Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 16 heures
Insolites : Clash de CHristine Angot avec François Fillon (FR,Mai 2026)

Catégorie

😹
Amusant
Transcription
00:00Elle est écrivain, elle est régulièrement chroniqueuse aussi, elle suit la politique, elle suit l'actualité.
00:07Il s'agit, il s'agit de Christine Angot.
00:13Bonsoir Christine Angot.
00:14Bonsoir.
00:15Soyez la bienvenue.
00:17Bonsoir.
00:20Bonsoir.
00:21Bonsoir.
00:21Bonsoir.
00:22Je précise aussi que vous avez publié dans le journal du dimanche il y a quelque temps une lettre ouverte
00:27à François Hollande
00:28en lui demandant de revenir sur sa position et de se présenter pour éviter, je cite, la désintégration de la
00:35France.
00:35Que souhaitez-vous dire ou demander à François Fillon ?
00:39Bon.
00:42Vous ne vous êtes pas retiré.
00:44Vous êtes là.
00:47Vous savez que si vous êtes élu, on aura un président en qui une large partie de la population n
00:57'aura pas confiance.
01:00Celui qui a une contravention se demandera pourquoi il doit aller absolument au tribunal de police.
01:08Si vous êtes élu.
01:11Parce que, en cas de Fillon-Le Pen, beaucoup s'abstiendront.
01:18Quand on a parlé de ces costumes qu'un ami vous a offerts, vous avez dit « Et alors ?
01:25»
01:26Je comprends et tout le monde peut comprendre.
01:30On n'est pas dans une démocratie avec une transparence à l'américaine et sous certains aspects, tant mieux.
01:39Mais pour que vous compreniez ce qui nous choque, je vais prendre un tout petit exemple.
01:45Personnel.
01:46Mais chacun en a dans sa propre vie.
01:49Vous voyez ce bracelet ?
01:53Il m'a été offert il y a dix ans.
01:56Montrez-le.
01:57Voilà.
01:59Par quelqu'un qui se disait…
02:01Pour le temps que Didier Froli, notre réalisateur, puisse l'attraper, entre guillemets.
02:10Sans exagérer, mais bon.
02:12Donc, en tout cas, il m'a été offert il y a dix ans par quelqu'un qui se disait
02:15« Mon ami »,
02:16mais qui voulait obtenir quelque chose de moi.
02:19Me corrompre.
02:21Sur le moment, je n'ai pas compris et j'ai accepté le bracelet comme une imbécile.
02:27Et huit jours plus tard, elle me demande d'écrire quelque chose sur son dernier livre,
02:33qui n'était pas très intéressant.
02:37J'ai refusé, mais si j'avais accepté, j'aurais sûrement eu cinq ou six bracelets, aujourd'hui, à mon
02:47bras.
02:49Ce qui choque, c'est que vous vous soyez mis dans la situation pour des costumes ou autre chose.
02:55D'avoir des services à rendre.
02:59Pareil pour la revue des Deux Mondes.
03:00Un ami, l'adresse de la charrière, offre à votre femme un salaire exorbitant.
03:09Vu la pratique dans ce domaine, que je connais quand même assez bien.
03:14C'est choquant.
03:16La revue des Deux Mondes, c'était tout un symbole.
03:20C'était un lieu à part, dédié à la littérature.
03:24L'idée qu'il y a des choses qui ne s'achètent pas.
03:28L'idée qu'il y a certaines choses qui comptent plus que l'argent.
03:32A propos des histoires d'attachés parlementaires, vous dites, c'est légal.
03:42Pourquoi les gens ont un sentiment d'injustice, alors ?
03:49Peut-être la réponse de François Pillon ?
03:51Non.
03:53Pour que ce soit un dialogue ?
03:54Ce n'est pas un dialogue.
03:56Ce n'est pas un dialogue.
03:57C'est rarement un dialogue avec Mme Angot, c'est vrai.
04:00Peut-être parce que ce n'est pas une question de légalité,
04:03mais une question de décence.
04:05Dans le métro, début février, une femme lisait le canard enchaîné.
04:09Toute la page était consacrée à l'affaire.
04:11Il y avait un homme en face d'elle qui a engagé la conversation.
04:14C'était très ironique.
04:16Et puis, il est devenu soudain beaucoup plus grave.
04:19Et il a dit, ce qu'il y a, c'est qu'on risque d'avoir Marine Le Pen.
04:22On fera avec.
04:23Je ne dis pas que c'est bon, mais on fera avec.
04:26Si vous vous étiez retiré dans l'hypothèse d'un deuxième tour,
04:30les Républicains, Le Pen, on aurait voté pour les Républicains au deuxième tour.
04:34Sans problème, sans se sentir complice de quoi que ce soit.
04:37On a besoin de pouvoir s'identifier à celui pour qui on va voter.
04:41De sentir que même de loin, il comprend ce qu'on ressent.
04:44Et de l'approuver.
04:46Là, monsieur, est-ce que vous comprenez que le fameux front républicain est mis en danger ?
04:49Et connaissant les risques importants que notre pays tombe aux mains du FN.
04:54Alors, la réponse peut-être de François Fillon.
04:56On ne comprend pas pourquoi vous ne vous êtes pas retiré.
04:58On va le laisser répondre pour que vous puissiez réintervenir ensuite.
05:00Allez-y, François Fillon.
05:01Madame, de quel droit vous me condamnez ?
05:03De quel droit vous estimez que l'emploi de mon épouse était illégal et qu'il était indécent ?
05:08De quel droit ?
05:09Je ne vous dis pas que je vous...
05:10Attendez, il vous répondit.
05:10Il vous répondit.
05:11Mais si, madame, il vous répondit.
05:12Je vous dis ce que je ressens.
05:14C'est trop facile.
05:31Vous parliez de votre bracelet.
05:34Moi, j'ai rendu les costumes.
05:36Voilà.
05:39Je fais une...
05:39Alors, les applaudissements.
05:41On n'est pas dans une arène.
05:42Je vous ai retenu.
05:43Je fais une erreur.
05:45Mais cette accusation...
05:46Vous ne reculez vraiment devant rien.
05:48Mais cette accusation, c'est incroyable.
05:50Mais votre parole est malhonnête.
05:51Vous arrivez ici en procureur.
05:53Attendez, laissez le réunir.
05:54Vous vous aime traiter de malhonnête, comme ça.
05:55Ah oui, je vous traite de malhonnête.
05:56Vous savez pourquoi ?
05:57Parce que vous savez ce que c'est le pompon de toute cette histoire.
06:00C'est quoi ?
06:01Bérégovoy, que vous nous avez fait tout à l'heure.
06:03Ça, ça ne passe pas, monsieur.
06:05Moi, madame, pardon.
06:06Ça, ça ne passe pas.
06:07Pourquoi, Président Go ?
06:08Pourquoi ?
06:09Expliquez-vous.
06:09Pourquoi ça ne passe pas ?
06:10Mais parce que là, il y a toutes ces fans qui font ce qu'ils veulent.
06:14Mais le coup de Bérégovoy, monsieur, ça choque les gens.
06:17Ma question, si j'en ai une, elle est la suivante.
06:19Est-ce que vous nous faites un chantage au suicide ?
06:21Je n'ai pas dit ça, madame.
06:23Vous ne pouvez pas comprendre que je puisse être blessé par des accusations qui sont des accusations mensongères ?
06:29Oh, c'est triste.
06:30Oh, vous me faites de la peine.
06:31Regardez, regardez, voilà.
06:32Moi, vous m'en faites.
06:33Il est blessé ?
06:34Oui, absolument.
06:35Il est blessé, monsieur.
06:36Absolument.
06:37Non, s'il vous plaît, c'est un débat ici.
06:40C'est une enceinte où on débat tranquillement.
06:44Donc, que vous applaudissiez, c'est limite.
06:46Mais s'il vous plaît, pas d'invective à l'égard des invités.
06:49Écoutez, moi, ce que je peux vous dire, c'est que moi, je suis à l'intérieur de l'écran.
06:53Mais je peux vous dire que de l'autre côté de l'écran, voyez, les gens, ils sont dans le
06:56même état que moi.
06:57Eh bien, on verra, madame, ce que diront les Français au moment de l'élection.
07:01On verra.
07:01Parce que c'est là que les choses vont se passer.
07:02Vous nous avez parlé de François Hollande tout à l'heure.
07:05Le coiffeur de François Hollande, ça ne vous a pas choqué, naturellement.
07:08Ça ne vous a pas choqué.
07:09François Hollande n'a pas l'affaire.
07:12Mais qu'est-ce que vous en savez ?
07:14François Hollande n'est pas mis en examen.
07:16Ah, non, on est tous les deux ici à être mis en examen.
07:19Absolument, mais moi, c'est parce que je dis la vérité quand j'écrive, yurez-vous.
07:22Moi aussi, je dis la vérité, madame.
07:23Vous voyez ?
07:23Vous voyez ?
07:24Ça n'a rien à voir.
07:25Ah, non, ça n'a rien à voir.
07:26Il y a des mises en examen qui n'ont rien à voir.
07:28Quand je pense qu'il y a des gens qui le croient.
07:30Eh bien, François Hollande, vous avez quelque chose à ajouter ?
07:33Non, c'est bon, là.
07:34Ça ne m'intéresse pas.
07:35Je crois que ça suffit aussi.
07:36Non, non, vraiment.
07:37Vous n'êtes pas du genre de vie qui...
07:38On ne peut pas...
07:38Vous voyez, c'est déjà tellement difficile de parler.
07:41Tellement difficile.
07:41Vous savez, c'est pour ça que ça sert à la littérature.
07:44C'est parce qu'on ne peut pas parler avec des gens comme vous.
07:46Vous avez pu parler.
07:46Alors, heureusement que...
07:47Vous avez pu parler.
07:48Non, mais ça ne s'appelle pas parler, ça.
07:50Ça s'appelle...
07:51Comment est-ce qu'on marche comme ça tout d'un coup sur la vie d'un homme,
07:54sur 30 années de vie publique ?
07:56Vous me marchez dessus.
07:57Mais vous en êtes...
07:57Sans aucune vergogne.
07:59Moi, je vous marche dessus.
07:59Sans le moindre doute.
08:00C'est moi qui vous marche dessus.
08:01Vous pourriez au moins avoir un doute.
08:03Vous pourriez avoir un doute.
08:04Non ?
08:06Vous êtes sûr comme ça.
08:07Vous êtes sûr.
08:08Vous avez lu le journal.
08:09Vous êtes sûr.
08:09C'est vrai, vous avez une bonne tête, en fait.
08:11Il est coupable.
08:11Moi, je suis sûre.
08:12Vous avez une bonne tête.
08:14Merci, Christine Angot.
08:16Merci, en tout cas, d'être passée pour cette tentative de dialogue.
08:20Parfois, ça réussit.
08:21Parfois, ça s'en manche moins bien.
08:23Merci.
08:23Vous savez pourquoi il m'en fait venir ?
08:24Il m'en fait venir parce que ce que je viens de vous dire,
08:27eux, ils ne peuvent pas le dire.
08:29C'est votre liberté de parole.
08:30Et je précise, Christine Angot,
08:32que vous avez adapté votre roman,
08:35Un amour impossible, au théâtre jusqu'au 26 mars.
08:38C'est à l'Odéon, à Paris, avec Marianne Médéros et Moulogier.
08:41Merci pour cet échange, cette tentative d'échange.
08:45Une question, François Fillon, sur les conséquences de cette tempête.
08:49Beaucoup de ceux qui vous accompagnaient, lorsqu'ils ont quitté le navire,
08:53ils ont dénoncé une radicalisation de vos positions, de votre langue aussi,
08:58comme cette nouvelle expression dans vos discours.
09:01Écoutez.
09:02J'exècre tous les racismes, dont le racisme anti-français.
09:07Pour nous, Français, l'antisémitisme.
09:09Et toutes les formes de racisme, y compris le racisme anti-français qui existe chez certains,
09:15sont inacceptables.
09:17Et nous ne les accepterons pas.
09:19Quand on écoute cette expression, on se dit que le François Fillon pondéré,
09:24qu'on a connu pendant des années, y compris pendant le débat des primaires,
09:28ne l'aurait peut-être pas trouvé à son avis.
09:29C'est une expression que j'ai utilisée bien avant cette campagne.
09:33On ne l'avait pas entendue.
09:34Pourquoi ? Parce que, peut-être que vous n'avez pas entendu,
09:36mais pourquoi ? Parce que j'ai fait le tour de France,
09:38parce que je vais sur le terrain, que je vois les Français,
09:41et que je constate que, oui, M. Pujadas, aujourd'hui,
09:44il y a une montée de l'antisémitisme,
09:46il y a un racisme anti-musulman considérable,
09:49et il y a un racisme anti-français.
09:51On le voit dans les quartiers,
09:53et on voit monter cette intolérance
09:56qui risque de déboucher sur une véritable cassure sociale,
10:00sur une véritable rupture.
10:01J'ai utilisé l'autre jour un mot qui, paraît-il, a beaucoup choqué.
10:03J'ai dit qu'il y avait un climat de quasi-guerre civile.
10:05Vous savez pourquoi j'ai utilisé ce mot ?
10:07Parce que c'est le mot qu'a utilisé le directeur général
10:09de la sécurité intérieure,
10:11quand il était auditionné par les commissions parlementaires
10:13après les attentats.
10:14– Patrick Cavlar.
10:15– Voilà, il a parlé de guerre civile,
10:17de risque de guerre civile.
10:19Il y a des quartiers, il y a des parties de notre territoire
10:22où cette tension monte,
10:24et il faut l'affronter,
10:26il faut l'affronter sans utiliser le langage politiquement correct.
10:30Oui, il y a des gens qui crient leur haine de la France.
10:33On se demande pourquoi, la haine de quoi ?
10:35La haine d'un pays où l'éducation est gratuite,
10:37la haine d'un pays où la sécurité sociale est pour tous,
10:40la haine d'un pays qui cherche…
10:41– Mais est-ce qu'on se trompe, François Fillon ?
10:44– Sous-titrage ST' 501
11:16– Sous-titrage ST' 501
11:43– Sous-titrage ST' 501
11:45– Sous-titrage ST' 501
Commentaires
1
FLPLOUZANE TV
Créateur
il y a 16 heures
Subscribe

Recommandations