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MEDI1TV Afrique : Zoom sur la Maison des Mondes du Livre avec Eugène Ebodé - 17/05/2026

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Transcription
00:00C'est avec un énorme plaisir que je vous retrouve sur Median TV pour cette nouvelle escale culture au cœur
00:16de l'Afrique.
00:17Dans quelques instants, nous parlerons cinéma avec un coup de cœur, un thriller taillé sur mesure.
00:23Sinon, nous parlerons également art, art contemporain avec le Béninois Charlie Dalmeda.
00:28Mais avant toute chose, place à notre invité du jour.
00:38Et aujourd'hui, nous parlons littérature avec un L majuscule, honneur au Maroc,
00:45qui a été couronné en tant que capitale du livre en cette année 2026 par l'UNESCO.
00:55Un prix qui révèle également un très bel avenir pour le Maroc.
01:00Question littérature, notamment avec la création de la Maison du Livre.
01:05Un très beau projet que l'on va décortiquer ensemble avec Eugène Ebaudet, qu'on ne présente plus.
01:11Il est écrivain, journaliste, mais également administrateur de la chaire des littératures et des arts africains
01:16au sein de l'Académie du Royaume du Maroc.
01:19Bonjour Eugène.
01:21Bonjour Madame Amla Ferrati.
01:25Merci d'être avec nous.
01:27Et comme je disais, une année millésime pour le Maroc question littérature.
01:33Le ciel qui vient de refermer ses portes.
01:36Un très beau cru.
01:37Mais également le Maroc qui a été, Rabat plutôt, qui a été élu capitale du livre par l'UNESCO en
01:44cette année 2026.
01:45Et ce très beau projet qui est en train de voir le jour, donc la Maison du Livre, la Maison
01:53du Livre au Maroc.
01:54Comment est née cette initiative ? Dans quel but en fait ?
01:57Comment a vu le jour ce projet tout d'abord ?
02:00Vous l'avez dit, Rabat a été désigné en 2026 capitale mondiale du livre par l'UNESCO
02:09qui est une organisation multilatérale et qui a donc consacré notre capitale, Rabat, pour une année.
02:22Alors, c'est une distinction qui vaut donc pour un an et Rabat rejoint 25 autres villes qui ont bénéficié
02:31de ce label par le passé.
02:33L'Académie du Royaume du Maroc, comme vous le savez, dispose d'une fondation, la fondation de l'Académie du
02:40Royaume.
02:41Et celle-ci a souhaité que l'action qui distingue Rabat puisse se prolonger.
02:49C'est ainsi que M. le secrétaire perpétuel a donc, par un communiqué que vous avez reçu,
02:56indiqué que la fondation de l'Académie du Royaume du Maroc, qui est adossée,
03:02vous savez que Sa Majesté, le roi Mohamed VI, que Dieu le glorifie, est notre protecteur,
03:11le protecteur de l'Académie du Royaume du Maroc.
03:13Et il a toujours souhaité que la culture soit la locomotive du développement, bien sûr,
03:23mais aussi d'une meilleure compréhension entre les peuples, les peuples africains et les peuples du monde.
03:30Et il se trouve donc que la création de la maison des mondes du livre
03:37célébrera cette vision de la culture comme étant un moyen de rassemblement.
03:44Et vous savez aussi que Sa Majesté, comme commandeur des croyants,
03:49est adossée au livre dans sa vocation spirituelle, dans sa vocation transcendante.
03:57Et c'est pour cela aussi que cette maison des mondes du livre est également adossée
04:05à des expériences qui ont déjà eu lieu.
04:07La Villa Médicis, qui a été fondée par l'Académie française en 1803,
04:18abrite aussi une vocation à recevoir des pensionnaires de renom.
04:25Vous avez également la Casa de Velázquez à Madrid,
04:32qui est consacrée à la relation entre les chercheurs des sciences humaines et sociales.
04:40Et puis, vous avez la Villa Koju Yama, qui est à Kyoto, sur les hauteurs de Kyoto,
04:48et qui, elle, a été fondée en 1992 et qui accueille aussi des pensionnaires de renom.
04:56Rabat rejoindra donc ces structures majestueuses et magnifiques
05:04qui vont célébrer à la fois le livre, mais surtout ce qui nous rapproche le plus
05:14des complicités et des récits nouveaux qui peuvent s'y établir, ou en tout cas s'y construire.
05:23Est-ce que je voudrais savoir, Jeanne Eboudé, avec la maison des mondes du livre,
05:29donc cette première, je suppose, sur le continent, ça se passe au Maroc, à Rabat,
05:37donc un pas de géant pour la culture africaine, marocaine et ce rayonnement à l'international ?
05:49Qu'est-ce que ça dit aujourd'hui de notre avancée sur ce chemin culturel,
05:56ce rayonnement à l'international ?
06:00Eh bien, autour de la chaîne du livre, qui est ici consacrée,
06:06parce que le livre, c'est un auteur, bien sûr, c'est un éditeur, évidemment,
06:12c'est un imprimeur, c'est aussi un libraire,
06:17et ceux qui peuvent aider dans la réception, dans la diffusion, dans la circulation du livre,
06:27eh bien, toute cette chaîne sera accueillie dans une nouvelle structure
06:36que l'Académie du Royaume a baptisée la maison des mondes du livre.
06:43Et elle est la première, comme nous le disions il y a un instant,
06:50à voir le jour en Afrique, parce que Rabat est aussi une capitale qui se distingue,
06:57non seulement par des structures capables d'accueillir le monde,
07:03mais aussi par des idées, par le rayonnement de l'Académie du Royaume,
07:10qui a été fondée, vous le savez, en 1977,
07:14et qui approche tout doucement la cinquantaine,
07:19avec une bibliothèque déjà fournie,
07:26non seulement par la qualité de ses membres.
07:28Figurez-vous qu'il y a eu, dans cette Académie,
07:33des diplomates comme Kissinger,
07:36il y a eu des astronautes comme Neil Armstrong,
07:40il y a eu des Africains de renom,
07:43comme le président poète Léopold Sédar Senghor,
07:48il y a eu des présidents unificateurs,
07:52comme le président Amadou Ayidio du Cameroun,
07:54il y a eu un cardinal, le cardinal Gantin du Bénin,
08:00il y a eu Amadou MacTarmbault,
08:01qui a été directeur général de l'UNESCO,
08:04et peut-être faut-il s'arrêter à nouveau sur l'UNESCO
08:07pour dire que cette consécration de Rabat,
08:11capitale mondiale du livre,
08:13vient aussi parce que des acteurs très importants
08:18de la culture mondiale ont porté ces idées,
08:23ont vu en Rabat un symbole important.
08:26Je pense ici à Audrey Azoulay,
08:29qui a été directrice générale de cette belle institution,
08:33et à l'actuel directeur qui est un professeur de renom
08:40et qui commence sa présidence,
08:45ou plutôt sa direction de l'UNESCO en consacrant Rabat.
08:50Il y a donc plusieurs éléments qui militent
08:53en faveur de la ville capitale,
08:56et non des moindres, puisque comme vous le savez,
08:59nous venons aussi avec la chaire des littératures et des arts africains
09:03de célébrer un savant africain, Valentin-Yves Moudimbé,
09:08qui s'est éteint l'année dernière,
09:11et nous avons commémoré sa réflexion,
09:14et surtout son livre culte, son livre magnifique,
09:20« L'invention de l'Afrique »,
09:22nous l'avons revisité, relu,
09:26remédité avec des doctorants et des doctorantes
09:30des universités marocaines,
09:32avec des universitaires venus des États-Unis,
09:35du Québec, de France et d'Afrique,
09:37notamment à la tête d'une délégation du Congo,
09:44dirigée par le recteur Gilbert Kishiba Fitoula,
09:50qui est venu au Maroc hier à Rabat,
09:54célébrer la pensée africaine,
09:56célébrer les énergies mutualisées
09:59pour réfléchir ensemble, penser le monde,
10:04et aussi dépasser ses propres déchirures.
10:08En tout cas, c'est toujours un plaisir de vous recevoir,
10:11et c'est très important de vous recevoir
10:13à cette occasion, afin d'en parler plus en détail
10:16pour cette très belle initiative
10:19qui souligne, s'il le fallait encore,
10:21le rayonnement du Maroc à l'international,
10:24donc avec l'ouverture prochaine de la maison
10:27des mondes du livre à Rabat.
10:30Merci infiniment, Eugène et Baudet,
10:31d'avoir été avec nous, c'est un plaisir de vous recevoir.
10:34C'est moi qui vous remercie,
10:36et puis j'ai dit simplement que ce rendez-vous est important
10:40parce que le monde a beaucoup parlé de l'Afrique.
10:44Et justement, l'Afrique parlera aussi au monde
10:48et écrira le monde à partir de Rabat.
10:51C'est une excellente nouvelle.
10:53Merci infiniment, Eugène, c'est un plaisir.
10:55Merci.
10:56Au revoir.
11:05Et tout de suite, cap sur le Bénin avec l'univers de Charlie Dalméda,
11:10qui est l'une des figures, des grandes figures de l'art contemporain africain,
11:14mais également béninois, né à Cotonou en 68.
11:17Il construit depuis plusieurs décennies une œuvre profondément liée à la mémoire,
11:23au vaudou et au matériau du quotidien, peintre et sculpteur.
11:27Il s'est formé dans l'atelier du décorateur de cinéma Joseph Kpobli,
11:31avant de développer un univers très personnel entre spiritualité, récupération et abstraction.
11:36Ce qui marque immédiatement dans son travail,
11:39c'est sa manière justement de transformer des objets rejetés en œuvres,
11:43chargés d'énergie et surtout de sens.
11:45Faire rouillée, bois brûlé, métal usé, arrêt de poisson ou matériaux récupérés
11:50deviennent chez Charlie Dalméda une matière vivante, sensible aux questions écologiques.
11:55Charlie Dalméda donne également une seconde existence à ces fragments,
11:59abandonnés comme si l'art finalement pouvait réparer ce que le temps et la société avaient laissé derrière eux.
12:08J'ai commencé par m'esprimer avec.
12:13Je continue parce que c'est une matière nouvelle que je n'ai pas fini de creuser.
12:27Je découvre des tournures, je crée des tendances, j'essaie de créer des effets tous les jours avec,
12:39en leur donnant des positions différentes, des mouvements.
12:49Elle fait partie de ma nouvelle démarche.
12:57Je crois que on fait partie, moi je fais partie des artistes qui ont eu la chance de pouvoir vivre
13:04de leur art.
13:05Je, comme vous le voyez dans mon atelier, je m'épanouis.
13:11L'art me permet de vivre, c'est vrai, comme je le dis toujours, c'est pas aussi facile,
13:16mais je m'épanouis à travers mon art et je remercie le Seigneur, mon art me nourrit.
13:25Mais comme je le dis, c'est pas facile, c'est un travail de longue haleine.
13:35C'est une recherche dans laquelle il faut être tout le temps et créer de nouvelles tendances.
13:42C'est comme dans la mode, créer de nouvelles œuvres pour accrocher le public.
13:47Sinon, quand on reste statu quo, c'est pas bon.
13:52Charlie Dalméda, il faut dire que son œuvre est aussi profondément racinée dans la culture béninoise
13:57et dans l'univers du Vodou.
13:59Le métal qu'il utilise abondamment est associé à Gou ou à Ogun,
14:03dignité du fer et de la guerre dans la tradition Vodou.
14:07Et chez lui, cette matière dure et froide devient pourtant porteuse d'émotions,
14:11de mouvements et parfois même de spiritualité.
14:14D'ailleurs, ses sculptures au lit musée purée semblent habiter presque en tension entre force et fragilité.
14:19L'univers de Charlie Dalméda repose justement sur cette fameuse dualité
14:23transformer la rigidité en émotions, faire naître du vivant à partir tout simplement du métal.
14:30Mais j'avoue que, moi, après 25 ans de carrière, je remercie Dieu.
14:38Je vis de mon art et je m'épanouis et je fais tout ce que je veux à travers mon
14:43art.
14:43Ça, je dis, c'est une chance.
14:45Et je remercie encore le créateur en tant que croyant.
14:56Moi, je le dis toujours, il faut préparer sa relève.
15:01Je suis très optimiste.
15:03Préparer la relève, c'est-à-dire que 25 ans de carrière,
15:09on va encore travailler peut-être 20 ans,
15:10mais après, il faut prendre la retraite
15:12et que d'autres jeunes nous remplacent.
15:16Que ces jeunes nous remplacent, il faut les préparer
15:19pour qu'ils soient, je dirais, préparés à ce...
15:28Je vais dire qu'on puisse les préparer à mieux s'en sortir.
15:33Donc, moi, mon idée aujourd'hui, c'est, comme je dis,
15:37je n'ai pas de grands moyens à mettre à la disposition,
15:40mais tout jeune qui me tend la main, qui a besoin de moi, je lui réponds.
15:46Parce que je dis toujours, il faut qu'on prépare cette relève.
15:51Et c'est dès maintenant, c'est dès maintenant qu'il faut la préparer.
15:53Donc, je ne vais pas être très bavard.
15:57Il y a quelques artistes qui viennent nous voir,
16:00que j'essaie d'encadrer à ma façon, par rapport à mes moyens.
16:03J'offre de m'attirer de temps en temps.
16:06Et surtout, pour ceux qui sont, je dirais, assidus et corrects.
16:11Ces œuvres, souvent intitulées
16:13« Silhouettes, forces, dualité ou célébration »
16:15interrogent les blessures humaines, les conflits,
16:17mais aussi la résilience en travail.
16:20Donc, on ne cherche pas seulement à être beau,
16:22et il cherche à éveiller surtout une réflexion
16:24sur notre rapport au monde, à la mémoire
16:26et aux traces que nous laissons.
16:28Et au-delà de ces expositions internationales
16:30de la Biennale de Dakar, à des galeries européennes,
16:33Charlie Dalméda joue également un rôle important
16:34dans la scène artistique béninoise
16:36avec son espace galerie.
16:38Donc, Charlie à Cotonou,
16:40il a créé un lieu dédié à la diffusion de l'art contemporain,
16:44africain, ouvert aux jeunes artistes
16:46et aux dialogues culturels.
16:47L'art de Charlie Dalméda apparaît ainsi
16:49comme un art de la transformation,
16:51transformé les matériaux, transformé les blessures,
16:54transformé la mémoire en présence vivante
16:57et en guérison.
16:59Vous savez, si les gens nous traitent de voyous,
17:03c'est parce qu'en temps,
17:05quelques-uns de nos aînés n'ont pas bien,
17:09ils n'avaient pas de bonne attitude
17:11en faisant la carrière.
17:14Donc, les gens ont toujours pensé que
17:15les artistes,
17:18dès qu'on a le restant,
17:19les loques sur la tête,
17:21non.
17:21Je crois, là, c'est dedans,
17:24c'est dans le mind.
17:25Donc,
17:28pour finir,
17:29je dis,
17:30je suis prêt
17:33à tout jeune,
17:35je suis prêt à recevoir,
17:36tout jeune, sérieux,
17:37qui a envie de faire quelque chose dans l'art plastique,
17:40si je peux lui apporter quelque chose,
17:41je l'apporterai.
17:54Et tout de suite,
17:55nous parlons de cinéma
17:56avec un thriller réalisé par Robert Peter,
17:59Skeleton Coast,
18:00s'inscrit dans une nouvelle génération
18:02de thrillers africains
18:03qui cherchent à mêler
18:04spectacle, tension et ancrage territorial.
18:06Alors, le film suit un groupe de scientifiques
18:08parti sur la côte nabibienne
18:10à la recherche d'une mystérieuse substance
18:12appelée Blumanite.
18:14Mais lorsque les membres de l'expédition
18:16commencent à mourir les uns après les autres,
18:18le récit bascule progressivement
18:20vers le thriller un peu paranoïaque
18:22entre enquête, survie et menace invisible.
18:24On regarde tout de suite.
18:27Le problème que j'ai avec ces grandes entreprises,
18:31elles viennent à notre pays,
18:33polluées,
18:35déseignées,
18:36la ligne bottom line
18:37est toujours sur le money.
18:38Vous savez ce que j'aime
18:39de gens comme vous
18:40c'est que vous n'avez pas toujours
18:41de vous mettre vous first.
18:43Vous travaillez avec moi
18:44et je garantie que votre nom
18:46va être écrit dans les stars.
18:49Blumanite exploration
18:50a été futile.
18:51Nous avons fait une nouvelle,
18:53exciting discovery.
18:54À 10 a.m.
18:55cette matinée,
18:56un groupe de tous les scientifiques
18:57ont pris un voyage
18:58à la Skelton Coast
18:59par le capable
19:00Dr. Samantha Gold.
19:02Non, non.
19:03Pourquoi est-ce que vous venez ?
19:04Je suis un business man,
19:05Samantha.
19:06Je veux voir exactement
19:07ce que vous faites avec mon argent.
19:10Ils vont essayer de découvrir
19:12le très rare Blumamite,
19:15qui a lointes le monde
19:17depuis depuis 70 ans.
19:19Nous pensons
19:20qu'il va vraiment
19:21avancer
19:21le monde de technologie.
19:23Vous êtes avec me ?
19:27Je vous aime.
19:31Je ne vous ai pas
19:31de l'elephant
19:33dans la rue.
19:33Si la Blumamite
19:34n'existe,
19:35quelqu'un va trouver
19:36la fin d'aider.
19:43Il contient
19:44les propres
19:44de radioactifs
19:45des éléments
19:46de l'eux
19:46de l'uréneum
19:47et de l'uréneum
19:48Vous avez vu
19:49l'atomique structure
19:51134 ?
19:52Vous avez besoin
19:53de ce qui ?
19:55Si quelqu'un
19:56d'un auréne
19:56de ce qui
19:57ce qui ?
19:59Je ne veux
19:59vous vendre
20:00de moi
20:00vous.
20:01Vous savez
20:02exactement
20:02ce que je peux
20:03faire.
20:05L'EUX
20:06de l'EUX
20:07de l'EUX
20:08de l'EUX
20:08de l'EUX
20:10de l'EUX
20:10de l'EUX
20:11de l'EUX
20:11de l'EUX
20:12de l'EUX
20:12de l'EUX
20:12de l'EUX
20:13de l'EUX
20:13de l'EUX
20:14de l'EUX
20:14de l'EUX
20:18de l'EUX
20:20C'est tout
20:21de l'EUX
20:35Skeleton Coast de Robert Peters, un thriller namibien.
20:39Il faut dire que l'un des aspects les plus marquants du film est son utilisation de la Skeleton Coast
20:44namibien,
20:45cette région connue pour ses épaves, ses brouillards, dans ses paysages désertiques extrêmes
20:50qui donne immédiatement au film une atmosphère de fin du monde.
20:54Skeleton Coast devient presque un personnage à part entière, un espace hostile, mystérieux, chargé d'histoires et de dangers.
21:01Skeleton Coast distingue aussi par cette dimension panafricaine,
21:04puisque la distribution réunit des acteurs venus de plusieurs pays africains,
21:08Namibie, Nigeria, Ghana, Afrique du Sud, dans une volonté assumée de créer un cinéma africain capable de circuler à l
21:16'international.
21:16En tout cas, cette ambition est importante et le film cherche clairement à dépasser les frontières nationales
21:22pour proposer un thriller africain global, inspiré des codes du cinéma de suspense international,
21:28tout en restant ancré dans des paysages et des réalités africaines.
21:31On sent derrière le projet une volonté justement de montrer qu'un cinéma de genre africain ambitieux est possible.
21:37Et derrière son intrigue de survie, le film fait aussi écho à des préoccupations contemporaines,
21:44l'exploitation des ressources, rapports entre sciences et pouvoirs, enjeux environnementaux.
21:50Et la quête de Blue Manie devient une métaphore un peu de la convoitise
21:54et des dangers liés à l'extraction des richesses naturelles.
21:58En tout cas, le film joue également sur l'ambiguïté entre menaces humaines et forces presque surnaturelles.
22:03Et les personnages, finalement, ne savent jamais si le danger vient d'un meurtrier parmi eux
22:07ou du territoire lui-même.
22:09Et cette hésitation nourrit en fait une tension psychologique qui est intéressante
22:13et qui renforce la dimension mythique de la côte namibienne.
22:24Et avant de nous quitter, place au Grand Prix Voix d'Afrique 2026.
22:29Pascal Boroto, le nom de Ma Mère, un roman qui s'inspire de réalité liée aux violences
22:34en République démocratique du Congo pour construire un récit autour de la mémoire,
22:40de la civilisation et du trauma.
22:42Le roman suit des personnages marqués par un passé difficile qui tente de se reconstruire
22:47à travers la parole et la transmission au cœur du roman.
22:50Il y a la mémoire, une mémoire douloureuse, souvent indicible.
22:53Et les personnages portent en eux des histoires qu'ils n'ont pas toujours choisies
22:57mais qu'ils doivent affronter.
22:59Le titre lui-même renvoie à cette idée de filiation, nommer, c'est reconnaître,
23:02mais aussi raviver ce qui a été enfoui.
23:05La mémoire devient ainsi à la fois un poids et une nécessité.
23:09L'un des enjeux majeurs du livre est justement de réussir à raconter des réalités extrêmes
23:13sans les réduire ni les simplifier.
23:15Boroto passe par la fiction pour approcher ce qui échappe au langage direct.
23:21Un très beau roman à découvrir d'urgence.
23:24Voix d'Afrique 2026.
23:26Grand gagnant, Pascal Boroto avec le nom de Ma Mère.
23:30Merci d'avoir été avec nous dans l'Afrique en culture.
23:34On se donne rendez-vous dès la semaine prochaine.
23:36D'ici là, portez-vous bien.
23:44Sous-titrage Société Radio-Canada
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