00:00Avec nous pour en parler, l'ancien préparateur physique du club, mais aussi des Bleus.
00:04Bonjour Eric Bédouet.
00:05Bonjour.
00:06Vous étiez dans le staff des Bleus lors de la Coupe du Monde 2014 au Brésil.
00:09Un mondial, c'est toujours une atmosphère particulière, c'est ce qui est le plus beau ?
00:12C'est extraordinaire.
00:13Et puis en plus, d'aller au Brésil, de participer à une Coupe du Monde au Brésil, c'était génial.
00:19Le temple du football mondial pour beaucoup.
00:21Vous avez eu la chance de la disputer effectivement là-bas.
00:25Là, c'est en Amérique, dans un contexte un peu particulier.
00:27Est-ce que ça peut gâcher le plaisir de beaucoup ou pas du tout ?
00:30Je ne sais pas.
00:31Sincèrement, je ne sais pas.
00:33Je pense que c'est mieux d'avoir d'autres conditions en ce moment.
00:37Mais je pense que le foot va prendre une ampleur importante.
00:42Donc j'espère qu'on ne va pas avoir de soucis particuliers.
00:45Les Bleus sont favoris selon vous cette année ?
00:47Je pense, oui.
00:48Je pense, mais il faut faire attention.
00:50Il y a toujours des équipes qui se manifestent tout au long de la compétition.
00:56Mais je pense qu'ils ont une très belle équipe.
00:57Il y a des équipes qui se manifestent et puis il y a les Bleus qui parfois se prennent des
01:01pieds en le tapis tout seuls.
01:02Ça peut arriver aussi quand on fait partie des favoris.
01:03On l'a connu par le passé.
01:05C'est vrai, mais je pense que là, on a une équipe qui est pas mal.
01:09Moi, j'ai vécu ça au Brésil quand on a participé à la Coupe du Monde.
01:13Premier mondial de Deschamps, d'ailleurs.
01:17Et c'était une équipe qui, on sentait qu'elle se préparait pour être championne du monde.
01:21Un jeune Griezmann, notamment.
01:22Moi, je m'ai senti comme ça.
01:23Bon, j'avais pas l'expérience internationale au niveau de l'entraînement et tout ça, de voir.
01:28Mais on se rendait compte que l'équipe, on a fait quart de finaliste.
01:33L'équipe qui jouait là, allait être championne du monde.
01:36Je parle d'Allemagne en quart de finale.
01:38C'était les Giroux dans la force de l'âge.
01:40On a des occasions pour gagner.
01:42On a vraiment le match, moi, je l'ai encore en tête.
01:44Moi, j'étais à un moment donné, j'ai passé presque 30 minutes derrière le but allemand.
01:50Et j'ai vu des choses incroyables.
01:52Avec un Griezmann qui était extraordinaire.
01:53Vous avez fait l'Euro aussi, deux ans plus tard, où on fait finale contre le Portugal.
01:57On n'a pas trop envie de reparler de cette finale.
01:58Parmi les Bleus cette année, là, deux...
02:00Oui, mais c'était des moments extraordinaires.
02:02Oui, à vivre en tout cas, j'imagine.
02:04Parmi les Bleus, là, cette année, deux ex-Girondas,
02:06d'Aurélien Chouamény et Jules Koundé,
02:08qui ont démarré en pro chez nous.
02:10Et vous n'êtes pas pour rien, je crois.
02:11Racontez-nous un petit peu ce parcours.
02:14Alors, moi, je suis très content de les voir à ce niveau-là.
02:17Et puis, fier de les voir à ce niveau-là.
02:19Parce que, à un moment donné, j'ai pris l'équipe.
02:22Plusieurs fois, j'ai pris l'équipe des Girondas.
02:24On m'a toujours donné, quand l'entraîneur était viré,
02:26c'est moi qui remplaçais.
02:28Jamais avec beaucoup de plaisir.
02:30Parce que c'était souvent des copains qui partaient.
02:32Donc, c'était vraiment un problème pour moi.
02:34Et là, j'allais rester quelques mois entraîneur.
02:38Et là, je me suis dit, bon, je vais en profiter.
02:41Je suis formateur de formation.
02:44J'étais formateur.
02:45Je vais en profiter pour faire jouer les jeunes.
02:47Et j'ai donc fait jouer Koundé et Chouamény.
02:51Qui étaient à peine majeurs.
02:52Qui avaient 17 et 18 ans.
02:5417 et 18 ans.
02:55Je n'en vois pas beaucoup, à cette époque-là,
02:58de faire jouer titulaire des joueurs comme ça.
03:00Et en plus, quand on remplace quelqu'un en cours d'année,
03:02ça veut dire que souvent, on est mal classé.
03:03Donc, il y a danger.
03:04Donc, on prend des risques à les faire jouer.
03:06Exactement.
03:06Et nous, on n'était pas bien et tout ça.
03:08Et je les ai fait jouer titulaire.
03:10Et j'avais un soutien extraordinaire.
03:13C'était Ricardo au Brésil qui m'appelait à chaque fois.
03:15Il me dit, mais c'est bien, Eric, continue comme ça.
03:17Il me dit, il y a plein d'agents qui viennent voir les joueurs et tout ça.
03:20C'est extraordinaire.
03:21On ne fait pas ça en France et tout ça.
03:23Et j'avais tout le temps cet ami-là,
03:26qui est un type extraordinaire et bien super entraîneur.
03:28Figure marquante, évidemment, du Brésil et des Girondins aussi.
03:31Et des Girondins, oui.
03:32Et donc, on avait des relations comme ça.
03:34Et puis, je leur avais dit à ces joueurs-là de dire,
03:37bon, profitez-en.
03:40Profitez-en.
03:40Moi, de toute façon, dans quelques mois, je ne suis pas là.
03:43Il y a quelqu'un qui va prendre ma place.
03:45Profitez-en.
03:46Allez au maximum et vivez ça pleinement.
03:49Mais ça, c'est des choses que j'ai pu faire
03:52parce que j'ai été formateur à Laval pendant plusieurs années.
03:54Et puis, j'ai vu que c'était très important,
03:56sage lab de le faire.
03:57Et puis, quand on voit maintenant le résultat, c'est bien.
04:01Ici Gironde à 7h50.
04:03Eric Bédoué, ex-préparateur physique des Bleus,
04:06des Girondins de Bordeaux.
04:07Et notre invité ce matin, on parle de foot, évidemment,
04:09avec vous, Kevin Blondel.
04:10Mais alors, avec votre oeil,
04:11qu'est-ce qui différencie à cet âge-là,
04:12à 17-18 ans, un très bon joueur,
04:14d'un joueur exceptionnel qui va devenir titulaire en équipe de France,
04:16qui joue à Barcelone, par exemple, comme un Koundé ?
04:19Qu'est-ce qui fait la différence ?
04:21Qu'est-ce que vous avez vu à cette époque ?
04:23Ils avaient des qualités un peu complètes dans tous les domaines.
04:30Ce n'est pas facile.
04:31Ce n'est pas facile de dire à tel âge,
04:33ils vont faire des carrières extraordinaires.
04:36Mais on sent par rapport à...
04:38Il y a le mental qui intervient.
04:40La maturité, peut-être ?
04:40Oui, la maturité.
04:41Le mental qui intervient.
04:43Tout l'aspect physique et technique,
04:45si on n'a pas ça, c'est difficile.
04:47C'est très difficile.
04:48Ils avaient un peu toutes ces qualités-là.
04:51Et ils avaient une mentalité,
04:56une très bonne mentalité.
04:57Un truc en plus.
04:58Voilà, ils avaient quelque chose en plus.
04:59Vous suivez toujours les Girondins de Bordeaux, aujourd'hui ?
05:01Un petit peu moins.
05:02Un petit peu moins, mais je les suis tout le temps.
05:04Et puis, j'aimerais que ça revienne comme avant.
05:06C'était un club...
05:07Moi, j'ai vécu 24 ans à Bordeaux,
05:11dans un club magnifique.
05:13C'est un club extraordinaire.
05:15Moi, je me rappelle, j'allais à Manchester,
05:17quand on jouait en Coupe d'Europe à Manchester United.
05:20Et puis, on discutait là-bas.
05:22Les gens disaient, mais c'est bien Bordeaux, grand club et tout.
05:25Les monuments périls, aujourd'hui ?
05:27Ben oui.
05:28Ben oui.
05:28Alors, ce n'est pas normal.
05:29Ce n'est pas normal.
05:30Il faut faire quelque chose.
05:31Il faut faire quelque chose.
05:32Il faut que cette équipe-là sorte.
05:35Et puis, je pense qu'on mérite à Bordeaux d'avoir une super équipe.
05:39Et puis, quand on a vécu ce qu'on a vécu à Bordeaux,
05:41pour refaire ça, c'est compliqué.
05:45Pour finir, avec l'équipe de France,
05:47Zinedine Zidane devrait succéder à Didier Deschamps,
05:49sauf surprise, à la tête des Bleus à Presse Mondiale.
05:51C'est aussi un ancien Girondin.
05:52Ça vous inspire quoi ?
05:55Au Girondin, on est pas mal, quand même.
05:57Il y a pas mal de bons joueurs, de bonnes personnes.
05:59Mais c'est très bien.
06:01Il a vécu une expérience au Real qui est exceptionnelle.
06:05Trois ligues des champions d'affilée en tant qu'entraîneur.
06:08C'est pas juste un joueur.
06:09Voilà, il était joueur.
06:10Et puis, après, il a enchaîné un entraîneur.
06:11Gagner trois coupes d'Europe, c'est fantastique.
06:15Non, non, c'est des choses qui vont certainement se faire progressivement.
06:19Et puis, il y a de très bons entraîneurs en France.
06:21Il y a de très bons entraîneurs.
06:22La France, c'est la championne du monde.
06:24On a noté ce que vous l'avez dit avec Bordeaux.
06:25Merci beaucoup, ex-préparateur physique des Bleus
06:27et des Girondins de Bordeaux avec votre oeil à viser.
06:29Bonne journée.
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