00:00Oui, Grégory Beaubateau, trois jours que Florence retient son souffle.
00:03On s'est vu hier soir, vous étiez très inquiet.
00:06Aujourd'hui, vous êtes toujours autant, j'imagine ?
00:08Écoutez, c'est une affaire qui galvanise la population,
00:12qui met tout le monde un peu sur la consternation au départ.
00:16Et puis, l'enquête se met en place.
00:17On essaie d'accompagner comme on peut, effectivement.
00:19Plus les jours passent et plus c'est difficile à accompagner.
00:24Vous administrez, qu'est-ce qu'ils ont dit ?
00:25Ils étaient sidérés hier, sous le choc.
00:27Ils n'ont pas compris ? Pourquoi ici ? Pourquoi ça ?
00:30Écoutez, on a toujours l'impression que ça se passe ailleurs,
00:33chez les autres, à la télé.
00:34Et aujourd'hui, c'est à Florence.
00:36Et donc, on est galvanisés par ça et on essaie d'accompagner comme on peut.
00:39Alors, les recherches se poursuivent sur le terrain.
00:42Vous avez impulsé la battue citoyenne qui n'a rien donné là,
00:46s'il y a avec 130 gendarmes.
00:48C'était votre initiative au départ ?
00:50Écoutez, on travaille vraiment en coordination avec les forces de recherche.
00:54Avec le parquet, on suit les ordres, on suit les directives.
00:57Et nous, on a pu vraiment impulser ça.
01:00On a pu proposer des choses qui ont été validées.
01:02Et donc, on a mis en place ce qu'on a pu pour rassembler les Florentins
01:06qui ont répondu aussitôt à notre appel.
01:07Alors, on va revenir sur les recherches qui se poursuivent,
01:10je le disais tout à l'heure, à 12h30 sur le terrain.
01:13Pour ce qui est de la partie judiciaire,
01:15il y a un homme qui est en garde à vue depuis 48 heures.
01:17En fait, on sait très peu de choses sur cet homme.
01:20On sait qu'il organisait des soirées pyjamas,
01:22que j'étais le papa d'une copine de la petite fille qui a disparu.
01:24Vous, vous le connaissiez personnellement ?
01:26Non, écoutez, je ne le connaissais pas personnellement.
01:28Et en plus, je me garderais bien de tous commentaires sur l'enquête à court par rapport à ça.
01:32En tout cas, vous, vous essayez de comprendre comme tout le monde.
01:35Vous en parlez avec vos adjoints.
01:39Vous avez réuni une cellule de crise très tôt, samedi matin, c'est ça ?
01:42Alors, ce que j'ai fait samedi matin très tôt,
01:45dès 12h, 13h, lorsqu'on a été informé de cette affaire,
01:49c'est réunir la cellule de crise qui m'entoure aujourd'hui,
01:51donc avec mes adjoints, mon directeur de cabinet,
01:55la chef de la communication de la mairie,
01:57et cette cellule de 4 personnes qui se sont mis de suite à fonctionner autour de moi,
02:03de façon à pouvoir réagir et à pouvoir apporter surtout un soutien logistique
02:07à toutes les forces de gendarmerie déployées sur place.
02:11Alors, cellule de crise également.
02:13Et ce matin, au gymnase, lorsqu'on s'est rencontrés il y a quelques minutes tout à l'heure,
02:17vous me disiez, je sors d'une réunion avec les employés municipaux,
02:21pour quoi faire ?
02:22Tout à fait.
02:23Je pense que sur des sujets comme celui-là,
02:25il faut être mobilisés ensemble,
02:28et on ne peut pas partir dispersés,
02:30donc pour qu'il y ait une seule voie de communication,
02:32pour que les choses soient organisées,
02:34et qu'on ne se perde pas en palabres, inutiles.
02:36Il s'agit de la disparition d'une petite fille,
02:38et donc il faut respecter la famille,
02:40et avancer avec les forces de l'ordre.
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