00:00C'est une réalité. La mairie de Paris, c'est une très grande collectivité.
00:05Vous imaginez bien que le problème n'est pas traité de la même façon.
00:08Pourtant, c'est la même compétence que dans une petite commune où il y a une seule école,
00:11où il n'y a même peut-être pas de centre de loisirs et où l'accueil périscolaire touche quelques
00:15enfants
00:16et où on connaît l'animateur qui habite peut-être lui-même la commune ou la commune d'à côté.
00:20Mais néanmoins, je pense qu'on ne peut pas renvoyer ça sur le système.
00:25Si on dit « Ah oui, mais c'est parce qu'il y a une lourde administration.
00:28Ah oui, mais c'est parce qu'on a du mal à recruter. »
00:30C'est vrai.
00:31Je n'excuse personne, François Togier, vous aurez compris.
00:32Mais c'est ce qu'on entend.
00:34Vous savez, moi j'entends des reportages où il y a des gens qui disent
00:37« Ah oui, mais vous savez, c'est tellement difficile de recruter des animateurs. »
00:39Ce qui est vrai. C'est souvent difficile.
00:41Bon, voilà, et on n'est pas toujours très sélectif parce que ce n'est pas très bien payé,
00:44ce n'est pas des temps pleins et ainsi de suite.
00:45Mais pour autant, les parents, je suis moi-même parent,
00:49même si mes enfants aujourd'hui sont un peu plus grands,
00:50mais on les confie quand on est parent en confiance.
00:53Bien sûr.
00:55Justement, dans les mairies à l'accueil périscolaire ou à des crèches
00:59ou bien sûr à des centres de loisirs, on se dit « Bon, ben voilà,
01:04pendant ce temps-là, mes enfants sont protégés. »
01:07D'ailleurs, ils ne sont pas à la rue.
01:08C'est aussi pour ça qu'on le fait.
01:09C'est pour qu'ils ne soient pas ni à la rue, ni tout seuls à la maison livrés à
01:13eux-mêmes.
01:13Et là, malheureusement, ils ont été mis en danger.
01:16Alors moi, je n'accuse pas du tout les élus, ni de la ville de Paris, ni d'ailleurs,
01:19de les avoir volontairement mis en danger.
01:21Évidemment non.
01:21Mais en revanche, je crois qu'en effet, depuis très longtemps,
01:24on ferme un peu les yeux dans notre société.
01:27On regarde ailleurs lorsqu'il s'agit des enfants.
01:29Ce qui est très paradoxal, puisqu'on a dit qu'on était dans une société de l'enfant roi.
01:34Mais au sens où, dans une famille, souvent, on ne veut pas contredire l'enfant, etc.
01:38Mais on a cette même société qui a mis l'enfant un peu au centre
01:42et qui, en revanche, ferme les yeux lorsqu'il est victime soit de violences intrafamiliales,
01:47c'est un problème très lourd, soit dans des structures comme ça,
01:51ou même, je rappelle qu'à Paris, ce n'est pas parce que c'est à Paris,
01:53mais il y a eu un scandale, parce que pour moi, c'est vraiment un scandale,
01:56dans une structure d'accueil d'enfants en difficulté, c'est-à-dire d'enfants placés,
02:00où un enfant s'est fait raser la tête et où des animateurs,
02:03des professionnels, diplômés, se moquaient de lui, le filmaient, diffusaient cette vidéo.
02:08Enfin, c'est atroce.
02:09Et où la mère, donc la mère n'était pas totalement absente,
02:12elle est ensuite allée demander des comptes.
02:13On lui dit, non, non, mais c'est rien du tout,
02:15c'est juste le coiffeur qui s'est un peu trompé quand il a coiffé votre fils.
02:18Donc, vous voyez, tout ça, on a l'impression qu'après, il n'y a pas de responsable.
02:21Et ce que vous dites est encore plus grave
02:23si la justice, à la fin, fait des condamnations très, très minimes.
02:26Et il y a...
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