Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 10 heures
Le président du Paris FC Antoine Arnault était l'invité de l'After Foot ce mardi sur RMC. Il est revenu sur l'avenir d'Antoine Kombouaré, le projet du nouveau stade ou encore la possibilité de voir Jürgen Klopp sur le banc du club parisien.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Mais on y va donc sur le Paris FC, avec vous Antoine Arnault, est-ce que vous considérez déjà que
00:04cette première saison en Ligue 1 est une réussite ?
00:07Une réussite je ne sais pas, en tout cas elle est conforme à ce qu'on avait annoncé en début
00:11de saison.
00:12On avait annoncé entre 8 et 12, on termine 11e au port du top 10, avec une saison mouvementée peut
00:22-être pas,
00:22mais avec quelques hauts, quelques bas, des émotions fortes, une période un peu plus difficile pendant l'hiver et le
00:33mois de janvier.
00:34Un changement d'entraîneur, ce n'est jamais facile dans une saison.
00:38Et ça ne marche pas toujours, et là ça a marché.
00:40Et ça ne marche pas toujours, et là ça a très bien marché même, si on regarde les statistiques c
00:44'est assez net.
00:47Donc dans l'ensemble oui, je pense que la saison est réussie.
00:51C'est difficile d'être promu en Ligue 1, et c'est encore plus difficile quand on n'a pas
00:55été en Ligue 1 depuis 50 ans,
00:57ou pour ainsi dire, jamais.
00:59On n'avait pas les infrastructures, on n'avait pas l'organisation, on n'avait pas la culture de la
01:03Ligue 1,
01:04et c'est une ligue difficile, qui est très compétitive, très concurrentielle.
01:09Donc moi je suis très heureux et très fier de ce que le club a réussi.
01:13Vos-un et tout, votre engagement personnel, vous arrivez là, c'est un monde nouveau pour vous,
01:18malgré toutes vos expériences pro par ailleurs.
01:21On a l'habitude de dire que les hommes d'affaires qui arrivent dans le foot,
01:25c'est la tête leur tourne, parce qu'ils découvrent des nouvelles relations entre les hommes, le vestiaire.
01:31Vous vous êtes pris immédiatement de passion, vous êtes piqué.
01:34Vous avez consacré combien de votre temps au foot finalement cette année ?
01:37Plus que vous l'imaginiez ?
01:40Oui, un peu plus que je l'imaginais.
01:42Piqué, je l'étais déjà, mais je le suis maintenant à 100%.
01:46D'abord, je précise que ce n'est pas un projet personnel, c'est un projet familial.
01:49C'est un projet qu'on a engagé avec mes frères et un petit peu ma sœur,
01:52qui est moins engagée là-dessus, mais qui suit ça quand même de loin.
01:56Et avec ma famille, en réalité.
01:58Donc, c'est quelque chose qui nous passionne, presque tous, dont on parle vraiment beaucoup.
02:05Mais c'est devenu un sujet à table.
02:07Bien sûr, c'est presque le opening topic de tous les déjeuners, tous les dîners qu'on fait entre nous.
02:15C'est le dernier match, le dernier but, la dernière recrue.
02:17Tiens, t'as vu...
02:17Avant les Bidda de LVMH.
02:19Largement, oui.
02:20Vous pensez qu'on parle de ça à chaque repas, non ?
02:23Et plus personnellement, c'est vrai que c'est moi qui ai pris le sujet le plus à bras le
02:30corps.
02:31C'est moi qui incarne la famille au sein de ce projet.
02:35Ça me passionne, ça me prend un peu plus de temps que j'avais imaginé.
02:41Mais j'adore.
02:42Mais alors, à quel point concrètement vous allez aux entraînements ?
02:44Je vais aux entraînements une fois de temps en temps.
02:46Vous gérez les transferts ?
02:48Non, je ne gère pas les transferts.
02:49Ça, c'est la partie sportive qui s'en occupe.
02:51Je suis au courant de ce qui se passe.
02:52J'ai des discussions très régulières avec Marc Onépé et avec Jean-Marc Gallo.
02:56Mais très concrètement, pour le changement d'entraîneur, par exemple ?
02:59Non, le changement d'entraîneur...
03:00Vous validez, évidemment, une décision comme ça, sur le principe du changement et sur le nom du nom d'entraîneur
03:05?
03:05Alors là, c'est un peu différent.
03:07C'est plus que validé.
03:08C'est une décision et une initiative qui vient de nous, de la famille.
03:12On décide entre nous, ce qu'on voit là ne nous convient plus.
03:16Il y a eu tel et tel sujet ou manière de voir les choses qui étaient un peu différentes de
03:24ce qu'on espérait.
03:25Il y a eu la peur aussi ?
03:25Et on acte ça.
03:27Parce qu'évidemment, la pire des catas, vu le projet, ça aurait été...
03:31Puis à un moment, il y a eu une série qui était une vraie série noire.
03:35Il y a eu la trouille de la catas pour nous, si jamais on devait redescendre ou jouer le maintien.
03:40Écoutez, je ne vais pas vous mentir.
03:43Oui, la peur, on n'était pas terrorisé.
03:45Il y a des choses plus graves dans la vie, mais ça aurait été effectivement catastrophique pour le projet.
03:49Après, j'aime bien la data, donc je regarde un petit peu tous les sites qui moulinent, tous les résultats,
03:55etc.
03:56Au moment où on change d'entraîneur, on a 24% de chances d'être 16e ou pire.
04:01C'est beaucoup, 24%.
04:04Quand on a investi autant, non seulement d'argent, mais d'énergie, de temps,
04:10que c'est évidemment un projet qui est très, très scruté, regardé,
04:14qui, pour moi, est aussi très important personnellement.
04:17T'engagent votre famille.
04:18Oui, absolument.
04:19Donc, à ce moment-là, j'ai pensé, et on a pensé avec mes frères,
04:24qu'il était important de changer la dynamique.
04:27Et pour changer la dynamique, vous êtes bien placé pour le savoir, il n'y a pas 36 solutions.
04:32Justement, est-ce qu'à ce moment-là, vous ne vous dites pas, nous on se l'est dit,
04:35que vous aviez perdu du temps cet été ?
04:37C'est-à-dire que, vous savez, la réflexion qu'on a eue, nous, dans l'after,
04:40c'était de dire, l'entraîneur, il a une vie limitée, il est très bon,
04:44mais nous, on avait pronostiqué qu'il s'arrêterait avant la fin de la saison.
04:49Le recrutement, ça n'a pas été celui escompté.
04:51Est-ce que là, vous n'êtes pas dit, on n'a pas mis les bouchées doubles assez tôt ?
04:54Parce qu'on rappelle que vous êtes quand même le quatrième budget de la Ligue 1 sur le papier.
04:57Non, alors ça, c'est ce qui est écrit dans certains journaux, mais ce n'est pas vrai.
05:01On n'est pas le quatrième budget de la Ligue 1.
05:21C'est beaucoup moins loin de notre placement par rapport au budget.
05:26Donc, pour répondre à votre question, si, vous avez raison.
05:29Et on aurait peut-être dû l'été dernier changer,
05:32mais on a cru que c'était la bonne solution de faire confiance à notre coach
05:35qui nous avait fait monter, en qui on avait toute confiance,
05:37qui tenait le groupe parfaitement.
05:39Stéphane Gillis, c'est un grand professionnel.
05:41Je voyais en arrivant ici, d'ailleurs, qu'il a peut-être sollicité sur d'autres projets.
05:45Et j'en suis très heureux pour lui.
05:48C'est ça, les décisions qui sont les plus difficiles à prendre, finalement,
05:52avec l'inexpérience qui était la vôtre.
05:54C'est de se dire, on arrive, on prend le club, on monte en Ligue 1,
05:56on a gardé l'entraîneur parce que c'était une forme de récompense.
05:59Mais il faut peut-être le virer parce que ça ne se passe pas bien.
06:01C'est tout ça que vous devez encore mesurer sur comment fonctionne un club,
06:06qu'il faut écouter, comment on prend la décision,
06:08le rapport avec le directeur sportif.
06:09Parce que n'oublions pas quand même qu'il y avait l'ancien patron qui est toujours là.
06:12Bien sûr, Pierre Ferrati.
06:13Il est toujours là, le président qui a fait monter.
06:18Oui, bien sûr, il est non seulement encore président, il est là.
06:23Il lui aussi devait acter cette décision.
06:25Donc, ça fait beaucoup de gens à mettre d'accord.
06:27Tout ça, vous ne connaissiez pas ce monde-là, finalement ?
06:29Je ne connaissais pas.
06:30On ne connaissait pas.
06:31On l'a découvert, peut-être avec, en effet, un peu d'inexpérience et un peu de candeur.
06:37On était aussi accompagné, non seulement par l'organisation existante,
06:40qui est malgré tout très professionnelle, et par Red Bull,
06:44qui nous conseillait aussi sur différents sujets, si vous voulez.
06:49Et donc, voilà, c'est un dialogue permanent.
06:51Mais à un moment, il y a quand même une seule personne qui tranche, c'est moi.
06:54Ça ne fait pas trop de gens, finalement ?
06:56Il ne va pas falloir que vous mettiez en place une ligne claire,
06:59comme dans, finalement, beaucoup de clubs.
07:01C'est-à-dire qu'il ne va pas y avoir trop de monde.
07:03C'est une particularité au Paris FC, contrairement à ce qui se fait dans beaucoup de clubs,
07:06dans la plupart des clubs que l'on suit.
07:07C'est-à-dire qu'il y a plusieurs sources de cercles de décision.
07:12C'est-à-dire qu'il y a d'un côté Pierre Ferracci, qui, comme vous le disiez,
07:14a beaucoup participé à faire grandir ce club, à l'amener jusqu'en Ligue 1.
07:18Il y a vous, évidemment, et la famille.
07:20Il y a Red Bull d'un autre côté.
07:21Et est-ce qu'il n'y a pas un désir, une volonté de simplification,
07:25mais qui entraînerait peut-être encore plus d'investissement de votre part en termes de temps, j'entends ?
07:30C'est-à-dire qu'aujourd'hui, la grosse incarnation du club, c'est Pierre Ferracci.
07:32Il va être amené à partir.
07:33Est-ce que ça impliquera de nommer quelqu'un à sa place qui va incarner ce club au quotidien
07:38ou est-ce que c'est vous qui allez assurer peut-être ce rôle-là à l'avenir ?
07:40On verra.
07:41Vous me posez la question, mais la réponse est dans la question.
07:44Pierre, il est là jusqu'à la fin de la saison prochaine.
07:48Absolument.
07:48À ce moment-là, ce sera déjà un peu plus simple.
07:51dans la verticalité et la prise de décision.
07:54Dans tous les clubs, il y a un directeur sportif, je crois.
07:58Et dans le nôtre, il y a une...
07:59Oui, mais c'est le rôle de Red Bull qui paraît un petit peu...
08:01Oui, dans le nôtre, il y a une particularité, c'est la présence de Red Bull,
08:06qui était vraiment une condition sine qua non à notre entrée dans ce projet.
08:09On avait besoin, justement...
08:10Pourquoi ?
08:11Parce qu'on connaît...
08:12Moi, je connais le foot en lisant l'équipe et en vous écoutant régulièrement, mais...
08:15C'est énorme, déjà !
08:16C'est énorme, déjà !
08:17Mais c'est peut-être que c'est énorme de vous maintenir assez facilement.
08:20Red Bull, pour vous, c'est comme une béquille ?
08:22Oui, une béquille.
08:24C'est des sachants.
08:25Il y a quand même Jürgen Klopp, Mario Gomez qui connaissent le foot pas mal, on va dire.
08:32Mais nous, de l'extérieur, on se demande ce qu'il vous apporte, en fait.
08:34C'est peut-être plus dans la structuration du club, de la formation.
08:36Vous avez dit que vous avez beaucoup investi dans les infrastructures.
08:38Oui, mais même dans le club au jour le jour.
08:42Le changement d'entraîneur, évidemment, c'est des discussions qu'on a avec eux aussi.
08:46Je sais qu'Jürgen passe beaucoup de temps à parler aux différents coachs et à la structure sportive du club,
08:53toutes les semaines.
08:53Du club le PFC ou de toute la galaxie Red Bull ?
08:55De toute la galaxie, mais donc de notre club aussi.
08:57On a du mal à imaginer, par exemple, que c'est Red Bull qui a soufflé le nom d'Antoine
09:00Comboire.
09:01Non, alors Antoine Comboire, c'est notre choix, mon choix.
09:06Et bon, ils ont fait leur petit...
09:08En tant qu'ancien fan du PSG ?
09:10Oui, entre autres, entre autres.
09:12J'ai vu ce qu'il avait fait dans d'autres clubs aussi.
09:15Nous, on a été étonnés parce qu'on se disait...
09:16Oui, j'ai entendu.
09:17Bon, il est habitué à être un peu pompier de service.
09:21D'ailleurs, il n'aime pas l'expression.
09:23Il est venu ici et nous a redis à quel point il n'aime pas.
09:25Mais finalement, c'est un rôle qu'il remplit plutôt bien.
09:27Et nous, on se demandait, est-ce qu'il a en lui encore,
09:31l'envie d'être un entraîneur de premier plan ?
09:33On doutait de ça.
09:34Il nous a enlevé le doute.
09:35Il a fait un remarquable travail à la tête du PFC.
09:38Mais maintenant, nous, ce qu'on se demande, c'est...
09:40Il a vraiment envie de continuer ?
09:42Vous avez vraiment envie de continuer avec lui ?
09:44Parce qu'a priori, il n'est pas vraiment tampon Red Bull.
09:48Et il n'aime pas trop qu'on lui dise ce qu'il doit faire
09:51ou comment il doit fonctionner.
09:53Lui, Galaxy Red Bull, je connais Antoine Comboire.
09:57Bon, ça ne doit pas tellement...
09:59Alors, comment ça va se passer ?
10:00Alors, comment ça va se passer ?
10:02Nous, évidemment, on a adoré travailler avec lui ces quelques derniers mois.
10:06Les résultats parlent pour eux-mêmes.
10:08Puis, il suffit de regarder un match du PFC
10:10pour voir que l'équipe est quand même métamorphosée.
10:14Nous, on aimerait continuer.
10:16Ce n'est pas un secret puisqu'il en a parlé.
10:18Il a des petits soucis
10:20qui font qu'il va décider dans les prochains jours
10:22s'il continue ou non.
10:24Les soucis, c'est des problèmes de santé aux genoux, c'est ça ?
10:26Oui, oui.
10:26Mais les soucis repérer des genoux, ça ne va pas l'empêcher d'être coach.
10:29Ou alors, j'ai un truc, je ne veux pas m'immiscer dans le secret médical.
10:32Je ne veux pas parler à sa place,
10:34mais on prendra une décision ensemble dans une dizaine de jours.
10:37Alors, est-ce qu'il est envisageable de le prolonger au-delà de l'année qu'il a ?
10:40Puisqu'il lui a encore une année de contrat.
10:42Et nous, les infos qu'on a, c'est que lui aimerait prolonger un peu plus.
10:45Est-ce que ça, c'est une possibilité ?
10:46Ce n'est pas les infos que j'ai, moi.
10:48Tout est juste sur l'année qui reste,
10:50c'est sur l'année qui reste.
10:51Et à ce moment-là, après, on verra.
10:53Je crois qu'à un moment, il va devoir se faire opérer, en tout cas.
10:55Est-ce qu'on n'ait pas peur de refaire, en fait,
10:57quelque part, un peu la même erreur ?
10:59C'est-à-dire de garder Comboiré parce qu'il a fait du bon boulot,
11:02mais néanmoins, pour le deuxième étage de la fusée
11:04qui ne va peut-être pas être suffisant,
11:05le coach suffisant pour amener du jeu,
11:08pour amener des stars, pour aussi attirer...
11:10Pour l'instant, il l'a amené, ça.
11:11Oui, mais pour attirer des joueurs.
11:13Et la question en corollaire, c'est aussi celle-là,
11:15pour vous qui, évidemment, venez du monde de l'entreprise
11:17et Dieu sait que vous avez réussi dans les affaires,
11:19on a toujours l'impression parfois
11:21qu'il y a un peu trop de romantisme, quelque part.
11:23C'est-à-dire que vous êtes moins, on va dire, sévère,
11:26moins radical dans la gestion du club de foot
11:30que vous ne l'êtes peut-être dans vos affaires
11:32ou telle que votre père vous a enseigné tout ça.
11:35Oui, la différence, c'est que dans le foot,
11:38il y a un résultat tous les samedis.
11:40Dans les affaires, le résultat, il arrive un an,
11:42un an et demi, deux ans après.
11:43C'est très, très différent quand même
11:44comme manière d'appréhender les choses.
11:46Ça veut dire que ça joue plus avec les émotions ?
11:48Oui, bien sûr.
11:49Et ça se joue aussi un peu plus au feeling.
11:52C'est différent, mais ça veut dire que les décisions,
11:53il faut les prendre vite aussi, justement pour cette raison-là.
11:55Vous avez vu qu'on a pris la décision vite
11:57quand il s'agit de changer d'entraîneur.
11:59Là, si on regarde les choses objectivement,
12:03pour Stéphane Gillis, on parlait d'un coach
12:04qui avait fait du bon travail en Ligue 2.
12:07Là, sur les 11 ou 12 matchs d'Antoine Comboiret,
12:10il est quatrième de Ligue 1.
12:12Mais non, exceptionnel.
12:13Six victoires, trois nuls, deux défaites.
12:14Il y a eu des matchs contre Monaco notamment,
12:17victoire contre Monaco, victoire contre la PSG.
12:18Mais est-ce qu'il dit que Comboiret,
12:19si tu ne lui donnes pas les moyens,
12:20parce qu'on l'a catalogué comme l'entraîneur des fonds de tableau,
12:22mais si jamais tu lui donnes les moyens,
12:24est-ce que lui-même ne va pas se reçoit ?
12:26T'as l'air de douter, toi, Flore ?
12:28Moi, je doute d'une chose,
12:29en fait, vous avez montré,
12:31je reviens à cette analogie avec le monde des affaires,
12:33il faut avoir le coup d'avance.
12:35Moi, je pense que sur Gillis,
12:36vous avez eu le coup de retard.
12:37Ce n'est pas contre lui, c'est un très bon coach.
12:39Et là, vous avez un coup d'avance à nouveau
12:41avec Comboiret maintenant,
12:42mais est-ce que le futur coup d'avance,
12:44ce n'est pas justement d'aller voir encore plus haut ?
12:46Ou est-ce que vous êtes sûrs
12:47qu'évidemment, Comboiret va vous amener,
12:48en gros, dans le top 6 ?
12:50Non, non, non, non.
12:52Ça, c'est vous qui le dites.
12:53Pour l'instant, l'objectif, l'an prochain,
12:55c'est top 10.
12:55D'accord.
12:56Encore, pas la Coupe d'Europe.
12:58C'est de progresser, année après année,
13:00c'est de ne pas essayer de construire
13:02le troisième étage ou le quatrième étage
13:03de la fusée avant les fondations
13:05et le rez-de-chaussée.
13:05Pas de Coupe d'Europe, l'an prochain ?
13:06Enfin, pas l'objectif,
13:06c'est pas dans l'objectif.
13:08Non, c'est pas dans l'objectif,
13:08c'est pas dans le business plan.
13:10On est avec notre invité Antoine Arnaud,
13:11donc l'actionnaire majoritaire du Paris FC.
13:13Et Daniel, tu voulais évoquer
13:14l'ambition de la saison prochaine
13:16qui est top 10.
13:17Et pas de Coupe d'Europe.
13:17Antoine Arnaud, je vous entends
13:18depuis le début,
13:20depuis que vous êtes arrivé
13:21à la tête du PFC,
13:22avec cette ambition très mesurée,
13:23très calculée,
13:24très italée dans le temps.
13:25Est-ce que ça fait partie
13:26de quelque chose qui limite
13:27a été écrit sur un papier
13:29dans cette volonté d'avancer ?
13:31Première question.
13:31Et la deuxième, c'est pourquoi, en fait ?
13:34Vous avez les moyens.
13:35J'imagine que de toute façon,
13:36vous n'êtes pas venu là à terme
13:37pour être dixième
13:38et que vous avez envie
13:39de construire un gros club.
13:40Et si on regarde
13:42les autres exemples
13:43qu'on a dans le football,
13:45les deux fois où
13:46des gros investisseurs
13:47sont arrivés à la tête du PSG,
13:49que ce soit Canal+,
13:49ou le Qatar,
13:52immédiatement,
13:52on va dire,
13:53ils ont envoyé Valse et Lozay
13:54et ils ont construit
13:54la grosse équipe.
13:56Chelsea avait fait pareil
13:57avec Abramovic.
13:58Pour un autre exemple français,
13:58tu as Monaco avec Ribolo Vlef
13:59quand il arrive.
14:00Monaco a envoyé,
14:01il n'a pas attendu,
14:02il y est allé direct.
14:04En fait,
14:05il n'y a pas réellement
14:06d'exemples.
14:07La plupart sont arrivés,
14:09on dit,
14:09si il faut y aller,
14:10il faut y aller.
14:12Pourquoi vous avez
14:12cette espèce de volonté
14:14de prendre votre temps
14:15comme ça,
14:16alors que nous,
14:16on sera sans arrêt
14:17à dire,
14:17bon,
14:17le PFC,
14:17ils font quoi ?
14:18Je vais vous expliquer.
14:21Il y a une chose
14:22qui ne s'achète pas,
14:22c'est le temps.
14:25Pour construire
14:26une équipe compétitive
14:28en Coupe d'Europe,
14:29il faut du temps.
14:31Aller à Orly
14:31voir nos infrastructures.
14:33Rendez-vous compte
14:34d'où on vient.
14:36On est encore
14:38au niveau des infrastructures
14:39en Ligue 2.
14:40On ne peut pas
14:42être sérieux
14:42et être compétitif
14:43en Ligue 1
14:44avec des infrastructures
14:44pareilles.
14:45Donc,
14:45on construit,
14:46ça prend énormément
14:47de temps.
14:47Alors là,
14:48il y a 25 000 bulldozers
14:49à Orly,
14:50mais ça ne se fait pas
14:51en un claquement de doigts.
14:52Je vous assure,
14:52évidemment,
14:53si on pouvait,
14:54on aimerait,
14:55les clubs que vous avez
14:56mentionnés là,
14:57le PSG,
14:57Monaco ou d'autres,
14:58ils avaient déjà
14:59l'expérience
15:00de la Ligue 1.
15:01Ils avaient
15:01cette culture de Ligue 1
15:03que nous n'avons pas
15:04aujourd'hui.
15:05Et cela,
15:06construire un projet
15:07comme ça,
15:08vous voyez bien,
15:08certains d'entre vous
15:09sont venus au stade
15:10récemment,
15:11ça prend du temps.
15:12Tout n'est pas parfait.
15:13Construire un public aussi.
15:15Exactement.
15:15Construire un public,
15:16construire une histoire.
15:17On n'a pas de légende
15:18pour l'instant.
15:19Alors, petit à petit,
15:20on est en train de l'accueillir.
15:21Il y a Julien Lopez
15:21qui a été salué quand même.
15:23Julien Lopez,
15:23je l'adore.
15:25Il est incroyable.
15:26Et franchement,
15:27tous nos anciens,
15:28je les adore.
15:28Mais ça prend du temps.
15:31Et petit à petit,
15:32on pose des pierres
15:33dans le jardin
15:34de nos concurrents,
15:35ici et là,
15:36on fait des belles victoires.
15:37Mais ce n'est pas comme ça.
15:39Uniquement parce qu'on a
15:39de l'argent en arrivant
15:40et en balançant,
15:42je pense aussi qu'il y a un truc
15:43avec votre fonctionnement.
15:45C'est que vous allez me dire
15:46peut-être que c'est aussi lié
15:48à notre famille,
15:49à la façon de travailler,
15:50à la place qu'on a aussi en France.
15:52C'est que vous êtes très attaché
15:53à l'image que va renvoyer
15:55le Paris FC.
15:56Peut-être plus qu'un autre club
15:57parce qu'il y a cette donnée
15:59de savoir comment vous allez être jugé
16:00en termes d'image.
16:01Si vous licenciez Stéphane Gilly
16:05alors que c'est celui
16:06de l'entraîneur de la montée,
16:08ça ne va peut-être pas être
16:09une décision très populaire.
16:10Si pareil,
16:12comme disait Flo
16:12avec Antoine Comboiré,
16:14avoir le coup d'avance,
16:14c'est le remercier maintenant
16:16alors qu'il vient de faire
16:17cette deuxième partie de saison,
16:18ce ne sera pas très populaire.
16:19Est-ce que vous pouvez
16:20diriger le club
16:21avec des choix
16:22qui peuvent paraître
16:22parfois un peu impopulaires
16:24quand on a votre statut
16:25de plus grande fortune
16:27de France ?
16:27Vous voyez bien
16:28quand il faut prendre
16:28des décisions difficiles,
16:29on les prend.
16:31Prenez même au niveau
16:32de l'organisation,
16:33malheureusement pour eux,
16:34on a changé
16:36beaucoup de monde déjà.
16:37Ce ne sont pas des personnes
16:38que vous connaîtrez
16:39ou que le public connaîtra,
16:41mais on les prend
16:41les décisions difficiles.
16:42On a changé déjà
16:43la moitié de l'organisation.
16:44La direction sportive,
16:45c'était une décision
16:49extrêmement difficile
16:50avec François.
16:52J'ai aussi fait entrer
16:54un dirigeant
16:55qui est devenu
16:55directeur général
16:56qui travaillait
16:57dans le groupe LVMH
16:58depuis 25 ans.
16:59Quelqu'un qui n'est pas
17:00du milieu du foot,
17:00ça a été assez décrié
17:01comme décision.
17:02Mais moi,
17:02j'avais besoin de quelqu'un
17:03à mes côtés
17:04qui soit à 100% pour nous
17:07et dont on n'ait aucun doute
17:09de la loyauté.
17:11Enfin voilà,
17:12ce sont des décisions
17:12qui ne sont pas si simples
17:13à prendre.
17:14Je ne dis pas
17:15question simple,
17:16mais même sur le marché
17:19des transferts,
17:19j'ai l'impression aussi
17:20que vous ne voulez pas
17:21montrer que vous êtes
17:21flambeur à dépenser
17:23des milles et des cents
17:24de part des autres.
17:25J'aime cette question
17:26mais je la poserai
17:27si tu permets.
17:28Dans l'autre sens,
17:29c'est,
17:29est-ce qu'il y a la peur
17:31que les gens se disent,
17:33les agents,
17:33le monde du foot
17:34se disent
17:34il est là le riche,
17:37on va essayer de voir
17:38si on ne peut pas le pigeonner.
17:39Il y a cette crainte
17:39chez vous forcément.
17:40D'abord,
17:40on n'est pas les seuls
17:41riches dans le foot.
17:42Il y en a plein d'autres.
17:44Alors on est peut-être
17:45les plus récents,
17:47mais...
17:47Le PSG,
17:48quand il est arrivé,
17:49ils ont payé deux fois
17:50le prix des joueurs
17:50parce que tout le monde
17:51a voulu les pigeonner.
17:52Ok,
17:52mais on est bien entourés,
17:53on a quand même des gens
17:54qui connaissent ça par cœur.
17:57Mais ça a dû vous agacer,
17:58il y a eu un coup de panfoireux
18:00dans le marché
18:00de l'été dernier.
18:01Vous allez me dire
18:02que ça arrive dans tous les clubs.
18:03Dans tous les clubs,
18:04on ne peut pas vous jeter la pierre,
18:05tous les clubs sur le marché
18:06des transferts
18:06se prennent des bananes.
18:08Mais ça,
18:08vous vous êtes dit,
18:09voilà,
18:10je parle à votre place,
18:11mais c'est comme ça
18:12que ça marche.
18:13Mais surtout qu'on a eu
18:13la sensation à ce moment-là
18:14au marché de l'été,
18:15c'est qu'à force
18:15de ne pas vouloir justement
18:18dépenser de l'argent
18:19n'importe comment,
18:20in fine,
18:20si on fait le total...
18:22Attends,
18:22Jimmy,
18:22City a égalisé.
18:24Il reste une minute trente
18:24dans le temps additionnel,
18:25il y a un partout
18:26contre Bordnouf.
18:27Tout va se passer là.
18:27Le match nul,
18:28c'est bon pour Arsenal.
18:29Oui,
18:29Arsenal est champion
18:29même avec un nul,
18:30but d'Alande.
18:31Pour revenir à ce qu'on disait,
18:33il y a eu Otavio notamment,
18:35qui a été un investissement
18:37important à l'échelle
18:37du Paris FC,
18:42une offre de plus de 20 millions
18:43pour Abline.
18:45Tout le monde le sait,
18:46c'était public l'été dernier.
18:49Vous dites qu'on est un peu timide,
18:51on a été quand même
18:52la meilleure offre
18:53pour Matisse Abline.
18:55Est-ce qu'il n'y a pas des cas
18:57comme Abline d'ailleurs,
18:58même si effectivement
18:58vous avez fait cette offre-là ?
18:59Mais Stassin aussi,
19:00on avait fait une offre.
19:00Pardonnez-moi,
19:01mais Kitta,
19:01c'est typiquement,
19:02il s'est dit,
19:02tiens le pigeon,
19:03on va lui annoncer
19:03un prix de fou.
19:04Il a fait 40 d'ailleurs.
19:06Et il fait pareil avec Marseille.
19:08Je ne me rappelle plus,
19:09mais enfin en tout cas,
19:09voilà.
19:09Vous trouvez qu'il y a
19:10un prix Paris FC ?
19:12Non.
19:13Ils ont raison de tenter
19:15quelque part.
19:16On ferait pareil
19:17dans la même situation.
19:18Pour revenir à la gestion
19:21de Mercato,
19:21effectivement,
19:21c'est intéressant
19:22et ses recrues
19:24pas assez,
19:25on va dire,
19:27d'un niveau pas assez bon,
19:29il faut le dire,
19:30parce qu'il y avait quand même
19:30des échecs,
19:31mais il y a eu aussi
19:31des réussites.
19:32Est-ce que le cas
19:34Benjamin André
19:34n'est pas emblématique
19:35de votre entrée
19:36dans ce milieu-là ?
19:37C'est-à-dire,
19:37on a vraiment cru
19:38que vous alliez avoir,
19:38et symboliquement,
19:40c'était très fort.
19:40On se disait,
19:41là,
19:43on ne le voyait pas
19:44quitter l'île,
19:44vous aviez réussi
19:45a priori à presque
19:46la tirer.
19:47Est-ce que ça,
19:47ça fait partie
19:48de l'expérience
19:49qu'il faut acquérir
19:50et des pots cassés
19:52à payer ?
19:53Oui,
19:53peut-être.
19:53C'était une déception,
19:54effectivement.
19:55On pensait
19:56qu'il aurait été
19:58notre grand milieu
19:59de terrain
19:59et puis finalement,
20:00ça ne s'est pas fait.
20:01Je crois que
20:02c'est monnaie courante
20:03dans le foot
20:03d'arriver presque
20:04au bout d'une négociation
20:05et puis finalement,
20:07le dirigeant de l'autre club
20:08a réglé.
20:08On récupérait
20:09Pierre Esmelou derrière
20:09qui a été
20:10un grand décisif.
20:11On n'oublie pas
20:11de le mentionner
20:12dans l'histoire
20:12de la saison.
20:14C'est son absence aussi
20:15qui a été synonyme
20:16de mauvais résultats.
20:17L'autre truc sur le mercato
20:18qu'on a un peu de mal
20:18à comprendre,
20:19c'est Arsenal est champion.
20:21Un partout
20:21entre Bournemouth
20:22et Manchester City,
20:23c'est fini donc.
20:24Depuis 2004,
20:25Arsenal n'avait pas été champion.
20:26On y reviendra bien sûr
20:27dans l'after
20:28dans quelques minutes.
20:29Non,
20:30Red Bull était avec vous.
20:32Pourtant,
20:32on a l'impression
20:32que les cibles Red Bull
20:33vont ailleurs
20:34qu'au Paris FC.
20:36Certaines d'entre elles.
20:37Alors,
20:38c'est vrai.
20:39Vous pensez probablement
20:40à Aydara.
20:41Aydara.
20:42Qui part dans un projet
20:43qui,
20:44au moment où il y va,
20:45est déjà quasiment certain
20:46d'être en Coupe d'Europe.
20:48Baidou,
20:48quand il va à Lens.
20:49Baidou.
20:50Oui,
20:50il y a Baidou aussi.
20:51Si vous voulez,
20:52il faut aussi se rendre
20:54à l'évidence.
20:54On est un projet
20:56naissant.
20:57Alors,
20:57on est certes
20:58un actionnaire important,
21:00visible,
21:01mais on n'est pas
21:01la fille la plus sexy
21:02de la piste de danse.
21:03Et ça vous rend méfiant,
21:04ça ?
21:05Ça vous rend méfiant
21:05par rapport au fait
21:06que vous soyez nouveau
21:07par rapport au monde du foot ?
21:09Vous vous dites,
21:11je ne sais pas,
21:11comme un joueur nouveau
21:13qui arrive à une table
21:14de poker,
21:15il n'y a que des requins
21:16autour de moi,
21:16ils veulent tous ma peau.
21:18Et puis,
21:18vous êtes quand même
21:19pas vraiment modeste,
21:20vous êtes à Paris,
21:21en Ligue 1,
21:22avec un actionnaire
21:23dans un club
21:23où il y a un actionnaire
21:24solide,
21:24etc.
21:25C'est quand même attractif
21:25à l'échelle du foot français.
21:27Ce qu'il y a de plus attractif
21:28pour être franc
21:28dans notre projet,
21:29c'est Paris.
21:30C'est le fait
21:31d'être dans une ville
21:33exceptionnelle.
21:34Le projet Paris FC,
21:36je ne vais pas revenir là-dessus
21:37et je ne veux pas non plus
21:39faire peur aux joueurs
21:40qui vont nous rejoindre,
21:41mais si vous allez à Orly,
21:42vous verrez un centre d'entraînement
21:44qui n'est pas encore
21:45au niveau de la Ligue 1.
21:46Ça, c'est la priorité.
21:47Comme pendant des années,
21:48en son temps,
21:49même le PSG Qatari
21:49au Camp des Loges,
21:50c'était compliqué.
21:51J'avais été au Camp des Loges,
21:52je vous assure,
21:53venez faire un tour à Orly.
21:53C'est pas encore lui,
21:54on est encore sur un aspect.
21:56Juste pour faire le lien
21:57entre le mercato d'un côté
21:59et le public
22:00dont on a un petit peu parlé,
22:01on sait que le vrai enjeu,
22:02la vraie problématique
22:03que vous avez,
22:04c'est d'arriver à fidéliser
22:05un public à Paris
22:07dans ce stade.
22:08Moi, je pense que vous avez fait
22:08plein d'initiatives
22:09qui vont dans le bon sens,
22:10notamment la gratuité
22:11pour attirer.
22:12Moi, j'ai l'habitude
22:13d'aller à Jamboy avec mon fils,
22:14c'est un public familial,
22:16l'accueil est top.
22:17Franchement,
22:17l'expérience-là,
22:18elle est vraiment très bonne.
22:19Mais est-ce que vous ne pensez pas
22:20que vous allez avoir besoin
22:21à un moment donné
22:21de têtes d'affiche
22:22pour attirer du monde
22:23dans ce stade-là
22:24et pour pouvoir concurrencer
22:26un peu le PSG
22:27et toutes ces stars
22:28sans pour autant aller dans...
22:30Vous ne pourriez pas,
22:30vous l'avez déjà dit plusieurs fois,
22:32être dans cette concurrence
22:33et faire la course avec le PSG,
22:35ce n'est pas l'idée.
22:35Mais est-ce qu'il n'y a pas besoin
22:36d'une ou deux têtes d'affiche
22:37pour incarner ce club
22:38et amener du monde au stade ?
22:39Bien sûr que si.
22:40Mais il y a une chose
22:41qui m'a beaucoup marqué
22:42cette première saison
22:44dans le foot,
22:45en Ligue 1 en tout cas,
22:46c'est l'impatience générale
22:48de tous les observateurs du foot.
22:50Absolument.
22:50Et des supporters encore plus.
22:52Et des supporters.
22:52Les gens veulent qu'on aille
22:53vite, plus vite que la musique.
22:54Mais le problème,
22:55c'est que si on fait ça,
22:56on va rater une marche.
22:57Et quand on rate une marche,
22:59on tombe.
22:59Et on a envie d'y aller
23:01progressivement.
23:01Je sais que ça va peut-être
23:02vous décevoir.
23:03Vous n'aurez probablement pas
23:05des grandes affiches
23:06de Coupe d'Europe
23:07du Paris FC à Jean-Bouin
23:09dans un an et demi.
23:10Ne parlez pas trop vite
23:11parce que la Ligue 1
23:13offre chaque année
23:14une ou deux surprises
23:16de clubs
23:16l'an cette année
23:18en Ligue des Champions.
23:18Brest, il n'y a pas longtemps.
23:20J'adorerais
23:21revenir ici dans un an
23:23et vous dire
23:24qu'on réécoute mon truc
23:25et que je me disais
23:26que je me suis bien trompé.
23:27On a fini troisième
23:28ou quatrième.
23:29J'adorerais.
23:31Le plan, en tout cas,
23:32c'est de progresser chaque année.
23:34Donc, l'année prochaine,
23:34d'être top 10.
23:36Je ne dis pas,
23:37le top 10,
23:38ça peut être sixième,
23:38ça peut être aussi neuvième.
23:40et puis ensuite,
23:41petit à petit,
23:42essayer d'aller grappiller
23:43une place européenne.
23:44Est-ce qu'il y a
23:44la politique salariale,
23:45juste pour revenir
23:47au marché des transferts,
23:48vous avez été là aussi
23:49assez prudent,
23:50vous n'avez pas voulu
23:51cramer la caisse,
23:52entre guillemets,
23:53et c'est aussi ce qui explique
23:54que peut-être certains joueurs
23:55ne sont pas venus.
23:56Vous êtes resté raisonnable,
23:57il n'y a pas de salarié cap ?
23:58Alors, il n'y a pas de salarié cap,
23:59mais vous savez bien
24:01que c'est difficile aussi
24:02de proposer des salaires
24:04ultra compétitifs en France
24:05pour tout un tas de raisons.
24:07Et les joueurs,
24:08beaucoup de joueurs,
24:08préfèrent partir en Angleterre
24:10ou préfèrent partir...
24:11On a failli signer
24:12l'année dernière,
24:13pendant l'été,
24:14un jeune de Monaco,
24:16j'ai oublié son nom,
24:18qui est parti à 18 ans...
24:20Ah, Boisbré !
24:21Simon Boisbré,
24:22qui est parti en Arabie Saoudite.
24:23Simon Boisbré,
24:24qui est parti en Arabie Saoudite.
24:25J'ai eu des zooms avec lui,
24:28Jürgen Klopp avait eu des zooms
24:29avec sa famille
24:29pour lui dire
24:30« Ne faites pas ça ! »
24:32Et passez d'abord
24:33par un tremplin
24:34comme un club
24:36du style du Paris FC.
24:37Et ils sont quand même partis.
24:38Donc c'est difficile de s'aligner.
24:40Et il touchait, je ne sais pas,
24:41trois fois plus
24:41que ce qu'on lui proposait
24:42en Arabie Saoudite.
24:43On peut rester encore
24:44quelques minutes avec vous ?
24:45Vous avez encore du temps ?
24:46C'est parfait.
24:46Parce qu'on a encore
24:46quelques questions importantes
24:47à aborder,
24:48notamment le stade
24:49pour l'avenir du Paris FC.
24:52Oui, dans les dossiers importants,
24:53c'est la gouvernance
24:55du football français
24:56et puis on aura terminé après.
24:56Ça va sans dire, Daniel.
24:57Ne t'inquiète pas.
24:58Allez, à tout de suite.
25:0022h32, c'est l'after
25:00avec Florent Gautreau,
25:01Jimmy Brown et Daniel Riolo,
25:03spécial Arsenal champion
25:04dans quelques minutes.
25:05Mais avant cela,
25:06notre invité Antoine Arnaud,
25:08l'actionnaire majoritaire
25:09du Paris FC,
25:09est avec nous.
25:10Alors, deux dossiers
25:11encore à aborder,
25:12les instances avec Daniel.
25:13Mais avant cela,
25:13le stade.
25:14Donc, vous êtes à Jambouin
25:16puisque vous avez signé
25:17un accord avec le stade français
25:19pour rester quatre ans
25:20à Jambouin.
25:21Mais le stade
25:21n'est pas très grand.
25:2216 000 places.
25:2319 000.
25:2419 000, pardon.
25:25Oui, 16 000,
25:26c'était la moyenne
25:27sur la saison.
25:30Quel est le projet
25:31pour la suite ?
25:32Est-ce que vous l'avez
25:32déjà en tête ?
25:32Est-ce que vous commencez
25:33déjà à en discuter
25:34avec les pouvoirs publics ?
25:36Est-ce que vous avez déjà
25:37votre schéma pour l'avenir ?
25:39Moi, je préfère
25:40un petit stade plein
25:41qu'un grand stade vide.
25:44Charletti,
25:45on avait tous
25:45beaucoup d'affection
25:46pour ce stade,
25:47mais ce n'est pas
25:47un stade de foot.
25:49C'était terrible.
25:50Clairement,
25:50vous êtes passé du jour
25:51à la nuit.
25:52Même ce qui allait
25:53au moins de mètres
25:54était enrhumé quand même.
25:55Pas très génial
25:55pour le foot,
25:57les spectateurs
25:57étaient à 100 mètres
25:58de l'action.
25:59Ce n'était pas génial.
26:00Il y a plusieurs options
26:02qui sont sur la table
26:03pour continuer
26:04à progresser aussi.
26:05Il y a évidemment
26:06refonder
26:08Charletti,
26:09refaire Charletti,
26:10mais là,
26:11c'est un bazar
26:13pas possible
26:14parce qu'il y a
26:15un stade d'athlétisme.
26:16Il n'y a pas
26:17les seuls utilisateurs.
26:18Il y a le pull
26:18qui a le volet,
26:19il y a plein de disciplinaux.
26:20C'est à mon avis
26:21trop compliqué.
26:21Tu ne peux pas
26:22enlever la piste.
26:23En même temps,
26:24vous avez dit juste avant
26:25que l'atout du PFC
26:27c'était Paris
26:27et dans Paris,
26:29hormis Charletti,
26:29est-ce qu'il y a
26:30d'autres endroits
26:30où vous pourriez
26:31vous installer ?
26:31Oui,
26:32il y a d'autres endroits
26:32où on pourrait s'installer.
26:33On a commencé
26:33à en discuter
26:34avec la mairie
26:35et il y a plusieurs endroits
26:38où ils ont du foncier
26:39qui pourraient
26:41se prêter
26:41à un stade.
26:42Pas forcément
26:43dans des endroits
26:44absolument idéaux
26:45pour nous,
26:45mais on va quand même
26:46étudier la chose.
26:46ça date d'il y a une semaine.
26:48On parle de Paris
26:48Intramuros ?
26:49Paris Intramuros.
26:50Vous pouvez nous dire
26:51les zones ?
26:52Non,
26:52mais c'est Paris Intramuros.
26:55On a du mal à aller.
26:56J'ai pour le PSG
26:57effectivement.
26:58Après,
26:59le maire de Paris...
27:00Le PSG,
27:01on parlait
27:01de 60 à 80 milles.
27:03Si ce n'est pas idéal,
27:05ça veut dire
27:05que ce n'est pas à l'ouest.
27:07Non,
27:07ce n'est pas à l'ouest
27:07et ce n'est pas idéal.
27:10Historiquement,
27:11ce n'est pas un club
27:11de l'ouest,
27:11le PFC.
27:12Est-ce que vous pourriez
27:12imaginer
27:13qu'on fait un stade ailleurs
27:14de Paris Intramuros ?
27:16Non,
27:16mais attendez,
27:16il y a une autre solution
27:18qui doit être évoquée.
27:19Le PSG s'en va
27:20et laisse le parc.
27:22Ça n'est pas un projet.
27:23Non,
27:23mais si il décide
27:25de partir
27:26et de laisser le parc
27:28vacant,
27:29bien évidemment,
27:29on regardera
27:30et ça pourrait être
27:31une solution.
27:32Mais je ne crois pas
27:32que ce soit vraiment
27:33possible.
27:34Le PSG n'a pas arrêté.
27:35Ils nous ont vendu
27:36des projets,
27:36contre-projets.
27:37Il y avait des articles
27:38dans tous les sens.
27:39On veut un stade.
27:39À Poissy,
27:40c'était la guerre
27:40entre Poissy-Massi.
27:42Il faut y aller.
27:42C'est partout.
27:44Je ne sais pas
27:44combien de maires
27:45se sont battus
27:45pour avoir ce projet.
27:47On avait Anne Hidalgo.
27:48Si elle était là,
27:51ça partait.
27:52On change le maire.
27:54Grégoire dit
27:55je vais tout faire
27:56pour qu'il reste au parc.
27:57Mais quelque part,
27:58on a envie de lui dire
27:59il y a une autre équipe
27:59à Paris.
28:00Pourquoi absolument
28:01se battre
28:01pour que le PSG
28:02reste au parc
28:03alors qu'il suffit
28:03de prendre le PFC
28:04et de le mettre là
28:04si le PSG veut absolument
28:06son grand stade
28:07de 80 000 places
28:08qu'il le fasse.
28:08Et puis vous,
28:09vous allez au Parc des Princes.
28:10Bon,
28:11je pense que
28:13le maire de Paris
28:14et ses équipes
28:14comprennent cela
28:16parfaitement
28:16et que ce sera
28:17effectivement
28:18dans leur arsenal
28:20de négociations
28:23comment dire
28:23une manière
28:25d'expliquer les choses
28:26qui leur permettra
28:28d'avoir
28:28une bonne négo
28:29sur la partie financière
28:30avec le PSG.
28:32Moi,
28:32je ne pense pas
28:32que le PSG
28:33quitte le parc.
28:33Je pense qu'ils auraient
28:34tort de le faire.
28:35Ça veut dire qu'il faut
28:35qu'ils fassent des travaux
28:36qui vont durer des années
28:37quand même.
28:38Pour l'agrandir,
28:38ils vont l'agrandir.
28:39Le schéma,
28:40c'est quand même
28:40de l'agrandir.
28:41Mais vous avez un autre truc
28:42en tête que vous alliez
28:42nous dire juste avant
28:43que Daniel ne mette pas
28:45Il y a une option
28:46qui semble tout à fait possible,
28:48c'est d'agrandir Jean-Bouin
28:50et de faire des travaux
28:51à Jean-Bouin.
28:52Il ne peut pas y avoir
28:52un match de Coupe d'Europe
28:53à Jean-Bouin.
28:53Même si ce n'est pas chez nous,
28:55on pourrait très bien
28:55se mettre d'accord
28:56avec le stade français
28:58pour agrandir le stade.
28:59C'est faisable,
29:01c'est possible.
29:01Si nos voisins le font,
29:02on pourrait très bien
29:03envisager le faire aussi.
29:04Et pour les zones proposées
29:05par la mairie de Paris,
29:06il y avait le nord
29:06vers la porte de la Chapelle
29:07à côté de la Dinas Arena.
29:09C'est ça ?
29:10Aurélien de Cersaint
29:11qui suit le Paris FC
29:12m'a suggéré.
29:13Vu votre sourire,
29:14ça doit être ça.
29:14Mais vous ne voulez pas répondre,
29:15il n'y a pas de souci.
29:16On a compris.
29:18Daniel ?
29:19Il y a autre chose
29:19évidemment que vous avez
29:20forcément découvert
29:21cette année,
29:22c'est ce qui se passe
29:23dans la gouvernance
29:24de notre football
29:25qui, de mon point de vue,
29:26marche quand même
29:26à l'envers.
29:28Et vous avez découvert
29:30qu'il y a un club
29:31ultra-dominant
29:32dont vous avez très longtemps
29:33été supporter,
29:34comme moi d'ailleurs.
29:37Et des présidents
29:39qui ne sont pas d'accord,
29:40qui en tout cas
29:40ne font pas avancer
29:41le football
29:42dans le même sens,
29:43ce qui devrait être le cas.
29:44Une ligue qui fonctionne,
29:46ce sont des gouvernants
29:47qui regardent
29:48dans la même direction.
29:49En Ligue 1,
29:50on a du mal.
29:50On est tombé à zéro
29:52en droit télé,
29:52ce qui est absolument anormal.
29:54Vous avez donc pris acte
29:55de ça
29:56en arrivant au PFC.
29:58Un diffuseur
29:59qui ne trouve pas
30:00de distributeur,
30:01qui est brouillé
30:02avec le diffuseur historique.
30:05Et finalement,
30:06j'ai l'impression
30:07que sur la fin de saison,
30:09vous avez pris parti,
30:10alors que vous avez pris
30:11du recul au départ,
30:12vous avez observé,
30:13en signant une tribune
30:15où vous vous êtes associé
30:16à Marseille,
30:17à Lyon,
30:18et en gros
30:18à tous les présidents lucides
30:21qui se sont aperçus
30:22que ça ne marchait pas
30:23comme il fallait.
30:24Je crois que,
30:25pourtant,
30:25vous avez toujours entretenu
30:26un très bon rapport
30:27avec Nasser Al-Réalifi,
30:28que vous connaissez par ailleurs
30:29dans d'autres vies,
30:30et il l'a très mal pris
30:33que vous mettiez
30:35avec les autres présidents.
30:37Est-ce que vous faites partie
30:38de ceux qui avaient envie
30:38de lui envoyer un message
30:39pour dire,
30:39il va falloir qu'à un moment,
30:40on se comprenne
30:41et on marche ensemble ?
30:43Non,
30:44moi,
30:44pour l'instant,
30:46j'ai eu une année
30:46quand même assez dense
30:47avec,
30:48évidemment,
30:48le Paris FC,
30:49mais mes autres activités
30:50et j'ai pris
30:51un petit pas de recul
30:52par rapport à tous ces sujets
30:54de gouvernance.
30:55Pour l'instant,
30:55je laisse ça à Pierre Ferracci.
30:57Le jour où il quitte
30:59ses fonctions au Paris FC,
31:00évidemment,
31:00je regarderai ça
31:01avec un peu plus d'attention.
31:03On ne peut pas tout faire
31:03d'un coup non plus
31:04sur ces sujets-là.
31:06Ce que je peux vous dire,
31:07c'est que,
31:08d'expérience,
31:11je pense que
31:12la concurrence
31:12est quelque chose
31:13de très sain.
31:14Nous,
31:14quand on va ouvrir
31:15des boutiques
31:16dans un centre commercial
31:18en Asie
31:19ou n'importe où d'ailleurs,
31:21on aime bien
31:22que nos concurrents
31:22soient forts à côté de nous.
31:24On aime bien avoir
31:24les meilleurs emplacements,
31:25mais on aime bien aussi
31:26que nos concurrents soient là.
31:28Et pourquoi il ne le comprend pas,
31:28c'est le président du PSG ?
31:29Écoutez ça,
31:30invitez-le,
31:30invitez-le
31:31dans l'émission
31:32et demandez-lui.
31:34Je ne sais pas,
31:35peut-être qu'il y a
31:35une forme de volonté
31:37de dominer
31:40cette ligue,
31:40ce qu'il fait déjà.
31:42En tout cas,
31:43moi,
31:43personnellement,
31:43je suis pour la concurrence.
31:45Je pense qu'on serait
31:46bien plus forts
31:46si on était nombreux
31:48à être puissants
31:49dans cette...
31:50Et qu'il y ait des droits télé
31:50quand même.
31:51Les droits télé,
31:52ça, oui.
31:53on va en toucher très peu.
31:55Pour faire le lien
31:55avec les droits télé,
31:56vous allez avoir besoin
31:57de revenus
31:57parce que si demain,
31:58vous allez en Coupe d'Europe,
31:59on connaît les problématiques
32:00du fair pay financier,
32:00même si on a un actionnaire fort,
32:02il faut que le club
32:02soit économiquement viable.
32:04Est-ce que vous avez
32:05vocation demain,
32:06pour revenir,
32:07vous parliez de vos activités
32:08il y a un instant,
32:12du Paris FC
32:13ou est-ce que c'est quelque chose
32:14que vous vous interdisez complètement ?
32:15Vous voulez dissocier
32:16votre engagement familial
32:17et entrepreneurial
32:19de l'autre côté ?
32:20Oui,
32:20on s'interdit
32:22d'aller voir nos maisons
32:23ou notre groupe
32:24en leur demandant
32:25d'être sponsor.
32:26En revanche,
32:27si une des maisons,
32:28parce que c'est stratégique
32:29pour elle,
32:29parce qu'elle pense
32:31que ça correspond bien
32:32à ce qu'elle souhaite
32:33communiquer,
32:35veut l'être,
32:36ce serait un peu idiot
32:36de la refuser.
32:38Donc,
32:39on n'ira pas proactivement
32:40les chercher,
32:41mais s'ils veulent venir
32:41nous voir,
32:42ils le peuvent.
32:43Donc,
32:43on peut envisager,
32:43vu que demain,
32:44sachant ce que représente Paris,
32:45on le disait encore tout à l'heure,
32:46le luxe,
32:47etc.,
32:47c'est deux mondes
32:48qui, a priori,
32:48sont censés s'entendre.
32:49C'est assez peu probable
32:51que Dior ou Vuitton
32:51viennent nous demander
32:52d'être sponsor maillot.
32:54J'imagine bien,
32:54sponsor maillot,
32:55j'imagine bien,
32:55mais il y a d'autres possibilités.
32:58Il y a d'autres possibilités.
32:59Oui,
32:59alors on fait déjà
33:00les tenues du Real Madrid,
33:02on a pas mal de connexions
33:09Il y a une autre
33:09grande famille française,
33:12les Pinots,
33:12qui ont investi à Rennes,
33:13et je voulais vous parler
33:14d'un écueil
33:15que j'appelle
33:16l'écueil Rennes,
33:16qui est un paradoxe,
33:17qui est que Rennes est super solide,
33:19c'est un des clubs
33:20les plus solides grâce à cela,
33:21et j'imagine que les supporters
33:23du PFC doivent penser
33:24la même chose
33:24maintenant que vous êtes
33:26actionnaire majoritaire,
33:27et malgré tout,
33:27il y a un processus
33:28de décision
33:29qui est absolument
33:31parfois foireux,
33:32et qui fait qu'il y a
33:33des différends
33:34entre l'actionnaire,
33:36alors en plus père et fils,
33:37parce que c'est
33:38un peu évolué,
33:39et le président délégué,
33:40le président opérationnel,
33:41ce qui a donné lieu
33:42récemment à Rennes
33:43à des problèmes
33:44depuis des années,
33:45alors plus ou moins.
33:46Il y a les petits fils maintenant,
33:47ceux qui sont sortis
33:48d'acquéris de commerce
33:49qui croient tout savoir.
33:50Pourquoi pas après tout ?
33:51Il faut bien débuter
33:52un moment donné.
33:53Et là on a compris
33:53qu'aujourd'hui
33:53il y avait même
33:53Nicolas Taverneau
33:54qui arrivait à Rennes.
33:55Nicolas Taverneau
33:55a une nouvelle
33:56parce qu'effectivement
33:57il change à nouveau
33:58le président du conseil
33:59d'administration.
34:00La question c'est
34:01un bon exemple
34:02parce que c'est solide,
34:03ça vend bien en plus,
34:04ça fait des transferts
34:06à Rennes,
34:07mais on a la sensation
34:08que s'ils ne sont pas
34:09les plus vides plus hauts
34:10justement c'est parce
34:10qu'il y a eu
34:11ces problèmes de gouvernance.
34:12Est-ce que vous pensez
34:13que c'est entre guillemets
34:14un modèle à ausculter ?
34:17Écoutez,
34:17je dois vous avouer
34:18que je n'ai pas tellement suivi
34:21les déboires
34:21de gouvernance
34:23de Rennes.
34:24En fait c'est très simple,
34:25c'est-à-dire qu'en fait
34:25vous avez par exemple
34:26quand il s'agit
34:27de changer d'entraîneur,
34:28vous avez le président délégué
34:29qui arrive
34:29qui par la fois
34:30qui dit
34:30nous on pense que
34:32c'est un tel
34:33qui serait une bonne solution
34:33puis en fait
34:34il y a M. Pinault,
34:36père,
34:36qui dit
34:36moi j'aime bien
34:37Julien Stéphan
34:38donc ça sera Julien Stéphan.
34:39Et donc il y a Julien Stéphan
34:41qui arrive
34:41et tout le monde
34:42se met en ordre de bataille
34:43parce que c'est l'actionnaire
34:44qui décide
34:45et derrière
34:47c'est un peu compliqué
34:48ça va repartir.
34:49Ça on est à peu près
34:49à l'abri avec nous
34:50parce que mon père
34:51ce n'est pas quelque chose
34:52qui l'intéresse
34:52vraiment pour l'instant.
34:54Mais ça peut être vous
34:54par exemple
34:55mais en tout cas
34:57sur la gouvernance
34:58on revient à la colonne
34:59vertébrale au début.
35:00l'habitude de la verticalité
35:02dans notre prise de décision
35:03dans les affaires
35:04c'est un peu la même.
35:05C'est-à-dire que
35:05tout le monde a un avis différent
35:07et puis à un moment
35:07il y a quelqu'un qui tranche
35:08et c'est comme ça
35:08et c'est pas autrement.
35:09Là en l'occurrence
35:10ce serait moi
35:12de concert avec mes frères
35:13mais voilà
35:14il y a une prise de décision
35:15c'est à ce niveau-là.
35:16Et moi j'ai une dernière question
35:17avant de vous libérer
35:17on a cité son nom
35:18mais j'aimerais bien insister
35:20sur Jurgen Klopp.
35:22Donc
35:23on ne va pas mettre
35:24le futur entraîneur
35:25en difficulté
35:26pour cet été
35:26mais est-ce que
35:27à moyen terme
35:28est-ce qu'à un moment
35:29vous avez comme rêve
35:30comme fantasme
35:31de l'installer
35:32de le convaincre
35:33de revenir sur un banc
35:34et que ce soit au Paris FC ?
35:35Évidemment
35:36qui ne rêve pas
35:37d'avoir Jurgen
35:38et son côté solaire
35:40et son génie du foot aussi
35:42de la tactique
35:45avec soi.
35:46Donc bien évidemment
35:47un jour ou l'autre
35:48on rêverait de l'avoir.
35:49Ce ne sera pas à court terme
35:50puisqu'il ne souhaite pas
35:51retrouver un banc
35:53rapidement.
35:54Mais peut-être
35:55dans 3, 4, 5 ans.
35:56Mais vous avez envie
35:56de convaincre quand même
35:57de retrouver un banc.
35:58des champions
35:58j'aimerais bien
35:58effectivement le convaincre
36:00de venir entraîner
36:01notre équipe.
36:02Donc si vous êtes
36:033ème l'année prochaine
36:03quand vous reviendrez
36:04vous nous annoncerez
36:05Jurgen Koppel
36:05qui est en train de le dire.
36:06C'est ce que c'est
36:06surtout que c'est ce que
36:07Comboiré apprend
36:08c'est-à-dire que même
36:08s'il finit 3ème
36:09il sera remplacé
36:11comme par Ancelotti
36:12c'est son destin
36:13il sera toujours remplacé
36:14par un plus connu que lui.
36:16Pas en cours de saison.
36:17Pas en cours de saison.
Commentaires

Recommandations