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  • il y a 6 jours
Elle a longtemps été femme de ménage, mais le syndicalisme et la politique sont venus bouleverser sa vie. Lisette Pollet siège aujourd'hui au sein du groupe Rassemblement national à l'Assemblée.

Pourquoi s'engage-t-on en politique ? Comment tombe-t-on dans le grand chaudron de l'Assemblée ?
Clément Méric, dans un entretien en tête à tête de 13 minutes, interroge un parlementaire sur les personnalités, les évènements - historiques ou personnels - qui l'ont conduit à choisir la vie publique.
Car on ne naît pas politique, on le devient !

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Transcription
00:00Elle a longtemps été femme de ménage, mais le syndicalisme et la politique sont venus bouleverser sa vie.
00:06Mon invitée siège aujourd'hui au sein du groupe Rassemblement National à l'Assemblée.
00:22Bonjour, Lisette Pollet.
00:23Bonjour.
00:23En préparant l'émission, je suis tombé sur les premiers mots que vous avez prononcés juste après votre élection.
00:29En 2022.
00:31Et les mots que vous avez employés m'ont surpris.
00:34On va revoir ça en image.
00:36Il va falloir que ça soit un sans-faute pour moi.
00:40Parce que les gens m'ont porté à cette place.
00:42Je pense qu'ils attendent beaucoup.
00:43Donc à moi de leur prouver qu'ils ont eu confiance de me laisser ma chance.
00:49Parce que c'est vrai que ce n'est pas simple.
00:52Ce n'est pas simple.
00:53Alors après, il va falloir aller cravacher encore deux fois plus.
00:57Prouver qu'ils ont bien fait de m'éliore.
01:00Alors, il va falloir que ce soit un sans-faute pour moi.
01:03Il va falloir cravacher deux fois plus.
01:05Vous vous êtes mis une sacrée pression juste après votre élection.
01:07Qu'est-ce que ça veut dire ?
01:09Vous ne vous sentiez pas légitime en tant que députée élue ?
01:12Il y a toujours le syndrome de l'imposteur.
01:14On ne s'estime pas légitime parce que je n'ai pas fait de grandes études.
01:18Et c'est vrai qu'on me renvoie toujours, encore aujourd'hui, sur mon ancien travail,
01:22que je ne dénigre pas parce que j'étais fière d'avoir fait ce que j'ai fait.
01:26Et j'ai toujours travaillé.
01:28Mais voilà, c'est vrai que je me suis mis vraiment la pression et je me la mets encore.
01:31Oui, mais c'est ce que j'allais dire.
01:32Parce que vous dites que je me suis mis la pression et ça vous a mis même dans le rouge.
01:37Vous avez dit que vos premiers jours à l'Assemblée, ça a été pour vous un tourbillon, un ouragan,
01:41au point que vous avez mis votre santé en danger.
01:44Qu'est-ce qui s'est passé exactement au début de votre premier mandat ?
01:47Mon premier mandat, j'attrape le Covid à l'Assemblée nationale.
01:51Donc c'est vrai qu'en ayant des problèmes de santé, ça m'a mis un petit peu en danger.
01:57Et puis après, c'est vrai que c'est mon problème,
02:01c'est que je... Comment je pourrais dire ça ?
02:05Je veux tellement bien faire, tellement que les gens disent
02:08voilà, elle est là, elle est présente, elle vote,
02:10que je mette de côté tout le reste et je fonce.
02:14Sauf que vous avez expliqué, j'avais perdu 5 kilos,
02:17j'ai dû me faire arrêter un peu car il faut tenir 5 ans.
02:19Oui, c'est ça. J'ai perdu du poids.
02:21J'ai perdu du poids que j'ai repris.
02:24Mais c'est vrai que de siéger jusqu'à 6h du matin,
02:28en fait, de ne pas avoir véritablement d'horaire.
02:31Maintenant, on les a. C'est vrai qu'on finit à minuit.
02:33Mais imaginez quelqu'un qui ferait ça tous les jours,
02:36pendant 5 ans, à un moment donné, et le corps dit stop.
02:38Et depuis, vous vous êtes fixé des règles, justement,
02:40pour ne pas vous remettre dans le rouge ?
02:41Oui, maintenant, quand je suis fatiguée,
02:43je me dis, tant pis, je n'irai pas à la séance du soir,
02:46je vais dormir. Voilà, il faut.
02:48Donc vous avez été notamment femme de ménage
02:50pour plusieurs groupes, Elior et Sodexo.
02:52Quel regard est-ce que vous portiez à l'époque
02:54sur le monde politique ?
02:57J'avais l'impression qu'on n'était pas écoutés.
02:59Que la condition des travailleurs n'était pas écoutée.
03:02On avait beau faire, en fait, de participer à l'effort,
03:06et qu'à un moment donné, les fins de mois étaient compliquées,
03:10qu'on avait...
03:12Voilà, il fallait toujours faire des sacrifices,
03:15mais que les sacrifices venaient toujours de la base
03:17et jamais d'en haut.
03:18Et c'est pour ça aussi que je me suis investie,
03:20je me suis dit, il faut que les choses changent,
03:22parce que la base est importante.
03:24Alors, quand je dis base, ce n'est pas dénigré,
03:26mais en fait, on a besoin de chacun.
03:28Mais c'est vrai qu'on apporte chacun
03:31une petite pierre à l'édifice.
03:32Et cette petite pierre, des fois, je pense que les salariés,
03:36on n'est pas écoutés.
03:38Et c'est votre objectif aujourd'hui,
03:40parce que vous avez dit, un peu après votre élection,
03:42j'espère être la députée des gueux.
03:45J'ai fait partie des invisibles,
03:46je sais ce qu'ils vivent.
03:48C'est ça, votre carburant, aujourd'hui ?
03:49C'est représenter les invisibles ?
03:51Oui. Moi, quand je reçois ma permanence,
03:53c'est vrai que j'ai toujours ce contact avec les gens.
03:57Je veux être là pour eux.
03:58Si je peux leur apporter quelque chose demain,
04:00je veux être cette députée.
04:02Et alors, comment ça se traduit concrètement
04:03dans les combats que vous menez à l'Assemblée ?
04:05À quel moment vous vous sentez le plus utile
04:08dans ce rôle-là ?
04:09Alors, moi, je me suis sentie utile
04:11au moment du texte sur la fin de vie.
04:14Je voulais porter la voix
04:16de ceux qu'on n'entendait pas
04:17et de ceux qui bataillaient
04:19pour que ce texte ne passe pas
04:21et qu'on fasse entendre
04:23qu'on est dans une société
04:25où aider les autres,
04:26ce n'est pas abrégé leur souffrance.
04:28C'est justement les accompagner.
04:30Alors, après, peut-être,
04:31par rapport à ce que moi,
04:32j'ai pu vivre à titre personnel,
04:34puisque j'ai été aidante pendant trois ans,
04:38et donc, c'est vrai que ça m'a portée.
04:40C'est un texte où j'ai été vraiment très présente,
04:42où j'ai essayé de présenter des amendements,
04:44de faire entendre la voix de ceux qui disent
04:48« Moi, je suis peut-être éligible,
04:50mais je ne veux pas qu'on abrège ma vie. »
04:53Au moment où vous avez été élue
04:54pour votre premier mandat en 2022,
04:56il y a une autre femme de ménage
04:57qui a été élue aussi,
04:58c'est Rachel Kéké,
04:59sous les couleurs de la France insoumise,
05:01et alors on a beaucoup plus parlé d'elle
05:02que de vous.
05:03Est-ce que c'était un choix délibéré de votre part ?
05:05Est-ce que vous aviez envie d'être plutôt discrète
05:07sur vos premiers mois à l'Assemblée,
05:10ou pas forcément ?
05:11Je reviens toujours sur le fait
05:13que ça ne me, entre guillemets,
05:16ça ne me correspondait pas, en fait.
05:19Je ne suis pas qu'une femme de ménage.
05:23Je n'aime pas quand on met les gens dans des cases.
05:25J'ai horreur de ça.
05:26Donc, pour moi, me cloisonner dans ce rôle,
05:30dans cet emploi, ce n'était pas vraiment moi.
05:33Et alors, j'ai lu qu'après votre élection,
05:36il y a le député insoumis, Louis Boyard,
05:37qui vous a dit que vous vous êtes trompé de parti.
05:40C'est vrai ?
05:40Il vous a dit ça ?
05:41Oui.
05:41Et qu'est-ce que vous lui avez répondu ?
05:43Alors, déjà, je n'ai pas compris,
05:44parce qu'on s'est croisés devant les services de la Poste,
05:47et donc il me serre la main,
05:49et il me dit que vous êtes trompé de groupe, en fait.
05:53Je ne comprends pas, me tromper de groupe,
05:55mais je dis que oui, compte tenu de vos origines
05:58et de votre profil, enfin, de mon ancien emploi,
06:01en fait, pour lui, j'aurais dû être chez eux.
06:02Donc, il fait référence au fait que vous ayez des femmes de ménage
06:05et que vos parents sont nés au Portugal
06:08et ont immigré en France ?
06:10Tout à fait.
06:11Et vous comprenez que pour lui,
06:13votre choix politique du Rassemblement national,
06:16ils ne le comprennent pas ?
06:18Moi, je suis patriote, j'aime mon pays,
06:19donc je le défends, bec et ongle.
06:22Et vous n'êtes jamais retrouvée dans les idées de gauche ?
06:25Non.
06:25Alors, après, je ne suis ni de gauche ni de droite.
06:27Enfin, moi, quand je vote, je peux voter un amendement des Insoumis
06:31ou même venant d'autres groupes,
06:33si j'estime qu'il apportera quelque chose aux Français.
06:36Je ne me cloisonne pas à une droite, à une gauche, voilà.
06:39À un moment donné, on est là pour défendre notre pays,
06:42celui qui m'a vu naître.
06:43Donc, j'estime que je dois porter la voix de tous les Français.
06:47Vous avez un autre point commun avec Rachel Kéké,
06:49c'est que, comme elle, vous vous êtes mobilisée
06:51pour défendre les conditions de travail des femmes de ménage.
06:53Vous, ça s'est fait à travers le syndicalisme à la CFDT.
06:57Qu'est-ce qui a déclenché cet engagement ?
06:59Ce qui a déclenché mon engagement,
07:02c'était en fait de pouvoir représenter mes collègues de travail.
07:06Parce que vous aviez des conditions de travail particulièrement difficiles,
07:09vous avez vécu des choses personnellement ?
07:11Alors, je les ai vécues après, une fois avoir été élue,
07:14parce que j'ai découvert que mes collègues se faisaient harceler sexuellement.
07:19Et donc, j'ai porté leur voix.
07:22C'est quelque chose que Rachel Kéké a aussi évoqué.
07:24Oui, mais voilà, sans rentrer dans les détails,
07:28mais voilà, un jour, mes collègues me racontent ce qui se passe
07:30et moi, je ne peux pas me taire.
07:33Je lui dis, je suis désolée, je dois en informer notre gérant,
07:36ce que j'ai fait.
07:37Et suite à ça, il y a eu des choses qui ont été mises en place et autres.
07:40Donc, voilà, ça a permis aussi de faire émerger des problématiques
07:44sur le lieu de travail et autres.
07:47Alors, parallèlement de cet engagement syndical,
07:48un peu après, vous avez pris votre carte au Front National.
07:51À l'époque, c'était le Front National.
07:53Et vous vous êtes présentée au cantonal.
07:54Et alors, à ce moment-là, la CFDT a dit,
07:57mais non, ça, ce n'est pas possible.
07:58Ce n'est pas possible.
07:58C'est incompatible avec nos valeurs.
08:02Comment vous l'avez vécu, ça ?
08:03Vous vous y attendiez pas ?
08:03En fait, très mal, parce que moi, j'étais encartée,
08:06je crois que c'était en 2010, à la CFDT.
08:09Donc, c'est vrai que je me présente au municipal en 2014.
08:14Et c'est vrai que j'étais sous mon nom de jeune fille,
08:16parce que, bon, voilà.
08:17Et c'est vrai que quand je me présente au départemental,
08:20j'informe mon syndicat, je leur envoie un courrier
08:22en leur disant, voilà, par honnêteté,
08:24je leur dis que je me présente aux élections
08:27et je vais attendre de savoir ce qu'ils vont en penser.
08:29Donc, je n'ai pas de nouvelles.
08:31Et en fait, c'est quand je veux me représenter
08:33comme déléguée du personnel
08:34que le petit courrier que j'avais adressé ressort,
08:37puisqu'il devait être dans une pochette,
08:39ressort, et on m'a dit, ah, Madame Paulet,
08:40c'est pas possible, vous choisissez.
08:42C'est soit nous, soit vous.
08:43Mais vous saviez que s'engager au FN,
08:45c'est pas anodin, parce que je crois que
08:47quand votre frère a appris que vous étiez engagée au FN,
08:50il s'est fâché avec vous, enfin, vous vous êtes fâchée.
08:52Oui, pendant un an, oui.
08:54Donc, vous en aviez conscience de ça ?
08:56Après, c'est l'image qu'on en donnait
08:58et qui n'est vraiment pas l'image que le parti a.
09:01Enfin, moi, j'ai jamais été ostracisée,
09:03j'ai jamais eu une réflexion sur mes origines,
09:06on ne m'a jamais renvoyée, entre guillemets,
09:09oui, à mes origines,
09:10donc je pense que c'est vraiment le parti
09:13qui défend le mieux les Français.
09:15Et votre fils, parce que vous m'en avez parlé de votre frère,
09:17vous avez dit, je crois que vous expliquez en 2017,
09:20que c'était un peu houleux avec lui
09:21quand vous discutiez politique.
09:23Oui, parce qu'en fait, il y a aussi la pression sur les enfants.
09:26Quand nos enfants sont scolarisés
09:28et que dans l'école, on n'arrive pas
09:30à faire la part des choses,
09:31en disant, voilà, moi, c'est ce que j'ai dit
09:33à l'établissement scolaire
09:34où mon fils était scolarisé,
09:36je dis, voilà, moi, j'ai une opinion politique,
09:38c'est la mienne.
09:40Il était embêté à cause de vos opinions.
09:42Oui, mon fils n'a pas à subir.
09:44Mon fils n'a pas à subir.
09:45Donc après, ça s'est tassé, mais...
09:49Alors, parmi les sujets qui vous mobilisent
09:50à l'Assemblée, il y a les vaccins,
09:52ou plutôt l'obligation vaccinale.
09:54C'est un sujet qui vous a mobilisé même avant,
09:56parce que je voyais que vous avez beaucoup manifesté
09:59contre le pass sanitaire avant d'être députée.
10:02Et à l'Assemblée, vous êtes opposée
10:03notamment à l'obligation vaccinale sur la grippe,
10:06dans les EHPAD,
10:06obligation pour les personnels soignants
10:08et puis pour les pensionnaires des EHPAD.
10:10Ça veut dire quoi ?
10:11C'est les vaccins qui vous font peur ?
10:12Non, pas du tout.
10:12C'est le principe d'une obligation ?
10:14Non, c'est le principe de l'obligation.
10:16Je pense que soit on est pédagogique,
10:17on informe les personnes de la meilleure façon,
10:21je pense que quand on oblige,
10:23automatiquement, on a un système qui se tend.
10:25Et les gens ont tendance à se braquer.
10:27Moi, pour information,
10:28bien que je ne devrais pas le dire,
10:31mais je me fais vacciner tous les ans
10:33contre la grippe saisonnière.
10:34Mais je n'en kikine...
10:35Donc vous n'êtes pas anti-vax ?
10:36Je n'en kikine personne.
10:39Moi, quand on traite d'anti-vax,
10:41d'ailleurs, j'ai sorti auprès de certains collègues,
10:43on me disait, moi, j'ai mon petit papi,
10:44je me suis fait vacciner.
10:45Mais je ne vous ai pas obligé,
10:47pour me protéger, à vous faire vacciner.
10:49Sauf que les vaccins, ça marche que s'il y a
10:50une couverture suffisante.
10:52Le vaccin de la grippe saisonnière mute tous les ans.
10:56On est obligé de se faire vacciner tous les ans.
10:58Bon, cette année, je ne l'ai pas attrapé.
11:01Mais moi, tous les ans, j'ai la grippe.
11:03Alors avec une forme moins importante, c'est vrai.
11:06Mais puis après, il y a la...
11:09Moi, ce que je crains,
11:10c'est que les gens se fassent vacciner
11:12alors qu'ils n'ont rien.
11:14Parce que l'histoire du vaccin pendant le Covid,
11:16certains étaient asymptomatiques
11:18et propager le virus.
11:20Moi, j'ai fait très attention.
11:22C'est vrai que je ne me suis pas fait vacciner.
11:24Chez moi, on ne s'est pas fait vacciner.
11:25Moi, j'avais une personne en fin de vie au domicile.
11:27Parce que, voilà, mon beau-père était domicilié.
11:30Je l'ai récupéré pendant trois ans.
11:32Et c'est vrai qu'on a toujours fait très attention.
11:36Moi, quand j'ai attrapé le Covid,
11:37je ne l'ai pas transmis à mon beau-père.
11:40À mon mari, malheureusement.
11:41Mais, voilà, j'ai toujours fait attention.
11:44Je m'auto-tester.
11:45Et je pense qu'à un moment donné,
11:46il faut vraiment faire de la pédagogie.
11:49On va conclure l'émission avec notre quiz.
11:51Donc, je vais vous proposer des phrases
11:54et vous allez devoir les compléter.
11:56Cinq minutes de crochet par jour.
11:58Ah oui.
12:00C'était il y a très longtemps.
12:02C'est fini ?
12:02Je n'ai plus le temps.
12:03Vous n'avez plus le temps ?
12:04Non.
12:05Par contre, je me suis mise à l'aquarelle.
12:07Ah, ben, ça change.
12:09Et vous y trouvez ?
12:09J'adore tout ce qu'est manuel.
12:11Voilà.
12:11Quand on est député
12:12et qu'on n'a pas le permis de conduire,
12:14comment on fait ?
12:15Parce que vous êtes dans une circonscription
12:17assez grande, assez rurale.
12:18Il faut se balader.
12:20Oui.
12:21Merci à mon mari.
12:22Voilà.
12:22Merci à mon mari qui m'accompagne.
12:24C'est lui qui vous...
12:24C'est votre chauffeur ?
12:25Oui.
12:27Enfin, ce qu'il y a de plus portugais en moi.
12:30Ah.
12:32Je parle avec les mains
12:33et je suis une bavarde, malheureusement.
12:36Eh bien, ce sera le mot de la fin.
12:37Merci à vous, Lisette Pauley.
12:38Merci à vous.
12:39Merci, merci.
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