00:00Alors cette colère est particulièrement justifiée, bien entendu.
00:04On est dans la France profonde avec des gens qui se connaissent tous,
00:07on est dans des petites agglomérations avec des habitudes,
00:13les éducateurs, les professeurs, les conducteurs de bus et les gendarmes.
00:18Alors il faut savoir quand même qu'à l'endroit où se passent les faits,
00:23à l'Ectour, la brigade de gendarmes Maurice, c'est 8 gendarmes.
00:28Donc ça permet, si vous voulez, de voir que dans le cadre de leur travail,
00:33ces gens-là, c'est un peu comme un petit commissariat de police.
00:36Ils font des interventions au profit de la population,
00:39que ce soit des interventions suite à un accident de la circulation,
00:43des interventions suite à des violences intrafamiliales.
00:48Alors j'ai regardé les chiffres en gendarmerie,
00:5239% si vous voulez, des affaires judiciaires actuellement traitées,
00:58ce sont des affaires qui s'inscrivent dans le cadre des violences intrafamiliales.
01:02Il y a eu une augmentation spectaculaire de ces faits depuis que d'abord ça a été fait.
01:09Donc face à cette montée en puissance,
01:11la gendarmerie a fait des gros efforts dans chaque département.
01:15Maintenant, il y a une maison de la famille avec des enquêteurs et des enquêtrices
01:18qui suivent des formations particulières.
01:21Les auditions des enfants doivent être faites par ces enquêteurs et dans ces structures.
01:27Donc il y a eu un effort d'adaptation.
01:30Mais néanmoins, cette vague des violences intrafamiliales
01:35fait que toutes les unités sont un peu surchargées
01:39et que du coup les brigades territoriales qui sont des brigades d'intervention
01:43se trouvent à récupérer des procédures judiciaires
01:47qui dans le temps étaient spécifiquement traitées par les unités de recherche.
01:50Sous-titrage Société Radio-Canada
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