00:00Là, c'est trop tard. Il faut presque que tu partes en même temps.
00:03Il faut le refaire, il faut le refaire. Désolée, il faut qu'on ait bien tout le timing.
00:07En fait, tu vas démarrer quand la dernière personne arrive, je pense, tu vois.
00:17Ok, Stéphanie.
00:19Le Grand Orchestre, c'est une œuvre participative que nous créons pour le bercail.
00:25Donc, c'est un spectacle qui ne sera pas en tournée ailleurs
00:28puisque c'est un objet scénique qui est fait pour ce lieu, pour toutes les spécificités de ce lieu.
00:35La profondeur, mais aussi l'architecture du lieu.
00:38Et elle est faite aussi avec les habitants du quartier de Dunkerque.
00:43Donc, on a créé une sorte de collectif de 45 interprètes
00:48et une vingtaine de personnes qui sont bénévoles, qui bricolent, qui construisent, qui cousent.
00:54Avec une équipe, bien sûr, de professionnels de la compagnie, qui s'appelle Reviens.
00:58Nous sommes en train de fabriquer ce spectacle.
01:07Le Grand Orchestre, en fait, c'est un orchestre de machines.
01:11Les interprètes ne sont pas musiciens, ils sont musiciens par défaut, malgré eux,
01:17puisque tous les objets qu'ils manipulent sont sonores.
01:20Alors, il y a normalement, on peut le faire en grave, au milieu, et sur les côtés.
01:29Un tourbillon, on peut faire un espèce de manège dans sa tête, au moins un peu brogui.
01:36On arrive à attraper deux harmoniques, deux notes.
01:38Dans tout l'espace, il y aura des bouts d'extracteurs qui ont été découpés.
01:47On cherchait des matériaux de récupération et on a commencé à couper.
01:51Ce modèle-là, qui est un vieux modèle, qui est très épais, du coup, il sonne vachement bien comme des
01:56cloches.
02:05Il y a des sons qui sont déclenchés par la machinerie, comme on peut le voir là.
02:10Et après, ils ont, comment dire, c'est les pupitres d'orchestre, mais pas d'instruments classiques.
02:14Il y en a qui jouent du ballon avec un écrou, il y en a qui jouent de la combinaison
02:17bruyante,
02:18il y en a qui jouent de la pelle avec des archers.
02:20Il y en a d'autres qui jouent du ballet, mais du ballet, pas de batterie, du ballet à nettoyer.
02:24Et donc voilà, on organise tout ça pour faire des voyages sonores et de mouvements.
02:32C'est une musique qui est bruitiste, qui est atmosphérique.
02:35Ce n'est pas une musique écrite comme on a l'habitude, avec des notes, etc.
02:40C'est plutôt une musique de rythme.
02:45C'est un orchestre qui est la métaphore d'une machine humaine.
02:48Donc en fait, le grand orchestre, ce serait comme de rentrer dans un corps humain,
02:55suspendu entre la vie et la mort.
02:57Et donc, on est dans cette machine humaine qui déraille un peu,
03:01qui a du mal à se synchroniser.
03:03Et chacun interprète une cellule de cette machine,
03:07enfin une cellule de ce corps humain,
03:08et donc active les mécanismes de ce corps.
03:17Moi, vraiment, c'est l'expérience humaine à rencontrer des gens à un tel projet.
03:22Et j'avais vu aussi le projet d'Alice sur Pinocchio.
03:25Et je croyais que c'était extrêmement fort de réunir autant de personnes
03:28qu'elle ne connaît pas en si peu de temps pour monter un spectacle aussi magnifique.
03:31Je ne connaissais pas le percail depuis que ça s'est ouvert.
03:34J'étais intéressé de découvrir ce qui était devenu lieu, en fait, au départ,
03:38et puis participer au projet au fur et à mesure.
03:41Il y a toujours plein de surprises.
03:45Je joue du tambour tout en haut.
03:48J'aime trop le théâtre, l'expérience vivante, le son, les tambours comme je fais là.
03:57Connaître autre chose, un autre point de la culture,
04:00parce que bon, je fais un peu théâtre, mais c'est du théâtre amateur et plutôt du Vaudville.
04:05Donc là, je me suis dit, bon, c'est un projet qui m'intéresse.
04:07Pourquoi pas essayer ?
04:08Il y a une cohésion qui commence à se créer avec tout le monde.
04:11C'est chouette.
04:11C'est chouette !
04:17Quelle fasse !
04:19Ciseau !
04:22C'est rien !