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Hugo Lloris est venu à la rencontre de huit lecteurs de Nice-Matin ce jeudi 4 juin 2026 en fin d’après-midi. Profitant de la trêve en MLS aux États-Unis, le Niçois a passé quelques jours dans sa ville natale. Le champion du monde avec les Bleus en 2018 a fait un crochet par notre journal et a répondu à toutes les questions pendant une heure.
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00:00:13Bonjour, nous avons la chance et l'honneur de recevoir Hugo Lloris, 20 ans de carrière, ancien capitaine de l
00:00:19'équipe de France, recordman de sélection en équipe de France,
00:00:21qui vient dans un court séjour dans sa patrie de naissance à Nice et il nous fait l'honneur de
00:00:28venir aujourd'hui face au lecteur de Nice ce matin.
00:00:31Donc je vous propose tout de suite de poser les questions parce qu'ils sont huit face à lui.
00:00:36Ils nous ont envoyé plein de questions, ils ont plein de choses à lui demander et notamment sur un sujet
00:00:43d'actualité,
00:00:44c'est l'équipe de France et la Coupe du Monde aux États-Unis qui va bientôt débuter.
00:00:48Donc Frédéric, vous étiez le premier à avoir une question sur la Coupe du Monde, on vous laisse la poser.
00:00:54Bonjour Hugo.
00:00:55Bonjour.
00:00:56Après avoir gagné la Coupe du Monde et avoir atteint le sommet, qu'est-ce qui t'a le plus
00:01:00surpris dans ta vie d'après ?
00:01:05Surpris ? Je ne sais pas si je suis surpris mais en tout cas c'est la reconnaissance de tous
00:01:11les Français.
00:01:13A chaque fois que j'ai l'occasion de revenir en France et encore plus aux sources à Nice, je
00:01:20ressens cette reconnaissance et cette fierté et quelque part cette forme d'appartenance.
00:01:27Et j'en suis très fier. En fait lorsqu'on joue pour l'équipe de France, de faire une sélection
00:01:36c'est déjà incroyable.
00:01:38De pouvoir faire quelques matchs, de pouvoir durer dans le temps, c'est déjà une grande satisfaction.
00:01:47Mais alors en plus de ça de gagner un tournoi majeur avec sa sélection, c'est en ressentant des sentiments
00:01:54très difficiles à décrire.
00:01:57Mais en tout cas je le ressens encore aujourd'hui et je pense pour avoir parlé avec certains anciens champions
00:02:02du monde de 1998,
00:02:05apparemment ça dure très longtemps.
00:02:09Donc voilà, il y a cette proximité avec les Français, on leur a fait vivre de grandes émotions et je
00:02:17pense qu'ils se reconnaissent à travers ma génération, celle de 2018 aussi.
00:02:24Il y avait Odile qui avait une question aussi sur l'équipe de France.
00:02:30Oui alors, oui bonjour Hugo, à quelques jours du début de la Coupe du Monde, quelle est la part de
00:02:39nostalgie en vous ?
00:02:41Ça c'est ma première question et il y a un autre petit bout qui est assez personnel.
00:02:46Est-ce que vous envisagez de regarder les matchs des Bleus en famille ou avec vos amis et vos collègues
00:02:54ou les deux ?
00:02:57Non, du côté de la nostalgie, je n'en ai pas du tout.
00:03:00Pour être honnête avec vous, à partir du moment où je prends une décision, je passe très vite à autre
00:03:06chose.
00:03:07Mais surtout c'est que j'ai quand même eu la chance et le privilège de représenter mon pays pendant
00:03:13un peu plus de 14 ans.
00:03:17Donc lorsqu'on sait qu'une carrière de footballeur, j'ai la chance de pouvoir durer.
00:03:23Ça fait maintenant 23 ans, c'est vrai maintenant c'est 23 ans, mais on va dire qu'à l
00:03:28'échelle internationale, déjà si on fait 10 ans, c'est déjà très bien.
00:03:33J'ai vécu à travers différentes générations, à travers également différents sélectionneurs.
00:03:41Donc quelque part quand j'ai arrêté, c'est parce que vraiment j'avais tout donné et que j'avais
00:03:45envie de m'arrêter en haut.
00:03:47Et surtout, je ne ressentais plus l'énergie de pouvoir donner autant.
00:03:51Donc voilà.
00:03:52Mais par contre, je les supporte toujours.
00:03:55J'ai encore quelques coéquipiers dans cette équipe et dans cette génération, comme Kylian Mbappé, comme Ousmane Dembélé, entre autres.
00:04:08Et la deuxième question, c'était si j'allais regarder les matchs.
00:04:11Oui, effectivement, je vais regarder les matchs.
00:04:15Après, j'essaierai certainement, rien n'est organisé encore, mais si je peux me rendre à l'un des matchs,
00:04:21ça serait génial de pouvoir également les saluer.
00:04:24J'ai oublié le sélectionneur.
00:04:27Le sélectionneur et tout le staff, il y a ce lien très fort qui existe.
00:04:31Donc forcément, j'aurai encore un œil plus à guiser parce qu'il y a une relation très forte entre
00:04:38nous.
00:04:42Et oui, je vais les supporter.
00:04:44Donc je pense, comme vous tous, je vais regarder les matchs.
00:04:48Alors je ne sais pas encore si je serai en famille, si je serai avec des amis.
00:04:52Mais je pense, comme tout le monde, j'ai hâte que le tournoi débute.
00:04:56Merci.
00:04:57Et justement, votre dernière Coupe du Monde disputée, c'était en 2022.
00:05:01Et Alain avait une question à propos de cette Coupe du Monde.
00:05:07Oui, je voulais savoir comment tu avais vécu cette finale de la Coupe du Monde 2022, qui a été assez
00:05:14dure.
00:05:15Éprouvante.
00:05:15Éprouvante, oui.
00:05:16J'étais fatigué.
00:05:17On est passé par toutes les émotions.
00:05:21On est passé d'un stade où on pensait que c'était fini à la mi-temps, parce qu'on
00:05:24était déjà mené 2-0.
00:05:29Il y a ces 15 dernières minutes de folie qui nous permettent de revenir à deux partout, grâce aux exploits
00:05:34de Kylian.
00:05:36Et puis il y a une prolongation où c'était quasiment un match de boxe.
00:05:38On se rendait coup pour coup.
00:05:40Et honnêtement, ça se termine sur les pénaltys.
00:05:43Donc forcément, en termes d'émotion, on est passé par tous les états.
00:05:48Et j'ai mis quelques jours pour récupérer, voire quelques semaines, j'ai envie de dire.
00:05:54Parce que lorsqu'on passe aussi près d'un sacre, et en l'occurrence d'un deuxième sacre d'affilée,
00:06:02ça laisse toujours des questions, peut-être des regrets, parce qu'on essaie toujours de revenir sur des faits de
00:06:11jeu, par exemple.
00:06:12Mais en même temps, on a cette fierté d'avoir tout donné.
00:06:16Et puis moi, ce qui m'avait également surpris, c'est que lorsqu'on est revenu de cette Coupe du
00:06:23Monde,
00:06:23on était attendu par de nombreux supporters.
00:06:28Et ça montre également qu'on peut marquer nos supporters, bien évidemment à travers des grandes victoires,
00:06:36mais également des défaites.
00:06:39Même si c'est quand même finaliste d'une Coupe du Monde, c'est pas rien.
00:06:43Mais on a fait vivre des émotions fortes, et les Français étaient également reconnaissants,
00:06:50et ont pris beaucoup de plaisir à suivre les Bleus à ce moment-là.
00:06:54Donc voilà, comme je l'ai toujours dit, je pense que gagner ou perdre, ça fait partie du jeu.
00:07:02Par contre, ce qu'on peut dégager, ce qu'on peut représenter en tant que joueur,
00:07:06au niveau de la personnalité, sur et en dehors du terrain, c'est très important de rendre les Français fiers.
00:07:15Après, on s'est aperçu qu'il y avait quelques joueurs qui étaient au bout du rouleau,
00:07:19qui n'en pouvaient plus, des joueurs clés en plus.
00:07:23Donc c'est vrai que par rapport aux joueurs qui étaient en face,
00:07:29à la limite, on se demandait même s'ils n'étaient pas dopés en face par rapport à nos joueurs,
00:07:34parce qu'on avait des joueurs qui n'en pouvaient plus.
00:07:37Oui, après, comme je l'ai dit, j'ai eu la sensation de faire un combat de boxe à partir
00:07:41des prolongations,
00:07:42ça pouvait basculer d'un côté comme de l'autre.
00:07:49Est-ce qu'on a payé également le jour de moins de récupération avec la demi-finale ?
00:07:58Il y avait également eu un petit virus, 48 heures avant le coup d'envoi,
00:08:03qui n'a pas forcément mis l'équipe dans les meilleures conditions afin de préparer cette finale.
00:08:10Mais bon, après, j'avais honnêtement le sentiment que l'équipe avait tout donné.
00:08:15Mais comme dans chaque finale perdue, c'est toujours une opportunité de gagner un trophée,
00:08:22et on y repense.
00:08:24Après, le match est ce qu'il est, mais après, c'est au pénalty.
00:08:27Donc, c'est vrai que là, c'est un peu la roulette russe.
00:08:30Oui, après, ça fait partie du jeu.
00:08:34Oui, ça fait partie du jeu.
00:08:36Déjà, souvent, on se dit, avant de les arrêter, il faut les marquer.
00:08:40Mais bon, c'est comme ça.
00:08:42On peut difficilement vouloir.
00:08:46Ça fait partie du jeu, de la compétition.
00:08:49Et encore une fois, je pense que les supporters se sont vraiment identifiés à cette équipe en 2022.
00:08:56Et puis maintenant, j'espère que sur cette Coupe du Monde aux États-Unis,
00:09:00en 2026, dans quelques semaines, quelques jours, j'ai envie de dire,
00:09:06les Français, les supporters de l'équipe de France vont de nouveau vivre des grandes émotions.
00:09:14Justement, vous évoquez la Coupe du Monde aux États-Unis à venir.
00:09:18Si vous avez un pronostic à faire, est-ce que vous les voyez aller au bout, ces bleus ?
00:09:22Je l'espère. En tout cas, c'est ce que je leur souhaite.
00:09:26Ça serait également la plus belle des façons, pour Didier Deschamps,
00:09:32de finir son mandat en tant que sélectionneur.
00:09:40Maintenant, je suis plutôt bien placé pour vous dire que rien n'est jamais joué d'avance,
00:09:47qu'il est difficile de faire des pronostics.
00:09:51Et qu'à ce niveau-là, ils sont obligés de se concentrer sur le match qui vient,
00:09:59et pas de se projeter trop vite, trop loin dans la compétition.
00:10:02C'est là où on peut faire des erreurs de parcours, surtout que lors d'une Coupe du Monde,
00:10:06tout le monde est prêt à se transcender et tout le monde est prêt à jouer à son meilleur niveau.
00:10:10Donc, ce n'est pas de la prudence, c'est juste du respect pour la compétition.
00:10:17C'est une Coupe du Monde et il faut prendre les matchs les uns après les autres.
00:10:24Sur la Coupe du Monde, il y avait encore des questions ?
00:10:30Bonjour Hugo, je m'appelle Noah, j'ai 9 ans et demi, je suis en CM2.
00:10:34Mon rêve est de devenir journaliste sportif.
00:10:38Alors, je suis très heureux de faire ma première interview avec toi.
00:10:42J'ai plusieurs questions et voici la première.
00:10:44Est-ce que ta plus grande émotion a été de ramener la Coupe du Monde à la maison ?
00:10:52Oui, c'est une grande émotion.
00:10:54Mais honnêtement, la plus belle émotion, c'est de l'avoir soulevée devant mon père,
00:11:00ma grand-mère qui était au stade, mes deux filles.
00:11:03Mon fils n'était pas encore né, ma femme bien évidemment.
00:11:06J'avais quelques amis, donc ça, ce moment-là était encore plus fort.
00:11:10Mais effectivement, de rentrer, de célébrer avec cette Coupe du Monde devant les supporters français,
00:11:18ce moment également de privilège d'être à la mairie devant je ne sais plus combien de milliers de niçois.
00:11:26C'était également une magnifique récompense.
00:11:32Je suis parti de Nice en 2008 et c'était difficile d'imaginer de revenir un jour avec la Coupe
00:11:42du Monde.
00:11:42Donc j'en suis très fier.
00:11:45Mais je suis également très reconnaissant parce que les niçois m'ont toujours apporté un grand soutien,
00:11:51que ce soit à Nice, que ce soit à Lyon, à Tottenham et surtout avec l'équipe de France.
00:11:58J'ai pu le ressentir parce qu'on a joué quelques matchs à l'Alliance avec le maillot des Bleus
00:12:04et ce sont également des souvenirs magnifiques.
00:12:06Donc voilà, ça fait partie effectivement des grandes émotions que j'ai pu vivre avec le maillot des Bleus.
00:12:13Tu en avais une autre sur l'équipe de France ?
00:12:15Tu en avais une deuxième, non ?
00:12:16Alors sur l'équipe de France...
00:12:20Non, j'en avais pas d'autres.
00:12:24Après j'ai d'autres questions, mais s'il y en a d'autres qui ont sur l'équipe de
00:12:27France, je leur laisse la parole.
00:12:29Je ne sais pas, est-ce que...
00:12:29Oui, monsieur là-bas, il faut le signer tout de suite.
00:12:34Il est top.
00:12:36Oui, Bruno, bonjour.
00:12:38Dans un mois et demi, DJ Deschamps nous quitte, à peu près.
00:12:45Et avec peut-être une étoile supplémentaire.
00:12:48Tout le mal que je lui souhaite.
00:12:50Et là, vous avez un coup de fil.
00:12:52Le remplaçant de DJ Deschamps vous appelle et vous dit
00:12:55« ça t'intéresse un poste d'entraîneur adjoint pour s'occuper de tout ce qui est goal ? »
00:13:00Et vous lui dites quoi ?
00:13:02Je n'ai pas précisé le nom.
00:13:06Non, non, après, moi je suis encore joueur au Los Angeles Football Club.
00:13:14J'ai encore un contrat qui court jusqu'à la fin de la saison avec une autre option.
00:13:21Je pense qu'avant toute chose, avant de penser à une reconversion, j'ai quand même envie de bien finir.
00:13:30Je suis plutôt satisfait de ma première partie de saison où j'ai pu vivre de grands moments en Ligue
00:13:37des champions CONCACAF.
00:13:38C'est la Ligue des champions de l'Amérique du Nord où j'ai pu découvrir des endroits comme le
00:13:44Honduras, comme le Costa Rica, comme le Mexique.
00:13:46Avec des ambiances de folie, de la passion, des couleurs, des chants.
00:13:52Et honnêtement, je ne pensais pas à ce moment-là de ma carrière pour pouvoir revivre des frissons comme ça
00:14:03peut être le cas.
00:14:04Et ce qui m'a donné cette envie également, cette motivation de me transcender et de réaliser les performances qu
00:14:10'il fallait.
00:14:10Bon, malheureusement, ça s'arrête en demi-finale de cette compétition, mais ça reste des grands moments sur ma carrière
00:14:19du Los Angeles Football Club.
00:14:22Mais j'ai envie de bien finir.
00:14:24Donc, une reconversion au sein de l'équipe de France, pas tout de suite.
00:14:29Mais voilà, il ne faut pas fermer deux portes pour la suite.
00:14:33Mais aujourd'hui, si vous me demandez, je n'ai pas une idée bien précise de ce que je veux
00:14:36faire pour la suite.
00:14:39Mais j'ai tellement appris dans ce monde que forcément, j'ai peut-être envie de redonner.
00:14:48Maintenant, à quel moment, comment ?
00:14:51Ce sont des questions que je me poserai par la suite.
00:14:54La porte est ouverte.
00:14:56La porte est ouverte, je ne sais pas.
00:14:58Mais en tout cas, l'équipe de France reste à mes yeux quelque chose de très fort.
00:15:06On a ce lien, surtout les joueurs de ma génération.
00:15:10Ce maillot des bleus représente quelque chose de très important à nos yeux.
00:15:14Donc forcément, on y fait attention.
00:15:17On est très bienveillant.
00:15:18Et puis, si à un moment ou à un autre, on peut aider, forcément, on se posera la question.
00:15:24Mais bon, ce n'est pas le cas aujourd'hui.
00:15:27Merci.
00:15:29Sur l'équipe de France, on a fait le tour.
00:15:31Je sais qu'il y a pas mal de questions sur sa vie aussi aux États-Unis.
00:15:35C'est bon ?
00:15:37J'ai noté Philippe qui avait des questions sur la vie en MLS.
00:15:43Bonjour, Hugo.
00:15:44Bonjour.
00:15:44Donc, par rapport à votre expérience assez récente en MLS,
00:15:49comment pouvez-vous comparer le niveau de compétition que vous vivez en MLS
00:15:58par rapport à celui que vous avez connu en Ligue 1 ou en Première Ligue ?
00:16:05C'est très difficile de comparer.
00:16:09Ce sont deux mondes vraiment différents.
00:16:14Pour parler de la MLS, c'est un championnat compétitif.
00:16:19Alors forcément, les plus grands joueurs évoluent en Europe,
00:16:23même si on a quand même Léo Messi à l'Inter Miami.
00:16:29Mais il y a également mon coéquipier Son, Yongming Son,
00:16:32qui a joué au moins 10 ans en Première Ligue.
00:16:35Donc il y a quand même des grands joueurs
00:16:37qui sont peut-être à des stades différents dans leur carrière,
00:16:41mais qui amènent quand même beaucoup de qualités.
00:16:43Mais il y a également des talents, des jeunes talents
00:16:45qui sont méconnus du public parce qu'ils sont de l'autre côté de l'Atlantique.
00:16:50Mais les différences par rapport à l'Europe,
00:16:53c'est que c'est une Ligue fermée.
00:16:55Il n'y a pas de montée, il n'y a pas de descente.
00:16:58Que tous les propriétaires de clubs sont propriétaires de la Ligue.
00:17:01Donc ça facilite quand même la santé financière
00:17:05de toutes les équipes de la MLS.
00:17:13Il y a des petits inconvénients.
00:17:15Ce sont les distances, les matchs à l'extérieur
00:17:17où l'altitude peut varier, le climat peut varier.
00:17:24Bien sûr, il y a les durées de voyage.
00:17:25On peut partir sur 3 heures, 4 heures de vol.
00:17:28Donc aller, 3 heures, 4 heures, retour.
00:17:31En fonction de là où on joue, les terrains sont différents.
00:17:35Il y a des terrains qui sont en synthétique
00:17:36et d'autres qui sont en gazon, en herbe.
00:17:42Donc vraiment, la première saison, j'étais dans la découverte.
00:17:45Et puis surtout, c'est que le sport aux Etats-Unis,
00:17:48bien sûr qu'il y a ce rapport à la compétition,
00:17:50mais ça reste quand même de l'entertainment pour les supporters.
00:17:52Ça reste un show, donc ils veulent du spectacle.
00:17:56Et donc ce qui amène peut-être un peu moins de pression extérieure,
00:18:00moins de pression des médias, moins de pression des supporters.
00:18:03Ils sont là pour passer un bon moment.
00:18:06Et chose qui est différente.
00:18:07En Europe, il y a vraiment ce devoir de performance, de résultat.
00:18:11Il y a cette pression parce que tous les clubs ont forcément des objectifs financiers,
00:18:19des objectifs sportifs qui sont liés.
00:18:22Et donc le moindre point peut faire la différence sur une descente,
00:18:26un maintien, une place en Coupe d'Europe.
00:18:32Donc voilà, après, tout bascule parce qu'à la fin du championnat,
00:18:36il y a les play-offs.
00:18:38Et sur les play-offs, tout est possible.
00:18:42Donc c'est un championnat très difficile à gagner.
00:18:45Mais c'est plaisant.
00:18:48Et puis ça me permet de voir le football différemment, j'ai envie de dire.
00:18:52Et comment est-ce que toutes ces différences, justement, par rapport à l'Europe,
00:18:56peuvent influer sur le niveau de jeu, finalement, de la MLS ?
00:19:02Après, il y a de très, très bonnes équipes.
00:19:08Vancouver, par exemple.
00:19:10San Diego, en tout cas dans ma conférence, San Diego, bien sûr le LAFC,
00:19:15qui fait partie des équipes importantes.
00:19:19De l'autre côté, il y a l'Inter Miami.
00:19:22Il y a Nashville, en ce moment, qui est en tête du championnat,
00:19:24qui est une très, très bonne équipe.
00:19:32Le problème qui se pose, c'est que peut-être à mi-saison,
00:19:35les équipes qui sont en bas de classement,
00:19:37comme il n'y a pas cette pression de la descente,
00:19:38ils peuvent lever le pied,
00:19:39parce qu'ils n'ont aucune chance de se qualifier pour les playoffs.
00:19:42Donc ça fosse un petit peu le niveau.
00:19:44Par contre, pour les équipes devant,
00:19:48qui sont engagées pour les places de playoffs,
00:19:52pour être plus précis,
00:19:54c'est important de vous montrer,
00:19:58que vous ayez une image un petit peu de ce que ça représente.
00:20:01Il y a 15 équipes conférence Ouest,
00:20:03et 15 équipes conférence Est.
00:20:04Donc il y a des matchs aller-retour,
00:20:06et on croise six fois.
00:20:09Donc on fait trois matchs à l'extérieur
00:20:11contre des équipes de conférence Est,
00:20:13et on reçoit trois fois à la maison
00:20:16des équipes de conférence Est.
00:20:17Donc ça fait un championnat, c'est chargé,
00:20:19et derrière, on bascule sur les playoffs.
00:20:21Les playoffs, le premier tour de playoffs,
00:20:23c'est au meilleur des trois matchs.
00:20:24Donc c'est aller-retour,
00:20:28et pour départager,
00:20:29si c'est égalité parfaite,
00:20:30il y a un troisième match.
00:20:31Et ensuite, c'est demi-finale, finale de conférence,
00:20:33et la super finale de MLS.
00:20:36Donc c'est un long parcours.
00:20:39Après, une question de niveau,
00:20:41encore une fois, c'est très difficile de dire
00:20:44que telle équipe pourrait se situer à ce niveau-là
00:20:47dans le championnat.
00:20:48C'est impossible, les caractéristiques sont différentes.
00:20:50C'est comme si vous me dites,
00:20:52quelle équipe, hormis PSG bien évidemment,
00:20:54où pourrait se situer l'OGC,
00:20:56c'est en Première Ligue ?
00:20:57Je ne sais pas, je ne peux pas vous répondre.
00:21:03Organiser un match amical contre le gym ?
00:21:05Non, mais après, il y a ces éléments de comparaison
00:21:07lorsqu'il y a les matchs de Coupe d'Europe, par exemple,
00:21:10où on peut voir qui domine.
00:21:13Mais par exemple, en Coupe d'Europe,
00:21:16la demande du championnat anglais
00:21:20en termes d'intensité
00:21:22est complètement différente qu'en Espagne,
00:21:24qu'en Italie ou qu'en France.
00:21:26Donc les équipes qui préparent un match
00:21:28de Champions League le mercredi,
00:21:29ils ont un match le samedi ou le dimanche
00:21:32à une intensité bien différente
00:21:35de ce que peuvent avoir les équipes
00:21:37en France ou en Espagne.
00:21:38Donc c'est vraiment compliqué de comparer.
00:21:41En tout cas, je n'aime pas comparer.
00:21:43Je prends les équipes comme elles sont,
00:21:46les championnats comme ils sont,
00:21:47avec leurs caractéristiques.
00:21:49Et puis après, je suis un passionné de football,
00:21:52je pense, comme vous.
00:21:53Donc j'apprécie le beau jeu,
00:21:55j'apprécie les belles équipes
00:21:56et parfois je peux m'identifier
00:21:59à certains joueurs ou à certaines équipes.
00:22:02Pour les États-Unis, il y avait d'autres questions ?
00:22:05Noir, peut-être ?
00:22:07Non, ce n'était pas ça.
00:22:08Au-delà du foot, c'était aussi le rêve américain.
00:22:11C'était une expérience de vie.
00:22:12Vous aviez envie de vivre en famille.
00:22:15Oui, c'était avant tout une expérience de vie
00:22:17que je voulais partager avec ma famille.
00:22:19Donc forcément, lorsque cette opportunité s'est présentée,
00:22:25j'avais également envie de partager ce choix
00:22:27avec mon épouse, Marine et mes enfants.
00:22:32Et ça coûtait pas mal de cases.
00:22:35Voilà.
00:22:36En tout cas, je ne regrette pas du tout.
00:22:38J'ai même envie de dire que c'est une expérience
00:22:41vraiment positive sur le terrain,
00:22:43en dehors du terrain.
00:22:45J'apprends également un nouveau style de vie.
00:22:48Je vois mes enfants épanouis,
00:22:50dans leur routine, avec l'école,
00:22:54mais également leur week-end,
00:22:55qui passe à travers certaines activités.
00:22:59Et puis surtout, je passe beaucoup plus de temps avec eux.
00:23:03Et c'est ce que je recherchais également.
00:23:04C'est qu'à un moment donné,
00:23:05j'avais besoin de lever le pied un petit peu,
00:23:08tout en continuant de vivre ma passion
00:23:12et de continuer à prendre du plaisir sur les terrains.
00:23:15Donc c'est un très, très bon équilibre
00:23:20qui se différencie quand même de ma vie d'avant
00:23:23où c'est très, très, très, très déséquilibré.
00:23:27Où le foot passait vraiment avant tout.
00:23:29Vous parlez quand même en français à la maison ?
00:23:32Oui, les enfants, parfois, ils se chamaillent en anglais.
00:23:36Non, non, après, il faut savoir,
00:23:37mes enfants, ils ont...
00:23:40Bon, je le partage avec vous,
00:23:41j'ai rien à cacher,
00:23:43mais ils ont grandi dans des écoles anglaises.
00:23:47Et du coup, maintenant, ils sont dans des écoles américaines.
00:23:49Donc ils sont quand même très anglais
00:23:52dans leur approche de la vie.
00:23:56Mais ils ont également cette culture niçoise
00:23:58parce qu'ils aiment revenir à Nice pendant les vacances,
00:24:01voir la famille, les cousins, les cousines.
00:24:04Donc voilà.
00:24:05Mais ils identifient Nice comme le lieu de naissance des parents
00:24:12et l'endroit également où on vit des moments en famille.
00:24:17Et tu parlais justement un petit peu
00:24:19de ton avant-carrière aux Etats-Unis.
00:24:21Il me semble qu'il y avait quelques questions
00:24:22sur sa carrière avant MLS aussi.
00:24:31Visiblement pas.
00:24:32Beaucoup, beaucoup de questions sur l'OGC Nice.
00:24:35Il va falloir que tu transformes en Jean-Pierre Hiver.
00:24:39Alors peut-être sur l'OGC Nice,
00:24:42il y en avait beaucoup des questions.
00:24:45Oui, alors ma question,
00:24:47enfin ma double question,
00:24:49c'est qu'est-ce que tu penses
00:24:51de ce qui se passe en ce moment à l'OGC Nice,
00:24:54globalement ?
00:24:55Et est-ce qu'un jour,
00:24:57tu pourrais y reprendre une place ?
00:25:02Je pense que comme tous les supporters de Nice,
00:25:05il y a eu une certaine
00:25:11pression négative,
00:25:12c'est-à-dire que peut-être une perte de confiance
00:25:16dans ce que pouvait apporter l'équipe en termes de résultats.
00:25:21C'est-à-dire que lorsque l'équipe démarre en début de saison,
00:25:25on est loin de s'imaginer que les barrages de Ligue 1 les attendent.
00:25:30Donc je pense que ça a été une saison très, très éprouvante
00:25:35pour tout le monde.
00:25:38Bien sûr, les joueurs,
00:25:40mais les dirigeants,
00:25:41toutes les personnes,
00:25:42tous les employés du club,
00:25:44mais également les supporters.
00:25:47Il y a eu quelques désaccords,
00:25:48il y a eu quelques tensions.
00:25:52J'ai suivi ça de loin,
00:25:54mais effectivement,
00:25:54en termes d'image,
00:25:55ce n'est pas ce qui se fait de mieux,
00:25:56j'ai envie de dire.
00:25:59Donc aujourd'hui,
00:26:01le vrai challenge pour le club,
00:26:03c'est de se relever.
00:26:05Mais en termes d'image également,
00:26:07il va falloir donner une belle personnalité,
00:26:12retrouver de l'énergie,
00:26:15retrouver des forces
00:26:15pour lancer un nouveau projet
00:26:19parce que j'ai l'impression
00:26:19qu'il y a beaucoup de choses à changer
00:26:22et à tous les niveaux.
00:26:25Et il faut repartir certainement
00:26:26sur des bases un peu plus saines.
00:26:29Après, il faut faire confiance aux dirigeants.
00:26:31Je ne sais pas ce qui va se passer,
00:26:32si le club sera racheté,
00:26:34si ce seront toujours les mêmes actionnaires,
00:26:37les mêmes dirigeants.
00:26:38Donc il y a beaucoup de points d'interrogation.
00:26:40Mais une chose est sûre,
00:26:41c'est que par expérience,
00:26:46il faut vraiment un respect du maillot
00:26:53de la part des joueurs,
00:26:54de la part des dirigeants,
00:26:55de la part des supporters,
00:26:57que l'institution de l'OGC Nice
00:26:59doit rester tout en haut.
00:27:01Et c'est la chose la plus importante,
00:27:02qu'on ne doit pas
00:27:05dommager l'image du club,
00:27:07que ce soit sportivement,
00:27:08mais également par des faits divers
00:27:10à l'extérieur.
00:27:12Et que quelque part,
00:27:13il faut recentrer le projet
00:27:14de l'OGC Nice
00:27:18là où il doit être
00:27:20et donner un nouvel élan
00:27:21et créer une nouvelle dynamique.
00:27:23Donc voilà,
00:27:23après, qui seront les acteurs ?
00:27:24Je ne sais pas.
00:27:25Mais en tout cas,
00:27:26il y a beaucoup de travail, je pense.
00:27:28On ne peut pas effacer une saison
00:27:29comme celle-ci,
00:27:30un claquement de doigts.
00:27:34Maintenant, c'est l'heure des bilans
00:27:38et c'est aux dirigeants
00:27:39de faire face à leurs responsabilités,
00:27:43j'ai envie de dire.
00:27:43Mais voilà, après,
00:27:45il y a tout ici pour,
00:27:48je pense,
00:27:49pour avoir un grand club français.
00:27:53Et en ce qui me concerne,
00:27:56c'est un petit peu,
00:27:57voilà,
00:27:57ce que j'ai pu répondre
00:27:59sur la question équipe de France,
00:28:00c'est que l'OGC Nice reste...
00:28:05Voilà,
00:28:05le club de mon cœur,
00:28:06c'est là où...
00:28:07Enfin, Nice, c'est ma ville,
00:28:08c'est là où j'ai grandi.
00:28:10L'OGC Nice,
00:28:11c'est là où je me suis formé,
00:28:13c'est là où j'ai fait
00:28:13mes débuts professionnels.
00:28:14Donc, j'ai ce lien très fort.
00:28:18Effectivement,
00:28:18si j'ai envie de rester dans le football,
00:28:21la question peut se poser
00:28:22à un moment donné.
00:28:24Mais encore une fois,
00:28:26avec les bonnes personnes,
00:28:27avec le bon projet,
00:28:30parce que, oui,
00:28:31des idées, j'en ai plein.
00:28:33J'ai une expérience,
00:28:34une expertise.
00:28:36Mais voilà,
00:28:37il s'agit également
00:28:37de pouvoir les mettre en place.
00:28:39Si c'est pour subir,
00:28:41c'est différent.
00:28:43Maintenant,
00:28:45aujourd'hui,
00:28:46je suis davantage concentré
00:28:47sur ma fin de carrière
00:28:48en tant que joueur
00:28:49et j'ai encore envie
00:28:50de profiter.
00:28:51Et puis,
00:28:52on verra les opportunités
00:28:53qui se présenteront à moi.
00:28:54Mais je reste
00:28:58très calme
00:28:59par rapport à tout ça.
00:29:01En tout cas,
00:29:03comme vous,
00:29:04je suis très fier
00:29:04d'être niçois
00:29:05et si on peut aider
00:29:07dans l'avenir,
00:29:08pourquoi pas ?
00:29:10Tu ne reviendras pas
00:29:11comme joueur ?
00:29:13Non, ça,
00:29:14je peux vous le dire.
00:29:18Même si j'arrive encore
00:29:20à être performant,
00:29:22à trouver un certain
00:29:23rythme régulier,
00:29:28ça demande beaucoup
00:29:29d'énergie,
00:29:30beaucoup.
00:29:32C'est déjà
00:29:34parce qu'il y a
00:29:35un gardien en place
00:29:35qui est performant.
00:29:37et puis,
00:29:38la deuxième chose,
00:29:38c'est qu'aujourd'hui,
00:29:39je suis parti sur un autre projet
00:29:41et que j'ai envie
00:29:42de clôturer ce chapitre
00:29:44tranquillement,
00:29:45sereinement
00:29:47et puis également
00:29:48parce que j'ai d'autres objectifs
00:29:50personnels
00:29:50sur le plan familial
00:29:53où je suis passé
00:29:55en premier
00:29:56pendant de nombreuses années
00:29:57et maintenant,
00:29:58je pense que c'est le temps
00:30:01de redonner ça
00:30:02à ma femme
00:30:03et à mes enfants.
00:30:05Donc,
00:30:05ils seront prioritaires
00:30:06avant qui que ce soit,
00:30:08avant quoi que ce soit.
00:30:10Donc,
00:30:10quoi que je fasse,
00:30:11ça devrait être validé
00:30:12par ma famille.
00:30:15Voilà.
00:30:16avant peut-être
00:30:17de reparler du gym,
00:30:19Noah,
00:30:19tu avais une petite question encore.
00:30:24Alors,
00:30:24Hugo,
00:30:25que représente
00:30:26le GC Nice
00:30:27pour toi aujourd'hui ?
00:30:28Est-ce qu'on peut espérer
00:30:29t'y retrouver un jour,
00:30:30non pas en tant que gardien,
00:30:31mais peut-être
00:30:32en tant qu'entraîneur,
00:30:33dirigeant
00:30:34ou conseiller ?
00:30:35En tout cas,
00:30:36je pense que c'est le rêve
00:30:37de tous les Niçois.
00:30:39Je te remercie.
00:30:41Je te remercie.
00:30:43Voilà,
00:30:44c'est ce qui également
00:30:46c'est ce que je peux ressentir
00:30:50lorsque je suis de passage à Nice,
00:30:52même si
00:30:54même si à chaque fois
00:30:55que je viens,
00:30:55c'est trop court.
00:30:56C'est toujours
00:30:58éprouvant
00:30:59parce que je dois me
00:31:01couper en quatre,
00:31:02en cinq.
00:31:03J'ai les amis.
00:31:05J'ai également
00:31:05sur la partie professionnelle
00:31:07quelques affaires.
00:31:09J'ai ma famille.
00:31:11Donc,
00:31:12voilà,
00:31:12tout est condensé.
00:31:14j'aimerais quand même
00:31:15prendre un peu plus
00:31:16le temps
00:31:17de penser à moi
00:31:18quand je suis ici.
00:31:20Mais en tout cas,
00:31:21quand je viens ici,
00:31:21je ressens toujours
00:31:24ce respect,
00:31:25ce soutien
00:31:26et cette confiance
00:31:27des Niçois.
00:31:31Et là,
00:31:32maintenant,
00:31:32parler de l'avenir,
00:31:34je n'ai pas les réponses
00:31:35aujourd'hui,
00:31:35mais comme je l'ai dit
00:31:36dans ma réponse précédente,
00:31:37c'est que
00:31:39je reste ouvert
00:31:40à des projets
00:31:41maintenant.
00:31:43Décider aujourd'hui,
00:31:44c'est trop tôt
00:31:45et comme je l'ai dit,
00:31:47je devrais
00:31:47également
00:31:48m'entretenir
00:31:49avec les miens.
00:31:53Je crois qu'Alain aussi
00:31:54avait une question
00:31:55sur l'OGC Nice.
00:32:06Vous avez partiellement
00:32:08répondu
00:32:08à la première question
00:32:09que j'avais,
00:32:10à savoir que
00:32:11c'est évident
00:32:12que vous avez
00:32:12un attachement
00:32:13très très fort
00:32:13pour Nice.
00:32:16Je voulais savoir
00:32:17si c'était
00:32:18votre ville de cœur,
00:32:19ça me paraît...
00:32:20Voilà.
00:32:21Je pense que
00:32:21vous avez pu le sentir.
00:32:22Oui,
00:32:22je l'ai vraiment ressenti
00:32:23et vous avez tout à l'heure
00:32:25répondu
00:32:26que vous vouliez redonner.
00:32:28Et l'autre partie
00:32:30de ma première question,
00:32:31c'était
00:32:32est-ce que vous pourriez
00:32:32considérer
00:32:33un engagement
00:32:34auprès des jeunes ?
00:32:36Voilà.
00:32:38De la jeunesse,
00:32:40enfin...
00:32:41Je le fais honnêtement
00:32:42au quotidien,
00:32:44mais sans m'en rendre compte
00:32:46et sans calculer.
00:32:47Ce que je veux dire par là,
00:32:48c'est que
00:32:50je le vis à travers
00:32:51mes enfants,
00:32:53mais je le vis également
00:32:54à travers les copains
00:32:55ou les copines
00:32:56de mes enfants.
00:32:57J'aime assister
00:33:00aux rencontres sportives
00:33:01de mes enfants,
00:33:02que ce soit à travers
00:33:03le soccer,
00:33:04comme ils l'appellent là-bas,
00:33:06que ce soit à travers
00:33:07le volleyball
00:33:07ou l'athlétisme
00:33:10ou...
00:33:10Bon,
00:33:10ils ne sont pas trop
00:33:11au basketball,
00:33:12mais tous ces sports,
00:33:17j'aime m'impliquer,
00:33:19j'aime donner des conseils,
00:33:20j'aime...
00:33:20Non,
00:33:20mais j'aime les enfants.
00:33:21Non, c'est la réalité.
00:33:24Voilà,
00:33:24après,
00:33:25est-ce qu'on fait un métier ?
00:33:26Je ne sais pas,
00:33:27honnêtement.
00:33:29Mais ça,
00:33:30je pense que je le fais
00:33:30naturellement
00:33:31dans mon quotidien
00:33:34parce que...
00:33:36parce que j'ai cette envie
00:33:38de partager,
00:33:38parce que j'ai envie
00:33:40de redonner,
00:33:41mais ça,
00:33:41c'est naturel.
00:33:41Mais je pense que
00:33:42si vous demandez
00:33:42à n'importe quel
00:33:44sportif de haut niveau
00:33:46qui a vécu...
00:33:47Voilà,
00:33:48ma génération,
00:33:48par exemple,
00:33:49de 2018,
00:33:50ils vous répondront
00:33:52la même chose,
00:33:53c'est qu'on reste quand même
00:33:55un exemple
00:33:55de notre société
00:33:58sur le terrain,
00:33:59en dehors des terrains,
00:34:00pendant notre carrière,
00:34:01après notre carrière,
00:34:03et surtout,
00:34:04c'est quelque part
00:34:05une façon
00:34:06d'éduquer
00:34:07les prochaines générations,
00:34:09non ?
00:34:10Donc,
00:34:10parfois,
00:34:11on peut faire des erreurs,
00:34:12ça arrive,
00:34:12nous sommes humains,
00:34:13mais on a quand même
00:34:15cette directive
00:34:15à suivre
00:34:17et je pense
00:34:18qu'en tout cas,
00:34:20en ce qui concerne
00:34:21ma génération,
00:34:22il y a plutôt
00:34:23quand même
00:34:24du positif
00:34:24dans tout ça.
00:34:26Alors,
00:34:27peut-être pour boucler
00:34:28la boucle
00:34:28sur l'OGC Nice,
00:34:29tu parlais
00:34:30du décalage horaire,
00:34:31est-ce que tu arrives
00:34:32à te lever,
00:34:33à regarder les matchs
00:34:34quand même
00:34:35du gym ?
00:34:36Comment tu les vis ?
00:34:37Non,
00:34:37c'est une bonne question.
00:34:38D'ailleurs,
00:34:39le décalage horaire,
00:34:40j'ai oublié de le préciser,
00:34:41mais c'est également
00:34:41une contrainte
00:34:42dans notre championnat,
00:34:43c'est-à-dire que par moment,
00:34:43on peut se retrouver
00:34:44avec deux heures,
00:34:45trois heures
00:34:45de décalage horaire
00:34:46en fonction de là
00:34:47où tu la rencontres.
00:34:49Donc,
00:34:50voilà,
00:34:50mais non,
00:34:51pour répondre
00:34:52à votre question,
00:34:55parfois,
00:34:56les matchs sont
00:34:57à 4 heures du matin,
00:34:586 heures du matin,
00:35:00donc parfois,
00:35:01j'ai les résultats
00:35:02au réveil.
00:35:03Si je n'arrive pas
00:35:04à voir les matchs
00:35:04en direct,
00:35:05je regarde les résumés.
00:35:08Parfois,
00:35:08je rate les résumés,
00:35:09parfois,
00:35:09je rate,
00:35:10mais en tout cas,
00:35:10je suis tous les scores,
00:35:11ça oui,
00:35:11tous les championnats.
00:35:15Et puis,
00:35:15surtout,
00:35:16sur cette fin de saison,
00:35:17il y avait des enjeux
00:35:17vraiment importants,
00:35:18que ce soit pour l'OGC Nice,
00:35:19mais également pour Tottenham,
00:35:21mon ancien club.
00:35:22Pour Lyon,
00:35:23ça s'est un peu mieux passé.
00:35:25Voilà,
00:35:25mais je suis également
00:35:26mes anciennes équipes,
00:35:27parce que partout
00:35:28où je suis passé,
00:35:28je me suis toujours identifié
00:35:29aux valeurs du club,
00:35:32mais également aux supporters,
00:35:33c'est-à-dire qu'à partir
00:35:34du moment
00:35:34où je m'engage
00:35:34quelque part,
00:35:37je dédie toute mon énergie
00:35:39pour eux.
00:35:41Après,
00:35:42lorsque je passe à autre chose,
00:35:44forcément,
00:35:45je ne me retourne pas.
00:35:46J'avance
00:35:47et ainsi de suite.
00:35:48Donc,
00:35:51voilà,
00:35:52donc,
00:35:53oui,
00:35:53c'est,
00:35:54comme je vous l'ai dit,
00:35:56avant de démarrer
00:35:57la séance,
00:35:59il est maintenant,
00:36:01il est 10h moins le quart
00:36:02à Los Angeles.
00:36:03Voilà,
00:36:04donc,
00:36:05je n'ai pas encore
00:36:06absorbé le décalage horaire,
00:36:07je le ressens un petit peu,
00:36:08mais ce n'est pas facile.
00:36:10Mais sur cette fin de saison,
00:36:11entre la finale
00:36:11de la Coupe de France,
00:36:12le barrage contre Saint-Etienne,
00:36:14c'était sous pression,
00:36:15ça ?
00:36:15C'était difficile
00:36:16à regarder ?
00:36:17Oui,
00:36:17bon,
00:36:19il y avait davantage
00:36:20de pression
00:36:20sur le barrage
00:36:25que sur la finale.
00:36:26La finale,
00:36:27c'est un événement
00:36:28positif,
00:36:28j'ai envie de dire.
00:36:30C'est déjà
00:36:33une vraie performance
00:36:34de ce...
00:36:36Il ne faut pas
00:36:36minimiser le parcours,
00:36:37c'est déjà une belle performance
00:36:38de pouvoir disputer
00:36:40une finale de Coupe de France,
00:36:41après,
00:36:41il faut un vainqueur
00:36:42et on le sait dans le sport,
00:36:43ça peut tourner d'un côté
00:36:44comme de l'autre.
00:36:45À 0-0,
00:36:46je me souviens que Nice
00:36:47a quand même
00:36:47quelques opportunités
00:36:48pour ouvrir la marque
00:36:49et là,
00:36:49peut-être que le match
00:36:50aurait été différent.
00:36:51Mais en même temps,
00:36:52en face d'eux,
00:36:52ils avaient une équipe
00:36:55certainement à préparer
00:36:56la meilleure équipe
00:36:56en France
00:36:57de cette saison,
00:36:58Lens,
00:36:59qui a réalisé
00:36:59une saison exceptionnelle,
00:37:00donc en pleine confiance.
00:37:04et il n'a manqué pas grand-chose,
00:37:06mais c'était assez
00:37:07pour que le résultat
00:37:09tourne en la faveur
00:37:09des Lensois.
00:37:11Mais en tout cas,
00:37:13je pense que le vrai enjeu,
00:37:15c'était sur ce barrage
00:37:16et même si c'était dans la douleur,
00:37:21l'objectif a été atteint
00:37:23et maintenant,
00:37:23il est place au travail
00:37:25parce qu'il faut repartir
00:37:27sur une nouvelle dynamique
00:37:29et éviter de revivre
00:37:31ce genre de scénario.
00:37:36Allez-y.
00:37:38Tu peux prendre le micro,
00:37:39s'il vous plaît.
00:37:41Je pense que c'est surtout
00:37:42le recrutement
00:37:43qui a fait défaut
00:37:44parce que quand on voit
00:37:45certains joueurs,
00:37:47je suis allé voir
00:37:47quelques matchs,
00:37:48on avait l'impression
00:37:49qu'ils n'avaient pas le niveau.
00:37:50Il y avait certains joueurs
00:37:52qui...
00:37:52Non, mais pour être honnête,
00:37:53vous savez,
00:37:54quand vous vous retrouvez
00:37:54dans une situation pareille,
00:37:56on ne peut pas pointer du doigt.
00:37:57Je ne parle pas
00:37:58des derniers matchs.
00:37:59Oui, mais je pense
00:37:59que c'est plus
00:38:00d'une situation générale,
00:38:01c'est-à-dire que chacun
00:38:02doit assumer la responsabilité
00:38:04du président,
00:38:05au dirigeant,
00:38:06au directeur sportif,
00:38:07au joueur.
00:38:08C'est sûr que les joueurs
00:38:09sont en première ligne,
00:38:10mais quelque part,
00:38:11l'entraîneur également,
00:38:15si on arrive
00:38:18à être confronté
00:38:19à une situation pareille,
00:38:20c'est qu'il y a des choses
00:38:21qui ne fonctionnent pas.
00:38:22Et ça ne peut pas être
00:38:23uniquement de l'ordre du terrain.
00:38:25C'est qu'il y a un mode
00:38:26de fonctionnement
00:38:26qui ne marche pas
00:38:28et qu'il y a des choses
00:38:29à revoir dans l'ensemble.
00:38:31Même si, je sais,
00:38:33ce sont les joueurs
00:38:34qui sont sur le terrain
00:38:35et parfois,
00:38:36on n'arrive pas
00:38:36à comprendre pourquoi.
00:38:40Parfois,
00:38:40on a même l'impression
00:38:41qu'ils ne font pas les efforts,
00:38:42mais je pense
00:38:43que les joueurs
00:38:43ont fait
00:38:44avec ce qu'ils avaient.
00:38:47Et dans ce genre
00:38:49de situation,
00:38:52ce n'est pas uniquement
00:38:53l'aspect physique,
00:38:53mais également l'aspect mental
00:38:55qui rentrent en compte.
00:38:56Et quand vous avez des joueurs
00:38:57qui n'ont pas l'habitude
00:38:58de jouer le maintien,
00:38:59c'est encore plus difficile.
00:39:00Et vous pouvez le voir
00:39:00avec Tottenham, par exemple,
00:39:02qui est plutôt une équipe
00:39:03pour jouer les places européennes
00:39:04que pour jouer le maintien.
00:39:06Et ça s'est joué
00:39:07à quelques points près.
00:39:08Donc voilà,
00:39:09c'est pour ça que j'insiste,
00:39:11c'est vraiment une situation
00:39:11générale
00:39:12qu'il faut revoir.
00:39:15On l'a un petit peu
00:39:16abordé aussi
00:39:18précédemment,
00:39:19mais ta carrière
00:39:19a été quand même
00:39:20très très longue,
00:39:20elle continue.
00:39:21Et on avait une question
00:39:23sur les attaquants,
00:39:24je ne sais pas
00:39:25qui avait cette question.
00:39:26Oui,
00:39:27j'avais juste une question,
00:39:28c'était
00:39:29au fil de ta carrière,
00:39:31quel attaquant
00:39:32t'as le plus impressionné ?
00:39:37La liste peut être très longue,
00:39:40honnêtement,
00:39:40on peut rester une heure ici.
00:39:42Les gardiens,
00:39:43on les a en face de soi,
00:39:44on sait qu'il y en a
00:39:45qui claquent.
00:39:48Non,
00:39:48les noms que je vais vous donner,
00:39:50je pense que vous n'allez
00:39:50pas être surpris,
00:39:51mais peut-être à mes débuts,
00:39:53lorsque j'étais encore à Nice,
00:39:55je peux parler d'un attaquant
00:39:56comme Pedro Paoleta,
00:39:57par exemple,
00:39:58qui était vraiment
00:39:59un finisseur,
00:40:00un renard des surfaces,
00:40:01qui était vraiment
00:40:02très efficace
00:40:03et très difficile à lire.
00:40:07Mon passage en Angleterre,
00:40:10forcément,
00:40:11j'ai certainement
00:40:13affronté
00:40:13ce qui se fait de mieux,
00:40:15un joueur comme
00:40:16Luis Suarez,
00:40:19Kuna Agüero,
00:40:21je ne l'ai pas affronté
00:40:23parce que c'était
00:40:24mon coéquipé à Tottenham,
00:40:25mais Harry Kane,
00:40:25par exemple,
00:40:26mais je l'ai affronté
00:40:28avec l'équipe de France.
00:40:29Et puis,
00:40:30à l'échelle internationale,
00:40:31bien évidemment,
00:40:31des joueurs comme
00:40:31Cristiano Ronaldo,
00:40:32comme Léo Messi,
00:40:35qui sont certainement
00:40:38les meilleurs joueurs
00:40:39de l'histoire,
00:40:40si ce n'est les meilleurs.
00:40:41C'est toujours un débat,
00:40:44mais en tout cas,
00:40:44ils font partie
00:40:45des meilleurs joueurs
00:40:45de l'histoire de notre sport.
00:40:50Après,
00:40:50je n'ai pas envie
00:40:51d'oublier
00:40:52des grands noms,
00:40:53mais je sais que
00:40:54dans le championnat anglais,
00:40:55peut-être
00:40:57d'autres joueurs
00:40:57un peu moins connus,
00:41:00c'était d'un niveau
00:41:02vraiment très fort.
00:41:06Moi,
00:41:07je voudrais revenir
00:41:07sur Hugo.
00:41:10Tu as eu des blessures,
00:41:12notamment au coude,
00:41:13je crois que tu as eu
00:41:13une blessure assez importante.
00:41:14J'ai encore la cicatrice.
00:41:16Comment tu es aujourd'hui ?
00:41:18Comment tu te sens ?
00:41:19Est-ce que tu as
00:41:20des séquelles de ces...
00:41:21Oui,
00:41:22c'est une bonne question
00:41:22parce qu'effectivement,
00:41:24ça fait 23 ans maintenant
00:41:25que je suis dans
00:41:27le monde professionnel.
00:41:29Si je suis encore
00:41:30sur les terrains,
00:41:31tout le monde peut penser
00:41:32qu'il est encore en forme,
00:41:33il est encore...
00:41:34Non,
00:41:34en fait,
00:41:35il y a de l'entraînement
00:41:36derrière et aujourd'hui,
00:41:37ma façon de fonctionner,
00:41:39c'est vraiment de...
00:41:40Je suis conditionné
00:41:41par les matchs,
00:41:42c'est-à-dire que je travaille
00:41:43pour moi,
00:41:43je ne travaille plus
00:41:44pour les autres,
00:41:45pour mes coéquipiers
00:41:46ou pour l'équipe,
00:41:47c'est que je fais en sorte
00:41:48d'être bien pour le match.
00:41:51C'est que du dosage.
00:41:53Il y a certains matins
00:41:54qui sont un peu plus compliqués.
00:41:55que d'autres
00:41:57parce que physiquement,
00:42:00je fais ça depuis l'âge
00:42:01de 6 ans,
00:42:027 ans,
00:42:03donc le dos,
00:42:04les hanches,
00:42:06mais on fait quand même
00:42:07attention à soi
00:42:08pour qu'il y ait une hygiène
00:42:10de vie
00:42:12assez disciplinée
00:42:15pour se donner les chances
00:42:16de pouvoir continuer
00:42:17à jouer quelques années
00:42:18de plus,
00:42:18mais c'est ce que j'ai fait.
00:42:19et maintenant,
00:42:22j'ai toujours la même passion,
00:42:24c'est ce qui me guide.
00:42:24Sinon,
00:42:25j'aurais arrêté,
00:42:25j'aurais fait autre chose
00:42:27et puis j'ai surtout
00:42:29cet esprit de compétition
00:42:33qui me maintient en vie,
00:42:37j'ai envie de dire.
00:42:39j'ai toujours envie de gagner,
00:42:41j'ai toujours envie de performer,
00:42:43j'ai toujours envie de donner
00:42:44le meilleur de moi,
00:42:46même si,
00:42:47évidemment,
00:42:48à 39 ans,
00:42:50on n'en a pas 34,
00:42:52on n'en a pas 30,
00:42:53on n'en a pas 20,
00:42:55mais par contre,
00:42:56j'ai l'expérience,
00:42:57je peux compenser,
00:42:59je fais en sorte
00:43:00de faire ce qu'il faut
00:43:01en salle,
00:43:03je passe plus de temps
00:43:03en salle que sur le terrain
00:43:04parce que physiquement,
00:43:07il est important
00:43:07de garder cette explosivité,
00:43:09ce tonus
00:43:09et donc il y a du travail spécifique,
00:43:13surtout pour les jambes.
00:43:16Et je suis médecin,
00:43:18ton coude,
00:43:19c'est quand même,
00:43:19pour un gardien de vide,
00:43:20c'est quand même
00:43:22très important.
00:43:23Non,
00:43:24j'ai très bien récupéré du coude.
00:43:28Après,
00:43:28je me suis donné les moyens
00:43:29pour revenir très vite,
00:43:31tellement trop vite
00:43:32que les médecins
00:43:34ont dû me freiner
00:43:36et puis on a réglé ça
00:43:37en trois mois.
00:43:38Après,
00:43:39je n'ai jamais ressenti
00:43:40de blocage
00:43:41ou quoi que ce soit,
00:43:42je pense que c'est
00:43:43les gardiens,
00:43:44on a quand même quelque chose
00:43:47psychologiquement,
00:43:48mentalement,
00:43:49il ne faut pas avoir peur
00:43:51des coups,
00:43:52il ne faut pas avoir peur
00:43:52des contacts,
00:43:54il ne faut pas avoir peur
00:43:55de plonger,
00:43:57c'est notre vie,
00:43:58j'ai passé toute ma vie
00:44:00à ça
00:44:01et donc forcément,
00:44:03lorsqu'il y a un accident,
00:44:04lorsqu'il y a
00:44:07une blessure aussi importante,
00:44:11on reprend confiance en soi
00:44:12progressivement en fait.
00:44:13donc voilà
00:44:14et puis ça s'est très bien passé.
00:44:17La séquelle aujourd'hui,
00:44:18elle est juste
00:44:20c'est juste
00:44:23une belle cicatrice
00:44:28mais ici,
00:44:29sur l'aspect psychologique,
00:44:30il n'y a aucun problème,
00:44:31c'est juste physique.
00:44:35j'ai une question,
00:44:38j'ai quatre questions en une,
00:44:40donc la première c'est,
00:44:43est-ce que tu as une petite routine
00:44:44avant l'entrée sur le terrain
00:44:45pour gérer le stress
00:44:46et la pression ?
00:44:52Alors je vais,
00:44:53je n'ai pas de secret devant vous,
00:44:58j'ai envie de dire que
00:45:00à 39 ans,
00:45:02après presque,
00:45:04je ne sais pas,
00:45:05j'ai envie de dire
00:45:05970 matchs professionnels,
00:45:09après avoir vécu
00:45:11autant de grandes émotions
00:45:13dans des stades,
00:45:13peut-être 80,
00:45:1590 000 peut-être,
00:45:18parfois,
00:45:19lorsqu'on se retrouve
00:45:20dans des stades de 20 000,
00:45:24il faut trouver la motivation
00:45:25en fait,
00:45:26voilà,
00:45:28sur des matchs
00:45:31un peu moins importants
00:45:32que d'autres,
00:45:33j'ai envie de dire.
00:45:35Mais maintenant,
00:45:35j'ai mon devoir de performance,
00:45:36ça c'est la pression
00:45:37que je me mets à moins,
00:45:38c'est-à-dire que
00:45:39je pourrais me laisser aller
00:45:40et me dire
00:45:41ok, je rentre sur le terrain
00:45:42et puis on y va,
00:45:44sauf que j'ai toujours
00:45:45envie de bien faire,
00:45:46j'ai toujours envie de gagner,
00:45:47j'ai toujours envie
00:45:47d'aider l'équipe,
00:45:48les partenaires
00:45:49et quelque part,
00:45:50si je ne fais pas ce qu'il faut,
00:45:54même si,
00:45:55voilà,
00:45:56j'ai cette carrière
00:45:57vis-à-vis également
00:45:58de mes partenaires,
00:46:00je me dois de,
00:46:02voilà,
00:46:02de toujours avoir
00:46:03un niveau de performance
00:46:06positif.
00:46:11on peut parler de fatigue physique
00:46:16à 39 ans,
00:46:17moi je peux parler parfois
00:46:18de fatigue mentale,
00:46:19c'est-à-dire de toujours
00:46:20se remettre en question,
00:46:22de toujours vouloir faire mieux,
00:46:24toujours vouloir faire plus
00:46:27et toujours trouver la motivation
00:46:29pour le prochain match,
00:46:30etc.
00:46:32Et donc,
00:46:33c'est là par moment
00:46:34où il faut que j'arrive
00:46:35à me faire violence,
00:46:36voilà,
00:46:36mais ça se passe bien,
00:46:38je le maîtrise très bien,
00:46:41ça ne se voit pas trop
00:46:42de l'extérieur,
00:46:43mais là au moins,
00:46:44je te le dis
00:46:44en toute honnêteté,
00:46:46c'est peut-être la première fois
00:46:47peut-être que j'en parle,
00:46:49mais c'est un facteur
00:46:50qui rentre en jeu
00:46:52dans cette phase
00:46:53de ma carrière.
00:46:55Alors j'ai trois autres questions,
00:46:58donc la deuxième,
00:46:59c'est est-ce qu'il y a un club
00:47:01où tu aurais aimé rêver jouer ?
00:47:07Il n'y a pas un club précis,
00:47:11alors ça ne va peut-être pas te parler,
00:47:15moi à ton âge,
00:47:17il y avait des équipes
00:47:18qui me faisaient rêver,
00:47:21il y avait le Manchester United
00:47:22de Sir Alex Ferguson,
00:47:24qui a gagné
00:47:25la Ligue des Champions
00:47:26en 99,
00:47:27si je ne dis pas de bêtises,
00:47:30il y a le Milan AC
00:47:32de Ancelotti,
00:47:33avec des joueurs
00:47:34comme Shevchenko,
00:47:36Pippo Inzaghi,
00:47:37Kaka,
00:47:38alors peut-être
00:47:39ça ne te parle pas,
00:47:39oui, tu les connais ?
00:47:41Papa, il m'en a raconté,
00:47:42parce que ton papa
00:47:43c'est un passionné de ballon,
00:47:44voilà.
00:47:45Je connais pas mal
00:47:46de clubs en Europe,
00:47:48donc Manchester United
00:47:49et AC Milan.
00:47:50D'accord,
00:47:50il y avait également
00:47:51le FC Valence
00:47:52en Espagne,
00:47:54d'Hector Cooper,
00:47:55qui avait fait deux finales
00:47:55de Ligue des Champions
00:47:56d'affilée,
00:47:58et surtout,
00:47:59il y a eu d'autres équipes
00:48:00également,
00:48:01j'ai aimé la Fiorentina
00:48:03de Gabriel et Baptiste
00:48:04Toutat,
00:48:06entre autres,
00:48:08le Parma
00:48:09de Hernan Crespo,
00:48:11voilà,
00:48:12ça remonte.
00:48:14Mais il n'y a pas
00:48:15une équipe précise
00:48:16où je me suis dit
00:48:16un jour,
00:48:17j'aimerais jouer
00:48:17pour ce club,
00:48:18voilà.
00:48:20Il y en avait deux,
00:48:21peut-être.
00:48:22Il y avait Nice,
00:48:22parce que j'avais
00:48:23l'ambition d'être professionnel
00:48:25et parce que
00:48:25quand j'étais plus jeune,
00:48:26j'avais l'opportunité
00:48:27peut-être
00:48:28d'aller finir ma formation
00:48:29dans un autre club,
00:48:31voilà,
00:48:31mais je me suis dit
00:48:32non,
00:48:33si je réussis dans le football,
00:48:35c'est à Nice
00:48:35et pas ailleurs.
00:48:35C'était la voie à suivre
00:48:44parce que pour moi,
00:48:45il n'était pas question
00:48:45de quitter mes parents
00:48:48ou mon concours familial
00:48:50à trop jeune,
00:48:51voilà,
00:48:51donc c'était Nice
00:48:52ou rien.
00:48:54Je me suis donné
00:48:55les moyens de réussir,
00:48:56j'ai réussi
00:48:57et derrière,
00:48:58ça m'a ouvert les portes
00:48:59sur d'autres challenges
00:49:00mais
00:49:01et puis l'équipe de France,
00:49:03voilà.
00:49:03L'équipe de France,
00:49:04peut-être à ton âge,
00:49:05je rêvais de l'équipe
00:49:06de France
00:49:09et puis c'est cette génération
00:49:1198 qui m'a fait rêver,
00:49:12voilà,
00:49:13c'est les premiers
00:49:13à avoir gagné
00:49:15ce titre mondial
00:49:16et la majorité
00:49:18de ces joueurs
00:49:19ont certainement
00:49:20inspiré ma génération.
00:49:23Alors,
00:49:23je vais poser du coup
00:49:24la troisième question.
00:49:28Si tu devais revivre
00:49:29une seule minute
00:49:30de ta carrière,
00:49:31laquelle choisirais-tu ?
00:49:40Je réfléchis,
00:49:42parce que
00:49:48je pense,
00:49:50il y a toujours
00:49:50le premier match professionnel,
00:49:52voilà,
00:49:52parce que
00:49:56après,
00:49:56c'est mon parcours,
00:49:57c'est-à-dire que moi,
00:49:58j'avais une maman
00:50:00qui n'était pas très foot
00:50:02et qui ne comprenait pas
00:50:03pourquoi je donnais
00:50:04autant d'importance
00:50:05au football
00:50:07et je m'étais engagé
00:50:08à aller jusqu'au bac,
00:50:10donc j'ai eu mon bac
00:50:11scientifique à l'époque
00:50:11et puis après,
00:50:13j'ai pris une année
00:50:14pour me consacrer au foot
00:50:17et pour elle,
00:50:17c'était difficile de comprendre
00:50:18parce que déjà,
00:50:19à l'époque,
00:50:19ça demandait beaucoup
00:50:20de sacrifices.
00:50:21Je ne pouvais pas partir
00:50:22en vacances avec elle,
00:50:23elle aimait bien partir
00:50:23au ski de temps en temps
00:50:24et amener ses enfants,
00:50:25Gauthier,
00:50:26notamment mon frère
00:50:27et moi,
00:50:28et je ne pouvais pas.
00:50:30Je déclinais à chaque fois
00:50:31et malheureusement,
00:50:33ça la rendait peut-être
00:50:34un peu triste
00:50:34de ne pas pouvoir profiter
00:50:36de moi.
00:50:39Mais le jour où
00:50:40j'ai démarré
00:50:40dans le monde professionnel,
00:50:41c'était également
00:50:42l'aboutissement
00:50:42de tous ces sacrifices,
00:50:44de tout ce travail
00:50:45et je sais que je l'ai rendu fier.
00:50:47Ensuite,
00:50:48il y a également eu
00:50:49mon grand-père
00:50:50qui a toujours rêvé,
00:50:52je devais avoir peut-être
00:50:53ton âge
00:50:53et qui disait à tout le monde
00:50:54« Ah, vous voyez,
00:50:55ce jeune garçon,
00:50:55ce sera le futur gardien
00:50:56d'équipe de France. »
00:51:02Et malheureusement,
00:51:03il n'était plus là
00:51:03quand j'ai démarré
00:51:04en équipe de France
00:51:05en 2009
00:51:06mais c'est des petites choses
00:51:08voilà,
00:51:08qu'on ne peut pas
00:51:11pas remplacer
00:51:12mais forcément
00:51:13lorsque je suis rentré
00:51:14sur le terrain,
00:51:15j'avais également
00:51:16une pensée pour eux.
00:51:19Alors,
00:51:20je vais du coup
00:51:20poser la dernière,
00:51:21comme on le dit
00:51:22la meilleure pour la fin.
00:51:24Donc,
00:51:25y a-t-il un discours
00:51:26dans le vestiaire
00:51:27qui t'a marqué
00:51:29particulièrement ?
00:51:31Le mien
00:51:31ou celui de l'entraîneur ?
00:51:33Alors,
00:51:33celui de l'entraîneur.
00:51:50Non,
00:51:50mais j'ai des petites anecdotes.
00:51:52Ça va te faire sourire
00:51:53certainement,
00:51:54mais tu connais
00:51:55José Mourinho ?
00:51:57Oui.
00:51:59Un jour,
00:52:00on était à Burnley.
00:52:03on arrive à la mi-temps
00:52:04et je crois
00:52:04qu'on est mené
00:52:05à un zéro
00:52:05et qu'on fait
00:52:06une performance
00:52:09pas très bonne.
00:52:11C'était avec
00:52:11d'autonomes ?
00:52:12Avec d'autonomes,
00:52:13oui.
00:52:16Et j'ai une bouteille
00:52:17d'eau pleine
00:52:17qui m'est passée
00:52:18à sa tête.
00:52:20Il ne m'a pas visé,
00:52:21mais c'était
00:52:21sous le coup
00:52:25de l'énervement.
00:52:26Après,
00:52:26il s'est excusé,
00:52:27mais il n'y a pas
00:52:28eu de dégâts.
00:52:30Il n'y a pas
00:52:30de causerie bien précise,
00:52:33mais c'est plus
00:52:34pour te montrer
00:52:35que dans un vestiaire,
00:52:38il y a beaucoup
00:52:38d'émotions.
00:52:40Quand on gagne,
00:52:41il y a de la joie,
00:52:42quand on perd
00:52:43la tristesse,
00:52:45mais à la mi-temps,
00:52:45il se passe beaucoup
00:52:46de choses.
00:52:46C'est-à-dire que c'est
00:52:47le seul moment du match
00:52:48où on peut rectifier
00:52:49quelque chose
00:52:50et l'entraîneur
00:52:50peut s'adresser
00:52:51à ses joueurs,
00:52:53dire ce qui ne va pas,
00:52:54dire ce qu'on fait bien
00:52:55et changer des choses
00:52:57tactiquement.
00:52:57Mais parfois,
00:52:58lorsque la performance
00:52:59est vraiment catastrophique
00:53:00et que ça ne dépend pas
00:53:02du système tactique,
00:53:04mais que ça dépend
00:53:05beaucoup de l'engagement,
00:53:09j'ai envie de dire,
00:53:09personnel,
00:53:10et de l'engagement physique,
00:53:11de l'engagement mental
00:53:12que les joueurs
00:53:14se doivent de mettre
00:53:15sur le terrain.
00:53:17Quand on passe au travers,
00:53:20il y a beaucoup
00:53:21de personnalités,
00:53:23de caractère
00:53:23dans un vestiaire
00:53:24et les entraîneurs
00:53:25parfois peuvent
00:53:29hausser le ton,
00:53:29j'ai envie de dire.
00:53:30Les joueurs aussi,
00:53:31parfois,
00:53:32mais ça fait partie
00:53:34du vestiaire.
00:53:36On avait convenu
00:53:37avec Hugo Luris
00:53:38qu'on a consacré
00:53:38une heure
00:53:39pour cette question-réponse.
00:53:40On arrive déjà
00:53:41quasiment à l'heure.
00:53:42Est-ce que quelqu'un
00:53:43a une dernière question ?
00:53:48Oui, Hugo,
00:53:49vous avez évoqué
00:53:50le fait de votre carrière
00:53:51professionnelle très longue.
00:53:53C'est presque 970
00:53:54matchs officiels
00:53:55que vous avez faits
00:53:56en tant que professionnel.
00:53:56Est-ce que le chiffre 2000
00:53:59est dans votre tête
00:54:01quelque part inscrit ?
00:54:08Le seul chiffre
00:54:10qui était devenu
00:54:12peut-être un objectif
00:54:13mais dont je ne pouvais pas
00:54:15parler publiquement,
00:54:16c'était le nombre
00:54:17de sélections
00:54:18de l'Illantiram.
00:54:21Ma crainte,
00:54:21c'était de m'en rajouter
00:54:22de la pression
00:54:23et de le rater,
00:54:24tout simplement.
00:54:28donc publiquement,
00:54:29je ne pouvais pas dire
00:54:29vraiment ce que je ressentais
00:54:32afin de me préserver.
00:54:35Mais ce chiffre,
00:54:36c'était 143.
00:54:41C'était un vrai objectif
00:54:42à un moment donné
00:54:43dans ma carrière.
00:54:45C'est ce qui m'avait
00:54:46amené également
00:54:47à décider de rester
00:54:49à Tottenham
00:54:53en 2022.
00:54:54Donc en fait,
00:54:54j'arrivais en fin de contrat
00:54:55et j'avais décidé
00:54:57de prolonger à Tottenham
00:54:58pour deux saisons
00:54:59supplémentaires
00:55:01parce que cet objectif
00:55:02équipe de France,
00:55:03cette Coupe du Monde
00:55:04au Qatar
00:55:06et ce chiffre
00:55:07était un réel objectif.
00:55:09Mais je savais également
00:55:10qu'il fallait
00:55:11pas seulement participer
00:55:13à trois matchs,
00:55:14quatre matchs,
00:55:14mais il fallait quand même
00:55:15aller jusqu'en quart de finale
00:55:17battre les Anglais
00:55:17pour pouvoir passer devant.
00:55:24Je me souviens également
00:55:25que j'avais pris la décision,
00:55:27enfin,
00:55:28on avait pris la décision,
00:55:29pardon,
00:55:30sur le troisième match
00:55:31contre la Tunisie.
00:55:32Il m'était important
00:55:34de souffler,
00:55:36mais également
00:55:36de faire participer
00:55:38Steve,
00:55:39Monanda,
00:55:39donc ça m'enlevait
00:55:40une chance
00:55:41de le faire.
00:55:44Je n'avais pas décidé
00:55:45encore d'arrêter.
00:55:47À ce moment-là,
00:55:48c'est venu
00:55:51progressivement
00:55:52et surtout,
00:55:56cette idée,
00:55:57elle s'est arrêtée
00:55:58quelques jours
00:55:59après la finale.
00:56:00Mais à ce moment-là,
00:56:01je n'avais aucune visibilité
00:56:02sur l'avenir.
00:56:05c'est le seul moment
00:56:06où vraiment,
00:56:08donc,
00:56:08atteindre 1000 matchs,
00:56:09ça serait génial.
00:56:11Mais est-ce que ça changerait
00:56:12quoi que ce soit ?
00:56:13Je ne sais pas.
00:56:14Est-ce que je peux
00:56:16le réaliser cette saison ?
00:56:18Peut-être,
00:56:19peut-être pas.
00:56:20Est-ce que c'est ce qui
00:56:21vraiment va me pousser
00:56:23à continuer encore
00:56:24à jouer ?
00:56:26Ça peut me pousser
00:56:27aussi à l'erreur.
00:56:27C'est-à-dire qu'à un moment donné,
00:56:29il faut être honnête
00:56:30vis-à-vis de soi
00:56:31et savoir quand
00:56:33il faut dire stop,
00:56:34comme j'ai pu le faire
00:56:35en équipe de France.
00:56:36C'était difficile
00:56:37parce qu'on y est attaché,
00:56:39parce qu'on est capitaine,
00:56:40parce qu'il y a une vraie histoire
00:56:43il y a 14 ans derrière.
00:56:45Mais quand il faut trancher,
00:56:46il faut le faire
00:56:48parce que c'est avant tout
00:56:50pour son bien-être
00:56:50et également pour le bien-être
00:56:52des autres
00:56:52parce que le plus important
00:56:54quand même,
00:56:55ça reste l'équipe.
00:56:56Voilà,
00:56:57donc si on n'est pas prêt
00:56:59à se donner à 100%
00:57:01pour les copains,
00:57:01pour l'entraîneur,
00:57:03pour un club,
00:57:06c'est des questions
00:57:07vraiment à se poser.
00:57:08En tout cas,
00:57:08ma motivation,
00:57:09elle est par le jeu
00:57:10et rien d'autre.
00:57:12Une petite dernière question
00:57:14par rapport à un fait de jeu
00:57:16au niveau de la Coupe du Monde
00:57:17contre l'Angleterre,
00:57:18le quart de finale.
00:57:19Quand vous avez vu
00:57:20que c'était votre coéquipier
00:57:22Harry Kane
00:57:22qui allait se présenter
00:57:23contre vous,
00:57:24comment ça s'est passé mentalement
00:57:25pour vous,
00:57:26psychologiquement ?
00:57:27Je pense que c'est ce qui
00:57:28également a provoqué
00:57:30sur le deuxième pénalty
00:57:32son raté.
00:57:33C'est qu'on se connaît
00:57:34tellement bien
00:57:35qu'après ça devient
00:57:36vraiment un jeu psychologique.
00:57:40Je sais sa préférence
00:57:41de côté.
00:57:42Sur le premier,
00:57:43je me dis qu'il va changer
00:57:44parce qu'il sait que...
00:57:46Je sais.
00:57:47Il ne change pas.
00:57:49Et le deuxième,
00:57:50je me dis
00:57:51qu'il y a tellement
00:57:52de pression
00:57:53à ce moment-là
00:57:54du match
00:57:54qu'il va tirer
00:57:56sur son côté préférentiel
00:57:57et c'est ce qu'il a fait
00:57:58malheureusement pour lui
00:57:59et heureusement pour nous
00:58:00parce que l'histoire
00:58:01aurait pu être différente.
00:58:03Il le met au-dessus
00:58:03et voilà.
00:58:05Ça, c'est...
00:58:07Mais ça reste un grand champion.
00:58:09Il s'est relevé
00:58:11et...
00:58:13Et puis,
00:58:13il en marque un autre
00:58:14aussi important.
00:58:16Alors,
00:58:16puisque vous avez
00:58:18évoqué les 145 sélections,
00:58:19je suis obligé
00:58:20de vous poser la question.
00:58:21Il y a eu beaucoup
00:58:22de rumeurs
00:58:23sur votre participation
00:58:24à la Coupe du Monde
00:58:25aux Etats-Unis.
00:58:26Est-ce que c'est
00:58:26juste des rumeurs
00:58:27ou est-ce qu'il y a eu
00:58:27des contacts
00:58:28avec Didier Deschamps ?
00:58:29Non, non.
00:58:29Ça restait des rumeurs.
00:58:30Ça restait des rumeurs.
00:58:31Après,
00:58:32comme il s'est exprimé,
00:58:33le coach,
00:58:34on est quand même
00:58:35en contact
00:58:35donc on sait
00:58:36ce qui se passe.
00:58:37On sait également
00:58:38les...
00:58:40les...
00:58:40Voilà,
00:58:40les ressentis
00:58:42des uns,
00:58:43des autres.
00:58:44Il y a une transparence.
00:58:46Voilà.
00:58:46Donc,
00:58:46ça fait beaucoup
00:58:47de bruit,
00:58:48effectivement.
00:58:48Et je peux comprendre
00:58:49qu'à un moment donné,
00:58:50la question du numéro 3
00:58:52pouvait se poser
00:58:52de par la situation
00:58:54de Lucas Chevalier
00:58:55au PSG.
00:58:57Mais,
00:58:58voilà,
00:58:58moi,
00:59:00ma carrière en bleu,
00:59:01elle s'est arrêtée
00:59:06le jour de cette...
00:59:07Enfin,
00:59:07à la fin de cette finale
00:59:08de Coupe du Monde
00:59:092022
00:59:09face à l'Argentine,
00:59:11même si je l'ai
00:59:12publiquement annoncé
00:59:14en janvier.
00:59:162023.
00:59:19Et puis,
00:59:19voilà,
00:59:22maintenant,
00:59:23ça veut dire également
00:59:24peut-être que
00:59:26je continue encore
00:59:27à performer
00:59:27du coup
00:59:27de l'autre côté
00:59:28de l'Atlantique,
00:59:29même si c'est
00:59:29moins médiatisé.
00:59:31Mais,
00:59:31voilà,
00:59:32la réalité est toute autre.
00:59:34Et puis,
00:59:35je suis content
00:59:35pour le gardien
00:59:36Lançois
00:59:37qu'il ait été
00:59:38appelé.
00:59:39Triste également
00:59:40pour Lucas Chevalier
00:59:41qui se retrouve
00:59:41dans cette situation
00:59:42parce que c'est
00:59:43un gardien
00:59:43et un garçon
00:59:45qui a vraiment
00:59:46beaucoup de talent
00:59:49et je lui souhaite
00:59:50de se relever,
00:59:51voilà,
00:59:52et puis,
00:59:53au jeune Lançois,
00:59:54de profiter
00:59:54de cette opportunité,
00:59:56de profiter
00:59:57de cette expérience
00:59:59pour continuer
01:00:00sa progression.
01:00:01Voilà,
01:00:02et puis,
01:00:02on est à fond
01:00:03derrière les bleus,
01:00:04voilà,
01:00:04on espère
01:00:04les voir aller
01:00:05le plus loin possible.
01:00:08Comme je l'ai dit
01:00:09au tout début
01:00:10de mes questions,
01:00:11mon rêve,
01:00:12c'était de devenir
01:00:16journaliste sportif
01:00:16et donc,
01:00:17du coup,
01:00:18je t'ai préparé
01:00:18un petit article
01:00:19pour toi.
01:00:21Donc,
01:00:22je vais te le donner.
01:00:23C'est gentil.
01:00:26Par rapport
01:00:26à tout ton parcours.
01:00:28Merci.
01:00:30Je lui irai
01:00:30tranquillement
01:00:31tout à l'heure,
01:00:31mais en tout cas,
01:00:32je te remercie vraiment.
01:00:33Je t'ai trouché.
01:00:35Merci beaucoup.
01:00:36Merci à vous.
01:00:37Merci à Hugo.
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