00:00Est-ce que vous, Président, vous faites en sorte que la France garde sa place dans le commandement intégré de
00:05l'OTAN ?
00:05Oui, la décision a été prise en 2008. C'est une décision qui m'est apparue...
00:12L'OTAN, ça veut encore dire quelque chose ?
00:13...m'est apparue à l'époque très discutable, mais la France ne doit pas en permanence zigzaguer, osciller.
00:20C'est une décision qui a été prise. Et dans ce cadre-là, par contre, nous devons avoir une liberté
00:24de parole,
00:25une liberté de proposition et puis surtout une liberté de conviction.
00:28Et puis, vous dites que je critique Emmanuel Macron. De ce point de vue, je reconnais très volontiers
00:34qu'il a, avec beaucoup de rigueur, maintenu un cap, celui de l'autonomie stratégique, de la souveraineté européenne.
00:40Et il a été le premier en Europe à dire, attention, le soutien américain, ce n'est pas pour toujours.
00:46Nous devons nous préparer. Et je pense qu'un des grands enjeux de la bataille présidentielle,
00:52ce sera la bataille de la souveraineté, pas uniquement la souveraineté militaire.
00:55La souveraineté dans le domaine technologique, dans le domaine numérique, dans le domaine financier,
01:00c'est une nécessité absolue. Il y a trois exigences dans cette campagne présidentielle.
01:05La première, c'est de voir à quel point, aujourd'hui, notre démocratie est menacée.
01:10Nous devons la défendre. Elle est menacée à l'extérieur, on le voit, par les plateformes numériques,
01:15notamment par tous les populismes qui cherchent à interférer avec la volonté française.
01:21Et elle est menacée également à l'intérieur par la montée de forces autoritaires et populistes.
01:27Par ailleurs, deuxième exigence, au-delà de la défense d'un régime démocratique,
01:34nous devons apporter davantage de confiance aux Français.
01:38Les Français, ils sont sidérés par ce qui se passe, préoccupés tous les jours par la question de leur plein
01:44d'essence,
01:44la question de leur emploi.
Commentaires