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  • il y a 5 heures
Invité du Club de L’Économiste, Farid Bensaid, Président fondateur de l’Orchestre Philharmonique du Maroc et de la Fondation Ténor, revient sur le concours international de musique organisé au Maroc, devenu au fil des années un véritable tremplin mondial.
Initialement lancé autour du piano, puis élargi à d’autres instruments comme le violon ou la vielle, ce concours attire aujourd’hui des talents venus du monde entier. Certains lauréats ont ensuite remporté les plus prestigieuses compétitions internationales et intégré les plus grandes scènes musicales.
Au-delà de la compétition, ce concours contribue à positionner le Maroc comme un acteur reconnu dans le paysage musical international et à faire rayonner ses talents bien au-delà de ses frontières.

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Transcription
00:00Nous avons plusieurs concours au sein de la Fondation.
00:03Le concours le plus ancien, qui est à sa 23ème édition, je pense,
00:09c'est le concours international de musique.
00:11Au départ c'était le piano, c'était le violoncelle,
00:15l'année prochaine ça sera le violon.
00:18C'est un concours qui a gagné ses lettres de noblesse aujourd'hui
00:21et qui est parmi les concours internationaux les plus prisés.
00:25Cette année, pour le concours de violoncelle,
00:27c'est un instrument qui est assez particulier,
00:30ce n'est pas le piano ou le violon.
00:32On a eu 80 candidats internationaux qui se sont battus pour rentrer chez nous au concours
00:39parce qu'il avait sa reputation.
00:41Et tout à l'heure, quand on parlait de l'image qu'on donne du Maroc,
00:46vous savez, on a commencé le premier concours, ça devait être en 2001.
00:53On a attiré les meilleurs pianistes à venir,
00:55mais on ne les a pas attirés par la réputation du concours
00:58parce qu'il n'existait pas.
01:00Et puis c'était un concours au Maroc,
01:01tout ce qui va aller passer un concours au Maroc.
01:03On les a attirés par le Maroc.
01:05On les a attirés par un jury international.
01:08Il y a ce gars-là au jury, Julien,
01:11parce que je vais le rencontrer au concours Tchaïkovski
01:13ou au concours Rémi Elisabeth.
01:15Et on a eu des candidats extraordinaires qui sont venus
01:18et qui ensuite ont remporté les plus grands concours au monde.
01:22Ceux qui sont passés chez nous ont remporté Rémi Elisabeth, Tchaïkovski,
01:26Van Klerben, Chopin.
01:28Tous ces concours ont été gagnés par des lauréats du Maroc.
01:31Donc on est devenu un concours fétiche.
01:33Tout le monde veut venir.
01:34Et pour compléter ce que je vous disais tout à l'heure,
01:38ces musiciens qui partent d'ici,
01:39ces grands musiciens qui aujourd'hui,
01:41on ne pourrait même pas les avoir financièrement,
01:43capacité pour les avoir avec eux tellement ils sont connus,
01:46c'est les ambassadeurs du Maroc.
01:48Ils ont tous dans leur biographie le concours.
01:52Et quand ils partent à l'étranger, ils parlent du Maroc.
01:55Ils disent, mais c'est grâce au Maroc que j'ai explosé.
01:57Celui qui a remporté, je le connais personnellement,
02:00un pianiste qui s'appelle Blechac,
02:02d'ailleurs il ressemble à Chopin,
02:03franchement.
02:04Il a remporté un concours de piano ici,
02:06il était tout jeune.
02:07L'année d'après, il a remporté le concours Chopin.
02:10Maintenant c'est une star internationale.
02:12Concours Chopin.
02:13Concours Chopin, c'est un colonais.
02:16Olga Kerr, qui était une ukrainienne,
02:20une russe,
02:22au premier concours en 2001.
02:24Deux mois après, elle remporte le deuxième plus grand concours
02:27qui est le concours Van Klaiber aux Etats-Unis.
02:31Kozuki, qui est un russe,
02:33quelques années après,
02:35joue chez nous.
02:36Un mois après, il remporte le concours Rennes-Elisabeth.
02:39Vous vous rendez compte ?
02:39Les ambassadeurs qu'on a pour notre pays,
02:42on ne le sait pas assez,
02:43mais nous on sait que quelque part,
02:45maintenant ce concours international,
02:47un célèbre de Néaou-Leste.
02:48On dit, tiens, on va faire un concours de violoncelle.
02:50On va faire comme Rennes-Elisabeth,
02:51tous les quatre ans.
02:52C'est la première fois.
02:54On est stupéfaits de voir 80 grands candidats,
02:57mais il faut voir leurs cédés,
02:58qui veulent rentrer chez nous.
03:00Voilà.
03:00Donc on est fiers de ce concours,
03:03mais on n'a pas que ça.
03:05On a un concours national aussi,
03:07qui a démarré pratiquement en même temps,
03:09le concours international,
03:11où on a des Marocains qui viennent
03:13de toutes les villes pour conclure.
03:15Au dernier concours de piano,
03:16il y en avait 400.
03:17Alors, on est très fiers de dire
03:19qu'on a 400 Marocains qui jouent le piano.
03:23C'est énorme.
03:24Au passage, au Japon,
03:26même concours,
03:27il démarre à un million de pianistes.
03:29Donc il faut qu'on reste modeste.
03:33Mais quand même,
03:33400 pianistes qui viennent,
03:35qui jouent devant un jury international,
03:38qui jouent en concert de clôture,
03:39qui partent avec des prix financiers
03:41et aussi surtout un diplôme,
03:44c'est important.
03:45Et depuis maintenant 3 ans,
03:474 ans,
03:48on a démarré aussi un concours de danse,
03:50le Marocco Dance Competition,
03:52on peut bien le dire,
03:53parce que ça fait un peu érudit.
03:56Mais les danseurs aussi viennent.
03:58Et ça, quand on parle de partenariat,
04:00c'est grâce à l'Académie du Royaume du Maroc,
04:02qui depuis 4 ans,
04:03nous a poussé à l'excellence
04:04en disant,
04:05vous avez des ambassadeurs,
04:07mais faites encore mieux.
04:08Alors, je vous dis,
04:09c'est la générique,
04:09je vais vous dire,
04:10c'est pas difficile de faire mieux.
04:13Le plus dur,
04:14c'est de trouver le carburant payé,
04:15parce qu'on a commencé
04:17à mettre des prix plus élevés,
04:18on a commencé à ramener des jurys
04:19de plus nombreux
04:20et plus qualifiés.
04:21Et on s'est retrouvé aujourd'hui
04:23avec 3 concours.
04:24Le concours nationaux,
04:25un pour la musique,
04:26souvent c'est piano,
04:27violon, chord, etc.
04:28et un pour la danse
04:30et le concours international
04:31qui continue depuis maintenant 22 ans.
04:33– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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