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#interview #dz #algerie

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Transcription
00:00À partir de 2015, on a vu muter ces équipes de braqueurs,
00:05non plus des islamistes qui voulaient financer leur cause,
00:08et en tout cas la vie au maquis,
00:10mais on a vu des bandits, du grand banditisme plus classique,
00:14se substituer à ces équipes,
00:15avec des attaques de plus en plus nombreuses,
00:18ce qui a obligé, là aussi, les compagnies de transport de fonds,
00:22et la plus célèbre, Amène, à investir dans des vrais camions blindés.
00:26Jusque là, ces attaques, elles étaient perpétrées, notamment au couteau,
00:32parfois, beaucoup au fusil de chasse,
00:34parce qu'en Algérie, il n'y a pas beaucoup d'armes,
00:38les armes ne circulent pas beaucoup, les armes clandestines,
00:40donc on en trouvait évidemment dans les maquis,
00:42mais à la suite de cette décennie noire, la législation s'est durcie,
00:45et quand vous possédez une arme en Algérie,
00:48vous risquez de 20 ans à perpétuité,
00:51en tout cas des longues peines, souvent à deux chiffres,
00:53donc ça ne circule pas beaucoup, encore moins les calages,
00:55fusils d'assaut, usils qu'on utilise en Europe ou ailleurs
00:59pour braquer ces transports de fonds.
01:01Donc, à partir de 2015, ça s'est multiplié
01:03avec des équipes de plus en plus pros,
01:05et en 2019, il y a notamment eu des vraies attaques,
01:08comme on trouve en Europe, avec des gros camions blindés.
01:12Généralement, ils achètent des camions Mercedes, Renault,
01:16qui sont blindés localement,
01:18et là, attaqués avec des armes à feu, etc.,
01:21dans un processus beaucoup plus traditionnel.
01:25Sous-titrage Société Radio-Canada
01:27Sous-titrage Société Radio-Canada
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