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  • il y a 21 heures

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00:00Réveil 100% local, ici matin.
00:03Les salariés de Dumaré manifestent demain à Saint-Etienne,
00:06cinq semaines après le début de la grève,
00:09chez le sous-traitant automobile d'Andrézio Boutéon.
00:11Bonjour Fabien Flandin.
00:12Bonjour.
00:13LUCGT chez Dumaré, on va essayer de comprendre pourquoi ce conflit social s'enlise,
00:18pourquoi vous êtes en colère ce matin, avant de parler du rassemblement
00:21qui aura lieu demain matin, si vous le voulez bien.
00:23Vous dénoncez les conditions du plan de sauvegarde de l'emploi présenté par la direction
00:27dans le cadre de la cessation d'activité à la fin de l'année.
00:31Qu'est-ce qui ne va pas dans ce plan ?
00:33Pourquoi ça n'est pas satisfaisant aujourd'hui ?
00:35Pourquoi vous négociez encore ? Pourquoi vous êtes en colère ?
00:37Oui, tout à fait.
00:37Alors déjà, premièrement, merci de nous recevoir, c'est très important.
00:40Je suis là au nom de l'intersyndicale, bien sûr je suis CGT,
00:43mais ce qui se passe là, c'est qu'on est sur du jamais vu.
00:46En fait, en France, c'est du jamais vu.
00:47D'ailleurs, on s'étonne que la presse nationale ne vienne pas plus nous voir
00:51parce que c'est quelque chose qui est très important pour notre branche de la métallurgie.
00:54C'est une première, on ne comprend pas comment ce plan pourrait passer.
00:57Ce plan social, comme vous l'avez très bien dit, ce n'est pas lui seul qui pose problème.
01:01Un plan social, quand on a des soucis, ça peut être normal.
01:04Sauf que là, on se heurte, si vous voulez, à une direction qui ne veut pas prendre ses responsabilités pleinement,
01:08ni ses engagements qu'elle a pris par accord.
01:11Notamment là, c'est un accord qui a été ratifié entre le groupe ZF,
01:14qui est notre ancien employeur, et qui est devenu notre client unique et seul donneur d'ordre.
01:18Donc déjà, ça pose un peu souci aussi au niveau des cardés de commandes,
01:22parce que notre trésorerie s'est affaissée également à cause de ça.
01:25Ensuite, le PSE, pour en venir à Dumaret qui nous a racheté,
01:29ce PSE est conditionné, si vous voulez, à l'adhésion d'un taux de 95% des salariés
01:35qui doivent adhérer au PSE pour toucher l'argent qui est dedans.
01:39Mais du moment qu'ils signent, justement, ils renoncent à tous leurs droits.
01:44Notamment le maintien de la garantie d'emploi jusqu'à fin 2027, 31 décembre 2027,
01:49c'est-à-dire soit un an et demi plus tard environ,
01:51plus tout recours en justice contre le groupe, ses filiales, etc.
01:55Donc toute partie prenante.
01:57C'est là où on dit qu'il y a un gros, gros, gros souci,
01:59et que nous ne pouvons pas négocier dans ces conditions.
02:02Donc vous vous dites, ces conditions-là, on n'en veut pas.
02:05Qu'est-ce qui, aujourd'hui, vous ferait accepter, du côté du Marais,
02:09de l'intersyndical, ce plan de sauvegarde de l'emploi ?
02:11Très clairement qu'on trouve, justement, qu'ils respectent leurs accords
02:15et qu'on soit rémunérés à hauteur.
02:17Alors, s'il ne veut pas l'intégralité, mais qu'on négocie,
02:19pour l'instant, sur, tu as des non-négociations.
02:21C'est-à-dire que la direction arrive avec un PSE, qu'ils ont déjà ficelé,
02:24conditionné, comme je vous l'ai dit, c'est inacceptable.
02:26Aujourd'hui, ils nous proposent, justement, d'abonder dans le sens
02:30de respecter leurs droits et de payer tout le monde correctement.
02:32Pas de problème, ça se termine dès aujourd'hui ou dès demain.
02:35Pour ça, il y a des réunions, encore la semaine dernière,
02:37vous vous voyez, elles sont prévues.
02:39Qu'est-ce qui se passe dans ces réunions ?
02:40Dans ces réunions, on se retrouve simplement heurté à une direction
02:43et même le groupe du Marais, on a même rencontré quelqu'un du bord,
02:45un monsieur Bailo, qui nous dit, en gros,
02:47on ne dérogera pas d'autres enveloppes budgétaires.
02:49Et d'ailleurs, une autre chose, ils disent que c'est 26,4 millions d'euros
02:53dans ce PSE et que ça ferait 100 000 euros environ par personne.
02:56C'est entièrement faux, entièrement.
02:58Je ne peux pas vous donner les contenus ici,
03:00on est très, très, très loin de ces sommes-là.
03:02S'il y avait ça, tous les salariés travailleraient jusqu'au bout.
03:05Juste une dernière chose qui est importante pour moi sur ce sujet-là,
03:07c'est que notre ambition première au niveau syndical,
03:09c'est de trouver un repreneur.
03:10C'est de ne pas laisser partir toutes nos compétences.
03:12Ça, c'est vraiment notre fonction première.
03:14On ne s'en va pas vaincu.
03:15Jamais.
03:16Jamais.
03:16On va jusqu'au bout.
03:17D'ailleurs, j'en veux pour preuve qu'on voit des gens du ministère,
03:20ça n'arrête pas.
03:21Donc, on a vu le maire de Saint-Été de Métropole, etc.
03:24Débuté, ministère.
03:25D'ailleurs, on tient à ce que le ministère et l'État,
03:27globalement, tiennent ses responsabilités.
03:29Parce qu'on a parlé du Marais et ZDF,
03:31tous les deux sont co-responsables, ça c'est sûr,
03:32et on tape dans les deux sens.
03:34Et c'est normal.
03:34Parce que ZDF aussi est responsable de ce maintien de la garantie d'emploi,
03:37qui est ratifié avec du Marais.
03:38Au niveau ministère, ce qu'on demande,
03:40c'est que c'est bien le ministère du Travail
03:41qui va dire à un moment donné,
03:42oui, on donne l'accord pour licencier tous ces gens-là.
03:44Et au niveau du droit, je rappelle,
03:46PS, procédure collective, adhésion individuelle,
03:48il y a un problème entre individuel et collectif.
03:50Ça, c'est un énorme problème.
03:51Et au niveau de l'État,
03:52il faudra absolument prendre ses responsabilités
03:53et agir dans ce sens pour nous aider.
03:55Vous appelez justement à une mobilisation des citoyens.
03:58Il y a l'État, puis il y a les habitants
04:00qui sont peut-être émus par ce qui se passe du côté du Marais.
04:04C'est demain, 9h30, devant la Bourse du Travail à Saint-Etienne.
04:06Pourquoi sortir des murs d'Andrézieux ?
04:08Pourquoi essayer d'aller au-delà
04:10et franchir certaines frontières populaires ?
04:12Si vous voulez, on a déjà fait, nous, une manifestation
04:15sur Andrézieux Boutéon,
04:16qui s'est très bien passé.
04:18On a pu tracter, discuter avec plein de personnes.
04:20Et leur expliquer, plein de monde n'était pas au courant.
04:22Alors que c'est dans la presse partout.
04:24Cependant, là, il faut que ce soit plus large.
04:26Je vous parle aussi de national.
04:27C'est-à-dire que c'est toute la métallurgie
04:28qui est aujourd'hui, peut-être,
04:30qu'on va être des cobayes par rapport à ce procédé.
04:31Si ça passe, ça veut dire qu'on fera un cas d'école, certainement,
04:35pour mettre en place ce type de procédé
04:36où on contourne doucement le droit, la loi,
04:39et on met 260 familles à la rue.
04:41Il ne faut pas oublier toutes les autres entreprises,
04:43comme le groupe ACI, on peut parler de Ziegler,
04:45même si ce n'est pas de la métallurgie directement,
04:46c'est transport logique, etc.
04:48Combien de personnes sont déjà à la rue ?
04:49Nous, quand on va se retrouver à la rue aussi,
04:51comment on va retrouver du boulot correctement
04:52quand le bassin est saturé au niveau travail ?
04:54On a l'UMM qui sort de ses chiffres,
04:56et la réalité du terrain.
04:58Vous avez du marais, votre propriétaire actuel dans le viseur.
05:02Pour terminer, Fabien Flandin,
05:05l'ancien propriétaire ZF également,
05:07ou l'avant-lignes de mire ?
05:08Exactement.
05:09Comme je vous l'ai expliqué,
05:10ils sont pleinement responsables également.
05:12Il faut absolument qu'eux aussi prennent position
05:15par rapport au maintien des garanties de l'emploi,
05:16et le fait qu'ils soient seuls d'honneur d'ordre,
05:18et clients uniques,
05:19et qu'ils nous propulsent directement à cette liquidation.
05:20D'ailleurs, ils sont actuellement en train de se préparer,
05:22ils relocalisent l'activité qu'on a sur notre site,
05:24pour la faire maintenant.
05:25Et en si peu de temps, on trouve ça très bizarre.
05:27Donc il y a quand même des choses très bizarres dans ce dossier,
05:28et de ce fait,
05:30nous allons très très très prochainement
05:31aller directement au siège social de Frédéric Safen,
05:34pour faire comprendre notre mécontentement,
05:37et demander un entretien avec la direction.
05:39En Allemagne donc ?
05:40En Allemagne, très prochainement.
05:41Merci pour cette info, Fabien Flandin.
05:44Juste une dernière chose,
05:45excusez-moi, je sais,
05:46si jamais justement il y a de la presse
05:47qui voulait venir avec nous pour couvrir,
05:49on ouvre la porte, quelle que soit la presse.
05:51Ici Saint-Etienne, merci encore beaucoup de nous avoir reçus.
05:53Avec plaisir.
05:54Syndicat CGT, chez Dumarey,
05:56vous représentez l'intersyndicale.
05:57Merci de ces précisions ce matin.
05:59Merci à vous.
05:59Et bonne journée.
06:00Bonne journée.
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