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  • il y a 2 jours
Republication d'une vidéo publiée le 6 janvier 2018

Mes archives blog "Les actualités" : https://mabboux.net/olympe/

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Transcription
00:00Voilà un exemple de culture dite moderne.
00:02Vous voyez, le blé est entièrement pourri, il est attaqué de maladies fongiques sur toutes les feuilles.
00:06Regardez ça, c'est de la pourriture complète, c'est ça qu'on va donner à nos enfants.
00:09Une plante entièrement malade, malade jusqu'à l'os, c'est-à-dire jusqu'aux dernières feuilles.
00:13Il est complètement pourri de taches de champignons, de fusariots, de tout ce qu'on veut.
00:18Et ce blé ne tient que parce qu'on a mis des produits chimiques.
00:20D'ailleurs, regardez la laideur de son épi.
00:22Il a un épi complètement boursouflé.
00:25Autrefois, on parlait du blond, de la couleur blonde des blés.
00:28On en est loin, ils sont tous gris, ils sont moches.
00:30Ils ont été raccourcis, mais ils sont très courts.
00:33Autrefois, un blé, ça montait ici.
00:35Mais là, comme ils mettent de l'azote, ils tombent par terre.
00:37Pour qu'ils ne tombent pas par terre, ils les raccourcis, ils se sont foutus des hormones.
00:39Puis regardez, ça a fruit, il est pourri, quoi.
00:41Et ça ne gêne pas les gens.
00:43Ça va partir aussi l'autre.
00:44Ça sera payé le même prix qu'un blé en bonne santé.
00:47Donc, tu ne vois pas l'intérêt de faire du bon.
00:51Viens regarder le sol.
00:52Regarde les crevasses.
00:53Mais c'est plus du sol.
00:54Regarde l'état du sol, malheureusement.
00:55C'est couvert d'algues.
00:58Comme ce sol est devenu un rocher.
01:00Il est complètement fissuré, complètement.
01:02Ça, c'est un seul moche.
01:04On ne fait plus d'agriculture, on fait de la gestion de pathologies végétales.
01:06Ce qui n'est pas la même chose.
01:07C'est-à-dire qu'il faut amener au silo une plante malade.
01:10Donc, il faut traiter au bon moment, etc.
01:12Donc, vous ne mangez que de la plante malade et que des animaux malades.
01:15Donc, ça fait des gens malades.
01:16Et la médecine vend ses médicaments.
01:18Et donc, comme c'est les mêmes boîtes qui font tous les produits,
01:21cycle magnifique, ça.
01:22C'est superbe, ça.
01:24Quand des paysans se suicident, ils se suicident avec le pesticide.
01:27La médecine ne se tue pas au fusil.
01:29Il se tue avec le produit qui a tué sa terre.
01:31Symboliquement, c'est très, très lourd.
01:34Ça m'a toujours impressionné comment on peut ouvrir une bédale de pesticides et puis la boire.
01:38Il faut vraiment être au fin fond du rouleau.
01:40Et la plupart des sols, maintenant, ils puent, ils ne sentent plus rien, ils sont morts.
01:43Il y a des moments avec Lydia où on passe une semaine à ne mesurer que des sols morts,
01:46que des sols morts au laboratoire pendant une semaine.
01:48On a le moral dans les talons à la fin de la semaine.
01:51Mais bon, on a développé des méthodes qui permettent de remettre les sols debout
01:55et de recréer, de réinstaller des hommes dans des endroits abandonnés.
02:00Mais la situation est très dure parce que face à l'énorme destruction qui est faite sur ce moment sur
02:05la planète,
02:07c'est très, très inquiétant.
02:08C'est sûr qu'on ne fait pas le poids, quoi.
02:10J'ai fini mes études, moi, de zoologie, biochimie à l'université.
02:14Je suis rentré à l'agro.
02:15Et là, à l'agro, j'ai été horrifié.
02:17Là, on nous apprenait à mettre de la viande dans la nourriture des vaches,
02:19rendre les vaches carnassières.
02:21On entassait les porcs, les porcs se mangent la queue, on coupe la queue des porcs.
02:25On entasse, ils se mangent les oreilles, on coupe les oreilles des porcs.
02:27On entasse, ils continuent à se manger les jambons.
02:29Donc on leur arrache les dents.
02:31Et quand je voyais ça, ils nous projetaient des films avec des caméras vidéo,
02:34des prises la nuit, on voyait les porcs se dévorer.
02:37Je dis, les hommes sont devenus fous.
02:39Les femelles, on est obligé de les entraver, sinon elles dévorent leurs petits
02:41parce qu'elles sont à des niveaux de densité qui sont insupportables.
02:54Les poulets, on est obligé de leur couper le bec supérieur,
02:56sinon ils se déchirent vers la peau.
02:59Il y a même eu des ingénieurs qui ont créé des races de poulets sans plumes
03:02parce qu'ils avaient calculé qu'il y avait des pertes d'azote avec les plumes,
03:05que ça consommait de l'azote et de la potasse.
03:08Donc ils ont fait des variétés de poulets sans plumes
03:09puis ils se sont rendus compte que les poulets sans plumes, ils avaient froid,
03:11il fallait chauffer les bâtiments et que ça coûtait plus cher que l'azote.
03:14Donc finalement, ils ont remis des plumes sur les poulets.
03:17Donc si vous voulez, on voyait des trucs complètement fous.
03:19Il y avait des gars qui fabriquaient des tomates carrées pour mieux les ranger dans des caisses.
03:23Ils ont essayé de faire des œufs carrés, ils n'y sont pas arrivés.
03:26Parce que l'œuf est très embêtant, parce que l'œuf est dans une enveloppe
03:28qu'on appelle l'hyperboloïde de compensation qui prend beaucoup de place.
03:31On aimerait bien que les poules pompent des œufs carrés,
03:33ce serait quand même plus pratique à ranger.
03:34Mais là, ils n'y sont pas arrivés.
03:36Mais je voyais dans cette agronomie le délire, des hommes fous.
03:40Et donc en sortant, tout de suite, avant la fin des études,
03:44je me suis dit, mais là, ils ne savaient plus.
03:45Et donc il se trouvait qu'il y avait une formation encore à l'époque en microbiologie des sols.
03:49Je dis, il faut repartir là-bas parce qu'il faut repartir au sol.
03:51Et quand je suis arrivé en troisième année en microbiologie des sols, j'étais le seul.
03:55J'ai eu une année de cours particuliers.
03:57Ce qui est quand même intéressant, j'ai profité pour moi.
04:02Et depuis, la chère de microbiologie a été supprimée.
04:04Elle a été supprimée en 1986.
04:05C'est-à-dire que depuis 20 ans, il y a 150 ingénieurs agronomes qui sortent en France
04:08qui ne savent pas ce que c'est que la biologie du sol.
04:11Ils ne savent pas comment fonctionnent les microbes.
04:12Ce qui est quand même, quand vous y réfléchissez, absolument incroyable.
04:15Et toutes les chères de microbiologie des sols ont été supprimées dans le monde.
04:18Toutes les chères de microbiologie des sols agricoles ont été supprimées
04:21de telle sorte que les ingénieurs agronomes ne savent même pas que le sol est vivant.
04:24Et donc ils font n'importe quoi.
04:25Puisque au lieu de faire attention, ils sont prêts à déverser les pesticides, les engrais.
04:29Ils ne savent pas que chaque fois que vous mettez un grain de potasse sur un verre de terre, il
04:33est mort.
04:33Vous le mettez même sur le dos d'une grenouille, elle meurt.
04:36Et ça, ils ne le savent pas, puis ils ne s'intéressent pas à l'aspect vivant.
04:38Donc avec l'idée, on s'est dit, on s'en va, quoi.
04:40On n'est pas en accord avec eux.
04:42Le mieux, c'est qu'on part.
04:43Et on va essayer de montrer que la biologie des sols peut avoir un rôle en agriculture.
04:46Nous, quand on est mis au point notre méthode d'activité biologique des sols,
04:49si on avait été voir au Nizoulin...
04:51En disant, voilà, on est en train de montrer que vos produits tuent la vie des sols.
04:53Est-ce que vous pouvez financer notre recherche ?
04:55Le mec, il nous aurait dit, ouais, c'est ça, en téléphone, on se fait une grosse bouffe.
04:58Aucune chance, vous n'avez aucune chance d'obtenir des fonds pour montrer que les produits chimiques tuent les sols.
05:03Aucun scientifique ne peut avoir des fonds là-dessus.
05:05Donc aucun scientifique ne travaillera là-dessus.
05:07Parce qu'il n'aura pas de fonds.
05:09Personne ne le paiera.
05:09Et comme l'État ne veut plus payer les chercheurs,
05:11il faut qu'ils se débrouillent pour aller chercher des fonds,
05:13sinon il n'y a pas de recherche.
05:14Et bien c'est fini, la recherche est vendue.
05:16Et à partir de ce moment-là, tout ce qui gêne l'industrie
05:19ne sera jamais étudié sur le plan scientifique.
05:21Et c'est là qu'on se rend compte que c'est comme ça que ces civils sont à s
05:23'effondrer.
05:24C'est qu'à partir du moment où il n'y a plus de recherche possible qui va contre les
05:28grands...
05:28Le système scasique, il s'effondre, il est en train de s'effondrer.
05:31Les recherches fondamentales qui doivent être faites en ce moment sur la vie des sols ne peuvent plus être faites.
05:36Alors le problème de la vie du sol, c'est qu'on ne la voit pas,
05:38à part les vers de terre, à part quelques gros animaux comme les taupes.
05:41La plupart des animaux sont de très très petite taille,
05:43donc on est obligé de s'équiper d'optique.
05:45Si tu n'as pas d'optique, tu ne peux pas les voir.
05:47C'est vrai que quand on regarde du compost comme ça,
05:49on ne pense pas que c'est plein d'animaux,
05:51parce qu'à l'œil, apparemment, il n'y a rien.
05:54Mais toutes ces petites bêtes-là, elles ont aussi un avantage,
05:57c'est qu'à leur échelle, bien sûr, c'est microscopique,
06:00mais elles circulent et elles vont circuler dans des galeries.
06:03Mais ces galeries, elles ont un avantage,
06:04c'est qu'elles aèrent le sol,
06:06puisque ces petits trous vont permettre à l'oxygène de rentrer dans le sol,
06:11de l'aérer, et ça servira aux microbes et aux racines.
06:15Parce qu'une racine, elle ne peut pousser que si elle a de l'oxygène.
06:18Donc en fait, tout le monde est indispensable.
06:21Chacun a son travail à faire.
06:25Et chacun est à sa place et fait son travail.
06:27Et quelque part, ce monde agricole,
06:30ces agriculteurs se rendent compte qu'ils sont en même temps,
06:33leur bourre le crâne, qu'il n'y a que l'agriculture intensive,
06:35que s'ils ne mettent pas les engrais, que s'ils ne font pas sans qu'un tomblé,
06:37l'impophype.
06:38Et en même temps, ils se rendent compte que tous les voisins disparaissent,
06:41que toutes les campagnes se désertifient.
06:43Donc il y a en même temps que je suis de tragique.
06:45Lydia et Claude Bourguignon ont fondé ensemble le LAMS,
06:49laboratoire d'analyse de la microbiologie des sols.
06:51Ce qui est que les campagnes se vident,
06:53c'est qu'on est en train de créer des vêtements déserts.
06:54Nous, on est dans une commune de 1500 hectares,
06:56à Marais-sur-Dix.
06:57Il n'y a plus que deux agriculteurs sur 1500 hectares.
06:59On leur a tellement expliqué que leur valeur,
07:01c'était parce que leur vache pisse 10 000 litres par an de lait,
07:05ils font 100 quintaux.
07:06Toujours cette espèce de...
07:08Celui qui fait pipi le plus loin, quoi.
07:09Vous voyez le côté de l'école communale, quoi.
07:12Je suis plus costaud, je pisse plus loin que toi.
07:14Et leur faire comprendre que ce n'est pas ça le métier de l'agriculteur,
07:16c'est de nourrir,
07:17et donc il doit nourrir avec des animaux sains et des plantes saines.
07:21Or, c'est puis ce qu'ils font.
07:22Ils n'élèvent plus que des plantes malades et des animaux malades.
07:26Avec ça, qu'on va nourrir la population.
07:28Autrefois, on avait équilibre agro-silvopastoral,
07:31le champ, la forêt et les animaux.
07:32C'était ça qui a fait cette civilisation agricole pérenne
07:35qu'on est en train de détruire depuis 50 ans.
07:37Parce qu'on met les animaux d'un côté,
07:39qu'on est en train de faire dans des usines,
07:40et puis les cultures de l'autre,
07:42et puis la forêt, on la parque ou on la cultive
07:45comme les céréales, on plante les arbres en ligne.
07:47C'est le cauchemar, quoi.
07:49Tu enlèves la chimie, les fertilisants de synthèse
07:51de certaines régions françaises,
07:52mais qu'est-ce qui se passe ?
07:54Mais il ne se passe rien.
07:55Parce que la terre, elle est morte.
07:57Donc ça veut dire qu'on ne vit pas dans un désert comme le Sahel,
08:00mais on vit dans un désert virtuel.
08:01Parce que la terre, elle a déjà tout donné,
08:03puis elle est brûlée, elle est morte.
08:04Elle ne donnera plus rien.
08:05Elle ne donne que parce qu'on met du fertilisant de synthèse.
08:08Donc en fait, on vit dans un désert,
08:09mais c'est un désert virtuel.
08:10Mais un jour, ce sera peut-être un désert total,
08:12surtout si le pétrole continue de monter,
08:14puisque toute l'agriculture chimique,
08:15elle est basée sur le pétrole.
08:16Les femelles pondent des femelles qui pondent des femelles.
08:18Donc il n'y a pas de sexualité.
08:19Donc c'est des animaux,
08:20dès qu'on remet du compost,
08:22dès qu'on remet de la vie dans les sols,
08:23et qu'on arrête de les empoisonner avec des pesticides,
08:25ils savent se multiplier rapidement.
08:27Donc c'est l'espoir, c'est que la terre,
08:30finalement, elle est généreuse,
08:31parce qu'elle accepte de revivre
08:33malgré tout ce qu'on lui fait subir.
08:34Tous les produits chimiques qu'on met dans la terre,
08:36ça tue tout ça, c'est massacré par les produits chimiques
08:40qui m'a donné ça ou quoi ?
08:41Mais il y en a même qui pensent que ça amène des maladies, ça.
08:44Oui, ils pensent que c'est des parasites,
08:46quoi que c'est pas bien,
08:47c'est forcément dangereux.
08:49C'est suspect.
08:50Mais la terre est féminine,
08:51ça c'est sûr qu'elle est féminine de la terre.
08:54Et c'est très compliqué d'accepter
08:57qu'elle puisse être aussi vivante et aussi fertile.
09:00Tiens, elle a l'acarien, là.
09:01Il est beau l'acarien, là.
09:02Regarde, hop, petit acarien blanc.
09:0450 grammes de taille, il tue tout.
09:06Vous savez, pour tuer,
09:07pas besoin d'être très intelligent.
09:09Prenez un abruti,
09:10t'as pas grand-chose sous le casse,
09:11vous lui donnez une grande mitraillette
09:12et il tue tout le monde dans l'enfile.
09:14Mais je lui dis, par contre, élever un enfant,
09:15le faire grandir, l'éduquer, etc.
09:17Ça, c'est compliqué.
09:18Je dis, faire vivre, c'est compliqué.
09:19Tuer, ça l'apportait de n'importe quel imbécile.
09:21Et puis c'est gratuit, ça.
09:23Il n'y a pas besoin de ramener de fertilisants,
09:26il n'y a pas d'industrie et tout.
09:27Ça, il travaille gratuitement pour vous.
09:29Vous n'avez besoin de rien.
09:31La forêt, la nature, elle vit toute seule.
09:34Et ça, tu comprends qu'il n'y a pas d'argent à gagner.
09:36Nous, si tout le monde nous écoutait,
09:38je pense que tu as des multinationales
09:41qui t'aurais du mal.
09:42Donc, on est pas mal combattu à cause de ça,
09:44parce qu'il n'y a pas assez d'argent.
09:46Ça, c'est de mille, pas de copes.
09:47Il y a celui de l'insecte à toucher,
09:48il a réagi vite.
09:50Ils sont très sensibles.
09:51Tu vois, la porosité du sol, c'est ça.
09:54Ça, c'est les crottes, c'est leur crotte.
09:56C'est pour ça que quand tu marches en forêt,
09:58tu as l'impression de marcher sur un mâclat,
10:00tu vois, sur la moquette,
10:01parce qu'il y a toutes ces crottes,
10:02toutes ces crottes de ces animaux
10:03qui sont empilées les unes sur les autres
10:05et qui aèrent énormément le sol.
10:06C'est pour ça qu'une forêt,
10:07elle peut boire les plus gros orages du monde,
10:09il n'y aura jamais d'érosion en forêt
10:10parce que la pluie, quand elle tombe
10:11sur cette structure de crotte,
10:13l'eau rentre immédiatement dans le sol
10:15et va pouvoir nourrir les nappes phréatiques.
10:17Alors que quand tu as labouré,
10:19tué la terre, l'issé,
10:20l'eau ne peut plus rentrer,
10:21ça fait des érosions,
10:22l'inondation,
10:22les rivières qui débordent, etc.
10:24Et on accuse la pluie
10:25alors que c'est parce qu'on a tué les sols
10:27ce qui n'est pas la même chose.
10:28C'est un monde très riche en espèces
10:30et qui est encore mal connu.
10:32Tu vois, ici, tu as un cloporte,
10:33donc ça s'incruste assez.
10:35Alors lui, il a des mandibules très costauds,
10:36il mange des bouts de bois,
10:37il mange des pailles,
10:39il est capable vraiment d'attaquer
10:40des déchets très solides.
10:43Eux, les colomboles,
10:43c'est les dentelières un peu du sol,
10:45ils décomposaient partie tendre des feuilles.
10:47C'est beau, c'est un balai
10:48qui est à la fois lent et rapide
10:50selon les espèces.
10:52En fait, le compost, c'est pour la terre.
10:54Ce n'est pas pour la plante, le compost.
10:55Et ça, c'est très difficile à faire accepter
10:58parce que l'agriculteur, le vigneron,
11:01lui, s'il met du fertilisant,
11:02c'est pour avoir un rendement.
11:04Et des fois, les gens nous envoient
11:05des composts en bouchons.
11:07Donc tu vois, on a comme des croquettes
11:08pour les animaux.
11:09Et puis, ils nous disent,
11:10bon, vous nous faites l'analyse de compost.
11:12Alors effectivement, du point de vue chimique,
11:15alors là, ils sont au top,
11:17même matière organique et tout.
11:19Et alors, il n'y a pas un bestiaux
11:21parce que ça a été stérilisé et tout.
11:24Et là, on leur dit,
11:25mais en fait, vous mettez un fertilisant,
11:27vous mettez un engrais,
11:28mais vous ne mettez pas du compost.
11:30Mais pourquoi ?
11:30Parce que dedans, il n'y a pas de vie,
11:32il n'y a pas de micro, il n'y a rien.
11:33Il n'y a pas d'activité biologique.
11:34Au 19ème, on invente le tracteur
11:36et c'est-à-dire qu'on va travailler
11:37la tracteur de plus en plus profondément.
11:38Et là, on va la détruire.
11:39Tant qu'on la gratouille, ça va.
11:42Mais alors, quand on se met
11:43à la labourée profonde,
11:44l'érosion devient catastrophique.
11:46Le problème, c'est que vous vous heurtez
11:47à ce mythe fondateur
11:49qui est le labour
11:51et attaquer un mythe
11:52chez l'être humain,
11:53c'est très compliqué.
11:54Il y a des concours de labour.
11:55Ils ont tous sur leur cheminée
11:57la statue en bronze
11:58avec le gars qui labour.
12:00Moi, je sais, quand j'étais à l'agro,
12:01il y avait un illustre inconnu en bronze,
12:03à une statue, puis de dessous,
12:04il y avait écrit
12:05« Jamais, le labour, on est trop profond. »
12:06Vous êtes dans des mythes.
12:08Et là, avec l'idée, on se bat
12:10pour changer la mentalité des agriculteurs.
12:12Accepter de ne plus violer la Terre.
12:15Pour eux, toute leur virilité s'exprime.
12:16Plus j'ai un gros tracteur,
12:18plus je défense la Terre,
12:19plus je la viole profondément,
12:20plus je suis un mec.
12:20C'est très long de changer une mentalité.
12:23Et nous détruisons la planète
12:24depuis 500 000 ans
12:26et faire comprendre aux hommes
12:27qu'il est temps maintenant
12:28de la respecter,
12:30vous savez, c'est encore plus compliqué
12:32que de leur faire comprendre
12:33qu'il faut respecter les femmes.
12:34Quand on voit comment on traite
12:35les femmes sur la planète,
12:37on comprend qu'il y aura du chemin
12:38avant qu'ils respectent la Terre.
12:41Ils ont tellement l'habitude de violer
12:42qu'ils ne sont pas prêts
12:44d'avoir une attitude respectueuse.
12:51Là, ils viennent à peine de moissonner
12:52et ils sont déjà en train de retourner la Terre.
12:55Donc la Terre, là, va se trouver à l'extérieur
12:57et elle va être séchée par le soleil
12:59jusqu'à temps qu'il fasse son semis.
13:02Tu vois, là, ils ont lissé la Terre.
13:04Le socle de la charrue,
13:05il l'a rendu brillante.
13:06Elle est complètement lissée.
13:08Donc l'air ne va plus pouvoir rentrer dedans.
13:10C'est une technique très violente pour la Terre.
13:13La Terre, il ne faut pas qu'elle soit lisse.
13:14Là, on a l'impression que c'est du béton armé
13:16alors qu'elle a besoin d'être au contraire grumeleuse.
13:18Là, on voit le dégât.
13:19On voit bien en contre-jour
13:21le dégât de la charrue qui est trop violente.
13:25La Terre est en train de saigner.
13:27C'était une image des anciens.
13:28Quand il y a trop d'héros,
13:29ils ont disait que la Terre saignait.
13:30Là, on voit là,
13:31il a tellement labouré profond
13:32qu'il a été chercher les sols rouges de profondeur.
13:34Tu sens la Terre, là ?
13:36Elles sont mauvais.
13:38Elles sont le lisier pauvre.
13:41Tu vois, ça, c'est les pailles de l'an dernier
13:42qu'il avait enfouies
13:43qui ne sont toujours pas décomposées.
13:45Un an après, la paille,
13:46il l'enfouit tellement profond
13:47que ça ne se décompose pas.
13:49C'est pour ça que ça sent mauvais.
13:49Tu sens cette mauvaise odeur de pourriture
13:51que dégage cette Terre.
13:52Tu vois, ça fait des modes.
13:54Et puis, alors, on appelle ça
13:54les structures géométriques.
13:57C'est un sol qui est compacté.
13:58Et le labour le fait, quoi.
14:00Tu vois, quand on le casse,
14:01ça ne vient pas grumeleux.
14:03Tu vois, ça vient en mode.
14:05Ça devient minéral.
14:06Le sol est en train de rentrer
14:07de la pierre.
14:07Je vais aller prendre du sol
14:09sous la forêt.
14:09Tu vois, ça peut être différent.
14:11On va voir la structure d'un sol
14:13quand il est vivant.
14:14C'est que des boulettes.
14:16C'est que du couscous, comme on dit.
14:18Mais là, il y a énormément de racines.
14:19Là, je suis en forêt.
14:24Le sol ne se tient pas tellement
14:27il est structuré par la vie.
14:29C'est du vrai couscous.
14:30Parce que ça, c'est de la Terre
14:32qui est vivante.
14:32Normalement, la Terre,
14:33elle donnait du couscous.
14:35Elle doit toujours être comme ça,
14:36très riche en vie.
14:37Maintenant, ils en font du béton
14:39au lieu de faire du couscous.
14:41Puis l'odeur, évidemment,
14:42n'a rien à voir.
14:43Là, il y a une odeur.
14:44Quand on sent,
14:45ça a une odeur de champignons
14:47extraordinaire.
14:47Alors que le sol, là-bas,
14:49il ne sent plus rien
14:49parce qu'il a été brûlé
14:50par le soleil.
14:51Il n'a plus d'odeur.
14:51J'essaie de comprendre
14:52que la Terre,
14:53il faut la respecter
14:54parce que toute seule,
14:55elle fait des très belles structures.
14:56Elle permet aux racines
14:57de plonger, de se nourrir.
14:58Et plus le sol est vivant,
15:02que la Terre, elle ne demande
15:03qu'à faire pousser les plantes.
15:05Les forêts, elles poussent
15:06sans engrais chimiques,
15:07sans l'aide de personne.
15:08Et elles poussent
15:08depuis des millions d'années.
15:10Mais l'agronomie a fait croire
15:11aux gens que sans engrais,
15:12on a tous mourir de faim.
15:14C'est une espèce de propagande
15:16de bourrer le crâne aux gens
15:17que sans engrais, rien ne pousse.
15:18C'est complètement faux.
15:19Les forêts poussent très bien
15:20sans absolument aucun engrais.
15:22Il faut remettre l'arbre
15:23à sa place
15:24dans le paysage agricole.
15:25Et on l'a complètement éliminé.
15:28C'est sûr que les beaux serons,
15:29ils n'essent pas
15:29de faire du bois
15:30raméal fragmenté.
15:32Le bois raméal fragmenté
15:34ou BRF
15:35consiste à répandre
15:36des branches
15:37fraîchement broyées
15:38sur les sols
15:38et permet de cultiver
15:40sans labour,
15:41sans engrais
15:42et sans eau.
15:42Quand tu veux régénérer ici,
15:44on est sur des sols
15:45très très pauvres.
15:46Donc on met ce qu'on appelle
15:46le bois raméal fragmenté,
15:48qui fait qu'il y a
15:50énormément de champignons.
15:51Si tu sens
15:52une odeur de champignons
15:53extrêmement fort,
15:54donc tout ce mycélium
15:55colle,
15:56tu peux le tenir comme ça,
15:57ils se tiennent tous entre eux.
15:58Et tous ces mycéliums
15:59vont nourrir
15:59tous les animaux du sol.
16:01Donc tu vas relancer
16:02toute la vie du sol.
16:03Donc tu vois,
16:03ça te fait un matelas
16:04et alors sous le bois raméal fragmenté,
16:07la terre,
16:07tu la prends avec les mains.
16:08Tu n'as pas besoin
16:09de pelle,
16:09de rien du tout.
16:10La terre est devenue
16:11du couscous.
16:12Et le problème,
16:13c'est toujours pareil,
16:13ça ne coûte rien,
16:14c'est simplement
16:15remettre des arbres,
16:16remporter des haies.
16:17Tu vois,
16:17l'aie qu'on a plantée
16:18il y a 30 ans
16:18avec Lydia,
16:20il n'y avait rien,
16:20il n'y avait pas de haie ici.
16:21Mais on a maintenant
16:22une haie qui nous fournit
16:23tout le bois raméal
16:25dont on a besoin
16:25pour nos légumes,
16:26pour nos...
16:26Donc tu es complètement indépendant,
16:28tu n'as plus besoin
16:28d'aller dans les jardineries
16:29acheter des produits miracle.
16:31Tu t'aies,
16:31te nourris
16:32et nourris tout ton sol.
16:33Donc chaque citoyen
16:34peut parfaitement
16:35faire ce genre de choses
16:36et faire sa haie
16:36sans que ça lui coûte
16:38rien du tout.
16:39Alors ça,
16:39c'est un sol labouré,
16:41tu vois,
16:41l'activité biologique,
16:42ne décolle pas.
16:44Il sera obligé
16:44d'acheter de l'engrais chimique.
16:45Lui,
16:46c'est la future proie,
16:47c'est la bonne proie
16:47pour les marchands
16:48d'engrais chimiques.
16:49En semi-direct,
16:50quand tu regardes la cour...
16:51Donc l'autre,
16:51il est en train
16:52de prendre son indépendance,
16:53très mal vue,
16:53il va être très mal neté lui.
16:55On installe un couvert
16:56et c'est dans ce couvert
16:57qu'on sèmera
16:57la culture suivante.
16:59Donc là,
16:59le sol est à l'abri
17:00pendant tout l'été.
17:01Voilà le couvert
17:02pendant l'été.
17:02Ça va lui maintenir
17:04l'humidité,
17:05ça va garder la faune
17:06et ça va germer là-dedans.
17:08Et les gens ne croient pas
17:09que ça peut sortir,
17:10mais ça sort.
17:10Et les mauvaises herbes
17:11ne peuvent pas pousser
17:12parce qu'il y a toutes ces pailles
17:13qui les empêchent de germer.
17:14Donc c'est propre,
17:19l'excité de mettre des graines
17:21dans un sol
17:21où il y a déjà une végétation,
17:23c'est un choc psychologique.
17:24C'est moi seulement
17:25et personne d'autre
17:26qui défonce ma terre.
17:28Et si on laisse
17:29les graines,
17:29il va se passer des choses
17:30qui vont m'échapper.
17:32La terre va devenir sauvage,
17:35perdre des...
17:35C'est quelque chose
17:36que je n'ai plus contrôlé.
17:37Et ça, c'est ça.
17:38Il faut avoir le contrôle
17:39sur tout.
17:40Il faut tout contrôler.
17:42La peur de la nature,
17:43la nature,
17:43il faut la mettre
17:43dans des parcs nationaux.
17:44Il faut qu'elle soit
17:46bien entourée,
17:46bien guidée.
17:47Pas question qu'il y ait
17:48la moindre
17:49particule de terre sauvage
17:50sur cette planète.
17:51Il faut que l'homme
17:52contrôle tout.
17:53Il y a des enracinements
17:54modernes de nos vignes.
17:55Elles ne sont plus enracinées.
17:57Tu vois, il y avait
17:57un tel béton
17:58que la racine,
17:58elle a fait comme ça.
17:59Elle n'a pas pu rentrer
18:00dans la terre.
18:01Elle est partie sur le côté.
18:02Si tu prends une jeune vigne
18:03sur une jeune vigne,
18:04ça donne ça, tu vois.
18:06Voilà, ça,
18:07c'est les enracinements
18:07des vignes modernes.
18:08Elle ne peut plus
18:10rentrer dans la terre,
18:10alors le reste au-dessus.
18:13Dans ça,
18:1320 ans,
18:14on l'arrache
18:14et puis on replante
18:15alors que le vin
18:16commence à faire du...
18:17En fait, on prend une autre,
18:18c'est pareil.
18:19En vrai, tu vois,
18:19on revient même.
18:20Non seulement,
18:21elle n'a pas pu rentrer,
18:22mais elle était obligée
18:22de ressortir du sol
18:23parce que ça ne respirait pas
18:24et de remonter.
18:26Tu vois, ça fait des belles vignes.
18:26Le gars, il dit
18:27j'ai un très beau terroir.
18:28Oui, mais je ne vois pas
18:28quoi ça sert.
18:29Les vignes ne vont pas dedans.
18:31Donc, c'est le grand délire,
18:32tu vois.
18:33Alors qu'au moment,
18:34une vigne,
18:34ça ne doit pas tenir.
18:35Ça doit...
18:35Une vigne,
18:36je ne veux pas la mettre
18:37sur la table, tu vois.
18:38Ça doit descendre,
18:39normalement.
18:39Maintenant,
18:39on fait des vignes
18:40avec des racines
18:41qui remontent.
18:43C'est...
18:43C'est tout nouveau,
18:45ça vient de sortir.
18:47C'est de la folie, quoi.
18:49C'est comme ça
18:50qu'on tue un pays.
18:52Quand les plantes...
18:53Quand même les plantes
18:54n'ont plus de racines.
18:55Non seulement les hommes
18:55sont déracinés,
18:56mais les plantes,
18:57maintenant,
18:57sont déracinées.
18:58Je suis donc directeur
18:59de l'antenne Cocopéli
19:00en Inde.
19:01J'ai passé beaucoup de temps
19:02à développer des techniques
19:04d'agroécologie
19:05durable
19:06et à haut rendement.
19:07Donc, systématiquement,
19:08sur tous nos projets,
19:09avant les cultures,
19:11nous faisons une culture
19:12de biomasse.
19:13Ça, c'est la première clé.
19:15Travail gratuit,
19:16c'est le soleil,
19:17la photosynthèse.
19:18Entre deux saisons,
19:19nous lançons
19:20les engrais verts
19:21sur les porges de culture.
19:22Donc, en une semaine,
19:23c'est là.
19:24Dans une semaine,
19:24ce sera là.
19:25Et une semaine de plus,
19:26c'est à cette hauteur.
19:27Parce que les sorgots...
19:28On arrive jusqu'à 10 à 12 tonnes
19:30en 45 jours.
19:31Ce qui est énorme.
19:3110 à 12 tonnes
19:32en 45 jours
19:33de biomasse
19:34qui pousse.
19:35Pour qu'ils montent
19:35à cette hauteur.
19:36Ensuite,
19:36nous allons les couper.
19:38laisser toute la biomasse là
19:39et prendre un petit peu
19:40de terre du chemin
19:42et recouvrir.
19:43Donc, ça fait un compostage
19:45in situ.
19:46Donc, aujourd'hui,
19:46nous allons vous présenter
19:474 ou 5 préparations
19:48de biopesticides
19:50et 2 ou 3 préparations
19:51de fertilisants naturels.
19:53Nous allons faire
19:54une préparation
19:55qu'on utilise énormément.
19:56Le panchacavia,
19:57ça veut dire
19:58les 5 produits de la vache.
19:59De la bouche de vache,
20:00de l'orine de vache,
20:01du lait,
20:01du yaourt,
20:02de beurre clarifié.
20:03Donc, d'abord,
20:03nous mélangeons
20:04la bouche de vache
20:05avec le beurre clarifié.
20:06C'est un promoteur
20:07de croissance
20:08très puissant.
20:14Maintenant,
20:15nous ajoutons
20:15l'urine de vache.
20:20Donc, du yaourt.
20:26Le panchacavia,
20:27on peut le remuer
20:28une minute le matin,
20:29une minute le soir.
20:30Et il tient comme ça
20:31jusqu'à 6 mois.
20:32Là, nous allons devoir
20:33une préparation,
20:34le fish meal extract.
20:35C'est donc
20:371 kg de poisson,
20:381 kg de sucre,
20:40citron.
20:40et on laisse ça
20:42se décomposer
20:43pendant 2-3 semaines.
20:46Récemment aussi.
20:51On va passer à
20:52quelques recettes
20:53de biopesticides.
20:54On va faire une préparation
20:55à la base de piment,
20:57ginger et d'ail.
20:58Donc,
20:58elle est très très forte
20:59et elle agit très rapidement
21:01sur les insectes
21:02qui mangent les feuilles.
21:06La grosse chimie
21:07avait commencé
21:08à prendre le contrôle
21:10de la chaîne alimentaire.
21:11Mais ils n'avaient pas
21:12pris le contrôle
21:12de la semence.
21:13Et la semence,
21:13c'est quand même
21:14le début
21:14de la chaîne alimentaire.
21:15Celui qui contrôle
21:16la semence,
21:17il contrôle la totalité
21:18de la chaîne alimentaire
21:18et contrôle l'humanité.
21:20Donc, en 1961,
21:22ils se sont donné
21:22un cadre juridique
21:23qu'on appelle l'UPOV.
21:25À partir de ce moment-là,
21:26il y a eu une offensive
21:27tout azimut.
21:28Ils ont racheté
21:29un millier de semenciers
21:30en l'espace de 30 ans
21:32et ils ont joué
21:33au Monopoly.
21:34Au jour d'aujourd'hui,
21:35tu as cinq multinationales
21:37qui contrôlent 75%
21:39de la semence potagère
21:40planétaire.
21:41Le numéro 1
21:42étant évidemment
21:43Monsanto.
21:45Bien.
21:45À partir du moment
21:46où ils ont racheté
21:47tous les semenciers
21:48du monde,
21:49ils ont éradiqué
21:50toutes les anciennes variétés
21:52qui se reproduisaient
21:53conformément au type.
21:54Ils les ont remplacées
21:55par des hybrides F1
21:57qui génèrent
21:58ce qu'on appelle
21:58un marché captif
21:59parce que le paysan,
22:01le maraîcher
22:01et le jardinier
22:02sont obligés
22:03de racheter des semences
22:04tous les ans
22:04vu que par définition,
22:06une semence d'hybride F1
22:08est soit stérile,
22:09soit dégénéresante.
22:10C'est l'idée diabolique
22:11des fabricants de semences
22:12et je prends
22:13un parent tout petit,
22:14un autre parent tout petit
22:15qui ne vaut rien,
22:16les deux ne valent rien
22:17et je fais des essais
22:18jusqu'à ce que
22:18deux parents minables
22:20donnent un hybride magnifique
22:21et ça,
22:21je vais le vendre
22:22à l'agriculteur
22:22parce que comme ça,
22:23quand il va replanter
22:24et que les graines
22:25des parents reviendront,
22:26il aura des trucs minables
22:28donc il ne pourra pas
22:29gagner sa vie
22:29donc je le coince
22:30comme ça,
22:31je l'étrangle.
22:31C'est complètement diabolique
22:32l'idée de l'hybride,
22:33c'est l'idée d'empêcher
22:35l'agriculteur
22:36d'être propriétaire
22:36de ces semences.
22:37Et puis au jour d'aujourd'hui,
22:39dans le fameux catalogue
22:40national français
22:41du CNIS,
22:42le groupement national
22:43interprofessionnel des semences,
22:44si tu ouvres la page
22:45à la rubrique tomates,
22:46les hybrides et fins
22:48totalisent 99,5%
22:51du catalogue national
22:52pour les tomates
22:53et si tu ouvres la page
22:54aux melons,
22:55aux courgettes,
22:56aux brocolis,
22:57aux choux,
22:58parfois on est
22:58au jour d'aujourd'hui
23:00à 100%
23:01de variétés hybrides et fins
23:02et donc il est interdit
23:04de commercialiser,
23:06de cultiver,
23:06et de distribuer
23:07des semences
23:08de toute variété
23:09qui ne soit pas inscrite
23:11sur cette liste nationale.
23:12Maintenant on leur impose
23:13des variétés hybrides
23:14qui ne sont pas forcément
23:14qui ont été sélectionnées
23:15en Beauce ou je ne sais pas où,
23:17puis eux ils n'habitent pas
23:17du tout ce quoi là
23:18et puis évidemment
23:19ils sont pénalisés
23:19parce que la plante
23:20est sensible à l'eau
23:21et il lui faut de l'eau
23:21alors on dit
23:22mais attendez
23:22on va vous vendre
23:22de l'irrigation
23:23alors qu'avant
23:24ils avaient des variétés
23:25rustiques qui poussent
23:25à 100 eaux.
23:26Vous voyez,
23:27ils se font prendre
23:27dans tout un piège
23:28qui après les forcent
23:29à irriguer,
23:30du coup après
23:31on les traite de polluants
23:32alors que c'est
23:32tout le système
23:33qui les a emmenés
23:34à polluer.
23:34Pourquoi est-ce que
23:35la mafia met la main
23:36sur la semence ?
23:37C'est que la nature
23:38de la semence
23:39génère un type d'agriculture.
23:41Donc une semence
23:42de nature OGM
23:43ou de nature hybride
23:44et fin appelle
23:45tout un package
23:47technologique
23:47à savoir tous les intrants
23:48les pesticides,
23:49les herbicides,
23:50les fongicides,
23:50etc.
23:51et les fertilisants
23:52de synthèse
23:53qui sont faits
23:53à base du pétrole.
23:54Donc en fait
23:55on a créé
23:56cette mythologie
23:56de la productivité
23:57par les hybrides
23:58et fin,
23:58c'est une mythologie totale.
23:59Alors les pouvoirs publics
24:01disent oui
24:01mais c'est pour la protection
24:02du consommateur.
24:03La première question
24:04c'est pourquoi
24:04il n'existe pas
24:05un catalogue des camemberts
24:06ou un catalogue
24:07des chaussettes
24:07ou des réfrigérateurs.
24:10Seconde question
24:11c'est est-ce que
24:12ça serait pas plutôt
24:12pour la protection
24:13des multinationales
24:14qui ont confisqué
24:15la totalité du vivant
24:16en Europe ?
24:17Et quand tu vois
24:18l'état de la France,
24:19quand tu vois
24:19les résultats de l'IFEN,
24:21le niveau de pollution
24:22de nos eaux françaises,
24:2395% des cours d'eau
24:25sont pollués
24:25par 240 substances
24:27qui avant tout
24:28sont les produits
24:29de l'agriculture.
24:29On met les bandits
24:30et les gangsters
24:31en prison
24:32mais quand est-ce
24:33qu'on mettra
24:33les empoisonneurs
24:34publics aussi en prison ?
24:36Monsanto c'est quand même
24:37l'entreprise
24:37qui a fait l'agent orange
24:38qui a fait qu'il y a
24:39toujours des milliers
24:40d'enfants
24:41qui ont sa norme
24:41au Vietnam.
24:42Premiers empoisonneurs
24:43de la planète
24:44ne vous inquiétez pas
24:44ils ont tout le soutien
24:45politique autour d'eux.
24:46C'est terrible
24:47et c'est comme ça.
24:48On a donné le prix Nobel
24:48à ceux qui ont trouvé
24:49la bombe atomique.
24:50On a donné le prix Nobel
24:51à celui qui a trouvé
24:51le DTT.
24:52C'est pratique le DTT
24:53qui a tué des milliards
24:59dans les pays tropicaux
25:01qui a affamé toute l'Afrique.
25:02Chaque fois que vous trouvez
25:03un truc qui va
25:04dans le sens de l'industrie
25:05mais pas dans le sens
25:05de la vie
25:05vous inquiétez pas
25:06vous aurez le prix Nobel.
25:07Donc on n'aura pas
25:08le prix Nobel ?
25:09Aucune chance.
25:10Il n'y a strictement
25:10aucune chance.
25:11Tu renonces
25:12tu oublies.
25:14On oublie ?
25:15Tu vois je pensais
25:16qu'on allait l'avoir.
25:17Non, non, ça s'est rappelé ça.
25:18Le catalogue de tous les fruits
25:20qu'il y avait en Europe
25:21au début du siècle.
25:22Tu l'ouvres
25:23à toutes les pommes
25:23toutes les poires
25:24qui sont toutes dessinées
25:26une par une
25:26la beurrée du cercle
25:28la richard
25:29etc
25:29la poire noire à longue queue
25:30la princesse Marie
25:3113 volumes il fallait
25:33pour décrire
25:33toutes les variétés de fruits
25:34qu'il y avait en Europe.
25:36En France
25:36il y avait 3600 variétés
25:38alors si vous prenez
25:39par exemple la pomme
25:40il n'y a plus que 5 variétés
25:41de pommes commercialisées
25:42en France
25:44dont la majorité
25:45sont américaines
25:45donc nous payons
25:46des royalties
25:46alors que nous avions
25:47la plus forte diversité
25:49de fruits au monde.
25:49Toutes celles
25:50qui ne consommaient pas
25:51qui n'étaient pas assez fragiles
25:52c'est à dire
25:53qui n'étaient pas attaquées
25:54par les insectes
25:54on les a diminuées
25:55et on a imposé
25:56parce que la golden
25:57c'est celle qui demande
25:58entre 30 et 36 traitements
25:59pour les pesticides par an
26:01donc la chêne
26:03et le grand groupe financier
26:04ont fait pression sur la CE
26:05pour qu'on arrache
26:06les pommiers de variétés anciennes
26:07pour mettre de la golden
26:08qui consomme
26:0910 fois plus de pesticides
26:10que les autres.
26:11Et en France
26:12non seulement il est interdit
26:14de commercialiser
26:14des anciennes variétés
26:15non inscrites
26:16sur la liste nationale
26:17mais il est interdit
26:18d'échanger
26:19et de donner des semences
26:20par la législation.
26:22Coquepelli
26:23depuis 1999
26:24distribue
26:25des quantités
26:26de semences
26:26absolument inouïes
26:28à des centaines
26:28et des centaines
26:29d'associations
26:29ou de communautés rurales
26:31sur tous les continents
26:31de la planète
26:32et les semences
26:33sont envoyées
26:33à titre gracieux.
26:34C'est pour ça
26:35qu'on nous harcèle
26:36depuis quelques années
26:38au tribunal.
26:39Nous étions attaqués
26:40par le GNIS
26:41donc le ministère
26:42de l'agriculture
26:42et par le lobby
26:43des semenciers
26:44la FNPSP
26:45qui est la Fédération
26:46des semenciers industriels.
26:47En l'espace de deux ans
26:48on est à peu près
26:49à 90 000 euros
26:50de frais judiciaires
26:51plus les pénalités.
26:53Malgré cela
26:53Cocopelli
26:54dans ses clients
26:55à la mairie de Bordeaux
26:56la mairie de Poitiers
26:56la mairie de Paris
26:58le muséum d'histoire naturelle
27:00le parc du Lubéron
27:00sont nos clients
27:01depuis huit ou dix ans.
27:02Ils nous achètent
27:03tout un tas de semences.
27:04L'an passé
27:04on a une commande
27:05du conseil général
27:06de la Gondeloup
27:06je crois de 5000 euros
27:07par exemple
27:07de tomates illégales
27:09et de semences illégales.
27:10Donc c'est un canular
27:12les plus grands restaurants
27:14de Paris
27:14dans lesquels mangent
27:16toute la bourgeoisie
27:16de droite, de gauche
27:17ou de centre
27:18ne mangent que des tomates
27:19anciennes
27:20fournies par des maraîchers
27:21qui s'approvisionnent
27:22en franchi Cocopelli.
27:23Les gens qui ont goûté
27:24nos anciennes variétés
27:25de tomates
27:26tu crois qu'ils vont retourner
27:27vers les hybrides
27:27de l'agrochimie ?
27:28Non, non, non, non
27:30parce que nos tomates
27:31ce sont des vraies tomates
27:32avec du goût.
27:33Les agriculteurs français
27:34sont subventionnés
27:35par Bruxelles
27:37pour détruire
27:37le peuple français
27:38à petit feu.
27:40Et nous, on est harcelés
27:41par les pouvoirs publics
27:42parce qu'on distribue
27:43des variétés anciennes
27:44de légumes.
27:46Nous sommes à la ferme
27:48de Sainte-Marthe
27:49la ferme de Philippe Desbrosses.
27:52Ici, on forme des stagiaires
27:54et on cultive
27:56des variétés potagères
27:57anciennes
27:57pour donner aux générations
27:59futures
27:59une belle biodiversité.
28:03Les graines sont préservées
28:04dans un conservatoire
28:05de semences
28:06véritable coffre-fort
28:08de la ferme
28:08où des millions
28:09de graines
28:10sont maintenues
28:11à température
28:11et humidité
28:13constantes
28:13sont sélectionnées
28:15cultivées
28:16multipliées
28:17distribuées.
28:18On était en but
28:20encore dans les années 70
28:22à toutes sortes
28:22de tracasseries
28:23administratives
28:24avec la répression
28:25des fraudes
28:25qui descendaient.
28:26On n'avait pas le droit
28:27de dire qu'on cultivait bio
28:28parce que c'était
28:29paraît-il
28:29de la concurrence déloyale.
28:31C'est comme le procès
28:32que j'ai eu
28:32pour avoir sauvé
28:33une variété de pommes
28:34de terre
28:35qui est interdite
28:36parce qu'elle n'est pas
28:37au catalogue.
28:37J'ai été condamné
28:38pour ça
28:39alors qu'ils sont venus
28:40me féliciter
28:40parce que j'avais retrouvé
28:42l'ancienne pomme de terre
28:43à l'Institut de Beauvais
28:44que tout le monde
28:44croyait disparu.
28:45Je lui ai dit
28:45vous allez me mettre
28:45une médaille.
28:46Ils m'ont dit
28:46ah non
28:47on vous met une amende.
28:48Expliquez-moi
28:50parce que cette pomme de terre
28:51elle n'est pas au catalogue
28:52donc vous l'avez mis
28:53à votre catalogue privé
28:54vous n'avez pas le droit
28:54de la vente
28:55donc on vous met une amende.
28:56Alors je leur dis
28:56à ce moment-là
28:57je dis
28:57écoutez ça c'est excellent
28:58ça me donnait l'occasion
28:59de mettre sur la place publique
29:00le scandale
29:01que constitue
29:02cette réglementation
29:03qui interdit justement
29:04d'utiliser
29:05ce qui finalement
29:06a accompagné l'humanité
29:08depuis qu'elle existe
29:09que ce sont des plantes
29:10qui nous ont nourris
29:11qui ont nourri
29:12des générations de personnes
29:13et je ne vois pas pourquoi
29:14elles sont illégales.
29:15Nous faisons 22 sortes
29:16de tomates
29:17des rouges,
29:18des oranges,
29:18des tomates cerises
29:19etc.
29:20Nous faisons 6 sortes
29:20de maïs
29:21maïs blanc,
29:21maïs rouge,
29:22maïs multicolore,
29:23maïs pourpre
29:248 à 9 sortes d'aubergines
29:25donc cette année
29:26ça va être en gros
29:2785 variétés
29:28sur 14 espèces
29:29que nous faisons pousser ici
29:31c'est la mission
29:31vraiment de recopiller ici
29:33en un
29:33c'est donner aux fermiers
29:34des semences
29:35qu'ils peuvent répliquer
29:36dans leur propre champ
29:37qui puissent supplanter
29:38les hybrides
29:38les semences sont tout simplement
29:40séchées à l'ombre
29:41et avec la ventilation naturelle
29:42et avec ça nous produisons
29:43en gros
29:4427 000 à 30 000
29:45sachets de semences
29:46dans un sachet de semences
29:47il y a entre 200 et 2000 graines
29:48que nous distribuons gratuitement
29:50à des associations de fermiers
29:51à des ONG
29:52à qui on veut
29:53Qu'est-ce qu'on doit penser
29:54des OGM ?
29:54C'est souvent la question
29:55qui est posée
29:56d'abord les OGM
29:59contrairement à tout ce qu'on dit
30:00où elles produisent
30:01leurs propres pesticides
30:03où elles sont conçues
30:05pour tolérer des pesticides
30:06le soja Roundup
30:07on ne pouvait pas mettre
30:09du Roundup
30:09sur le soja auparavant
30:10parce que le soja
30:11était détruit par le Roundup
30:12maintenant le soja
30:13est capable de recevoir
30:15des doses et des doses
30:16de Roundup
30:17sans mourir
30:18parce qu'il le tolère
30:19la culture OGM
30:20est la culture la plus polluante
30:21qui existe sur la planète
30:23et les gars vous le vendent
30:24en disant
30:24que ça va protéger l'environnement
30:26c'est le mensonge absolu
30:28nous on travaille en Argentine
30:29on a vu mutilé par 4
30:30la consommation d'herbicides
30:32avec les OGM
30:32par rapport aux cultures traditionnelles
30:35et surtout les OGM
30:36ont un autre objet
30:37ils servent de cheval de Troie
30:39à des gens
30:39qui ont comme projet
30:41de s'approprier
30:42le patrimoine génétique
30:43de la planète
30:44de s'approprier
30:45ce qui est notre bien commun
30:46tous
30:46le maïs
30:47c'est une plante
30:48qui est résistante
30:49à la sécheresse
30:50on en a fait
30:50des monstres de flotte
30:52qui demandent
30:53jusqu'à 120 litres d'eau
30:54par plant
30:54mais comme il n'y a plus d'eau
30:56maintenant
30:56les maïsiculteurs
30:57dans le sud-est de la France
30:58sont obligés
30:59d'arrêter de faire pousser du maïs
31:00parce que les nappes fratiques
31:01sont vides
31:02et bien l'industrie
31:03semencière OGM arrive
31:04et dit
31:05attendez les petits gars
31:06on va vous sauver
31:07de la déroute
31:07on va créer des variétés
31:09de maïs
31:10transgéniques
31:11qui sont résistantes
31:12à la sécheresse
31:12donc la boucle est bouclée
31:14on est parti
31:15d'un maïs résistant
31:16à la sécheresse
31:16pour faire des plantes
31:18qui se goinfre de flotte
31:19pour faire des plantes
31:21maintenant
31:21qui sont résistantes
31:22à la sécheresse
31:23par le biais
31:23de la transgénèse
31:24au lieu de garder
31:25nos anciennes variétés
31:26de maïs
31:27qui étaient intrinsèquement
31:28et naturellement
31:30résistantes à la sécheresse
31:31ils ont dépensé
31:32des milliards
31:32pour faire l'ADN de l'homme
31:33et puis il y a
31:35quelques plantes
31:35dont on connaît l'ADN
31:36il y a l'orge maintenant
31:37le coton
31:38la vigne
31:38il y a quelques plantes
31:39dont on a fait
31:40et alors ils ont été
31:41terriblement vexés
31:42l'orge a deux fois
31:43plus de gènes que nous
31:44parce que tous ces hommes
31:45là ils pensaient
31:46qu'évidemment
31:46l'être humain forcément
31:47comme on était
31:48les plus intelligents
31:49c'était nous
31:49qui avons plus de gènes
31:50ils ont manque de peau
31:51l'orge en deux fois
31:52plus que nous
31:52et c'est une plante
31:53et alors là
31:54ils sont très très emmerdés
31:55parce que
31:56comme il y a une partie
31:57immense de l'ADN
31:58qu'ils ne comprennent pas
32:00ils ont appelé ça
32:01junk ADN
32:01un ADN de merde
32:02pour eux c'est l'ADN
32:03qui ne sert à rien
32:04ils sont tellement cons
32:05qu'ils pensent
32:05que la vie
32:06depuis des millions d'années
32:07fabrique cette molécule
32:09qui est la plus coûteuse
32:09en énergie du monde vivant
32:10pour rien
32:11ils font ça pour rien
32:12ils sont d'un niveau
32:13de connerie
32:14des généticiens
32:14qui est absolument hallucinant
32:16c'est quelque chose
32:17qui vous laisse pantois
32:18en Costa Rica
32:19j'ai vu les bébés
32:20qui commencent à naître
32:20sans jambe
32:21et sans bras
32:23parce que
32:24en fait
32:24dans les cultures d'ananas
32:25et bien ils utilisent
32:26tellement de r*****
32:28que les ouvriers agricoles
32:29en sont imprégnés
32:30tout ce que nous mettons
32:31dans la terre
32:32nous le retrouvons
32:32dans notre corps
32:33c'est pour ça que je dis
32:34aux gens bientôt
32:35quand on se met à table
32:36plutôt que de se souhaiter
32:38bon appétit
32:39il faudra se souhaiter
32:40bonne chance
32:40dans le sens
32:42où c'est absolument
32:43pas ce qu'on met
32:44dans son corps
32:44ni ce qu'on donne
32:45à ses enfants
32:46moi je pense qu'ils font ça
32:47pour affamer les pays
32:49parce qu'ils commencent
32:49à en avoir
32:50je crois que les riches
32:50commencent à en avoir
32:51vraiment marre des pauvres
32:52ça c'est une grande caractéristique
32:54du début de l'an 2000
32:55les riches se révoltent
32:56ils trouvent que vraiment
32:57les pauvres ça suffit
32:58il va falloir que ça s'arrête
32:59un petit peu
32:59parce que ça commence
33:00à être franchement pénible
33:01donc si avec les biocarburants
33:03on pouvait en faire mourir
33:04un peu plus
33:04ce serait quand même
33:05assez sympathique
33:05on sent qu'il y a une vraie révolte
33:07des riches
33:07ils sont fatigués
33:08de tous ces pauvres
33:09on ne sait pas quand on va passer
33:10le milliard de crève de la faim
33:11mais ça va être dans peu de temps
33:12parce qu'avec tous ces biocarburants
33:14il n'y a plus assez
33:15la Chine
33:16la Chine a baissé de 10%
33:17sa production
33:18depuis 2000
33:19elle importe
33:20elle importe
33:20elle est en train de faire venir
33:21de la céréale
33:22donc il va y avoir des conflits
33:23entre ce qui sert à faire rouler
33:24les bagnoles
33:25et puis nous les chinois
33:26donc c'est
33:27on est en pleine crise alimentaire
33:29on est à 20 jours
33:30de stock sur la planète
33:32en ce moment
33:32quand tu vois que l'Australie
33:33en est à sa 8ème année
33:35de sécheresse consécutive
33:37et qu'en Australie
33:38au lieu de produire
33:3921 millions de tonnes de blé
33:40comme ils faisaient avant
33:41ils en produisent ce que disent
33:42ça veut dire moins de la moitié
33:48la confiscation la plus grave
33:49que l'on fasse au genre humain
33:51c'est que des trusts
33:52les nourrissent
33:53et qu'ils n'arrivent plus
33:55à se nourrir par un homme
33:56ou qu'ils ne le font pas
33:58d'où du droit
34:00et des devoirs
34:01des populations
34:02à se nourrir elles-mêmes
34:03c'est-à-dire que quelquefois
34:04il y a des populations
34:06on ne leur confisque pas
34:07forcément le droit
34:09mais elles n'intègrent pas
34:11la notion de devoir
34:12de le faire
34:15comme la loi du marché
34:16elle fonctionne
34:17sur ses propres lois
34:18si la survie
34:20devient un problème
34:21la loi du marché
34:21ne se sentira pas
34:22forcément concernée
34:23parce qu'on ne fait pas
34:25de l'altruisme
34:25avec du commerce
34:26ils ont un disque dur
34:28qui bloqué
34:28qui ne peut pas penser
34:29autrement
34:29qu'une croissance
34:30faut produire
34:30il faut tous les ans
34:31il faut faire
34:327% de croissance
34:3310% de croissance
34:34ils ne peuvent pas
34:35penser autrement
34:36ils ne savent pas
34:37c'est la croissance
34:38c'est croissance
34:39c'est croissance
34:39donc ils ne peuvent pas
34:40concevoir autre chose
34:41donc il faut qu'il tombe
34:42et par contre
34:43je suis sûr qu'en ce moment
34:44une nouvelle
34:45si les gens se préparent
34:46The more the destruction
34:48to the environment
34:48the more the GDP grows
34:50What is growth
34:51What is GDP for instance
34:52GDP is the amount of money
34:56C'est très intéressant, si il y a un verre qui est clean, le GDP n'est pas rentré.
35:01Mais si un verre est polluée, le GDP ne s'éteint pas seulement une fois, mais une fois.
35:06Pourquoi?
35:06First, vous avez l'effluents à être thrown dans le verre,
35:10qui signifie que quelqu'un a exchanged money.
35:12Puis, quand le verre est polluée et que je mange de l'eau,
35:16ou que les communautés mange de l'eau, ils se sentent sick,
35:18ils vont à la doctorée, et ensuite ils exchanged money,
35:21qui signifie que le GDP ne s'éteint.
35:22Et ensuite, vous trouvez une technologie pour nettoyer les verres,
35:25encore une fois, vous savez, le argent est exchangé en main,
35:27donc le GDP ne s'éteint. Quelle façon de s'éteint.
35:30Nous n'avons pas encore d'éteint,
35:32ni nous commençons à percevoir le pouvoir qu'il y a le consommateur.
35:36Donc, utiliser le pouvoir du consommateur pour changer la société.
35:41Il faut faire, par exemple, un boicot à une entreprise
35:46qui donne de l'argent pour fabriquer des armes.
35:48Ou un boicot à une entreprise qui, dans d'autres pays du monde,
35:51dans d'autres pays, c'est un type nouveau de greve,
35:55qui n'est pas la greve de la machine,
35:56c'est la greve du autre côté de la machine, que est du consommateur.
35:59Le consommateur est le donateur.
36:02La empresa, pour elle, c'est le pire que peut se passer,
36:05c'est ne vendre.
36:06Pour ça, c'est qui qui fait ? Le consommateur.
36:08Merci.
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