00:00Il y a toujours eu, il y a et il y aura toujours des projets dans lesquels des stéréotypes et
00:05des clichés seront présentés.
00:07Moi ce qui m'intéresse c'est plutôt de me tourner sur ce qui me touche.
00:10Et ce qui me touche ce sont les films dont les personnes dont on parle comme des minorités s'approprient
00:16leur narratif.
00:17Et ça c'est nouveau.
00:17Ce qui est encore difficile c'est que, étant donné qu'on est encore au début de ça,
00:20qu'on a des femmes maghrébines, des hommes maghrébins qui s'approprient leur histoire et qui décident de les raconter,
00:25étant donné que ça ne rentre pas dans l'imaginaire justement de certains stéréotypes,
00:30ces films ont plus de mal à être soutenus financièrement.
00:35Parce qu'on n'est pas habitué à voir une personne issue d'une minorité qui ne fait pas de
00:40son identité le sujet central de sa vie.
00:44Or on est encore à un stade où dans les films qui traitent les minorités comme des sujets centraux et
00:50qui en font des clichés,
00:51ces films-là généralement sont susceptibles de recevoir plus de financement.
00:55C'est frustrant, mais j'ai l'impression qu'on avance.
00:58Je me rends compte, moi quand j'ai commencé il y a un peu plus de dix ans,
01:02j'ai très très peu travaillé avec des réalisateurs et réalisatrices maghrébines.
01:07Alors c'est peut-être parce que je travaille maintenant moi aussi beaucoup sur la question de l'identité franco
01:13-algérienne,
01:14parce que c'est immense et que du coup ça m'intrigue énormément.
01:19Donc peut-être que ma sensibilité se déplace aussi.
01:21J'ai l'impression que l'époque permet plus ça aussi que quand j'ai commencé ou qu'il y
01:27a encore plus longtemps.
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