- il y a 10 heures
Le PSG vient de remporter sa deuxième victoire consécutive en finale de Ligue des champions face au club anglais Arsenal. Et si ce deuxième sacre d’affilée du PSG en Ligue des champions n’était que le début d’une dynastie ? D’une ère de domination du PSG en Europe ?
Notre journaliste Dominique Sévérac, du service des sports du Parisien, est dans
Code source Le Talk, le podcast à retrouver toutes les semaines en vidéo sur YouTube et LeParisien.fr.
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00:00Et si ce doublé de légende n'était qu'un début ?
00:03Et si ce back-to-back, ce deuxième sacre d'affilée pour le PSG en Ligue des Champions,
00:07n'était que le début d'une dynastie, d'une ère de domination pour le Paris Saint-Germain en Ligue
00:12des Champions ?
00:13Pour prolonger le plaisir, aujourd'hui on se projette vers l'avenir.
00:17Avec cette autre question d'ailleurs, quand l'entraîneur Louis Saineriquet aura-t-il sa statue aux abords du Parc
00:23des Princes ?
00:23C'est Code Source Le Talk avec Dominique Sévérac.
00:28Salut Dominique !
00:29Salut Jules, bonjour à tous !
00:30Tu fais partie des reporters du Parisien qui étaient au stade à Budapest en Hongrie ce samedi 30 mai
00:36pour le deuxième sacre d'affilée pour le PSG, victoire face à Arsenal au tir au but.
00:42Alors avant de parler de l'avenir dans ce podcast, toi raconte-nous comment t'as vécu cette finale ?
00:47Beaucoup de tensions, tensions nerveuses, de stress par rapport à l'événement.
00:52Il faut préparer en amont plusieurs scénarios.
00:56Un match de football, on ne sait jamais comment ça va se passer.
00:57Paris peut gagner, Paris peut perdre.
01:00Donc il faut préparer des mots, des phrases qui soient à la hauteur de l'événement.
01:05Et puis après il y a le déroulement du match qui ne se passe pas exactement comme je l'avais
01:10imaginé.
01:10Crispant.
01:11Très crispant, avec une domination d'Arsenal pour commencer.
01:14Un pressing très haut, Paris qui ne peut pas développer son jeu.
01:19Et pour moi, Paris est nettement supérieur à Arsenal, donc il faut juste qu'à un moment il trouve une
01:24clé.
01:25J'ai plus préparé de scénario de victoire que de scénario de défaite parce que déjà j'ai envie d
01:29'y croire, à cette victoire.
01:30J'ai envie qu'elle se réalise.
01:32Et donc voilà, c'est des moments d'attente.
01:36Mais comme j'ai un peu d'expérience, je ne suis pas un perdant de l'année.
01:40J'ai vécu des finales de Coupe du Monde qui ont été renversantes ou qui ont été au contraire magnifiques
01:46puisque j'étais à la première que la France a gagnée en 98, mais aussi à celle que la France
01:50a perdue en 2022.
01:52Donc voilà, tout ça me permet de savoir ce vécu qui m'aide à appréhender l'événement.
01:58Mais pour résumer, c'est des grands moments.
02:00Bon déjà, c'est des moments géniaux.
02:01On est très content de faire ce métier à ce moment-là.
02:04Ce n'est pas toujours comme ça.
02:07Mais ce sont des moments de stress parce qu'on veut que les écrits soient à la hauteur de l
02:11'événement.
02:12On sait qu'il y a des gens qui nous lisent.
02:13Il y a des gens qui veulent garder les journaux, qui veulent garder ces papiers-là toute leur vie,
02:18qui sont des fans, des collectionneurs.
02:21On ne peut pas écrire « voilà, c'est fait ».
02:23Ça serait nul ça.
02:24Ça ne va pas suffire.
02:25D'ailleurs, le Parisien sort un hors-série.
02:28On va en parler à la fin de ce podcast.
02:30Donc pas mal de pression, on l'entend.
02:31Mais quand le PSG gagne sur ce dernier tir au but, tu te dis quoi ?
02:34Tu ressens quoi ?
02:35Alors moi, je fais partie de ceux qui ne gardent pas leurs émotions.
02:39Dans ma rangée, il y avait mes trois copains du Parisien avec qui j'étais à Budapest.
02:45Et puis les journalistes de l'équipe.
02:46Je crois que je suis le seul à me lever.
02:48Je suis le seul à crier.
02:49Je suis le seul à dire « voilà, allez, voilà ».
02:52Quelque chose comme ça, je ne me souviens pas trop exactement.
02:55Tu te lâches un peu.
02:55Je me lâche, je suis content.
02:58Il se trouve qu'en plus, je n'ai pas une passion totale pour Arsenal, le jeu d'Arsenal.
03:03J'adore le club, mais cette équipe-là m'ennuie profondément.
03:06Très défensif.
03:07Oui, très défensif, très anti-football, qui gagne du temps, qui triche, qui truque.
03:13Un peu à l'italienne des années 70.
03:15Donc moi, je n'aime pas trop ça.
03:17Et donc, j'étais vraiment très content.
03:19Comment les joueurs ont fêté ce doublé ?
03:21Ce sont toujours les mêmes images.
03:24Ce sont toujours les mêmes fêtes.
03:25C'est de la folie.
03:26On part dans tous les sens.
03:28Il y a ceux qui...
03:30Ousmane Dembele était sur le bord du terrain.
03:31Il est tombé dans les bras d'Ibrahim Embaï.
03:33Il y a Pacho et Vitignac étaient, eux, sur le terrain.
03:38Et qui s'écroulent et qui s'étreignent longtemps, l'un sur l'autre, l'un sous l'autre.
03:44Avant d'aller rejoindre leur famille ou des proches.
03:47Il y a des gens qui courent partout.
03:49Il y a des gens qui ne savent pas exactement ce qu'ils font.
03:50Le corps ne vous appartient plus à un moment donné.
03:52Il y a un lâcher-prise qui est absolu.
03:55Il y a des gens qui pleurent.
03:57C'est de la folie.
03:58Il y a des supporters qui veulent aussi un peu envahir le...
04:02S'approcher, en tout cas, le plus près de l'action.
04:05Donc ça, c'est des moments immédiats.
04:07Après, ils mettent des lunettes de soleil.
04:08Ils ont des codes à eux.
04:09Des lunettes de ski, plutôt.
04:11Des lunettes de soleil de ski.
04:12C'est des trucs énormes qui barrent tout le visage.
04:15Après, il y a la fête avec la musique dans le vestiaire.
04:18Là, on chante back to back.
04:21Et le back to back.
04:22C'est le back to back.
04:23On chante champion d'Europe.
04:25Après, ça continue toute la nuit.
04:27C'est des moments interminables qui se ressemblent tous,
04:29mais qui ont à chaque fois leur singularité, en fait.
04:31Parce que chaque victoire a son sel particulier.
04:34Celle-ci, elle a été très dure à aller chercher, sur cette finale.
04:37La finale est très dure.
04:38Et le parcours est très relevé.
04:39C'est-à-dire que vous avez...
04:41L'année dernière, vous avez battu, pour commencer,
04:44les matchs à l'élimination directe.
04:45Il y a eu Brest en barrage.
04:47Mais les matchs à l'élimination directe commencent par Liverpool,
04:49qui est, à ce moment-là, la meilleure équipe d'Europe.
04:51Et vous la battez au tir au but, déjà.
04:54Et ensuite, le parcours, entre guillemets, est un peu plus simple.
04:57Aston Villa, Arsenal, qui était déjà...
04:59Qui était meilleur que cette saison.
05:01Et puis la finale, tout le monde la connaît contre la terminant.
05:02Cette année, c'était...
05:04La terminant 5-0.
05:21Contre Arsenal, qui a refusé le jeu et qui a une grande qualité, une immense qualité.
05:26Celle de savoir défendre avec une abnégation, un courage absolu.
05:30Et donc, ils se sont heurtés pendant très très longtemps à ce mur des gunners.
05:34Et donc, en fait, finalement, cette finale difficile à arracher, à remporter, ça récompense.
05:40Un travail de plusieurs années, j'imagine.
05:42Oui, oui.
05:43En fait, depuis que Luis Enrique est arrivé en 2023, juillet 2023, Paris a fait demi-finale.
05:49Deux matchs perdus contre Dortmund.
05:50Et deux finales de Ligue des Champions.
05:52Et deux finales de Ligue des Champions gagnées.
05:53C'est-à-dire qu'il manque à Luis Enrique, en Ligue des Champions avec le Paris Saint-Germain, un
05:57match.
05:58La finale de 2024.
06:00En 25, il est-elle en finale.
06:01En 26, il est-elle en finale.
06:03Il lui a manqué juste d'aller un match, tous les matchs possibles, en Ligue des Champions depuis trois ans.
06:09Il les a disputés à un prêt.
06:11C'est exceptionnel pour moi.
06:12Alors justement, est-ce qu'on est au début d'une dynastie, d'une ère de domination du PSG en
06:16Europe ?
06:17Pour répondre à cette question, il faut d'abord parler du coach, Luis Enrique,
06:20qui est arrivé, tu l'as rappelé, en juillet 2023.
06:23Luis Enrique, il a 56 ans, c'est un homme intransigeant, qui est aussi attachant.
06:28Il a une histoire personnelle douloureuse.
06:30Il a perdu un enfant.
06:32Il a perdu sa fille qui avait neuf ans, Shanna, en 2019.
06:35Elle a été victime d'un cancer.
06:37Mais lui, sur cet événement de sa vie, il dit, j'ai eu la chance, j'ai eu la chance
06:41de la connaître.
06:42Et malgré ce deuil qu'il a évidemment dévasté à l'époque, il a eu la force,
06:47il a trouvé la force de continuer à vivre pleinement et de continuer à vivre pleinement sa passion pour le
06:53foot.
06:53Chacun réagit comme il peut, comme il veut, mais surtout comme il peut face à la mort, la mort des
07:01proches.
07:02Et lui, sa façon de faire vivre encore sa fille, c'est de faire croire que la vie continue comme
07:08avant,
07:09comme si elle était toujours là.
07:11Il dit souvent qu'elle est toujours là, je la vois, je la sens, elle n'est pas morte, elle
07:17exige.
07:17J'ai des vidéos avec elle, j'ai des photos avec elle, j'ai vécu avec elle des moments qui
07:21resteront gravés.
07:23Mais il fait croire à l'environnement qu'il ne s'assoit pas sur son canapé le soir en pleurant,
07:30alors que c'est sans doute parfois le cas, et que la vie a continué.
07:33C'est l'image qui donne, je trouve que c'est une image de courage exceptionnelle, une force de vie
07:39fantastique.
07:41Et c'est effectivement, je pense que pour lui, le foot est devenu secondaire,
07:47mais c'est parce qu'il est devenu secondaire qu'il a décidé de le traiter à 100% de
07:52sa vie,
07:53de le faire le mieux possible.
07:55Ça lui donne une vitalité, une force encore plus importante,
08:00en sachant que quand il y a des décisions à prendre douloureuses, par exemple,
08:04c'est un métier d'égo, le football, ça ne lui pose pas de problème.
08:07Il a perdu un enfant, qu'est-ce qui peut lui arriver de pire ?
08:09Donc ce n'est pas un gars qui fait la gueule parce qu'il ne joue pas une finale qui
08:12va l'embarrasser.
08:14Pour lui, ce n'est pas...
08:15Quand il est arrivé au PSG, il y avait Neymar, Marco Verratti,
08:18le club s'interrogeait, est-ce qu'il faut les garder, pas les garder ?
08:21Lui, il a dit, on les vire, ils ne rentrent pas dans mon projet.
08:24Et ce n'est pas si grave.
08:25Ce n'est pas si grave, ils ne vont pas être contents,
08:28ils vont dire du mal de moi dans mon dos.
08:30Et alors ? Moi, j'ai perdu une fille.
08:31C'est ce qu'il voulait qu'il m'arrive de pire.
08:32Et son credo, justement, c'est vraiment le collectif avant tout, l'équipe.
08:36Oui, pas une tête qui dépasse.
08:37Bon, il a un égo lui aussi.
08:39C'est un métier d'égo, le foot, comme le journalisme,
08:42comme d'autres métiers.
08:44Mais oui, c'est des gens très connus, très riches.
08:48Ils sont mis sur le devant de la scène.
08:49Quand ça gagne, ils sont portés au plinoc.
08:51Mais quand ça perd, ils sont détruits, entre guillemets,
08:54sur les réseaux sociaux, dans la presse, parmi les supporters.
08:56Donc voilà, il y a beaucoup d'égo,
08:58beaucoup de...
09:00Qu'est-ce qu'on dit de moi ?
09:01Comment je suis représenté ?
09:03Et donc, il y a ce management qui fait qu'il aime bien être mis en avant.
09:08Mais ça sert une idée, en fait.
09:09Ce n'est pas que pour sa gloriole.
09:11Ça sert une idée de...
09:13C'est le collectif qui va faire qu'on va gagner des titres.
09:17Ce n'est pas une individualité,
09:19ce n'est pas un gars,
09:20ce n'est pas un joueur particulier qui va briller.
09:23C'est d'abord à l'intérieur du cadre collectif
09:25qui donne son sens au football,
09:27qu'on va pouvoir avoir des titres, gagner, s'exprimer.
09:30On s'exprime si on est un orchestre,
09:34avec un premier violon,
09:35avec un violoncelle,
09:38avec du hautbois,
09:39avec les cuivres.
09:40Mais d'abord, un orchestre.
09:42Dans un orchestre, on n'entend pas de fausses notes, normalement.
09:44Un bon orchestre, il y a un chef d'orchestre.
09:46Mon diapason.
09:47Voilà, lui, c'est le chef d'orchestre.
09:49Et puis après, chacun joue sa partition,
09:51mais comme le chef d'orchestre l'a décidé.
09:54Et d'un mot sur la stratégie,
09:56visiblement, il peut tout faire changer.
09:59Enfin, comment dire ?
09:59Les joueurs se préparent à changer à chaque fois en cours de match
10:02s'il y a besoin, c'est ça ?
10:03Ce n'est pas un modèle.
10:04Non, ce qu'il aime, c'est la polyvalence.
10:07Chaque joueur doit connaître à peu près deux postes.
10:09C'est-à-dire que l'arrière-droite doit être aussi un peu milieu,
10:11mais aussi un peu attaquant.
10:14Les latéraux chez Louis Sardinquet,
10:16c'est-à-dire ceux qui jouent sur les côtés,
10:17à droite ou à gauche,
10:19en défense,
10:20eux, c'est eux qui ont le plus de dépassement de fonction à connaître.
10:23Ils doivent être à la fois milieu attaquant.
10:25Pour un défenseur central comme Marquinhos ou William Pacho,
10:28eux, ils ont moins de dépassement de fonction.
10:30C'est plus, voilà, ils sont défenseurs, défenseurs.
10:32Mais par exemple, les attaquants,
10:33les trois de devant,
10:34donc pour ceux de la finale,
10:35Désir Edoué, Ousmane Dembélé,
10:38Vichar Varasquelia,
10:39eux, on ne doit jamais savoir s'ils sont au centre,
10:41à droite, à gauche, au milieu.
10:42Ils sont partout et entre guillemets nulle part,
10:45mais en fait, toujours dans les zones où ça se décide, le jeu,
10:48qu'il a calculé, qu'il a imaginé, qu'il a modélisé.
10:52Donc, Louis Sardinquet, il faut le dire,
10:54c'est un génie du foot.
10:56C'est un génie du banc de touche,
10:57c'est un génie des entraîneurs.
10:59Ses entraînements sont bons,
11:00ses matchs sont bons,
11:01ses victoires sont belles.
11:03La finale n'était pas belle, le samedi 30 mai,
11:05mais le parcours du Paris Saint-Germain
11:07était fantastique toute la saison.
11:09Et Louis Sardinquet, il va rester au PSG,
11:11il va prolonger, c'est ça ?
11:12Exactement, Jules.
11:13Il va prolonger jusqu'en 2030,
11:15donc il est arrivé en 2023,
11:16il avait signé jusqu'en 2025,
11:18il a déjà été prolongé jusqu'en 2027,
11:21et là, il va être prolongé jusqu'en 2030,
11:23il est d'accord sur le principe.
11:25Le jour où il signe, le jour où il l'officialise,
11:27ça, Jules, je ne peux pas te le dire,
11:29mais ça va arriver,
11:33ça sera courant, saison 2026-2027.
11:36Il se plaît à Paris ?
11:37Il adore, il adore.
11:39C'est un latin qui a vécu à Rome,
11:41il a été entraîneur de l'ES-Rome pendant un an,
11:44c'est quelqu'un qui vient des Asturies,
11:46en Espagne,
11:48c'est quelqu'un qui adore,
11:50alors il préférait qu'il y ait un peu plus de soleil,
11:52un peu plus de chaleur,
11:54parce que Paris,
11:55ce n'est pas toujours la camicule.
11:58Mais sinon, oui,
11:59le mode de vie latin,
12:00le mode de vie un peu à la fois un bordel organisé,
12:04comme les Français aiment bien le faire,
12:06oui, ça lui correspond.
12:07Et après, il y a la vie à Paris qui est géniale,
12:10c'est quand même une ville exceptionnelle,
12:12tous les gens...
12:13Une des plus belles villes du monde.
12:14Oui, c'est la plus belle ville du monde,
12:15et les joueurs ou les entraîneurs qui viennent,
12:17ils sont toujours contents.
12:19Karl-Anchelouti,
12:20qui était le premier entraîneur choisi par le Qatar en 2011,
12:22il y avait Antoine Comboiré,
12:24mais ils ont choisi de mettre Karl-Anchelouti,
12:26il habitait place du Trocadéro,
12:27il était content,
12:29il adorait les restaurants autour.
12:31Voilà, donc,
12:32Louis Henrique,
12:33il a cet amour pour Paris,
12:36pour le club,
12:37pour le campus,
12:38le lieu d'entraînement à Poissy,
12:39du Paris Saint-Germain,
12:40et des installations exceptionnelles.
12:42Ah oui, il adore Paris.
12:43Et Louis Henrique,
12:44qui sont ses plus proches au club ?
12:46Au club,
12:47il a le même staff depuis pas mal de temps,
12:49et notamment Raphaël Paul,
12:51son adjoint,
12:52qui lui aussi,
12:53a connu un drame personnel,
12:54parce qu'il a perdu sa compagne,
12:55c'est un trentenaire,
12:56qui a perdu sa femme.
12:59Et il y a aussi Joachim Valdez,
13:00qui est un homme qui est lieu à plus,
13:02dans les 55-56 ans,
13:0459 même,
13:05donc un peu plus âgé que Louis Henrique,
13:07et qui est un psychologue qui le suit depuis 20 ans.
13:09C'est un ancien judoka,
13:117ème Dan,
13:11et qui est devenu,
13:13qui a passé des diplômes de psychologue,
13:15et qui est psychologue du sport,
13:16et qui l'a à la fois calmé.
13:18Louis Henrique,
13:18c'est un joueur combatif sur le terrain,
13:20hargneux,
13:21qui rigolait pas que ses adversaires,
13:23il y a des vidéos qui circulent avec Zinedine.
13:25Vous pouvez s'énerver ?
13:27Lui jouait à Barcelone,
13:28Zinedine Zidane jouait au Real Madrid,
13:30ils n'étaient pas copains sur un terrain,
13:32vous pouvez retrouver ça sur les...
13:34Ils se sont battus ?
13:34Non, mais voilà,
13:36il y a parfois des moments tendus dans un match,
13:38surtout entre Barcelone et Real Madrid,
13:40deux rivaux absolus du football.
13:44Et il y a d'un mot,
13:44ce psychologue,
13:45c'est pour lui,
13:45ou c'est aussi pour les joueurs ?
13:46Alors au départ,
13:47c'est pour lui,
13:47c'est pour lui apprendre à calmer ses émotions,
13:50à gérer ses émotions.
13:51Le foot,
13:52il y a beaucoup d'émotions,
13:52c'est-à-dire que...
13:54Montagne russe.
13:54Ah oui, c'est tout le temps,
13:55c'est le cœur qui bat,
13:56il y a des entraîneurs
13:56qui ont fait des infarctus quand même,
13:58c'est tellement violent,
14:00le shoot d'adrénaline,
14:01si votre équipe gagne
14:02ou si votre équipe perd,
14:03vous pouvez te virer,
14:04alors ok,
14:05il y a des indemnités,
14:06ok, il y a de l'argent,
14:06mais c'est toujours la même humiliation,
14:08et c'est toujours la même joie
14:09qu'on veut gagner,
14:10c'est une joie à recommencer,
14:11donc c'est très fort
14:12dans un sens comme dans l'autre,
14:14c'est très violent,
14:15encore une fois,
14:15vous pouvez être traîné dans la boue
14:16par tout le monde,
14:17en disant,
14:17il est nul cet entraîneur,
14:18qu'est-ce que c'est que ça,
14:19on n'en veut plus,
14:20les gens qui vous aimez hier
14:22vous détestent et vous lynchent,
14:23entre guillemets,
14:24sur les réseaux sociaux,
14:26publiquement,
14:26physiquement,
14:27il ne vous arrive rien,
14:28mais la réputation peut être endommagée,
14:30et au contraire,
14:31on peut être statifié,
14:32adoré,
14:33et donc c'était pour lui,
14:35et après,
14:37c'est aussi,
14:37il a aidé en conférence de presse,
14:39quel mot tu choisis
14:40quand tu viens parler au monde,
14:42parce que,
14:42quand tu es devant les caméras,
14:43tu es l'incarnation,
14:45tu incarnes le club,
14:46donc le président,
14:47on le voit très peu,
14:48le directeur sportif,
14:49donc c'est Nassar El Raifi,
14:50et Luz Campos,
14:50on les voit très peu,
14:51donc il faut une incarnation,
14:53les joueurs,
14:54ils sont interviewés souvent,
14:54on est les porte-parole du club,
14:56et donc les joueurs,
14:57ils sont interviewés à la fin de la match,
14:59mais c'est pour dire,
14:59alors vous avez gagné,
15:00on est content,
15:01c'est pas eu,
15:02lui,
15:02il va faire des conférences de presse,
15:04d'une demi-heure,
15:05une à deux fois par semaine,
15:06il va incarner l'image du clan,
15:07on va l'interroger surtout,
15:09le président Emmanuel Macron a dit que,
15:11qu'est-ce que vous en pensez,
15:15il a aussi aidé à mettre des mots,
15:18sur les sujets qu'il faut aborder,
15:21et après,
15:22si les joueurs le demandent,
15:23il n'y a pas de côté obligatoire,
15:25il faut passer devant le divan,
15:27sur le divan,
15:28venez vous allonger,
15:29non,
15:29c'est à la demande des joueurs,
15:31si,
15:31je ne sais pas,
15:33chez eux,
15:34ça ne se passe pas trop bien,
15:35en famille,
15:36s'ils ont des doutes,
15:37sur la façon de jouer au foot,
15:39ils sentent qu'ils sont dans une période de moins bien,
15:41un joueur,
15:41il a des hauts et des bas lui aussi,
15:42il peut demander au psychologue,
15:44une petite aide,
15:45Louis-Henriquet,
15:46comment est-ce qu'il s'entend,
15:47justement tu parlais de la direction du club,
15:49comment il s'entend avec le président,
15:50Nasser El Rélaifi ?
15:51Alors,
15:52il s'adore,
15:52il y a un trio,
15:53qui n'a jamais eu lieu,
15:55le Qatar était arrivé en 2011,
15:57depuis 2011,
15:58il y avait toujours un trio,
15:59qui ne s'entendait pas,
16:00président,
16:00directeur sportif,
16:01entraîneur,
16:02ça pouvait marcher,
16:03deux mois,
16:03trois mois,
16:04mais dès la première défaite,
16:05ou dès la première série de défaites,
16:07tout le monde commençait à se tirer dans les pattes,
16:08à appeler les journalistes,
16:09pour dire,
16:10vous avez vu ce qu'il a fait le président,
16:11vous avez vu ce qu'il a fait le directeur sportif,
16:12ça peut aider,
16:13c'est des sources,
16:13oui,
16:14oui,
16:14bien sûr,
16:14mais là c'est fini,
16:16même si parfois il peut y avoir des divergences,
16:18ça ne se sait plus,
16:19ça ne se voit plus,
16:20on est vraiment sur trois hommes,
16:22qui pilotent le club ensemble,
16:24et il se trouve que les deux,
16:26Louis,
16:26donc Louis Campos,
16:27portugais,
16:27et Louis Henrique,
16:29l'entraîneur,
16:30un espagnol,
16:31eux ils s'adorent,
16:32ils se sentent vraiment,
16:33je ne dirais pas qu'ils sont potes,
16:35mais ils ne partiront pas en vacances ensemble,
16:36mais ils ont une même vision du football,
16:38de ce que doit être le football,
16:39comment ça se construit une équipe,
16:41donc eux ils s'adorent,
16:42et puis le président les laisse bosser tous les deux,
16:44donc ça c'est vraiment cool,
16:45pour le fonctionnement du Paris Saint-Germain,
16:47il n'y a plus de bâton dans les roues,
16:48il n'y a plus de jalousie,
16:50qui prend la lumière,
16:51tout le monde a compris,
16:52qu'en fait quand tu gagnes,
16:52tout le monde prend de la lumière.
16:54Et Louis Campos,
16:55lui aussi s'inscrit dans la durée ?
16:57Oui,
16:57alors lui,
16:57il a prolongé en 2030,
16:59c'est-à-dire le contrat sur lequel on va aligner bientôt,
17:02Louis Henrique,
17:03lui il a prolongé jusqu'en 2030,
17:04l'année dernière,
17:05à la veille de la finale de 2025,
17:07contre l'Inter de Milan,
17:09donc lui c'est parce qu'il arrivait aussi en fin de contrat à ce moment-là,
17:12et donc lui il est là aussi jusqu'en 2030,
17:14donc ce duo-là,
17:16bon le président il n'a pas eu de prolonger,
17:17c'est le président,
17:18il est choisi par l'actionnaire Calcatar,
17:19mais le duo là,
17:21qui fonctionne ce binôme de manière,
17:23comme jamais le PSG depuis 15 ans a fonctionné comme ça,
17:27ce binôme-là va continuer jusqu'en 2030,
17:30et donc c'est le gage de pas mal de réussites à venir.
17:32Les joueurs du PSG,
17:33j'imagine qu'ils aiment ce coach Louis Henrique,
17:35qui les a conduits à la victoire ?
17:37Le meilleur exemple c'est Vitinha,
17:39Vitinha c'est un joueur qui a 25 ans,
17:41qui vient de Porto,
17:42qui est arrivé en 2022,
17:43donc un an avant l'arrivée de Louis Henrique,
17:46il dit,
17:46bon il me casse le...
17:48alors il montre après une partie de son corps,
17:51donc on comprend bien de quoi il parle,
17:54mais je l'adore,
17:55donc en fait c'est un entraîneur tellement exigeant,
17:57qu'il ne lâche rien,
17:58il est toujours derrière eux,
18:00à presque dire ce qui ne va pas que ce qui va,
18:02et donc ça peut un peu saouler,
18:04mais au même temps,
18:06il voit bien qu'à force de répéter les corrections,
18:09ce qui ne va pas,
18:10ce qu'il faut changer,
18:11il voit bien qu'eux s'améliorent,
18:12et que l'équipe devient meilleure,
18:13et qu'en tout cas qu'elle gagne plus de titres,
18:15donc cette exigence,
18:18elle amène des résultats,
18:19et pour eux des bénéfices,
18:21parce qu'après,
18:21ils vont faire de la pub,
18:23ils vont gagner plus de titres,
18:24ils vont être plus connus,
18:25ils vont toucher plus de primes,
18:26donc ils voient bien que cette exigence au quotidien,
18:29ce côté un peu saoulant peut-être,
18:31que Louis-Saint-Renriquet peut avoir,
18:32parce qu'il ne rigole pas,
18:34il rigole en public,
18:36il fait des blagues,
18:37même en français maintenant,
18:38parce qu'il parle depuis deux ans français,
18:40il fait beaucoup de blagues,
18:41c'est un entraîneur un peu taquin,
18:43y compris avec ses joueurs,
18:45mais donc il y a un côté,
18:47je souris, je suis cool,
18:48je suis sympa,
18:49mais en même temps derrière,
18:50sur les décisions,
18:51c'est extrêmement exigeant,
18:53sur la dureté des entraînements,
18:55le niveau d'exigence technique et tactique,
18:57ça ne plaisante pas,
18:58et donc voilà,
19:00les joueurs savent que,
19:01sur le niveau d'effort aussi,
19:02les attaquants doivent beaucoup défendre,
19:04ce qui est,
19:05c'est pour lui,
19:07vraiment un critère,
19:08si tu choisis un attaquant,
19:10c'est d'abord comment il défend,
19:11nous on disait,
19:12c'est contre-intuitif,
19:13on se dit quand on prend un attaquant,
19:14on va regarder comment il attaque,
19:15ben non,
19:15il veut savoir comment il défend,
19:17oui, les attaquants,
19:18voilà, les attaquants,
19:19donc lui,
19:19ce qui l'intéresse,
19:20chez un attaquant,
19:21c'est pas comment il met des buts,
19:22c'est comment il défend pour son équipe,
19:24c'est,
19:24voilà,
19:25vous voyez,
19:25c'est sûr de toute la différence,
19:26c'est qu'il est attaquant aussi,
19:27c'est une vision 360,
19:28comme on dit aujourd'hui,
19:30qui fait que souvent,
19:31les entraîneurs vont voir,
19:32ben est-ce qu'il a un bon pied droit,
19:33pour marquer des buts,
19:33non,
19:34ça ça ne l'intéresse pas,
19:35le bon pied droit,
19:36il l'aura,
19:37je le ferai travailler,
19:38mais d'abord,
19:38je veux savoir comment il défend.
19:40Et Enrique,
19:40il est aussi dans le cœur des supporters,
19:42et ça j'imagine que,
19:43que ça compte beaucoup,
19:44pour les années qui viennent.
19:44C'est un homme qui,
19:46dès sa première conférence de presse,
19:48le 5 juillet 2023,
19:50j'y étais,
19:50au campus à Poissy,
19:52a tout de suite parlé des supporters,
19:53a dit,
19:54j'ai envie que le parc soit heureux,
19:56j'ai envie que les gens trouvent du plaisir,
19:58prennent du plaisir à voir jouer mon équipe,
20:01donc dès le départ,
20:02alors on se dit,
20:02bon,
20:03ben c'est des paroles en l'air,
20:04c'est un peu des promesses politiques,
20:07on verra bien,
20:08parce que de toute façon,
20:08au bout de cinq défaites,
20:09le parc fera comme chaque fois,
20:10il critiquera,
20:11il sifflera,
20:12et non,
20:12et en fait,
20:13à chaque fois,
20:13parce qu'au début,
20:14les six premiers mois de Lucien Riquet
20:15sont un peu abscons,
20:18un peu illisibles pour le grand public,
20:20on ne comprend pas trop ce qu'il fait,
20:20on ne comprend pas trop où il veut en venir,
20:22et donc il y avait un peu des,
20:23bon,
20:24les gens étaient un peu circonspects,
20:25un peu attentistes,
20:26on va voir comment ça se passe,
20:28même s'il y avait des prémices déjà
20:29de choses qui étaient très belles,
20:31et qui ont éclaté,
20:31et qui ont été très très belles ensuite,
20:33puisqu'ils sont quand même allés à la première année
20:34en demi-finale de la Ligue des Champions,
20:36ce qui est quand même pas mal
20:37pour une première saison pour lui,
20:39et oui,
20:39donc il a mis dans sa poche les supporters,
20:41parce qu'en fait,
20:42on a su assez vite
20:44où il voulait en venir,
20:46assez vite ça a été beau avoir joué,
20:48assez vite ça a été spectaculaire,
20:50et il a,
20:52je ne sais pas,
20:52après c'est comme le feeling dans la vie
20:54entre deux personnes,
20:55pourquoi ça marche,
20:56pourquoi ça ne marche pas,
20:57entre le public et lui,
20:58entre les ultras et lui,
20:59entre les supporters et lui,
21:00ça a toujours marché.
21:02Dominique,
21:02cette équipe double championne d'Europe maintenant,
21:04elle est aussi très jeune,
21:0624 ans de moyenne,
21:08c'est la troisième équipe la plus jeune
21:09d'avoir remporté la Ligue des Champions
21:11après l'Ajax Amsterdam en 1995,
21:15et après déjà le PSG en fait l'an dernier,
21:17donc on parle de la même équipe,
21:19ils ont quel âge les Désiré Doué,
21:22les Gvishak,
21:23Gvishak,
21:24et tous ces joueurs qui nous font vibrer ?
21:26En fait,
21:26vous avez grosso modo des joueurs qui ont 24-25 ans,
21:31ça c'est la majeure partie,
21:32c'est-à-dire c'est Vitinha,
21:34c'est Varashkelia,
21:36c'est...
21:37Dembélé,
21:37il est dans les 25 aussi ?
21:38Non,
21:39Dembélé,
21:39alors après vous avez deux garçons
21:40qui font monter la moyenne,
21:42c'est Dembélé qui a 29,
21:43et Marquinhos qui a 31-32,
21:45donc voilà,
21:46vous avez deux joueurs qui font monter la moyenne,
21:47les seniors,
21:47voilà,
21:48mais sinon,
21:49on va dire qu'ils ont tous autour de 24-25 ans,
21:51les Nuno Mendes,
21:53les Achrafakimi,
21:54bon,
21:54Achrafakimi c'est 27,
21:55mais voilà,
21:57et après,
21:57vous avez les petits jeunes,
21:59et là,
22:00on est sur du 20-21 ans,
22:02c'est-à-dire qu'on est au début,
22:03alors Désir Edoué,
22:04Joao Neves,
22:05qui est milieu de terrain,
22:06Bradley Barcola,
22:0723 ans,
22:09Gonzalo Ramos,
22:1024-25 ans,
22:12Zahir Emery,
22:13Zahir Emery,
22:1420 ans,
22:15vous avez,
22:16et après vous avez en dessous,
22:18des joueurs de,
22:19un peu les remplaçants,
22:20comme Senny Mayelou,
22:2119 ans,
22:22Drogh Fernandez,
22:2318 ans,
22:24Ibrahim Embal,
22:2518 ans,
22:26donc ça,
22:27ce sont des joueurs qui ont joué,
22:28Ibrahim Embal,
22:28ils jouent à Barcelone,
22:29dans la Ligue des Champions,
22:30cette saison,
22:31quand Paris va gagner 2-1,
22:32dans la première phase de la Ligue des Champions,
22:34qui est celle des matchs qui ne sont pas à élimination directe.
22:36Donc cette jeunesse,
22:37j'imagine que c'est forcément un atout pour les années qui viennent,
22:39pour parler de dynastie potentielle.
22:41Dans le football d'avant,
22:43ou dans le sport d'avant,
22:43on va dire,
22:44d'il y a 15 ou 20 ans,
22:45on parlait d'expérience,
22:46on disait,
22:46il fallait avoir du vécu pour gagner des titres.
22:49Les sportifs d'aujourd'hui,
22:50depuis une dizaine d'années,
22:51ils ne sont pas comme ça,
22:52on le voit dans tous les sports,
22:53dans toutes les disciplines,
22:54les Léon Marchand,
22:55les Wemba Niamah,
22:56les Kylian Mbappé,
22:57ils arrivent,
22:57ils ont 16,
22:5817,
22:5820 ans,
22:59ils veulent tout gagner.
23:01Comme dirait Kylian Mbappé,
23:02la phrase est devenue connue,
23:04tu ne me parles pas d'âge.
23:06Et donc,
23:06cette génération-là,
23:07aujourd'hui qui est poursuivie par les Warren Zaire-Emery,
23:10les Désiré-Doué,
23:11les Jérôme Néves,
23:11j'arrive,
23:12j'ai 20 ans,
23:13j'ai 18 ans,
23:13je veux gagner.
23:14Et ils gagnent.
23:16Donc,
23:17ils font ce qu'ils disent,
23:18mais s'ils gagnent à 20 ans,
23:20ça veut dire qu'ils ne sont pas complètement accomplis encore en tant que footballeur,
23:23parce que l'âge de la maturité,
23:25c'est plutôt autour de 26,
23:2627 ans,
23:26un footballeur,
23:27ça veut dire qu'ils vont être encore plus exceptionnels le temps passant.
23:31Donc,
23:31ces joueurs qui sont déjà très forts à 20 ans,
23:3321 ans,
23:33vont devenir des cracks à 25,
23:3526,
23:3527.
23:36Donc,
23:36ça veut dire que ça va être monstrueux pour le Paris Saint-Germain.
23:39Ça veut dire que normalement,
23:41si l'entraîneur reste là,
23:43si ces joueurs-là ne partent pas en sucette,
23:47deviennent fous,
23:49attirés par les lumières de la vie,
23:51mais ce n'est pas le cas de cet effectif-là qui a été construit justement par rapport à sa
23:54sagesse,
23:55par rapport à son mental,
23:56focus sur la compétition,
23:59vous allez avoir un PSG qui est fort en 25,
24:02fort en 26,
24:03mais qui sera meilleur en 27 et en 28 et en 29.
24:05Donc,
24:06pour la concurrence européenne,
24:08c'est terrible.
24:08Est-ce qu'on sait comment l'effectif va évoluer pour la saison prochaine déjà ?
24:12On est sur des retouches,
24:13c'est-à-dire qu'il faut remplacer les remplaçants,
24:15c'est eux qui s'usent le plus.
24:17Quand vous attendez toute la saison à jouer les grands matchs et que vous ne les jouez pas parce que
24:20les titulaires sont plus forts,
24:22vous commencez un peu à vous user,
24:24c'est un peu compliqué.
24:25Donc,
24:25on remplace les remplaçants,
24:27il y a peut-être 2-3 joueurs qui vont demander à partir,
24:28donc il y en a 2-3 qui vont revenir pour les remplacer.
24:31Et puis,
24:32peut-être que vous apportez de la concurrence sur un ou deux postes parmi les titulaires.
24:36Donc,
24:36on va dire qu'on aura peut-être,
24:39allez,
24:39on va dire,
24:39moi,
24:40je pense qu'il y aura deux départs.
24:41Allez,
24:42on va être sur 3-4 touches.
24:44Les joueurs du PSG,
24:45j'imagine qu'ils n'ont pas intérêt à partir du club.
24:47Ils sont bien payés,
24:48puis maintenant,
24:49le PSG,
24:50c'est un club aussi compétitif que le Barça ou le Real.
24:53Mais pourquoi aller ailleurs,
24:54en fait ?
24:54Pourquoi ?
24:54C'est là que ça se passe.
24:55Si vous êtes footballeur aujourd'hui en Europe,
24:58c'est là que ça se passe.
24:59Arsenal,
24:59qu'est-ce qu'ils ont dit après la défaite au tir au but ?
25:01Parce qu'ils ont fait match nul,
25:02ce n'est pas une défaite dans le temps réglementaire,
25:06mais c'est une défaite au tir au but.
25:08Arsenal a dit
25:09mes félicitations à Paris,
25:10parce que c'est la meilleure équipe du monde.
25:12Parce qu'en général,
25:13quand vous dominez l'Europe,
25:13vous dominez le monde.
25:14Donc c'est la meilleure équipe du monde.
25:16L'entraîneur a dit
25:17ce que j'ai vu dans l'histoire du football,
25:20les déplacements et les actions individuelles du PSG,
25:22je ne l'ai jamais vu dans...
25:23Il a 42 ans,
25:25il dit qu'il n'a jamais vu ça
25:26depuis qu'il est footballeur.
25:27Parce que Michael Arteta,
25:28avant d'être entraîneur,
25:29était footballeur.
25:29Il dit qu'il ne l'a pas vu dans sa vie.
25:31Donc on est sur une équipe
25:32qui marque les esprits,
25:34qui est belle à voir jouer.
25:36Ailleurs,
25:36vous n'êtes pas sûr de gagner.
25:40Cologne,
25:41le Real Madrid,
25:42le Bayern Munich.
25:43Aujourd'hui,
25:44ce n'est pas du tout l'assurance.
25:45C'est l'assurance peut-être
25:46d'être champion de ton pays,
25:47mais pas champion de l'Europe.
25:48Donc il n'y a aucune raison
25:49de quitter le Paris Saint-Germain.
25:50Et est-ce qu'à l'inverse,
25:51il peut y avoir l'effet,
25:52justement,
25:52on parle du Real,
25:53du Barça,
25:54l'effet inverse
25:55et favorable pour le PSG
25:56ou des jeunes
25:57qui aujourd'hui ont 14, 15 ans
25:59peuvent rêver
25:59d'aller au PSG
26:00et ça peut devenir justement
26:02le club où on veut être ?
26:03Alors ça,
26:03ça se passe plutôt en France.
26:05Il y a plutôt
26:05les jeunes qui sont
26:06dans les centres de formation
26:07qui se disent
26:07« J'aimerais bien quand même
26:08intégrer celui du Paris Saint-Germain
26:10et un jour jouer
26:11pour le Paris Saint-Germain. »
26:12Même s'il y a 15 ans,
26:13le temps qu'ils arrivent
26:14à l'équipe première,
26:15Louis Sénériquet
26:16ne sera peut-être
26:16déjà plus là
26:17et on parle de 2031,
26:192032, 2033.
26:20Donc peut-être que le PSG
26:21sera, je ne sais pas,
26:22après Louis Sénériquet,
26:23je sais que pendant
26:24que Louis Sénériquet,
26:24ça va être fantastique.
26:26Après Louis Sénériquet,
26:27je ne sais pas comment
26:27évoluera le PSG.
26:29Le football,
26:30ça se gouverne
26:30à 2, 3 ans
26:31mais à 10 ans,
26:32c'est très compliqué
26:33à savoir.
26:34Mais en tout cas,
26:35par rapport à ta remarque,
26:36Jules,
26:36il y a des joueurs en Europe
26:37qui sont déjà installés
26:37dans d'autres équipes
26:38qui veulent rejoindre
26:39le Paris Saint-Germain.
26:40En disant « Mais moi,
26:40je veux jouer ce foot-là
26:41et je veux gagner des titres. »
26:43Au PSG,
26:43je suis plus sûr
26:44de gagner des titres
26:44qu'ailleurs,
26:45notamment la Ligue des Champions.
26:46Quel graal !
26:47Parce que là,
26:47Paris vient d'en prendre deux,
26:48on croit que c'est facile,
26:49mais c'est une épreuve
26:50tellement compliquée
26:51à gagner
26:52que là,
26:53d'avoir fait deux ans de suite...
26:54Bon,
26:54il n'y en a qu'un seul club
26:55qui l'a fait depuis 20 ans,
26:56c'est le Real Madrid
26:57qui a gagné 3
26:58entre 2016 et 2018
27:00avec Zinedine Zinan
27:01comme entraîneur.
27:01Sinon,
27:02ça n'arrive jamais
27:02de la gagner deux fois de suite.
27:03Justement,
27:04est-ce que tu penses
27:04que le PSG
27:05peut faire la même chose,
27:06peut faire un tripli
27:07en Ligue des Champions ?
27:08Alors,
27:09là,
27:09au moment où on se parle,
27:11il n'y a pas d'équipe plus forte
27:13la semaine prochaine
27:14que le Paris Saint-Germain.
27:15Ils ont tellement d'avance
27:17sur la concurrence
27:18que même si les autres
27:19se renforcent,
27:20ils ne peuvent pas
27:21parce qu'il faut intégrer
27:22les nouveaux joueurs,
27:23il faut que ça s'assimile
27:24avec ceux qui sont déjà au club.
27:25Ils n'auront pas le temps
27:26de rattraper leur retard
27:27en un an.
27:28Après,
27:28le foot,
27:29c'est du foot.
27:30C'est-à-dire que parfois,
27:30vous êtes malade,
27:31vous êtes moins bien.
27:32Les forces du PSG,
27:34c'est notamment
27:34Varas Kelya
27:35ou Dembélé.
27:36Ils peuvent être absents
27:37sur un ou deux matchs,
27:38ils peuvent être blessés,
27:39ils peuvent se sentir moins bien.
27:41Donc,
27:42à valeur constante,
27:44s'il ne se passe rien,
27:45si l'arbitre n'intervient pas,
27:46s'ils ne sont pas malades,
27:47s'ils ne sont pas blessés,
27:48il n'y a pas plus fort
27:48que le Paris Saint-Germain
27:49pour la saison prochaine.
27:51Donc,
27:51je ne vois pas pourquoi
27:52ils l'ont gagné deux fois,
27:53ils ne la gagneraient pas
27:53une troisième fois.
27:55Mais après,
27:55c'est le foot.
27:57Si c'était prévisible,
27:58on serait tous
28:00plus intelligents
28:01avant qu'après,
28:02mais en général,
28:02les meilleures analyses
28:03sont faites après
28:04qu'avant.
28:05Et donc,
28:05est-ce qu'on est,
28:06pour reprendre la question du début,
28:07est-ce qu'on est au début
28:08d'une dynastie,
28:09d'une ère de domination du PSG ?
28:11Moi,
28:11je ne sais pas
28:11si le Paris Saint-Germain
28:12va remporter
28:12la Ligue des Champions
28:13l'année prochaine,
28:14mais je sais qu'il va la regagner
28:15dans les deux ou trois ans.
28:16Donc,
28:17pour moi,
28:17à partir du moment
28:18où sur une décade,
28:20il y a dix Ligues des Champions
28:20gagnées et que vous en gagnez
28:21au moins trois,
28:22moi,
28:22j'appelle ça une dynastie.
28:23C'est-à-dire que vous êtes
28:24l'équipe marquante
28:24de cette décennie-là,
28:26vous êtes celle
28:26qui a le plus frappé les esprits.
28:27Donc,
28:28peut-être que le PG
28:28ne la gagnera pas en 27,
28:30mais il la gagnera en 28,
28:31en 2028.
28:32Et donc,
28:33ça fera 25,
28:3426,
28:3428.
28:35On pourra dire
28:36que c'est l'équipe
28:37de cette décennie-là
28:38et effectivement
28:39qu'on est sur une dynastie.
28:40Trois Ligues des Champions,
28:41quand vous passez de zéro,
28:42en 2024,
28:43vous en avez zéro,
28:44en 2028,
28:45vous en avez trois.
28:46Et trois,
28:47c'est peut-être
28:48le truc minimal.
28:48Peut-être qu'ils en auront quatre.
28:50Donc,
28:50oui,
28:51c'est fantastique.
28:51C'est une dynastie.
28:53C'est vous laisser une trace
28:54dans l'histoire
28:54de la Ligue des Champions,
28:55dans l'histoire du jeu,
28:56dans l'histoire du sport.
28:57C'est monumental.
28:58Tu t'attendais à vivre ça,
28:59toi,
29:00en suivant le...
29:00Ça fait plus de 20 ans
29:01que tu suis le PSG.
29:02Je crois que tu t'attendais
29:03à vivre ça ?
29:04Je ne l'ai pas vu venir.
29:05Je ne peux pas faire le malin
29:06en disant,
29:06oui,
29:06je savais qu'avec
29:07Louis Campos,
29:08Louis Sénariquet,
29:10tout allait prendre.
29:11Non,
29:11non,
29:11j'ai regardé
29:12ce qu'il a mis en place.
29:14Si on reprend mes écrits,
29:15si on reprend
29:15ce que j'ai pu dire ici
29:16à droite,
29:17à gauche,
29:18je ne l'ai jamais dit
29:19que ça n'avait pas de sens.
29:20J'ai toujours été au soutien
29:21de Louis Sénariquet
29:22en disant,
29:22attendez,
29:23on va voir,
29:24calmez-vous,
29:25ça ne fait que six mois,
29:31quand ils ont gagné
29:32à Liverpool,
29:33donc là,
29:33on est en huitième de finale,
29:34il faut encore gagner en quart,
29:35il faut encore gagner en demi,
29:36il faut encore gagner à la finale.
29:37Là,
29:38j'ai compris à partir
29:38des huitièmes de finale
29:39qu'ils allaient être
29:40chanteurs d'Europe,
29:41selon moi,
29:42j'aurais pu me tromper.
29:44Ça ne se voit pas grand-chose
29:45non plus.
29:46Mais là,
29:46j'ai compris
29:47qu'ils avaient une force
29:48incroyable
29:48et qu'on ne pourrait pas
29:50les arrêter.
29:51Après,
29:51qu'ils allaient faire
29:52le back-to-back,
29:52ça non plus,
29:52je ne l'avais pas vu venir.
29:53La fois qu'ils en avaient gagné une,
29:54je ne me suis pas dit
29:55l'année prochaine.
29:56Mais,
29:57encore une fois,
29:58là,
29:58il y a eu un déclic
29:59contre Chelsea
30:00au match allé
30:01au Parc des Princes.
30:02Il y a deux-deux
30:03pendant assez longtemps.
30:04Le dernier quart d'heure
30:05du match
30:05était une folie furieuse
30:06avec une entrée
30:08du géorgien
30:09Varasquelia
30:09qui met deux buts
30:11qui est complètement dingue.
30:12C'est un animal
30:13qui se transforme.
30:13On l'appelle Hulk,
30:14souvent,
30:15les supporters l'appellent Hulk.
30:16C'est vraiment le gars
30:17qui a l'air d'apparence normal
30:18et qui se transforme
30:19dans une colère
30:20qui a une colère positive
30:22qui amène des buts
30:22et du jeu.
30:23Et donc là,
30:24je me suis dit
30:24oui,
30:24il se passe quelque chose
30:26notamment avec lui,
30:28Varasquelia.
30:29Donc,
30:30il y a possibilité
30:31de faire le back-to-back.
30:32Et le Qatar,
30:32est-ce qu'ils se sont fixés
30:34une limite
30:35quand ils sont arrivés
30:35à la tête du PSG
30:36en 2011
30:37ou pas ?
30:37Est-ce qu'ils sont vraiment là
30:38pour des décennies ?
30:38Ils n'ont jamais rien dit.
30:39On sait qu'au départ,
30:40c'est une diplomatie
30:41par le sport,
30:42du soft power,
30:43c'est ça l'idée.
30:44Mais,
30:44en revanche,
30:45ils n'ont jamais dit
30:46mais ils ont fait passer
30:47le message
30:47qu'ils étaient là
30:48donc qu'ils achètent en 2011
30:49parce qu'il y a une Coupe du Monde
30:50en 2022 au Qatar.
30:51On a toujours pensé
30:52que ça irait
30:54au moins jusqu'en 2022.
30:54C'était obligé
30:55d'aller jusqu'en 2022.
30:56Vous n'avez pas lâché
30:56un club jusqu'au mondial.
30:57Voilà,
30:58jusqu'au mondial.
30:58Mais après le mondial,
30:59que ça pouvait s'arrêter.
31:00Donc,
31:01ils ont toujours
31:02laissé passer l'idée
31:03qu'en tout cas,
31:04ils n'ont pas démenti
31:05qu'ils pourraient se retirer
31:06en 2022-2023.
31:08Et puis,
31:092022-2023 est arrivé.
31:10Ils ont été là.
31:1123-24 est arrivé.
31:12Ils étaient là.
31:13Et même,
31:14ils sont repartis
31:15sur un nouveau projet
31:15puisque Louis-Sénérique
31:16a signé en 2023.
31:18Ce n'était pas
31:18pour désengager.
31:20Donc,
31:20ils avaient parlé
31:20d'ouverture de capital.
31:23Mais aujourd'hui,
31:24c'est terminé.
31:25Le désengagement,
31:26il n'est plus du tout
31:26à l'ordre du jour.
31:28La zone régionale
31:30dans laquelle le Qatar
31:31continue à être tendue.
31:32On n'est pas loin de l'Iran.
31:33On n'est pas loin du Koweït.
31:34On n'est pas loin
31:35des Émirats arabes unis.
31:36On n'est pas loin
31:36d'une région vraiment...
31:38Donc,
31:38ils ont besoin
31:39de ce soft power.
31:39Ils ont encore besoin.
31:41On voit bien que...
31:42En plus,
31:42le Qatar a pris
31:43une place prépondérante
31:44dans les négociations
31:46au sein des États-Unis,
31:48Israël,
31:48dans tous les conflits
31:49qui peuvent avoir lieu
31:50désormais au Moyen-Orient.
31:52Donc,
31:52le Qatar,
31:54a priori,
31:55je n'ai pas l'émir
31:56tous les matins au téléphone,
31:57a priori,
31:57est parti pour durer
31:58à Paris.
31:59Puis là,
32:00c'est le moment,
32:00j'imagine,
32:01où ils récoltent
32:01le fruit de leur investissement
32:03parce que là,
32:03les ventes de maillots
32:04explosent encore.
32:05On l'a vu le jour
32:06de la finale dans Paris,
32:07beaucoup de gens
32:08avaient les maillots du PSG.
32:09Bien sûr.
32:09Ce n'est pas le moment
32:10de partir, j'imagine.
32:10Non,
32:10ce n'est pas le moment
32:11de partir
32:11parce que leur image
32:13s'améliore considérablement.
32:15Le Qatar a toujours été vu
32:16avec curiosité
32:17par les Français
32:17ou même par
32:19des mouvements politiques
32:20qui critiquent
32:21en se disant
32:21c'est quoi ce pays musulman
32:23qui vient acheter
32:24un club français.
32:25On ne comprend pas
32:26c'est quoi l'idée.
32:27Aujourd'hui,
32:28vous allez,
32:29en tout cas dans les rues de Paris,
32:30vous balader,
32:30personne ne va vous dire
32:31que le Qatar
32:32a fait une mauvaise affaire
32:33ou est un obstacle
32:35au développement
32:35du Paris Saint-Germain.
32:36Au contraire,
32:37tout le monde est content.
32:38Sa puissance financière
32:39a permis,
32:39donc c'est à peu près
32:42un milliard,
32:42un milliard et demi
32:43de dépensés
32:43depuis qu'ils sont là.
32:45C'est un milliard
32:46de moins que Manchester City
32:47qui lui a été acheté
32:49en 2008
32:50par les Émirats Arabes Unis
32:51et qui n'a gagné
32:52qu'une seule
32:52Ligue des Champions
32:53depuis.
32:54Donc le Manchester City,
32:55il y a plus d'argent dépensé
32:56et une seule Ligue des Champions
32:57et le Qatar
32:59au Paris Saint-Germain
32:59qui lui arrive en 2011
33:00donc trois ans après,
33:02il a déjà deux Ligues des Champions
33:03et moins d'argent dépensé.
33:05Donc on peut dire
33:06que c'est une réussite.
33:07Ce qui fait plaisir
33:08aussi dans cette histoire,
33:09c'est qu'il y a aussi
33:09un choix fort de l'entraîneur
33:11avec un collectif mis en avant
33:13et c'est vrai
33:13qu'il y a énormément d'argent
33:14derrière le PSG
33:15et que ça fait la différence
33:16mais il n'y avait pas
33:16que ça aujourd'hui.
33:18Alors après,
33:18en Europe,
33:19vous vous battez
33:19avec des structures
33:20qui ont le même argent
33:21que vous.
33:21Le PSG est richissime
33:23mais quand il rencontre Arsenal,
33:25Arsenal est richissime.
33:26Quand il rencontre Liverpool,
33:27Liverpool a beaucoup d'argent,
33:28c'est détenu par des milliardaires.
33:29Il faut ça pour être compétitif.
33:30C'est-à-dire qu'en fait,
33:31les dix prétendants chaque année
33:32qui peuvent gagner Ligue des Champions,
33:33le Real Madrid,
33:34Barcelone,
33:34le Bayern Munich,
33:34Arsenal,
33:35ils ont tous le même budget
33:36à 50 millions d'euros près.
33:38On parle de structures
33:39qui sont à 800 millions d'euros,
33:42900 millions d'euros de budget.
33:43On parle de mastodontes,
33:45de franchises de sport,
33:46comme on dit,
33:47exceptionnelles,
33:48avec des financiers derrière,
33:50des milliardaires
33:50ou des entités,
33:51des groupes.
33:53Donc le PSG n'a pas plus d'argent.
33:57Le seul truc,
33:58c'est que si jamais
33:59il subit un raid
34:00pour qu'on lui prenne un de ses genres,
34:02il peut surenchir
34:03parce qu'il n'a pas de limites,
34:05le Qatar.
34:06Peut-être qu'un actionnaire ailleurs
34:07dira que c'est quand même mon argent,
34:10même si 100 millions,
34:11ce n'est pas grand-chose
34:12pour un milliardaire,
34:13je ne vais pas non plus
34:15dépenser comme ça
34:16à perte,
34:16à perte,
34:16à perte.
34:17Le Qatar,
34:17il n'a pas de soucis
34:18parce que l'argent coule à flot.
34:20En tout cas,
34:21je veux dire,
34:21le football que propose le PSG
34:23fait rêver,
34:23fait plaisir.
34:25Il y a beaucoup de buts,
34:27il y a beaucoup de spectacles.
34:28Ça, c'est du allusionnerier.
34:29Souvent,
34:30on essaie de savoir
34:31c'est quoi la philosophie
34:32d'un entraîneur.
34:33Moi,
34:33je demande souvent
34:34à Didier Deschamps.
34:36Alors,
34:36le football,
34:37ça joue dans deux surfaces.
34:38Là où il y a le gardien,
34:38là où il y a l'attaquant.
34:40Laurent Blanc,
34:40il disait,
34:41le football,
34:41ça se joue au milieu de terrain.
34:43C'est-à-dire que si tu as
34:44le ballon au milieu de terrain,
34:46tu contrôles le match
34:47et donc tu as plus de chances
34:47de gagner.
34:48J'ai posé la même question
34:49à Lucien Requet.
34:50Il m'a dit,
34:50le football,
34:51c'est quand tu marques
34:51un but de plus
34:52que l'adversaire.
34:53C'est-à-dire qu'en fait,
34:54mais c'est bête.
34:56C'est bête,
34:56mais c'est vrai.
34:57Évidemment que si tu gagnes
34:58de 1,
34:58tu gagnes.
34:59S'il y a un partout
34:59et que tu mets un deuxième but,
35:00tu as gagné.
35:01Mais en fait,
35:02ça veut dire que
35:03derrière cette idée
35:04qui paraît simple,
35:05il faut toujours aller marquer.
35:07Il faut aller de l'avant.
35:08Il faut essayer de marquer,
35:09de marquer,
35:09de marquer,
35:09de marquer.
35:10Si j'ai 4 buts d'avance,
35:11j'ai quand même plus de chances
35:12de gagner le match
35:13que si j'en ai un.
35:14Et c'est sûr que si j'en ai un,
35:15je vais quand même le gagner.
35:16Si j'ai un but d'avance,
35:17je vais finir par gagner le match.
35:18Mais donc,
35:18cette philosophie-là
35:19qui est celle de l'audace,
35:20du panache,
35:21d'aller marquer des buts,
35:22de produire du jeu,
35:24ça, c'est Luis Enrique
35:25et ça enflamme le monde entier.
35:27L'Europe est émerveillée
35:29par le jeu de Varas Kélia,
35:31de Désiré Douai,
35:32de Bradley Marcola,
35:33de Ousmane Dembélé
35:34parce qu'on voit des buts
35:35en permanence.
35:36Le PSG a gagné
35:37les Ligues des Champions
35:38en étant la meilleure attaque.
35:39C'est ça,
35:40le football de Luis Enrique.
35:42Donc,
35:43c'est fou,
35:44il faut se pincer.
35:45Le meilleur football
35:46du monde actuellement,
35:48il se joue au Parc des Princes,
35:49porte de Saint-Cloup,
35:50porte d'Auteuil.
35:51La meilleure équipe
35:52à voir jouer au foot
35:53actuellement,
35:53depuis trois ans,
35:55c'est le PSG.
35:56Donc,
35:56on est là.
35:57Avant,
35:57il fallait s'abonner
35:58pour voir le Real Madrid,
36:00Barcelone,
36:01pour voir tous les championnats étrangers,
36:03pour voir le meilleur du foot.
36:04Le meilleur du foot,
36:05tu peux le voir
36:06en t'abonnant à Ligue 1+,
36:0814,99€
36:09et tu verras le PSG.
36:11Ou tu peux aller
36:11au Parc des Princes,
36:12c'est un peu plus cher
36:13un abonnement
36:14à l'année
36:15ou trouver des places
36:16parce que,
36:16évidemment,
36:17c'est 47 000 places
36:18et tout le monde veut y aller.
36:19Pour les célébrations,
36:20ils ont quand même eu 700 000 demandes
36:22pour aller au Parc des Princes.
36:23Mais,
36:23en tout cas,
36:24si tu arrives à voir le PSG
36:26en vrai
36:26ou à la télé,
36:27tu verras le meilleur du foot
36:28aujourd'hui dans le monde.
36:30C'est plutôt pas mal.
36:31On dirait
36:32que tu n'en reviens toujours pas.
36:34Je ne pensais pas
36:34le vivre ça un jour.
36:36Moi,
36:36j'ai vécu,
36:37j'ai regardé le foot
36:38à travers la télé,
36:39j'ai vécu
36:40les plus grands clubs
36:41que j'ai vu jouer,
36:42Liverpool,
36:43le Real Madrid,
36:44Barcelone.
36:45Pour moi,
36:45ça a toujours été
36:46dans mon inconscient,
36:47ça sera toujours à l'étranger
36:49que je verrai le meilleur du foot,
36:50que les meilleurs joueurs
36:51seront à l'étranger,
36:52que celui qui me fait le plus rêver,
36:54me lever de mon siège,
36:55sera l'étranger.
36:56Et là,
36:56par exemple,
36:57si on prend Varashkelia,
36:58le meilleur joueur du monde
36:59que j'ai vu cette saison,
37:00il est à Paris,
37:00il joue sur l'aile gauche du terrain,
37:02il s'appelle Vichard Varashkelia,
37:03il est géorgien,
37:04il ne fera pas la Coupe du Monde,
37:05malheureusement.
37:06L'année dernière,
37:06le meilleur joueur que j'ai vu,
37:08il s'appelle Lousmane Lembélé,
37:09d'ailleurs,
37:09il a eu le ballon d'or,
37:11je ne pensais pas qu'un jour,
37:12je verrais le meilleur
37:12équipe collective à Paris
37:14et les meilleurs joueurs du monde
37:16à Paris.
37:16Je suis un petit peu,
37:18oui,
37:18effectivement,
37:20j'ai du mal à...
37:22Je suis sidéré,
37:23oui.
37:24Alors justement,
37:25je pose l'une des questions
37:26qu'on me posait
37:27au début de ce podcast,
37:28Louis Sénriquet,
37:29il va avoir sa statue
37:30aux abords du Parc des Princes ?
37:32Malheureusement,
37:32Jules,
37:32ce n'est pas trop
37:33dans la tradition française,
37:34ce n'est pas trop
37:35la culture du sport.
37:36Autant,
37:37tu as pu voir
37:38qu'à Paris,
37:38on aime énormément le foot,
37:40il y a vraiment
37:41une effervescence,
37:41un engouement.
37:42En revanche,
37:43on ne peut pas dire
37:43qu'on soit un pays
37:44de tradition footballistique,
37:45même si on remporte
37:46des Coupes du Monde
37:47avec des déchets
37:47comme joueurs
37:48ou comme sélectionneurs,
37:49mais ce n'est pas vraiment
37:50la culture de faire ça.
37:52Donc, par exemple,
37:53dans tous les stades anglais,
37:54il y a toujours une statue
37:54autour des managers,
37:56parce qu'en Angleterre,
37:56on ne parle pas d'entraîneurs,
37:57on parle de managers,
37:58qui ont marqué
37:59l'histoire du club.
38:01Mais à Paris
38:02ou même en France,
38:04par exemple,
38:04Thierry Henry,
38:05qui a été un des plus grands joueurs
38:08Emirates,
38:09le stade d'Arsenal,
38:10alors que, bon,
38:11lui, c'était à l'Iberie,
38:12parce qu'ils ont changé
38:12le stade entre-temps,
38:13mais il a quand même
38:14sa statue.
38:15Et autour du Parc des Princes,
38:16ni les grandes légendes
38:17comme Ray, Ronaldinho,
38:20Ibrahimovic, Neymar,
38:21Messi et Mbappé,
38:22bon, j'exagère un peu
38:23parce que Messi et Neymar
38:25ont été un peu critiqués,
38:26même que le Mbappé
38:27s'est fait critiquer,
38:28mais ni dans les grands managers,
38:30Louis-Servandaise
38:30a gagné une Coupe d'Europe,
38:31la première avec le Paris Saint-Germain,
38:33mais que ce n'était pas
38:34la Ligue des Champions,
38:35c'était une autre Coupe d'Europe.
38:36Donc, personne n'a sa statue.
38:37Donc, j'ai bien peur
38:39que malgré le militantisme
38:41des Parisiens
38:43sur les réseaux sociaux,
38:44notamment,
38:44qui la réclament,
38:45qui la demandent,
38:47je n'ai pas l'impression
38:48que ce soit à l'ordre du jour.
38:50Toi, tu votes pour ?
38:52Si ça respecte l'environnement,
38:53l'urbanisme,
38:54parce que je sais
38:55que le maire de Paris,
38:55le nouveau maire de Paris,
38:57veut que le PSG
38:58reste au Parc des Princes
38:59et faire de l'endroit
39:00beaucoup d'espace vert,
39:01beaucoup de piétonnisation.
39:03Si ça respecte ce cadre-là,
39:05je crois qu'on peut faire
39:06quand même une belle statue
39:08à Louis Saint-Germain.
39:09Je suis à fond pour.
39:11Pour garder un souvenir
39:12de ce doublé historique,
39:14le Parisien propose
39:15un hors-série
39:16qui est disponible
39:17chez tous les marchands
39:18de journaux.
39:18Il y a tous les moments forts
39:19de cette saison 2025-2026.
39:22On va voir quoi
39:22comme image,
39:23notamment comme papier
39:24dans ce hors-série ?
39:25C'est une manière
39:26de se replonger
39:28dans tous les moments forts.
39:29En fait,
39:30comme on sait
39:30que l'événement est historique,
39:32on l'a dans la tête,
39:33mais pour la voir concrètement,
39:35il n'y a rien de mieux
39:36que ce hors-série
39:38parce que là,
39:38vous avez les photos,
39:39vous avez les articles
39:40qui résument la saison
39:43à chaque match.
39:44Donc,
39:44vous voyez un petit peu
39:45la plume des journalistes
39:46à ce moment-là,
39:47comment ils étaient,
39:47dans quel état ils étaient
39:48au moment où ça se passait.
39:50Est-ce qu'ils allaient sentir
39:51quand on allait vivre
39:52la légende
39:52ou au contraire,
39:53ils n'y croyaient pas ?
39:54Je crois que
39:55quand on lit le Parisien,
39:56on y croyait.
39:57Donc voilà,
39:58on a concrètement
39:59l'objet qui va
40:01avec l'histoire
40:01qu'on peut garder,
40:02qu'on peut ranger
40:04dans un endroit
40:04où on garde les souvenirs
40:06et puis leur sortir
40:07dans dix ans
40:07et se remonter
40:08les bons moments.
40:09Ça peut devenir
40:09une Madeleine de Proust
40:11sur la durée.
40:12Un dernier mot,
40:12Dominique,
40:13tu viens de publier
40:13un livre sur le foot,
40:15ça s'appelle
40:15« Je pige enfin le foot ».
40:17C'est aux éditions Ellipse.
40:19Alors,
40:19puisque tu comprends
40:21enfin ce sport
40:22un peu fou,
40:22il faut le dire,
40:23pour toi,
40:24c'est quoi le foot
40:24en quelques mots ?
40:26La définition du foot.
40:27Le foot,
40:28bon,
40:29une émotion,
40:30une pulsion de l'âme
40:31qu'on chope à l'enfance,
40:33déjà,
40:35et qui est chronophage
40:37et qui est une émotion,
40:38une pulsion débordante
40:39qui envahit ta vie
40:41toute ton existence.
40:43Une passion dévorante.
40:44Ouais,
40:44tu pourras pas t'en défaire,
40:46tu pourras pas dire
40:46« Allez,
40:47je vais regarder moins de foot,
40:48je vais faire semblant ».
40:49Non,
40:49non,
40:50même si les enfants arrivent,
40:52même si tu deviens
40:52père de famille,
40:53même si tu te maries,
40:54même si ta vie
40:55prend de l'épaisseur
40:56ou avec des événements
40:58plus ou moins heureux,
40:59le foot fera toujours
41:00partie de ta vie,
41:01ça devient un ami.
41:03Et puis,
41:04en fait,
41:05c'est comment être ensemble
41:08en communiant
41:09par l'effort
41:10et par le beau.
41:11Donc,
41:12ça ressemble un peu
41:12à une expérience de cinéma,
41:14une expérience artistique,
41:15ça peut être,
41:16voilà,
41:16c'est un truc collectif
41:17qui rassemble
41:19et qui se...
41:21qui est intéressant
41:22par le beau
41:23qui le dégage.
41:23Si c'est laid,
41:24tu ne t'intéresses pas,
41:25tu t'en détournes,
41:26mais le foot,
41:27tu aimes le foot
41:28par le beau
41:28qui le réunit.
41:29Souvent,
41:29Barcelone dans l'histoire
41:30a été très beau,
41:31souvent Liverpool a été très beau,
41:32aujourd'hui,
41:32c'est le Paris Saint-Germain.
41:34Donc,
41:34le Paris Saint-Germain
41:35unit,
41:35rassemble,
41:37c'est assez exceptionnel
41:38et c'est ça qu'on aime,
41:39c'est le football.
41:41Tu unis autour de gens,
41:43autour d'une idée,
41:44d'un collectif,
41:45parce qu'il n'y a pas,
41:46il y a peu d'idées dans la vie
41:47où tu te dis,
41:48voilà,
41:49peut-être une salle de cinéma
41:50où tu vas voir des films
41:51avec des gens
41:51que tu ne connais pas,
41:52mais parfois,
41:53le film n'est pas bon.
41:54Là,
41:54il se trouve que le PSG,
41:56c'est très beau à voir,
41:57donc ça sera un film magnifique
41:58où qui te,
41:59voilà,
41:59c'est une expérience collective,
42:02mais vraiment
42:02qui sacralise le collectif,
42:04où tu t'oublies.
42:05Le foot,
42:06c'est à part,
42:07il n'y a pas vraiment
42:08de choses
42:10à laquelle on peut le rattacher.
42:13Merci Dominique,
42:14Dominique Séverac.
42:15Je rappelle donc ce hors-série
42:17légendaire
42:17sorti par Le Parisien
42:19disponible chez tous
42:19les marchands de journaux.
42:21On va suivre avec toi,
42:22Dominique,
42:22l'actu du PSG
42:23dans les mois qui viennent
42:24et aussi,
42:24bien sûr,
42:25le Mondial 2026
42:26de football
42:27du 11 juin
42:29au 19 juillet
42:30avec des bleus
42:31qui,
42:31on l'espère,
42:32seront en finale
42:33le 19 juillet,
42:34des bleus qui font partie
42:35des favoris de la compétition.
42:37Code Source,
42:38c'est un nouveau podcast audio
42:39chaque soir de la semaine
42:40du lundi au vendredi.
42:41Une fois par semaine
42:42en vidéo également,
42:43c'est Code Source,
42:44le talk,
42:45ce que vous regardez actuellement.
42:46Et puis,
42:47les podcasts aux Parisiens,
42:48c'est aussi Crime Story,
42:49un podcast consacré
42:50aux affaires criminelles
42:51présenté par Claudia Prolongeau
42:53et Damien Delsenie
42:54disponible sur toutes les plateformes.
42:56N'hésitez pas à vous abonner
42:57pour ne rater aucun épisode.
42:58Nanami Delsenie
43:01code Source.
43:02– Sous-titrage FR 2021
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