- il y a 29 minutes
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:02Ici Moscou, les francophones parlent aux francophones.
00:16Ici Moscou, les français parlent aux français, les francophones parlent aux francophones.
00:21Bienvenue dans votre émission politique préférée en direct sur RT en français.
00:27Aujourd'hui, nous allons parler de la semaine sanglante qui vient de s'écouler en Russie.
00:39La semaine qui vient de s'écouler a été avant tout marquée par l'attentat du vendredi 22 mai à
00:44Sarabelsk
00:45où la destruction du dortoir du collège pédagogique par des drones otanaux qui vient
00:51a provoqué la mort de 21 étudiants dont la majorité avait moins de 20 ans.
00:56Le président russe Vladimir Poutine a évoqué cette tragédie.
01:03Cette frappe n'était pas accidentelle.
01:06Elle s'est déroulée en trois vagues.
01:0816 drones ont frappé le même site.
01:11Bien sûr, nous allons enquêter sur les détails.
01:14C'est une manifestation de néonazisme.
01:17Cela prouve une fois de plus la nature terroriste du régime de Kiev.
01:22La Russie a convoqué une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies
01:26où est intervenu son représentant Vassilin Nebienzer.
01:30Écoutons-le.
01:32Monsieur le Président, nous avons convoqué aujourd'hui une réunion d'urgence du Conseil de sécurité
01:37en raison d'un nouvel attentat odieux perpétré par le régime néonazi de Kiev contre des civils russes.
01:44Dans la nuit du 22 mai, des formations armées ukrainiennes ont mené une frappe ciblée
01:48à l'aide de quatre drones de type avion contre les bâtiments administratifs
01:54et le dortoir du Collège professionnel de l'Université pédagogique d'État de Lugansk à Starobelsk.
02:00Selon les informations actuelles, 86 étudiants âgés de 14 à 18 ans
02:06et un employé se trouvait à l'intérieur du dortoir au moment de l'attaque.
02:11L'appel de la Russie a été ignoré par les Occidentaux
02:14qui en revanche se sont émus de la riposte russe qui a suivi.
02:17C'est le cas d'Emmanuel Macron.
02:20Les frappes russes se succèdent contre des objectifs civils en Ukraine,
02:24comme à nouveau cette nuit.
02:25La France condamne cette attaque et le recours au missile balistique Oreschnik
02:30qui signe surtout une forme de fuite en avant
02:32et l'impasse de la guerre d'agression de la Russie.
02:35Notre détermination à continuer de soutenir l'Ukraine,
02:38à tout mettre en œuvre pour une paix juste et durable
02:40et à renforcer la sécurité de l'Europe n'en est que renforcée.
02:45Alors pour faire un petit peu d'histoire,
02:47on peut rappeler que la bascule dans le terrorisme par le régime de Kiev
02:50sur l'arrière du territoire russe, ça date d'octobre 2022
02:55et ça avait commencé par un attentat sur le pont de Crimée,
02:57qui n'était pas utilisé pour approvisionner les troupes,
03:00évidemment parce que c'est trop risqué.
03:02La riposte russe aussi avait été immédiate et radicale
03:06par le général Souvrovikine, qu'on avait d'ailleurs surnommé
03:09suite à cette riposte le général Armageddon.
03:12Et donc là on est à peu près dans la même situation,
03:14c'est-à-dire frappe terroriste, riposte russe sur des objectifs stratégiques
03:19et puis ignorance des faits par les différents régimes occidentaux.
03:25Igor Koreshenko, je voudrais d'abord m'adresser à vous
03:27parce que vous, vous êtes allé sur place,
03:29vous avez vu ce qui restait du dortoir
03:31et puis vous avez vu aussi l'action des journalistes,
03:34notamment journalistes françaises de RFI
03:37et puis l'absence notamment de certains médias,
03:40notamment de CNN.
03:42J'aimerais bien que vous nous parliez un petit peu de tout ça.
03:44Oui, effectivement, j'étais dans ce petit groupe de journalistes
03:46qui s'est rendu sur place.
03:48La visite a été courte, mais très dense, très riche en sens aux informations
03:54qui ont été délivrées aux journalistes étrangers principalement.
04:00Donc on était à Starobelsk et après avoir parlé à toutes les personnes impliquées,
04:08on a eu l'occasion de parler en fait à toutes les personnes,
04:12à la représentante du président, aux secouristes qui participaient
04:18dès les toutes premières minutes, en fait,
04:22dans cette opération de sauvetage des vies des enfants.
04:26On arrive à la conclusion que c'était effectivement une frappe intentionnelle
04:31parce que ce n'est pas possible d'envoyer 16 drones en trois vagues,
04:35mais ce qui est le pire, c'est d'ailleurs le secouriste qui m'a dit,
04:40c'est que quand les enfants sortaient pour s'enfuir,
04:44ils continuaient d'attaquer pour avoir plus de victimes.
04:48Et ils frappaient aussi, même quand il y avait les opérations de sauvetage
04:52qui étaient en cours derrière.
04:53Donc ça a vraiment continué dans le temps, en fait.
04:55Lorsque les opérations de sauvetage ont commencé,
04:57il y avait beaucoup de drones qui étaient dans le ciel
04:59et on ne savait pas s'ils allaient attaquer ou pas.
05:02Donc c'était vraiment très, très dur.
05:04Mais je vous rappelle que l'attaque a eu lieu la nuit,
05:07au moment où ces étudiants, âgés de 14 ans, de 15 ans,
05:12dormaient paisiblement dans leur chambre.
05:15Et ce qu'on a vu sur le terrain, c'était un bâtiment coupé en deux.
05:19Donc imaginez quelle était l'ampleur des dégâts,
05:23quelle était la puissance des bombes.
05:24Il y avait un dortoir, c'était une université pédagogique.
05:27C'est donc pas une préparation de futurs militaires.
05:31C'était, on préparait en fait des pédagogues, des enseignants.
05:34Dans les débris, vous n'avez pas vu de restes d'appareillages militaires,
05:38d'uniformes, de choses et d'autres.
05:40En fait, dans le bâtiment, dans les deux bâtiments,
05:44dans le bâtiment de l'Institut et puis dans le dortoir,
05:47il n'y avait pas d'objet militaire.
05:48Mais je vais vous dire plus, il n'y en avait pas aux alentours.
05:51Parce que moi, j'ai fait un petit tour, profitant d'une petite pause,
05:56j'ai fait un petit tour, il y avait des magasins, des cafés,
05:58des petits restaurants, des pharmacies,
06:01tout ce que l'on trouve dans une ville absolument ordinaire.
06:04Civile ?
06:05Absolument, mais sans les objets militaires.
06:08Alors justement, si on continue là-dessus, Sébastien,
06:12il y a quand même une question qui se pose.
06:14Parce que même s'ils ne veulent pas le reconnaître,
06:18les Européens, au minimum, en tout cas les Atlantises,
06:21dirons-nous, sont au courant de ce qui se passe.
06:23Ils sont tellement au courant de ce qui se passe
06:25que quand même ils participent à la production de drones,
06:28à la formation des militaires,
06:30ils fournissent leurs renseignements,
06:31ce qu'a d'ailleurs précisé le ministère russe des Affaires étrangères.
06:35Selon vous, est-ce que réellement,
06:36nous ne sommes pas en train de basculer dans la co-béligérance ?
06:42Pieskov, le porte-parole du Kremlin, disait aujourd'hui
06:44que l'Union européenne, finalement, était partie au conflit,
06:46maintenant, en Ukraine.
06:47Alors, je dirais qu'on est même plus que de la co-béligérance,
06:50puisqu'on sait très bien que déjà, dès le départ,
06:53le coup d'État qu'il y a eu en Ukraine, dès 2014,
06:56et même dès 2014, il faut savoir qu'il y a eu des attentats terroristes
06:59dans le Donbass, qui n'étaient pas russes à l'époque,
07:01dans différentes régions, il y en a eu énormément.
07:03Donc déjà, le terrorisme a été utilisé dès le départ
07:05dans cette politique de déstabilisation
07:06et cette volonté d'aller en guerre contre la Russie.
07:10Et moi, je suis très inquiet.
07:11Je sors du forum de sécurité
07:13qui a été organisé par le Conseil de sécurité ce week-end,
07:16et je reprendrai à mon compte ce qu'a dit
07:19le directeur du renseignement,
07:21M. Sergueï Narechkin,
07:23qui a dit, je cite,
07:24« Des cercles d'espère sont sérieusement en train de discuter
07:27du moment précis, du commencement d'une nouvelle guerre planétaire,
07:30ou si elle n'a pas déjà commencé,
07:32et enfin, si l'humanité a une chance d'y survivre. »
07:35Donc voilà le moment dans lequel on se trouve.
07:38Et malheureusement, comme on le sait,
07:40les guerres mondiales commencent souvent par des petits accidents
07:43qui, ensuite, génèrent une escalade irréversible.
07:47Et je pense que les attentats de Starobelsk
07:49peuvent être ce type d'événements,
07:51parce que c'est, après le coup d'État,
07:53les attentats, le financement, l'armement,
07:56donner des renseignements,
07:57on arrive encore à une étape de ligne rouge
07:59qui est franchie et qui peut générer cette escalade
08:02et engendrer un conflit international qui serait irréversible, malheureusement.
08:06Justement, Sakharie, comment expliquer, en fait,
08:10du point de vue des élites atlantistes européennes,
08:13ce besoin de provoquer ?
08:15Parce qu'on a quand même l'impression que, vraiment,
08:17nous sommes, je dirais, presque dans la logique de la mouche du coche
08:20par rapport à la Russie.
08:22C'est-à-dire qu'ils essayent de voir jusqu'où, jusqu'où, jusqu'où
08:25ils peuvent aller, jusqu'à ce que la Russie finisse
08:27par répondre de manière assez forte.
08:29Quel est leur intérêt ?
08:30Ils veulent réellement, comme cela vient d'être dit,
08:33provoquer réellement par une augmentation du terrorisme
08:36un conflit traditionnel de grande ampleur ?
08:41La situation militaire de l'Ukraine au front,
08:44c'est vraiment difficile à ce moment-là.
08:47C'est urgent pour le système transatlantique
08:51ne pas perdre la guerre contre la Russie.
08:55Et c'est pour ça que les pouvoirs occidentaux,
09:01plutôt que de perdre la guerre,
09:03ils veulent expandir la guerre aux autres pays.
09:08Et avec les provocations comme ça,
09:13ça peut être le cas que la Russie doit faire la riposte
09:19plus en plus, ce que peut donner la raison
09:22pour les pays occidentaux à élarcir la guerre.
09:27Et ça a eu le sentiment des élites occidentaux
09:33depuis les siècles de ce sentiment de suprématie.
09:39Le sentiment de suprématie, non seulement diplomatiquement,
09:42économiquement et militairement,
09:44mais aussi du point de vue de morale.
09:46Ils se sentent toujours,
09:51ils sentent qu'ils représentent tout le bien au monde.
09:55C'est l'adversaire, tout le mal du monde.
09:58C'est pour ça qu'ils pensent que la femme
10:01suscérite les moyens.
10:02Le problème, c'est qu'à chaque fois qu'ils ont attaqué la Russie,
10:04ils ont perdu.
10:05Ils pourraient peut-être remettre en cause
10:06un petit peu ce sentiment de supériorité, non ?
10:10Oui, chaque fois que ces adversaires ont accusé
10:19de faire des atrocités, ils font beaucoup de bruit.
10:24Mais les élites occidentaux et le média mainstream occidental,
10:28c'est toujours quand eux-mêmes ont été accusés
10:33ou ils font des atrocités, ils veulent se taire.
10:36Donc, il y a vraiment des doubles standards très forts existants.
10:42Le terrorisme semble devenir la norme du côté occidental
10:46et le régime de Kiev en a pris acte.
10:48Dans une de ses allocutions à la population,
10:50Volodymyr Zelensky a menacé directement
10:52le président biélorusse, Alexandre Loukachenko.
10:57Nos forces de défense et de sécurité sont dans ce secteur
11:00à Tchernigov et à Kiev, du côté de la Biélorussie voisine
11:04que la Russie veut impliquer plus fortement dans cette guerre,
11:07ainsi que du côté de la région de Bryansk.
11:09Nous avons la possibilité de nous renforcer à la fois
11:12afin de travailler de manière préventive
11:14en ce qui concerne les territoires russes
11:16d'où une menace pourrait provenir.
11:18En ce qui concerne les autorités réelles de la Biélorussie,
11:22qui doivent rester vigilantes, c'est-à-dire vraiment sentir
11:25qu'il y aura des conséquences s'il y a des actions agressives
11:28contre l'Ukraine, contre notre peuple.
11:30Nous nous souvenons qu'en 2022, l'offensive a également eu lieu
11:34à partir du territoire de la Biélorussie.
11:36Nous ne l'oublierons pas.
11:39Dans le même temps, Alexandre Bortnikov, le directeur du FSB,
11:42a fait l'inventaire des opérations ukrainiennes contre la Russie.
11:45Écoutons-le.
11:48Les services spéciaux ukrainiens utilisent les territoires
11:51des États frontaliers de la Russie pour introduire chez nous
11:54des saboteurs et des moyens pour faire régner la terreur.
11:57Ils recrutent des mercenaires pour l'armée ukrainienne
12:00en provenance du monde entier.
12:01Ils impliquent les travailleurs migrants
12:03dans des activités terroristes et extrémistes.
12:06Ils font un travail d'influence de la population de nos pays
12:09via Internet, en s'appuyant notamment sur une structure complexe
12:12de centres d'appel.
12:13Le FSB et ses partenaires de la CEI peuvent attester
12:17de l'ampleur des menaces en provenance d'Ukraine,
12:19résultat du travail opérationnel conjoint des services ukrainiens.
12:23Ainsi, au début de l'année, a été déjouée avec le concours
12:27du KGB de la République de Biélorussie,
12:29une tentative organisée par Kiev d'introduction
12:32sur le territoire de la Fédération de Russie
12:34de plus de 500 engins explosifs destinés à commettre des attentats.
12:39– Cyril Delattre, ce qui frappe, c'est déjà les menaces
12:44quasiment directes à un autre chef d'État.
12:46Donc là, on est un peu dans une approche, je dirais, occidentale,
12:49puisqu'on a vu ça avec Donald Trump qui menace les dirigeants iraniens,
12:52qui menace les dirigeants du parti du Hezbollah.
12:56Et là, on voit Zelensky quasiment qui menace le président Loukachenko.
13:01Ça, c'est une première chose.
13:03Et la deuxième chose, c'est quand on écoute Brotnikoff,
13:06on a aussi le sentiment que c'est devenu, finalement,
13:09le terrorisme et la continuation de la guerre par d'autres moyens.
13:12Et qu'on a toute une organisation extrêmement bien structurée
13:15qui est là pour produire du terrorisme autant que faire se peut.
13:22– L'Ukraine, de toute façon, depuis 2022,
13:24a toujours fonctionné au travers du terrorisme.
13:27Il y a plein d'opérations qui n'ont pas été mentionnées.
13:29J'en rappellerai quand même une, juste au passage,
13:31c'est les missiles Atakames qui ont été lancés.
13:34Ils sont des missiles à sous-munitions sur une plage un dimanche
13:36où il n'y avait que des enfants qui jouaient là-dessus.
13:40Tout le service d'enseignement ukrainien, que ce soit le SBU, le GUR,
13:44est complètement maqué par la CIA, le M6,
13:48et probablement aussi par des agents de la DGSE.
13:50– Il y a quand même une bonne collaboration entre les services européens
13:53et les services américains aussi.
13:54– Quand ils veulent, ils savent faire les choses, malheureusement.
14:00Et puis il y a certaines opérations qui ont eu lieu
14:02où on a vu malheureusement que ça avait fonctionné.
14:06M. Bortnikov parlait à juste titre d'objets qui étaient introduits
14:10sur la Fédération de Russie.
14:12Je rappelle qu'ils ont quand même été jusqu'à piéger des icônes
14:17pour les tenter de les faire rentrer sur le territoire de la Fédération de Russie.
14:22Quant à l'agressivité de Zelensky, j'ai envie de dire que malheureusement,
14:27il n'y a pas plus dangereux qu'une bête blessée,
14:29il faudrait mieux l'achever plutôt que de la laisser souffrir.
14:32Pauvre bête.
14:34Mais ça fait partie du cirque de Kiev,
14:40de toujours vouloir renchérir sur la polémique
14:44et essayer de monter les peurs de certains,
14:47notamment avec une pseudo-intervention qui n'arrivera jamais,
14:50de la Biélorussie en Ukraine.
14:53On voit aussi qu'ils ont envie quand même,
14:55on a l'impression de changer un petit peu,
14:58je dirais, le télestoring,
14:59parce que pour l'instant, cette actualité,
15:02quand même, cet attentat,
15:03même s'ils ne le reconnaissent pas, il existe,
15:05ça passe quand même dans les médias
15:06et ils sont un petit peu mal à l'aise.
15:08Donc ils ont besoin aussi de détourner un petit peu la tension.
15:12Ils ne peuvent pas être quand même moins mal à l'aise que ça,
15:16parce qu'il ne faut pas oublier que 16 drones en 3 vagues,
15:21des drones de type avion,
15:23le tout avec du guidage de Starlink.
15:26Donc Starlink, ça fonctionne en liaison montante
15:29et en liaison descendante.
15:31Ces drones de type avion, il y en a au moins un ou deux
15:34qui sont équipés de ce style de liaison,
15:35plus le spoofing qui va bien.
15:37Et donc l'opérateur qui est derrière,
15:39parce que derrière, il y a un opérateur
15:41qui peut diriger ce type de drone,
15:43lui, il savait très bien ce qu'il allait taper.
15:46Donc à ce niveau-là, ça ne fait aucun risque.
15:48Et pour conclure, l'Ukraine ne produit pas de drone.
15:52Elle assemble des drones.
15:53Ils sont fournis.
15:53Elle assemble des drones.
15:55Et tous les composants arrivent de pays étrangers,
15:59comme la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne,
16:01qui financent ça avec l'argent de tout le monde.
16:03Justement, je voudrais rester sur la question des drones,
16:05parce qu'il y a eu beaucoup de déclarations
16:07assez étonnantes, on va dire, quand même, sur les drones.
16:10J'ai beaucoup aimé quand l'Union européenne
16:12accuse la Russie qu'il y ait des drones ukrainiens
16:15qui s'écrasent dans les Pays-Baltes.
16:17C'est quand même très beau, je trouve.
16:18Et là, récemment, la Russie est à nouveau accusée
16:22parce qu'il y aurait un drone, un, on précise,
16:26qui serait passé en Roumanie.
16:28Est-ce que vous n'avez pas l'impression, quand même,
16:31que, d'un côté, on voit une armée atlantiste,
16:36notamment ukrainienne, mais principalement atlantiste,
16:38qui, quand même, utilise la terreur comme mode d'action,
16:42et, d'un autre côté, ils utilisent la communication
16:46comme une forme de guerre mentale
16:48pour essayer de reproduire une réalité
16:50qui n'a strictement plus rien à voir.
16:52Oui, la communication joue un rôle essentiel ici.
16:55Et je pense que la Russie a fait une opération
16:58absolument brillante après avoir entendu
17:00les discours des représentants de l'Etonie et du Danemark.
17:04Souvenez-vous, ils ont dit que, bon,
17:06les médias indépendants n'ont pas d'accès à ceci,
17:09donc on ne peut rien dire.
17:10Et le ministère russe des Affaires étrangères
17:12a organisé dans un délai vraiment très, très court
17:16cette visite.
17:17Et cette opération a permis de démontrer qui est qui, en fait.
17:21Parce qu'on a vu que BBC a refusé d'y aller.
17:25On a vu aussi...
17:26Quand ils ont, en plus, publié sur BBC en russe
17:28un article qui reprenait complètement la propagande ukrainienne.
17:33Effectivement.
17:34Donc, il fallait aller sur place
17:35parce qu'il y avait aussi des journalistes occidentaux
17:37venant d'autres pays.
17:40Il n'y a rien d'extraordinaire.
17:42Le Japon n'est pas allé.
17:43Et puis, il y avait Japon, il y avait Finlande,
17:46si je ne me trompe pas,
17:46et beaucoup de représentants des médias
17:48venant des pays occidentaux.
17:51Et puis, qui d'autre ?
17:53CNN.
17:54Je pense que les journalistes japonais
17:56ont été interdits par leurs responsables d'y aller.
18:00Et, en fait, moi, j'ai eu l'occasion
18:02de m'entretenir avec l'une de mes collègues françaises
18:08qui a interrogé beaucoup de personnes,
18:10les enquêteurs, la représentante spéciale
18:12du président pour les droits de l'homme
18:14et qui a regardé vraiment très attentivement
18:17à l'intérieur de ce bâtiment.
18:18Et donc, je lui ai posé la question
18:20qu'est-ce qui a retenu son attention ?
18:22Quels sont les faits les plus importants
18:24dans cette histoire ?
18:25Mais je n'ai pas entendu la réponse.
18:28– Alors, j'aurais justement une question
18:30pour vous, Sébastien, à ce sujet-là.
18:33Nous voyons réellement ce recours au terrorisme, certes,
18:37mais quel est l'intérêt stratégique
18:39et géopolitique actuellement pour les atlantistes ?
18:43Parce que, soyons honnêtes,
18:44Kiev prend quand même très, très peu de décisions,
18:46ce sont plutôt les exécuteurs.
18:48Donc, quel est l'intérêt pour les atlantistes aujourd'hui,
18:51comme on le voit, de développer ce recours systématique
18:54et grandissant au terrorisme contre la Russie ?
18:57– Je dirais que c'est les Anglais
18:58qui, encore une fois, sont aux manettes.
19:00C'est-à-dire que, en fait, M. Narichin l'a dit lui-même,
19:03vous savez, on a eu au XXe siècle deux guerres mondiales.
19:05Ce n'était pas au Moyen-Âge, ce n'était pas il y a 700 ans,
19:08on a eu deux guerres mondiales.
19:09Et à chaque fois, les Anglais ont poussé, justement,
19:11à ces guerres mondiales quand leur empire était menacé.
19:14Aujourd'hui, on est dans un système idéologique
19:16de libre-échange britannique qui est en faillite aujourd'hui.
19:19Et donc, comme on l'a vu d'ailleurs dans cette conférence,
19:21il y a le Sud global qui émerge,
19:22qui veut s'émanciper, se libérer de cette tutelle.
19:25Et ce système oligarchique le refuse.
19:27C'est-à-dire qu'ils sont jusqu'au boutiste,
19:29ils iront jusqu'au bout.
19:30Par le terrorisme ici, les coups d'État là-bas,
19:33le pillage des ressources là.
19:35Donc, il y a une forme de juste-boutiste
19:36et c'est tout le système.
19:37Vous savez, je donne souvent des chiffres.
19:39Le PIB de la France, c'est 3 000 milliards.
19:42Le PIB mondial, c'est 110 milliards.
19:45La bulle spéculative dans le monde,
19:46c'est 2 millions de milliards.
19:48C'est-à-dire qu'on vit dans une bulle financière
19:50qui peut exploser à tout moment.
19:52On a un système qui est complètement en banqueroute.
19:54Donc, ils ont besoin d'une guerre.
19:55Et besoin, comme on dit,
19:56une bonne guerre pour se relancer.
19:57Parce que cette bulle,
19:59on ne pourra pas la sauver.
20:00On ne pourra pas la résorber.
20:01Ce système, on ne pourra pas le sauver.
20:02Il est en banqueroute.
20:03C'est une crise systémique.
20:05Donc, le seul moyen, c'est la guerre.
20:06Et je parie, malheureusement,
20:08qu'ils sont plus juste-boutistes
20:10qu'on ne peut, malheureusement, le souhaiter.
20:13Pourtant, la guerre peut les emporter.
20:15Oui, mais comme elle a emporté
20:17des dizaines de millions de personnes
20:18dans les deux conflits au XXe siècle.
20:20Et précisément, puisque vous parlez,
20:21faites un peu d'histoire,
20:23le virage terroriste du régime de Kiev
20:25ne concerne pas seulement des attaques
20:27sur les nouveaux territoires,
20:28mais sur l'histoire elle-même.
20:29Le chef du régime de Kiev s'est prosterné
20:32devant la dépouille d'André Melnik
20:33lorsque ce criminel de guerre
20:35était inhumé avec les honneurs.
20:37Arnaud Klarsfeld s'en est indigné
20:39en reprenant le commentaire du Mossad.
20:42Quand je disais qu'une partie,
20:44et notable, du gouvernement ukrainien actuel
20:47rendait hommage à ceux qui avaient collaboré
20:49avec les nazis,
20:50j'étais injustement critiqué.
20:52Ce n'est que la triste réalité.
20:54L'Ukraine veut rejoindre l'Union européenne.
20:57Elle ne peut pas le faire
20:58en réhabilitant de tels personnages
21:00comme Melnik.
21:01L'Europe s'est bâtie sur la victoire
21:03contre le nazisme.
21:04Il faut s'en souvenir.
21:06Ce qu'il faut aussi me souligner,
21:08c'est que la Pologne a très mal réagi.
21:10Israël a très mal réagi.
21:13Le mémoriel Yad Vashem a très mal réagi.
21:16Sakharie, il y a quand même un paradoxe.
21:19C'est que Zelensky lui-même est juif.
21:21Son grand-père est un héros de guerre,
21:22de la grande guerre patriotique.
21:24Et là, il est à genoux,
21:25au pied d'un des organisateurs
21:28des massacres, notamment à Babillard,
21:31de dizaines de milliers de juifs,
21:33de polonais et de russes.
21:35On a l'habitude, il y a des bons
21:38et des mauvais islamistes.
21:39Ceux qui servent l'Occident
21:40sont des bons islamistes.
21:41Et là, on a l'impression
21:42qu'il y a des bons et des mauvais nazis.
21:43Qu'est-ce que vous pouvez nous faire
21:45comme commentaire à ce sujet-là ?
21:48Oui, ce qui est en jeu maintenant,
21:51c'est l'avenir du système transatlantique.
21:53Et ce système est en danger ce moment-là.
21:56C'est pour ça qu'ils veulent utiliser
21:58tous les moyens possibles
21:59pour sauver son système.
22:01Et dans les pays arabes,
22:04ils sont les salafistes,
22:06les wahhabistes,
22:07terroristes,
22:08que le système transatlantique
22:11peut utiliser.
22:12En Ukraine, ce sont les néo-nazis.
22:14C'est parce que les libéraux de Kiev
22:19qui boivent du vin blanc,
22:21ils ne sont pas prêts
22:24à sacrifier sa vie pour son pays.
22:27Ce sont les néo-nazis
22:29qui peuvent le faire.
22:32Et c'est pour ça que les néo-nazis
22:34peuvent être utilisés
22:37par le système dans ce cas-là.
22:39Pour autant,
22:41il y a certes une utilisation,
22:43une instrumentalisation,
22:44c'est vrai,
22:45mais ça va quand même
22:46beaucoup plus loin.
22:47Parce que,
22:48n'oublions pas quand même
22:49que beaucoup de réformes législatives
22:50sont faites en Ukraine,
22:52qu'elles sont faites
22:52sous le haut patronage
22:53des institutions européennes,
22:55quand même,
22:55notamment la Commission de Venise,
22:57qui valide tout ça.
22:58Et on voit énormément de lois
23:00qui ne sont finalement rien d'autre
23:01que des lois de ségrégation.
23:03Cyril Delattre,
23:04est-ce que quand même
23:06le néo-nazis,
23:07si au départ,
23:08effectivement,
23:08il est utilisé plus
23:10comme le terrorisme islamiste,
23:13comme un instrument de destruction,
23:14parce qu'il fallait bien
23:15détruire l'Ukraine,
23:16cette Ukraine
23:17qui faisait partie du monde russe,
23:18mais derrière,
23:19on a l'impression
23:20qu'il a quand même
23:21le projet
23:22de reformater les cerveaux,
23:24d'où cet agenouement
23:26devant Ménique,
23:27parce qu'il y a quand même
23:28des fondamentaux
23:29des résurgences nazies
23:30qui deviennent matérielles,
23:32qui existent.
23:33Elles l'ont toujours été.
23:34Je vais juste rappeler
23:36un détail.
23:36À la fin de la Deuxième Guerre mondiale,
23:38le conflit en Ukraine
23:38ne s'est pas arrêté
23:39en août 1945.
23:40Il s'est poursuivi
23:41jusqu'en 1954,
23:44je crois,
23:44et les Américains
23:46alimentaient
23:47avec des néo-nazis
23:48qu'ils avaient récupérés
23:49pour aller combattre
23:50le communisme
23:51de l'autre côté.
23:51Ça s'est plus ou moins arrêté,
23:52enfin plus ou moins arrêté,
23:54quand Bandera
23:55s'est fait bandériser.
23:59Mais aujourd'hui,
24:00c'est toujours la même chose.
24:02Je vais même aller plus loin.
24:03On a le RDK.
24:05Le RDK travaille
24:06avec des bataillons néo-nazis
24:07qui sont revanches,
24:09Carpathian Sitch,
24:10garnison royale en France,
24:12par exemple.
24:13Tout ça,
24:14ils sont en train
24:15d'installer
24:16toute une nouvelle sphère
24:17de gens
24:18qui passent encore
24:19sous les radars aujourd'hui
24:20parce qu'ils sont jeunes,
24:21ils sont des gamins.
24:22Ça passe au travers du MMA,
24:23ça passe au travers
24:24des trucs sportifs.
24:26Il y a des anciens
24:26mercenaires français
24:27comme César Augard
24:29et d'autres
24:30qui sont très impliqués là-dedans.
24:31Et il y a des ramifications
24:33en France,
24:34en Angleterre,
24:35en Allemagne,
24:35dans le monde du football,
24:37etc.
24:37Et on va tous les prendre.
24:39Il n'y aura pas que la Russie,
24:40mais on va tous les prendre.
24:41Quant à l'opération
24:44de Zelensky,
24:45de s'agenouiller
24:46devant cette tordure
24:48de Melnick,
24:49je pense que
24:51je vais faire le parallèle
24:52avec Netanyahou.
24:54Il ne faut pas oublier
24:54que le père de Netanyahou,
24:56Benzimon Netanyahou,
24:57était le secrétaire particulier
24:58de Jabotinsky.
24:59Quand on sait
25:00qui est Jabotinsky,
25:02quand on sait
25:03qu'il y a même des Juifs
25:06en Ukraine
25:06qui ont tué
25:08leurs propres...
25:11d'autres Juifs
25:12au moment
25:12de la Deuxième Guerre mondiale,
25:13je ne suis pas surpris
25:14de voir Zelensky
25:15faire ce genre de truc.
25:16D'autant plus
25:17qu'il est en position
25:18de faiblesse
25:18vis-à-vis de ses bataillons
25:19néo-nazis,
25:20c'est que lui,
25:21il a promis
25:22qu'il reprendrait la Crimée,
25:23qu'il reprendrait le Donbass,
25:24etc.
25:25Il sait que la promesse
25:25ne peut pas être tenue
25:26et que de toute façon,
25:28son temps politique
25:29et physique
25:31est aussi compté
25:32et que si pour lui,
25:33ça s'arrête,
25:34il risque aussi
25:35de se faire dézinguer
25:36de l'intérieur.
25:37Donc c'est aussi
25:37un peu un moyen...
25:38Il risque physiquement
25:38de ne pas y survivre
25:39de toute façon,
25:40pour être clair.
25:41Il ne faut pas.
25:42Justement,
25:43on parlait de Melnick
25:45mais il semblerait
25:46que quand même
25:46l'Ukraine ne s'arrête pas
25:47en si bon chemin
25:48puisque maintenant,
25:48la question est
25:49est-ce qu'on ne pourrait
25:50pas faire la même chose
25:51avec Bandera ?
25:53D'où finalement
25:54une question quand même.
25:57Ces élites
25:59actuelles
25:59en Ukraine,
26:01soit elles ont été
26:02mises en place
26:03justement
26:03par leur filiation
26:05directe,
26:07en tout cas idéologique,
26:08avec
26:09cette époque
26:10des groupements
26:11néo-nazis ukrainiens
26:12qui collaboraient
26:13avec les nazis.
26:14Mais est-ce qu'on ne voit
26:16pas non plus
26:16une certaine affiliation
26:17au niveau
26:18des élites européennes
26:20ou avec certaines élites
26:22au Canada aussi ?
26:24Parce qu'on a l'impression
26:26quand même
26:26qu'il y a une forme
26:27de revanchisme
26:28presque historique
26:29qui se met en place
26:30et qui est en train
26:31de se réaliser
26:31en Ukraine pour eux.
26:33C'est pour moi la question.
26:34C'est pour vous la question.
26:36On peut faire
26:37un parallèle
26:38parce que vous savez
26:39sur notre site
26:41solidaritéprogrès.fr
26:41on avait publié
26:42un article en 2006
26:43qui disait
26:45comment Londres
26:45et Wall Street
26:46ont mis Hitler
26:47au pouvoir.
26:48Et à l'époque
26:48c'était l'alliance
26:49entre Alan Dulles
26:50et son frère
26:50John Foster Dulles
26:51qui était un
26:53chef du renseignement
26:54en Allemagne
26:54et l'autre
26:55était défendé
26:55les intérêts
26:56de la Banque d'Angleterre
26:57et de JP Morgan.
26:58Et ils ont fait
26:59un plan
26:59Kiel Marchart
27:00qui était devenu
27:00le ministre de l'économie
27:01d'Adolf Hitler
27:03pour rebâtir
27:04une Allemagne
27:04forte et puissante
27:05et soutenir
27:05le régime nazi
27:07et il a été
27:07ministre de l'économie
27:08d'Adolf Hitler
27:09et lui
27:09il a été sauvé
27:10après-guerre.
27:10Il a eu des fonctions
27:11très importantes
27:12dans l'Allemagne
27:13et dans la reconstruction.
27:14Donc ces réseaux
27:15n'ont jamais été
27:16abolis finalement
27:17et les réseaux
27:18pareil néo-nazis
27:19ukrainiens
27:20ont toujours été
27:21entretenus
27:21depuis la seconde
27:22guerre mondiale.
27:23Donc c'est des...
27:24Ils ont même été
27:24particulièrement
27:25bien utilisés
27:26par le continent américain
27:28aussi dans le cadre
27:29de la guerre froide
27:30et derrière
27:31pour relancer
27:32on l'a vu même
27:33en 2014.
27:33Alors je ne sais pas
27:33si c'est une revanche
27:34parce que je rejoins plus
27:36l'analyse
27:37qui a été fait par monsieur
27:38c'est que
27:40l'histoire était finie
27:41selon Fukuyama
27:42la Russie
27:43allait devenir
27:44libérale
27:44démocrate
27:45comme nous bien sûr
27:46allait rejoindre
27:47le camp du bien
27:48malheureusement
27:49ça ne s'est pas
27:49tout à fait passé
27:50comme ça
27:50et donc aujourd'hui
27:52on se retrouve
27:53dans un corner
27:53nous la minorité mondiale
27:55puisque moi je suis en France
27:56je fais partie
27:56de la minorité mondiale
27:57maintenant
27:57donc on se retrouve
27:59dans un corner
27:59et je ne sais pas
28:00si c'est l'esprit
28:01de revanche
28:01ou la peur de disparaître
28:05un peu des deux quand même
28:06pardon
28:08un peu des deux quand même
28:09et je rappellerai juste
28:11Walter Hallstein
28:12en 1954
28:13ancien nazi
28:14premier président
28:15de la commission européenne
28:16il y en a eu d'autres après
28:17et ce qu'il avait prévu
28:20pour l'union européenne
28:21qui est en train
28:22de se réaliser aujourd'hui
28:24donc c'est la montée
28:25du quatrième Reich
28:26avec tout ce qui va
28:27tout ce qui va derrière
28:29et à mon avis
28:29ce n'est pas fini
28:30on n'a pas tout vu
28:31l'utilisation systématique
28:33du terrorisme
28:33traduit une radicalisation
28:35de la position
28:36des occidentaux
28:37dans la guerre
28:38qui est menée
28:39contre la Russie
28:40tous les coups
28:40semblent désormais permis
28:49malgré l'enthousiasme
28:50sur les réseaux sociaux
28:51occidentaux
28:52quant à la prochaine victoire
28:53du régime qui vient
28:53la réalité du terrain
28:55semble pourtant s'imposer
28:56Volodymyr Zelensky
28:57en a appelé
28:58à Donald Trump
28:59et au Congrès américain
29:03cette semaine
29:04j'ai envoyé
29:05une lettre spéciale
29:06au président
29:07des Etats-Unis
29:07et au Congrès
29:08et hier
29:09cette lettre
29:10a été transmise
29:11aux instances
29:11à Washington
29:12il est rare
29:13que le chef
29:14d'un autre état
29:15s'adresse ainsi
29:16par le biais
29:17d'une lettre
29:17à la fois au président
29:18et au Congrès américain
29:20or telle est la situation
29:22actuelle
29:22il faut agir
29:23il faut agir
29:24rapidement
29:25et efficacement
29:26il faut que les Etats-Unis
29:28entendent l'Ukraine
29:29nous comprenons
29:30qu'une grande attention
29:31est désormais accordée
29:33à la guerre en Iran
29:33mais il faut également
29:35mettre fin à la guerre
29:36ici
29:36en Europe
29:38les puissances européennes
29:39de leur côté
29:40ont décidé
29:40de consolider
29:41leur alliance
29:42contre la Russie
29:43avec Varsovie
29:44comme cheville ouvrière
29:45le 27 mai
29:46la Pologne
29:47la Pologne a signé
29:47une alliance militaire
29:48avec le Royaume-Uni
29:52l'histoire et la géographie
29:55nous enseignent
29:55de manière particulièrement douloureuse
29:57que la Pologne
29:58doit construire
29:59des alliances fortes
30:00qui dissuaderont
30:01avant tout
30:02les agresseurs potentiels
30:04des alliances
30:05qui permettront
30:06de mettre en oeuvre
30:07des mesures préventives
30:08concrètes
30:08avant un éventuel conflit
30:10afin d'éviter
30:12une menace immédiate
30:13telle est la nature
30:14du traité
30:15entre la Pologne
30:16et le Royaume-Uni
30:19Sakkari
30:20j'ai une double
30:21voire une triple question
30:22donc la première
30:23double question
30:24c'est
30:24est-ce que Washington
30:26a la volonté
30:27et les moyens
30:28de répondre favorablement
30:29à la demande
30:30de Zelensky
30:31et la deuxième
30:32simple question
30:33cette fois
30:34c'est qu'est-ce que vous pensez
30:35de cette initiative
30:36de vraisemblablement
30:37de vouloir créer
30:38autour de la Pologne
30:40avec le support
30:41de l'Allemagne
30:42et de l'Angleterre
30:43autant de points zéros
30:44puisque la fiabilité
30:46de Washington
30:47précisément
30:47est remise en question
30:49je vous écoute Sakkari
30:50donc premièrement
30:52même si les Etats-Unis
30:54dans l'avenir
30:55avaient la volonté
30:56de continuer
30:59sa présence
31:00en Europe
31:00militairement
31:01ce n'est plus possible
31:03les Etats-Unis
31:03se sont face
31:05à une nouvelle réalité
31:07donc ils n'ont plus
31:09des moyens
31:10les ressources militaires
31:13et économiques
31:13pour continuer
31:14sa présence
31:15forte en Europe
31:16c'est pour ça
31:17qu'ils préfèrent
31:19faire un indiquement
31:21de l'influence
31:23chinoise
31:24en Asie-Orientale
31:27et aussi
31:28ils préfèrent
31:30être présents
31:31au Moyen-Orient
31:32maintenant
31:32même s'ils avaient
31:33volonté
31:34ils ne peuvent plus
31:35le faire
31:36c'est la nouvelle réalité
31:38qui doivent
31:41faire face
31:43les dirigeants
31:44européens
31:45aussi
31:45c'est le problème
31:47de la désindustrialisation
31:49ou pas ?
31:50la Pologne
31:50sont parmi les pays
31:51les plus russophobes
31:53du monde
31:54le Royaume-Uni
31:56a des antipathies
31:57historiques
31:58et la méfiance
32:00stratégique
32:01contre les pouvoirs
32:02continentaux
32:02et la Pologne
32:04apparemment
32:05se sont volontaires
32:06de prendre
32:07la revanche
32:08historique
32:09et c'est
32:10difficile
32:11à voir
32:11les autres
32:12intentions
32:13de la part
32:14du Royaume-Uni
32:15et la Pologne
32:15que
32:16s'élagir
32:17la guerre
32:17aux autres pays
32:18ils ne veulent pas
32:19laisser l'Ukraine
32:20tomber
32:21ils ont peur
32:22de l'effondrement
32:23du système
32:24transatlantique
32:26merci
32:27en fait
32:27il y a une question
32:28aussi du coup
32:28qui se pose
32:29peut-être aussi
32:31Cyril pourrait y répondre
32:32est-ce que
32:33cette difficulté
32:35objective
32:35maintenant
32:36quand même
32:36d'aide
32:37même si on a la volonté
32:38on n'a pas forcément
32:38les moyens
32:39est-ce que c'est pas lié
32:40aussi à cette désindustrialisation
32:42puisque nous étions
32:43soi-disant tous
32:44entrés joyeusement
32:45dans l'air post-industriel
32:47et cela a touché
32:49aussi les Etats-Unis
32:50moins
32:51que l'Europe
32:52mais ce les a touchés aussi
32:53et on en revient
32:54effectivement
32:54à la question
32:56de savoir
32:56entre l'envie
32:58et les moyens
32:58et peut-être
32:59les besoins
33:00s'ils veulent
33:00continuer une guerre
33:02Cyril
33:02est-ce qu'il n'y a pas là
33:04ici un problème
33:05quand même sérieux
33:06qui se pose
33:06il y en a deux
33:07déjà des problèmes
33:07le premier problème
33:08c'est que
33:10le premier problème
33:11c'est qu'effectivement
33:12on est face
33:12à une désindustrialisation
33:15croissante
33:16accentuée par
33:17les effets négatifs
33:18suicidaires
33:19des sanctions portées
33:19contre la Russie
33:20notamment sur les énergies
33:21puisque l'Union Européenne
33:23en pâtit
33:23or pour l'industrie
33:24il faut de l'énergie
33:25et d'autre part
33:27on a été suffisamment stupide
33:29et là je vais parler
33:30pour le cas de la France
33:30pour fermer une bonne partie
33:32de nos chaînes
33:33de fabrication d'armement
33:34ce qui n'a jamais été le cas
33:35notamment les chars Leclerc
33:36donc il faut les reconstruire
33:38les remettre en place
33:39or pour tenter
33:41de relancer son économie
33:43par le complexe
33:44militaro-industriel
33:45il faut un ennemi
33:46parce que s'il n'y a pas d'ennemi
33:48il n'y a pas d'investissement
33:49il n'y a pas de raison
33:50pour le faire
33:51etc
33:51et donc ça ne fonctionne
33:53absolument pas
33:54à propos de l'ennemi aussi
33:55Igor
33:55justement c'est assez intéressant
33:57quand on regarde le discours
33:58par rapport à la Russie
33:59parce que justement
34:00après ces frappes
34:01sur Starobank
34:01et la réponse de la Russie
34:04partout bizarrement
34:05nous entendons parler
34:05de la faiblesse
34:07de la Russie
34:07le fait qu'elle est
34:09à bout de souffle
34:10et qu'elle serait même
34:11désespérée
34:12mais elle est tellement
34:13faible
34:14et elle est tellement
34:14désespérée
34:15que l'Union Européenne
34:17doit immédiatement
34:19rentrer dans une économie de guerre
34:21et se réindustrialiser
34:22à je dirais
34:24à rythme forcé
34:26avec 30 000 morts
34:27par mois
34:28oui pour la Russie
34:29bien sûr
34:30et n'oublions pas
34:31que tous les Ukrainiens
34:32ressuscitent
34:32ils sont immortels
34:34donc nous sommes en fait
34:36vraiment dans la propagande
34:37de guerre
34:38réellement
34:38en tout cas du côté
34:42des Européens
34:43ou des Atlantistes
34:43comment expliquez-vous
34:44quand même
34:46il y a un niveau
34:47absolument lamentable
34:48de cette propagande
34:49vous qui êtes journaliste
34:50oui absolument
34:51vous avez tout à fait raison
34:53il y a beaucoup
34:53de contradictions
34:54pas uniquement
34:56dans les médias
34:56mais aussi
34:57dans les discours
34:58des hommes politiques
34:59et des responsables
35:02politiques
35:02de différents pays
35:03de l'Europe
35:04déjà il faut commencer
35:05par un simple fait
35:07qui est vraiment
35:07très simple
35:08et en fait
35:08beaucoup
35:09n'y prêtent attention
35:12est-ce que la Russie
35:13a fait vraiment
35:13quelque chose de mal
35:14à la France
35:15mais si on parle
35:17des relations bilatérales
35:18il faut bien expliquer
35:20aux gens
35:20est-ce que la Russie
35:21a pris les sanctions
35:22qu'est-ce que la Russie
35:24a fait à la France
35:25c'est pour ça d'ailleurs
35:26qu'ils ont du mal
35:27à avoir un soutien
35:27de la population
35:28parce que pour une intervention
35:30militaire
35:31les français ne suivent pas
35:32Joukhoff a donné la réponse
35:33il y a quelques dizaines d'années
35:35nous les avons libérés
35:36du nazisme
35:37ils ne nous pardonneront jamais
35:39effectivement
35:39voilà
35:40et ces contradictions
35:41on les voit un peu partout
35:42vous venez de le souligner
35:44si la Russie
35:45est vraiment faible
35:45parce qu'on voit
35:46beaucoup de reportages
35:47beaucoup d'articles
35:47sur l'état vraiment
35:49très très faible
35:50de l'économie russe
35:51d'ailleurs on voit ça
35:52d'année en année
35:53depuis 2022
35:55on a entendu ces pronostics
35:56que l'économie russe
35:57va s'effondre
35:58et l'inflation serait
36:01on avait même un ministre de l'économie
36:02qui avait promis
36:03d'ailleurs de la mettre à genoux
36:04et voilà
36:04effectivement
36:05il y a beaucoup de journalistes
36:07internationaux
36:07qui travaillent
36:08notamment ceux qui travaillent
36:09chez RT
36:09qui ont démontré
36:10que le niveau de la médecine
36:12qu'on a ici
36:13le niveau de
36:15voilà ce qu'on a
36:16dans les supermarchés
36:17les routes
36:18et bien
36:19ce serait pas mal
36:20si
36:21si on aurait tout ça
36:23dans d'autres pays
36:23de l'Europe
36:25Je voudrais justement
36:26revenir sur
36:28cet accord
36:29qui a été conclu
36:30entre
36:32les Européens
36:33et la Pologne
36:34et qui veulent faire
36:36en fait de la Pologne
36:37un centre
36:38un pivot
36:39beaucoup d'accords
36:41ont également été conclus
36:42entre les pays de l'OTAN
36:43notamment la France
36:45et l'Ukraine
36:46nous voyons
36:48se déplacer
36:48sur sol ukrainien
36:49beaucoup d'entreprises
36:51qui sont réorientées
36:53vers la production
36:54militaire
36:55il n'y a jamais
36:57d'accord de parlement
36:58qui est donné
36:58il n'y a jamais
36:59de consultation nationale
37:00est-ce que les élites
37:02atlantistes
37:03dans les pays occidentaux
37:04ont peur
37:05de l'ompillon public
37:06ont peur que
37:07les parlements
37:08sont quand même
37:08assez dociles
37:09quand même
37:09soyons honnêtes
37:10ça aille trop loin
37:11et ne les suivent pas
37:12ou simplement
37:14ils ont perdu
37:15complètement tout lien
37:16avec les principes
37:18démocratiques de base
37:19Alors je ne connais pas bien
37:20le système démocratique
37:21de la Pologne
37:22mais en tout cas
37:22si on peut prendre
37:23vous savez dans un jeu
37:24d'échecs
37:24la Pologne serait un pion
37:25qui a accédé
37:26à l'autre côté
37:26elle peut se transformer
37:27en une autre pièce
37:28qui est le fou
37:29et elle devient
37:30complètement folle
37:31quant à la France
37:32pour parler de la France
37:34on a un régime présidentiel
37:35et le président
37:36est donc chef des armées
37:37donc il a tout pouvoir
37:38sur les décisions militaires
37:39après il peut y avoir
37:40des contre
37:41des votes
37:42pour valider
37:43la politique
37:43décidée par le président
37:45et s'il y a un engagement
37:46des finances publiques
37:47ça doit passer
37:47par le Parlement
37:48bien sûr
37:48mais vous savez
37:49qu'en France
37:51quand le peuple dit non
37:52on l'a vu en 2005
37:53avec le fameux référendum
37:54c'est un exemple
37:55qui reste vraiment
37:56très symbolique
37:57et très fort
37:57pour la France
37:58qu'on s'est assis
37:59sur leur vote
37:59et il y a une forme
38:00de désespoir
38:00dans la politique
38:01en France en ce moment
38:02il faut l'avouer
38:02beaucoup de gens
38:03ne veulent plus voter
38:04n'y croient plus
38:05et on sait que Macron
38:06a 13 ou 14%
38:07de taux de popularité
38:08et il préside toujours
38:10c'est ça la démocratie
38:12c'est la démocratie
38:13moderne
38:14donc en effet
38:14il y a un danger
38:16que ces élites
38:17soient de plus en plus
38:18déconnectées
38:19si vous voulez
38:20des pouvoirs démocratiques
38:22le régime de Kiev
38:23tente d'étendre
38:24le conflit
38:25au-delà
38:25des frontières ukrainiennes
38:26la cible principale
38:27est désormais
38:28la Biélorussie
38:29l'opposante biélorusse
38:30Fetlana Tikhanovskaya
38:31a été reçue
38:32à Kiev
38:33avec les honneurs
38:36nous exprimons
38:38notre solidarité
38:39avec le peuple
38:40ukrainien
38:40qui subit courageusement
38:42l'agression russe
38:43depuis déjà
38:43de nombreuses années
38:44nous comprenons
38:45parfaitement
38:46que l'Ukraine
38:46ne défend pas
38:47seulement son indépendance
38:48mais aussi
38:49le droit
38:49de nos peuples
38:50à vivre
38:51libérés du jeu
38:52impérial
38:52sans violence
38:53ni peur
38:54je suis convaincue
38:56que la victoire
38:56de l'Ukraine
38:57ouvrirait la voie
38:58à la liberté
38:59de la Biélorussie
39:00de son côté
39:02le président
39:02biélorusse
39:03Lukashenko
39:04a démenti
39:05toute forme
39:05de co-bédigérance
39:06contre l'OTAN
39:07ou contre l'Ukraine
39:08à l'occasion
39:09d'exercices militaires
39:10visant à intensifier
39:11le déploiement
39:12en Biélorussie
39:13du parapluie nucléaire russe
39:17Je remercie encore une fois
39:19tous ceux
39:19qui ont préparé
39:20cet événement
39:21et qui nous ont invités
39:22Vladimir Poutine
39:23et moi
39:24à ces événements
39:25complexes
39:26Oui, je vous soutiens
39:28pleinement
39:28nous ne menaçons
39:29absolument personne
39:31mais nous possédons
39:32ces armes
39:33et nous sommes prêts
39:34à défendre
39:34notre patrie
39:35de Brest
39:36à Vladivostok
39:37notre patrie commune
39:39par tous les moyens
39:40possibles
39:40c'est la seule démonstration
39:42de notre part
39:43je pense que vous serez
39:44d'accord avec cela
39:52Face à l'inévitable
39:53perspective
39:53de la défaite ukrainienne
39:55les classes dirigeantes
39:56des puissances européennes
39:57se radicalisent
39:58banalisant
39:59l'emploi
39:59des méthodes terroristes
40:00et envisageant
40:01froidement
40:01l'extension de la guerre
40:03aux pays voisins
40:03de l'Ukraine
40:04les autorités russes
40:05pour l'instant
40:06restent sur la réserve
40:07C'est tout pour aujourd'hui
40:09merci d'avoir suivi
40:10cette émission
40:10je vous donne rendez-vous
40:12la semaine prochaine
40:13pour un nouveau numéro
40:14d'ici Moscou
40:15les français parlent
40:16au français
40:16les francophones
40:17parlent au francophone
40:20le fait qu'il y a
40:22le fait que je vous donne
40:23le fait qu'il y a
40:23l'inévitable
40:23le fait qu'il y a
40:26le fait qu'il y a
Commentaires