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  • il y a 2 jours
Cette semaine, Manon Espen est invitée sur le plateau de La victoire est en elles. En compagnie d'Anthony Drevet, cette championne de badminton revient sur son parcours, sa reconversion en tant qu'attachée de presse et ses prochains défis !

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:17Parce qu'il y a les femmes, parce qu'il y a le sport, soyez les bienvenus dans La Victoire
00:22est en elle.
00:23Votre magazine sur sport en France dédié aux femmes, aux championnes, aux femmes inspirantes tout simplement.
00:28Et nous en avons une avec nous sur le plateau, puisque nous avons la présence de Manon Espen, qui est
00:35là, 32 ans et déjà peut-être plusieurs vies.
00:39C'est ça que j'ai envie d'évoquer, de sportive de haut niveau en badminton jusqu'à attachée de
00:44presse indépendante.
00:45Tu vas tout nous raconter. Bonsoir et bienvenue.
00:47Salut Anthony, merci.
00:49Merci à toi. On va donc revenir sur ton parcours, riche parcours, en finalement quelques années.
00:54Tu as su t'imposer sur tous les terrains. J'ai envie de le situer comme ça.
00:59Ancienne badiste donc, ancienne sportive de haut niveau.
01:02Tu as été sélectionnée en équipe de France. Tu as même été numéro 2 en France.
01:06Et tu as même entré dans le top 100 mondial.
01:08Mais malheureusement, tout ça va s'arrêter assez brutalement.
01:11Raconte-nous un petit peu comment justement tu as vécu ce principe de reconversion.
01:15Tu as été obligée assez rapidement.
01:17Oui, ça a été très dur pour moi.
01:19Alors, il y a eu la période aussi Covid qui est passée par là.
01:21Mais c'est vrai qu'en 2020, sur les championnats de France, c'était à Mulhouse.
01:26Je me blesse et je me fais une rupture totale du tendon d'Achille.
01:30Donc, ça a été assez brutal.
01:32Et je m'étais toujours dit, en tout cas, si un jour je me fais une grosse blessure,
01:37j'arrêterai ma carrière de haut niveau.
01:40Et j'arrêterai en tout cas cette intensité.
01:43Et c'est ce qui s'est passé.
01:45Et puis après, il y a eu le Covid, le confinement.
01:46Et en fait, après, j'ai direct essayé de me reconvertir, de trouver du travail.
01:52Parce qu'à l'époque, quand on était baddiste professionnel, on ne gagnait pas sa vie.
01:58Donc, je savais que c'était pour un temps défini.
02:01Et du coup, je me suis lancée sur le marché du travail.
02:05Et ça a été positif.
02:06Il faut une sacrée force.
02:07Parce que mine de rien, on le dit peut-être pas suffisamment,
02:10mais les sportifs et les sportives doivent aussi se préparer à l'après-carrière.
02:14Et ça, ce n'est pas toujours facile, on y reviendra justement.
02:16Mais le sport, ça a été une grande partie de ta vie.
02:19Et ça l'est toujours d'ailleurs.
02:20Comment c'est arrivé dans ta vie ?
02:22Est-ce que tes parents étaient déjà dans le sport ?
02:24Mon père était surtout sportif, très sportif.
02:28Il a commencé le badminton.
02:29Et puis moi, je me cherchais un peu.
02:31Je cherchais un peu un sport que je voulais faire.
02:33Et c'est en CM2 que j'ai commencé le badminton.
02:36Au début, très loisir.
02:37Mais en fait, j'étais quand même hyper compète.
02:39J'ai toujours été un peu hyper compète.
02:41Donc très vite, je me suis orientée vers les créneaux compétiteurs.
02:44Et j'ai été assez vite remarquée pour rentrer au Pôle Espoir à Châtenay-Malabry.
02:49Et en fait, après, ça a un petit peu découlé.
02:52Pas de façon très fluide, on va dire.
02:53Ça n'a pas toujours été très fluide.
02:55J'ai toujours eu un petit peu dû à faire, en tout cas, à certains obstacles.
03:01Donc voilà, j'ai toujours su rebondir, en tout cas.
03:04Et c'était chouette.
03:06Enfin, voilà, c'est des apprentissages, on va dire.
03:08Est-ce qu'il y avait d'autres sports aussi que tu as pu essayer
03:11et dans lesquels tu aurais pu peut-être t'illustrer ?
03:13Eh bien, j'ai toujours voulu faire du hand quand j'étais petite.
03:16Et sauf que mes parents m'avaient toujours dit
03:18« Mais non, fais pas de hand, tu vas te recevoir des coups.
03:21On ne veut pas de bleu et tout ça. »
03:23Et donc en fait, du coup, j'ai fait un sport individuel
03:25et avec beaucoup moins de risques.
03:28Oui, beaucoup moins de risques.
03:29Attention quand même, parce que c'est un sport assez physique.
03:31J'ai l'impression qu'il est méconnu.
03:32On connaît plus le tennis, évidemment, en France.
03:34Le badminton, c'est quand même assez physique.
03:37Alors, c'est hyper physique, c'est hyper complet.
03:39Tu as vraiment la partie ludique, tactique, technique et bien sûr physique.
03:44C'est ça qui est chouette.
03:46Ça fait partie des sports dans le top assez haut,
03:50classés sur la partie, justement, endurance, etc.
03:55Et ouais, ouais, ouais, non, non.
03:56Moi, ce que j'aime bien dans ce sport,
03:58c'est justement la confrontation,
04:00le côté de dépassement de soi,
04:02de jouer contre quelqu'un,
04:03donc de jouer contre un jeu particulier,
04:06de jouer parfois aussi contre toi-même.
04:07C'est ça qui est difficile.
04:09Alors que quand on fait un sport un peu individuel,
04:11type la course à pied, tout ça,
04:13c'est plus vraiment le dépassement de soi
04:15et la limite qu'on va chercher.
04:17Mais c'est vrai que j'aimais beaucoup cette partie ludique,
04:20en fait, de finalement jouer contre quelqu'un.
04:22Tu te souviens du premier match que tu fais ?
04:25J'allais dire qu'il compte,
04:26parce que quand tu as découvert en 2003,
04:28c'était plus du loisir,
04:29même si tu l'as pris quand même au sérieux.
04:31Mais le premier match, vraiment ?
04:33Ça remonte, maintenant.
04:36Alors, je ne me souviens pas du tout premier match qui compte,
04:38mais je me souviens qu'à l'époque,
04:39j'avais déjà une bête noire,
04:41donc une nana que je voulais absolument gagner
04:43parce qu'elle m'avait battue depuis plein de fois.
04:46Je me souviens, j'étais Poussine Benjamine.
04:49Elle s'appelle toujours Lilia Benjamia.
04:53Elle a arrêté le badminton,
04:54mais du coup, elle, c'était ma bête noire
04:56que je voulais absolument battre.
04:57Et un jour, j'ai commencé à la battre
05:00et là, en fait, j'ai su que j'avais les ressources
05:03et les capacités nécessaires
05:04et c'est là que je pense que ça a été mon premier déclic.
05:07Ah, intéressant.
05:08Tu vois, j'allais te poser la question, justement,
05:10donc le déclic pour devenir pro déjà dans ta tête
05:12ou on n'y est pas encore ?
05:13Pas du tout, pas du tout.
05:14Je n'ai jamais eu la prétention d'être pro.
05:18Je ne m'intéressais pas trop au sport de haut niveau.
05:20J'étais dans ma petite bulle avec ma famille,
05:22mon frère, mes parents.
05:24Je ne pensais pas du tout
05:25qu'on pouvait espérer quelque chose de moi, en fait.
05:28Donc, j'avais déjà, je pense,
05:29un petit souci de confiance en moi à l'époque.
05:33Et en fait, non, je n'ai jamais...
05:35On ne m'a jamais dit
05:36« Tu peux avoir une carrière pro ».
05:38Donc, je ne l'avais jamais envisagé.
05:39Enfin, vraiment,
05:40ça m'est tombé un peu du ciel comme ça
05:41et ça a été la bonne surprise.
05:43Oui, complètement.
05:44Et ton père t'entraînait au début, j'imagine,
05:46ou pas du tout ?
05:46Non, pas du tout, pas du tout.
05:48Je pense que ce ne serait pas passé.
05:49Ah, d'accord.
05:51Mon père, enfin, mes parents,
05:52je l'ai préféré sur le côté du terrain,
05:55bien que parfois,
05:56il pouvait être un peu stressant.
05:57Tu sais, tu reconnais la voix de tes parents
05:58quand ils t'encouragent.
05:59Tu reconnais au ton de la voix
06:01si c'est stressé ou pas stressé.
06:03Donc, tu vois un peu le degré.
06:05Non, ils ne m'ont pas entraîné.
06:08Ils ne m'ont juste mis jamais de limites, en fait.
06:10Et ils m'ont toujours dit
06:11« Écoute, si c'est ce que tu as envie de faire,
06:13tu le fais et tu le fais à fond. »
06:15Et là-dessus, j'ai été hyper chanceuse
06:16d'avoir des parents à l'écoute
06:18parce que quand je suis rentrée en Pôle Espoir,
06:21j'étais en seconde.
06:22Donc, j'ai fait toutes mes années de lycée en internat.
06:25Et ce n'est pas facile pour être,
06:27quand on est parent,
06:28de devoir lâcher sa fille comme ça en internat,
06:31de la revoir un week-end sur trois.
06:34Ce n'est pas évident.
06:36Et puis, de faire taxi, les allers-retours,
06:38tout ça, on a ce rôle aussi un peu complexe.
06:41Donc, non, voilà.
06:42Attends, même, tu étais en région parisienne,
06:44donc pas très loin, finalement.
06:45Mais tu devais quand même t'impliquer, vraiment.
06:48Moi, j'étais dans le 94.
06:49J'ai toujours habité dans le 94.
06:51J'ai commencé au club de Saint-Mort-des-Fossés.
06:53Et en fait, le crêpe, c'était à Châtenay-Malabry.
06:55Donc, en fait, vu la circulation parisienne,
06:57ce n'était pas possible d'y aller tous les jours.
06:59Et puis, franchement, moi, c'était génial
07:02de vivre en internat,
07:03d'être avec les copains, les copines,
07:05de faire ton sport,
07:06de manger bad,
07:08de dormir bad.
07:09Enfin, voilà, c'était trop bien, quoi.
07:12C'était mes meilleures années, en tout cas,
07:14que j'ai vécues.
07:14Tu ne l'as pas vécu comme un sacrifice,
07:16alors, du coup, de faire de l'entraînement
07:18quand même à outrance, j'allais dire.
07:20Et donc, les compétitions ont plus des études.
07:21Ah non, pas du tout.
07:22Moi, j'adorais.
07:23Je trouvais que c'était une chance que j'avais
07:24de pouvoir être dans un institut comme ça,
07:27d'être dans ce milieu-là.
07:30Je connaissais la chance que d'autres de mes...
07:33Parce que moi, en sport-études,
07:35en fait, on est en classe avec des gens
07:37qui ne font pas forcément de sport de haut niveau.
07:39Et quand ils voyaient notre emploi du temps,
07:41ils avaient des étoiles dans les yeux aussi.
07:43Ils voyaient bien que ce qu'on faisait,
07:44c'était quelque chose de passionnant.
07:45Donc, non, non, je mesurais la chance
07:47que j'avais de faire partie un peu
07:50de cette élite française, quoi.
07:52Et ça a toujours été hyper satisfaisant pour moi.
07:55Et tu me dis que c'est passionnant,
07:56justement, en parlant de passion.
07:58Est-ce que ça a été, à ce moment-là,
08:00une passion, le badminton ?
08:01Et ça l'est toujours, peut-être ?
08:02Tu vois, depuis 2003, je n'ai jamais arrêté.
08:05Je continue toujours aujourd'hui.
08:06Et ouais, ouais, c'est ma passion.
08:08C'est mon petit truc à moi.
08:11Et je pense que ça fera toujours partie
08:13intégrante de ma vie.
08:15Et jusqu'où, je n'en sais rien,
08:17mais j'espère le plus longtemps possible, ouais.
08:19Et être entraîneur, ça ne pourrait pas
08:21être une possibilité ?
08:22J'ai essayé.
08:24J'ai essayé.
08:25C'est vrai que c'est difficile.
08:26Alors, j'adore transmettre, etc.,
08:30conseiller, mais ce n'est pas quelque chose
08:32que je voulais faire.
08:33Non, je voulais faire quelque chose de différent
08:35et ne pas rester, en fait, cloîtrée
08:38dans ce milieu qui est assez fermé, quand même,
08:41de voir toujours les mêmes personnes.
08:43J'ai besoin d'autres choses, quoi.
08:46Humainement parlant, j'ai besoin
08:47de me nourrir d'autres choses.
08:48Oui, parce que les sportifs et sportives,
08:50justement, c'est peut-être aussi
08:51le risque qu'il peut y avoir.
08:52C'est qu'on parle de reconversion,
08:53mais c'est une demi-reconversion.
08:54Ils deviennent donc entraîneurs,
08:56ils sont dans le staff,
08:57ils sont toujours dans le sport.
08:58Toi, tu es un petit peu là,
09:00puisque tu es attachée de presse indépendante.
09:01Donc, tu as des sportifs, mais pas que.
09:03Voilà.
09:04Moi, j'avais vraiment envie de sortir de ce cocon,
09:06de sortir du côté fédéral, etc.,
09:10qui a été aussi compliqué pour moi,
09:12sur cette partie-là.
09:12Donc, je voulais vraiment voir aussi autre chose,
09:15comment ça se passait ailleurs.
09:16Et en fait, je me suis découverte
09:19dans le métier de la communication.
09:21Alors, au début, moi, je suis arrivée
09:22sur les relations presse,
09:23je ne savais pas du tout ce que c'était.
09:24D'accord.
09:24J'en avais entendu parler à l'école,
09:26parce que j'ai fait un master
09:27en marketing et communication.
09:28Donc, j'avais vaguement idée
09:30de ce que c'était,
09:31mais concrètement, sur le terrain,
09:32ce que ça voulait dire, rien à voir.
09:34Et en fait, j'ai commencé
09:35à construire mon business
09:36un petit peu comme ça, à tâtons,
09:38avec des mauvaises expériences,
09:40forcément, qui t'apprennent des choses,
09:41qui te forgent,
09:43qui, je pense, grâce au sport aussi
09:44de haut niveau,
09:45tu arrives aussi à rebondir
09:46un petit peu plus facilement,
09:48à te lancer des challenges,
09:49à te lancer dans le vide.
09:50Et non, franchement,
09:52ça a été une révélation pour moi,
09:54la partie pro, en fait, derrière,
09:56qui aujourd'hui, je pense
09:58que j'ai la même dévotion,
10:00enfin, j'ai le même dévouement
10:00pour mon métier
10:01et que le parallèle avec le badminton.
10:04C'est vraiment une deuxième passion, finalement.
10:07Le fait d'avoir été en équipe de France,
10:08parce qu'on va revenir
10:09sur ton parcours aussi,
10:10est-ce que ça t'a aidé
10:11pour avoir des clients, j'allais dire,
10:13ou accompagner des athlètes ?
10:17Oui et non.
10:18Parce que c'est pas parce que
10:19t'es en équipe de France
10:20que tout de suite,
10:23t'as des clients.
10:24Mais oui,
10:25quand tu dis que t'as été
10:26en équipe de France,
10:27que t'es passé par la case INSEP,
10:29en tout cas,
10:29c'est vrai que les gens
10:30te prennent au sérieux,
10:32savent en tout cas
10:32ce que t'as vécu,
10:33enfin,
10:34savent que t'es capable
10:35d'aller chercher au bout de toi-même,
10:36que t'es ambitieuse,
10:37que t'es la force du challenge,
10:40du défi,
10:40que tu lâches pas forcément
10:41la faire comme ça.
10:42Donc, ouais,
10:43ça m'a ouvert des portes,
10:44on va dire.
10:44Il y a des lettres comme ça,
10:45O-L-Y
10:46ou alors S-H-N,
10:48tu vois,
10:48sportives de haut niveau
10:49sur les réseaux,
10:50ça peut fonctionner.
10:51Tu l'as été donc,
10:52même si je sais
10:53que c'était pas forcément facile
10:55financièrement,
10:55parce que ça dépend
10:56des disciplines.
10:57Quand tu accèdes justement
10:59à ce statut-là,
11:00donc tu rentres à l'INSEP
11:01en 2016,
11:02ça a été un déclic,
11:03une marche ?
11:04Alors moi,
11:04ça a été le Graal.
11:05Ça a toujours été,
11:06une fois que je sors
11:07de la structure du Pôle Espoir,
11:09donc pour te faire un peu
11:11chronologiquement,
11:12je sors de la structure
11:13du Pôle Espoir,
11:13je ne suis pas sélectionnée
11:14en Pôle France jeune.
11:16On a des images justement
11:17de cette période-là.
11:18Ouais,
11:18donc je suis en Pôle Espoir,
11:20normalement le cursus normal,
11:22c'est Pôle Espoir jeune,
11:24Pôle France jeune,
11:25et après tu passes
11:25au Pôle France senior.
11:26Et moi,
11:27je ne me suis pas passée
11:27par la case Pôle France jeune,
11:30je suis directement passée
11:31de la case Pôle Espoir,
11:33laps de temps où en fait,
11:34ils n'ont pas voulu de moi,
11:35donc du coup,
11:36je me suis construite toute seule.
11:37Tu vois,
11:38j'ai trouvé un club
11:39pour m'entraîner tous les jours,
11:40j'ai trouvé des financements
11:41pour me payer mon école,
11:43j'ai,
11:43enfin voilà,
11:44je me suis,
11:44j'ai trouvé un entraîneur
11:45qui m'a entraînée individuellement,
11:47enfin voilà,
11:48toute cette partie club
11:49a été hyper formateur pour moi,
11:51hyper précieuse à l'époque.
11:52Et en fait,
11:53à un moment donné,
11:54le côté plus fédéral,
11:56l'INSEP,
11:56on décidait d'ouvrir l'épaule,
11:58d'ouvrir un peu le pool,
11:59en tout cas,
12:00de joueuses françaises
12:01et il y a eu des sélections.
12:03Pendant un an,
12:03il y avait une sélection
12:05avec des stages à faire,
12:06des compétitions,
12:07des résultats à avoir
12:08et c'est au bout de ces un an,
12:10en fait,
12:10toute l'année 2015,
12:11au bout de la fin d'année 2015
12:13où là,
12:13en fait,
12:14j'ai eu le Graal
12:15pour rentrer à l'INSEP
12:15et ça a été juste,
12:17enfin pour moi,
12:18c'était mon objectif de vie,
12:19je voulais vivre ça
12:20de l'intérieur
12:21et quand on me dit l'INSEP,
12:22c'est la terre des champions
12:23parce qu'à l'époque,
12:25la baseline,
12:25c'était ça.
12:26Pour moi,
12:26c'était vraiment ça
12:27et c'était vraiment pour moi
12:30quelque chose d'unique
12:31et que je voulais absolument
12:32essayer de faire.
12:33Il y a eu ce parcours
12:34et cette progression
12:34qui t'a aidé,
12:35évidemment,
12:36à progresser
12:37et à devenir plus forte,
12:38je dirais.
12:39il y a aussi le côté
12:40côtoyer d'autres sportives
12:42et sportives de haut niveau
12:43et ça,
12:43ça a été une émulation
12:44aussi pour toi ?
12:45Oui,
12:45alors moi,
12:46j'étais externe à l'INSEP
12:47donc du coup,
12:47je ne les voyais pas trop
12:48les autres sportifs,
12:49je mangeais de temps en temps
12:50avec eux
12:51mais c'est vrai qu'en fait,
12:52c'est quand même assez fermé
12:53quand tu es externe,
12:54tu restes avec ton groupe
12:56de badistes en fait
12:57et tu ne vas pas forcément
12:58trop voir les autres sportifs
13:00mais de temps en temps,
13:01on allait voir
13:01les autres entraînements,
13:03je me suis fait aussi
13:04d'autres copains,
13:05copines là-bas
13:05donc voilà,
13:06j'ai toujours un peu ce lien-là,
13:09j'ai vu tes dirineurs
13:10un nombre de fois
13:11derrière moi à la cantine
13:12quand tu prends le plateau
13:13et tu le vois derrière,
13:14tu fais comme ça,
13:15c'est drôle,
13:15c'est des bons moments
13:16en tout cas,
13:16des bons souvenirs.
13:18J'imagine effectivement,
13:19ça doit forger aussi
13:21un caractère
13:22et au niveau des résultats sportifs
13:25donc là,
13:25tu accèdes à ton Graal,
13:27tu as eu de très bons résultats,
13:29tu as été numéro 2
13:30en France,
13:31ça c'est quand même
13:32quelque chose aussi,
13:33c'était quand ?
13:33C'était 2018 ça
13:34ou un petit peu plus tôt ?
13:35Non,
13:36c'était 2016 en fait,
13:37l'année où je suis rentrée,
13:38donc je suis rentrée
13:39en août 2016,
13:40cette année-là,
13:41pour moi,
13:41ça a été pour moi
13:43la meilleure année sportive
13:45que j'ai pu faire,
13:47tant sur le plan performance
13:49que sur le plan entraînement,
13:50tu vois,
13:51je passais de
13:52un entraînement par jour
13:53ou deux
13:54à vraiment deux entraînements
13:55par jour,
13:56voire trois,
13:57donc du coup,
13:58c'était vraiment en intensité,
13:59tout était beaucoup plus intense
14:00en fait
14:01et tu avais,
14:02la structure de l'INSEP
14:03te permet d'avoir
14:04un cadre médical,
14:05la préparation mentale,
14:08le côté nutrition,
14:09diététique,
14:10tu avais une formule sommeil aussi,
14:13donc en fait,
14:14tu vois,
14:14tout est vachement plus poussé
14:16pour que tu sois vraiment performant.
14:18Et là,
14:18c'était un test pour ton corps,
14:19il a tenu,
14:20c'est bon,
14:20jusque-là ?
14:21Non,
14:21mon corps n'a pas trop tenu.
14:23En fait,
14:24quand je suis rentrée à l'INSEP,
14:25donc j'avais un nouvel entraîneur,
14:26c'était Peter Gadeux à l'époque,
14:28donc,
14:29illustre champion danois
14:31qui entraînait l'équipe de France,
14:33donc féminine et masculine
14:34et en fait,
14:35très vite,
14:36il m'a demandé de changer
14:39mon footwork,
14:40donc mon travail de pied
14:41sur le terrain
14:42et en fait,
14:42ça n'a pas beaucoup plu à mes pieds,
14:44à mes tendons notamment
14:45et j'ai commencé en fait
14:47à avoir des douleurs
14:49au tendon d'Achille
14:50et en fait,
14:51ce qui s'est passé,
14:51c'est que j'ai eu un conflit
14:52de Haglund,
14:53donc c'est une espèce
14:54d'excroissance osseuse
14:55qui a poussé derrière le talon
14:58et le tendon s'effiloché
15:02sur l'excroissance osseuse,
15:03donc plus je faisais des radios
15:05et moins j'avais
15:06de pourcentage de tendons
15:07jusqu'en fait,
15:08où en 2020,
15:09en fait,
15:09en sortie de structure,
15:11etc.,
15:12en 2020,
15:13en fait,
15:13mon tendon lâche
15:13parce qu'en fait,
15:14à un moment donné,
15:15la dernière radio
15:15que j'avais faite,
15:16on m'avait dit
15:17il te reste 30% de tendons.
15:19Donc en fait,
15:19je savais
15:20que ça allait péter,
15:21je ne savais juste
15:21pas quand ça allait casser
15:22et ça se fait
15:24au championnat de France,
15:25donc là,
15:26c'est civière,
15:27c'est pompier,
15:28c'est direct à l'hôpital
15:29et c'est direct COVID aussi,
15:30donc il y avait cette peur-là
15:31d'aller à l'hôpital
15:32avec le COVID.
15:33Ah oui.
15:34Et donc du coup,
15:35c'était un peu glauque
15:36comme ambiance,
15:37mais bon,
15:38j'ai fini au championnat de France
15:40sur une civière,
15:42écoute,
15:43c'était OK.
15:44Oui,
15:45c'était difficile à avaler,
15:47j'imagine,
15:47mais tu l'as dit
15:48en ouverture,
15:49le moment où tu allais te blesser,
15:51c'était la fin de ta carrière,
15:52tu n'as pas voulu t'accrocher ?
15:53En fait,
15:54je m'étais toujours dit,
15:55à partir de 2016,
15:56j'ai commencé à avoir des douleurs
15:57et jusqu'à 2020,
15:59je me suis dit,
16:00le jour où je me fais
16:01une grosse douleur,
16:02une grosse blessure en tout cas,
16:04je pense que ça signera
16:05l'arrêt de ma carrière
16:06à haut niveau.
16:07Et en fait,
16:07c'est ce qui s'est passé
16:08et une fois que j'étais rétablie,
16:10j'ai commencé à travailler
16:12et je garde
16:13un bon niveau national.
16:14Tu vois,
16:14aujourd'hui,
16:16je joue encore en équipe 1,
16:17en national 1
16:18au club de Créteil,
16:19je suis capitaine de l'équipe,
16:20donc du coup,
16:21j'ai quand même
16:22ce côté-là aussi challengeant.
16:24Mais voilà,
16:25je ne voue plus ma vie,
16:27en tout cas,
16:27au sport de haut niveau
16:28et à m'entraîner
16:30deux,
16:31trois fois par jour.
16:32C'est plus ce qui m'attire.
16:33Non,
16:34je comprends.
16:34Et pourtant,
16:35dans ta famille,
16:36tu es mariée avec quelqu'un
16:37qui lui aussi
16:38était baliste.
16:39Bien sûr,
16:39on s'est rencontrés
16:40comme ça d'ailleurs.
16:41On s'est rencontrés
16:42en 2011
16:42quand j'ai changé de club,
16:44quand je suis arrivée
16:44au club de Créteil.
16:45Alors lui,
16:46on faisait beaucoup
16:48à niveau national,
16:49pas de façon intensive,
16:51mais c'est vrai
16:51qu'il m'a toujours soutenue
16:53et il a toujours été présent
16:55pour moi
16:56dans ces périodes-là.
16:57Il a toujours compris
16:58ce que ça voulait dire
16:59le sport de haut niveau
16:59parce qu'il en côtoyait
17:01aussi de son côté.
17:02Il avait fait une licence
17:04et un masterstaps
17:06sur l'INSEP aussi,
17:07donc il côtoyait aussi
17:08des sportifs de haut niveau
17:09et c'est vrai que je pense
17:10que lui,
17:10c'est un petit peu son rêve
17:12qu'il a vécu à travers moi.
17:14Ah, c'est Vincent
17:15dont on parle évidemment.
17:16Toi, tu étais Manon
17:18criégère à l'époque.
17:19On te connaissait comme ça.
17:22Ensuite, tu t'es mariée
17:23donc du coup,
17:24tu t'appelles maintenant
17:25Manon Espen
17:26et c'est comme ça
17:26qu'on te connaît aussi
17:27en tant qu'attachée de presse.
17:28Mais ça a été important
17:29ce moment justement ensemble
17:31où vous vous motiviez
17:33tous les deux
17:33et vous avez même gagné ensemble.
17:35Oui, alors c'était hyper important.
17:37Ça n'a pas toujours été
17:38hyper fusionnel,
17:39c'est très dur
17:40de jouer avec son chéri,
17:42je dois le dire.
17:44Mais en tout cas,
17:45quand les moments sont bons,
17:47c'est hyper positif.
17:48Quand les moments sont down,
17:49c'est hyper négatif.
17:50Mais on a toujours réussi
17:51à manager un peu tout ça
17:55et puis ce qui se passait
17:56sur le terrain,
17:57rester sur le terrain.
17:58Donc après,
17:58ça n'empiétait pas non plus
18:00trop sur la vie à côté.
18:01Mais en fait,
18:02j'ai bien aimé moi le côté,
18:04le fait d'avoir aussi
18:06une autre vie
18:07que d'être que sport de haut niveau.
18:09Parce que quand tu rentres
18:10sur l'INSEP,
18:11sur des structures,
18:11sur des grosses structures comme ça,
18:13c'est vrai que tu es un peu
18:15uniquement dans ta bulle
18:16et tu ne sors pas trop
18:19dans le monde extérieur.
18:20Donc, tu ne sais pas
18:20ce qui se passe vraiment
18:21dans la vraie vie.
18:23C'est vrai.
18:26Et c'est vrai que du coup,
18:28je pouvais aller au ciné,
18:29je pouvais faire des sorties culturelles.
18:31On partait en vacances.
18:32Alors que c'est vrai
18:33que mes autres potes
18:34qui étaient sur l'INSEP
18:35en internat
18:36le faisaient beaucoup moins.
18:37Et c'est vrai que moi,
18:38je leur ai toujours dit,
18:40mais j'ai l'impression
18:41que vous passez aussi
18:41à côté de votre vie,
18:42de votre jeunesse.
18:43Et moi, j'ai eu la chance
18:44de pouvoir faire les deux,
18:45en tout cas.
18:46Donc, je suis très contente de ça.
18:47J'imagine.
18:48C'était un grand souvenir
18:49de gagner au Maroc,
18:49justement, avec Vincent.
18:50Ou est-ce que tu as
18:51un autre plus grand souvenir ?
18:53C'était un superbe souvenir,
18:55ouais.
18:55Le Maroc,
18:56c'est des tournois
18:57qui sont assez rigolos
18:58en termes d'orga,
18:59en termes de culture.
19:01Il y a des musiciens
19:01dans la salle de temps en temps.
19:04Les conditions
19:05ne sont pas les meilleures,
19:06on va dire,
19:07niveau gymnase, etc.
19:08C'est des toilettes turques,
19:09par exemple.
19:10Enfin, tu vois,
19:11ça pète un peu particulier.
19:13Mais c'est vrai
19:13que ça a été aussi
19:14les meilleurs compètes
19:15parce qu'on réussit à gagner
19:19alors qu'on n'en avait pas trop.
19:21Enfin,
19:22on ne se doutait pas
19:22qu'on pouvait gagner,
19:23en fait.
19:24Donc, du coup,
19:24quand tu arrives un peu
19:25sur la partie outsider,
19:27en final,
19:27c'est là où tu fais
19:29de superbes choses.
19:30Et je rebondis
19:31sur ta question aussi,
19:32c'est que moi,
19:34le meilleur moment,
19:36en tout cas,
19:36de ma carrière,
19:37c'est là où,
19:38en fait,
19:39je gagne
19:40contre une top 60 mondiale.
19:41À l'époque,
19:42j'étais 240 mondiale.
19:43Donc,
19:44je me dis,
19:45je vais me faire éclater
19:46quand tu arrives sur le terrain.
19:47Tu te dis,
19:47bon,
19:49on va juste essayer
19:50de donner le meilleur
19:51de soi-même.
19:51Et en fait,
19:53tu t'aperçois
19:54que c'est possible
19:55et que tu le fais.
19:57Et là,
19:58c'est un autre gap,
19:59en fait.
19:59Et moi,
19:59ça a vraiment été ça.
20:00C'est le match
20:01de ma carrière,
20:02en fait.
20:02Donc,
20:022016,
20:03c'est vraiment l'année
20:04que tu retiens.
20:04Ah ouais,
20:05l'année,
20:05la rentrée à l'INSEP,
20:07top 60 mondiale.
20:08Enfin ouais,
20:09ça,
20:09ça a vraiment été
20:10une superbe année.
20:11Et ces moments forts,
20:11justement,
20:12tu continues de les vivre aussi
20:13maintenant,
20:13en tant qu'attachée de presse,
20:14parce que tu es à la fois
20:15dans le sport,
20:16mais pas que.
20:16Je reprends un petit peu
20:17mes notes,
20:17parce que tu es attachée de presse,
20:19justement,
20:19dans la beauté aussi,
20:21un petit peu,
20:22dans le sport.
20:23C'est assez varié.
20:24Mais tu vis les choses à fond
20:26aussi parce que tu les as connues
20:28en tant que sportive
20:28ou que tu dirais ça ?
20:29Je dirais qu'en fait,
20:31moi,
20:31je vis la vie par passion,
20:32on va dire.
20:33Donc,
20:33j'ai plusieurs passions,
20:34tu vois,
20:34avant d'être dans le sport de haut niveau,
20:37que le sport de haut niveau me choisisse.
20:39Finalement,
20:39je voulais être née.
20:40Donc,
20:40je voulais créer des parfums.
20:42Et en fait,
20:42je m'étais toujours dit,
20:43mais comment je vais réussir
20:44dans mon métier
20:44à allier ces deux passions ?
20:46Et en fait,
20:47aujourd'hui,
20:47c'est vrai que le sport
20:48m'anime énormément.
20:49Donc,
20:49c'est vrai que j'accompagne
20:50des marques,
20:50des événements,
20:51des athlètes,
20:52un petit peu agent d'image aussi
20:54pour certains athlètes.
20:55Et j'ai ce côté
20:57un petit peu éclectique
20:58avec justement
20:59d'autres facettes,
21:01un peu passion au feeling.
21:02Je travaille énormément au feeling,
21:04énormément sur l'humain.
21:05En fait,
21:05et si on arrive
21:07à avoir un superbe échange
21:08et que je crois en ton projet,
21:11c'est vrai que moi,
21:12ça va me donner encore plus
21:13la motivation
21:14de bosser avec toi.
21:16Donc,
21:16voilà,
21:16c'est ça l'idée un peu.
21:17C'est vraiment
21:17au coup de cœur,
21:18finalement,
21:19mutuel.
21:19J'ai bien aimé
21:20parce qu'il y a une citation de toi,
21:21il faut être champion
21:22dans sa tête.
21:22C'est ça que tu veux aussi donner
21:24comme message.
21:25Oui,
21:26c'est vrai que,
21:27en tout cas,
21:28ne pas se mettre
21:29de contraintes limitantes.
21:30C'est vrai que c'est plus facile
21:31à dire qu'à faire.
21:32Mais aujourd'hui,
21:33je pense qu'on est tous
21:33capables de tout,
21:35en fait,
21:35et qu'il faut juste y croire
21:36un petit peu
21:37ou beaucoup.
21:39Mais en tout cas,
21:40il faut y croire.
21:41Et moi,
21:42je suis quelqu'un
21:42de hyper optimiste,
21:43quoi qu'il arrive dans la vie,
21:45sur toutes les situations,
21:46aussi bien pro que perso.
21:47Et je pense que c'est ça,
21:49aujourd'hui,
21:50finalement,
21:51et qui arrive à en faire,
21:52enfin,
21:53où j'arrive aujourd'hui
21:54à en être là.
21:54Et je suis fière
21:56de mon parcours,
21:57finalement.
21:58Je ne le dis pas souvent.
21:59Ta confiance,
21:59c'est bon ?
22:00En fait,
22:01je ne sais.
22:02Je ne me pose pas la question.
22:03Tu vois ?
22:04Tu fais les choses.
22:05Je fais les choses
22:05comme je le ressens.
22:07Et aujourd'hui,
22:08j'essaye de beaucoup plus
22:09écouter mon instinct
22:10qui, je pense,
22:11ne m'a jamais trahi.
22:12Et je pense que je ne l'ai pas
22:13assez écouté
22:13à certains moments.
22:14Mais tu vois,
22:15aujourd'hui,
22:15j'essaye de beaucoup plus
22:17écouter mon instinct
22:17qui est très,
22:20qui est très fort,
22:21en fait.
22:22Et tu rencontres
22:22de belles personnes aussi.
22:23Et tu nous fais rencontrer,
22:24parce que je le dis
22:25à titre personnel,
22:26avec Axel Allétru,
22:28par exemple,
22:28c'était une sacrée aventure aussi.
22:29On a eu d'ailleurs
22:30un reportage
22:31fait par Fabien Lourme
22:32sur Sport en France,
22:33sur lui,
22:34sur son projet
22:35à l'Anduropal du Touquet.
22:36Ça,
22:37ce sont vraiment
22:38des profils
22:38que tu mets en valeur ?
22:40Ça,
22:40c'est ma fibre.
22:41Ça,
22:41c'est vraiment
22:42ce que je recherche.
22:43C'est vraiment ça
22:43qui m'anime.
22:44Et Axel,
22:45tu vois,
22:46je l'ai rencontré,
22:47j'étais un peu
22:48dans le down
22:49à un niveau pro.
22:51Je ne savais pas
22:52trop ce que je voulais faire.
22:53J'avais vécu
22:54une séparation
22:57en tant qu'associée
22:58un peu difficile.
23:01et Axel est un peu
23:02tombée du ciel
23:03pour moi.
23:03Vraiment,
23:04ça a été un échange
23:05entre une connaissance
23:06et moi.
23:06On s'est rencontrés
23:07et vraiment,
23:08du coup,
23:10énorme coup de cœur
23:11pour la personne
23:13qu'il est
23:13et pour l'ambition,
23:14le projet qu'il a.
23:16Aujourd'hui,
23:18on continue toujours
23:19de bosser ensemble.
23:20Franchement,
23:21moi,
23:22ça a été une belle découverte
23:23et trop contente
23:25d'avoir pu rencontrer
23:25aussi toutes ces personnes-là,
23:27de les avoir invitées
23:28dans l'aventure,
23:29de vivre ça aussi
23:29à ses côtés.
23:30C'est juste mémorable.
23:32C'est vrai que ce sont
23:33des projets à fond.
23:34Comme tu dis,
23:35les sportifs et sportives
23:36de haut niveau
23:37vivent des choses à fond
23:38quand c'est positif
23:39et à fond aussi
23:40quand c'est un petit peu
23:41moins bien.
23:42Mais là,
23:42c'est vrai que tu continues
23:43d'avoir ce sentiment-là.
23:45Tu donnerais quoi
23:46comme conseil,
23:47je dirais,
23:47à une jeune sportive
23:49qui voudrait être baddiste
23:50et qui n'y arriverait
23:51peut-être pas jusqu'au bout
23:52parce qu'il n'y a pas eu
23:53les Jeux, par exemple ?
23:54Il n'y a pas eu tout ça.
23:55Ce serait quoi le conseil
23:56de ne jamais rien lâcher ?
23:57Oui, de ne jamais rien lâcher,
23:59de toujours continuer
24:00à y croire.
24:00Moi, tu vois,
24:01je n'ai pas eu un parcours
24:02très fluide.
24:04C'est-à-dire que normalement,
24:05c'est un peu tout tracé
24:05quand tu arrives
24:06dans la fédération.
24:07Mais au final,
24:09de fil en aiguille,
24:10de performances
24:11que tu peux faire
24:11à des moments
24:12où tu ne t'y attends pas,
24:13de matchs que tu peux gagner,
24:15en fait,
24:15c'est possible.
24:17Donc en fait,
24:17juste de ne jamais rien lâcher
24:19et de toujours y croire.
24:20Voilà.
24:20C'est bien.
24:21C'est un beau message.
24:22La victoire est en toi,
24:24du coup.
24:24Oui.
24:24parce que ce sont
24:26des petits pas
24:27à chaque fois
24:27qu'il faut faire.
24:29Finalement,
24:29il ne faut pas essayer
24:30de griller les étapes.
24:31Oui, c'est ça.
24:32Et step by step,
24:34tu vois,
24:34c'est un peu comme
24:35une stratégie que tu as.
24:36J'aimais bien cette image,
24:38en fait,
24:39quand j'avais
24:39ma préparatrice mentale
24:41de l'INSEP,
24:42Annaëlle Malherbe,
24:43qui aujourd'hui
24:43est une super préparatrice
24:45des équipes de France
24:46sur l'INSEP,
24:47etc.
24:47Elle me disait toujours
24:48d'avoir un peu
24:49cette vision win-win
24:50et pas forcément
24:52de te mettre,
24:52de te dégrader,
24:53en fait,
24:53mais toi,
24:54de te mettre en win
24:55et d'accepter
24:56que ton partenaire aussi
24:57soit dans son meilleur jour.
24:58Donc,
24:59tous les deux,
24:59en fait,
24:59toutes les deux,
25:00en tout cas,
25:00vous mettre en position
25:01de win-win
25:02et là,
25:02en fait,
25:03de faire votre meilleur jeu.
25:05Et du coup,
25:05elle me disait toujours
25:06essaye de regarder
25:07toujours le positif,
25:08l'ultra positif,
25:09d'anticiper que ton adversaire
25:11aussi soit dans son meilleur jour
25:12et là,
25:13le match commence.
25:15Et j'aimais bien,
25:16j'aimais bien un peu,
25:16tu vois,
25:17cette visualisation
25:17qu'elle avait
25:18et ces conseils-là
25:19qu'elle me donnait
25:20et je trouve qu'aujourd'hui,
25:22je pense que
25:24plus tu penses positif,
25:26plus t'attires positif aussi.
25:27Donc,
25:27c'est un peu mon lettre-motif,
25:29je pense aussi.
25:30Et c'est ce que tu donnes
25:31comme conseil aussi
25:32aux gens que tu accompagnes,
25:33j'imagine.
25:33Oui,
25:34c'est vrai que,
25:35tu vois,
25:35pour moi,
25:36aujourd'hui,
25:36c'est un exercice très sans
25:37de venir en plateau.
25:39Normalement,
25:39c'est moi qui fais l'inverse,
25:40c'est moi qui suis hors caméra
25:42et qui pousse les gens
25:43à passer sur des sujets comme ça.
25:47Et oui,
25:48c'est hyper gratifiant,
25:50en fait,
25:51de voir que tu as toujours
25:52des messages à faire passer,
25:54que tu peux inspirer des gens,
25:55motiver des gens
25:56et c'est ce que je trouve
25:58très chouette, quoi.
25:59Tu l'as très bien fait,
26:00en tout cas,
26:01et on est ravis
26:01de t'avoir eu.
26:03Manon et Spence,
26:04c'était un plaisir.
26:05Merci.
26:07Plaisir partagé,
26:08on a passé un très bon moment.
26:09C'est quoi tes prochaines étapes,
26:11c'est quoi tes prochains défis ?
26:13Eh bien,
26:14donc là,
26:14l'année prochaine,
26:15toujours en équipe 1
26:16et on espère en National 1
26:18de Créteil,
26:19car année difficile,
26:20mais j'aimerais me lancer
26:21d'autres défis.
26:22je commence à l'Irox.
26:23L'année prochaine,
26:24j'aimerais bien,
26:25avant mes 35 ans,
26:26le petit défi
26:26de faire un marathon.
26:27Donc,
26:28voilà,
26:28c'est le côté challengeant
26:30où là,
26:30je vais vraiment chercher
26:31mes limites, quoi.
26:32J'ai vu ton bracelet,
26:33c'est Marie-Rox.
26:34Oui,
26:34j'en ai 4.
26:36C'est bon,
26:37la motivation est là.
26:38Merci beaucoup,
26:39Manon.
26:39Merci,
26:39Anthony.
26:40C'était un grand plaisir,
26:41en tout cas,
26:42de pouvoir faire cet épisode
26:44et ce numéro
26:45de La Victoire Éternel
26:46sur Sport en France,
26:47des championnes inspirantes.
26:48Voilà,
26:48on en a eu une
26:49et on est content
26:50de vous l'avoir présentée.
26:51Merci à toutes et tous.
26:52Merci à notre réalisateur,
26:54François.
26:54Merci également à Julien
26:56en régie
26:57et à l'édition.
26:58Merci à Sandrine
26:59au maquillage.
27:00Merci à Nicolas au son.
27:01Bref,
27:01toute une équipe aussi
27:02derrière qui fait
27:03de La Victoire Éternel
27:04une belle émission.
27:05On se retrouve
27:06dans quelques jours
27:07pour un nouvel épisode.
27:08Merci encore Manon
27:09et à très vite.
27:10Merci.
27:10Ciao.
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