00:00Emmanuel Macron, il lui réserve beaucoup d'honneur pour deux raisons.
00:03La première, c'est qu'on parle du président de la première puissance mondiale
00:06et que donc, si différent soit-il lui-même des autres dirigeants,
00:10il faut le traiter un peu différemment des autres dirigeants.
00:13Et puis, le deuxième niveau de réponse, c'est qu'en fait, Emmanuel Macron,
00:16il a toujours investi le champ personnel dans ses relations diplomatiques
00:20et ça, depuis 2017, ça a été Vladimir Poutine à Versailles,
00:23ça a été Giorgia Meloni à qui il a été le premier à rendre visite à Rome
00:27lorsque tout le monde, à l'époque, l'a qualifié de néofasciste.
00:30Et puis, ça a été bien sûr Donald Trump.
00:32Il l'a invité au 14 juillet, il l'a invité à dîner au sommet de la tour Eiffel,
00:36il l'a reçu en grande pompe pour la réouverture de Notre-Dame,
00:39il lui a accordé une visite d'État et donc, il s'est entretenu avec lui hier en ouverture du
00:46G7,
00:46il s'entretiendra avec lui à nouveau demain en clôture du G7.
00:51Et je vais vous dire ce qu'Emmanuel Macron disait il y a quelques temps,
00:53en petit comité sur Donald Trump, je vous le cite,
00:55« Pour l'agenda européen, Trump est une chance parce qu'il crée le doute partout,
01:01j'ai besoin de le garder près de nous, même si c'est très désagréable et très pénible. »
01:06Fin de citation.
01:07Fort de toutes ces tentatives, est-ce que ça fonctionne ?
01:11Non, hier encore, le président américain a menacé de taxer à 100% les vins et les champagnes français
01:17si la France ne supprimait pas sa taxe sur les géants du numérique américain.
01:21Et puis, il a ensuite affirmé, devant Emmanuel Macron d'ailleurs, que si proche était-il,
01:25en fait, il n'avait pas tellement besoin de nous pour sécuriser la réouverture du détroit d'Hormuz.
01:29Bref, la seule fois en fait où Donald Trump a plié,
01:32c'est lorsque Macron a porté au nom de la France et au nom de l'Europe un discours de
01:36puissance
01:37au lieu d'un discours de séduction.
01:38C'était en début d'année 2026.
01:40Souvenez-vous, lorsque Donald Trump voulait annexer absolument le Groenland,
01:43il parlait de racheter le Groenland.
01:44Là, le chef de l'État y a opposé un discours de puissance
01:47et qu'a fait Donald Trump, eh bien, il a reculé.
01:50Bref, c'est tout le problème en fait, quand on base les relations diplomatiques
01:53sur des relations personnelles, c'est qu'il n'y a que deux options,
01:57soit le gain est diplomatique, soit l'échec est personnel.