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  • il y a 20 minutes
Après plus de 100 jours de guerre, les États-Unis et l'Iran sont parvenus à un accord pour mettre fin immédiatement au conflit au Moyen-Orient ce lundi 15 juin. La réouverture du détroit d'Ormuz a été annoncée dans la foulée, provoquant une chute des cours du pétrole.

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Transcription
00:00Évidemment, on va commenter ce qu'a annoncé le Président de la République à l'instant.
00:03La France est prête à envoyer des avions, une frégate et le porte-avions Charles de Gaulle dans les Trois
00:07-Dormouz.
00:07Vous êtes la ministre des Armées. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
00:11Déjà, je crois qu'il est important de dire que c'est une bonne nouvelle.
00:14Comme le Président de la République l'a lui-même mis en avant, on est là dans un moment tout
00:19à fait particulier.
00:20Et ce qu'a dit le Président de la République, et que je répète, c'est la volonté de tout
00:24faire pour aider à ce que cet accord devienne réalité.
00:27Donc la France est effectivement en capacité d'aider.
00:31Aider, ça veut dire effectivement avoir la possibilité d'avoir des bateaux qui sont des bateaux démineurs.
00:37C'est le groupe aéronaval de Charles de Gaulle, c'est-à-dire les avions qui sont sur le Charles
00:42de Gaulle.
00:43Ce sont les frégates qui sont autour du Charles de Gaulle, qui sont évidemment mobilisables immédiatement dès que le Président
00:49de la République en donne l'ordre.
00:50Ce qui veut dire que la France, sur place, elle est là pour aider les bâtiments commerciaux, les navires à
00:55sortir du détroit d'Hormouz.
00:57Et aussi à déminer, ça c'est une compétence française aussi ?
00:59Alors la France a une compétence importante en matière de déminage, comme d'ailleurs peuvent l'avoir un pays comme
01:05la Belgique ou les Pays-Bas.
01:07C'est plutôt une compétence européenne.
01:09Depuis assez longtemps, les États-Unis avaient un peu abandonné cette capacité.
01:13Et donc on a cette compétence et c'est la raison pour laquelle on avait déjà prépositionné deux navires démineurs
01:20qui sont prêts si besoin était.
01:21Parce qu'effectivement l'enjeu c'est la réouverture sans condition d'Hormouz.
01:26Parce que la réouverture sans condition d'Hormouz, c'est la liberté de navigation retrouvée, ce qui est absolument majeur.
01:32Et donc s'il y a une nécessité qui est une nécessité de déminage, on a capacité à participer à
01:38ce déminage.
01:39Et le groupe aéronaval dont fait partie le porte-avions Charles de Gaulle qui sera sur place, il peut aussi,
01:43même en position défensive, peut être amené à tirer sur un bâtiment qui voudrait passer ?
01:47L'idée c'est que le groupe aéronaval soit là dans une position qui est effectivement une position de sécurisation
01:54à un moment où on est dans une déconfliction.
01:57Donc on est sur l'application d'un accord de paix.
02:00C'est bien ce qui est important.
02:01Ce qui avait toujours été dit par le président de la République, c'est qu'il fallait d'abord qu
02:05'il y ait un cessez-le-feu ou un accord de paix pour pouvoir intervenir.
02:08Et les Américains, ils ont été prévenus, ils sont en coordination à la présence des forces françaises sur place ?
02:13Il y aura évidemment une coordination avec les Américains, il y a des discussions qui sont nécessaires.
02:19Et puis il y a cette fameuse mission qui avait été mise en place, qui est la mission militaire multinationale
02:25qui a pour objectif de faciliter ce passage du détroit d'Hormuz.
02:30La France encore engagée, on est à Eurosatory, salon de l'armement, vous l'avez mentionné ce matin, une négociation
02:37exclusive avec Safran et MBDA pour développer un système de lance-roquettes unitaires français cette fois-ci.
02:43Et non pas forcément par exemple de dépendre des IMAR américains.
02:47Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on prend notre autotomie par rapport aux Etats-Unis ?
02:51Alors déjà le sujet c'est que nous avions effectivement des lance-roquettes unitaires qui sont en fin de vie
02:56et toute la question qui se posait c'était leur remplacement.
02:59Nous avons donc décidé d'ouvrir une demande d'études.
03:04Plusieurs entreprises ont répondu, des entreprises souveraines dont je veux mettre en avant le fait qu'elles ont fait des
03:09choix d'autofinancement extrêmement importants et des entreprises d'autres nationalités.
03:14Et le choix qui a été fait est d'entrer en négociation exclusive, vous venez de le dire, avec un
03:19groupement qui est Safran-MBDA.
03:21C'est effectivement un élément important de souveraineté française, donc finalement d'emploi sur le territoire français pour des solutions
03:30qui sont très attendues par l'armée de terre.
03:32Très rapidement, la France prend son autonomie par rapport aux Etats-Unis ?
03:35Vous savez, la France a toujours eu cette stratégie qui est une stratégie d'autonomie basée sur deux jambes.
03:40La première c'est la dissuasion nucléaire, la deuxième c'est le conventionnel.
03:44Nous sommes ici à Eurosatory.
03:46La France est le deuxième pays exportateur en matière de défense.
03:49L'industrie française de défense investit, s'engage, travaille sur sa capacité à livrer, à faire des produits les plus
03:56innovants possibles.
03:58On parle ici évidemment d'intelligence artificielle, on parle de quantique, on parle bien sûr aussi de prix.
04:04C'est un élément important.
04:06C'est un gros enjeu, 240 000 emplois liés à la défense sur le territoire français.
04:11Merci d'avoir répondu à nos questions.
04:12Merci Madame la Ministre.
04:13Merci à vous.
04:13Merci.
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