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  • il y a 5 heures
Championnats du Monde Route UCI 2026 - Sébastien Arsenault et Joseph Limare, directeur du Comité d'organisation des Championnats du monde et du GPCQM

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Sport
Transcription
00:02On va résumer en 10 secondes, ce que j'ai dit en 5 minutes, mais tant mieux, merci, ça rajoute
00:07les chiffres, et les chiffres sont importants.
00:09Bonjour à tous, c'est Manuel Potiron, c'est Clisse Mactu.
00:11On est à 100 jours, en 74, moi je n'étais pas né, je suis né en 76, mais pour
00:17ceux qui connaissent bien le vélo, c'était un certain dimanche,
00:20puis côté des filles, une française.
00:23On est à 100 jours, qu'est-ce qu'on se dit quand on va organiser de nouveau les Mondiaux
00:29à Montréal ?
00:29Sachant qu'en 74, c'est l'une des premières fois, c'est pas souvent que les Mondiaux ont lieu
00:35hors du Vieux-Continent, hors d'Europe,
00:38c'est un sacré défi quand même, non ?
00:41Jo, je vais faire 30 secondes, vous savez, Manuel, merci.
00:45Moi, je suis l'heure 111, en 74, j'ai dans la famille une petite plaque en plastique depuis que
00:51je suis gamin, je ne savais pas trop c'était quoi,
00:53mais j'ai découvert en grandissant que mon grand-papa maternel était coureur pro ici au Québec.
01:00Malheureusement, je n'ai jamais pu faire le Tour de France pour des raisons X, puis on avait ça, moi,
01:04mon père a lancé le Marathon de Montréal en 79,
01:06mais le vélo, c'était pas, quand j'étais gamin, c'était pas dans la famille.
01:09Puis en grandissant, je me suis rendu compte de l'importance qu'on a eue en 74, premièrement, pour l
01:13'information de tout le monde.
01:14La ville de Montréal, qui était l'organisatrice des Jeux de 76, tenait à organiser plusieurs compétitions internationales d'envergure
01:21pour se préparer pour le 76.
01:23Donc, les championnats de 74 ont été un peu un des plus gros événements, certes, parce qu'à quelque part,
01:30les autres organisaient un événement dans un stade,
01:32les paramètres sont plus minces à sécuriser.
01:36Quand ton stade devient une ville, etc., et c'est une première, ça devient tout un test, mais qui fut
01:41un succès retentissant.
01:44Puis ensuite, bon, s'en sont suivis les Jeux olympiques.
01:47Donc, pour nous, à quelque part, c'est un peu ce qu'on dit, le legacy, c'est une responsabilité
01:51immense,
01:51parce qu'on sait à l'époque que ce fut un grand, grand succès.
01:54Mais ça vient à quelque part avec, bon, oui, responsabilité, mais une immense fierté.
01:58Et à quelque part, on a vraiment le désir.
02:00On se sent un peu comme des équipiers.
02:02Ce ne sont pas nos championnats du monde.
02:05On veut que ça devienne les championnats du monde de tous ceux et celles qui vont arriver ici par avion
02:09pour les vivre.
02:10Et parfois, les courses peuvent, j'espère, devenir un prétexte pour découvrir la ville, faire d'autres choses, etc.
02:16Donc, ce n'est pas juste une compétition cycliste.
02:18Donc, pour nous, on a vraiment ce regard-là de dire qu'il y a une grande fête du vélo
02:21qui s'en vient chez nous.
02:24Il ne faut pas manquer le truc.
02:25Ça va être trois semaines de vélo intense, magique, puis ensuite avec les femmes et les jeunes.
02:30Mais pour revenir à 74, oui, nous avons certes ce petit stress-là.
02:35J'ai l'impression de devoir entraîner dans les premières étapes du tour
02:38où ça abrasse un peu mon leader en arrière.
02:41Il faut que je l'emmène au premier boss dans trois, quatre étapes.
02:43Et c'est un peu comme ça qu'on travaille.
02:45On est très focussés.
02:46Mais oui, l'héritage derrière, pour nous, est une immense motivation.
02:49Mais oui, ça amène quand même un petit stress.
02:51Mais bon, le stress, c'est bon.
02:54Joe, je pense que tu vas ajouter.
02:57Si ça répond à Emmanuel, je ne rajouterai pas.
03:01Oui, ça me répond.
03:03Je disais que c'était un sacré défi.
03:05Et ça continue l'histoire, tout simplement, pour le sport du Canada.
03:09Et en plus, chez les filles, il y a un titre à défendre qui est plus.
03:13Oui, absolument.
03:14Un titre à défendre.
03:15Puis comme je le disais tout à l'heure aussi, il y a un potentiel qui arrive.
03:18Je veux dire, Magdalene est le porte-drapeau et l'étendard depuis Kigali l'année dernière.
03:22Mais avec ce qu'on voit à la sortie du Giro chez les femmes, il y a plusieurs filles élites
03:29EU23 qui visent Montréal dans leur calendrier.
03:35De pouvoir…
03:36Les garçons, depuis 2010, ont quand même cette opportunité.
03:41Puis vous savez que depuis 2010, nous également, aux Grands Prix cyclistes de Québec et Montréal, on invite l'équipe
03:46nationale.
03:47Donc, bon nombre de ces garçons qui sont en World Tour ou en Pro Team en ce moment sont passés
03:54par l'équipe nationale
03:55et ont été repérés soit aux Grands Prix cyclistes de Québec et Montréal, soit autour de la BTB, soit aux
04:00différentes épreuves qu'on a ici.
04:02Ça, ça fait partie de l'héritage qu'on a des Grands Prix cyclistes.
04:05Je crois que la candidature et surtout le fait que Montréal puisse organiser les championnats du monde en 2026, c
04:11'est un héritage des Grands Prix cyclistes.
04:13Oui, c'est un héritage du passé et l'histoire de Montréal dans le cyclisme, mais c'est un héritage
04:17des Grands Prix cyclistes également.
04:20Emmanuel, si je peux, tu parles de dates, 74-76, mais les racines du cycliste pro remontent à 1988 avec
04:28le Grand Prix des Amériques que Steve Bauer remporte.
04:31Donc, à quelque part, bon, il y a eu plusieurs tentatives pour essayer de s'échapper jusqu'à temps que
04:36ce soit la bonne.
04:36Je crois qu'avec les Grands Prix cyclistes, nous avons la bonne, mais je regarde actuellement avec Isabella Omgren, qui
04:42techniquement devrait compétitionner chez les U23.
04:45Je ne vois pas pourquoi elle ne serait pas dans le coup, dans le mix, dans les derniers tours.
04:50Avec la performance qu'elle vient de faire, elle arrive chez elle, elle va être motivée, crainquée.
04:55Magdalene qui va défendre également, peut-être pas assez dure pour elle, mais on verra, elle va être excessivement motivée.
05:01Et à nouveau, avec un Derek G qui fait P5, qui va travailler son entraînement pour vraiment arriver à un
05:09pic en septembre.
05:11Sincèrement, pour nous, c'est une motivation supplémentaire, mais en plus, c'est une satisfaction supplémentaire de savoir que nous
05:17avons des coureurs, des coureuses qui vont pouvoir compétitionner à un top niveau.
05:21Parce que sans enlever rien à d'autres nations qui ont la passion à 200%, mais parfois, ils n'ont
05:28pas la capacité, le privilège d'avoir des athlètes nationaux qui vont pouvoir être dans le mix.
05:33Mais nous, nous avons ça en ce moment. Et pour nous, ça rajoute pour nous au bonheur.
05:40Merci. Question suivante.
05:43On avait une autre, Yves, mais vas-y.
05:44Vas-y, vas-y, vas-y.
05:46Je me demandais, quand on est organisateur, nous, on ne se rend pas compte, on est médias, donc on relaie
05:50le travail que vous allez faire, etc.
05:54À 100 jours, on se dit, ça serait quoi des mondiaux, sans revenir à l'héritage de 1974, des mondiaux
06:01réussis ?
06:01Il faut que ce soit un Canadien qui gagne, vu que vous êtes francophone, un Français ?
06:07Je ne sais pas, en fait. Je me posais la question, tout simplement.
06:12Joseph, si je vais me permettre, vous venez de dire, je ne suis pas organisateur. Je suis organisateur, moi, je
06:16vous réponds.
06:18Justement, que les gens soient au rendez-vous, les spectateurs, les jeunes, toutes les communautés de Montréal, de Québec, d
06:24'ailleurs,
06:24que les Américains, que les Mexicains, que les Européens traversent l'Atlantique pour, à la limite, venir faire un séjour
06:30agréable chez nous
06:31et, en même temps, venir assister aux compétitions, profiter de tout ce que Montréal aura à offrir en septembre.
06:37C'est un des plus beaux moments de l'année. La magie des couleurs, la météo, la température, vous êtes
06:43sur le bord du fleuve,
06:44autant avec les restos, etc. Donc, pour nous, quelque part, ça serait que cette fête-là, qui va commencer avec
06:49le Grand Prix cycliste de Québec,
06:51qui va faire 300 bornes pour arriver à Montréal ensuite, ne cesse pas et que la foule soit au rendez
06:55-vous.
06:56Et moi, ce que je vais remarquer, ça va être le visage des gamins, des gamines, des papys, etc.,
07:02de tous les gens qui viennent, autant les passionnés, les gens qui sont concernés, qui connaissent le vélo,
07:06que les autres qui sont curieux. Pour moi, c'est ce qui est visé, d'avoir, que les gens soient
07:11au rendez-vous.
07:12On ne contrôle pas la météo, mais je peux vous dire que même dans des années où c'était le
07:16carnage au niveau météo à Montréal,
07:17c'est parlé souvent, on avait des spectateurs, comme c'est impensable.
07:22Et sans vouloir me comparer, je regarde le plus de courses que je peux, possiblement, avec tout le streaming, etc.
07:28Et parfois, même, je regarde des grandes courses d'importance.
07:31Et je dis, putain, excusez-moi, il n'y a pas tant de gens qui étaient là au rendez-vous.
07:36Mais l'organisateur, ça fait un an qu'il bosse. Et souvent, pour nous, c'est 18 mois de boulot
07:40pour chaque édition.
07:41N'oubliez pas, on est toujours en chevauchement.
07:43Donc, à quelque part, de voir que les gens sont au rendez-vous, c'est le plus grand bonheur, c
07:48'est la plus grande fierté.
07:48Mais ensuite, bon, ça serait le glaçage sur le gâteau, s'il peut avoir des belles performances,
07:53autant chez les juniors aussi, on n'en va pas parler.
07:56Mais moi, le plus important, c'est que ça se déroule bien, qu'on rende le vélo fier.
08:00Oui, on bosse avec l'UCI, avec les villes. Nous sommes des partenaires.
08:04Mais avant tout, moi, je bosse pour le vélo.
08:09Question suivante. Merci beaucoup, Sébastien.
08:16Non.
08:17Tout a été dit.
08:18Cédric, Quentin ?
08:19Oui, juste, vous savez à peu près combien il y a de clubs à Montréal, de clubs cyclistes à Montréal
08:27?
08:29Sur l'île de Montréal, on parle d'une dizaine de clubs cyclistes.
08:34Je pourrais vérifier auprès de la Fédération québécoise, mais sur l'île, c'est une dizaine.
08:39Maintenant, il y a toute la région métropolitaine de Montréal et Québec qui sont aussi des bons bassins et de
08:49bons clubs.
08:49Mais plutôt que des chiffres précis, je vais juste illustrer.
08:53Sébastien parlait d'un événement caritatif dans lequel on était hier.
08:57Moi, j'ai rencontré une personne qui dit…
09:01Safie, donc nous, on est un pays d'hiver, un pays de sport d'hiver.
09:05Safie est skieuse et à la fin de la saison hivernale, Safie qui a 13 ans a dit « Papa,
09:13je voudrais faire du vélo.
09:15Est-ce qu'on pourrait monter un club de vélo ? »
09:17Et en espace d'un mois, avec l'ensemble des jeunes du club de ski alpin, ils ont monté un
09:26club de vélo.
09:27Et ça, c'est le résultat de l'effet, je dirais, Magdalen, parce qu'on a un effet Magdalen ici.
09:33Mais ça illustre exactement ce que disait Sébastien avec les Jeux olympiques de 1976
09:37et la capacité ici de se mobiliser dans un sport en fonction de l'actualité,
09:43en fonction de ce qu'on arrive à faire vivre comme sensation, comme émotion
09:49à un peuple qui est fervent de performance, qui est fervent de sport.
09:55Et il ne faut pas forcément gagner, c'est l'histoire qui est plus belle au-delà de la victoire.
09:59C'est sûr qu'avec Magdalen, on a eu les deux et c'est magnifique.
10:03En premier lieu pour elle, c'est magnifique pour nous.
10:07Le timing était parfait pour justement pouvoir faire la promotion des Champions du Monde de cette année.
10:13Et moi, peut-être pour poursuivre, juste Cédric, au niveau des clubs,
10:16vous savez, je crois qu'il y a des éléments, il y a de l'intangible qui, pour moi, c
10:20'est du tangible.
10:20Je vous donne un parallèle.
10:23Je me promenais à Montréal, en bagnole, j'avais des rendez-vous il y a peut-être un mois.
10:27On était en fin de journée, peut-être 17 heures.
10:29Et je voyais plein d'amoncellements de coureurs et de coureuses, mais de courses à pied.
10:33Je me suis arrêté, parce qu'ils n'étaient pas habillés avec les mêmes maillots, machin, etc.
10:37Donc, ce n'était clairement pas un club officiel de course, vous me voyez venir.
10:40Bon, c'est des gens qui habitent dans le même arrondissement,
10:44qui, à tous les deux fois par semaine, se réunissent à 17 heures.
10:47Des médecins, des avocats, des trucs, machin.
10:49Personne ne parle de son boulot, il s'en fout.
10:51Et ils vont faire des séances de course.
10:53Donc, est-ce qu'on appelle ça un club de course à pied?
10:55J'imagine que oui, il y a également des courses, des gens qui font des clubs pour faire la compétition.
10:59Mais dans le vélo, je vois le même truc.
11:01Vous savez, il y a des grandes sociétés où ils ont 2000 salariés, 200 salariés, 40 salariés.
11:07Durant l'été, je l'ai découvert, ils se sont fait eux-mêmes leur maillot, leur truc.
11:12Et ils se font des clubs de course.
11:14Ils vont rouler, Camille et Aude.
11:15La fin de semaine, ils vont faire un sandborne un peu à l'extérieur.
11:19Donc, à mon avis, ça ne doit pas être comptabilisé, ce genre de club.
11:22Mais pour nous, on commence à le voir de plus en plus.
11:26Parfois, il y a des clubs de filles, des femmes qui font des clubs juste entre elles,
11:29qui vont avoir des vêtements même personnalisés, ça va des chaussettes à tout.
11:33Donc, comme disait Joseph, peut-être qu'il y a des clubs qui font la compétition pure et dure avec
11:38le dossard.
11:40Mais je crois qu'il y a de plus en plus également de clubs qui se forment uniquement social.
11:45Pratiquer un sport et être ensemble et partager une passion.
11:51Merci Sébastien.
11:52Pour votre information, la Fédération québécoise des sports cyclistes regroupe environ 200 clubs affiliés au Québec.
11:59Et plus de 30 à 50 clubs et groupes cyclistes sont actifs actuellement dans le Grand Montréal.
12:07Comment résumer en 10 secondes que j'ai dit en 5 minutes ?
12:10Mais tant mieux, merci.
12:11Ça rajoute les chiffres et les chiffres sont importants.
12:13C'est un travail d'équipe, Sébastien.
12:17Question suivante.
12:18À quand une équipe pro canadienne, chez les hommes ou chez les femmes ?
12:22Puisque sur le Vieux-Continent, surtout en France, ça souffre un petit peu économiquement.
12:27Ce serait, Magdalene Vallière en parlait cette semaine lors de sa conférence,
12:31elle espère un essor du cyclisme canadien.
12:33Est-ce que avec Montréal, avec votre championne du monde, etc.,
12:37est-ce que l'idée à terme, ce serait d'avoir une équipe canadienne dans le pro tour ?
12:45Premièrement, vous en avez déjà une.
12:48Je m'explique.
12:48Jean Bélanger, le propriétaire de Premier Tech,
12:52est quand même le sponsor en titre avec un des sponsors d'importance avec Nessen,
12:58qui est un passionné de vélo depuis 30 ans.
13:00Une chance que le cycliste, Jean Bélanger,
13:03il a commencé à sponsoriser des clubs locaux, des gamins, etc.,
13:07à 300 bornes de Québec, il est toujours là.
13:10Mais vous savez, le sponsorship de cyclistes chez nous relève plus du…
13:19En anglais, on dit du « love money ».
13:21Vous savez, vous avez un CEO, un propriétaire d'entreprise qui est vraiment un fan de vélo,
13:26il va possiblement investir dans le vélo.
13:28Mais il reste qu'il faut que sa société soit vue à l'international.
13:31Donc, ça prend vraiment des sociétés…
13:33Quand on parle de 3 000 sociétés potentielles, etc.,
13:36je disais un chiffre au hasard,
13:37il faut vraiment que cette société-là ait des enjeux.
13:40Soit le mec soit milliardaire, il veut sa passion,
13:44ou s'il y a des enjeux avec peut-être de promotion internationale.
13:46Donc, ce n'est pas toutes les sociétés qui ont des portes à l'international.
13:50Est-ce que c'est possible ?
13:51Il y a eu souvent des essais, mais à quelque part,
13:53mais pour répondre à la question, Jean Bélanger quand même fait figure de personne vraiment…
13:58Vous savez, d'embarquer dans le vélo,
13:59ça ne peut pas être un coup d'épée dans l'eau de 2-3 ans.
14:02Et il faut que ça soit sur le long terme.
14:05Et c'est difficile.
14:06Il y a beaucoup de compétitions en télé, en broadcast.
14:09Le sport cycliste, c'est un événement qui est plus long.
14:14Puis à quelque part…
14:16Mais bon, je pense qu'avec les grands précyclistes,
14:18on donne un coup de main là-dessus.
14:19Mais oui, Jean Bélanger serait peut-être un…
14:21Si je peux en nommé qu'un,
14:23probablement j'en oublie, je m'en excuse,
14:24mais moi, ça serait lui le premier qui me vient à l'idée.
14:27Je vais en faire un autre.
14:28Vous savez, le même Jean Bélanger avait tenté avec une équipe U23 dans le passé,
14:32avec Promitech.
14:34Mais vous savez, parlez-en à n'importe quel directeur sportif,
14:38propriétaire d'équipe, je ne les nommerai pas, vous les connaissez.
14:42Et Emmanuel d'Arkea à l'époque, bon, pour n'en nommer qu'un.
14:46C'est une galère.
14:48C'est qu'en plus de devoir faire ton métier et opérer ta business et ton équipe,
14:52tu te transformes en vendeur avec la cravate à tous les jours pour chercher les sponsors
14:56qui sont de plus en plus exigeants.
14:58C'est tout un boulot.
15:00C'est comme en Formel 1 qu'on voyait Hamilton sur le podium à l'époque avec Mercedes,
15:05mais il y a quoi, il y a 600 autres personnes en Angleterre devant les ordinateurs
15:09qui travaillent à analyser, c'est un foutu travail d'équipe.
15:12Donc, organiser une équipe cycliste au-delà des coureurs, des coureuses.
15:17La recherche de financement, j'ai l'impression que c'est 50 heures de boulot par jour.
15:22Par chance, il y a encore des gens qui croient au vélo.
15:25Par chance, il y a encore des initiatives qui arrivent avec des fois des séries sur Netflix
15:29qui malheureusement doivent cesser, il y en aura d'autres, je l'espère.
15:33Mais oui, ça prend toujours, je reviens là-dessus, du love money des entrepreneurs,
15:38hommes-femmes qui ont la passion du vélo et qui sont prêts à investir pour le sport
15:42et pour les bienfaits du sport.
15:45Merci. Est-ce que vous avez d'autres questions ou est-ce que le tour d'horizon a été fait
15:50pour vous?
15:51Merci à tous, c'est bon pour moi.
15:53Cédric?
15:54C'est bon pour moi aussi.
15:56Quentin?
16:01Écoutez, merci à tous en tout cas.
16:04Maintenant, Joseph et Sébastien vont continuer la journée qui va être dense
16:11avec notamment l'inauguration du totem Tissot en plein cœur de Montréal
16:16qui va opérer ce fameux décompte des moins 100 jours.
16:19Donc ça, ce sera fait dans quelques heures.
16:21Quentin a une question, il l'a écrit.
16:24Pardon, excusez-moi, Quentin.
16:27Je n'ai pas.
16:30Peut-être que tu l'as laxé ou que tu l'as mis en chat.
16:33Attendez, Quentin, j'arrive.
16:42Excusez-moi.
16:45Je ne la vois pas, je ne la vois pas.
16:49Le contexte est-il favorable pour que ces mondiaux soient un tremplin vers d'autres
16:53grands événements au Canada?
16:54Voilà la question de Quentin Ballu.
16:58Merci Emmanuel.
16:59À 100%, Joe, tu veux y aller?
17:01Non, non, non.
17:03Vas-y, je te laisse.
17:06Écoutez, un tremplin, oui, c'est un prétexte hallucinant pour démontrer qu'on peut réaliser
17:11de grandes choses, de grandes choses, c'est quoi?
17:13Encore une fois, un match de hockey, avec tout le respect, ça se dispute à l'intérieur
17:17d'un arena fermé.
17:19Tous les partenaires publics ont démontré au départ de la résistance, mais pas tout.
17:25Par exemple, les corps policiers.
17:26Et on a compris par la suite, Joseph m'en faisait part, ils étaient réfractaires parce
17:31qu'ils ignoraient comment faire.
17:33Ils avaient peur de se planter.
17:34En plus, si on parle de sécurité publique, on ne peut pas.
17:37Donc, à quelque part, on a réussi à faire une première qui, du coup, va devenir un
17:43succès de collaboration.
17:45Donc, à quelque part, moi, comme promoteur ou comme citoyen canadien, on se dit toujours
17:49qu'on a réussi à semer un grand coup, à faire un événement qui est quand même
17:53fastidieux.
17:54Mais tu te dis, what next?
17:57Et je crois qu'il n'y a aucune, ça ouvre toutes les possibilités.
18:00Ensuite, c'est toujours le financement qui est toujours le nerf de la guerre parce que
18:04pour ce type de financement-là, nous avons besoin de près de 70 %, ce n'est pas plus
18:09de financement public.
18:11Mais assurément que les championnats du monde vont ouvrir une porte encore plus grande
18:17pour pouvoir rêver encore plus grand pour le futur.
18:21Peut-être Sébastien, Joseph, parce que Quentin, son média est spécialisé un peu dans
18:27l'olympisme.
18:27Je crois qu'à Montréal, bientôt, il y a aussi un tournoi de qualification olympique,
18:33si vous pouvez en dire quelques mots.
18:36Oui, écoutez, je crois que c'est un immense privilège pour Montréal de pouvoir recevoir
18:41OQS en 2028, surtout avec les sports qui sont des sports émergents, BMX, l'escalade,
18:50le skate, le beach volley, bon, ça reste à déterminer.
18:54Mais je crois que la population à Montréal est prête pour ça.
18:57On vient d'investir des sommes colossales pour rénover le stade olympique qui est en train
19:01de se refaire une beauté.
19:03Puis on le voit, nous, avec tous les sports, on a relancé le beach volley l'année dernière.
19:08On a eu un super succès.
19:09On a fait ça dans l'épingle du circuit de Formel 1.
19:12C'était génial.
19:13Donc bref, de voir que le CIO peut se rapprocher également deux ans plus tard des cinquantièmes
19:20de Montréal et faire confiance à Montréal, à ceux qui peuvent y travailler et organiser
19:25ce genre de rendez-vous.
19:26N'importe en cela, on sait que le CIO tente de rajeunir également son audience.
19:30Pour nous, c'est une super opportunité.
19:32Puis on est très heureux.
19:34On espère qu'à quelque part, on aura peut-être le privilège de pouvoir participer, collaborer
19:40à ce grand spectacle.
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