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00:05Il y a 5 ans, dans cette salle de rédaction, il n'y avait rien, il n'y avait personne.
00:11Et sous l'impulsion de Pastrice Duhamel, de Jacques Hébert à l'époque, on est tous
00:15arrivés ici un par un, on s'est installés, c'est ce qui a créé la famille.
00:19Et je dois dire que je souhaite aujourd'hui, je le répète, je crois qu'on est tous d'accord
00:24là-dessus, on peut souhaiter à tous les confrères de la Terre entière de participer
00:29un jour dans leur carrière à la création d'une rédaction, c'est quelque chose de formidable.
00:38Je crois que Paul Lefebvre, qui est notre doyen, ne me contredira pas.
00:42Ah non, c'était quand on est arrivé, il y avait une majorité, une énorme majorité
00:46de jeunes, alors je crois que la moyenne d'âge était de 26 ans, sauf si on enlevait Jean-Hubert
00:51Ducastel et moi, on leur est monté à 34, et c'est une aventure merveilleuse parce que
00:57l'équipe était une équipe de jeunes fous, elle est d'ailleurs restée, et c'est peut-être
01:01d'ailleurs pour ça qu'on en a tant gêné.
01:03Oui, le plus jeune fou qui serait.
01:06Ben c'était moi.
01:07Alors, 5 ans, un ton, et en 15 minutes, déjà les souvenirs.
01:41Les coups de pioche
01:42d'une portée historique.
02:01Il est 9h30 à Prince-Lauremberg, l'un des quartiers les plus contestataires.
02:06C'est ici que les autorités ont choisi de casser le mur.
02:10C'est un moment historique, une des plus grandes dates depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.
02:17Des milliers de Berlinois de l'Est assistent au spectacle.
02:22L'impensable se réalise devant leurs yeux.
02:25Le mur est matériellement détruit.
02:2915 jours maintenant que nous avons quitté Peshawar au Pakistan, dans des conditions de transport
02:34que vous allez voir tout à l'heure.
02:35Mais d'abord, cette route, cet axe stratégique qui est maintenant sur une portion de 25 km
02:40aux mains des Moudjahidines.
02:41Derrière moi, à 40 km, Kaboul, toujours aux mains de l'armée communiste afghane.
02:45Derrière la ville de Jalalabad, encerclée maintenant.
02:48Je vous propose tout de suite de voir ces deux jours de combat acharnés.
02:54Retour donc à cette bataille pour sa route de Kaboul.
02:5811h, Grandon par radio, le départ du combat.
03:02Le Jiang Jiang, comme disent les Moudjahidines.
03:10Harceler les positions ennemies sur la route.
03:21Détruire les postes de l'armée régulière afghane.
03:25Saboter les dépôts de munitions.
03:32Détruire les chars abandonnés avant un retour toujours possible de l'adversaire.
04:10La salle guerre, celle qui ne veut pas dire son nom, qui se fait de rue à rue.
04:15De maison à maison.
04:16La salle guerre où le sniper est roi, sniper pour tireur isolé, celui que l'on ne voit pas, mais
04:22qui frappe à coup sûr.
04:25Front de vue Covard ce matin, combat de rue entre forces fédérales et miliciens croates.
04:30Progressions mètre par mètre, au soudain tir de sniper, tout le monde trouve refuge dans une maison abandonnée.
04:40La chasse aux tireurs croates s'organise.
04:49Il est en uniforme militaire.
04:52Vas-y, flingue-le, flingue-le.
04:57Ah merde, j'ai bougé.
05:04Oui, je l'ai eue, mais pas complètement.
05:11À cette fois, il est fini.
05:17Beyrouth est une ville coupée en deux par une ligne de front.
05:20C'est la ligne verte.
05:21Un no man's land vieux de 15 ans, des rues abandonnées aux rideaux tirés depuis des années,
05:26et des immeubles en loque dont les façades déchirées rappellent qu'ici la guerre ne fait jamais relâche.
05:32Ces rues appartiennent aux francs tireurs qui, de l'ouest comme de l'est, font une guerre d'embuscade, de
05:37coups de main, et qu'on ne voit jamais.
05:41Pourtant, au fond de ces ruelles, derrière les sacs de sable, vivent encore des béroutins, ceux qui n'ont pas
05:46pu ou pas voulu partir.
05:48M. Saab est un de ceux-là.
05:50Sa maison détruite en 82, il vit au milieu des ruines avec sa femme.
05:53Ses enfants l'ont quitté, il a perdu son travail.
05:56Il est malade, mais il reste.
05:59Le vieux M. Saab fait de la résistance.
06:01Il fait pousser des fleurs, de la menthe et des géraniums, des roses et du caoutchouc.
06:07Avant la guerre, M. Saab était photographe.
06:09Aujourd'hui, il ne pourrait plus.
06:11Sa main tremble et ses yeux le trahissent, et c'est pour ça qu'il pleure.
06:16Alors, pour se protéger de ses souvenirs, M. Saab retourne à son jardin.
06:19C'est son trésor à lui, son bonheur, sa raison de vivre.
06:22Et qui peut dire qu'il est fou ?
06:24Pour lui, chaque jour qui passe, est une victoire.
06:27M. Bousquet, s'il vous plaît.
06:29M. Bousquet. Non, juste une question.
06:32M. Bousquet, vous pouvez répondre à une question.
06:40Et alors, vous ne faites plus que ça ?
06:43Pour qui vous me trotter, alors ?
06:46Chalot, est-ce le voyou ?
07:02Vous croyez que ça se fait, ça, ces trucs-là ?
07:13Vous allez, nous, me faire un plaisir à tous les deux.
07:15On va danser ?
07:16Non, vous allez danser, mais regardez, ça, c'est un prompteur.
07:18C'est le détitrage du journal, qui est historique ce soir,
07:20puisqu'il est fait par Henri Krasucki et, donc, Michel Serrault.
07:24Vous avez le droit à une ligne, chacun.
07:25Je vous laisse. Au revoir, à demain.
07:26Débrouillez-vous. Allez.
07:28Alors, venez.
07:29Allez-y, vous commencez.
07:31Attends, ne me soufflez pas.
07:33Attends, je vais mettre mes lorgnons.
07:35Merde, je ne vois rien du tout, là.
07:37Les prochains rendez-vous d'information,
07:40minuit pile.
07:41Christophe Berg, à vous, à vous.
07:44Demain matin, le permanent.
07:4711h30, public.
07:49Françoise, bonjour, recevra Christian Pellerin et Gilbert Sabine.
07:55Alors, 12h30, 13h30, Jean-Claude Bourret, et un duel sur le thème
07:59qu'elle doit être la politique européenne face au conflit israélo-arabe.
08:06Dans un instant, drôle d'histoire, puis sur les lieux du crime.
08:10Ah, c'est bien, ça.
08:11Bonsoir.
08:12À demain, 20h.
08:14Allez, salut.
08:28Ah, puis des souvenirs, il y en a encore d'autres, vous le verrez tout à l'heure.
08:31Sous-titrage Société Radio-Canada
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