- il y a 2 mois
Tous les mardis, de 16h30 à 17h, LCP-Assemblée nationale prolonge la séance des Questions au Gouvernement en invitant des députés pour analyser les échanges intervenus dans l'hémicycle.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Et nous sommes de retour sur le plateau de LCP pour revenir sur les temps forts de la séance avec
00:05deux députés, Véronique Besse et Gérard Leseul, mais également avec quatre citoyens.
00:10Aujourd'hui, on a le plaisir d'accueillir Yasser, Lilou, Philippe et Marie.
00:14Si vous voulez être à leur place les prochaines semaines, scannez le QR code ou rendez-vous sur notre site
00:20internet.
00:21Retour à la séance que vous avez suivie, Nicolas Fleury, depuis les tribunes des journalistes.
00:26Vous retenez un échange particulièrement houleux entre le Rassemblement National et la ministre de la Culture ?
00:31Exactement. C'était à l'occasion de la question du député OPR Jean Tellier.
00:35Il a interpellé la ministre de la Culture après la déprogrammation d'une pièce de théâtre Passport qui raconte l
00:41'histoire d'un demandeur d'asile.
00:42Elle était prévue à Castres dans le Tarn, mais la mairie Rassemblement National vient d'annuler cette représentation.
00:48Le député dénonce donc une censure devant l'hémicycle.
00:51C'est une méthode du RN, dit-il, distinguer les créations acceptables de celles qui ne le sont pas.
00:56Vive protestation, vous l'imaginez, sur les bancs RN.
00:58C'est ce moment qu'a choisi Marine Le Pen pour quitter l'hémicycle et le faire voir.
01:03La ministre, quant à elle, Catherine Pégard, a eu bien du mal à se faire entendre.
01:06Avec d'un côté des applaudissements des députés du groupe socialiste jusqu'au député EPR
01:10qui était debout lorsqu'elle a adressé sa solidarité aux équipes de la pièce de théâtre.
01:16Et de l'autre, les députés du banc Rassemblement National pour qui c'était un véritable tollé.
01:20On avait même du mal à distinguer ce qui s'y disait.
01:23En tout cas, ce qui était très clair, c'était ces deux gestes par lesquels ils ont terminé leur intervention.
01:28Un pouce baissé et ce signe de la main pour inciter la ministre à s'en aller.
01:33Merci beaucoup, Nicolas Fleury.
01:35Véronique Baisse, elle vous choque cette déprogrammation de la pièce de Michalik, d'Alexis Michalik ?
01:41Écoutez, non, elle ne me choque pas parce que j'ai été maire dans une autre vie
01:44et le maire est libre de programmer ou de déprogrammer ce qu'il souhaite au niveau culturel.
01:51Donc ça ne me choque pas, on ne peut pas s'immiscer partout, le législateur ne peut pas s'immiscer
01:56partout.
01:57Et ça ne me choque pas.
01:58Et d'ailleurs, je me disais, je me remémorais, il y a quelques temps, il y a eu un film,
02:03je crois que c'est à Marseille,
02:04qui s'appelait Sacré-Cœur, qui avait été déprogrammé par le maire de Marseille.
02:08Et ça n'avait pas causé beaucoup d'émoi.
02:10– Gérard Lecel, est-ce que vous, vous y trouvez une forme de censure ?
02:15– Très clairement, il y a une forme de censure.
02:18J'entends bien qu'un élu peut programmer, voire déprogrammer,
02:22mais il ne peut déprogrammer que s'il y a un risque important de trouble à l'ordre public.
02:27Ce n'est pas le cas d'une pièce, ce n'est pas le cas, en tout cas, en l
02:31'occurrence, de ce qui nous concerne à Castres.
02:34Donc oui, je considère que c'est un acte de censure, comme il y a eu d'autres actes de
02:38censure,
02:39d'autres actes de déprogrammation ou de non-financement d'activités,
02:43notamment un festival de jazz qui n'est pas une menace à l'ordre public,
02:47qui n'est pas financé finalement, qui n'est plus financé par la mairie Hérène.
02:51Donc oui, il y a une forme de censure.
02:53– Puisque c'est le Rassemblement National, Véronique Besse, qui dans ces mairies, parfois, supprime,
02:58est-ce qu'ils vont trier la forme de culture qui les accepte ou non dans leur ville ?
03:02– Je me répète, le maire, quelle que soit son appartenance politique,
03:07quelle que soit son étiquette politique, peut faire ce qu'il veut.
03:10Après, je trouve que la ministre, elle n'a pas été à la hauteur,
03:13la réponse n'était pas à la hauteur de la question posée.
03:18Elle lisait sa fiche, elle n'était pas tellement convaincue par ce qu'elle disait.
03:23Mais encore une fois, le maire, il fait ce qu'il veut chez lui en matière culturelle.
03:27– Gérard Lecel, est-ce qu'un maire, finalement, a le droit de savoir
03:30ce qui est programmé ou non dans sa ville et de décider ce qu'il juge bon ou non ?
03:34– Je pense que ce n'est pas au maire, même s'il représente l'exécutif,
03:37de décider tout seul.
03:39Il y a un conseil municipal, il doit y avoir une délibération.
03:44Lorsque l'on est maire, on est dépositaire, finalement, de la puissance publique.
03:47Mais on est le représentant de ses citoyens
03:50et on n'a pas à choisir, à trancher systématiquement à l'encontre des citoyens.
03:55– Je vous propose de passer à un autre thème, celui de l'intelligence artificielle.
03:59Plusieurs questions lors de la séance des questions au gouvernement.
04:01Écoutons ce qu'en dit le ministre de l'Économie, Roland Lescure.
04:05– La décision du président de l'État-Unis annoncée samedi, c'est un coup de tonnerre.
04:10Alors c'est un coup de tonnerre qui peut, d'une certaine manière,
04:13ressembler un peu aussi à un coup de l'arroseur arrosé,
04:15parce que, vous l'avez dit, en interdisant à Anthropik,
04:19à tout citoyen non-américain d'utiliser son modèle mythos,
04:23il a de fait conduit toutes les entreprises du monde,
04:25y compris les entreprises américaines, à couper mythos.
04:28Chez Anthropik, aujourd'hui, il y a plein de ressortitions non-américaines
04:31qui travaillent, y compris aux États-Unis, qui ne peuvent plus utiliser mythos.
04:34Donc ça, c'est pour vous dire que cette décision
04:37va sans doute devoir être adaptée d'une manière ou d'une autre dans les jours qui viennent,
04:40qu'elle doit nous conduire, nous, à réagir,
04:42mais qu'elle montre aussi une chose,
04:44c'est qu'entre pas de régulation du tout, le Far West,
04:46et une régulation qui est faite, je dirais, à l'emporte-pièce,
04:50de manière non réfléchie et qui part dans tous les sens,
04:52il faut trouver une troisième voie.
04:53Je pense qu'on en est capable, en Europe,
04:55d'avoir une régulation intelligente de l'intelligence artificielle,
04:58on renforce notre souveraineté.
05:00En investissant davantage encore, dans la foulée des plans précédents,
05:05vous l'avez dit, dans une intelligence artificielle souveraine,
05:07en France et en Europe.
05:09Et il a posé une des questions sur ce thème.
05:11On va retrouver le député, les démocrates, Erwan Balan, en salle des 4 colonnes.
05:14Oui, vous avez interrogé le ministre de l'économie sur l'intelligence artificielle
05:18en citant un Far West cybernétique.
05:20Comment la France va exister, si je peux continuer cette métaphore,
05:24face aux cow-boys que sont la Chine et les Etats-Unis ?
05:26C'est toute la difficulté.
05:29Vous savez pourquoi Far West ?
05:30C'est qu'à l'époque de la conquête de l'Ouest,
05:32c'était la loi du plus fort.
05:34C'était sans foi ni loi.
05:35C'était évidemment souvent des conflits, des coups de pistolet et des morts
05:42et des règles qui sont très loin de celles que nous avons mises en place depuis.
05:47Et moi, je pense qu'on arrivera à nous, nous positionner justement dans cet écosystème
05:51en ne tombant pas dans le piège du plus fort et dans le piège d'être sans foi ni loi.
05:56Et la question que j'ai posée, en fait, c'était à demi-mot,
05:59c'est comment on respecte notre code de la propriété intellectuelle,
06:02nos droits d'auteur et en même temps en développant une IA souveraine.
06:07Parce qu'on a besoin d'avoir les deux.
06:09On a besoin d'avoir un respect des idées, un respect de la création,
06:14un respect de nos éditeurs de presse, un respect de nos auteurs de romans, de films.
06:19Mais on a aussi besoin d'outils informatiques souverains, très puissants.
06:24Mais je pense qu'il y a un chemin pour les deux.
06:25Et il faut le faire en posant le débat sur non à la loi du plus fort,
06:33oui au cadre démocratique.
06:34Et parfois, j'ai un peu tendance à penser que j'ai un peu la peur
06:37qu'on cède un peu à cette loi d'essayer d'être sur les mêmes codes que les autres
06:42et on n'y arrivera pas comme ça.
06:43On verra la suite de ce que vous avez dit.
06:46Merci beaucoup, M. Balanon.
06:47Merci, Dario Borgogno.
06:49Gérard Leseul, on s'aperçoit que l'IA, l'intelligence artificielle,
06:52c'est un nouveau moyen de pression pour Donald Trump,
06:54notamment ceux qui ont les logiciels,
06:57contrôlent à qui ils peuvent les accorder.
06:59Ça peut déstabiliser beaucoup de monde ?
07:01Oui, bien sûr.
07:02Alors, il n'y a pas que les logiciels.
07:03L'IA, c'est tout un écosystème de logiciels, vous l'avez dit,
07:07mais de bases de données, de stockage de données,
07:11de canaux de distribution, donc de flux.
07:13Et donc, c'est tout cet écosystème qu'il nous faut.
07:16Et je partage le point de vue qui vient d'être exprimé,
07:19qu'il nous faut réinternaliser au niveau de l'Union européenne.
07:22Nous avons besoin et d'une régulation et d'opérateurs d'IA européens.
07:27Véronie Bass, il faut absolument reprendre la main sur cette question.
07:30On voit qu'elle est discutée dans l'armée,
07:33dans l'intelligence artificielle.
07:35C'est nécessaire de la voir à proximité, de la voir sous reine ?
07:40Bien évidemment, mais moi, ce qui me marque,
07:42c'est qu'une fois de plus, on est à la remorque des États-Unis,
07:44voire de la Chine,
07:45et qu'on n'a pas préparé notre souveraineté,
07:48notamment dans beaucoup de domaines d'ailleurs,
07:50mais notamment en matière d'IA.
07:53Et la deuxième remarque, c'est qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas,
07:56mais Donald Trump, il protège son pays, en fait.
07:58Et il nous fait chanter.
07:59Alors, il prend peut-être des mesures,
08:01ou il fait des déclarations à porte-pièce,
08:03mais toujours est-il que là,
08:04on est un peu mis devant le fait accompli,
08:06et qu'il faut que nous soyons souverains en matière d'IA.
08:11Yasser, Lilou, vous allez intervenir dans la séance citoyenne,
08:13mais sur l'IA, vous aviez des choses à dire,
08:15il y a un peu côté pile, côté face.
08:17Vous, Yasser, ça vous intéresse ?
08:18Vous dites, il faut se former, racontez-nous.
08:20Moi, du coup, je suis étudiant à Pont-et-en-Sorbonne,
08:23et cette année, donc pour l'année prochaine,
08:24il y a un DU qui va être lancé,
08:26qui s'appelle le Collège de l'IA.
08:28C'est un DU, je pense,
08:29qui va coûter un certain budget aux étudiants,
08:31mais il est surtout là pour former des gens,
08:33déjà dans le domaine du travail, etc.
08:36On parle de juristes IA, d'économistes IA,
08:39ça va au-delà de nous apprendre à utiliser l'IA,
08:41aussi à programmer, utiliser l'IA pour du HTML.
08:45Moi, je ne parle autant que futur historien,
08:47j'en parlais avec un des maîtres de conférence de ma fac,
08:52Guillaume Mazot,
08:53et qui nous expliquait que l'IA était un outil formidable
08:55pour les historiens,
08:56parce que l'historien qui va écrire sa thèse ou son mémoire
08:58peut demander à l'IA une liste de bibliographie,
09:00deux livres, etc. utiles,
09:02il aura tout d'un coup,
09:04au lieu de faire 14 000 recherches
09:05et prendre du retard sur sa rédaction.
09:07Lilou, plus méfiant de vous sur ces côtés,
09:10finalement, peut-être que vous illustrez bien
09:11l'un comme l'autre.
09:13Le fait qu'avec l'IA, c'est un peu paradoxal,
09:15parfois, Lilou, dites-nous.
09:16Moi, je ne suis pas fondamentalement contre l'IA,
09:18je suis sûre que dans plein de domaines,
09:21elle est hyper utile.
09:21Mais dans vos métiers, ça vous inquiète ?
09:23Dans mon métier, moi, je suis comédienne
09:25et dans le monde du cinéma,
09:26alors le théâtre, pour le moment,
09:27je pense que c'est assez safe par rapport à ça,
09:29mais dans le monde du cinéma, on l'a vu,
09:31ça a déjà volé le travail de certaines personnes,
09:33que ce soit dans l'animation,
09:34que ce soit dans le doublage aussi.
09:36Il y a des associations qui ont alerté
09:38sur les dangers de l'IA
09:39et ça a déjà volé, si je puis dire, des métiers.
09:42Donc voilà, en effet,
09:43il y a une inquiétude de ce côté-là aussi.
09:45Véronique, ça illustre bien à la fois l'IA
09:47comme source prometteur d'avenir, etc.,
09:50mais aussi comme les boulots
09:52qui vont pouvoir être complètement pris par l'IA.
09:55Comment, quel est le bon équilibre
09:56à avoir avec l'intelligence artificielle ?
09:58Confiance, méfiance ?
09:59Alors, je crois qu'il y a les deux.
10:00Il faut faire attention.
10:01Je pense que c'est un formidable bond en avant
10:04parce que ça va, effectivement,
10:06notamment en matière d'histoire,
10:07ça va permettre une rapidité,
10:10l'accès rapide à des données, etc.
10:11Donc ça, c'est génial.
10:13Plus tout ce qu'il y a derrière l'IA,
10:16c'est-à-dire toutes ces recherches,
10:18c'est-à-dire que c'est un bond en avant
10:19très positif pour moi.
10:20Mais effectivement, on sait qu'il y a
10:22beaucoup de métiers qui vont être impactés.
10:25Je parle des journalistes, par exemple, aussi.
10:28C'est des métiers, entre autres,
10:29qui peuvent être impactés.
10:32Les comédiens, peut-être un petit peu moins,
10:33mais il faut s'en inquiéter.
10:35Donc il va falloir trouver ce juste équilibre
10:36pour que l'IA soit intelligemment travaillé.
10:43Justement, Gérard Lecel,
10:44est-ce que c'est un rêve de penser
10:46qu'on va pouvoir utiliser l'intelligence artificielle
10:48pour toutes les tâches un peu chronophages
10:51où on n'a pas forcément de plus-value,
10:52mais que ça ne va pas impacter tous les métiers
10:55ou finalement ça va nous impacter,
10:56qu'on le veuille ou non ?
10:58Très clairement, je pense que ça va nous impacter,
11:00qu'on le veuille ou non.
11:01Et dans tous les métiers,
11:03l'IA doit être considérée comme un facilitateur,
11:06une aide à la décision,
11:07mais pas un substitut à la décision.
11:09Donc il faut être extrêmement prudent
11:11et j'entends bien ce que nous ont dit
11:12nos jeunes auditeurs,
11:14il faut faire très attention à l'utilisation de l'IA.
11:17Par contre, ce qui est nouveau
11:18et ce qui est, de mon point de vue,
11:20d'un point de vue sociétal intéressant,
11:23dans cette bascule, si je puis dire,
11:27l'IA-l'IA,
11:28c'est que des métiers qui, hier,
11:30apparaissaient comme totalement protégés,
11:31notamment les métiers dits intellectuels,
11:34les métiers juridiques,
11:35vous avez cités la comptabilité,
11:38l'économie, etc.,
11:39finalement, ce sont des métiers
11:40qui vont être aussi bousculés
11:41par les nouvelles technologies.
11:42Jusqu'à présent, finalement,
11:44les métiers qui se sentaient
11:45le plus fragiles,
11:46c'était des métiers manuels.
11:47Aujourd'hui, on a un basculement
11:49remplacé par les machines.
11:50Et aujourd'hui, nous avons l'IA qui bouscule,
11:52qui menace, effectivement,
11:53les professions intellectuelles.
11:54Je pense que, d'un point de vue sociétal,
11:56ça doit amener tout le monde
11:57à repenser le travail,
11:59la répartition de la valeur ajoutée.
12:01Eh bien, voilà,
12:02sur cette séance des questions au gouvernement,
12:05on va passer à présent
12:05à la séance citoyenne.
12:13Gérard Le Seul, Véronique Besse,
12:15vous avez l'habitude d'interpeller
12:16les ministres lors de la séance.
12:18Eh bien, on inverse un peu les rôles sur LCP,
12:21ce sont les citoyens
12:22qui vont vous interpeller directement.
12:24On va vous retrouver, Yasser.
12:25Yasser Meryem, vous avez 18 ans,
12:27vous êtes étudiant en histoire,
12:28vous l'avez rappelé,
12:30aussi animateur dans le périscolaire à Paris
12:32parce que, parfois,
12:33il faut bien travailler à côté de ses études.
12:35C'est ce dont vous vouliez nous parler aujourd'hui,
12:37Yasser, dites-nous.
12:38Donc, la semaine dernière,
12:39il y a l'Assemblée nationale
12:40qui a voté l'indexation des bourses
12:43sur l'inflation
12:43et leur versement sur 12 mois
12:45parce que, depuis 2013,
12:48la valeur des bourses
12:49n'a pas été recalculée
12:50par rapport à l'inflation.
12:51Pourtant, le coût de la vie étudiante,
12:53il a augmenté de plus de 30%
12:54depuis que M. Emmanuel Macron est au pouvoir
12:56et on estime qu'un étudiant
12:58a besoin d'au moins 1200 euros
12:59pour vivre dans le mois,
13:00un étudiant précaire à Paris.
13:03Donc, ma question, elle est simple.
13:05La gauche, elle a soutenu le texte.
13:06Tandis que l'UDR s'est abstenue.
13:09Est-ce qu'aujourd'hui,
13:10vous considérez tous les deux
13:11qu'un étudiant qui travaille 20 heures
13:13a les mêmes chances de réussir
13:14qu'un étudiant qui peut mettre
13:15ces 20 heures-là à travailler ?
13:17Parce qu'on estime que,
13:18pour une licence,
13:19c'est environ 30 à 35 heures
13:20de travail maison.
13:21Si on rajoute les 20 heures
13:22à travailler,
13:24est-ce que cet étudiant-là
13:24a les mêmes chances
13:25que l'étudiant qui n'a pas besoin
13:26de travailler ?
13:28Véronique Besse,
13:28votre réponse,
13:29puisque je rappelle
13:29que vous êtes non inscrite,
13:31plutôt à droite.
13:31On vous écoute.
13:32Tout à fait.
13:34Le système des bourses,
13:35je pense,
13:35est à bout de souffle.
13:36Pour moi,
13:37il faut vraiment le revoir
13:38pour peut-être donner plus de...
13:41Enfin,
13:42qu'il y ait une plus grande égalité.
13:44Ça, c'est la première chose.
13:45Je pense que travailler à côté,
13:47même si c'est compliqué,
13:48je n'en doute pas,
13:49ça peut être une chance aussi.
13:51C'est-à-dire que vous arrivez
13:52à tout concilier
13:53et après,
13:55alors peut-être qu'après,
13:55mais quand vous cherchez
13:56sur un travail,
13:57sur un CV,
13:58le fait d'avoir travaillé
13:59en plus de votre vie étudiante,
14:04ça peut être pour un employeur,
14:05ça peut être un plus.
14:06Après,
14:06il faut pouvoir tout concilier.
14:08Il faut aussi peut-être
14:09que les universités
14:11s'ouvrent un peu plus aussi
14:12sur le travail,
14:14qu'elles puissent peut-être
14:15aménager des horaires,
14:16etc.,
14:16pour que la vie,
14:18entre la vie étudiante
14:19et la vie professionnelle,
14:21les heures que vous faites
14:22en dehors de la fac,
14:23puissent être conciliables.
14:26Et puis,
14:26il faut valoriser
14:27d'une manière générale
14:29le travail.
14:29Parce que moi,
14:30je pense qu'à terme,
14:31c'est une chance vraiment
14:32de travailler
14:32en plus de faire vos études.
14:34Je vais vous donner
14:34aussi la parole,
14:36Gérard Le Seul,
14:36mais déjà une réaction,
14:37il y a certes de dire
14:38est-ce que finalement
14:38ça va vous servir
14:39d'avoir dit
14:39moi pendant mes études,
14:40j'ai aussi fait ça
14:41ou est-ce que vous pensez
14:42qu'au contraire,
14:44ça vous défavorise
14:45dans votre travail ?
14:47Par rapport à ça,
14:48je donne l'exemple,
14:48un étudiant en sciences politiques
14:49qui fait des fermetures
14:50de bars à 23 heures,
14:51ça ne va pas spécialement
14:52l'aider pour plus tard.
14:53Alors que pour autant,
14:56les classes les plus favorisées
14:57vont avoir des stages
14:58à l'Assemblée nationale,
14:59etc.
15:00Et ils ne vont pas être perdants
15:01parce que finalement,
15:01ce stage est une expérience.
15:03Ils ne vont pas galérer
15:03à le trouver
15:04parce qu'ils ne vont pas
15:04demander de rémunération.
15:06Mais l'autre qui a fait
15:06des fermetures à 23 heures,
15:08qui a perdu 20 heures
15:08de sa semaine
15:09à travailler
15:11pour un salaire minable,
15:12disons-le,
15:14perdra du temps à travailler
15:15et gagnera une expérience
15:15qui ne lui servira
15:16rien sur un CV.
15:17Moi, je parle en tant
15:18qu'animateur périscolaire.
15:19Je fais ça,
15:19je travaille énormément
15:20et pourtant,
15:21ça ne va jamais être pris en compte
15:22à part si je décide
15:23de faire de l'enseignement plus tard.
15:24Mais dans mon cas
15:25où je veux être chercheur,
15:26ça ne va me mener nulle part.
15:27Et pourtant,
15:27c'est le travail le plus accessible.
15:29Vous répondrez,
15:29Véronique Besse,
15:30mais Gérard Le Seul
15:31sur cette inégalité des chances
15:34par rapport justement
15:35au fait de devoir travailler
15:36ou non pendant ses études.
15:37Bien sûr,
15:38il y a une inégalité
15:40inacceptable
15:40dans notre société
15:42par rapport
15:42à l'enseignement supérieur,
15:44aux études supérieures.
15:45Mais je voudrais rassurer Yassir
15:47puisque j'ai été étudiant
15:49en histoire,
15:49j'ai travaillé
15:50depuis mes 18 ans
15:51et finalement,
15:52je suis député aujourd'hui.
15:53Donc tout est possible
15:54et ne baissez jamais les bras.
15:56La vie entière
15:57vous est ouverte,
15:58si je puis dire.
15:59Maintenant,
15:59vous posez un vrai,
16:00vrai problème
16:01et je ne pense pas
16:02que l'on puisse opposer
16:03effectivement job
16:04ou job complémentaire étudiant
16:06avec les études.
16:07La difficulté,
16:08c'est que,
16:09vous avez raison,
16:10il y a des jobs
16:10qui sont,
16:11comment dire,
16:12en adéquation
16:13avec les études
16:14et des jobs purement alimentaires
16:16dont on a du mal
16:17finalement à tirer
16:18un revenu satisfaisant
16:19avec des horaires
16:20qui ne soient pas
16:21totalement exténuants
16:23et donc qui sont
16:24un vrai handicap
16:24pour la poursuite d'études.
16:26Et je pense
16:26qu'aujourd'hui,
16:27les universités
16:28qui ont fait
16:28un grand progrès
16:30en matière d'alternance,
16:32de prise en compte
16:33donc de l'insertion professionnelle
16:35à travers l'alternance
16:35dans les études,
16:36ne le sont pas encore
16:38en matière de job
16:39et vous avez
16:40des pénalisations
16:41finalement
16:42si vous n'êtes pas présent
16:43en cours,
16:43si vous êtes un peu fatigué,
16:45etc.
16:45Et vous avez de moins
16:46en moins de sessions
16:46de rattrapage
16:47comme on connaissait précédemment.
16:49Donc,
16:49il y a quand même
16:50un souci aujourd'hui
16:51de réponse
16:51ou de prise en compte
16:52par l'université
16:54du travail étudiant.
16:56Puisque Véronique Bess,
16:57ce que nous dit ISR,
16:58c'est que ceux qui travaillent
16:59souvent,
17:00c'est parce qu'ils n'ont
17:00pas le choix,
17:01donc ils vont accepter
17:02un travail qui est compatible,
17:03c'est-à-dire
17:04avec des horaires
17:05tard le soir,
17:06entre midi et deux.
17:06Est-ce que ce n'est pas
17:07une inégalité des chances
17:09qu'on reproduit
17:10à l'université ?
17:11Moi,
17:11je pense que c'est trop clivant
17:12de dire que
17:13parce qu'on est en précarité,
17:15on est obligé de travailler
17:16tout en étant à la fac.
17:17Il y a des gens aussi
17:18qui sont peut-être
17:19plus aisés
17:19mais qui travaillent aussi.
17:21Donc,
17:21il ne faut pas avoir
17:21ce clivage
17:23qui, je pense,
17:24n'est pas vraiment la norme.
17:26Moi,
17:27je persiste.
17:28Je pense que vraiment
17:28travailler,
17:29même si c'est compliqué.
17:30Alors,
17:30effectivement,
17:31vous avez cité
17:32la fermeture des bars,
17:33etc.
17:34Oui,
17:34ça,
17:34c'est crevant
17:35parce que le lendemain matin,
17:35il faut retourner à la fac,
17:36etc.
17:37Mais il y a peut-être
17:38des métiers
17:39ou des façons
17:39d'être rémunérés
17:40d'une autre manière.
17:41Mais en tous les cas,
17:42je pense que c'est vraiment
17:43une chance d'avoir cette...
17:45Sur un CV,
17:46je pense que c'est bien
17:47d'avoir pu concilier
17:49une vie universitaire
17:50avec une vie professionnelle.
17:52Alors,
17:52vous n'êtes pas forcément
17:53d'accord avec ce constat Yasser
17:54mais est-ce que
17:55c'est ce qu'il faudrait ?
17:56Est-ce qu'il faudrait
17:57que dans la tête des employeurs,
17:59on valorise aussi
18:01le fait d'avoir travaillé ?
18:02Vous le dites,
18:03ce n'est pas le cas aujourd'hui
18:04mais est-ce que vous souhaiteriez
18:05qu'on puisse dire
18:05bon,
18:06c'est quelqu'un
18:07qui a été débrouillard
18:08même si c'est un métier
18:09où on ne peut pas
18:10paraître alimentaire, serveur,
18:11il a une bonne relation
18:12avec les gens.
18:13Est-ce que c'est ça aussi
18:14un regard qu'on pourrait changer
18:15au niveau des entreprises
18:16par exemple ?
18:18Honnêtement,
18:19oui,
18:19il faudrait qu'un futur employeur
18:21se dise
18:22ok,
18:22cette personne-là
18:23a travaillé pendant ses études
18:25parce qu'on nous parle
18:25beaucoup en France
18:26de mérite,
18:27etc.
18:28Sauf que je reviens du coup
18:29sur l'étudiant
18:29qui travaille plus de 20 heures
18:31qui a donc...
18:32parce que c'est selon
18:33une étude de l'éducation nationale
18:34le chiffre des 15 heures
18:35enfin plus de 15 heures
18:36ne sort pas de nulle part
18:37c'est parce que l'éducation nationale
18:38a trouvé que
18:40au-delà de 15 heures de travail
18:41les performances académiques
18:42et surtout universitaires
18:43sont impactées
18:44donc en fait
18:45les performances
18:46qui ont été impactées
18:49devraient...
18:49enfin l'employeur
18:50devrait se dire
18:50ok,
18:50donc là les performances
18:51ont été impactées
18:51mais il a travaillé
18:52il a acquis de l'expérience
18:54donc ça c'est incroyable
18:55et je voudrais juste
18:56rajouter un chiffre
18:57c'est qu'il y a une étude
18:58de l'INSEE
18:59qui a été faite
18:59sur plus de 25 000 étudiants précaires
19:01et ce qui est ressorti
19:02c'est que 69% d'entre eux
19:04se retrouvent avec
19:05moins de 100 euros
19:06pour finir le mois
19:07parce que je rappelle
19:08que l'échelon le plus haut
19:08de la bourse
19:09c'est l'échelon 7
19:09qui est à exactement
19:11600 euros et des poussières
19:13et donc en fait
19:13est-ce qu'il ne faudrait pas
19:14finalement arrêter
19:15de mettre en place
19:16une bourse universelle
19:17et recalculer ça
19:18par rapport aux besoins
19:19de chacun
19:20par exemple
19:21un étudiant
19:22qui a besoin
19:24de réellement travailler
19:25on devrait faire en sorte
19:26de lui donner
19:27assez d'argent
19:28pour qu'il n'ait pas
19:29à travailler
19:29plus de 10 heures
19:30par semaine
19:31On écoute votre proposition
19:33Yasser
19:33un mot rapidement
19:34est-ce que oui
19:35il faudra un espèce
19:35de revenu minimum
19:36si je comprends bien aussi
19:37pour aider les étudiants
19:38qui en ont besoin ?
19:39Très clairement
19:39ça a été une proposition
19:41portée par la gauche
19:42et par le parti socialiste
19:43depuis de nombreuses années
19:44nous avons besoin
19:45de revaloriser
19:46de toute façon
19:46les bourses
19:47et je voudrais quand même
19:48rassurer
19:48les employeurs
19:49comme les enseignants
19:51universitaires
19:52notamment dans les
19:53comment dire
19:54dans les accès
19:57au master
19:58ou aux licences professionnelles
19:59tiennent compte
20:00de l'expérience professionnelle
20:01et des efforts réalisés
20:02en dehors des études
20:04par les différents étudiants
20:05j'ai été enseignant longtemps
20:06et je sais combien
20:07nous priorisons quand même
20:08les efforts faits
20:09Vous finissez sur ce thème
20:11Gérard Le Seul
20:11vous commencerez l'eau
20:12de Véronique Besse
20:13on va passer à Philippe
20:14Philippe Black
20:14vous avez 59 ans
20:15vous êtes travailleur social
20:17vous venez de Bagnolet
20:18dites-nous
20:19quelle interpellation
20:20quel sujet
20:20vous souhaitiez mettre
20:21sur la table aujourd'hui
20:22Philippe ?
20:23Alors moi je suis à la fin
20:24de ma 39e année
20:25de travail social
20:26et à travers la signature
20:28d'une pétition
20:29j'ai découvert
20:31les abus tutélaires
20:32c'est-à-dire des personnes
20:33qui se retrouvent
20:34sous tutelle
20:35ou sous curatelle
20:36et qui se retrouvent
20:38de ce fait
20:38dépossédés de leur vie
20:39parce que donc
20:40ce sont des mandataires judiciaires
20:42aux majeurs protégés
20:43donc il y a le mot protégés
20:45on peut penser
20:45que c'est plutôt positif
20:47mais ces mesures
20:49qui devraient être
20:49de protection
20:50en fait deviennent
20:52des mesures
20:53de maltraitance
20:54Et pour qu'on comprenne bien
20:56Philippe
20:56c'est un entourage malveillant
20:58de la famille
20:59c'est des personnes isolées
21:00donc ça peut être
21:00d'autres cas ?
21:01Malheureusement non
21:02ce sont des personnes
21:04des institutions
21:05c'est-à-dire les juges
21:06des tutelles
21:06avec les mandataires judiciaires
21:09qu'ils soient
21:09simplement dataires
21:10qu'ils soient curateurs
21:11qu'ils soient tuteurs
21:12qui sont dans la toute puissance
21:16dans l'entre-soi
21:18entre juges et mandataires
21:19et qui agissent
21:22en fonction
21:23de leurs intérêts
21:23à eux
21:24et non pas
21:25en fonction
21:25de l'intérêt
21:26de la personne protégée
21:27Véronique Bess
21:28est-ce que vous êtes interpellée
21:30dans votre circonscription
21:31sur ces situations ?
21:33Alors c'est un vrai sujet
21:34vous avez raison
21:35de le poser
21:35parce que moi
21:36régulièrement
21:37dans ma permanence
21:38je reçois des familles
21:40qui essaient
21:41de faire remonter
21:43un petit peu
21:43ce qu'elles ressentent
21:45quand ils ont
21:46un proche
21:46qui est sous tutelle
21:48par exemple
21:49ou curatelle
21:49et c'est très très compliqué
21:51et il y a une espèce
21:52d'opacité
21:53et on a l'impression
21:54que le mandataire judiciaire
21:56il peut tout faire
21:56qu'il n'est pas souvent
21:58contrôlé
21:59et qu'il peut y avoir
22:00des abus
22:00ça vous avez tout à fait raison
22:01donc je pense
22:02qu'il y a un problème
22:03de moyens
22:03des juridictions
22:04ça c'est sûr
22:05il y a je pense
22:06un moyen
22:07mais il y a aussi
22:08je pense
22:09des contrôles
22:10qui devraient être
22:11beaucoup plus accentués
22:13il y a aussi
22:14des contrôles réguliers
22:15mais des contrôles
22:16inopinés
22:17comme ça
22:17pour aller voir
22:18un petit peu
22:18ce qui se passe
22:19peut-être des rapports aussi
22:20sur ce que fait
22:21le mandataire
22:22parce que le mandataire
22:23on a l'impression
22:23qu'il fait un petit peu
22:25ce qu'il veut
22:26et je ne veux pas
22:27jeter la pierre
22:27mais quand même
22:28on a l'impression
22:29qu'il fait un petit peu
22:29ce qu'il veut
22:30et qu'il n'y a pas
22:31une grande transparence
22:32dans son travail
22:35il y a peut-être aussi
22:37une formation
22:37peut-être continue
22:39à avoir
22:39que le mandataire
22:41puisse suivre une formation
22:43pour voir
22:43s'il est bien toujours
22:45calé
22:46et en adéquation
22:47avec le travail
22:48qu'il fait
22:48auprès
22:49d'une ou de personnes
22:51et puis après
22:52pour la famille
22:54du proche
22:55qui est sous curatelle
22:57ou sous tutelle
22:58je pense qu'il faut
23:00simplifier les procédures
23:01aussi
23:01pour qu'il puisse
23:02vraiment avoir accès
23:03pour dire
23:04ça ne va pas
23:05le mandataire judiciaire
23:08de son côté
23:09il y a des abus
23:10vous avez beaucoup
23:11de familles
23:11qui vous disent
23:12on n'est pas d'accord
23:13avec ce qui est fait
23:13on n'arrive pas
23:14à contacter
23:14on n'arrive pas
23:15à s'opposer
23:15à ce qui est décidé
23:16alors il y a
23:18beaucoup de problèmes
23:19qui sont liés
23:20au fait que
23:21les contrôles existent
23:22sont prévus
23:23par la loi
23:23mais comme
23:25beaucoup de lois
23:25dans les faits
23:26ne sont pas appliqués
23:27dans les faits
23:28et c'est ce qui donne
23:29lieu aux abus
23:31Gérard Lecel
23:31sur ces situations
23:32est-ce que vous en connaissez
23:34également
23:34alors oui
23:35je voudrais quand même
23:36tenter de tempérer
23:37un petit peu
23:38ce qui vient d'être dit
23:39j'entends les moi
23:41voir un peu la colère
23:42sur des abus
23:43et des abus
23:43malheureusement
23:44il en existe
23:45mais il y a 900 000 personnes
23:47majeures protégées
23:48en France
23:49dont une grande partie
23:50part des institutions
23:52et les abus
23:53sont très minoritaires
23:54ou les débordements
23:55sont très minoritaires
23:56donc le système
23:58fonctionne quand même
23:59globalement
23:59il n'y a pas de connivence
24:00entre les juges
24:01et les mandataires
24:01par contre
24:02vous avez mille fois raison
24:03il faut renforcer
24:04tout ce qui est transparence
24:06tout ce qui est lié
24:06à la réédition
24:07tout ce qui est lié
24:08au contrôle
24:09il faut renforcer
24:10les contrôles
24:10et pour renforcer
24:11les contrôles
24:12il faut qu'il y ait
24:12une certaine uniformisation
24:14des rendus
24:16or jusqu'à présent
24:18jusqu'en 2024
24:18finalement
24:19les comptes
24:20n'étaient pas
24:21totalement standardisés
24:22et ça ne facilitait
24:23pas le contrôle
24:23il y a donc
24:24une loi en 2024
24:26qui permet
24:27d'uniformiser
24:29les contrôles
24:29et puis nous avons
24:30une proposition de loi
24:31qui a été portée
24:31non pas par mon groupe
24:33mais par la majorité
24:34pour réformer
24:36et améliorer
24:37les systèmes
24:38de contrôle
24:38ça a été voté
24:40à la quasi-unanimité
24:41des groupes
24:42en commission
24:43nous attendons
24:44que ce soit programmé
24:45à l'Assemblée nationale
24:45mais pour répondre
24:46précisément
24:47à vos inquiétudes légitimes
24:49de l'absence de contrôle
24:50Philippe
24:51est-ce que pour vous
24:52ces abus
24:52ils restent minoritaires
24:54ou est-ce qu'ils sont
24:56peut-être un peu plus importants
24:58que ce qu'on veut bien penser ?
25:00Alors malheureusement
25:00je n'ai pas pu faire
25:01une étude approfondie
25:02de la situation
25:03ce qui est certain
25:04c'est que les abus
25:05sont de plus en plus nombreux
25:07et ils ne touchent pas
25:09que des personnes fortunées
25:10parce que
25:11les mandataires judiciaires
25:13ils peuvent aussi bien
25:14être nommés
25:14pour une personne
25:15qui a des biens
25:17et quand les personnes
25:18qui ont des biens
25:19sont spruits
25:19c'est un problème
25:20mais
25:22elles peuvent
25:23conserver
25:23des possibilités de vivre
25:25mais quand des personnes
25:26sont dans une mesure
25:28de majeur protégée
25:29et se retrouvent expulsées
25:31par exemple
25:31de leur logement
25:32parce que le mandataire
25:33n'a pas payé les loyers
25:34pendant des mois
25:35et des mois
25:36là
25:36on touche quand même
25:38à un problème
25:38même si le problème
25:40est minoritaire
25:41ce qui reste à prouver
25:42parce que
25:42quand on voit
25:43le nombre d'abus
25:45dont il est question
25:46sur les réseaux sociaux
25:48c'est plus qu'inquiétant
25:49et je ne suis pas sûr
25:51que malheureusement
25:52ce soit si minoritaire
25:54et des situations
25:55vous l'avez dit
25:55Philippe
25:56qui peuvent être dramatiques
25:57on va passer
25:57à un autre thème
25:58avec vous
25:59Lilou
25:59Lilou Mori
26:00on vous a entendu
26:01sur l'intelligence artificielle
26:02vous nous disiez
26:03que vous étiez comédienne
26:0423 ans
26:05vous venez de Paris
26:06vous voulez parler
26:07d'une maladie
26:08qui touche
26:09une femme sur 10
26:10on vous écoute
26:10oui moi
26:12j'ai été diagnostiquée
26:13en 2023
26:14d'adénomyose
26:15avec endométriose profonde
26:17et il faut savoir
26:18qu'aujourd'hui
26:19les femmes
26:19pour avoir un diagnostic
26:20c'est 4 ans minimum
26:21et encore une fois
26:22que le diagnostic
26:23est posé
26:24ça reste de l'errance médicale
26:26pendant parfois
26:27une moyenne de 2
26:28voire 3 ans
26:29parce qu'il n'y a pas
26:30réellement de prise en charge
26:31alors il y a quelques temps
26:33il y a eu des centres
26:34qui ont été ouverts
26:35mais en fait
26:35dans la réalité des faits
26:36ces centres déjà
26:37sont saturés
26:39des fois c'est des listes
26:40d'attentes super longues
26:41pour pouvoir juste
26:42avoir droit à un médecin
26:43moi je suis suivie
26:45à l'hôpital Saint-Joseph
26:46dans un service
26:47de la douleur
26:48alors oui
26:48la douleur
26:49c'est super
26:49qu'on nous donne
26:50des solutions
26:51pour la douleur
26:51il y a quelques temps
26:53l'endométriose
26:54a été reconnue
26:54comme maladie systémique
26:56donc en fait
26:57qui est relative
26:57au système immunitaire
26:59donc je ne comprends pas
27:00pourquoi je suis toujours
27:01suivie au service
27:02de la douleur
27:03on nous donne
27:04des médicaments
27:04des médicaments
27:05qui en plus de ça
27:06ont des effets secondaires
27:07et moi quand j'ai posé
27:09la question
27:09au vu en tout cas
27:10de l'état
27:11de mon utérus
27:12est-ce que je ne pourrais
27:13pas juste me faire opérer
27:15et qu'on m'enlève ça
27:15on m'a dit
27:16mais non mademoiselle
27:16parce que vous ne voulez
27:17pas attendre d'enfant
27:19donc je suis jeune
27:20j'ai 23 ans
27:21je ne veux pas attendre
27:22d'enfant dans l'immédiat
27:23donc pour le moment
27:23je n'ai pas le droit
27:24à une opération
27:25donc voilà
27:25ma question elle est
27:26quand est-ce qu'il va y avoir
27:28vraiment une prise en charge
27:29de cette maladie
27:31et une réelle écoute
27:32en fait
27:33des malades
27:34parce que c'est une maladie
27:34qui est quotidienne
27:35c'est tous les jours
27:36il n'y a pas un seul jour
27:36on ne se lève pas
27:37et on ne souffre pas
27:38donc quand est-ce que
27:39vraiment on va se sentir
27:41écoutée et entendue
27:42Véronique Baez
27:43votre réponse
27:44alors oui
27:44c'est un beau témoignage
27:45parce que
27:47effectivement
27:47c'est un sujet
27:48dont on parle un peu plus
27:49mais grâce à des témoignages
27:50comme le vôtre
27:51moi j'en ai aussi
27:52dans ma permanence
27:52où je reçois
27:54des femmes
27:55et j'ai découvert
27:56un peu cette maladie
27:57on ne peut pas appeler
27:58les choses comme ça
27:58qui est très invalidante
28:01très douloureuse
28:02et c'est vrai
28:03qui est jusqu'ici
28:04pas prise en compte du tout
28:05j'ai posé une question
28:06écrite il y a quelques temps
28:08au gouvernement
28:08j'ai toujours pas de réponse
28:09pour donner
28:12qu'est-ce qu'on peut faire
28:13qu'est-ce qu'on peut faire
28:14au niveau
28:15notamment du Parlement
28:16sur ce problème
28:18il faudrait créer
28:18effectivement
28:19des centres
28:20alors il y en a
28:20quelques-uns
28:21mais pas beaucoup
28:22dans ma circonscription
28:23je vais visiter
28:24alors le hasard
28:24fait que je vais visiter
28:25une maison
28:27vendredi je crois
28:29avec une personne
28:30qui a créé ça
28:31pour faire connaître
28:32le problème
28:33et la maladie
28:34pour l'instant
28:35c'est pas reconnu
28:36en ALD
28:37en plus
28:37en affection longue durée
28:39il y avait eu des demandes
28:40ça n'a pas été adopté
28:41exactement
28:41donc en fait
28:42vous êtes un peu livré
28:43à vous-même
28:45et il y a aussi
28:45un manque de formation
28:46je pense
28:47chez les médecins généralistes
28:49chez les gynécologues
28:50et même
28:50sur les médecins scolaires
28:52donc il y a tout à faire
28:53si je puis dire
28:55mais
28:55des témoignages
28:57comme le vôtre
28:58est important
28:58parce que
28:59ça fait parler
29:00de ce problème
29:01et en fait
29:02il y a une femme
29:02sur dix
29:03dans le monde
29:04qui est concernée
29:06par l'endométriose
29:07Gérard Le Seul
29:08et justement
29:09on a le sentiment
29:10c'est parce que
29:11les femmes sont concernées
29:12qu'on le découvre maintenant
29:14on dit beaucoup
29:15que si les hommes
29:16souffraient d'endométriose
29:18ça ferait bien longtemps
29:19que le sujet
29:20serait traité
29:21malheureusement
29:21je pense que
29:22vous avez raison
29:24la médecine
29:25est encore aujourd'hui
29:26trop tournée
29:27vers la médecine
29:28des hommes
29:29et pas vers la médecine
29:30des femmes
29:30c'est vrai pour
29:31l'endométriose
29:32c'est vrai pour
29:32la fibromyalgie
29:33qui touche quand même
29:35à peu près 10% d'hommes
29:36mais qui à 90%
29:38touche les femmes
29:39ce sont deux maladies
29:40qui sont difficiles
29:41à diagnostiquer
29:42il faut reconnaître
29:43qu'il y a quand même
29:44une difficulté médicale
29:46à diagnostiquer
29:47très précisément
29:48la maladie
29:49et malheureusement
29:49ces deux maladies
29:51ne sont toujours pas reconnues
29:53en infection
29:53longue durée
29:54pour ma part
29:55sur la fibromyalgie
29:56j'ai déposé
29:57une proposition de loi
29:57pour la reconnaissance
29:59en ALD
30:00parce qu'on voit bien
30:01qu'il y a aujourd'hui
30:02une recherche
30:03qui n'a pas suffisamment
30:04progressé rapidement
30:05vous n'avez pas
30:07de traitement aujourd'hui
30:08pour l'endométriose
30:09et donc
30:09vous n'aurez pas
30:10de réponse
30:11très claire
30:12en tout cas tout de suite
30:13donc il faut renforcer
30:14la recherche
30:14vous avez raison
30:15ma collègue a raison
30:16il faut renforcer
30:17bien sûr
30:17la formation
30:18de l'ensemble
30:19des professionnels
30:20de santé
30:20et puis il y a
30:21des tests
30:21qui viennent d'arriver
30:22de manière encore
30:23un peu expérimentale
30:24mais qui permettent
30:25des tests salivaires
30:26qui permettent d'accélérer
30:28la phase diagnostique
30:29et qui permettent
30:30en tout cas
30:31une prise en compte
30:32et une prise en charge
30:33même si elle n'est pas
30:34encore en ALD
30:35de l'endométriose
30:37Lilou
30:37on en parle quand même
30:39davantage
30:40de cette question
30:40de l'endométriose
30:41est-ce que vous
30:42dans votre parcours médical
30:43vous avez vu
30:44quand même
30:44une petite évolution
30:46des mentalités
30:47ou est-ce que vous êtes
30:48parfois stupéfaite
30:49de vous entendre dire
30:50que finalement
30:51il faut se limiter
30:52de souffrir en silence
30:53moi j'ai vu
30:54une détérioration
30:55vraiment de ma prise en charge
30:56ça fait trois ans
30:57du coup
30:57que j'ai été diagnostiquée
30:58que j'étais prise
30:59prise en charge
31:01et j'ai vraiment vu
31:02une détérioration
31:03vraiment un manque
31:04d'écoute
31:05alors dans mon parcours
31:06avant d'être diagnostiquée
31:07je me suis vue entendre
31:08tous les
31:08ah mais c'est une maladie
31:09à la mode
31:10c'est psychologique
31:11j'ai vu une avancée
31:12par contre
31:13dans le fait
31:13que ça soit enfin reconnu
31:15comme maladie systémique
31:16parce que je pense
31:17que ça va changer
31:17le diagnostic
31:18et qu'on va arrêter
31:19de considérer ça
31:21comme une maladie
31:22qui est gynécologique
31:23et je pense qu'en effet
31:24comme vous dites très bien
31:25c'est malheureusement aussi
31:26la question la plus globale
31:27de la parole des femmes
31:28et de
31:29parce que c'est
31:30les femmes qui en souffrent
31:32et bien on est constamment
31:33remise en question
31:34de nos douleurs
31:35quitte à même
31:35nous-mêmes en fait
31:36des fois minimiser
31:38nos propres douleurs
31:39se demander si on n'exagère
31:40pas un peu
31:40c'est ça exactement
31:41et remettre en question
31:42nos propres douleurs
31:43et je pense que voilà
31:44on est dans ce sujet
31:45de toute façon
31:46global de la parole des femmes
31:48quand est-ce qu'elle sera
31:49vraiment écoutée
31:49plus globalement
31:51parole des femmes
31:52Véronique Besse
31:52minimisée dans beaucoup
31:53de domaines
31:54sur les questions de santé
31:55oui
31:55vous avez tout à fait raison
31:57en fait
31:57elle pleurniche
31:59etc
31:59moi j'ai eu des témoignages
32:00à ma permanence
32:01qui sont assez
32:02affligeants
32:03on voit
32:03de la part de
32:04certains employeurs
32:05une banalisation
32:07en fait
32:07en disant
32:08oui bon voilà
32:08et donc
32:09ça a une répercussion
32:10sur la vie quotidienne
32:12sur le travail aussi
32:13parce que les arrêts de travail
32:14quelquefois se succèdent
32:15parce que vous ne pouvez pas
32:15travailler
32:16etc
32:16il y a une errance
32:18au niveau du diagnostic
32:19avant de découvrir
32:20que c'est cette maladie
32:22en fait il y a plein plein
32:23de problèmes
32:23et c'est vrai que
32:24la parole des femmes
32:25elle compte aujourd'hui
32:26notamment sur ce sujet
32:27beaucoup moins
32:28que si c'était un homme
32:30qui évoquait une maladie
32:33et votre témoignage
32:35permet de faire parler
32:37justement
32:37de l'endométriose
32:39il faut en parler
32:40et ne pas hésiter
32:41à le dire
32:42Marie Strucbiel
32:43on va finir avec vous
32:44vous avez 23 ans
32:45vous êtes étudiante
32:46en droit public
32:47et en philosophie politique
32:50quel est votre sujet
32:51d'interpellation
32:52Marie ?
32:53ma question aujourd'hui
32:54elle porte sur
32:54le rôle du Parlement
32:56en matière d'organisation
32:57territoriale
32:57pour un point de contexte
32:59le gouvernement
33:00avait annoncé
33:01un grand axe
33:02de décentralisation
33:03parallèlement au Parlement
33:05on a en ce moment
33:05l'examen de plusieurs textes
33:07qui visent
33:08l'organisation territoriale
33:09néanmoins de manière
33:10assez ciblée
33:11sur des situations particulières
33:13je pense à l'Alsace
33:14en ce moment même
33:15à la Corse
33:16donc sur ce point
33:17dans ce contexte
33:18de fragmentation
33:19des réformes territoriales
33:21j'aimerais savoir
33:23si vous estimez
33:24que le Parlement
33:25est toujours en mesure
33:26d'afficher son rôle
33:28de législateur
33:29en matière d'organisation
33:30des collectivités territoriales
33:32quels sont ses besoins
33:33en la matière
33:34et s'il est toujours
33:35en capacité
33:35de porter une vision
33:36d'ensemble
33:37et cohérente
33:37de l'organisation territoriale
33:39Gérard Lecel
33:40c'est un défi
33:42alors moi je constate
33:44que les questions
33:44sont extrêmement pointues
33:45plus que préparées
33:47donc merci
33:48de cet échange
33:49vous avez raison
33:51l'organisation territoriale
33:53aujourd'hui
33:53est compliquée
33:54le rôle du Parlement
33:55qui est un rôle
33:57jacobin
33:58dans une certaine mesure
33:59est compliqué
34:01aujourd'hui
34:01entre la bonne articulation
34:04qu'il lui faut trouver
34:05entre des besoins
34:07légitimes
34:07des territoires
34:08à s'organiser
34:09à trouver des réponses
34:11à l'emploi
34:12à l'industrie
34:13et les territoires
34:14ne se ressemblent pas tous
34:15et les régions
34:15sont elles-mêmes
34:17très plurielles
34:17donc nous avons besoin
34:19que les politiques publiques
34:20collent au territoire
34:21et en même temps
34:21nous avons besoin
34:22de politiques publiques nationales
34:24et tout l'enjeu
34:25des lois de décentralisation
34:26depuis 1984
34:28puisque ça a commencé
34:29en 1984
34:30c'est de trouver
34:32cette bonne articulation
34:33aujourd'hui
34:34le Parlement
34:34tente de jouer son rôle
34:36et j'ai envie de dire
34:37moi je suis très jacobin
34:38donc je suis plutôt
34:39pour une loi forte
34:40sur l'ensemble des territoires
34:41mais vous avez cité la Corse
34:43on aurait pu citer
34:44d'autres territoires
34:45nous avons régulièrement
34:46des discussions
34:47avec nos amis ultramarins
34:48qui nous disent
34:48mais ce que vous décidez
34:50à Paris
34:51ou même à Bruxelles
34:52est-ce que ça s'applique
34:53à Cayenne
34:54de la même manière
34:55que à Rouen
34:57ou ailleurs
34:58sans doute pas vraiment
35:00donc voilà
35:00nous avons besoin
35:01de respecter
35:02tous les territoires
35:03de respecter
35:05leurs spécificités
35:06et en même temps
35:06d'avoir des dispositifs nationaux
35:08pour éviter
35:09un émiettement
35:10un éparpillement
35:11mais voilà
35:12nous sommes dans
35:13cette tension permanente
35:14entre la décision nationale
35:16qui doit permettre
35:17à l'ensemble
35:18de la nation
35:19d'être traité
35:19de la même manière
35:20et en même temps
35:20d'avoir des particularités locales
35:22Justement Marie
35:23est-ce qu'on y comprend
35:25quelque chose
35:26on parle beaucoup
35:27du millefeuille territorial
35:28et c'est vrai
35:28que le rôle d'un député
35:29c'est d'être représentant
35:31de la nation
35:31alors est-ce que c'est son rôle
35:33pour vous
35:33de s'immiscer aussi
35:34dans les collectivités territoriales
35:37on voit que souvent
35:38c'est pas forcément
35:41tout le monde
35:41va pas forcément
35:42dans le même sens
35:42comment faire
35:43pour concilier
35:44les intérêts
35:44des uns et des autres ?
35:47Moi à votre contraire
35:49je suis moins jacobine
35:50donc j'estime
35:51que les élus locaux
35:52ont une formidable connaissance
35:54de leur territoire
35:55de leurs besoins
35:56donc le rôle du Parlement
35:58il est aussi
35:59d'organiser
35:59le territoire
36:01de sorte
36:02à laisser
36:03ses pouvoirs locaux
36:04à laisser
36:04la décision locale
36:05aux élus
36:06qui connaissent
36:06leur territoire
36:07donc pour moi
36:09c'est aussi une question
36:10d'aller dans ce sens-là
36:12c'est-à-dire
36:13que l'organisation
36:14à l'échelon national
36:15elle est de déléguer
36:16finalement
36:17à l'échelon territorial
36:18Véronique Besse
36:19est-ce que votre rôle
36:20vous c'est de déléguer
36:22aussi aux échelons territoriaux ?
36:23Moi je suis tout à fait
36:24d'accord
36:25avec ce qui vient d'être dit
36:27moi j'étais maire
36:28présidente de communauté
36:28de communes
36:29et il faut donner
36:30aux élus locaux
36:31beaucoup plus de liberté
36:32il faut que la décentralisation
36:33au-delà d'un mot
36:35il faut qu'elle soit
36:35une réalité
36:37parce qu'aujourd'hui
36:37on transfère
36:38de plus en plus
36:39de compétences
36:39sans donner les moyens
36:40aux élus locaux
36:41les élus locaux
36:42ils sont grands
36:42ils connaissent par cœur
36:43leur territoire
36:44et donc ils savent
36:45ce qui est bon
36:46pour leur territoire
36:47et leurs concitoyens
36:48donc ça c'est une chose
36:49il faut leur donner aussi
36:49les moyens financiers
36:51parce que là aujourd'hui
36:52on asphyxie les territoires
36:54parce qu'on leur donne
36:55de moins en moins de moyens
36:56tout en transférant
36:57de plus en plus
36:57de compétences
37:00et puis
37:01moi je suis
37:03contre ce qui s'est passé
37:04il y a quelques années
37:052017
37:06si ma mémoire est bonne
37:07sur la loi
37:08sur le cumul des mandats
37:09je pense que
37:10il y a une déconnexion
37:11aujourd'hui
37:12à l'Assemblée nationale
37:14moi j'ai été députée maire
37:15à une époque
37:16et je trouvais ça très bien
37:17parce qu'il y avait une connexion
37:18un mandat national
37:19avec un mandat local
37:20donc on était connecté
37:21à la réalité du terrain
37:22et donc du coup
37:24on prenait des décisions
37:26qui étaient je pense
37:27très en phase
37:28avec les attentes du terrain
37:30et je trouve
37:31qu'on a perdu gros
37:32le jour
37:33où on a supprimé
37:34le cumul des mandats
37:35Gérard Le Seul
37:36sur le cumul des mandats
37:37justement
37:38alors je n'ai pas du tout
37:40le même point de vue
37:41que ma collègue
37:41je pense qu'aujourd'hui
37:43on est sur LCP
37:44l'important c'est
37:44d'avoir
37:45le législateur
37:46doit être totalement consacré
37:48à sa fonction
37:49de fabrication de la loi
37:51et il n'a pas à privilégier
37:54finalement
37:55une mairie
37:56ou une autre
37:57une préoccupation locale
37:59ou une autre
38:00à titre personnel
38:01j'ai été longtemps
38:04patron d'une petite boîte
38:06cadre dans une entreprise
38:07prof à l'université
38:08président d'association
38:10etc
38:10j'ai une expérience
38:11de vie de terrain
38:12et je n'ai pas été maire
38:13est-ce que ça me rend
38:14illégitime
38:15pour représenter la nation
38:16et faire la loi
38:17qui concerne les entreprises
38:18et mes concitoyens
38:19non
38:19et donc
38:20il n'y a pas d'obligation
38:22à être député et maire
38:23par contre
38:25je rejoins tout à fait
38:26votre préoccupation
38:28d'avoir des actions
38:29collées au terrain
38:30mais je vais prendre
38:31juste un exemple
38:32les départements
38:33ont la gestion
38:34des affaires sociales
38:34et de l'aide sociale
38:35sur leur territoire
38:37mais vous avez aujourd'hui
38:39d'un département à l'autre
38:40notamment en gestion
38:42du handicap
38:42des réponses
38:43des MDPH
38:44très différentes
38:45d'un département
38:46à l'autre
38:47pour les personnes
38:47en situation de handicap
38:49et donc
38:50il faut faire attention
38:51à ce que finalement
38:51sur le territoire national
38:53nous n'ayons
38:54100
38:56politiques différentes
38:57parce qu'on pourrait
38:58susciter des effets
38:59d'aubaine
38:59on pourrait susciter
39:00des jalousies
39:01et dire
39:01mais moi je suis
39:02citoyen français
39:02pourquoi je ne suis pas
39:03aussi bien traité
39:04dans tel département
39:05que dans tel autre
39:06Marie vous avez
39:07les 20 dernières secondes
39:08parce que c'est vrai
39:09qu'en France
39:09on est attaché aussi
39:10à ce principe
39:10d'une république
39:11une indivisible
39:12et pas de territoire
39:13qui ferait chacun
39:14aussi ce qu'il veut
39:16moi je veux juste
39:17répondre sur ce que
39:17vous venez de dire
39:18monsieur le député
39:19je pense que c'est
39:19surtout une question
39:20de moyens financiers
39:21en fait ces écarts
39:22de traitement
39:22je pense que les départements
39:23ont la volonté
39:24tous de traiter
39:25aussi bien leurs citoyens
39:26et d'apporter le maximum
39:28de soins
39:28en fonction des ressources
39:31financières et humaines
39:31qu'ils ont
39:32c'est pas toujours le cas
39:33et je veux croire
39:36que cette différence
39:36de traitement
39:37elle est beaucoup liée
39:38à des ressources
39:39insuffisantes
39:40et on sait qu'au moment
39:41du budget
39:41le budget des collectivités
39:42territoriales
39:43c'est un vaste débat
39:45ce soir
39:46vous le savez peut-être
39:47il y a un match
39:48match de foot
39:49la France fait son entrée
39:50dans la coupe du monde
39:51France-Sénégal
39:52on va vous demander
39:53vos pronostics
39:54à tous
39:55Yasser
39:57allez on note
39:59moi je pense
40:00un 2-1 pour le Sénégal
40:01c'est un pronostic
40:02comme on peut dire
40:03d'ancien
40:04c'est ce qui pouvait arriver
40:06il y a 20 ans
40:06mais j'y crois aujourd'hui
40:07d'accord
40:08alors victoire du Sénégal
40:09Yasser vous êtes
40:10je pense qu'on dépassera pas
40:11les huitièmes honnêtement
40:11oh là là
40:12attendez vous êtes
40:12beaucoup trop pessimiste
40:13pour nous
40:14qui avons envie d'y croire
40:15Lilou
40:16rassurez-nous
40:16allez moi je vais être
40:17un peu optimiste
40:18je vais dire
40:182-1 pour la France
40:202-1 pour la France
40:22Philippe
40:23alors moi j'ai boycotté
40:24la coupe du monde 2022
40:25vous boycottez celle-ci aussi
40:27Philippe
40:27et je boycotte également celle-ci
40:29alors boycott pour Philippe
40:30ne se prononce pas
40:31pour boycott
40:31Marie
40:32alors sans aucune connaissance
40:34sur le football
40:34donc un avis
40:35qui a peu de valeur
40:37mais je dirais
40:381-0 pour la France
40:391-0 pour la France
40:40Véronique Besse
40:41ce soir
40:42alors moi le même pronostic
40:43que Lilou
40:442-1 pour la France
40:45d'accord Gérard Le Seul
40:46et bien le parlement
40:47sera unanime ce soir
40:48je pronostique aussi
40:502-1 pour la France
40:51bon bah écoutez
40:51on verra si en séance
40:53les buts sont annoncés
40:54on sait que c'est pas facile
40:55pour les députés
40:55de suivre le texte sur la Corse
40:57je pense que certains
40:58auront peut-être un oeil
40:59voilà sur le téléphone
41:01je vous propose aussi
41:02d'avoir une oreille
41:03sur notre podcast
41:04notre podcast
41:04sur la coupe du monde
41:06les matchs du pouvoir
41:07Jean-Pierre Gratien
41:08s'est intéressé justement
41:09à ces coupes du monde
41:10qui parfois peuvent être
41:11très politiques
41:12c'est sur toutes les plateformes
41:13de podcast
41:14c'est sur notre site LCP
41:15si vous voulez être
41:16à la place de nos citoyens
41:17n'hésitez pas à candidater
41:19le site internet
41:20lcp.fr
41:21le QR code
41:22qui s'affiche
41:23merci à tous les six
41:25d'avoir accepté
41:25cette séance citoyenne
41:27je vous donne rendez-vous demain
41:28juste avant la séance
41:29des questions du mercredi
41:30à 13h55
41:31et ce soir vous retrouvez
41:32comme chaque soir
41:33Adeline François
41:34dans chaque voix compte
41:34à 19h30
41:35très belle après-midi
41:36à tous
Commentaires