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  • il y a 7 heures
Le maire de Puycasquier, Louis Turchi, où la dépouille de Lyhanna a été découvert à témoigné sur CNEWS

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00:00C'est un promeneur, un habitant de votre commune qui a alerté sur le silo parce qu'il voyait des
00:06vols d'oiseaux charognards autour de cette exploitation agricole ?
00:13Honnêtement, je ne le sais pas. Et là, je n'ai pas les infos. Je n'ai pas été averti
00:18de ce point. Je l'ai entendu, mais je ne peux pas vous affirmer que c'est un Bucasquet-Roi
00:22qui a affirmé cela. Je ne sais pas.
00:24Par contre, je peux vous dire que ça a été un total bouleversement sur la commune, autant à titre personnel
00:31que tous les Bucasquet-Rois.
00:34Ça a été terrible quand ils ont appris cela. J'ai rencontré les Bucasquet-Rois encore hier soir qui me
00:39disaient que c'était atroce. Ce soir, je ne peux pas manger. Ce n'est pas possible. C'est terrible.
00:45Et puis, bien sûr, on a eu le pensée pour la famille. Cette angoisse, cette détresse de la famille, c
00:50'est terrible.
00:51Vous savez, M. le maire, si la famille a pu venir sur place, a pu s'approcher de la dépouille
00:57qui est en cours d'identification ?
00:59Je ne sais pas.
01:01Un mot sur le principal suspect. Jérôme B. Il a 41 ans. Il avait travaillé dans l'exploitation agricole où
01:09le corps a été retrouvé. Est-ce que vous l'avez déjà croisé ? Est-ce que vous l'aviez
01:12déjà rencontré ?
01:14Moi, je ne le connais pas du tout. J'ai appris qu'il avait travaillé il y a quelques années
01:20dans ce silo.
01:21C'est vrai que c'est un silo qui n'était ouvert que deux mois par an pour les moissons.
01:26Les agriculteurs amenaient leurs bennes et déversaient leurs récoltes dans ce silo.
01:29Donc, il n'était ouvert que deux mois par an. On l'a très peu connu. Des gens l'ont
01:33croisé peut-être.
01:33Je l'ai peut-être croisé, mais je ne le connais pas. Non.
01:37Il y a combien d'habitants dans votre commune, M. le maire ?
01:42450.
01:44J'imagine que tout le monde se connaît, que vous connaissez tous vos administrés par leur prénom, quasiment.
01:49Oui, oui, oui.
01:51On vient vous voir. On exprime de la peur, de l'émotion, de la colère. Pourquoi pas ?
01:56Je ne sais pas si vous êtes vous-même, M. le maire, père de famille.
02:00Ça touche dans leur chair, vos administrés et vous-même.
02:03Et grand-père.
02:06Ah oui, oui, oui, oui. Et puis, on pense à la détresse de la famille.
02:10Et puis surtout, on ressent pratiquement un sentiment de culpabilité.
02:15Comment ça s'est fait, cette atroce chose s'est faite sur nos terres ?
02:18On se dit, mais ce n'est pas possible. On se sent presque coupable.
02:21Et c'est ça qui est terrible.
02:25Ce n'est rien à côté de la douleur des familles.
02:27Mais c'est vrai qu'on se dit, mais comment chez nous, sur nos terres, à Pucasquier,
02:31une chose aussi atroce a pu se dérouler ? C'est terrible.
02:34Vous dites que vous vous sentez coupable. Pourquoi vous vous sentez coupable ?
02:37Les parents d'enfants, les grands-parents.
02:40Parce que ça s'est passé chez nous.
02:42Comme quand vous recevez un ami chez vous, il se fait mal, vous vous sentez coupable.
02:45Là, quelqu'un meurt sur nos terres, c'est atroce.
02:49C'est atroce, on se sent.
02:50Oui, on a une certaine forme de culpabilité morale.
02:54Bon, c'est sûr qu'on n'y est pour rien, mais on se dit, mince, mince, il faut faire
02:57quelque chose.
02:58Et je pense qu'on essaiera de faire quelque chose.
03:00J'ai un conseil municipal ce soir et je pense qu'on décidera d'une action, peut-être un rassemblement,
03:06quelque chose pour exorciser cette angoisse et rendre hommage peut-être à cette petite fille
03:12et aux familles qui ont besoin de tout un soutien.
03:15Je pense que la famille mérite cela.
03:18Exorciser un...
03:18Tous ceux qui ont oeuvré pour découvrir...
03:23Allez-y.
03:29Oui, je vous ai coupé la parole, pardon, allez-y.
03:33Exorciser, alors vous disiez exorciser, il y a un petit décalage, c'est compliqué,
03:35parce qu'il y a un petit décalage entre le moment où je parle et le moment où vous m
03:37'entendez.
03:38Donc je vais vous poser ma dernière question.
03:40Vous parlez d'exorciser ce traumatisme.
03:43Est-ce qu'éventuellement une cellule psychologique peut être mise en place par votre municipalité ?
03:47Oui.
03:49Oh non, peut-être, je crois qu'il y a eu une cellule psychologique au niveau de notre école,
03:54mais bon, au niveau des adultes, peut-être pas, mais je crois qu'on va se retrouver,
03:58qu'on va en parler, qu'on va...
04:00Je crois qu'il y a ce besoin d'en parler et surtout, je crois que les gens ont besoin
04:04d'exprimer leur solidarité à la famille, leur compassion à la famille.
04:08Je crois qu'il y a un besoin là terrible.
04:10Et remercier aussi tous ceux qui ont travaillé.
04:13Moi, j'admire le travail des forces de l'ordre, de la gendarmerie,
04:16qui a fait un travail exceptionnel.
04:18Du maire de Florence, de la population de Florence,
04:22qui a travaillé énormément pour arriver en résultat.
04:25Malheureusement, c'est pas celui qu'on attendait,
04:27mais malgré tout, on est arrivé en résultat.
04:29La gendarmerie, quand même en six jours, est arrivée en résultat.
04:32C'est quand même remarquable, ce qui ne se voit pas dans toutes les affaires.
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