Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 heures
L’ancien ministre de Jacques Chirac, Philippe Douste-Blazy, parle du décès de Bernadette Chirac : «Les Chirac étaient des gens qui étaient proches du peuple».

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Écoutez, oui, d'abord, évidemment, je suis triste parce que nous perdons une grande dame
00:05qui était à la fois élégante, si vous voulez, dans la vie, mais aussi élégante moralement.
00:10Je l'ai connue parce que, quand j'étais ministre de la Santé,
00:14j'ai eu l'occasion, évidemment, de parler beaucoup avec elle,
00:17qui était la présidente des fondations de Paris, fondations de France,
00:22des hôpitaux de Paris et des hôpitaux de France, avec les pièces jaunes.
00:26Donc, on a souvent parlé. Un de ces combats, c'était la lutte contre la douleur
00:30pour certaines personnes qui avaient des douleurs très importantes,
00:34comme les seringues pour morphine.
00:38Bref, on s'est rencontrés très souvent.
00:39Puis ensuite, quand j'étais aussi ministre de la Culture,
00:42je peux vous assurer qu'elle a fait énormément pour son mari.
00:45C'était une première dame qui allait systématiquement dans les festivals,
00:50dans les soirées caritatives, dans les soirées culturelles.
00:53Elle était là et je peux vous assurer que je n'étais pas la dernière à partir le soir.
00:59Juste, dernière question. Je ne sais pas si vous avez vu les réactions qu'on a pu recueillir.
01:04Il y avait une personne qui disait que c'était la France, le couple Chirac.
01:07C'était la France.
01:08Oui, c'est la France, mais surtout un couple,
01:10parce que beaucoup de choses ont été dites là-dessus.
01:13Mais moi, j'ai vu très souvent le président téléphoner plusieurs fois par jour,
01:18alors qu'on était, quand j'étais ministre des Affaires étrangères à ses côtés,
01:21à 10 000 kilomètres, à 12 000 kilomètres de la France,
01:24d'appeler régulièrement sa femme comme si c'était un vrai couple,
01:28comme s'il avait vraiment envie d'avoir son avis.
01:31Et puis elle jouait un rôle très important parce que c'était à la fois la première dame,
01:36mais c'était aussi une femme de terrain,
01:38c'était une femme élue en Corrèze,
01:40qui savait très bien de quoi on parlait lorsqu'on parlait de terrain.
01:44Et ça, c'est quelque chose d'assez rare.
01:45Elle était aussi, je dirais, à l'aise lorsqu'elle recevait des chefs d'État
01:49à côté de son mari à l'Élysée
01:51que lorsqu'elle était dans une ferme en Corrèze.
01:54Tout sonnait vrai.
01:55Et ça, c'est assez rare.
Commentaires

Recommandations