pas,
19:33ils n'aiment pas la démocratie,
19:34or c'est les mêmes
19:35qui nous donnent une leçon de morale
19:36tous les jours.
19:37C'est cette,
19:38j'allais dire une grosse série,
19:39oui,
19:39cette putain de gauche
19:40qui te font une leçon de morale
19:42tous les matins.
19:43Vous savez,
19:43c'est eux qui incarnent le bien,
19:45la justice,
19:45le beau et tout,
19:46qui viennent t'expliquer
19:48ah oui,
19:48mais quand les autres,
19:49ils ne pensent pas exactement comme moi,
19:51je leur claquerai bien le bec.
19:53Mais enfin,
19:54qu'est-ce que c'est ce monde-là ?
19:56Ça me semble.
19:56Et qu'on ait ce débat
19:57ouvre-nous en France.
19:59Vous voyez,
19:59moi j'ai passé ma vie
20:00à défendre la liberté de la presse
20:01dans des pays insupportables
20:02où tu avais des dictatures,
20:04où évidemment,
20:05ils ne comprenaient rien.
20:06Ici,
20:06on est dans une des vieilles démocraties
20:08et on a un débat.
20:09Vous devriez,
20:10on ne devrait même pas
20:11avoir à parler de ça.
20:13Cette question,
20:14elle est invraisemblable.
20:16Enfin,
20:16bien sûr qu'il faut défendre ces news.
20:19Bien sûr que,
20:22élargir le pluralisme
20:23comme ça.
20:24alors je vais ausculter,
20:26alors Laurence Ferrari,
20:28elle est là,
20:28elle est un peu trop à droite,
20:30là elle est un peu trop à gauche et tout.
20:32Mais enfin,
20:32vous vous rendez compte ?
20:33Il y a déjà le pluralisme.
20:34Oui,
20:35en période électorale,
20:36c'est normal et tout,
20:37mais en dehors de ça.
20:38Et en plus,
20:38juste une petite saloperie,
20:40une dernière saloperie,
20:42reporté à sa frontière
20:43sur le pluralisme
20:44à Radio France
20:46par rapport au Rassemblement National,
20:49qui a été effectivement
20:50mis en défaut.
20:51par l'Arcum.
20:53Vous les avez entendus ?
20:54Non.
20:54Ah non,
20:55ça veut dire qu'il y a
20:56deux poids de mesure,
20:57suivant qui ça touche,
20:59ça te choque ou ça te choque pas.
21:01Tu tombes à l'envers.
21:02Merci Robert Ménin
21:03pour ce coup de gueule
21:04de ce matin sur l'envers.
21:05Ça ne vous met pas en colère.
21:06C News et Europe 1.
21:07Ça nous met en colère
21:08et au nom de la rédaction de C News,
21:09je vous remercie.
21:11Bonne journée à vous
21:11sur C News et Europe 1.
21:12Sous-titrage Société Radio-Canada
21:15Sous-titrage Société Radio-Canada
21:16Sous-titrage Société Radio-Canada
21:17Sous-titrage Société Radio-Canada
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