00:00Sur la stratégie du gouvernement, qui est la nôtre depuis le début,
00:03pour traiter évidemment les différents effets de cette guerre,
00:06sans oublier le reste des effets de la guerre également en Ukraine.
00:10Peut-être le premier élément pour bien traiter les effets d'une guerre,
00:15c'est de ne pas se tromper sur l'analyse de celle-ci.
00:18Au fond, nous n'avons jamais pensé, au regard des éléments de notre diplomatie,
00:23les éléments de notre renseignement militaire,
00:25les nombreux échanges que le président de la République pouvait avoir
00:28avec ces différents homologues, n'a jamais considéré que cette guerre pouvait être courte.
00:32On a eu la guerre des 12 jours, et dès le début du conflit,
00:36au regard parfois peut-être de l'irrationalité de certains acteurs,
00:40des effets finaux recherchés, le fait aussi que la question nucléaire
00:44du programme iranien, plus les enjeux de circulation maritime,
00:48laissait entrevoir que de toutes les évidences, ça pouvait durer.
00:51C'est parce que ça pouvait durer qu'aussi les négociations
00:54telles qu'elles ont été menées depuis maintenant plusieurs semaines
00:56auraient pu aussi aboutir. Force est de constater que, d'une manière ou d'une autre,
01:02cette guerre, sous une forme ou sous une autre,
01:05cette guerre va durer, soit de manière froide,
01:07comme on l'a actuellement, on peut le constater,
01:10soit malheureusement aussi avec une reprise des conflits et des frappes,
01:13ce qui est un scénario évidemment possible.
01:16Et au fond, on le voit aussi, le temps devient une arme en tant que telle
01:20des belligérants et singulièrement des gardiens de la Révolution,
01:24puisqu'ils le savent, la pression exercée sur Hormuz est une pression
01:28sur l'ensemble de l'économie mondiale, y compris d'ailleurs en Asie.
01:32Et donc, si ce temps devient une arme, il faut également, pour nous,
01:35en tirer des conclusions.
01:36Alors,
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