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00:00Un bonjour.
00:005h-7h, Alexandre Lemaire.
00:04A la une, Gérald Darmanin exclut de démissionner le ministre de la Justice sous la pression des oppositions.
00:11Il organise sa contre-attaque exigeant des magistrats une mobilisation générale
00:16pour établir la vérité et les responsabilités après la mort de Liana.
00:20Le garde des Sceaux convoqué aujourd'hui à Matignon,
00:23ainsi que quatre autres ministres au sujet de la protection de l'enfance,
00:27Sébastien Lecornu promet d'améliorer le projet de loi déjà déposé.
00:32Patrick Bruel se réveille ce matin en garde à vue.
00:34Le chanteur visait par deux nouvelles plaintes pour viol,
00:37ce qui porte à 13 le nombre de procédures engagées contre lui.
00:41Et puis le foot, les Bleus, vainqueurs, 3 buts à 1 hier soir de l'Irlande du Nord.
00:46C'était leur dernier match de préparation au Mondial,
00:48avec Mickaël Olizé, supersonique, 3 buts pour l'attaque en français.
00:53Europe 1.
00:54Europe 1, 5h30, le journal Christophe Lamarre.
00:56Bonjour Alexandre, bonjour à tous.
00:59Gérald Darmanin ne démissionnera pas.
01:01Le garde des Sceaux rattrapé par l'affaire Liana promet la vérité sur les défaillances
01:05qui ont conduit au meurtre de la collégienne.
01:07Ce n'est pas un problème de moyens ni de loi,
01:09c'est une question de priorité, a expliqué le ministre de la Justice.
01:12Pour éviter que ce drame ne tourne au procès politique,
01:15il fixe un objectif aux 36 procureurs généraux,
01:18le réexamen de 70 000 dossiers de pédocriminalité.
01:21Jacques Serret.
01:22Oui, Gérald Darmanin joue gros et il choisit d'assumer.
01:26Depuis que l'affaire Liana s'est transformée en affaire d'État,
01:29il monte lui-même en première ligne.
01:31Au lieu de se faire discret, il choisit la surexposition.
01:34C'est pourquoi il fixe lui-même le calendrier.
01:37D'abord le 14 juillet, comme date limite,
01:40pour le réexamen de l'intégralité des plaintes qui touchent les enfants,
01:43soit environ 70 000 dossiers.
01:45Puis la fin juillet, pour recevoir un à un les procureurs généraux,
01:50deux échéances qui lui permettent de garder la maîtrise du temps,
01:53alors que la droite réclame des sanctions contre les magistrats
01:56et que la gauche l'accuse de chercher des boucs émissaires.
01:59Car Gérald Darmanin refuse de laisser cette affaire vivre
02:02au rythme des polémiques et des révélations.
02:04A moins d'un an de la présidentielle,
02:06il s'agit pour lui d'occuper le terrain
02:08jusqu'aux conclusions des inspections
02:10et d'apparaître comme celui qui agit
02:13plutôt que comme celui qui subit.
02:15Jacques Serret du service politique d'Europe 1,
02:17un ministre de la justice déterminé à ne pas céder sous la pression.
02:21Une opinion publique chauffée à blanc,
02:23à chacun sa méthode pour exprimer son désarroi ou sa colère.
02:26Quelques milliers de manifestants se sont rassemblés hier soir
02:29dans une dizaine de villes et devant les tribunaux
02:31à l'appel de collectifs féministes et enfantistes.
02:34Reportage à Lyon, Jean-Luc Boujon correspondant d'Europe 1 en Auvergne-Rhône-Alpes.
02:37Face à la foule, le cri du cœur de cette militante
02:39d'une association de défense des enfants.
02:41Ça fait 10 ans, c'est la confiance en notre institution
02:44Un discours qui porte et un sentiment partagé par Virginie
02:49très remonté contre l'institution judiciaire.
02:51Je suis dans une colère extrême
02:53parce que la justice ne fait pas son travail.
02:55On est vraiment dans une insécurité la plus profonde
02:58et si la justice avait fait son travail,
03:00la petite Liana serait là aujourd'hui.
03:02Pourquoi ce prédateur n'a pas été interpellé depuis août 2024 ?
03:07Pourquoi il est resté dans la nature ?
03:09Et c'est ce qui a mené au drame aujourd'hui.
03:10Mais pour Christine, les responsabilités sont aussi à chercher ailleurs.
03:14L'État est coupable de ce qui est en train de se passer.
03:16Monsieur Macron est dans son petit bureau bien feutré
03:19alors qu'ils n'ont pas donné des moyens à la justice.
03:21Si des moyens avaient été donnés à la justice,
03:23les magistrats qui là aujourd'hui sont jetés en pâture,
03:26eh bien cette petite ne serait pas morte.
03:28En tout cas pour tous, il faut que cette affaire débouche
03:30sur une prise de conscience générale
03:31pour mieux protéger les enfants,
03:33qu'il y ait un avant et un après Liana.
03:36Lyon, Jean-Luc Boujon, Europe 1.
03:37Et face à cette colère populaire qui s'exprime,
03:40le Premier ministre tente lui aussi de prendre les devants.
03:43Cinq ministres sont convoqués à 11h30 ce matin à Matignon,
03:47à savoir l'intérieur, la justice, la santé, l'éducation nationale
03:51et l'égalité femmes-hommes.
03:52Le chef du gouvernement promet des réponses,
03:55cela passera par l'enrichissement,
03:56le renforcement du projet de loi Petite Enfance déjà déposé.
03:59Il annonce également de nouvelles mesures
04:01contre les violences sexuelles et sexistes.
04:05Parallèlement à l'enquête sur la mort de Liana Christophe,
04:08nous apprenons que le frère aîné de Jérôme Barrella
04:11a été placé en garde à vue pour viol.
04:13Et d'abord, l'effet reproché,
04:15viol sur mineur et par conjoint,
04:17commis entre 2007 et 2017.
04:19C'est son ex-compagne, âgée de 17 ans,
04:22au moment des premières agressions,
04:23qui a déposé plainte il y a deux ans.
04:24Dans l'actualité judiciaire,
04:26toujours une autre affaire qui fait beaucoup de bruit.
04:28Patrick Bruel achève sa première nuit en garde à vue à Paris
04:31après une série de plaintes pour violences sexuelles
04:33déposées contre lui.
04:3413 victimes présumées recensées à ce stade.
04:37Le chanteur visait par deux nouvelles plaintes pour viol,
04:39une ancienne Miss Alsace
04:40et une kinésithérapeute rencontrée en 2000
04:43après un concert à Grenoble.
04:44Antoine Bienveau,
04:45ce placement en garde à vue doit permettre à l'enquête
04:47de franchir un pas de plus
04:49dans la manifestation de la vérité.
04:51Oui, les enquêteurs ont voulu entendre
04:52Patrick Bruel sur les accusations de 13 victimes présumées
04:56qui ont porté plainte contre lui.
04:58Parmi elles, trois femmes qui accusent le chanteur
05:00d'agressions sexuelles et de tentatives de viol
05:03commis entre 1997 et 2001.
05:06La justice examine en parallèle
05:08les cas d'autres victimes identifiées
05:10lors des investigations.
05:12Parmi ces faits,
05:12la dénonciation d'un viol à Dinard en 2012
05:15par une femme âgée de 32 ans à l'époque.
05:18Patrick Bruel est aussi visé
05:20par une dénonciation officielle
05:22des autorités belges
05:23après une plainte pour un viol
05:24en 2010 à Bruxelles.
05:27Et puis enfin,
05:27on l'a appris hier,
05:28le chanteur est visé par deux nouvelles plaintes
05:30déposées la semaine dernière
05:32de viol qui auraient été commis en 2000
05:35et en 2008
05:36et dénoncés par une kinésithérapeute
05:38et une ancienne Miss Alsace.
05:40Dans un communiqué,
05:41ses avocats assurent que Patrick Bruel
05:43répondra à toutes les questions des enquêteurs
05:45pour démontrer son innocence.
05:47L'artiste, sous pression,
05:49a déjà annoncé l'annulation
05:50d'une grande partie de sa prochaine tournée
05:53qui devait commencer dans quelques jours
05:55et se poursuivre avec les festivals cet été.
05:57Antoine Bienveau.
05:58Il est 5h35,
05:59vous écoutez Europe 1, bonjour.
06:01La campagne pour 2027.
06:03À présent, Bruno Retailleau
06:05veut faire de l'immigration
06:06l'un des axes majeurs de la présidentielle.
06:09Il revendique la paternité
06:10du règlement européen.
06:12Retour qui durcit
06:13la politique migratoire de l'Europe.
06:14Le texte a fait l'objet d'un accord
06:16la semaine dernière à Bruxelles.
06:17Il ouvre notamment la porte
06:18à la création de hubs
06:19de retour dans des pays tiers
06:21hors Union européenne.
06:23Alexandre Chauveau,
06:24Bruno Retailleau
06:24demande au gouvernement
06:25de le transposer
06:26dès que possible
06:27dans le droit français.
06:29C'est aussi une façon
06:29de se démarquer
06:30d'Edouard Philippe
06:31et de Gabriel Attal.
06:32Oui, parce que c'est un vrai point de clivage
06:34avec ses deux concurrents
06:35du Bloc central.
06:36Lors d'un premier vote
06:37en mars dernier,
06:37les eurodéputés Renaissance
06:39avaient en effet voté
06:40contre le texte.
06:41Ceux d'Horizon
06:41s'étaient majoritairement abstenus.
06:43D'où la pression mise
06:44par Bruno Retailleau
06:45à l'exécutif
06:45pour faire appliquer
06:46rapidement en France
06:47le règlement
06:48en passe d'être adopté
06:50à Bruxelles.
06:50Il y a un doute,
06:51une incertitude
06:52sur la volonté
06:53du chef de l'État,
06:54sur la volonté du gouvernement
06:55d'appliquer la totalité
06:56du règlement retour
06:57et notamment
06:58les centres de retour
06:59pour lesquels
07:00j'ai toujours été favorable.
07:03Bruno Retailleau
07:04revendique la totalité
07:05des mesures inscrites
07:06dans le texte.
07:07La création des centres
07:08de retour donc,
07:09mais aussi l'augmentation
07:10des délais de rétention
07:11des migrants jusqu'à deux ans
07:12contre 70 jours
07:13aujourd'hui en France
07:14ou la fin
07:15de l'effet suspensif
07:16des recours en justice.
07:17Autant de propositions
07:18qu'Edouard Philippe
07:19ou Gabriel Attal
07:20pourraient ne pas reprendre
07:21dans leur intégralité
07:22ce qui illustrerait
07:23selon Bruno Retailleau
07:24leur tièdeur
07:25en matière d'immigration.
07:27Un moyen
07:27pour le candidat
07:28des Républicains
07:28d'illustrer
07:29sa radicalité raisonnable
07:30avec un texte
07:31qui durcit considérablement
07:33la loi
07:33tout en respectant
07:34le cadre institutionnel.
07:36Alexandre Chauveau
07:37du service politique
07:37d'Europe 1.
07:38Au Moyen-Orient,
07:39les Américains revendiquent
07:40une frappe sur un pétrolier
07:42accusé d'avoir enfreint
07:43le blocus
07:44des ports iraniens.
07:45La salle des machines
07:46et la salle de pilotage
07:47du navire mis hors service
07:48frappeliers
07:49au refus de l'équipage
07:50d'obtempérer
07:51aux ordres
07:51explique l'état-major
07:52de l'armée américaine
07:53dans la région.
07:54Et puis c'est l'une
07:54des conséquences
07:55de la guerre
07:55au Moyen-Orient
07:56et de la flambée
07:57des prix du kérosène.
07:59Les bénéfices
07:59des compagnies aériennes
08:00devraient être divisés
08:01par deux.
08:02Avec conclusion
08:03guerre réjouissante
08:03signée de l'AITI,
08:05l'Association internationale
08:06du transport aérien
08:08international
08:08elle regroupe 85%
08:10des acteurs du secteur.
08:11L'augmentation
08:12du trafic passager
08:13ne va pas freiner
08:13la chute des bénéfices
08:14la faute au prix
08:15du kérosène
08:16Barthélémy Philippe.
08:17Oui, la rentabilité
08:18des compagnies aériennes
08:19s'effondre.
08:20Leurs bénéfices
08:21devraient atteindre
08:2223 milliards d'euros
08:23en 2026
08:24en baisse
08:25de 48%
08:26sur un an.
08:27Selon Arnaud Aimé,
08:28spécialiste des transports,
08:30elles n'ont d'autre choix
08:31que de sacrifier
08:32leurs marges
08:32pour faire face
08:33à la crise.
08:33Sur un prix moyen
08:34de billets d'avion
08:35à 1000 euros,
08:36le kérosène
08:37pouvait représenter
08:38250 euros auparavant.
08:39Aujourd'hui,
08:39plutôt 450 euros.
08:41Les compagnies aériennes
08:42ont pu un peu
08:43rehausser le prix du billet
08:44mais de manière
08:44tout à fait marginale
08:45et pas à la hauteur
08:46des coûts.
08:47La marge bénéficiaire
08:48est de l'ordre de 2%,
08:50deux fois moins
08:50que ce qu'on avait connu
08:51l'année dernière.
08:52Dans ce contexte,
08:53les compagnies
08:53les plus fragiles
08:54risquent la faillite
08:55à l'image
08:55de l'américaine
08:56Spirit Airlines
08:57qui vient de mettre
08:58la clé sous la porte
08:59mais la plupart d'entre elles
09:00devraient résister.
09:01Les compagnies traditionnelles
09:02ou les grandes compagnies
09:03low cost
09:04ont aujourd'hui
09:05les reins solides
09:05et leur trésorerie
09:06doit leur permettre
09:07d'assumer
09:08ces hausses de kérosène.
09:09Très répandue en Europe,
09:10la couverture carburant
09:12favorise cette résilience.
09:14Concrètement,
09:14les compagnies
09:15achètent une partie
09:16de leur stock
09:17un ou deux ans à l'avance
09:18pour mieux absorber
09:19l'impact
09:20d'une flambée soudaine
09:21des carburants.
09:22Barthélémy Philippe
09:23du service économie
09:24d'Europe 1.
09:24Il devait incarner
09:25l'avenir de la défense
09:27européenne
09:27et de la coopération
09:29franco-allemande.
09:30Paris et Berlin
09:31enterrent le SCAF.
09:32Le projet d'avion
09:33de combat du futur
09:34ne verra pas le jour.
09:35Les désaccords
09:36entre Airbus et Dassault
09:37étaient devenus
09:38insurmontables.
09:39Les sports à 5h39
09:40sur Europe 1
09:41avec du foot.
09:42L'équipe de France
09:43Christophe peut maintenant
09:44s'envoler pour l'Amérique
09:45l'esprit léger.
09:46Un victoire 3 butins
09:47hier soir
09:47contre l'Irlande du Nord.
09:48Dernier match de préparation
09:50avant l'ouverture
09:51du Mondial jeudi.
09:51Didier Deschamps
09:52avait aligné son équipe
09:53type.
09:54Michael Olizé
09:55a été étincelant.
09:57L'attaquant du Bayern Munich
09:58a signé un triplé
09:59commentaire du sélectionneur
10:00à son propos.
10:01Tout semble facile
10:02pour lui.
10:03Voilà.
10:03Les Bleus bien lancés.
10:04Le premier match des Bleus
10:05ce sera le 16 juin.
10:06Dans une semaine.
10:07Dans une semaine.
10:08Exactement.
10:08Merci Christophe Lamarre.
10:10Bientôt 6h moins 20
10:11sur Europe 1.
10:11C'est l'heure des...
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