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  • il y a 2 jours
À LA UNE / Périscolaire : des dérives systémiques ?

Face au scandale des agressions sexuelles dans le périscolaire, le parquet de Paris a annoncé enquêter sur plus d'une centaine d'établissements scolaires. Depuis le début de l'année 2026, 78 animateurs ont été suspendus, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles. Ces chiffres traduisent un caractère « systémique », selon le nouveau maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire. Alors que l'édile a lancé une convention citoyenne sur la protection et les temps de l'enfant à l'école et un plan d'action, les animateurs des écoles parisiennes ont manifesté, mardi 19 mai, contre « la politique de répression » de la municipalité. Ils dénoncent un « climat de suspicion généralisée ». « Les suspensions explosent, sans accompagnement des agents et des équipes concernées », ont-ils alerté. Selon l'intersyndicale, les mesures sociales annoncées par Emmanuel Grégoire dans le cadre de son plan d'action à 20 millions d'euros sont « totalement insuffisantes pour répondre aux problèmes structurels » d'une filière très précarisée en « sous-effectif chronique ». Comment mettre fin à la crise du périscolaire ?

Invités :
Isabelle Santiago, députée socialiste du Val-de-Marne
Elisabeth Guthmann, co-fondatrice du collectif SOS Périscolaire
Franck Benghanem, délégué syndical SUPAP-FSU

Chronique :

« Quelle histoire ! » : de Trump à Poutine, la Chine au centre du jeu par Olivier Ravanello

LA QUESTION QUI FÂCHE / Caméras algorithmiques : la surenchère sécuritaire ?

Un amendement, déposé par le sénateur Pierre-Jean Verzelen (Horizons), entend autoriser l'usage de caméras de vidéosurveillance algorithmiques (VSA), capables de détecter des infractions, dans l'espace public et privé. Dopées à l'intelligence artificielle, ces caméras analysent les images grâce à des logiciels conçus pour détecter certaines situations. Ainsi, seront identifiables : un départ de feu, un individu armé ou un dépôt d'ordures sur la voie publique, etc. Exceptionnellement expérimentées pendant les Jeux olympiques de Paris, ces VSA restaient globalement interdites, avant d'être votées à l'Assemblée en février 2026. Le texte vient d'être repris et déposé sous forme d'amendement au projet de loi Ripost, examiné dès le 18 mai au Sénat. Faut-il généraliser les VSA au nom de la sécurité, quitte à porter atteinte aux libertés individuelles ?

Invités :
Elisa Martin, députée « La France Insoumise » de l'Isère
Pierre-Jean Verzelen, sénateur « Horizons » de l'Aisne
Jean-Baptiste Soufron, avocat en droit du numérique

« Bourbon express » par Marco Paumier

« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.

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Transcription
00:00:05Musique
00:00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:27Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée Nationale
00:00:33avec à mes côtés ce soir Olivier Ravanello.
00:00:36Bonsoir Olivier.
00:00:37Bonjour.
00:00:37Vous allez bien ?
00:00:37Très bien.
00:00:38C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir un scandale d'État.
00:00:42C'est ce que dénonce un livre à paraître cette semaine sur le périscolaire.
00:00:46On le doit à une journaliste du Parisien qui parle de dérive systémique.
00:00:51Dérive qui concerne toute la France, pas seulement les écoles parisiennes.
00:00:55Comment en est-on arrivé là ? Comment protéger nos enfants sans jeter l'opprobre sur tout un métier ?
00:01:01Eh bien nous en parlons ce soir avec vous Elisabeth Gutmann.
00:01:03Bonsoir.
00:01:04Bonsoir.
00:01:04Vous êtes la cofondatrice du collectif SOS Périscolaire.
00:01:07Vous êtes une lanceuse d'alerte si vous me permettez l'expression.
00:01:11Et il se trouve que vous signez la préface de ce livre-choc, Les rois du silence, qui paraît jeudi
00:01:17chez Robert Laffont.
00:01:18Merci d'être avec nous ce soir.
00:01:20Bonsoir Isabelle Santiago.
00:01:22Bonsoir.
00:01:22Vous êtes députée socialiste du Val-de-Marne et vous étiez entre autres rapporteur de la commission d'enquête parlementaire
00:01:27sur la protection de l'enfance.
00:01:29Merci également de votre présence.
00:01:30Et puisque chaque voix compte, il faut aussi entendre ce soir l'autre colère, celle des animateurs du Périscolaire qui
00:01:37sont en grève depuis une semaine à Paris et qui ont manifesté aujourd'hui pour dénoncer précisément le climat de
00:01:43suspicion généralisée qui s'est installé autour d'eux.
00:01:46Bonsoir Franck Benganem.
00:01:47Bonsoir.
00:01:48Merci d'être là.
00:01:49Vous êtes déléguée syndicale SUPAP FSU.
00:01:51Vous avez aussi été responsable éducatif en école maternelle.
00:01:54Vous avez manifesté aujourd'hui à Paris.
00:01:56Vous nous direz pourquoi et vous nous direz aussi ce que vous attendez.
00:01:59Quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir Olivier Ravanello ?
00:02:02Je vais vous raconter l'histoire de Vladimir Poutine qui arrive en Chine et il est dans la foulée de
00:02:07Trump évidemment et on voit bien que Pékin est en train de devenir le centre d'un nouveau monde.
00:02:13Pour combien de temps ? On va en parler.
00:02:15Dans la deuxième partie de chaque voix compte, là c'est la question qui fâche.
00:02:18Faut-il généraliser la vidéosurveillance algorithmique ?
00:02:22Une proposition de loi entend autoriser l'usage de ces caméras intelligentes capables de détecter des situations suspectes aussi bien
00:02:30dans l'espace public que dans des commerces ou des musées.
00:02:33Progrès ou dérive, on en débat tout à l'heure avec Pierre-Jean Verzelaine qui est sénateur horizon de l
00:02:37'Aisne et qui a déposé un amendement à la loi Riposte pour élargir l'expérimentation de la VSA.
00:02:43Nous serons aussi avec Elisa Martin, députée LFI de l'ISER et avec Jean-Baptiste Souffron qui est avocat spécialisé
00:02:50en droit du numérique.
00:02:52Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions.
00:02:55Vous flashez le QR code qui est là, le voici, le voilà et c'est Olivier Ravanello qui se charge
00:02:59de nous transmettre vos questions ou vos messages.
00:03:02Et puis tout à l'heure, il y aura aussi Bourbon Express.
00:03:03Le journal de l'Assemblée nationale présenté par Marco Pommier.
00:03:07Voilà pour le menu de ce soir. Installez-vous confortablement, chaque voix compte, c'est parti.
00:03:19On va parler de l'école ce soir. Alors je vous propose de commencer en y retournant.
00:03:22Vous vous souvenez peut-être du cours sur les préfixes.
00:03:25Le préfixe péri, vous vous souvenez, ça vient du grec péri qui signifie autour.
00:03:30Le temps périscolaire, c'est ce moment où l'école est finie mais où les enfants sont toujours sous la
00:03:35responsabilité des adultes.
00:03:37Cantines, garderies, études, centres de loisirs, le péri-scolaire est une aubaine pour les parents qui travaillent mais c'est
00:03:44aussi devenu un scandale à mesure qu'ont éclaté les affaires de maltraitance et de violence sexuelle.
00:03:57Dans la capitale, aucun arrondissement n'échappe au scandale.
00:04:0178 animateurs périscolaires suspendus à Paris depuis le début de l'année, dont 31 soupçonnés de violence sexuelle sur mineurs.
00:04:09Comme plus d'une centaine de parents, Anne Drula a signalé un comportement inapproprié dans l'école de sa fille.
00:04:15Un animateur leur apprenait les règles du strip-poker.
00:04:20Les mots de mon enfant en retour à la maison, c'est que c'est normal maman, quand on joue
00:04:25aux cartes, il y a des règles où on enlève sa culotte.
00:04:27Le ministère public annonçait dimanche avoir ouvert une dizaine d'enquêtes préliminaires dans des crèches.
00:04:33En primaire, 84 écoles maternelles, soit près d'un tiers des établissements, font aussi l'objet d'une enquête, ainsi
00:04:40qu'une vingtaine d'écoles élémentaires.
00:04:41Face à la multiplication des plaintes, la prise en charge et l'interrogatoire des victimes n'interviennent souvent qu'après
00:04:48de longues semaines.
00:04:48Il y a un nombre considérable de dossiers en attente à la brigade criminelle, qui là aussi, c'est un
00:04:54point d'alerte qui a été écrit par mes soins dans ce qu'on appelle le rapport du ministère public.
00:04:59Je me suis efforcée d'expliquer ça aux victimes. Donc là, il y a un groupe dédié avec des enquêteurs
00:05:04qui ont été renforcés.
00:05:05A la mi-avril, le nouveau maire engageait un plan d'action de 20 millions d'euros pour professionnaliser la
00:05:11filière.
00:05:12Avec la promesse d'une suspension immédiate des agents municipaux concernés, l'interdiction des situations d'isolement entre un adulte
00:05:20et un enfant,
00:05:20et l'organisation d'une convention citoyenne autour de 77 parents tirés au sort.
00:05:26Au-delà des mesures d'urgence que nous avons prises, il nous a paru nécessaire d'engager un débat de
00:05:31fond sur l'organisation des temps scolaires et des temps périscolaires à Paris.
00:05:34Cette convention est un des outils complémentaires nécessaires, je le crois, pour progresser significativement.
00:05:39Parmi les pistes sur la table de cette concertation ouverte hier soir, pour un mois, le retour à la semaine
00:05:45de 4 jours dans les établissements parisiens.
00:05:48Mais le phénomène systémique gangrène tout le pays.
00:05:51A l'échelle nationale, au moins 462 cas de violences ont été recensés depuis 5 ans, en ville comme à
00:05:58la campagne, dans le public comme dans le privé.
00:06:02Bien plus que ça, c'est ce que vous disiez à l'instant, Elisabeth Koutemann.
00:06:05Merci d'être là.
00:06:06Vous signez la préface de ce livre qui sort en librairie ce jeudi chez Robert Laffont.
00:06:12Les Rois du silence, enquête signée Victoire Afring-Moulard, qui est journaliste aux Parisiens.
00:06:17Les Rois du silence, c'est un jeu d'enfant.
00:06:20Le premier qui parle a perdu.
00:06:21C'est ça la règle ?
00:06:22Oui, c'est ça.
00:06:23On peut dire que c'est ça dans le périscolaire.
00:06:26Ça a été comme ça pendant des années.
00:06:28Notre collectif, le collectif SOS Périscolaire, il a été créé en 2021.
00:06:32Il a commencé par essayer de briser cette omerta, ce silence justement qui régnait sur le périscolaire.
00:06:39Et le livre de Victoire, c'est un livre très important pour nous parce qu'en fait, il raconte aussi
00:06:46ce que nous, on voit, ce que nous, on entend chaque jour.
00:06:48Toutes les familles qu'on a au téléphone, on en parlait un peu tout à l'heure, toute la douleur
00:06:52de ces familles.
00:06:53Et puis, l'inaction des institutions qui a régné pendant des années et des années.
00:06:59Les plus anciennes affaires qu'on a, nous, elles datent de 2016, mais il y en a certainement des plus
00:07:03anciennes.
00:07:04Et ce livre, c'est un livre témoignage qui raconte, qui donne la parole aux familles.
00:07:08Et puis, voilà, un livre vraiment très important qu'on conseille à tout le monde de lire pour prendre la
00:07:14mesure de cette problématique.
00:07:15Il est dur, ce livre.
00:07:16Pour tout vous dire, quand on le lit, on a mal au ventre, on est parcouru de frissons.
00:07:22En lisant notamment les témoignages de parents qui ont été confrontés à l'absence d'explication, au silence, qui ont
00:07:29voulu alerter, qui n'ont pas été entendus.
00:07:31Est-ce qu'on a ignoré les alertes ou est-ce qu'on les a étouffées ?
00:07:36Les deux.
00:07:37Les deux.
00:07:37Il y a des alertes qu'on a ignorées, il y a des alertes qu'on a étouffées.
00:07:42Je pense qu'on peut retrouver à peu près des deux sur l'ensemble du territoire national, parce qu'on
00:07:45parle beaucoup dans les médias aujourd'hui de Paris,
00:07:47mais ça ne concerne largement pas uniquement Paris.
00:07:49Vous voyez, la carte, on a, nous, sur notre site internet, créé une carte, justement, avec la géocalisation de ces
00:07:56témoignages.
00:07:57Il y en a 469, je crois, aujourd'hui, même peut-être un peu plus, parce que j'en ai
00:08:00encore remis tout à l'heure.
00:08:01Vous continuez d'en recevoir ?
00:08:03On en reçoit de plus en plus.
00:08:05Et il y en a 150 qu'on n'a pas encore mis, donc en fait, on en est à
00:08:08près de 600 témoignages sur un spectre de violences larges.
00:08:11Il n'y a pas que des violences sexuelles, on a des violences physiques, des violences psychologiques et des violences
00:08:14sexuelles.
00:08:15La première chose qui frappe en lisant le livre, c'est l'idée d'un système qui, dès le départ,
00:08:19a été bricolé, en fait.
00:08:22Oui, en fait, je ne pense pas forcément dès le départ.
00:08:25Après, on ne peut pas se reposer sur un « avant, c'était mieux ».
00:08:28Néanmoins, il y a eu un moment où ça fonctionnait bien.
00:08:30Et puis, il y a eu ce changement des rythmes scolaires en 2013.
00:08:34Il y a un besoin énorme, massif en animateurs qui n'avait pas été anticipé.
00:08:38Et donc, ils ont eu besoin de prendre tous les gens qui acceptaient, qui voulaient bien faire ce métier dans
00:08:43des conditions très précaires.
00:08:45Ce qu'il faut dire, c'est qu'il y avait beaucoup, et il y a toujours beaucoup d'animateurs
00:08:49qui sont très bien et bienveillants et investis dans ce qu'ils font.
00:08:52Néanmoins, ils sont entourés d'autres personnes qui sont là, qui n'ont pas de compétences, qui n'ont pas
00:08:57de diplôme, qui ne savent pas comment faire.
00:08:59Et bien sûr, ils sont en sous-nombre et ils travaillent dans des conditions très difficiles.
00:09:02Le livre parle de dérives systémiques. Pourquoi est-ce qu'on parle d'un système ? Qu'est-ce qui
00:09:07le constitue exactement ?
00:09:09Parce qu'en fait, on met les gens dans une situation d'échec, déjà dès le départ.
00:09:13On leur dit, vous n'avez pas besoin de formation pour aller vous occuper des enfants. C'est un métier
00:09:17de s'occuper des enfants.
00:09:19Je vous encourage à aller essayer de vous occuper d'un groupe de 30, 40 enfants, voire plus, quand justement
00:09:26les quotas ne sont pas respectés.
00:09:27Donc déjà, c'est très difficile.
00:09:29En plus, au-delà du fait qu'il n'y ait pas de formation, il n'y a plus d
00:09:33'encadrement.
00:09:34Même le sens de ce métier a été perdu.
00:09:36Il y a plein d'animateurs en région qui nous contactent et qui nous disent, mais moi, je ne sais
00:09:39pas ce que je fais là.
00:09:40On me dit juste, tu t'occupes des enfants. Mais c'est quoi s'occuper des enfants ? Je ne
00:09:43sais pas.
00:09:44Et après, on a un manque également d'une administration, d'une chaîne de signalement qui est inexistante.
00:09:50Quand il y a un problème au périscolaire, la plupart des gens, même dans les mairies, ne savent pas quoi
00:09:54faire.
00:09:55Est-ce que vous vous êtes posé des questions sur la prévalence des violences sexuelles dans cette affaire ?
00:10:01C'est-à-dire, il y a des cas de maltraitance, il y a des cas de négligence d'enfants
00:10:05qui ont des accidents pendant la période du temps périscolaire
00:10:08et à qui on ne porte pas assistance correctement. Ça, c'est une chose. Mais il y a aussi ces
00:10:13cas de violences sexuelles.
00:10:14Est-ce qu'à un moment, en tant que SOS périscolaire, vous vous êtes dit, comment se fait-il qu
00:10:22'il y ait un taux de violences sexuelles aussi important,
00:10:25qui n'est pas le même que dans le reste de la société ? Est-ce que le périscolaire, à
00:10:29un moment, a tiré, disons-le comme ça, des prédateurs ?
00:10:32Alors, pour nous, c'est plutôt logique que les pédocriminels n'aillent pas dans les EHPAD. De toute façon, un
00:10:37pédocriminel, il va aller là où il y a des enfants.
00:10:39Et il est effectivement plus facile d'opérer dans un endroit dans lequel il n'y a pas de cadre,
00:10:44il n'y a pas de sécurisation, il n'y a pas de process,
00:10:47et il n'y a pas forcément de sanctions immédiates quand il y a des signalements qui sont faits.
00:10:51Et d'autant plus que, nous, ce qu'on a remarqué depuis des années, c'est que la parole des
00:10:55enfants est très peu considérée.
00:10:56Et ça, on le voit à tous les échelons, aussi bien au niveau de l'école qu'au niveau de
00:11:00la justice, où ça peine vraiment encore à donner quelque chose.
00:11:03Et on voit bien, justement, dans le cas de Paris, qu'aujourd'hui, il y a eu un seul procès,
00:11:07alors qu'on a des dizaines et des dizaines d'affaires.
00:11:10On a des familles qui attendent depuis 2018, pour l'école Paul Dubois, par exemple, qui sont toujours en attente.
00:11:15Il y a 15 plaintes qui sont portées par des civils, et pourtant, il n'y a toujours pas de
00:11:19date de procès.
00:11:20– Isabelle Santiago, quand vous entendez tout ça, vous vous dites, on en est arrivé là, comment, politiquement ?
00:11:25– Tout d'abord, j'ai une pensée pour l'ensemble des victimes et des familles qui sont concernées,
00:11:31parce que ce qui se passe en ce moment, et ce qu'on entend dans cette actualité terrible,
00:11:36c'est qu'il faut que les parents retrouvent une totale confiance pour accompagner leurs enfants,
00:11:43parce que c'est dans notre quotidien de vie. Ça, c'est la première chose.
00:11:46La deuxième chose, c'est que je voudrais dire que, dans la commission d'enquête, à l'époque,
00:11:51j'étais venue ici vous le dire, c'est un impensé des politiques publiques, l'enfance.
00:11:56C'est une politique qui n'a jamais été pensée par les services, elle n'est pas régalienne,
00:12:00et elle est diluée en silo dans toutes les politiques publiques concernées.
00:12:05Donc là, il s'agit de l'éducation nationale, la commission d'enquête concernait la protection de l'enfance,
00:12:10mais l'enjeu, il était sur deux piliers, ce sont des secteurs où il n'y a pas de normes
00:12:15pour l'encadrement des enfants,
00:12:17et c'est le secteur dans lequel il n'y a pas de formation.
00:12:21C'est ce que j'appelle un impensé des politiques publiques.
00:12:23Et donc, comme le disait Madame, en effet, s'occuper d'un enfant, on arrive dans une société
00:12:29où en fait, aujourd'hui, je voudrais rappeler quand même que je suis venue ici aussi dans des plateaux en
00:12:352021, en 2022,
00:12:37le sujet est récent dans la libéralisation de la parole, dans l'entente, dans l'écoute de l'enfant,
00:12:42et je te crois, c'est tout nouveau.
00:12:45Donc forcément, il y a une situation assez nouvelle.
00:12:49Mais la réalité factuelle, c'est que quand je suis venue la dernière fois avec Édouard Durand,
00:12:54que je salue si des fois il nous regarde,
00:12:56il y avait toutes les préconisations dans le rendu de la civisme en 2023, y compris sur l'école.
00:13:02Et en fait, on en a fait quoi au niveau gouvernemental de l'ensemble des propositions qui sont faites ?
00:13:09Donc, à un moment donné, les stylos, le fonctionnement, alors que la civisme avait posé la problématique,
00:13:15il y avait déjà la mise en œuvre de propositions très concrètes,
00:13:19que d'ailleurs, on retrouve dans ce que vient de mettre en place la mairie de Paris.
00:13:22Et on ne les a pas mises en œuvre, faute de moyens, faute de volonté ?
00:13:25Non, c'est un impensé des politiques publiques, c'est ça qui est agaçant,
00:13:28c'est qu'en fait, en 2023, quand le rapport d'Édouard Durand sort,
00:13:33eh bien, toutes les préconisations, certaines sont passées dans la loi
00:13:37pour le cadre du retrait, par exemple, de l'autorité parentale,
00:13:40dans une des préconisations,
00:13:43mais tout ce qui touchait le scolaire,
00:13:45et donc aurait pu être élargi par un travail, tous ensemble, avec le périscolaire,
00:13:50n'a rien donné, il faut qu'on attende 2026.
00:13:53Donc, en fait, vous voyez, ce que je veux dire, c'est qu'en fait, l'impensé des politiques publiques...
00:13:56Il faut qu'on attende 2026, pardonnez-moi,
00:13:57il faut quand même rendre hommage aussi au travail des médias, des journalistes qui sortent les enquêtes.
00:14:01C'est clair.
00:14:02On attend 2026 pour que les scandales éclatent dans la presse,
00:14:05ils n'éclatent pas dans les tribunaux, les scandales.
00:14:06Tout à fait, et c'est pour ça que je vous dis qu'en fait,
00:14:08le législateur doit s'emparer de tous ces sujets,
00:14:11c'est ce qu'on fait depuis un certain temps, mais ça n'avance pas.
00:14:14Question téléspectateur, Olivier.
00:14:15Deux questions.
00:14:15La première de Michel, qui insiste sur le fait que
00:14:20des dysfonctionnements dans le cadre périscolaire, ça n'est pas nouveau,
00:14:23et qui du coup pose la question de pourquoi, alors que c'est signalé,
00:14:27il y a cette omerta, vous dites qu'il y a une loi du silence qui s'est installée,
00:14:31elle s'appuie sur quoi, elle se justifie comment, d'après vous ?
00:14:34Et puis l'autre question qui est plus politique, c'est,
00:14:37vous dites qu'il y a un impensé sur l'enfance et sur comment on s'occupe des enfants,
00:14:41comment le gouvernement qui décide du jour au lendemain
00:14:44d'augmenter le nombre de personnels dont on va avoir besoin pour s'occuper des enfants
00:14:48n'est pas conscient que les gens ne sont pas formés
00:14:51et que ça ne peut pas fonctionner dès le départ ?
00:14:55Je voulais que je réponde de suite.
00:14:58En fait, je peux répondre à un des éléments.
00:15:02En fait, c'est parce qu'on ne prend pas les choses de la bonne manière.
00:15:04Tout d'abord, il faut que, en France, on a une politique gouvernementale
00:15:09et on a aussi des collectivités.
00:15:11Donc en fait, si on fait un plan enfance, il faut que l'ensemble des structures
00:15:15et des collectivités puissent travailler ensemble.
00:15:19Et il faut aussi mettre en place des plans de formation.
00:15:22Les plans de formation, il ne faut pas qu'ils soient à la petite semaine
00:15:26en fonction du territoire dans lequel on est.
00:15:28Il faut des référentiels nationaux.
00:15:30On va y venir, mais ce que dit très justement Michel,
00:15:34qui dit, moi, dans les années 90, j'étais un mouton noir
00:15:36quand j'ai voulu parler des problèmes dans le périscolaire.
00:15:38Ce qu'il y a aujourd'hui, c'est qu'on se retrouve avec des compétences éclatées
00:15:41entre états, communes, associations.
00:15:44Il n'y a pas de pilotage national, comme vous dites.
00:15:46Il y a des contrôles qui sont très variables d'une ville à l'autre
00:15:49et une dilution des responsabilités.
00:15:51C'est peut-être aussi comme ça que les dérives deviennent systémiques,
00:15:55c'est-à-dire que les mêmes causes produisant les mêmes effets,
00:15:58les parents ne savent même plus à qui s'adresser quand il y a un problème.
00:16:00L'éducation nationale, est-ce qu'elle ne sait pas aussi laver les mains
00:16:04à un moment des problèmes du périscolaire ?
00:16:06Avant la réforme des rythmes scolaires, en fait,
00:16:08les directeurs d'école avaient quand même un lien avec le périscolaire
00:16:13qui était plus fort.
00:16:14Ils avaient possibilité, en tout cas, de dialoguer
00:16:19et de contrôler dans une certaine mesure les agents périscolaires.
00:16:23Et quand il y a eu cette réforme, en fait,
00:16:24on a dégagé de toute responsabilité les directeurs d'école
00:16:27et donc, on s'est retrouvés avec des directeurs d'école
00:16:30qui disaient à quelle heure c'est arrivé ?
00:16:32Midi 15, ça n'est pas nous, c'est le périscolaire.
00:16:34Et ça, on l'a eu très, très souvent.
00:16:35Alors, il y a quelques directeurs et directrices engagées
00:16:38qui ont décidé quand même de monter au créneau,
00:16:40mais c'est assez à la marge.
00:16:43Globalement, les retours qu'on a des familles,
00:16:44ça a été beaucoup de directeurs et encore même à Paris,
00:16:47de directrices d'école qui vont se cacher dans un bureau
00:16:49quand il y a une réunion de crise
00:16:51parce qu'il y a un animateur qui a commis des violences sexuelles sur des enfants.
00:16:54Donc, voilà.
00:16:55Et c'est quelque chose qu'on a porté.
00:16:56On a rencontré Édouard Geffray également.
00:16:58Et c'est quelque chose qu'on lui a porté il y a quelques mois
00:17:01et sur lequel il nous a dit qu'effectivement,
00:17:03il fallait recréer ce lien entre l'éducation nationale et le périscolaire.
00:17:06Franck Benganem, vous avez participé cet après-midi
00:17:08à la manifestation des animateurs du périscolaire parisien
00:17:11qui sont en grève depuis maintenant une semaine,
00:17:14précisément pour dénoncer la politique de répression de la ville de Paris.
00:17:17L'une de nos équipes s'est rendue à ce rassemblement Place de la Bastille.
00:17:21Je vous propose d'écouter les mots des animateurs qui étaient présents,
00:17:24recueillis par Alicia Rogue et Igor Fronti.
00:17:26Regardez.
00:17:28– Sous-titrage Société Radio-Canada
00:17:36– Tous les jours, on a des collègues qui se font suspendre sans alerte.
00:17:43Du jour au lendemain, on peut avoir un message de notre circonscription.
00:17:45On dit que tel agent, vous devez quitter votre école.
00:17:49On ne sait pas pourquoi.
00:17:51Là, clairement, on travaille avec une épée de damocasse au-dessus de la tête.
00:17:54– On a même des agents qui font la peur au ventre
00:18:01parce que justement, comme les suspensions se font automatiquement
00:18:03et pas toujours pour des motifs qui d'habitude donnent lieu à ce genre de suspensions,
00:18:08on va tous les jours un peu au travail avec la peur au ventre
00:18:10que la foudre nous tombe dessus aujourd'hui.
00:18:12– Qu'est-ce que je dénonce ?
00:18:20Un manque de formation, un manque de moyens,
00:18:23beaucoup de sanctions, mais finalement, dans le fond,
00:18:27ce ne sont pas les sanctions qui vont résoudre les problèmes.
00:18:29On nous demande l'inclusion dans nos écoles
00:18:33et en fait, on n'a pas forcément de moyens pour le faire,
00:18:37pas forcément de personnes toujours en plus.
00:18:38– Franchement, dans mon établissement, ça m'arrive d'être en sous-effectif.
00:18:49On s'arrange, on se met ensemble.
00:18:52Il y a une grande solidarité auprès des animateurs.
00:18:56Je demande juste, comme tous mes collègues, un peu plus de moyens
00:19:00et pour le bien-être des enfants, pour le bien-être des animateurs,
00:19:06c'est vrai que c'est un métier qui avance et on ne va pas le bafouer par ce qui
00:19:11se passe.
00:19:12On peut arranger les choses.
00:19:15– Franck Ben-Gadam, ce que disaient les manifestants cet après-midi,
00:19:21c'est ce climat de suspicion généralisée.
00:19:23Mais comment ça se manifeste dans le quotidien ?
00:19:26– Dans le quotidien, c'est que, comme l'a dit Madame Guthman,
00:19:32il y a un phénomène systémique qui est mis en place,
00:19:35qui fait qu'on se retrouve dans des situations actuellement
00:19:39avec toutes les suspicions de violences sexistes et sexuelles
00:19:43dans un climat nauséabond où on a l'impression
00:19:46que chaque mauvaise posture, mauvaise communication
00:19:50va engendrer une suspension directe.
00:19:55– Il y avait un animateur qui parlait d'une épée de Damoclès,
00:19:57mais c'est-à-dire le moindre geste peut être équivoque ?
00:20:03Est-ce que le comportement des animateurs change en raison de ce climat ?
00:20:08– Ce qu'il faut savoir, c'est qu'il y a quand même eu une révolution
00:20:11dans l'animation depuis la réforme des rythmes scolaires.
00:20:14Et donc, on a été rendus plus visibles au sein des écoles.
00:20:18On était invisibles, on est rendus plus visibles,
00:20:20même s'il manque encore de visibilité.
00:20:22– Parce que parfois, les enfants passent plus de temps avec vous
00:20:24qu'avec les maîtresses et les maîtres.
00:20:26– Oui, et puis surtout, on a un lien particulier avec les enfants.
00:20:28C'est-à-dire, on n'est pas les parents,
00:20:30on n'est pas les frères, sœurs, les grands frères,
00:20:33on n'est pas des copains, mais on a un lien qui est…
00:20:36On n'est pas des enseignants non plus,
00:20:37mais on a un lien particulier qu'on tisse avec les enfants
00:20:40parce qu'on apporte de l'éducation par le jeu.
00:20:44Donc, le jeu, ça rapproche aussi.
00:20:46Et le lien qu'on tisse avec les enfants, c'est un lien particulier.
00:20:50Donc, c'est cette posture professionnelle
00:20:52qui est pour certains peut-être difficile à comprendre,
00:20:55surtout quand on arrive dans l'animation sans formation
00:20:57ou avec juste un bain-faire.
00:20:57– C'est-à-dire, à un moment, vous n'avez aucune formation
00:20:59qui vous dit la bonne distance à avoir avec l'enfant
00:21:02selon son âge aussi ?
00:21:04– Alors, on a quelques formations depuis un certain temps
00:21:08pour rappeler la posture professionnelle.
00:21:09– Depuis un certain temps, c'est-à-dire ?
00:21:10– C'est-à-dire, depuis la réforme, en tout cas,
00:21:13la Ville de Paris a mis en place quand même des formations
00:21:15pour rappeler la posture professionnelle.
00:21:17On a une charte de l'animateur qui a été mise en place
00:21:19qu'on est censé respecter.
00:21:20– Ça, c'est très récent.
00:21:21– Non, ça, ça a été mis en place en…
00:21:23– En 2013 ?
00:21:25– Donc là, ils sont en train de retravailler
00:21:26sur une nouvelle charte de l'animateur.
00:21:30Mais juste pour revenir sur cette formation
00:21:33qui est pour nous très importante,
00:21:35et c'est qu'il y a des formations professionnelles,
00:21:38qu'il y a des formations pour pratiquement tous ceux
00:21:40qui travaillent dans l'enfance,
00:21:41qui sont d'un an, deux ans ou plus.
00:21:44Nous, on a une formation d'animateur
00:21:46avec un BAFA qui dure trois semaines.
00:21:48Donc on ne peut pas rentrer en profondeur
00:21:49sur les besoins éducatifs des enfants.
00:21:52Et on a, pareil pour les directeurs, des BFD,
00:21:54alors qu'il y a des formations professionnelles
00:21:56qui durent un an ou plus,
00:21:57comme des BPGEPS, des DGEPS,
00:21:59et qui ont commencé à être mis en place,
00:22:01mais il y en a 50 par-ci, 50 par-là.
00:22:03C'est ridicule par rapport au nombre
00:22:04qu'on est au sein de la ville de Paris.
00:22:06– C'est exactement la question que pose Pierre,
00:22:08et c'est ce qu'il souligne.
00:22:09Peut-on construire une véritable culture
00:22:11de la bienveillance avec des métiers précaires,
00:22:14sous-payés, marqués par l'intérim,
00:22:16et qui ne sont pas vraiment reconnus ?
00:22:19– Alors, je pense qu'il y a, comme on l'a dit,
00:22:22il faut mettre les moyens dans une formation professionnelle
00:22:25et dans peut-être un socle commun
00:22:27entre tous les acteurs de l'éducation,
00:22:29mais ça, ça voudrait dire aussi
00:22:30que le gouvernement doit mettre en place
00:22:34une vraie formation référentielle,
00:22:37comme vous l'avez dit,
00:22:38pour que l'éducation soit globale.
00:22:40– Est-ce que c'est le gouvernement
00:22:41qui doit mettre en place une formation,
00:22:42ou est-ce que ce n'est pas les municipalités
00:22:44qui doivent exiger un diplôme particulier,
00:22:47un niveau de formation,
00:22:48avant d'embaucher un animateur ?
00:22:50Comme on embaucherait une infirmière,
00:22:53une auxiliaire de pluriculture,
00:22:54enfin, quelqu'un qui a un diplôme
00:22:56qui dit la valeur de ce qu'il fait.
00:22:58– C'est les deux, quand même.
00:22:59– En fait…
00:23:00– C'est les deux.
00:23:01– Oui, c'est les deux,
00:23:02parce qu'en fait, déjà,
00:23:04il y a un vivier qui n'existe pas,
00:23:06c'est-à-dire qu'il y a très peu de candidatures
00:23:09pour ce métier du fait des conditions
00:23:11très précaires dans lesquelles ils exercent.
00:23:13Donc, si on commence à dire,
00:23:14bon, ben, on veut des Bac plus 3, 4
00:23:16pour s'occuper des enfants,
00:23:17c'est honorable, c'est louable,
00:23:19mais en fait, qui va vouloir travailler
00:23:20avec ces diplômes en droit ?
00:23:22– Mais là, on n'exige même pas le BAFA.
00:23:23– Oui, nous, on est d'accord,
00:23:25et d'ailleurs, on est très alignés avec les syndicats.
00:23:26– On n'est pas encore un Bac plus 3, vous voulez.
00:23:27– Déjà, le BAFA, ça ne suffit pas.
00:23:28Le BAFA, on apprend à faire des jeux de société.
00:23:30On n'apprend pas les besoins psycho-émotionnels des enfants.
00:23:32Mais au-delà de ça,
00:23:34demander, vouloir des diplômes élevés,
00:23:36il faut qu'on paye en conséquence
00:23:38des gens qui ont fait des études.
00:23:39Donc, il y a tout un système à repenser,
00:23:41et c'est là où l'État doit venir,
00:23:43et il doit également mettre en place
00:23:44des chaînes de signalement national,
00:23:46parce qu'aujourd'hui, on est le seul,
00:23:48nous, et on est un collectif de parents,
00:23:50on n'est même pas une association,
00:23:52on est le seul à faire le lien
00:23:54avec l'ensemble des familles
00:23:55pour les accompagner
00:23:56d'un point de vue administratif et juridique.
00:23:58Donc, c'est quand même aberrant.
00:23:59On s'est substitué à l'État
00:24:01parce qu'il y avait ce trou béant.
00:24:04Est-ce qu'il y a aujourd'hui,
00:24:05est-ce que le premier problème du périscolaire,
00:24:07c'est d'abord un problème de remonter des signalements ?
00:24:09Est-ce que ce n'est pas le premier problème à régler ?
00:24:12Tout d'abord, il faut toujours,
00:24:13et c'était le cas dans les propositions,
00:24:15je le redis, de la civise,
00:24:17c'est pour ça que j'insiste,
00:24:18parce qu'en 2023, il y avait quand même des pistes
00:24:20à suivre et à mettre en place.
00:24:22Mais en tout cas, la chaîne
00:24:24qui doit être directe
00:24:26vers les municipalités
00:24:28est une priorité comme elle doit l'être
00:24:31auprès de l'éducation nationale.
00:24:32Il ne doit pas y avoir là-dessus
00:24:35de difficultés
00:24:36et ça doit se faire directement.
00:24:37C'est d'ailleurs ce qu'a engagé
00:24:38le maire de Paris dès sa mise en place.
00:24:40Je voudrais juste dire,
00:24:41parce qu'on a eu le reportage
00:24:43sur les agents du périscolaire,
00:24:45je comprends la situation
00:24:46dans laquelle ils sont.
00:24:47Je respecte, je sais aussi
00:24:48que dans la protection de l'enfance,
00:24:50les éducateurs,
00:24:51au niveau des foyers,
00:24:53quand il y a des scandales,
00:24:54ça retombe sur l'ensemble d'une profession
00:24:56alors que ce ne sont pas
00:24:57toutes les personnes.
00:24:58Mais la réalité factuelle,
00:25:00c'est qu'à un moment donné,
00:25:01qu'il y ait une suspension automatique
00:25:04décidée dans un cadre
00:25:05tel qu'il est actuellement,
00:25:08sous une tension maximum
00:25:10et d'une inquiétude absolue
00:25:11des familles,
00:25:12avec des cas,
00:25:13en tout cas,
00:25:14en cours de traitement
00:25:15par la justice,
00:25:17c'est nécessaire,
00:25:18le risque zéro.
00:25:19On ne peut pas se permettre
00:25:19autre chose
00:25:20et je crois que là-dessus,
00:25:21il faut être clair.
00:25:22Donc je pense qu'il n'y a pas
00:25:23d'épée d'amoclès
00:25:24au-dessus des agents,
00:25:25mais il faut aussi
00:25:26que les agents sachent
00:25:28qu'un comportement inadapté
00:25:30avec des enfants,
00:25:31ce n'est plus abjectable.
00:25:32Franck Benganem,
00:25:32vous vous opposez
00:25:35à la suspension immédiate ?
00:25:36Il faut que ce soit fait.
00:25:37Non, non.
00:25:37Alors nous,
00:25:37il faut être clair,
00:25:38on est contre toute forme
00:25:39de violence sexiste et sexuelle
00:25:41et toute forme de violence
00:25:42et on est pour des suspensions
00:25:46automatiques.
00:25:46Dès qu'il y a l'information.
00:25:47En fait, le problème,
00:25:48c'est que là,
00:25:49on suspend
00:25:50pour le moindre petit problème
00:25:52de violence ordinaire aussi.
00:25:54Mais même la violence ordinaire,
00:25:56elle ne doit pas exister.
00:25:58Alors attendez,
00:25:58on va essayer
00:25:59de mettre les choses au clair.
00:25:59C'est quoi un petit problème
00:26:00de violence ordinaire ?
00:26:02Par exemple,
00:26:02quelqu'un qui hausse la voix,
00:26:03ça peut être considéré
00:26:04sur un enfant
00:26:05comme une violence ordinaire.
00:26:06Mais on est d'accord
00:26:07pour dire qu'un animateur,
00:26:08il ne va pas crier sur un enfant.
00:26:09Non, pas sur un enfant,
00:26:10mais des fois,
00:26:11il est dans des situations
00:26:11où il doit hausser la voix.
00:26:12Et quand il hausse la voix,
00:26:14c'est pas une violence.
00:26:15Alors je vous conseille
00:26:18de venir peut-être
00:26:19dans des temps périscolaires,
00:26:22que ce soit des temps de cantine,
00:26:23des temps de goûter,
00:26:23où on se retrouve avec 150.
00:26:24Non, les parents n'ont pas le droit
00:26:26de venir pendant le temps périscolaire.
00:26:28On en sait tous quelque chose.
00:26:29En tout cas,
00:26:30moi j'ai déjà accueilli
00:26:31dans mon école
00:26:32où je travaillais
00:26:33des parents
00:26:33sur les temps périscolaires.
00:26:35Mais là,
00:26:37le problème,
00:26:37c'est qu'il y a des choses
00:26:39qui pouvaient se régler
00:26:40avec le responsable éducatif,
00:26:42le directeur périscolaire,
00:26:43avec son équipe
00:26:44quand il voyait
00:26:44un comportement
00:26:45qui n'était pas approprié,
00:26:46qui était contre-éducatif,
00:26:49on va dire.
00:26:49Et on remettait en question
00:26:52le comportement,
00:26:53la posture
00:26:53et ça se réglait
00:26:56directement
00:26:56avec son N plus 1 en fait.
00:26:58Malheureusement,
00:26:59pas partout.
00:26:59C'est pour ça
00:27:00qu'on en est arrivé là.
00:27:01C'est parce qu'en fait,
00:27:01les gens qui avaient été
00:27:03faits au responsable éducatif ville
00:27:04n'étaient pas traités
00:27:05ou alors ils étaient peut-être
00:27:06traités par le responsable
00:27:07éducatif ville
00:27:08et après,
00:27:09une fois qu'ils remontaient,
00:27:10ça n'était pas suivi
00:27:11de sanctions
00:27:11ou de recadrage.
00:27:13Je parle des petites violences.
00:27:14C'est-à-dire que
00:27:15dans une école,
00:27:16il y a toujours
00:27:16le directeur
00:27:17ou la directrice de l'école.
00:27:18Mais pour le temps
00:27:19périscolaire,
00:27:19il n'y a pas toujours
00:27:20le responsable associatif
00:27:22qui est là
00:27:23avec ses animateurs.
00:27:24Les animateurs,
00:27:25bien souvent,
00:27:25l'équipe d'animateurs est là
00:27:26mais leur responsable
00:27:28n'est pas physiquement présent
00:27:29dans l'école aussi.
00:27:29Il ne peut pas être partout
00:27:30en fait, le responsable.
00:27:31Mais sauf que le directeur
00:27:33ou la directrice de l'école,
00:27:34elle est toujours là.
00:27:35Donc est-ce qu'il y a un moment,
00:27:36il ne faut pas...
00:27:36La directrice n'est pas toujours
00:27:37dans les classes.
00:27:38Ce n'est pas vrai,
00:27:38elle n'est pas toujours là.
00:27:39Elle est présente dans l'école.
00:27:40Elle est présente dans l'école
00:27:40mais nous aussi,
00:27:41on est présents dans l'école.
00:27:42Donc en fait,
00:27:43ce n'est pas une question de...
00:27:45Alors c'est sûrement
00:27:45une question de temps.
00:27:46Je vous pose cette question
00:27:47pour la responsabilité aussi.
00:27:48Oui, oui, oui.
00:27:49On a une grande responsabilité
00:27:50au sein de l'école
00:27:52et on a une responsabilité éducative
00:27:53et on a une responsabilité
00:27:54de protection de l'enfant.
00:27:56Notre priorité,
00:27:57c'est garantir la sécurité physique,
00:27:58morale et affective des enfants.
00:28:00Nous, la plupart des animateurs
00:28:02qui font ce métier-là,
00:28:03ils le font par vocation
00:28:04et pour que les enfants
00:28:05se sentent bien à l'école,
00:28:06qu'ils puissent profiter
00:28:07de leur temps périscolaire
00:28:08et extrascolaire.
00:28:10Donc oui,
00:28:10nos priorités,
00:28:11c'est d'être vigilants
00:28:12pour qu'il n'y ait pas
00:28:12des actes de violence
00:28:14sur les enfants.
00:28:14Aucun qui soit ordinaire
00:28:15ou de violence sexiste
00:28:17ou sexuelle.
00:28:17Il n'y a pas de grille
00:28:20de sanctions.
00:28:21C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:28:23on n'est pas...
00:28:24Enfin, la mairie de Paris
00:28:25n'a pas mis en place,
00:28:26je vais dire schématiquement,
00:28:28une baffe,
00:28:28une exclusion de trois jours.
00:28:30Non, c'est un signalement,
00:28:31une suspension immédiate.
00:28:32Voilà, il n'existe pas
00:28:33de grille de sanctions
00:28:35pour les agents
00:28:36et c'est quelque chose
00:28:37qu'il faut absolument
00:28:38mettre en place.
00:28:39Et surtout, je voudrais...
00:28:39C'est important
00:28:40parce que pour ceux
00:28:40qui nous écoutent,
00:28:41il faut bien comprendre
00:28:42que tout le monde
00:28:43n'a pas le même statut.
00:28:44Donc du coup,
00:28:45on parle d'agents
00:28:45à la mairie de Paris.
00:28:47Dans beaucoup de villes,
00:28:48le rythme scolaire
00:28:49n'est plus celui de 2013,
00:28:50il est redevenu celui
00:28:52avant 2013.
00:28:53Oui, puisque Jean-Michel Blanquer
00:28:54a permis aux villes
00:28:55de revenir
00:28:55et 90% des villes
00:28:57sont revenues
00:28:57à une semaine de quatre jours.
00:28:59C'est important
00:28:59parce que, en fait,
00:29:00la réalité,
00:29:01c'est que sur notre territoire
00:29:02au niveau national,
00:29:03ce n'est pas pareil
00:29:04pour tout le monde
00:29:05et très peu de communes
00:29:07ont des agents
00:29:09du périscolaire
00:29:10qui sont des fonctionnaires
00:29:11au sens de fonctionnaires
00:29:13de la mairie
00:29:14en tant qu'hôtel.
00:29:15La plupart du temps,
00:29:16ce sont des délégations
00:29:17de services publics
00:29:18avec des marchés
00:29:19et ce sont
00:29:20le secteur plutôt associatif
00:29:22qui couvre
00:29:23le périscolaire.
00:29:24Donc là,
00:29:24on est avec
00:29:25des éducateurs
00:29:27qui vont venir,
00:29:28des animateurs
00:29:29qui peuvent avoir
00:29:29le BAFA
00:29:30et qui sont
00:29:31avec une association
00:29:33par laquelle
00:29:33la mairie va passer.
00:29:34Ça, c'est très important
00:29:35parce qu'en fait,
00:29:36quand on discute,
00:29:37on a l'impression
00:29:37que tout le monde
00:29:37est un agent
00:29:38des services publics.
00:29:39Pas du tout.
00:29:40Donc, il y a une modification
00:29:42y compris de la prise
00:29:43en fonction.
00:29:43Le maire de Paris,
00:29:45Emmanuel Grégoire,
00:29:46a donc lancé
00:29:46le mois dernier
00:29:47un plan d'action
00:29:48à 20 millions d'euros
00:29:48pour la refonte
00:29:49du périscolaire parisien.
00:29:50Il a aussi lancé
00:29:51hier une concertation
00:29:52sur les rythmes scolaires.
00:29:54C'est en fait
00:29:54une convention citoyenne
00:29:56sur la protection
00:29:56et les temps
00:29:57de l'enfant à l'école
00:29:58qui rassemble
00:29:5977 parents d'élèves.
00:30:01SOS périscolaire
00:30:02n'y a pas été associé
00:30:03alors que vous êtes
00:30:03des parents d'élèves
00:30:04initialement.
00:30:05Vous le regrettez ?
00:30:06Alors, disons
00:30:07qu'on n'a pas été associés
00:30:08pour être là tous les jours
00:30:09mais on intervient le 29.
00:30:10On vient présenter
00:30:11notre travail
00:30:12et nous,
00:30:13les choses sur lesquelles
00:30:14on a travaillé
00:30:14depuis 2021
00:30:15à l'ensemble des familles.
00:30:17C'est quelque chose
00:30:17qu'on a réclamé
00:30:18vraiment de pouvoir
00:30:18venir faire part
00:30:19de nos constats
00:30:22et donc ça a été accepté
00:30:23puisqu'on a reçu
00:30:23hier après-midi
00:30:24cette convocation
00:30:25pour le 29.
00:30:26Est-ce que revenir
00:30:27à la semaine
00:30:28de 4 jours
00:30:28comme le réclame
00:30:29notamment la droite parisienne,
00:30:32ce serait la solution ?
00:30:33Alors, la solution,
00:30:35non.
00:30:35Enfin, je veux dire
00:30:36c'est pas une solution miracle,
00:30:37c'est pas une baguette magique
00:30:38puisqu'on voit
00:30:38que 90% des communes
00:30:40sont déjà revenues
00:30:42à cette semaine
00:30:43de 4 jours
00:30:44et qu'on a quand même
00:30:46plus de 400,
00:30:48450 témoignages
00:30:49en dehors de Paris.
00:30:50Et est-ce que vous avez réussi
00:30:51à identifier
00:30:52une proportion
00:30:53d'écoles
00:30:55qui sont toujours
00:30:56à la semaine
00:30:56de 4 jours et demi
00:30:58dans les signalements ?
00:30:59Alors non,
00:31:00on n'a pas fait le ratio
00:31:01de savoir
00:31:01mais comme il y a
00:31:02assez peu de communes
00:31:03qui sont sur la semaine
00:31:04de 4 jours et demi,
00:31:05c'est pas la baguette magique.
00:31:07Et on a aussi
00:31:08plus de 50%
00:31:10des périscolaires
00:31:11qui sont sous un statut
00:31:11de garderie.
00:31:12C'est très important
00:31:13de parler de ça
00:31:14puisque c'est des périscolaires,
00:31:16donc des garderies
00:31:16qui ne sont pas déclarées
00:31:18à jeunesse et sport.
00:31:19Donc quand une famille
00:31:19a un problème
00:31:20et signale une violence
00:31:22dans ce type de garderie
00:31:23ou sur ces temps de cantine
00:31:24qui ne sont pas déclarées
00:31:25à jeunesse et sport,
00:31:27le seul interlocuteur
00:31:28qu'ils peuvent avoir
00:31:29c'est le maire
00:31:29et si le maire
00:31:30ou la maire
00:31:31ne veut rien faire,
00:31:32en fait,
00:31:33ils sont complètement démunis
00:31:34et c'est souvent
00:31:35dans ces cas-là
00:31:35qu'ils nous contactent.
00:31:36On revient quand même
00:31:37sur un sujet
00:31:37qui tourne autour
00:31:38de la responsabilité.
00:31:39Il y a une autorité
00:31:41installée dans une école
00:31:42qui est le directeur
00:31:43de l'école.
00:31:44Est-ce que c'est normal
00:31:45qu'il y ait à un moment donné
00:31:47son école dont il se désintéresse,
00:31:49des choses qui se passent
00:31:50dans son école
00:31:50dont il se désintéresse
00:31:52alors que cette autorité
00:31:53de proximité,
00:31:54elle est là ?
00:31:55Si je peux me permettre,
00:31:56le directeur d'une école
00:31:57n'a pas la fonction
00:31:58du périscolaire
00:31:59en dehors des heures.
00:32:00Est-ce que ça n'est pas ça
00:32:01le problème ?
00:32:01Non.
00:32:02Est-ce que dans un collège,
00:32:04les CPE,
00:32:05les surveillants,
00:32:06ils sont quand même
00:32:07sous l'autorité
00:32:08du principal ?
00:32:09Pour le coup,
00:32:09vous avez la gestion municipale
00:32:11et vous avez la gestion
00:32:13du département.
00:32:14Tout ce qui relève
00:32:14du temps périscolaire
00:32:15ne relève pas
00:32:16de l'éducation nationale.
00:32:17Mais est-ce qu'il n'est pas là
00:32:18le péché originel ?
00:32:19Est-ce qu'il ne faudrait pas
00:32:20faire revenir le périscolaire
00:32:21dans la responsabilité
00:32:22de l'éducation nationale ?
00:32:23Je n'ai aucun souci
00:32:23sur le fond.
00:32:24Mais en fait,
00:32:25qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:32:26C'est qu'évidemment
00:32:27qu'il faut être en capacité.
00:32:29Quand je vous ai dit
00:32:30que c'était un impensé
00:32:31des politiques publiques
00:32:31et qu'il y avait
00:32:32une problématique
00:32:33autour global de l'enfant,
00:32:35c'est qu'en fait,
00:32:36tout est structuré
00:32:37pour que les responsabilités
00:32:39soient un peu dilubées.
00:32:41Et donc,
00:32:41la difficulté,
00:32:42et les familles l'ont rencontrée
00:32:44dans les parcours
00:32:45qu'ils ont eus,
00:32:46c'est qu'en fait,
00:32:46il y a un moment
00:32:47où en effet,
00:32:48là par exemple,
00:32:49le législateur,
00:32:49le 1er juin,
00:32:51va passer un texte
00:32:53à travers,
00:32:54suite à une commission d'enquête,
00:32:55sur des propositions
00:32:56pour les enfants.
00:32:57Dans le PJL
00:32:57qui arrive pour
00:32:59Mme Ritz
00:32:59et M. Darmanin,
00:33:00il y a la généralisation
00:33:03pour tout acteur,
00:33:05que ce soit le périscolaire
00:33:06et autres,
00:33:07l'ensemble de l'enfance,
00:33:09tout professionnel
00:33:10ou bénévole
00:33:10qui serait autour d'un enfant,
00:33:12on va vérifier
00:33:13tous les fichiers
00:33:14de l'honorabilité,
00:33:16Il se trouve que ça fait partie
00:33:17des pistes
00:33:17qui sont révélées ce soir
00:33:18par le journal Le Point
00:33:20qui publie
00:33:21le plan enterré
00:33:22des services
00:33:22de la ville de Paris
00:33:23pour régler la crise
00:33:24du périscolaire.
00:33:25En fait,
00:33:25Le Point a mis la main
00:33:26dans les méandres
00:33:27du site de la ville de Paris
00:33:28sur un projet de délibération
00:33:30qui a été rédigé
00:33:31le 9 mars 2026,
00:33:32c'est-à-dire
00:33:32juste avant le premier tour
00:33:33des municipales
00:33:34qui n'a jamais été émis
00:33:35au débat ou au vote
00:33:37et qui propose justement
00:33:39un tas de mesures
00:33:39pour régler
00:33:40le problème
00:33:42en profondeur.
00:33:43C'est ce que dit le document
00:33:43qui dit aussi
00:33:44ce que ces affaires révèlent,
00:33:46c'est une défaillance
00:33:46systémique dans l'organisation
00:33:48et le suivi du périscolaire
00:33:49à Paris.
00:33:50Pendant trop longtemps,
00:33:51la précédente municipalité
00:33:52a laissé s'installer
00:33:53un modèle
00:33:54qui amène aujourd'hui
00:33:55à la défaillance
00:33:55complète du système.
00:33:56Ça, c'est pour le constat.
00:33:58Donc ensuite,
00:33:58il y a toute une liste
00:33:59de pistes,
00:34:01notamment la vérification
00:34:02obligatoire et systématique
00:34:04avant tout recrutement
00:34:05d'un animateur périscolaire
00:34:06avec consultation
00:34:07du casier judiciaire
00:34:08et entretien approfondi.
00:34:09Ça vous dit oui ?
00:34:10Oui, mais ça s'est fait chez vous,
00:34:12c'était pas fait de manière globale,
00:34:14de manière nationale.
00:34:15C'est pour ça que la loi
00:34:15va le changer.
00:34:16Plan de professionnalisation
00:34:17permettant à l'ensemble
00:34:18des animateurs
00:34:19d'atteindre le niveau BAFA
00:34:20ou équivalent
00:34:21d'ici septembre 2028.
00:34:22C'est pas assez, le BAFA,
00:34:23et ça, on est tous d'accord,
00:34:24ça suffit pas.
00:34:26Création d'une inspection
00:34:27municipale du périscolaire
00:34:28avec 35 inspecteurs spécialisés.
00:34:30Ça, il la faut absolument,
00:34:31cette inspection.
00:34:32Aujourd'hui, il y a des inspecteurs
00:34:33pour inspecter le ménage
00:34:33à l'hôtel de ville
00:34:34pour voir si le ménage est bien fait.
00:34:35C'est vrai, je vous assure.
00:34:40C'est quand même hallucinant.
00:34:41Mais il y a une inspection générale
00:34:42qui a été décidée
00:34:43par la mairie de Paris.
00:34:44Ça, ça va vous intéresser,
00:34:45Frondon Gannem,
00:34:46parce que vous en parlez
00:34:47depuis tout à l'heure.
00:34:47Un plan de transformation
00:34:48des emplois périscolaires
00:34:49visant à atteindre
00:34:50100% d'agents titulaires.
00:34:52Aujourd'hui, 75%
00:34:53sont des vacataires.
00:34:54Ça, c'est important.
00:34:55Il est illégal pour certains.
00:34:57Illégaux, pardon.
00:34:58Oui.
00:34:58Oui, parce qu'avec des contrats
00:35:00qui sont renouvelés sans cesse.
00:35:01Ils ont des contrats de permanence,
00:35:02c'est inadmissible.
00:35:04En fait, c'est des agents
00:35:05qui devraient être employés
00:35:06sur la vacation
00:35:07et qui sont employés
00:35:08sur des temps permanents.
00:35:10Donc, ça, oui,
00:35:11100% des titulaires,
00:35:12on aimerait que ce soit
00:35:12une annonce faite
00:35:13par M. Grégoire.
00:35:14Prix manuel de 500 euros
00:35:16pour les agents
00:35:18avec un accès facilité
00:35:19au logement social.
00:35:21Là, on parle vraiment
00:35:21de la précarisation
00:35:23de ce métier d'animateur
00:35:24dont on parlait tout à l'heure
00:35:25dans le reportage.
00:35:25D'ailleurs, dans notre syndicat,
00:35:25on a un collectif
00:35:26qui s'occupe des logements sociaux aussi
00:35:27parce qu'il y a beaucoup d'agents
00:35:29qui font énormément de transports,
00:35:31qui habitent loin de Paris
00:35:31parce qu'ils ne peuvent plus
00:35:32se loger à Paris
00:35:32alors qu'ils travaillent à Paris.
00:35:34Et certains même
00:35:35qui sont dans une grande précarité,
00:35:36qui dorment dans des voitures
00:35:37ou autres.
00:35:39Elisabeth, ça fait 5 ans
00:35:40que c'est votre sujet,
00:35:41que c'est votre combat.
00:35:42Il y a ce livre qui sort jeudi,
00:35:44il y a ces propositions,
00:35:45ces plans d'action.
00:35:46Vous vous dites, ça y est,
00:35:47on a mis 5 ans,
00:35:48mais ça va enfin bouger ce soir ?
00:35:49Non, on ne se dit pas encore ça.
00:35:51Très honnêtement,
00:35:51on ne se dit pas encore ça.
00:35:52On se dit, il faut continuer
00:35:53de se battre,
00:35:53il faut continuer
00:35:54de rencontrer des gens
00:35:55et on espère que ça va bouger.
00:35:58Mais on ne se dit pas encore,
00:35:58c'est gagné.
00:35:59Et puis on suivra bien sûr
00:36:01le parcours législatif
00:36:02de celle de la fin
00:36:04de la commission d'enquête,
00:36:05la proposition de loi,
00:36:06le projet de loi.
00:36:07Il y a notamment
00:36:08la proposition de loi
00:36:09autour de l'affaire Bétarame
00:36:10qui doit arriver le 1er juin
00:36:11qui va contenir aussi
00:36:12évidemment des éléments
00:36:14autour de la question
00:36:15de la sécurité pour l'école.
00:36:16à l'Assemblée nationale
00:36:17demain par Virette Spilbou.
00:36:18Durant la commission.
00:36:19Exactement.
00:36:20Et dans le PJL aussi
00:36:21pour la sécurité.
00:36:22Merci infiniment à tous les trois
00:36:22d'être venus ce soir
00:36:23sur le plateau de chaque voix compte.
00:36:25Dans un instant,
00:36:25toute autre chose
00:36:26dans la question qui fâche.
00:36:27Peut-on faire confiance
00:36:28aux caméras de surveillance intelligente ?
00:36:31On va en débattre
00:36:31avec nos trois prochains invités
00:36:32mais ils avancent là.
00:36:33C'est quelle histoire ?
00:36:34Et c'est Olivier Ravanello.
00:36:44Olivier,
00:36:45après Donald Trump,
00:36:46c'est donc Vladimir Poutine
00:36:47qui vient d'arriver.
00:36:49Regardez,
00:36:49son avion vient de se poser
00:36:50à Pékin
00:36:51où il va rencontrer
00:36:52le président Xi Jinping.
00:36:54Pékin
00:36:54qui ressemble,
00:36:56et c'est ce que vous nous dites
00:36:56ce soir de plus en plus
00:36:57au centre du monde en fait.
00:36:59Oui,
00:36:59c'est le sentiment diffus
00:37:01qu'on a eu
00:37:01en voyant notamment Trump
00:37:03arriver à Pékin
00:37:04il y a quelques jours.
00:37:05Celui de quelqu'un
00:37:06qui est arrivé roi
00:37:07et qui est reparti vassal
00:37:09après qu'on lui ait expliqué
00:37:10l'avis,
00:37:11notamment sur Taïwan.
00:37:12Le président Xi
00:37:14expliquant que
00:37:15si la question de Taïwan
00:37:17était mal gérée,
00:37:18cela pourrait déboucher
00:37:19sur un conflit.
00:37:21En gros,
00:37:22c'est à moi,
00:37:22ça n'est pas discutable
00:37:24et le jour où
00:37:25j'irai le chercher,
00:37:26eh bien,
00:37:26il ne faudra pas bouger
00:37:28un orteil,
00:37:29c'est ce qui s'appelle
00:37:30une menace,
00:37:31qui a été bien comprise
00:37:32par Trump
00:37:32puisque immédiatement
00:37:33dans son avion de retour,
00:37:35il a envoyé un message
00:37:36à Taïwan
00:37:37en disant que ce serait
00:37:37une très mauvaise idée
00:37:38de continuer sur le chemin
00:37:39de l'indépendance.
00:37:40C'est à moi
00:37:41et il ne faut pas bouger,
00:37:43ça vous rappelle sans doute
00:37:44exactement ce que
00:37:46Poutine disait
00:37:46pendant une bonne dizaine
00:37:48d'années à propos de l'Ukraine
00:37:49et on a vu
00:37:50le résultat.
00:37:51Il y a ceux
00:37:52qui parlent beaucoup,
00:37:53il y a ceux
00:37:53qui parlent peu
00:37:54et il faut sans doute
00:37:55plus se méfier des seconds.
00:37:56Voilà donc
00:37:57deux taiseux
00:37:58qui vont se rencontrer.
00:38:00À Pékin,
00:38:00on s'est mis
00:38:00à la mode
00:38:01des poupées russes,
00:38:02des matrioshkas,
00:38:03à l'effigie
00:38:04des deux présidents
00:38:05et on va guetter
00:38:07durant cette visite
00:38:07les petits signes
00:38:08et les comparer
00:38:10avec ces deux Trumps.
00:38:11Est-ce que Poutine
00:38:11sera assis
00:38:12lui aussi
00:38:13sur un siège
00:38:13plus bas
00:38:15que celui
00:38:16du président chinois
00:38:17comme ça a été
00:38:17infligé à Trump
00:38:18pour bien montrer
00:38:19qui est le patron ?
00:38:20Est-ce que Xi
00:38:21va refaire à Poutine
00:38:23le coup de la poignée
00:38:23de main à l'envers
00:38:24pour éviter
00:38:25que Trump
00:38:26ne l'écrase
00:38:27comme c'est son habitude ?
00:38:29Tout ça en mode judocase
00:38:30qui serait quand même
00:38:31assez gonflé
00:38:31puisque Poutine
00:38:32est quand même
00:38:32ceinture noire
00:38:33de judo.
00:38:34On va aussi regarder
00:38:35si Xi
00:38:35explique à Poutine
00:38:37que désormais
00:38:37c'est lui
00:38:38le centre du monde
00:38:39ou bien
00:38:39s'il va continuer
00:38:40d'entretenir
00:38:41une relation
00:38:42de partenariat
00:38:43avec son homologue russe.
00:38:44On va regarder
00:38:45tous ces petits gestes
00:38:46et puis on va écouter
00:38:47aussi les mots.
00:38:47Que peuvent se dire
00:38:49ces deux-là ?
00:38:50Écoutez,
00:38:50ça fait 30 ans
00:38:51que la relation
00:38:52est plutôt au beau fixe
00:38:53entre les deux pays
00:38:54qu'elle s'améliore même
00:38:55au fil des années
00:38:56sur un principe
00:38:57assez simple
00:38:57ne pas se mêler
00:38:58des affaires du voisin.
00:38:59C'est le meilleur moyen
00:39:00pour ne pas se fâcher
00:39:01et de ne parler
00:39:02que de sujets
00:39:03qui rassemblent
00:39:03c'est-à-dire de commerce
00:39:04de quoi tu as besoin
00:39:05et bien voilà
00:39:06ce que je peux faire
00:39:06pour toi
00:39:07et inversement.
00:39:08Ils ont besoin de quoi
00:39:09les uns et les autres ?
00:39:09Eh bien la Chine
00:39:10même si aujourd'hui
00:39:11c'est une économie
00:39:11qui est décarbonée
00:39:13plus que l'Europe
00:39:14elle a considérablement
00:39:16accélérée
00:39:16dans cette voie-là
00:39:17c'est encore une économie
00:39:19qui a des grands besoins
00:39:21d'hydrocarbures
00:39:22de pétrole
00:39:22de gaz
00:39:23et qui va le chercher
00:39:24d'abord
00:39:25chez les Russes
00:39:26les Russes
00:39:27ont comme premier client
00:39:28les Chinois
00:39:29ils vendent
00:39:312 milliards
00:39:31de barils
00:39:32de pétrole
00:39:332 millions
00:39:34ou 2 milliards ?
00:39:342 millions pardon
00:39:352 millions
00:39:36déjà beaucoup
00:39:382 millions de barils
00:39:39de pétrole par jour
00:39:40c'est l'équivalent
00:39:40d'un supertanker
00:39:41ces fameux supertankers
00:39:43qui ne passent plus
00:39:43à Hormuz
00:39:44évidemment quand vous avez
00:39:44un voisin direct
00:39:45c'est plus simple
00:39:46et d'ailleurs
00:39:46les deux pays
00:39:47envisagent de construire
00:39:48un oléoduc
00:39:49qui passera par la Mongolia
00:39:50pour faire passer
00:39:5120% de ses besoins
00:39:53de pétrole
00:39:54qui viennent de Russie
00:39:5620% de besoins
00:39:57en gaz
00:39:58c'est quand même beaucoup
00:39:58et de son côté
00:39:59la Chine vend à la Russie
00:40:01des produits finis
00:40:02du matériel
00:40:03des véhicules
00:40:04mais surtout
00:40:05beaucoup de composants
00:40:07électroniques
00:40:07qui servent
00:40:08à l'effort de guerre
00:40:09de Poutine
00:40:10en Ukraine
00:40:11des composants
00:40:12du haut
00:40:13c'est à la mode
00:40:14aujourd'hui
00:40:14dans le secteur
00:40:15de l'armement
00:40:15de faire du dual
00:40:16c'est à dire qu'en gros
00:40:17vous vendez une technologie
00:40:18civile
00:40:19mais alors vous savez quoi
00:40:19quand vous la mettez
00:40:20dans un missile
00:40:21ou dans un drone
00:40:22ça marche tout aussi bien
00:40:23et ben voilà
00:40:23c'est ça la dualité
00:40:25de l'industrie
00:40:26de l'armement
00:40:27entre ces deux pays
00:40:28donc il n'est pas question
00:40:29d'amour
00:40:29il n'y a que des preuves
00:40:30d'amour
00:40:30surtout il n'y a pas
00:40:31de jugement
00:40:32Pékin n'a pas condamné
00:40:33Poutine pour son intervention
00:40:35en Ukraine
00:40:35en se disant qu'un jour
00:40:36ça lui servirait pour Taïwan
00:40:37et ils ont une vision commune
00:40:39aussi qui partage
00:40:40en plus des 4000 kilomètres
00:40:42de frontières
00:40:43c'est celle d'un nouveau monde
00:40:44qui est en train
00:40:45de se construire
00:40:46et dont ils sont
00:40:46les acteurs principaux
00:40:48un monde post-colonial
00:40:49un monde multipolaire
00:40:50dans lequel les Etats-Unis
00:40:52et l'Europe
00:40:52ont un rôle
00:40:53beaucoup moins important
00:40:54ils sont un parmi d'autres
00:40:55et alors là-dessus
00:40:56les Chinois et les Russes
00:40:57sont absolument d'accord
00:40:58Merci beaucoup Olivier
00:40:59on passe à la question
00:41:00qui fâche
00:41:09C'est un système
00:41:10qui a été testé
00:41:11pendant les Jeux Olympiques
00:41:12de Paris 2024
00:41:13la VSA
00:41:14Vidéo Surveillance
00:41:16Algorithmique
00:41:17pourrait bientôt
00:41:17être élargie
00:41:18à la sécurité
00:41:19du quotidien
00:41:21c'est le sens
00:41:21en tout cas
00:41:22d'un amendement
00:41:22au projet de loi Riposte
00:41:24qui est examiné
00:41:25depuis hier au Sénat
00:41:26et qui soulève
00:41:26une question en particulier
00:41:28jusqu'où sommes-nous prêts
00:41:30à être observés
00:41:31au nom de la sécurité
00:41:32et bien nous en parlons
00:41:33ce soir avec vous
00:41:34Pierre-Jean Verzelinde
00:41:35bonsoir
00:41:35bonsoir
00:41:36vous êtes sénateur
00:41:36horizon de l'Aisne
00:41:37voilà les sénateurs
00:41:38viennent aussi
00:41:39à l'Assemblée Nationale
00:41:39pour répondre à nos questions
00:41:40merci d'être là
00:41:42c'est vous qui avez déposé
00:41:44cet amendement
00:41:44au projet de loi Riposte
00:41:46pour élargir l'expérimentation
00:41:47de la VSA
00:41:48merci d'être là
00:41:49pour nous en parler
00:41:49bonsoir Elisa Martin
00:41:50bonsoir
00:41:51vous êtes députée
00:41:52La France Insoumise de l'ISER
00:41:53merci également
00:41:54de votre présence
00:41:55et bonsoir Jean-Baptiste Souffron
00:41:57bonsoir
00:41:57vous êtes avocat
00:41:58en droit du numérique
00:41:59vous allez être
00:42:00en quelque sorte
00:42:00mon arbitre ce soir
00:42:02si vous le voulez bien
00:42:02c'est Yoann Deleray
00:42:04qui vous pose
00:42:04la question qui fâche d'abord
00:42:09dans ce supermarché
00:42:11les clients sont surveillés
00:42:12par des caméras
00:42:13d'un nouveau type
00:42:14dopées à l'intelligence artificielle
00:42:16l'algorithme est capable
00:42:18d'identifier en temps réel
00:42:19les voleurs
00:42:20dès qu'un comportement
00:42:21est jugé suspect
00:42:22une vidéo d'alerte est envoyée
00:42:24souvent c'est des dissimulations
00:42:26ou c'est des gestes
00:42:27dans les sacs
00:42:28et puis au lieu
00:42:29qu'on attende
00:42:30que la personne
00:42:31ait terminé de voler
00:42:32on va le voir
00:42:32on lui repose
00:42:33ce que tu as pris gentiment
00:42:35proprement
00:42:36mais c'est vachement utile
00:42:37on en reçoit énormément
00:42:38aujourd'hui en France
00:42:402000 à 3000 commerces
00:42:42seraient équipés
00:42:42de cette technologie
00:42:43mais son usage
00:42:44se fait en dehors
00:42:45de toute réglementation
00:42:46en février donc
00:42:48les députés ont voté
00:42:49en première lecture
00:42:50une proposition de loi
00:42:51visant à l'expérimenter
00:42:53dans les magasins
00:42:53ces caméras augmentées
00:42:55permettent de réduire
00:42:56le vol de 20 à 50%
00:42:58c'est énorme
00:42:59pour un coût abordable
00:43:01pour tous les commerces
00:43:02c'est à peu près 20 euros
00:43:03par mois
00:43:04un texte repris
00:43:06par un sénateur
00:43:06est déposé
00:43:07sous forme d'amendement
00:43:08au projet de loi Riposte
00:43:10consacré à la sécurité
00:43:11au quotidien
00:43:12le gouvernement
00:43:13lui souhaite capitaliser
00:43:14sur l'expérimentation
00:43:16des caméras intelligentes
00:43:17pendant les Jeux de Paris 2024
00:43:19objectif désormais
00:43:21les étendre
00:43:22aux transports en commun
00:43:23et ça
00:43:24ça inquiète
00:43:24les associations
00:43:25de défense
00:43:26des libertés fondamentales
00:43:27c'est un problème
00:43:28démocratique
00:43:29majeur
00:43:29parce qu'on confie
00:43:31à un algorithme
00:43:32le soin de décider
00:43:33qui est normal
00:43:35dans l'espace public
00:43:36ou dans un supermarché
00:43:37pour Amnesty International
00:43:38légaliser la vidéosurveillance
00:43:40algorithmique
00:43:41ouvrirait la voie
00:43:42à des technologies
00:43:43encore plus controversées
00:43:44comme la reconnaissance faciale
00:43:46c'est ce qui s'est passé
00:43:47au Royaume-Uni
00:43:48alors la question qui fâche
00:43:50faut-il généraliser
00:43:51les caméras d'OP à l'IA
00:43:54et merci à nos trois invités
00:43:55de venir répondre
00:43:56à cette question
00:43:57devant nos caméras
00:43:58Pierre-Jean Verzelen
00:44:00pourquoi est-ce qu'il faut
00:44:01aller plus loin
00:44:01aujourd'hui d'abord ?
00:44:03Il s'agit tout simplement
00:44:04d'utiliser une technologie
00:44:06éprouvée
00:44:07qui fonctionne
00:44:08qui ne remet pas en cause
00:44:10les libertés individuelles
00:44:11pas plus que le fonctionnement
00:44:13des caméras
00:44:13telles qu'elles existent
00:44:14aujourd'hui
00:44:15et qui permettent
00:44:16une meilleure protection
00:44:17des citoyens
00:44:18en clair
00:44:19la caméra va tourner
00:44:21telle qu'elle est aujourd'hui
00:44:21vous activez un logiciel
00:44:23toutes les caméras
00:44:23aujourd'hui peuvent fonctionner
00:44:25comme ça
00:44:25il s'agit comme une application
00:44:26que vous mettez sur un iPhone
00:44:27donc ça ne coûtera rien
00:44:28en quelque sorte
00:44:28de rajouter le logiciel
00:44:30et qui va détecter
00:44:31des comportements
00:44:32pas classiques
00:44:33anormaux
00:44:34dangereux
00:44:34d'ailleurs ils sont listés
00:44:36il y en a 203
00:44:37qui vendent
00:44:38un tas de choses différentes
00:44:39quelqu'un qui fait un malaise
00:44:40dans la rue
00:44:40et qui tombe
00:44:41le truc va bipper
00:44:42et va aller rter
00:44:43les services de sécurité
00:44:44attendez si quelqu'un tombe
00:44:45plus vite l'information est arrivée
00:44:47plus vite on intervient
00:44:48il me semble que mieux c'est
00:44:49si des gens se battent
00:44:50ou si quelqu'un sort une arme
00:44:51plus vite l'information est remontée
00:44:53plus vite on peut intervenir
00:44:54Est-ce que vous faites
00:44:55de ceux qui sortent un parapluie ?
00:44:56Si vous avez une nacelle
00:44:57un dimanche matin
00:44:57en bas du Louvre
00:44:58qui monte la caméra
00:45:00bipper dirait
00:45:01il y a un truc qui n'est pas normal
00:45:01allez intervenir
00:45:02voilà c'est juste
00:45:03utiliser une technologie
00:45:04pour mieux protéger les citoyens
00:45:06en termes de sécurité
00:45:07aussi de sécurité civile
00:45:09Vous venez de parler du Louvre
00:45:10vous venez de parler de la rue
00:45:11pour qu'on comprenne bien
00:45:12vous êtes favorable
00:45:13à une extension
00:45:14de la vidéosurveillance algorithmique
00:45:16jusqu'où ?
00:45:17Mais c'est...
00:45:18Partout ?
00:45:20Partout, à tous ceux
00:45:21qui voudront l'utiliser
00:45:22et vous avez des process
00:45:23aujourd'hui qui existent
00:45:24alors d'ailleurs là
00:45:24je ne vous avais pas rendu service
00:45:25au monsieur
00:45:26que vous avez montré le commerce
00:45:27parce que ce qu'il fait
00:45:28je ne suis pas certain
00:45:28enfin il y a une zone d'ombre
00:45:29je ne suis pas certain
00:45:29qu'il ait le droit de...
00:45:30En l'état c'est interdit
00:45:31c'est tout à fait illégal
00:45:33il n'y a aucune zone d'ombre
00:45:34c'est illégal
00:45:35c'est illégal
00:45:36enfin c'est utilisé
00:45:37il y en a qui seront le droit
00:45:39comment votre question était
00:45:40pardon ?
00:45:41Ma question était
00:45:42jusqu'où vous allez
00:45:42avec cette VSA ?
00:45:44Vous êtes un organisme public
00:45:45une entreprise
00:45:46vous faites une demande
00:45:47à la préfecture
00:45:48comme vous le faites aujourd'hui
00:45:49quand vous posez des caméras
00:45:50et en plus vous dites
00:45:52j'aimerais pouvoir utiliser
00:45:53l'algorithmie
00:45:54la caméra intelligente
00:45:55pour tel et tel comportement
00:45:56êtes-vous d'accord
00:45:57ou pas la préfecture ?
00:45:58La préfecture délivre l'accord
00:45:58y compris une entreprise
00:46:00y compris une entreprise
00:46:01quand c'est dans le cadre
00:46:02d'un espace public
00:46:02comme ceux qu'on vient de voir
00:46:03On va revenir sur les problèmes
00:46:04que ça risque de se poser
00:46:05dans des entreprises privées
00:46:06parce qu'en fait
00:46:08il y a des tentatives
00:46:09qui existent depuis quelques années
00:46:10sur les plaques d'immatriculation
00:46:11sur ce qui se passe
00:46:12dans les commerces
00:46:12à la SNCF
00:46:13là mon truc
00:46:14il est simple
00:46:15comme l'eau de roche
00:46:16c'est généralisation
00:46:17à tous ceux qui la demandent
00:46:18ils font une demande en préfecture
00:46:19ils ont l'autorisation
00:46:20ou pas de le faire
00:46:20Elisa Martin
00:46:21Oui
00:46:22la petite difficulté
00:46:23c'est que cette affaire-là
00:46:24n'est pas si simple que ça
00:46:26et que ça n'est pas seulement
00:46:27une sorte de technologie
00:46:30magique
00:46:30auquel on pourrait avoir recours
00:46:33D'abord
00:46:34il y a évidemment
00:46:35une question de contexte
00:46:37on voit aujourd'hui
00:46:39politiquement
00:46:39se développer
00:46:40ce qu'on pourrait appeler
00:46:41la surveillance généralisée
00:46:42la surmultiplication
00:46:44des outils de surveillance
00:46:45la mise en oeuvre
00:46:46de la VSA
00:46:47d'une façon expérimentale
00:46:49pendant les JO de Paris
00:46:50et la prolongation
00:46:51de cette expérimentation
00:46:53jusqu'en 2027
00:46:55il y a aussi un enjeu
00:46:56économique
00:46:57si je puis dire
00:46:58c'est-à-dire qu'on voit bien
00:46:59que le gouvernement
00:46:59cherche à la fois
00:47:01à avoir des outils
00:47:01de surveillance
00:47:02de la population
00:47:03et en même temps
00:47:04d'avoir une capacité
00:47:06pour les entreprises françaises
00:47:07d'aller jouer
00:47:08dans une concurrence
00:47:09avec les Américains
00:47:11les Chinois
00:47:12les Chinois en particulier
00:47:14cette technologie
00:47:16est particulièrement dangereuse
00:47:18du point de vue
00:47:19de la liberté
00:47:19des droits
00:47:20le droit d'aller et venir
00:47:22le droit à la vie privée
00:47:23le droit évidemment
00:47:24à l'expression
00:47:25pourquoi je dis ça ?
00:47:27parce que les logiciels
00:47:28comme vous le dites
00:47:29ils sont programmés
00:47:30par un être humain
00:47:31qui va dire
00:47:32voilà quel est le type
00:47:33de comportement suspect
00:47:35suspect
00:47:36c'est ça le terme
00:47:37qui est
00:47:38mais peu importe
00:47:39que ce soit validé
00:47:40ou pas par la préfecture
00:47:41n'est pas le sujet
00:47:41le sujet c'est de savoir
00:47:43si oui ou non
00:47:43nous acceptons
00:47:45en tant que citoyens
00:47:46et nous en tant que législateurs
00:47:48de légaliser ces outils
00:47:49qui sont des outils
00:47:50de surveillance
00:47:51donc comportement suspect
00:47:52par exemple quelqu'un
00:47:54qui s'asseoirait
00:47:55dans une gare
00:47:56je parle d'expériences
00:47:57qui ont été menées
00:47:58et qui ont été faites
00:47:59vous comprenez bien
00:48:00que les personnes
00:48:01qui vont s'asseoir
00:48:02en particulier
00:48:03sur le sol
00:48:04dans une gare
00:48:04vont sans doute être
00:48:06ceux qui sont
00:48:07les plus précarisés
00:48:08ceux qui vont avoir
00:48:10ceux qui vont
00:48:11ah quand elle patrouille
00:48:13dans les rues
00:48:13et voilà
00:48:14et ça ça change tout
00:48:15parce que l'être humain
00:48:16est bien plus performant
00:48:18a bien plus de capacité
00:48:20d'analyse d'une situation
00:48:21pour prendre la bonne décision
00:48:23plutôt qu'une caméra
00:48:25qui effectivement
00:48:25va biper
00:48:26quand elle repérerait
00:48:27quelque chose de particulier
00:48:29ça a été utilisé
00:48:30pendant les Jeux Olympiques
00:48:31de Paris
00:48:32et on a pu prouver
00:48:33que ça ne fonctionnait pas
00:48:35parce qu'il y avait
00:48:36de nombreux
00:48:38Jean-Baptiste
00:48:38sous positif
00:48:39justement
00:48:40les faux positifs
00:48:41c'est votre domaine
00:48:43d'expertise
00:48:43et aussi quand même
00:48:44malgré tout
00:48:45le sujet
00:48:46est-ce qu'il existe
00:48:46un bilan
00:48:47une évaluation
00:48:48des premières expérimentations
00:48:49et notamment
00:48:50de ce qui a été fait
00:48:50pendant les Jeux Olympiques
00:48:51il existe une évaluation
00:48:52celle qui a été faite
00:48:53pendant les JO
00:48:53la France a cette chance
00:48:54d'avoir testé
00:48:55cette technologie
00:48:56à grande échelle
00:48:57pendant les JO
00:48:58et le bilan
00:48:58qui en a été fait
00:48:59c'est que ça ne marche pas
00:49:00on appelle ça
00:49:01le fantasme technologique
00:49:02c'est un peu comme
00:49:03si on vous promet
00:49:03que dans deux ans
00:49:04dans trois ans
00:49:05ou dans cinq ans
00:49:05des voitures à hydrogène
00:49:06pourront aller
00:49:07à 1000 kmh
00:49:08sur nos autoroutes
00:49:09et bien en fait
00:49:09non ce n'est pas possible
00:49:10c'est comme la voiture volante
00:49:11ou la voiture qui vole
00:49:12sur la Seine
00:49:13ça fait 50 ans
00:49:13qu'on nous le promet
00:49:14on ne l'a toujours pas
00:49:16en fait ça ne marche pas
00:49:17et je vais même vous dire
00:49:18vous avez peut-être
00:49:19entendu parler
00:49:19ces derniers jours
00:49:20des vols de données
00:49:21on n'arrive même pas
00:49:23les entreprises
00:49:23les grandes entreprises
00:49:24les administrations
00:49:25n'arrivent même pas
00:49:26à protéger
00:49:26les numéros de cartes bleues
00:49:27des usagers
00:49:28et des clients
00:49:29les cartes d'identité
00:49:30à tel point que
00:49:31Sébastien Lecornu
00:49:32a été contraint
00:49:33cette semaine
00:49:33de reconnaître
00:49:34qu'il fallait réformer l'ANSI
00:49:35et revenir en arrière
00:49:37sur la manière
00:49:37de penser
00:49:38notre cybersécurité
00:49:39en fait
00:49:40on est dans quelque chose
00:49:41c'est une espèce de promesse
00:49:42mais les promesses
00:49:43n'engagent que ceux
00:49:44qui les font
00:49:45et en attendant
00:49:46regardez les caisses enregistreuses
00:49:47dans les supermarchés
00:49:47c'était plein de promesses aussi
00:49:49la première d'entre elles
00:49:50étant ça va coûter moins cher
00:49:51on va embaucher moins de gens
00:49:52les caisses automatiques
00:49:53vous voulez dire
00:49:53et les caisses automatiques
00:49:54finalement
00:49:54qu'est-ce qu'on en fait
00:49:55on revient en arrière
00:49:56pourquoi ?
00:49:56parce que ça ne marche pas
00:49:57et que ça augmente le vol
00:49:59bien évidemment
00:50:00et qu'ensuite
00:50:00vous devez embaucher
00:50:01en fait encore plus de monde
00:50:02pour traiter les problèmes
00:50:04que ça pose
00:50:05et là vous avez
00:50:06ce qu'on appelle
00:50:06des faux positifs
00:50:07c'est-à-dire que
00:50:08comme vous le disiez
00:50:09on voit quelqu'un
00:50:09avec un parapluie
00:50:10on va croire que c'est quelqu'un
00:50:11qui est en train de voler
00:50:11quelque chose
00:50:12on va lancer des fausses alertes
00:50:13ça va déclencher des problèmes
00:50:15quelqu'un va se faire arrêter
00:50:16en sortant du magasin
00:50:17alors qu'en fait
00:50:17il n'a rien fait
00:50:18il ne reviendra plus
00:50:19mais vous n'aurez pas
00:50:21embauché de vigile
00:50:22ça c'est sûr
00:50:23de la même façon
00:50:24que de cette façon-là
00:50:25on n'a plus non plus
00:50:25à embaucher de policiers
00:50:26c'est un espèce de fantasme
00:50:28si vous voulez
00:50:29où à la fin
00:50:29on n'a plus personne
00:50:30sur le terrain
00:50:30on a des caméras
00:50:32qui fonctionnent
00:50:33qui détectent tout
00:50:34le problème
00:50:34c'est qu'en fait
00:50:35elles fonctionnent mal
00:50:36elles fonctionnent mal
00:50:38vous laisseriez vous
00:50:39aujourd'hui
00:50:40l'intelligence artificielle
00:50:40écrire votre texte
00:50:42non précisément
00:50:43vous savez bien
00:50:44que ça ne fonctionne pas
00:50:45parfaitement
00:50:46ça fonctionne à 80%
00:50:47à 75%
00:50:48à 85%
00:50:49c'est pas mal
00:50:49ça donne une intuition
00:50:50qu'est-ce que vous répondez
00:50:52à ces arguments
00:50:53on me juge
00:50:53une pointe centrale
00:50:53c'est ça
00:50:54non mais je réponds
00:50:55un déjà
00:50:56le sujet de la PPL
00:50:57c'est pas la société
00:50:58à la chinoise
00:50:58c'est pas
00:50:59on sait qui vous êtes
00:51:00l'identification faciale
00:51:02si vous faites un truc
00:51:03c'est marqué sur votre dossier
00:51:04ça n'a rien à voir
00:51:05on ne reconnaît pas les gens
00:51:06on détecte un comportement
00:51:08ce qui s'est passé au JO
00:51:10ça peut être très prouvant
00:51:11et très utile
00:51:12mais oui évidemment
00:51:12pourquoi
00:51:13il y avait un policier
00:51:14tous les 14 mètres
00:51:15donc effectivement
00:51:15à partir de ce moment-là
00:51:16la caméra algorithmique
00:51:18et intelligente
00:51:19l'efficacité
00:51:20elle est en vérité
00:51:21très limitée
00:51:22ce que vous dites
00:51:22c'est qu'un policier
00:51:23sur le terrain
00:51:23sera toujours plus efficace
00:51:24qu'une caméra
00:51:25c'est maire d'une commune
00:51:25Crécy-sur-Serre
00:51:26dans l'Aisne
00:51:27on voyagait 1500 habitants
00:51:28on devait avoir
00:51:29je pourrais 10 ou 12 caméras
00:51:30je ne sais plus exactement
00:51:31nous on ne paye pas
00:51:32un salarié toute la journée
00:51:33qui était derrière les caméras
00:51:35à regarder ce qui se passait
00:51:36quand il y avait
00:51:37un accident humain
00:51:38quand il y avait
00:51:38une agression
00:51:39un vol
00:51:39les gendarmes viennent
00:51:403-4 jours après
00:51:41vous pouvez remonter le fil
00:51:42il y a 3 jours
00:51:43qu'est-ce qui s'est passé
00:51:43et bien vous savez
00:51:44ce qui se passerait à ce moment-là
00:51:45c'est juste que le jour même
00:51:46où il y a le problème
00:51:47la caméra bip
00:51:48et qu'on est au courant
00:51:48qu'il y a un truc
00:51:48et qu'on peut se rendre sur place
00:51:49vraiment
00:51:50de manière extrêmement concrète
00:51:51c'est ça
00:51:53et c'est que ça
00:51:54mais vous savez
00:51:55le débat qu'on est en train
00:51:56de faire là
00:51:56les mêmes
00:51:57souvenez-vous
00:51:57il y a 15 ou 20 ans
00:51:58qui disaient
00:51:58pas la vidéosurveillance
00:52:00c'est liberticide
00:52:00dans notre commune
00:52:01jamais
00:52:01vous en connaissez encore
00:52:02beaucoup
00:52:03vous qui démarrent
00:52:03qui n'en veulent pas
00:52:04de vidéosurveillance
00:52:06exactement
00:52:07mais alors
00:52:08d'embaucher des médiateurs
00:52:10des animateurs
00:52:10des policiers municipaux
00:52:12plutôt que de leur sceller
00:52:13un kiki en permanence
00:52:14je vais vous chatouiller un peu
00:52:16si vous voulez bien
00:52:17Elisa Martin
00:52:17est-ce que
00:52:18l'intelligence artificielle
00:52:20c'est pas moins biaisé
00:52:21qu'un contrôle au faciès
00:52:22est-ce que ce serait pas
00:52:23moins discriminatoire
00:52:23parce que les comportements
00:52:25suspects
00:52:25on en revient toujours
00:52:26à la même chose
00:52:26comment vous allez
00:52:28effectivement les programmer
00:52:29qu'est-ce qu'un comportement
00:52:30suspect
00:52:31quelqu'un qui porte
00:52:33un sweat à capuche
00:52:34pour éventuellement
00:52:35faire sourire
00:52:36mais en même temps
00:52:36me faire comprendre
00:52:37aujourd'hui la police
00:52:40pardon
00:52:40je parle à l'expert
00:52:41les caméras intelligentes
00:52:43elles sont entraînées
00:52:44pour reconnaître
00:52:44un homme à capuche
00:52:45dans des comportements suspects
00:52:46technologie et politique
00:52:48si vous mettez
00:52:49si vous mettez
00:52:50si vous mettez
00:52:51si vous entraînez
00:52:53la base de données
00:52:53en fait
00:52:54en lui disant
00:52:54qu'en lui donnant
00:52:55des vidéos de gens à capuche
00:52:56elle arrêtera
00:52:57les gens à capuche
00:52:58si vous l'entraînez
00:52:59la question que je vous pose
00:53:00c'est est-ce que c'est ce qu'on a demandé
00:53:02aux logiciels
00:53:02mais malheureusement
00:53:03vous ne pouvez pas
00:53:04vous avez
00:53:04ça c'est une bonne question
00:53:06c'est-à-dire que les logiciels
00:53:08eux-mêmes
00:53:08qui viennent des boîtes privées
00:53:10ne rendent pas transparent
00:53:12effectivement
00:53:12la programmation
00:53:13et ce qui est considéré
00:53:15comme comportement suspect
00:53:17c'est une excellente question
00:53:18que vous posez
00:53:19c'est un accélérateur
00:53:20de préjugés en fait
00:53:21même la CNI n'a travaillé dessus
00:53:22il y a 203 comportements
00:53:23et bien écoutez
00:53:24pardon de faire un peu
00:53:25peut-être vous allez trouver ça
00:53:26un peu démago
00:53:27mais à quelqu'un
00:53:28qui aura un poche
00:53:29qui est tombé dans la rue
00:53:29qui a fait un arrêt cardiaque
00:53:30à quelqu'un
00:53:31qui a son enfant
00:53:31qui se fera enlever
00:53:32à quelqu'un
00:53:33qui se fera agressé
00:53:35qui sait qu'il y aura
00:53:35une technologie
00:53:36qui aurait pu détecter
00:53:37sur l'instant la chose
00:53:38projeter les services de sécurité
00:53:39ou les policiers sur place
00:53:40on va dire
00:53:41non on ne veut pas
00:53:41c'est liberticide
00:53:42mais liberticide de quoi ?
00:53:43ça n'existe pas madame ?
00:53:44mais bien sûr que si ça existe
00:53:45à Séoul
00:53:47c'est qu'on part du principe
00:53:49que ça n'arrivera jamais
00:53:50en sens inverse
00:53:50le souci c'est que
00:53:51quelqu'un va se faire arrêter
00:53:52dans un magasin
00:53:53parce qu'on va croire
00:53:53qu'il a volé quelque chose
00:53:54et quand il dira
00:53:55mais non pas du tout
00:53:56on lui dira
00:53:56mais pas du tout
00:53:57c'est ce que l'intelligence artificielle
00:53:58nous a dit
00:53:58et il n'aura pas les moyens
00:53:59de démontrer le contraire
00:54:02il suffira qu'il ouvre son sac
00:54:03pour montrer qu'il n'a rien volé
00:54:05essayez par exemple
00:54:06pour tous les gens
00:54:07qui ont des mauvaises facturations
00:54:08chez leur fournisseur d'électricité
00:54:09tous les gens
00:54:09qui ont des mauvaises facturations
00:54:10qui ont des problèmes
00:54:11de ce genre là
00:54:11regardez comment aujourd'hui
00:54:12c'est compliqué
00:54:13d'atteindre un service public
00:54:14grâce aux différents outils
00:54:15qui sont semi-automatisés
00:54:17vous voyez
00:54:17c'est ça en fait
00:54:18c'est ce qu'on appelle
00:54:19pardonnez-moi l'expression
00:54:20la merdification
00:54:21du service public
00:54:22mais est-ce qu'on peut assurer
00:54:23la sécurité
00:54:24de millions de personnes
00:54:25en 2026
00:54:26avec des technologies
00:54:27qui amontent au XXI siècle
00:54:28la question qui est posée
00:54:29c'est aussi la question
00:54:30du programme technologique
00:54:31qui est l'exemple
00:54:32du mouvement de foule
00:54:33à Séoul
00:54:34ça a été mis en oeuvre
00:54:35la vidéosurveillance
00:54:36algorithmique
00:54:37devait donc repérer
00:54:39des mouvements de foule
00:54:40par là même
00:54:40les prévenir
00:54:42effectivement
00:54:42la VSA
00:54:43a repéré
00:54:44un mouvement de foule
00:54:45il y a eu
00:54:45je crois
00:54:46quelque chose
00:54:47comme 200 morts
00:54:48pourquoi ?
00:54:49parce que l'être humain
00:54:50qui a pourtant cette capacité-là
00:54:51n'avait pas pensé
00:54:52la circulation
00:54:53des personnes
00:54:55c'est là où il y a eu
00:54:55un problème
00:54:56une forme de goulot
00:54:57de goulot
00:54:58de détranglement
00:54:59et ça la caméra
00:55:00ne peut pas le résoudre
00:55:01ils ont fait confiance
00:55:02à la VSA
00:55:02alors qu'ils auraient dû penser
00:55:04la circulation
00:55:05effective des personnes
00:55:06par ailleurs
00:55:07soyons clairs
00:55:08aujourd'hui
00:55:08la police
00:55:09la gendarmerie
00:55:10utilisent des logiciels
00:55:12de reconnaissance faciale
00:55:13ça a été documenté
00:55:15par un certain nombre
00:55:16de journalistes
00:55:16particulièrement
00:55:17les journalistes
00:55:18de discorde
00:55:18il suffit
00:55:19en particulier
00:55:20au travers des logiciels
00:55:21qui sont fabriqués
00:55:22par Briefcam
00:55:23de cocher
00:55:23une petite case
00:55:24et vous aurez
00:55:25la reconnaissance faciale
00:55:26oui il y a une forme
00:55:27de fuite en avant
00:55:28oui il y a une forme
00:55:29de confiance excessive
00:55:31qui est donnée
00:55:32à la technologie
00:55:33or c'est pas ça
00:55:33dont on a besoin
00:55:34pour assurer
00:55:35la sûreté
00:55:36j'ai bien dit
00:55:36la sûreté
00:55:37des citoyens
00:55:39c'est-à-dire
00:55:39des policiers
00:55:40du service public
00:55:41des animateurs
00:55:42de la prévention
00:55:43tout ce que vous voulez
00:55:44mais des êtres humains
00:55:45par ailleurs monsieur
00:55:46parle de résolution
00:55:47en matière d'enquête
00:55:49mais là aussi
00:55:49il y a un certain nombre
00:55:50de chercheurs
00:55:51qui ont travaillé
00:55:51sur ces sujets
00:55:52et c'est moins de 1%
00:55:54des situations
00:55:55pour lesquelles
00:55:56effectivement
00:55:57les images
00:55:58de vidéos surveillance
00:55:59je trouve qu'on a
00:55:59des chiffres là
00:56:00de Scotland Yard
00:56:01parce qu'effectivement
00:56:02le Royaume-Uni
00:56:03utilise la reconnaissance
00:56:05faciale
00:56:05au dernier carnaval
00:56:06de Notting Hill
00:56:07les caméras ont permis
00:56:08de mettre la main
00:56:08sur 61 personnes
00:56:09qui étaient recherchées
00:56:10dont un homme
00:56:11qui échappait à la police
00:56:11depuis 10 ans
00:56:12et comment ils ont fait
00:56:13donc avec de la reconnaissance
00:56:15faciale
00:56:15sinon ils n'auraient pas
00:56:16pu repérer
00:56:17quelqu'un qui utilise
00:56:17l'intelligence
00:56:18c'est même pas ce que je propose
00:56:20vous n'allez pas aussi loin
00:56:21comment vous faites
00:56:22pour rassurer
00:56:23les personnes
00:56:23qui vont nécessairement
00:56:24poser les questions
00:56:25qui sont posées sur ce
00:56:26vous voyez des gens inquiets
00:56:26moi je ne vois que des gens
00:56:27qui demandent ça
00:56:28non mais vraiment
00:56:29pardon
00:56:29on ne peut-être pas
00:56:30les mêmes personnes
00:56:3195% des maires
00:56:32sont d'âge de la nef
00:56:3395% des maires
00:56:34sont pour
00:56:34alors peut-être
00:56:35qu'ils sont tous
00:56:35hyper liberticides
00:56:36il doit y avoir des maires
00:56:37insoumis parmi ceux
00:56:38qui sont favorables
00:56:38je crois que c'est pas ça
00:56:41le sujet
00:56:41le sujet c'est que
00:56:42de toute façon
00:56:43les élus locaux
00:56:44aujourd'hui
00:56:44sont dans une telle
00:56:46contrainte budgétaire
00:56:47ils sont soumis
00:56:47à une telle pression
00:56:49de la part de la population
00:56:50parce qu'ils sont
00:56:51les seuls à répondre
00:56:51n'est-ce pas
00:56:52parce que c'est les seuls
00:56:53à être en lien
00:56:54effectivement avec les citoyens
00:56:55que le dos au mur
00:56:57effectivement
00:56:57ils peuvent aller
00:56:58vers ce type de situation
00:56:59sauf que quand on leur demande
00:57:00ils préfèreraient
00:57:01avoir les moyens
00:57:02que le gouvernement
00:57:03leur retire
00:57:04moins 8 milliards d'euros
00:57:05sur ce budget là
00:57:06pour embaucher
00:57:07des êtres humains
00:57:08en chair et en os
00:57:09il y a une question
00:57:10qui vous pose une question
00:57:12est-ce que c'est conforme
00:57:13aux droits européens
00:57:13oui
00:57:14aujourd'hui il y a
00:57:15l'IA Act
00:57:16qui interdit
00:57:17le facial
00:57:18mais ça c'est pas
00:57:19ce qu'on propose
00:57:20encore une fois
00:57:21les caméras vont tourner
00:57:22comme elles font aujourd'hui
00:57:23elles n'identifieront
00:57:25personne
00:57:25juste quand il y a
00:57:26un comportement
00:57:27qui sera jugé
00:57:28suspicieux
00:57:29ou inquiétant
00:57:29la caméra bipera
00:57:31et quelqu'un regardera
00:57:31ou interviendra
00:57:32c'est juste ça
00:57:33il faut savoir
00:57:34que dans la négociation
00:57:35sur l'IA Act
00:57:36c'est la France
00:57:37qui a été la plus liberticide
00:57:39c'est celle
00:57:39qui a le plus poussé
00:57:41pour qu'il y ait
00:57:41le plus de libéralisation
00:57:43autour de ces sujets
00:57:44la reconnaissance faciale
00:57:46aujourd'hui
00:57:46est interdite
00:57:47dans le pays
00:57:47je rappelle
00:57:48que les policiers
00:57:50et les gendarmes
00:57:50les utilisent
00:57:51ce week-end
00:57:52il y a eu
00:57:52une mobilisation
00:57:54contre une voirie
00:57:55à l'entrée
00:57:56de l'Ardèche
00:57:57les policiers
00:57:58n'ont rien trouvé
00:57:58de mieux
00:57:59que de photographier
00:58:00les gens
00:58:01qui étaient mis en cause
00:58:02dans le hall
00:58:03du commissariat
00:58:04et ensuite
00:58:04d'avoir recours
00:58:05à de la reconnaissance faciale
00:58:06c'est pas possible
00:58:07on suivra le parcours
00:58:09législatif
00:58:09de votre amendement
00:58:10Pierre-Jean Verzelan
00:58:11merci d'être venu
00:58:12depuis le Sénat
00:58:13à l'Assemblée Nationale
00:58:14pour nous en parler
00:58:15merci également
00:58:16à tous les deux
00:58:17restez là
00:58:17parce que tout de suite
00:58:18c'est Bourbon Express
00:58:18c'est le journal
00:58:19de l'Assemblée Nationale
00:58:20et c'est avec Marco Pommier
00:58:22je taquine les sénateurs
00:58:27bonsoir Marco
00:58:27bonsoir Adeline
00:58:28ce soir dans Bourbon Express
00:58:30d'abord la gauche
00:58:30qui apporte son soutien
00:58:31à la tribune anti-Bolloré
00:58:32en plein festival de Cannes
00:58:34oui après la croisette
00:58:35la polémique
00:58:36s'est invitée
00:58:37dans l'hémicycle
00:58:38pas moins de trois questions
00:58:39au gouvernement
00:58:39cet après-midi
00:58:40socialistes
00:58:41écologistes
00:58:41et insoumis
00:58:42sont montés au créneau
00:58:43dans leur viseur
00:58:44la déclaration
00:58:45les déclarations
00:58:46du patron de Canal Plus
00:58:47Maxime Saada
00:58:48a assuré ce week-end
00:58:49que son groupe
00:58:50ne travaillerait plus
00:58:51avec les signatures
00:58:52les signataires
00:58:53de la tribune
00:58:53Zappé-Bolloré
00:58:54tribune signée
00:58:55par plus de 2000
00:58:56professionnels du 7e art
00:58:58tous dénoncent
00:58:59l'emprise grandissante
00:59:00de l'extrême droite
00:59:01sur le cinéma français
00:59:02en ciblant
00:59:03l'actionnaire majoritaire
00:59:04de Canal Plus
00:59:05Vincent Bolloré
00:59:07ce dimanche à Cannes
00:59:08Maxime Saada
00:59:09patron de Canal Plus
00:59:10se défendant de tout
00:59:11crypto-fascisme
00:59:12nous a fait une démonstration
00:59:13de fascisme
00:59:14à découvert
00:59:15monsieur le premier ministre
00:59:16je ne poserai pas de questions
00:59:18car je n'attends
00:59:19rien de vous
00:59:19je n'attends rien
00:59:21de ceux qui laissent
00:59:22un milliardaire réactionnaire
00:59:23étendre sa main mise
00:59:24sur le cinéma
00:59:25les médias
00:59:26l'édition
00:59:26les festivals
00:59:27dans une OPA
00:59:28sur nos imaginaires
00:59:29et la ministre de la culture
00:59:31a répondu
00:59:32en accusant le patron
00:59:33de Canal Plus
00:59:34d'avoir surréagi
00:59:36la place majeure
00:59:37de cette entreprise
00:59:38dans le cinéma
00:59:39lui donne une voix
00:59:39qui compte
00:59:40je regrette que la réponse
00:59:43disproportionnée
00:59:43à tout le moins
00:59:45apportée aux inquiétudes
00:59:46bien réelles
00:59:47qui se sont exprimées
00:59:48les avives alors
00:59:49nos industries culturelles
00:59:51ne doivent pas être
00:59:53instrumentalisées
00:59:53à des fins politiques
00:59:55nous ne devons pas être
00:59:56les jeux de polémiques
00:59:57qui fragilisent
00:59:59une de nos plus belles réussites
01:00:00en attaquant
01:00:02semaine après semaine
01:00:03ces différents piliers
01:00:06accusés d'être au service
01:00:07d'idéologie politique
01:00:09et cette réaction
01:00:10n'a pas vraiment convaincu
01:00:11sur les bancs de la gauche
01:00:12c'est le moins qu'on puisse dire
01:00:12en attendant
01:00:13le festival de Cannes
01:00:14se poursuit jusqu'à dimanche
01:00:15alors ça c'était
01:00:16pendant les questions
01:00:17au gouvernement
01:00:17ensuite il y a eu
01:00:18l'adoption
01:00:19enfin de la loi
01:00:20de programmation militaire
01:00:21la LPM
01:00:23deux ans et demi
01:00:23après son vote initial
01:00:25l'Assemblée
01:00:25a validé
01:00:26l'actualisation
01:00:27de cette loi
01:00:28pour 2024-2030
01:00:29adoption en fin d'après-midi
01:00:31à une large majorité
01:00:32seuls les députés
01:00:34insoumis
01:00:34et écologistes
01:00:35ont voté contre
01:00:36tous les autres groupes
01:00:37ont voté pour
01:00:3836 milliards d'euros
01:00:39supplémentaires
01:00:40seront débloqués
01:00:41d'ici la fin
01:00:41de la décennie
01:00:42portant le budget total
01:00:43dédié aux armées
01:00:44à 436 milliards d'euros
01:00:46après le vote
01:00:47Catherine Vautrin
01:00:48a salué
01:00:49un texte de cohérence
01:00:50cette loi permet
01:00:52de répondre
01:00:52à l'accélération
01:00:54de la menace
01:00:55plus de munitions
01:00:56plus de drones
01:00:57une trame chasse
01:00:58renouvelée
01:00:59une trame char
01:01:01repensée
01:01:01un espace reconquis
01:01:03voilà ce que nous
01:01:04vous proposons
01:01:05dans ce texte
01:01:06voilà pour la réaction
01:01:07et on poursuit
01:01:08avec une autre loi
01:01:09celle qui était
01:01:10censée améliorer
01:01:10la prise en charge
01:01:11des soins du cancer
01:01:12du sein par l'assurance maladie
01:01:13il se trouve que c'est
01:01:14une loi qui était adoptée
01:01:15il y a plus d'un an
01:01:16maintenant
01:01:16et que le texte
01:01:18n'est toujours pas appliqué
01:01:19car les décrets d'application
01:01:20se font toujours
01:01:21attendre
01:01:22figurez-vous
01:01:23de quoi provoquer
01:01:24l'indignation
01:01:25de Yannick Monnet
01:01:26député communiste
01:01:27et rapporteur du texte
01:01:28ce matin
01:01:29lors d'une conférence
01:01:30de presse
01:01:30il a annoncé
01:01:31le lancement
01:01:32d'une pétition
01:01:33sur son site
01:01:33pour presser
01:01:34le gouvernement
01:01:35d'appliquer la loi
01:01:36cet après-midi
01:01:37au micro
01:01:38de Dario Borgogno
01:01:39il dénonçait
01:01:39un manque de volonté politique
01:01:42on nous a dit
01:01:43les décrets
01:01:43arrivent d'ici
01:01:43la fin d'année
01:01:45rien en fin d'année
01:01:46je réinterpelle
01:01:47le gouvernement
01:01:48en début d'année
01:01:49de cette année
01:01:50et on me dit
01:01:51il y a des questions
01:01:52techniques
01:01:52peut-être qu'il faut
01:01:53qu'on voit
01:01:53par exemple
01:01:54sur le remboursement
01:01:55des pommades
01:01:56en fait le fond
01:01:57aussi de ce sujet
01:01:58c'est qu'on est tellement
01:01:59habitué dans notre pays
01:02:00à dérembourser
01:02:01plutôt qu'à mieux rembourser
01:02:02et bien j'ai l'impression
01:02:04que c'est plus comment faire
01:02:04pour mieux rembourser
01:02:06évidemment ce texte
01:02:07est très attendu
01:02:07par les patientes
01:02:08environ 700 000 femmes
01:02:10vivent avec un cancer
01:02:11du sein en France
01:02:12plus de 60 000 nouveaux cas
01:02:14chaque année
01:02:15cette loi prévoit
01:02:16notamment le remboursement
01:02:17des prothèses mammaires
01:02:18des sous-vêtements adaptés
01:02:20et la création d'un forfait
01:02:21pour les produits
01:02:22qui atténuent
01:02:23les effets des traitements
01:02:24comme les crèmes
01:02:24les gels
01:02:25les gels
01:02:25ou les vernis protecteurs
01:02:27prenez les décrets
01:02:28d'application
01:02:29on termine avec
01:02:30la commission d'enquête
01:02:31sur l'imposition
01:02:32des plus hauts patrimoines
01:02:33ça se passe en ce moment
01:02:34à l'Assemblée nationale
01:02:35et deux anciens locataires
01:02:36de Bercy
01:02:37ont été entendus
01:02:37aujourd'hui
01:02:38par cette commission
01:02:39Eric Lombard
01:02:40et Amélie de Montchalin
01:02:41l'occasion de revenir
01:02:42sur une déclaration
01:02:43qui avait fait polémique
01:02:44en début d'année
01:02:45Eric Lombard
01:02:46affirmait que des milliers
01:02:47de contribuables
01:02:48très fortunés
01:02:49échappaient à l'impôt
01:02:50sur le revenu
01:02:51devant l'Assemblée
01:02:52le 14 janvier dernier
01:02:53Amélie de Montchalin
01:02:54alors ministre des comptes publics
01:02:56avait tout balayé
01:02:57d'un revers de la main
01:02:58mais une note
01:02:59du ministère
01:02:59consultée ensuite
01:03:00par les sénateurs
01:03:01Jean-François Husson
01:03:02et Claude Rénal
01:03:02évoquait bien
01:03:0313 335 millionnaires
01:03:05échappant à l'impôt
01:03:07alors Amélie de Montchalin
01:03:08a-t-elle menti ?
01:03:10La question lui a été posée
01:03:12Je n'avais pas cette note
01:03:13le 14 janvier
01:03:14elle a été produite
01:03:15à la demande
01:03:17du président Rénal
01:03:18et du rapporteur général Husson
01:03:20quand les parlementaires demandent
01:03:21il m'a semblé utile
01:03:22que les administrations répondent
01:03:23et donc j'ai eu
01:03:25effectivement connaissance
01:03:26de cette note
01:03:26au moment où elle a été produite
01:03:27mais que
01:03:28et je le dis devant vous
01:03:29très clairement monsieur le rapporteur
01:03:30il n'y a jamais eu
01:03:32à ma connaissance
01:03:33et même je crois
01:03:33qu'il n'y a toujours pas
01:03:34aujourd'hui dans le ministère
01:03:35une quelconque liste
01:03:38qui donnerait le nom individuel
01:03:41des personnes
01:03:42qui seraient dans cette situation
01:03:42puisque nous ne les connaissons pas
01:03:44Des grandes fortunes
01:03:46donc qui contournent l'impôt
01:03:47mais qu'on ne connaîtrait pas
01:03:48de son côté
01:03:49Eric Lombard
01:03:50durant son édition
01:03:50a estimé qu'on ne pouvait pas
01:03:52rester sourd
01:03:53au désir d'équité
01:03:54exprimé par les français
01:03:55je cite
01:03:56Merci beaucoup Marco
01:03:58merci à tous les trois
01:03:59d'être venu ce soir
01:04:00sur le plateau de Chaque Voix Compte
01:04:01merci Olivier
01:04:01on se retrouve demain
01:04:03à 19h30 sur LCP
01:04:04pour Chaque Voix Compte
01:04:05cette émission est rediffusée
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