00:00– Écoutez, enfin, la plainte qui a été déposée par ma cliente l'a été fin 2024.
00:06À la suite de cela, on a eu une enquête préliminaire
00:09qui avait déjà bien avancé au moment de la médiatisation.
00:12La garde à vue de Patrick Bruel était déjà prévue à ce moment-là.
00:17Donc enfin, c'est un signal fort qui est lancé, je pense, aux victimes.
00:21C'est-à-dire que désormais, ces victimes-là ont été entendues,
00:26en tout cas dans le cadre de cette enquête préliminaire.
00:29Il y a un parquet, un procureur de la République qui donne suite,
00:34qui envisage des poursuites, donc qui appuie la parole des victimes.
00:38Et c'est vraiment une avancée qui est hautement symbolique pour les victimes.
00:42Mais combien de victimes a-t-il fallu dans cette affaire
00:47pour qu'enfin émerge leur parole ?
00:49Parce que je tiens à rappeler qu'il y avait déjà eu neuf signalements ou plaintes
00:54qui avaient été déposées en 2019 et qui avaient fait l'objet d'un classement sans suite.
00:59Aujourd'hui, on a une parole de 30 à 40 femmes, c'est énorme.
01:03Donc combien de femmes faut-il dans une affaire comme celle-ci
01:07pour envisager des poursuites ?
01:10Mais en tout cas, le symbole est très fort,
01:13puisque demande de mise en examen
01:15et demande de détention provisoire dans une affaire contre une célébrité,
01:20quand même, rappelons-le.
01:21Et ce sont des dossiers qui sont particulièrement compliqués.
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