- il y a 2 jours
Retrouvez le replay de la chronique Pourquoi ? de l'Équipe de Greg du 16/06/2026.
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00:02C'est le soir de match, regardez, je me suis mis aux couleurs, un petit peu comme Raphaël, il fait
00:11tout à fait la même chose.
00:12Mais bref, France-Sénégal, premier match des Bleus dans cette Coupe du Monde, il est forcément particulier, forcément excitant, forcément
00:18important aussi.
00:19Même si Didier Deschamps a essayé de nuancer un petit peu son impact, écoutez.
00:23Oui, il est important, très important, parce que c'est le premier match, mais c'est valable pour toutes les
00:27équipes qui compensent la compétition.
00:31Non, il n'est pas décisif puisqu'il y a deux autres rencontres, même si dans les statistiques, le dernier
00:37champion du monde, il a perdu son premier match.
00:39Ça ne l'a pas empêché d'être champion du monde aussi, mais dans l'idéal de bien commencer, commencer
00:44par une victoire dans une poule à quatre équipes, c'est la meilleure des choses.
00:49Eh bien, nous, on va prouver à Didier Deschamps qu'il est vraiment très important, ce match, froidement, modestement aussi,
00:55comme à notre habitude.
00:56On va contredire le sélectionneur, bien évidemment.
00:59Et on est sûr qu'il est d'accord avec nous, au fond, entrer en liste des Bleus, pourquoi c
01:03'est déjà un match bascule ?
01:04On va prendre trois exemples très concrets, très différents aussi, pour montrer à quel point il compte beaucoup et il
01:09conditionne la suite.
01:10Alors, avant tout, les superstitieux diront qu'il faut absolument le gagner.
01:13Oui, parce que Didier Deschamps affirme à raison que l'Argentine a été championne du monde en 2022 en perdant
01:18son premier match, certes.
01:20Mais pour la France, eh bien, ça ne se passe pas comme ça.
01:22Les quatre grands titres de l'équipe de France, à chaque fois, il y a eu victoire lors de la
01:26rencontre inaugurale.
01:271-0 contre le Danemark en 1984, 3-0 contre l'Afrique du Sud en 1998, 3-0 contre le
01:32Danemark en 2000, 2-1 contre l'Australie en 2018.
01:35Voilà, c'est simple, si on veut la troisième étoile, il faut gagner ce soir. Pas le choix.
01:41Bon, moi, je ne suis pas superstitieux, donc plus sérieusement, c'est quoi votre premier exemple de match bascule ?
01:4598, bien sûr. Une entrée en lice modèle, pourtant, pression folle sur les bleus à domicile, l'atmosphère tendue, les
01:51critiques autour des Méjac et l'épisode des joueurs écartés à Clairefontaine.
01:55Mais la France fait le travail et le fait très, très bien.
01:57Succès solide, serein face à l'Afrique du Sud, 3-0 à Marseille.
02:01Et donc, ça calme tout le monde, malgré le tirage de langue de Christophe Dugarry face à la presse.
02:05L'équipe parle le lendemain de Destin en marche.
02:08La France n'a pas raté son entrée en Coupe du Monde, victorieuse de l'Afrique du Sud au bout
02:11d'un match maîtrisé.
02:13Elle va pouvoir préparer la suite dans la sérénité et l'adoration des foules.
02:17Yuri Djorkev a confirmé ça bien après dans une interview à la 3F.
02:20L'atmosphère nous fait comprendre qu'un match pas comme les autres nous attend.
02:23Un match d'ouverture de la Coupe du Monde, le premier de notre vie.
02:26Et on comprend vite que nous n'allons pas simplement participer à cette Coupe du Monde.
02:29Nous allons en être le centre de gravité, l'équipe à battre, l'équipe qui se doit de viser le
02:34titre et d'impressionner les autres dès le début.
02:35Contre l'Afrique du Sud, on montre du sérieux, de l'efficacité.
02:38Et surtout, on envoie un message, l'équipe de France est prête.
02:41La suite, évidemment, tout le monde la connaît.
02:44Deuxième exemple, et là, c'est tout ce qu'il ne faut pas faire.
02:46Après le match bascule modèle, on a le match bascule fiasco, fiasco total même.
02:51France-Sénégal en 2002, bien sûr.
02:52Disons-le clairement, quand les Bleus arrivent au Japon et en Corée du Sud,
02:55beaucoup de gens pensent que la deuxième étoile est déjà sur le maillot.
02:58La chute va être lourde, très très lourde.
03:01Les Français sont surpris par les Lyons de la Teranga.
03:03Beaucoup d'entre eux jouent ou ont joué dans l'Hexagone, à l'image de Khalilou Fadiga.
03:07Et le seul but du match, on l'a vu dans le Fight Club, inscrit par Papa Boubadiop.
03:11Grosse déconvenue, mais dans un premier temps, on essaie quand même de ne pas trop s'alarmer côté tricolore.
03:16Il y a des évidences et des besoins dans cette équipe.
03:21Et donc, à partir de là, on verra comment les choses évolueront.
03:24Il ne faut pas d'un seul coup tout balancer à terre et se dire qu'il faut complètement changer,
03:29que ce soit le système, que ce soit les joueurs, que ce soit plein de choses.
03:32Comme tout comme vous, j'essaie de savoir ce qui s'est passé hier, pourquoi on essaie de trouver des
03:37réponses aussi à certaines questions.
03:39Mais je le répète, on ne va pas dramatiser non plus.
03:43Bon, peut-être n'avait-il pas pris la mesure de ce qui était en train de se passer,
03:46parce que les problèmes étaient partout, collectivement.
03:49Et individuellement aussi, quand on regarde les notes des joueurs dans l'équipe,
03:52le lendemain, Patrick Vieira s'en sort avec un 6 sur 10.
03:55Mais globalement, c'était bien léger pour tout le monde.
03:57Et puis, il y a évidemment l'ombre de l'icône Zinedine Zidane,
04:00blessée à la cuisse, absent lors du premier match.
04:02Tout le monde espère son retour.
04:04Il est attendu, comme le Messi.
04:05Son nom est sur toutes les lèvres.
04:06Extrait d'un reportage de la chaîne L'Équipe à l'époque.
04:09Alors, on évoque l'absence de Zinedine Zidane,
04:11dont la présence contre l'Uruguay devient désormais capitale.
04:15Faudrait-il encore que le Madrilen soit remis de sa blessure ?
04:18Zinedine Zidane n'est pas le sauveur de l'équipe de France.
04:20Il ne peut pas jouer tout seul aussi.
04:21Donc, je veux dire, s'il fait un grand match
04:23et que les autres joueurs ne sont pas à la hauteur,
04:27ça ne veut rien dire.
04:29C'est un point d'interrogation.
04:32Avant de revenir en équipe, il faut qu'il vienne sur le terrain.
04:35Roger Lemaire devra, avec ou sans Zidane,
04:37trouver des solutions tactiques.
04:39Il risque autrement de regarder le deuxième tour
04:41de la Coupe du Monde à la télévision.
04:43Et c'est ce qui se passe, évidemment.
04:44La suite de la compétition, ce sera devant la télé.
04:470-0 contre l'Uruguay, défaite 2-0 contre le Danemark.
04:49Et retour maison pour les tricolores,
04:52l'un des plus gros ratés de l'histoire de l'équipe de France.
04:54Le match d'ouverture avait annoncé la couleur.
04:56Bon, vous ne m'angoissez pas,
04:57mais je préférerais que vous reveniez à quelque chose de positif,
04:59s'il vous plaît.
05:00Bien sûr.
05:01Alors, ce n'est pas parfait, mais c'est quand même beaucoup mieux.
05:02Nous voici en 2018.
05:04Le premier match, c'est face à l'Australie.
05:06Succès 2-1, mais c'est poussif, stressant.
05:08Et on le voit sur les visages.
05:09Les caméras de l'équipe étaient au plus près des supporters français dans les bars.
05:12Il y a même un petit peu d'énervement chez les fans.
05:15Quelques gestes d'humeur.
05:16Les blots auront pas mal de réussite sur le but de la victoire,
05:18mais l'essentiel est fait, selon Lucas Hernandez à l'époque.
05:21Au début, c'est vrai qu'on a eu un peu de difficulté à rentrer dans la compétition.
05:26On a su aller chercher le match, on n'a pas baissé les bras et on a pu gagner ce
05:31match.
05:31C'est le plus important, gagner le premier match de cette compétition.
05:37Alors oui, il y a les trois points et c'est le principal.
05:40Mais c'est le genre de victoire qui pose plus de questions qu'elle n'apporte de réponses.
05:43L'équipe titre avant le deuxième match face au Pérou à la recherche du Magic System.
05:47Excellent.
05:48Nos confrères du journal qui griffonnent même des dispositifs sur la page de droite.
05:52Tout le monde cherche la bonne formule parce que le 4-3-3 aligné contre les Australiens
05:56n'a vraiment pas convaincu avec Corentin Tolisso au milieu et Ousmane Dembélé en attaque.
06:01Et ils vont faire les frais des choix de déchamps ces deux joueurs
06:03qui concoctent ensuite un 4-2-3 asymétrique avec Blaise Matuidi à gauche.
06:08Ce sera face au Pérou et ça s'avère être un coup de génie.
06:10Cette équipe ira chercher la deuxième étoile.
06:12Et un autre aspect, ce match, ce premier match permet d'affirmer le rôle des leaders
06:15Loris, Varane, Pogba et Griezmann.
06:18C'est vrai qu'on est une sélection très jeune.
06:21Il y a beaucoup de joueurs qui n'ont pas débuté dans une Coupe du Monde.
06:24Mais après c'est vrai qu'on a des leaders, on a des joueurs très importants
06:28comme c'est Antoine, comme c'est Raph.
06:30Je pense que c'est des joueurs qui vont nous emmener dans le bon chemin
06:34et lesquels il faut les écouter parce qu'ils ont beaucoup d'expérience.
06:38Et oui, important, très important même que les cadres soient tout de suite
06:41au rendez-vous.
06:42On ne vise personne pour ce soir, ni Méniand, ni Oupamecano, ni Mbappé.
06:46Vraiment, on ne vise personne.
06:48Alors messieurs les Français, on vient de dresser le mode d'emploi
06:50de ce qu'il faut faire ou de ce qu'il ne faut pas faire
06:52pour faire basculer la compétition déjà du bon côté.
06:56Alors voilà, ne me remerciez pas pour ce mode d'emploi et à vous de jouer.
06:59Merci Romain Aron, Arthur et Baptiste.
07:02Bien sûr.
07:03Arthur Giraud-Baptiste.
07:03Ah non, Benoît Perard aujourd'hui.
07:05Vous soutenez vos équipes.
07:06C'est moi, c'est moi.
07:07Bon, Benoît, pardon, autant pour moi.
07:09Romain, il est âgé.
07:10Comme ça.
07:12C'est, il faut bien le dire, un match important.
07:14Évidemment, Romain vient de vous le prouver.
07:15Il y a plein d'exemples et de contre-exemples.
07:17C'est la bascule sans changer de chaîne.
07:20Olivier Bossard, est-ce que vraiment, si on ne gagne pas,
07:25on ne peut pas être champion du monde ?
07:26Non, non.
07:28Il nous a prouvé que oui.
07:29Oui, il y a quand même plein de contre-exemples.
07:31Mais ça reste quand même un match bascule
07:34parce que je pense que c'est un match qui va influencer
07:36toute la suite de la compétition.
07:38Ce soir, vous gagnez avec leur système des 8 meilleurs 3e qui passent sur 12.
07:45Vous êtes quasiment qualifié.
07:46Donc, votre compétition, elle est différente.
07:48Et vous perdez.
07:50Je pense qu'on va retrouver le Didier Deschamps plus pragmatique.
07:54Celui qui va revenir à un 4-3-3.
07:56On a des doutes sur certains hommes.
07:57On a des doutes sur le système.
07:58Donc, je pense qu'il va y avoir beaucoup de bouleversements.
08:02Donc, clairement, ce match est une bascule dans un sens
08:05comme dans l'autre en cas de défaite.
08:06C'est fou que tout le monde me parle de changement de système.
08:09Comme si on n'était pas...
08:12Personne, pour beaucoup, ne se disait qu'il va tenir jusqu'au bout.
08:15Il a décidé qu'il était avec ce système-là.
08:17Il sait que ce n'est pas l'attaque qu'il gagnera.
08:19En tout cas, je pense qu'il s'est convaincu de ça.
08:21Et j'ai l'impression que si jamais il y avait un ou deux couacs,
08:23tout le monde...
08:24Là, Olivier, je sais que Benoît pense ça aussi.
08:26Je n'ai pas encore l'avis de Jérôme et le vôtre sur ça.
08:28Qu'il reviendra à un 4-3-3, plus stable.
08:31Et que son évolution, sa révolution depuis deux ans,
08:36était achetée à la poubelle.
08:37Moi, ça me perturbe un peu.
08:39Il y a la théorie et la pratique.
08:40Et en théorie, on adorerait tout ce que Didier Deschamps
08:43pratique jusqu'au bout, cette attaque de feu
08:45avec quatre offensifs et même des pions possibles
08:48qui peuvent sortir du banc et qu'on se régale.
08:51La réalité, la pratique, c'est qu'on connaît Didier Deschamps.
08:53On sait à quel point il a le doigt sur le détonateur.
08:56Mais là, il a confiance en eux pour démarrer.
08:57Il a le doigt sur le détonateur.
08:58Non, je ne crois pas.
08:59Et je pense qu'il sait qu'au premier couac,
09:01en tout cas, dans le cœur du réacteur,
09:04vraiment, le milieu de terrain, c'est là que ça va se jouer.
09:06Moi, je ne crois pas parce que c'est l'Irak derrière.
09:08Et il se dira qu'il leur marquera toujours plus de buts.
09:10Et justement, il ira au bout en disant
09:11« Je continuerai avec mes quatre devants. »
09:12Ou alors, il dira « J'ai fait ce que vous avez voulu.
09:14Vous avez vu. »
09:15Maintenant, il l'a fait depuis deux ans.
09:16Il ne l'a pas fait en premier match de compétition.
09:17Il n'a pas de compétition officielle.
09:21Il n'était pas du tout.
09:22Et en Coupe du Monde, frileux à l'idée de changer.
09:25À la fois, c'est ça que je vous coupe.
09:26J'ai Giovanni qui est à la compo.
09:27Alors là, on ne m'en voulait pas.
09:28Mais là, la compo vient de tomber.
09:29Donc, on y va tout de suite.
09:31Pardon, ma chère Ambre.
09:32Giovanni, à vous la parole.
09:36Oui, c'est la compo qu'on vous annonce depuis plusieurs jours
09:41sur la chaîne L'Équipe.
09:42Dans les cages, Mike Meignan.
09:43À droite, Jules Koundé.
09:44Sur le côté gauche, Théo Hernández.
09:46Charnard central, Oupamecano, Saliba.
09:48Les deux milieux de terrain.
09:49À vocation défensive, Aurélien Lechouamini, Adrien Rabiot.
09:52Et puis donc, ce quatuor offensif.
09:54Désiré doué à la gauche de l'attaque.
09:56À droite, Michael Olysee.
09:57En 9,5-10, comme vous voulez, Ousmane Dembélé.
09:59À la pointe de l'attaque, le capitaine Kian Mbappé.
10:02Je vous donne également celle du Sénégal.
10:03Dans les cas, chez Édouard Mendy.
10:05On est sur un 4-3-3.
10:06À droite, Diata.
10:07À gauche, Diouf.
10:08Charnard central.
10:09Présence de Koulibaly.
10:10Il y avait un doute associé à Niacaté.
10:12Milieu de terrain à 3 avec Gana Gueye, Pape Gueye et Lamine Camara.
10:15Et puis devant, Jackson à la pointe de l'attaque.
10:17Sadio Mane et Ismail Assar.
10:18Alibar.
10:20Merci, Diouf.
10:21Jérôme, on parlera des compos un peu tout à l'heure.
10:23Tout ça, mais là, ce match bascule là.
10:26Est-ce que vous, vous croyez, par exemple, au souvenir de 2002 ?
10:30Est-ce que c'est quelque chose qui peut hanter les deux équipes ?
10:34Je ne sais pas.
10:34Moi, j'ai du mal à croire ça.
10:35C'est une conférence de presse qui a dit qu'on ne veut pas être du mauvais côté de l
10:37'histoire.
10:38Cette phrase-là.
10:40C'est Chouamé Ni, il l'a dit en interview dans l'équipe hier.
10:43Donc, ça veut dire qu'il y a un coin de leur mémoire qui est matrixé à ça quand ils
10:49étaient gamins.
10:49Parce que nous, on était déjà adultes.
10:50Mais eux, c'était des gamins quand ça s'est arrivé.
10:52Mais voilà, il y a ce côté.
10:54On ne veut pas marquer l'histoire négativement.
10:56Pour ce qui est du magnifique pourquoi de Romain, il y a une différence, je trouve, entre les trois matchs.
11:04C'est que tu as deux matchs contre les nations mineures mondiales, l'Afrique du Sud et l'Australie.
11:10Et un match contre, déjà à l'époque, une nation majeure africaine que tu retrouves ce soir.
11:16Et ça veut dire que quand même, avec l'histoire de Zidane en plus à l'époque, c'était…
11:20Mais là, il n'y a pas de Zidane.
11:21Il n'y a pas de fantôme de Zidane, là.
11:23Et d'où ma théorie par rapport à ce qu'Ambre disait du changement éventuel tactique.
11:29D'où ma théorie du bon match sans victoire.
11:32Si Edouard Mendy fait six arrêts, les Bleus font un super match qui est à 0-0.
11:36Ou un partout.
11:37Ça, ce n'est pas pareil.
11:38Il ne changera pas en 4-3-3.
11:39Vous allez même leur basculer.
11:40Là, il ne changera pas.
11:42D'où ma théorie du bon match.
11:44S'ils font un super match et que…
11:46Mais pourquoi vous ne voulez pas lui donner du crédit comme quoi il a bossé pendant deux ans
11:49et il va aller au bout avec ça ?
11:51C'est un truc de dingue d'avoir le vieux Deschamps en tête.
11:53Non, non.
11:54Mais c'est en revanche la théorie du match raté qui peut arriver à la France, à l'Argentine,
11:57au Brésil, au Maroc…
11:58Mais comme moi, c'est l'Irak derrière, je ne crois pas qu'il rebasculera.
12:01Effectivement, il y a l'Irak derrière.
12:02Maintenant…
12:02Il n'a pris que 5 millions, Jay.
12:04Oui, non mais bien sûr.
12:05Mais est-ce que ce changement est complètement impossible connaissant Deschamps comme on le connaît
12:09depuis 14 ans maintenant ?
12:11Pour moi, ce n'est pas impossible que…
12:12Mais je ne veux pas penser que ça se passera mal ce soir.
12:14Non, non, mais je comprends.
12:15Non, mais en fait, inévitablement, on revient…
12:17En fait, Giovanni, vous avez vu, je viens vous voir, Benoît, il y a un truc incroyable.
12:21Mais tous, finalement, et moi j'essaie de lutter contre ça, à la fois pour faire un peu de télé
12:25et aussi parce que je le pense, ce réflexe conservateur de se dire
12:30« Comme il l'a fait, il va le refaire ».
12:32Vous suivez les Bleus depuis deux ans sur la dernière danse de Deschamps,
12:36sur le fait qu'il a lancé ce quator d'attaque.
12:38On voit Bappé qui est capable de dire « Je peux jouer à gauche ».
12:40Comme déjà pour ouvrir le parapluie en disant « Si ça ne se passe pas bien,
12:44vous pouvez mettre les autres dans des positions préférentielles pour Koussman
12:47et Olizé soient dans meilleures conditions ».
12:49Moi, j'ai du mal à croire qu'il ait déjà un plan B.
12:51Il l'a forcément, mais il n'aurait pas pris que 5 milieux.
12:54Vous voyez ce que je veux dire ?
12:58Greg, moi je suis un peu sur votre théorie sur le côté de changement de système.
13:01On peut totalement imaginer, il l'a fait en cours de match
13:05et on en a parlé plusieurs fois sur les débriefs en direct sur la chaîne L'Équipe
13:09avec Didier Deschamps.
13:10Pour moi, l'alternative la plus crédible, si ça se passe mal,
13:13ce qu'on ne souhaite pas pour l'équipe de France,
13:15c'est un maintien du 4-2-3-1.
13:17Les trois qui sont indispensables, c'est Olizé, Dembélé et Kian Mbappé.
13:20Mais dans ce cas-là, on pourrait voir Adrien Rabiot en haut à gauche
13:23avec un profil un petit peu plus hybride.
13:26Et Manu Connet et Aurélien Lechoameni au milieu de terrain.
13:29Ou Arenda et R. Emery, comme vous voulez.
13:30Mais je crois beaucoup au maintien du 4-2-3-1
13:32qui est une structure qu'il apprécie davantage que le 4-3-3.
13:35Vous allez vous faire engueuler, ils sont tous en train de dire que ce n'est plus un 4-2
13:38-3-1.
13:39Complètement.
13:40Quand on a un 4-2-3-1, ça veut dire qu'on a deux ailiers
13:42qui sont capables de déborder dans la percussion.
13:44Si on met Rabiot côté gauche, il ne va pas déborder.
13:47C'était comme Mathieu dit.
13:49Et inconsciemment, il va resserrer un petit peu l'axe
13:53et puis il va couvrir aussi le côté gauche
13:55parce qu'on sait très bien que Kylian Mbappé
13:57va se mettre un tout petit peu à gauche
13:58pour revenir dans l'axe.
14:00Et lui, Adrien Rabiot sera juste là
14:02pour colmater un petit peu les brèches.
14:03Je ne le vois pas déborder.
14:04Donc effectivement, ce ne sera plus un 4-2-3.
14:07Benoît, vous m'avez vexé Giovanni.
14:08Je repars à New York.
14:09Filons de l'autre côté de l'Atlantique.
14:10Joe ?
14:14Je ne suis pas d'accord.
14:16Ce sont des profils qui sont différents
14:17mais Adrien Rabiot, par son volume,
14:19déjà il l'a fait en club.
14:21Il est capable de jouer beaucoup plus haut,
14:23d'avoir de la présence dans la surface.
14:24On l'a vu lors de sa saison avec l'Olympique de Marseille.
14:27Et juste le choix de désirer doué notamment
14:29s'explique par le fait qu'il y a une formation de milieu de terrain
14:32et que sur les séances d'entraînement,
14:34plusieurs fois désirer doué a été utilisé
14:36par parcimonie en milieu de terrain
14:38pour apporter également de la densité dans l'axe.
14:40Donc si vous me faites un copier-coller en disant
14:42Rabiot, il va revenir au milieu,
14:43c'est aussi parfois une des consignes
14:45qu'on donne à désirer doué.
14:46Donc c'est un maintien du 4-2-3-1
14:47avec des positions hybrides qui bougent.
14:50Mais vu que c'est dit des champs
14:51et qu'il faut dire à tout va,
14:52si ça se passe mal, on le met défensif,
14:54il est restrictif,
14:55vous vendez toujours la même théorie en plateau.
14:58Moi je suis de votre côté,
14:59vous avez vu, j'essaye de faire mon Castaldi
15:01en plateau par rapport à ça.
15:02Mais en fait, ce qui m'intéresse plus
15:04que finalement le débat, Benoît,
15:06en vrai ce qui m'amuse,
15:07c'est les réflexes quand on parle de match-bascule.
15:10En fait, on revient inconsciemment
15:12nos peurs ou nos doutes
15:14par rapport aux sélectionneurs
15:16ou aux joueurs qui sont là.
15:17Moi je me dis,
15:18vous avez travaillé avec l'équipe de France,
15:21avec des clubs,
15:21quand vous travaillez pendant deux ans
15:23par rapport à ça
15:23et que si vous êtes satisfait ce soir,
15:26et certains vont même me dire,
15:27ben oui, quand ça contrait,
15:28il va revenir à trois milieux.
15:29Moi je vous annonce depuis tout à l'heure
15:30que si jamais ça se passe mal,
15:32il y a un changement.
15:32Je ne vous dis pas que ça va bien se passer.
15:34Là, attention Greg.
15:35Moi je crois que même si ça se passe mal,
15:38il changera pas.
15:38Non, il n'a raison.
15:39Vous avez essayé de l'arnaquer un peu.
15:41Moi ?
15:42On n'a absolument pas dit ça.
15:43On a dit par contre,
15:44si ça se passe bien et qu'il y a un 0-0,
15:45mais par contre,
15:46il y a un match incroyable de Edouard Manu,
15:48il ne changera pas.
15:48Bien sûr que face à l'Irak,
15:49il ne changera pas.
15:50Donc en fait,
15:50c'est un match bascule
15:51pour parler de Deschamps.
15:52C'est pas...
15:53Oui, on en revient à ça en fait.
15:55Mais Greg,
15:56on est dans une poule,
15:57même s'il y a les 3e qui passent,
15:59il reste 2 matchs derrière.
16:01Il n'y a pas 5,
16:02il n'y a pas 2 ans là.
16:04Donc ça veut dire que
16:04si vous ratez votre premier match,
16:06il va falloir vite réajuster.
16:08Est-ce qu'on a confiance en ces 4-là
16:10parce qu'après ensuite,
16:11on joue l'Irak ?
16:11Ou est-ce qu'on part sur un truc
16:14un petit peu plus classique ?
16:15Il n'y a pas de 3 minutes
16:15de terrain défensif contre l'Irak quand même.
16:17Donc en fait,
16:19moi je pense que
16:20quel que soit le résultat de ce match,
16:22il sera avec les 4 mêmes.
16:23Il se projette à l'avant.
16:24On n'a pas 3-6.
16:25Il peut aussi être avec les 4 mêmes
16:26et faire un changement d'animation.
16:27Et on peut mettre désiré 2.
16:28Mais il a bossé 2 ans.
16:29Pourquoi vous voulez lui faire changer ?
16:30Mais non mais Greg,
16:31leur poste préférentiel en club,
16:32on le sait tous ici
16:33parce qu'on les suit en club.
16:35On sait très bien
16:35qu'ils n'évoluent pas
16:36dans leur poste naturelle.
16:36Déjà, on est en train
16:37de malheureusement se dire
16:39si ça se passe mal.
16:40Et je pense que
16:41même si on n'est pas français,
16:43moi je pense que ça va bien se passer.
16:44Mais il y a un mot
16:46qui est très différent,
16:47c'est changer et se renier.
16:50Ce n'est pas parce qu'un jour
16:51il met Rabiot
16:51qu'il se reniera.
16:53Et Diol a très bien dit.
16:54Pour moi,
16:55il peut très bien mettre Rabiot
16:56parce que ce sera
16:57un profil différent
16:58et un système,
16:59quoi qu'on en dise,
17:00un petit peu différent
17:01que si c'est doué à gauche.
17:02Donc entre changer
17:04et se renier,
17:05c'est deux mots
17:05complètement différents.
17:07Moi je trouve intéressant
17:08c'est que sur un débat
17:09de match bascule,
17:09enfin un débat,
17:10pourquoi de match bascule ?
17:11On en parle,
17:12ça pourrait être de la psychologie,
17:13ça pourrait être
17:14les fantômes du passé.
17:15Tous,
17:16et ce n'est pas un reproche
17:17puisque vous êtes là
17:17pour exprimer vos opinions.
17:19Moi je trouve intéressant
17:20de voir
17:20que vous me ramenez
17:23si ça se passe mal,
17:24le débat,
17:25le 4-2-3,
17:27enfin vraiment,
17:27je trouve ça très étonnant.
17:28Moi c'est mon point de vue
17:29parce que clairement,
17:30je trouve ça étonnant.
17:30Moi c'est mon point de vue
17:31parce que je pense que clairement,
17:33le 4-3-3,
17:34ce serait la meilleure composition
17:35de l'équipe de France.
17:36C'est pour ça que je voudrais que...
17:37Non mais vous,
17:38vous n'êtes pas fan de ça.
17:40Mais moi je pense
17:40qu'il faudra marquer
17:41un but de plus,
17:43et je serais ravi d'avoir tort
17:44si vous gagnez, Benoît.
17:45Je vous le dis tout de suite.
17:46Camille.
17:46Oui, alors ici on est tous
17:47focus évidemment sur nos bleus
17:49mais on regarde un petit peu
17:51ce qui se passe aussi
17:51du côté du Sénégal.
17:52Ils affichent de très hautes ambitions,
17:55en tout cas dans les journaux.
17:56D'abord avec ce titre
17:57assez évocateur,
17:58le coq au menu des lions
18:00et évidemment le souvenir de 2002
18:02est présent dans toutes les têtes,
18:04presque comme un signe
18:05pour ceux qui sont
18:05un petit peu superstitieux.
18:08Record qui évoque les lions
18:09pour réécrire l'histoire.
18:11Là aussi on s'appuie
18:12sur 2002.
18:14Les échos qui mettent
18:15à la une l'exploit de Séoul
18:17et après c'est assez cash.
18:18Les lions veulent encore
18:20bouffer du coq, voilà.
18:21Mais Paptio,
18:22le sélectionneur du Sénégal,
18:23ne croit pas à tout ça,
18:25ne croit pas au poids
18:26de l'histoire.
18:26Il est très pragmatique.
18:302002, maintenant c'est passé.
18:32Pour moi,
18:33l'histoire ne joue pas sur le terrain.
18:35Donc c'est vrai qu'on a gagné en 2002.
18:38Je ne sais pas
18:38si ça va être une revanche
18:41ou pas pour eux,
18:42mais nous,
18:43on s'est préparé,
18:44on va préparer nos matchs
18:46comme on prépare les autres matchs
18:48pour aller chercher les trois points.
18:49Voilà pour ce Français égale.
18:52Merci Romain.
18:53Je vous ai donné la compo,
18:57on vous retrouve dans un instant.
18:58Et Raphaël va rassurer tout le monde
18:59comment Bappé va tout casser ce soir.
19:02On est à 1h10 du coup d'envoi.
19:04Sous-titrage Société Radio-Canada
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