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  • il y a 4 heures
Pierre Lellouche, ancien ministre et spécialiste politique internationale, était sur le plateau de Face à Pierre Lellouche, sur CNEWS, ce jeudi 11 juin. Il est revenu sur les émeutes anti-immigration survenues à Belfast, en Irlande du Nord. «Un ras-le-bol politique se produit dans toute l’Europe», a-t-il analysé. 

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Transcription
00:00Oui, parce qu'on voit ce genre de débordement se produire un peu partout, avec une radicalisation des mouvements anti
00:08-immigrés.
00:10Ce qui est intéressant, il s'agit d'un Soudanais qui est entré par Dublin, c'est-à-dire la
00:15communauté de l'Union Européenne.
00:17De Dublin jusqu'à Belfast, il n'y a pas de contrôle aux frontières.
00:20Et là, il y a eu cette vidéo épouvantable où on le voit en train de massacrer un monsieur d
00:26'une quarantaine d'années.
00:31Comme il y a eu d'autres incidents gravissimes, il y a quelques deux ou trois ans, trois petites filles
00:36avaient été massacrées par un jeune d'origine rwandaise mais britannique.
00:40Il y a l'affaire Henri Novak également, il y a une dizaine de jours en Grande-Bretagne.
00:44Tout ça est en train de chauffer les esprits. Il y a un certain Robinson qui mobilise ses troupes, Nigel
00:51Farage aussi, Elon Musk intervient dans tout ça en annonçant une guerre civile.
00:56Donc tout ça fait que l'Angleterre, avec un gouvernement très fragile, a du mal à gérer cette situation, qu
01:03'on retrouve dans d'autres pays européens.
01:05Et d'ailleurs, ce qui est très révélateur, c'est le changement des directives européennes sur le sujet.
01:11Il y avait un pacte Asie d'immigration dont Mme von der Leyen était très fière, qui a été publié
01:16il y a un ou deux ans, dans lequel elle précisait que les migrants, ils entraient et ensuite ils étaient
01:21répartis dans l'Union.
01:22Et ceux qui ne voulaient pas les prendre payaient de l'argent, rappelez-vous.
01:25Ça avait suscité un certain émoi, parce que toute l'Europe de l'Est ne veut pas des migrants.
01:30L'Europe du Nord a sérieusement durci les règles en Suède, au Danemark et ailleurs.
01:35Et tout ça a abouti en fait à une nouvelle directive, adoptée par le Parlement, la Commission et le Conseil,
01:41c'est-à-dire les États membres, sur ce qu'on appelle la directive retour.
01:44Alors ça, c'est l'idée, au départ lancée par Boris Johnson, de trouver des centres à l'étranger pour
01:50accueillir les sans-papiers, moyenne en finances, naturellement.
01:54Ça n'avait pas marché parce que les tribunaux britanniques avaient sanctionné cela, mais aujourd'hui, qu'est-ce qui
01:59se passe ?
01:59Une directive qui dit que l'Europe peut construire des centres de retour pour les migrants sans-papiers.
02:08Mélanie, aujourd'hui même d'ailleurs, vient d'obtenir un blanc-seing du procureur de la Cour européenne de justice,
02:15qui l'autorise à ouvrir ce centre qu'elle a prévu de faire en Albanie pour les réfugiés.
02:21Donc on voit que, schéma aussi poursuivi aux États-Unis, où là, carrément, les gens sont renvoyés en Afrique centrale,
02:29en République centrafricaine.
02:31Y compris d'ailleurs les réfugiés afghans, ce qui est assez malheureux.
02:35Mais enfin, on voit bien qu'un ras-le-bol, j'allais dire, politique, se produit un peu dans toute
02:42l'Europe.
02:43On voit monter des forces comme l'AFD en Allemagne, et c'est à six points devant la CDU.
02:48Donc vous avez des gouvernements qui sont fragilisés sur la question migratoire,
02:52qui sont préoccupés par la montée islamique, la pénétration islamique,
02:57et ça donne ça, c'est-à-dire un changement de politique.
03:01De paradigme et de politique qui va être en question, bien sûr.
03:05Sous-titrage Société Radio-Canada
03:08...
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