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Plongez au cœur du légendaire Golf d'Arslaan, qui célèbre cette année ses 50 ans ! Découvrez les secrets d'une création royale, une vision audacieuse de feu Sa Majesté Hassan II initiée à la fin des années 60.

Ce n'était pas qu'un simple projet, mais une véritable stratégie pour promouvoir la destination Maroc. Comprenez comment ce lieu extraordinaire a été conçu pour devenir un écosystème golfique, ouvrant la pratique à l'administration et aux citoyens marocains, bien au-delà d'une élite privilégiée.

Partez à la rencontre de Karim Goussous et explorez la genèse de ce parcours d'exception. Apprenez comment un standard d'excellence a dicté le choix des meilleurs architectes, comme Robert Trenjohns, et comment Rabat est devenue la capitale golfique du Maroc.

Saviez-vous qu'Arslaan n'est pas un, mais trois parcours, s'étendant sur 440 hectares, notre propre Central Park ! Une diversité de tracés et de paysages qui vous laisseront sans voix.

#GolfMaroc #Arslaan50ans #HistoireDuGolf #KarimGoussous

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Transcript
00:00:23Bonjour Karim Goussous.
00:00:25Merci de nous accueillir dans ce merveilleux endroit, le golfe d'Arsalaam, qui célèbre
00:00:31cette année ses 50 ans, 50e anniversaire de la création de ce lieu extraordinaire,
00:00:39finalement que peu de gens connaissent et c'est un petit peu ça que vous allez nous
00:00:44raconter, nous expliquer parce que c'est vrai que les joueurs, ceux qui pratiquent ici
00:00:49le golfe et qui connaissent le lieu, connaissent maintenant presque par cœur, mais ils cachent
00:00:59quand même beaucoup de secrets et vous allez essayer, si vous le voulez bien, de nous les
00:01:03raconter.
00:01:04Commençons par la création de ce golfe, c'est une volonté royale.
00:01:11Effectivement, c'est une volonté royale qui a été initiée à la fin des années 60,
00:01:17à un moment où le golfe est déjà existé au Maroc.
00:01:21Il faut rappeler que le golfe est plus que centenaire, puisque le premier golfe a été
00:01:26conçu en 1914 à Tangier, suivi de Marrakech en 23, suivi de Mohamedia Kaza en 35.
00:01:37Et lorsque feu de sa majesté a entrepris de jouer au golfe au milieu des années 60,
00:01:43il y a eu une véritable révolution du golfe et golfique.
00:01:47C'est là que tout a changé.
00:01:48Ça a changé radicalement parce que derrière, il y avait une vraie vision.
00:01:55D'ailleurs, on la ressent et comme tous les visionnaires, il y a des projections sur
00:01:5830, 40 ans.
00:02:00L'histoire fait qu'on aurait pu aller beaucoup plus vite, mais on mesure l'acte fondateur
00:02:06en tout cas du visionnaire à cette époque-là.
00:02:09Il m'a été donné, parce que je suis dans l'activité depuis un certain nombre d'années,
00:02:14de comprendre aussi avec le temps, par un travail de décryptage, comment cette construction
00:02:20s'est faite.
00:02:21Et on peut dire aujourd'hui que le golfe n'a pas été conçu comme un caprice au Maroc,
00:02:26mais comme une vraie volonté de promouvoir la destination.
00:02:30Alors, qu'est-ce qui a été pensé justement ?
00:02:31Je vais rebondir sur ce que vous dites.
00:02:34Qu'est-ce qui a été pensé ?
00:02:35Est-ce que, oui ou non, la volonté était de créer un véritable écosystème autour
00:02:39de la pratique du golfe ?
00:02:40C'est-à-dire qu'on ne s'adressait plus à quelques passionnés un peu privilégiés
00:02:44des beaux quartiers.
00:02:46Là, il fallait ouvrir.
00:02:47Il fallait ouvrir, d'autant plus qu'au-delà de la vision qui consistait à promouvoir la
00:02:52destination Maroc, il y avait aussi, par la construction d'Ares Salaam, cette volonté
00:02:57d'ouvrir ce parcours au cadre d'administration et aux citoyens marocains.
00:03:03Donc ça, il faut le savoir, ce n'est pas suffisamment dit.
00:03:07Le golfe n'était pas clivant, en tout cas, dans l'esprit de son fondateur, mais plutôt
00:03:12un moyen d'accès et de promotion sociale.
00:03:17C'est-à-dire qu'il n'y avait pas cette idée de créer des murailles autour d'une
00:03:25activité qui se veut souvent, dans sa réputation, très séparée du reste des autres.
00:03:31Le fondateur auquel vous faites référence, c'est Sa Majesté Feu Hassan II, qui a choisi
00:03:38aussi le lieu pour installer ce golfe d'Ares Salaam.
00:03:43Ça va très, très loin dans son esprit, c'est-à-dire qu'il choisit le lieu et puis
00:03:47même parfois dans ses plus petits détails.
00:03:50Effectivement.
00:03:51Donc il a...
00:03:52Il faut en revenir peut-être un peu à la genèse pour comprendre un petit peu comment
00:03:57la construction s'est faite sur le plan de la démarche.
00:04:01Bien évidemment, il plaidait pour l'excellence.
00:04:04Donc l'excellence, c'était des références.
00:04:06Et il le disait souvent, et ça je le dois aussi beaucoup à son intestroïde, le prince
00:04:12Mounachite, qui me fait part souvent, quelque part, des niveaux d'exigence soutenus par
00:04:19le roi des femmes.
00:04:20C'est soit on fait bien, soit on ne fait pas.
00:04:22Et lorsqu'il s'est mis à l'activité, il a entrepris de faire des choses sur des standards
00:04:31extrêmement élevés.
00:04:32Donc il a fait appel en fait à un très grand nom de l'architecture du Golfe en son
00:04:36temps, dans les années 60, du nom de Robert Trenjohns, qui est venu dans ces années-là
00:04:42au Maroc.
00:04:43Et avant même d'engager ce chantier de Rabat, le roi avait la vision de la destination.
00:04:48C'est-à-dire qu'il s'est dit, c'est vrai que Rabat c'est un flagship, c'est
00:04:51vrai,
00:04:52on va y revenir dans les détails, pourquoi Rabat c'est un flagship, c'est qu'est-ce
00:05:02par la destination au Maroc.
00:05:03Et c'est vrai que si on se met dans un contexte où l'Espagne encore à cette époque-là
00:05:06n'était
00:05:07pas encore un pic qui s'était révélé sur le plan touristique, le Maroc avait déjà
00:05:12cette vision.
00:05:13Et lorsque Trenjohns est arrivé, accompagné bien sûr de personnes, d'idouanes d'architectes,
00:05:21de personnes chargées aussi de réfléchir à la promotion du territoire, il a fait un
00:05:27road trip et à travers ce road trip, j'ai pris connaissance avec le temps qu'il y avait
00:05:32vraiment une dimension stratégique.
00:05:33Et on se rend compte aujourd'hui que tout ce que l'on voit est le fruit d'une réflexion
00:05:38en amont, que ce soit le golfe d'Agadir, que ce soit le golfe de Cabo Négro, que ce soit
00:05:43le golfe d'Ifran qui a été enterriné par son alteste royale, le prince Moules-Échée
00:05:48parce qu'il y avait une vision aussi derrière.
00:05:50Et beaucoup de golf justifiés quelque part par leur création la volonté d'en faire un
00:05:56vecteur touristique.
00:05:57Alors c'est vrai que le carrefour du golfe marocain est rabat.
00:05:59Il rabat, pourquoi ? Parce qu'il fallait, au-delà du fait qu'il soit dans la capitale,
00:06:05il fallait construire un référent mondial et il a été conçu dans cet esprit-là.
00:06:11On a 440 hectares ici, c'est un peu l'équivalent de Central Park, c'est un petit peu notre
00:06:16Central Park à nous.
00:06:17Alors il y a plusieurs parcours, il faut le dire.
00:06:18C'est ça.
00:06:19Il n'y en a pas qu'un seul, il y en a trois, si je ne m'abuse.
00:06:21Exact.
00:06:22Voilà, donc trois parcours.
00:06:23Deux et demi.
00:06:24Deux et demi.
00:06:25Voilà, on fait bientôt trois.
00:06:26Deux, 18 trous et neuf trous.
00:06:27Bientôt trois.
00:06:28Bientôt trois.
00:06:28Voilà.
00:06:29Donc avec ce que ça représente comme diversité à la fois de parcours en soi, de paysage
00:06:37aussi.
00:06:37Alors là, on a un paysage extraordinaire derrière nous.
00:06:40On est au trou numéro 12.
00:06:42Ouais.
00:06:43On en parlera tout à l'heure de ce trou parce qu'il est quand même assez emblématique
00:06:46avec ce lac artificiel, pour le dire.
00:06:49Et cette fontaine au milieu, ces arbres, c'est très arboré.
00:06:54Et ça, c'est aussi une volonté dans la conception même du parcours d'être finalement
00:07:04au milieu de la nature et presque isolé de la ville.
00:07:08Alors, Rachid, c'est une très bonne remarque que tu fais parce que ça te montre un peu
00:07:11tout l'esprit aussi qu'avait le souverain à l'époque, de l'intégration en fait,
00:07:18de l'élément nature en fait dans la conception du site.
00:07:21Aujourd'hui, quand tu vois un parcours de Gaulle, d'abord, il n'y a pas ce gigantisme.
00:07:24On fait des choses, c'est souvent…
00:07:26Bon, par rapport à des contraintes peut-être d'ordre économique, foncière, mais il y avait
00:07:32cette latitude à un moment donné de réfléchir grand à cette époque-là et on s'était
00:07:36donné les moyens pour mettre le Maroc sur la carte.
00:07:38Et c'est vrai que quand on a construit ce parcours au milieu de cette immense forêt
00:07:42de Chênes.
00:07:43La ma'moura fait partie quand même du patrimoine, d'un patrimoine riche.
00:07:47Je crois que c'est la deuxième forêt la plus importante sur la planète de Chênes.
00:07:51Je rajouterai aussi la cédrée à Ifran qui est aussi importante, raison pour laquelle aussi…
00:07:56Le Maroc a toujours été un pays où, du temps d'Hannibal, on mettait en avant le domaine forestier.
00:08:04Les raisons écologiques ont fait qu'on a perdu beaucoup.
00:08:08Mais la préservation de l'environnement, bien qu'on ait eu à devoir couper quelques
00:08:15arbres au profit de cette installation, on a mis la forêt véritablement au cœur du projet.
00:08:24En couper quelques-uns pour en préserver d'autres.
00:08:26Et en planter d'autres.
00:08:27Et en planter d'autres, oui.
00:08:29Évidemment.
00:08:30Alors, dans la façon dont ces parcours ont été dessinés, quel a été l'esprit,
00:08:39quelle a été cette logique, quelle a été cette vision aussi ? Est-ce que, oui ou non,
00:08:44ça correspondait encore une fois à la volonté de Sa Majesté Hassan II de créer un parcours
00:08:52atypique comparé aux autres grands parcours à travers le monde ?
00:08:56Alors, des infrastructures à cette époque-là, dans les années 60, avec de telles composantes,
00:09:00étaient très rares.
00:09:01C'est-à-dire, généralement, un parcours, c'est 18 trous.
00:09:05Penser deux fois 18 et un neuf, c'était aussi pour répondre à une forme d'attractivité
00:09:11aussi par rapport à une population donnée.
00:09:13Et on a décidé bien évidemment que le vrai flagship, c'était le parcours de compétition
00:09:18emblématique qu'on appelle le rouge.
00:09:20Comme à Black Page, le dernier endroit où s'est déroulé la Raider Cup.
00:09:26C'est-à-dire qu'on a décidé de faire d'un des trois parcours, le parcours de référence
00:09:31et de compétition.
00:09:32Donc, vraiment dur et destiné aux joueurs qualifiés, initiés.
00:09:36Et on expliquera aussi les changements qui ont été opérés.
00:09:39Parce que le parcours des années 60 n'est pas celui d'aujourd'hui.
00:09:42Il y a eu un vrai travail d'ajustement qui a été réalisé avec beaucoup de sensibilité.
00:09:50Parce qu'on a eu la chance d'avoir le délégataire qu'il faut pour ça.
00:09:55Sur l'adresse roi du prince Moulagide, connaissait très bien la sensibilité du roi des phares.
00:09:59Et a fait en sorte que le positionnement en tout cas de cette infrastructure
00:10:07ne soit jamais délégué ou relégué en fait à des rangs inférieurs.
00:10:15C'est-à-dire qu'on a toujours fait en sorte que le parcours rouge soit au firmament.
00:10:18Et est-ce que le parcours a évolué aussi concomitamment à l'évolution du jeu lui-même ?
00:10:25C'est ça toute la justesse en fait de la réflexion.
00:10:27C'est-à-dire au fur et à mesure qu'on a...
00:10:32En fait, le baromètre pour nous, ça a été quoi ?
00:10:35Ça a été le trophée depuis sa création.
00:10:39Ça a été ses champions, ça a été ses scores et ça a été sa réputation.
00:10:44Parce que c'est les champions, c'est ses leaders d'opinion qui parlent.
00:10:46Et ce parcours monstrueux, phénoménal des années 60-10
00:10:51commençait à perdre un peu d'emprise dans le concert des golfs mondiaux.
00:10:56Et on s'est dit, mais comment se mettre à niveau avec l'évolution de la technique,
00:10:59l'évolution de la condition physique, l'évolution de facteurs de la performance ?
00:11:03On s'est dit à un moment donné, mais comment on peut ajuster le tueur ?
00:11:05Et c'est vrai que c'est ce travail minutieux de réglage.
00:11:09On fait rappel déjà des gens qualifiés, des designers de renom,
00:11:12pour pouvoir apporter toute la sobriété qu'il faut sans dénaturer l'origine profonde.
00:11:16Sans dénaturer l'origine et en même temps en augmentant le degré de difficulté
00:11:21pour les golfeurs mondiaux qui viennent ici s'affronter chaque année.
00:11:28Et le trophée et le curseur.
00:11:28C'est-à-dire que les scores, ce sont les scores qui font que...
00:11:33C'est ça qui est intéressant.
00:11:34C'est-à-dire que les scores de chacun des participants
00:11:40font qu'on se dit, tiens, il faut peut-être le rendre plus difficile
00:11:43parce que le score est un petit peu trop facile.
00:11:45Exact. Alors il y a les scores, il y a la préparation du terrain,
00:11:48bien évidemment, qui impacte aussi le niveau des scores.
00:11:50Il y a les conditions climatiques, mais toute chose étant égale par ailleurs,
00:11:55quand on prend un parcours tel qu'il est, on peut le rendre difficile.
00:12:00Déjà par sa conception architecturale.
00:12:02C'est pour ça que la rénovation...
00:12:03Et comment justement on rend un parcours plus difficile ?
00:12:05On rajoute quelques bunkers, on rajoute quelques...
00:12:10quelques petits monticules de terre, si j'ose dire, avec...
00:12:13Voilà, pour le rendre plus difficile, c'est comme ça que ça fonctionne.
00:12:16Alors il y a un séquençage, par exemple des trous.
00:12:19Alors bien sûr, nous, on est arrivés sur un parcours défini.
00:12:22Mais je pense que la complexité d'un parcours se définit aussi
00:12:26par la manière dont les trous évoluent.
00:12:29C'est-à-dire, on peut...
00:12:30Je ne sais pas qui c'est qui m'avait raconté...
00:12:34C'est de manière anecdotique, en fait.
00:12:37Je crois que c'est le parcours de Marion aux Etats-Unis,
00:12:40où le séquençage était intéressant,
00:12:42où il parlait des six premiers tous comme étant drama.
00:12:49Ensuite, les six autres, la comédie.
00:12:51Et puis, les derniers comme étant au-dessus du drama.
00:12:56Je n'ai pas l'expression en tête, mais ça va me revenir.
00:13:00Mais en fait, c'est une marche évolutive.
00:13:03Et c'est vrai que tant qu'on conçoit un parcours,
00:13:05l'architecte, d'abord, c'est le routing.
00:13:08C'est-à-dire, c'est la manière dont il va concevoir le parcours dans son évolution.
00:13:12Ensuite, bien évidemment, on rentre sur des détails du type
00:13:16position des bancaires, profondeur des bancaires,
00:13:20largesse des fairways, mais ça fait beaucoup plus partie de la préparation.
00:13:23Les pentes sur les greens.
00:13:25Et c'est là où on s'est attelé à faire quelque chose d'extraordinaire
00:13:27en référence à ce qui se fait par ailleurs,
00:13:30au grand choc des membres ici.
00:13:32Parce que le jour où on a procédé à ces changements,
00:13:35ça a été la révolution.
00:13:36Mais en réalité, c'est méconnaître quelque part aussi les origines du golf.
00:13:41Et quand on voit comment les greens sont conçues,
00:13:43je parle de quatre siècles,
00:13:45puisque le golf a été conçu il y a quatre siècles,
00:13:48on se dit que ce serait peut-être bien de revenir des fois aux origines
00:13:50pour ne pas perdre l'âme de cette activité.
00:13:53Il ne faut pas trop dénaturer non plus l'activité golfique.
00:13:56Il faut garder son âme, même si on veut augmenter les difficultés
00:14:00et même si on veut faire que le parcours garde sa classe mondiale, si j'ose dire.
00:14:06À propos justement de classe mondiale,
00:14:09le tournoi Hassan II a lieu chaque année depuis de nombreuses années maintenant.
00:14:16C'est-à-dire que les meilleurs golfers mondiaux viennent s'affronter ici sur ce parcours.
00:14:22Qu'est-ce qu'ils y trouvent ? Qu'est-ce qu'ils vous disent ?
00:14:25Qu'est-ce qu'ils disent quand ils viennent ici ?
00:14:28D'abord, est-ce qu'ils sont contents de venir ici à Rabat ?
00:14:31Et puis, qu'est-ce qu'ils disent du parcours ? Qu'est-ce qu'ils disent de leur envie
00:14:34de jouer au Maroc ?
00:14:36Sous le soleil et sous quelques palmiers, sous les chaînes, etc.
00:14:41Le passage par Rabat est un passage pour la majeure partie des circuits avec lesquels nous travaillons.
00:14:50Le golf, c'est aussi des organisations.
00:14:53Dans l'itinéraire, la trajectoire du trophée, on est parti d'un événement exhibition
00:14:57qui est né bien évidemment à l'ère de Feu, Sa Majesté Hassin II en 1971.
00:15:03C'était les premières étapes d'un événement nouveau.
00:15:07Et à cette époque-là, on invitait des professionnels à concourir avec des amateurs.
00:15:14La dimension sportive n'est apparue que lorsque le prince a décidé de passer dans un format sportif pur,
00:15:22c'est-à-dire d'intégrer le trophée Hassin II dans un circuit.
00:15:26Et c'est vrai que d'année en année, je pense que le changement s'est opéré en 2008 ou
00:15:322009.
00:15:33On a travaillé donc avec une organisation qui s'appelait l'European Tour,
00:15:36qui est devenue DP World Tour aujourd'hui,
00:15:39où bien sûr l'aspect compétitif est plus riche parce que la fréquentation du champ est importante,
00:15:49parce que les joueurs ne sont pas là pour être dans le festif mais beaucoup plus dans la compétition.
00:15:54Et de ce qui ressort à travers, et je pense que c'est assez honnête,
00:15:58de la majeure partie des professionnels qui concourent à cet événement,
00:16:02c'est que c'est une étape du calendrier qui est importante.
00:16:08C'est l'étape du calendrier qui est importante, mais qu'est-ce que les joueurs disent de ce parcours
00:16:17?
00:16:17Est-ce qu'ils vous disent, ben tiens c'est plus difficile que l'année dernière,
00:16:22ou quand je reviendrai l'année prochaine, j'essaierai de jouer différemment
00:16:26parce que je sais maintenant comment essayer de passer devant les autres,
00:16:31mais sans compter l'évolution des autres, des adversaires ?
00:16:33C'est un petit peu ça la discussion ?
00:16:36Alors il y a ça, mais les temps ont changé aussi, c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:16:41le corps professionnel de joueurs est beaucoup plus regardant des conditions économiques.
00:16:51Je dirais que l'économique vient bien évidemment toujours en avance,
00:16:54c'est-à-dire que le plateau et sa qualité est très dépendante des niveaux de dotation,
00:17:00même si le parcours bien évidemment est un parcours emblématique, c'est pour ça qu'on joue là-dessus.
00:17:03On se dit à un moment donné, l'attractivité ne peut se jouer que parce qu'on leur offre.
00:17:09Et souvent ce choix est un choix affectif, c'est-à-dire que les gens choisissent,
00:17:13même si on ne fait pas partie des épreuves les plus richement dotées…
00:17:17Ils ne viennent pas pour l'argent quoi.
00:17:18Non, souvent il y a une relation affective d'abord parce que le Maroc est un pays hospitalier,
00:17:22parce que le Maroc offre une qualité de service assez exceptionnelle,
00:17:28il y a le climat aussi qui joue un rôle prépondérant, et puis il y a l'historicité.
00:17:31C'est-à-dire que j'avais réfléchi, je me suis dit à un moment donné,
00:17:35ce serait peut-être assez sympa de voir si notre événement après 50 ans s'inscrit parmi les événements les
00:17:41plus anciens.
00:17:42Mais je pense qu'il en fait partie, je pense qu'il en fait partie.
00:17:44Et donc ça devient incontournable justement parce que l'ancienneté fait la réputation aussi.
00:17:49Ce qu'on dit souvent, c'est-à-dire qu'on n'est pas…
00:17:52Il y a pléthore d'événements aujourd'hui, Rachid, pléthore.
00:17:55C'est-à-dire que depuis la création du livre par exemple,
00:17:59tu sais le circuit qui oppose le Pidgey et Tour depuis ces quelques années,
00:18:03on est dans une abondance d'événements qui nous est difficile aujourd'hui de suivre.
00:18:11Que ça soit sur le livre avec les Saoudiens…
00:18:13C'est la concurrence, c'est frontale ?
00:18:15Oui, mais tu te rends compte finalement que le débat est un débat de moyens et d'argent.
00:18:19Et c'est vrai que notre président a toujours cette espèce d'angle de vue en se disant
00:18:23c'est vrai qu'on n'est peut-être pas riche de ressources, mais on est riche d'une histoire.
00:18:28Qu'il faut capitaliser sur ce que nous avons.
00:18:3150 ans c'est une histoire, on est en cours de publication d'un ouvrage
00:18:34qui nous a permis de retracer depuis plus de 100 ans l'historicité du Golfe au Maroc.
00:18:40qui lui donne une vraie légitimité.
00:18:41Tu te dis mais finalement, l'argent c'est pas tout.
00:18:45Oui, et pour les joueurs justement qui viennent du monde entier…
00:18:49Ils viennent parce qu'ils aiment rencontrer des gens.
00:18:51C'est discuter le titre.
00:18:51C'est venir aussi marquer un moment d'histoire avec leur nom inscrit sur le trophée.
00:18:58Et puis la tradition, tu vois Rachid.
00:19:00C'est-à-dire, il y a un souverain à l'origine, il y a une continuité à travers la
00:19:06vision de sa majesté Mohamed VI,
00:19:07et puis il y a le légataire, c'est-à-dire, tu installes une tradition.
00:19:14C'est-à-dire, c'est un événement qui est royal.
00:19:16Quand on vient, on sent.
00:19:18Tu sens le poids de l'histoire, le poids des traditions, le protocole.
00:19:25Il y a plein de choses qui font que les gens sont attirés par ça.
00:19:28Donc, c'est tout ce mix autour de l'événement sportif qui donne quelque chose de grand à l'événement.
00:19:34Karim Gossus, vous nous accueillez ici dans ce golf mythique d'Arsalaam.
00:19:39Nous sommes le trou numéro 12 précisément.
00:19:43Alors, pourquoi le 12 d'abord ? Qu'est-ce qu'il a de particulier ?
00:19:46Alors, il est magnifique quand tu regardes les paysages autour de nous.
00:19:51Il est difficile, le départ, c'est, si j'ai bien regardé tout à l'heure, 489 mètres,
00:19:57pour arriver jusqu'au green, là-bas, très très loin, sur la gauche, si les téléspectateurs...
00:20:06Voilà. Qu'est-ce qui fait que ce trou numéro 12 a cette particularité ?
00:20:12Pourquoi vous avez décidé d'en venir ici ?
00:20:14D'abord, je pense parce que c'est l'un des endroits les plus éloignés des infras.
00:20:21C'est-à-dire qu'on se sent vraiment loin dans la nature.
00:20:23Donc, c'est presque un endroit de méditation.
00:20:25Et quand on arrive ici, on se dit, waouh, il se passe un truc, pourquoi ?
00:20:28Parce qu'il n'y avait pas d'eau ici à l'époque.
00:20:31Il a fallu encore revisiter le parcours et donc redonner en fait une dimension.
00:20:40On est venu, en fait, sur la base du concept original.
00:20:43C'est-à-dire qu'on a retravaillé les trous tels qu'ils étaient à l'origine.
00:20:47Donc, ces plans d'eau ont été restaurés.
00:20:48Mais c'est ce qui fait que cette beauté, c'est-à-dire là, il y a tous les éléments
00:20:51de la nature qui y sont.
00:20:52C'est-à-dire qu'on y trouve tout, même les bêtes.
00:20:55Donc, pour ceux qui aiment les oiseaux, les milans.
00:20:58C'est-à-dire que là, on se sent vraiment confondus avec la nature.
00:21:02Après, techniquement, le séquençage est intéressant.
00:21:05Pourquoi ? Parce qu'on passe l'allée.
00:21:08Le golf, c'est 18 trous.
00:21:10Donc, tu marches, tu fais tes 9 trous.
00:21:12L'allée, c'est des beaux trous, mais il y a une espèce de monotonie qui s'installe.
00:21:16Et cette monotonie est vite brisée quand on arrive sur le trou emblématique et le 9.
00:21:22On arrive, c'est une île.
00:21:24Alors, c'est une île.
00:21:25Et pour tous les férus de golf, on apprécie souvent, quand on regarde Sogras,
00:21:30qui est en fait un des tournois, on considère comme un cinquième majeur aux Etats-Unis.
00:21:35Après les quatre que l'on connaît tous.
00:21:39Sogras, c'est un majeur parce que le parcours et sa difficulté font qu'à un moment donné,
00:21:44on est à un trou, le 17, on est sur une île.
00:21:47Mais cette île, elle existe chez nous depuis 1970.
00:21:49Sogras n'a été conçue qu'en 83 ou 86.
00:21:53Donc, ce particularisme-là, on l'a et on le met en avant.
00:21:56Et à chaque fois, c'est waouh quand on arrive.
00:21:58Et ce waouh, il se prolonge.
00:22:00Le 10, on part 5 en montée.
00:22:03Donc, il y a des cassures qui font qu'on rentre dans un autre univers.
00:22:07Et on découvre en fait d'une manière spectaculaire.
00:22:10Et ça, on le doit aussi à Feu Sa Majesté qui, personnellement,
00:22:18d'autres chevals venaient faire des reconnaissances et donner ses recommandations
00:22:22pour mettre le parcours à niveau.
00:22:25D'où la présence des colonnes de Volubilis.
00:22:28Alors, ça, c'est intéressant. On va s'y arrêter.
00:22:31Des colonnes qui ont été installées sur le parcours.
00:22:34Donc, il faut faire très attention quand on joue.
00:22:36Parce qu'effectivement, ces colonnes existent.
00:22:39Alors, il y en a combien ? 4, je crois ?
00:22:41C'est bonne question. Là, c'est une colonne.
00:22:42Oui, je crois que c'est 4.
00:22:44Il me semble que c'est 4.
00:22:46Effectivement, elles sont installées sur le parcours.
00:22:48Et ça, c'est aussi pour marquer l'ancrage historique du Maroc.
00:22:53C'est très fort.
00:22:55Si tu comprends, au début, tu ne comprends pas.
00:22:59C'est-à-dire que tu ne comprends qu'avec le temps.
00:23:02Et cette capacité de projection, on l'a avec la maturité, avec l'âge, avec le temps.
00:23:07Et on comprend les ambitions du souverain.
00:23:10Tu te dis, mais le Maroc, ce n'est pas un pays qui n'est de nulle part.
00:23:14C'est-à-dire que là, tu fais référence finalement, parce que mon père le répétait aussi.
00:23:20On a été judaïsés, christianisés, islamisés.
00:23:25Et donc, tu reviens finalement à l'ère romaine.
00:23:28C'est vraiment l'époque romaine qui existe ici, au Maroc, et qui a été implantée.
00:23:35Et donc, cette profondeur historique, à un moment donné, on s'est dit, on va l'implanter là.
00:23:40Parce que le Maroc, c'est cette richesse.
00:23:42Cette richesse, et on le met là.
00:23:44C'est-à-dire, au lieu d'aller à Volubilis, on amène Volubilis ici.
00:23:46Et on se dit, pour le gars qui arrive, qui arpente le parcours après un certain nombre de trucs,
00:23:52qui arrive, waouh, c'est quoi ce truc-là ?
00:23:54Et puis, ça valorise finalement, non seulement le golf, mais l'histoire marocaine, dans toute sa dimension.
00:24:03Si vous voulez bien, on va parler de la pratique du golf ici, au Maroc.
00:24:07C'est quelque chose qui est de plus en plus, qui se démocratise, si j'ose dire.
00:24:12Avec toujours cette réputation qui est parfois fausse, que le golf, c'est pour les riches.
00:24:17Que le golf, ça coûte cher.
00:24:19Que le golf ne peut pas être pratiqué par tout le monde.
00:24:23Sauf que ce n'est pas forcément le cas.
00:24:25Loin de là même, puisque parfois, il y a des jeunes, des enfants même, qui sont initiés au golf.
00:24:34Alors que ce sont des enfants qui ne sont pas issus de familles, disons, privilégiées.
00:24:39Alors ça, c'est effectivement vrai. On ne peut pas considérer que, d'une manière très sincère et franche,
00:24:46qu'avec 7000 licenciés, le golf est une activité aussi importante que les autres.
00:24:52Et malheureusement, on a du mal.
00:24:56Parce que c'est un problème de communication.
00:24:58Ce n'est certainement pas un problème de moyens.
00:25:01Je pense que la majeure...
00:25:03T'en connais un petit peu les niveaux d'abonnement, de pratique.
00:25:07Je pense qu'il y a un effort de communication à entreprendre.
00:25:10Mais je pense que ce qui serait salvateur, en tout cas, c'est la création de modèles.
00:25:17C'est-à-dire se dire, à un moment donné, comme ça l'a été dans d'autres pays,
00:25:19avec Balesteros en Espagne, Seripark en Corée,
00:25:22si c'est la création d'un champion qui fera que, peut-être demain,
00:25:26le véritable intérêt sera suscité auprès des populations.
00:25:30Tu sais, par exemple, quand tu prends l'exemple de la Corée du Sud.
00:25:33J'ai eu l'occasion de visiter ce pays.
00:25:37Le golf n'existait pas il y a encore 30-40 ans.
00:25:41Mais l'avènement de Seripark est une grande championne
00:25:44a fait qu'ils sont 6 millions de pratiquants aujourd'hui.
00:25:47Juste parce que Seripark est un symbole.
00:25:51Donc, il y a une vraie stratégie aussi qui a été mise en place vers les universités américaines.
00:25:54C'est assez rassurant de voir aujourd'hui.
00:25:58Je ne vais pas comparer le football au golf.
00:26:04J'en profite pour féliciter l'équipe U20 de nous avoir donné des moments exceptionnels à vivre
00:26:12et sur le plan d'émotion.
00:26:14Et je me dis qu'il faudrait qu'un jour, on arrive à faire la même chose.
00:26:18On l'a fait avec quelques championnes.
00:26:20Mahah Dioui, qui a été quelque part la première joueuse marocaine à être sur un circuit féminin, international,
00:26:28suivi d'Inès Khalil, qui a gagné en France, l'Open de France.
00:26:33qui a été membre aussi pendant une année sur le LPG, le circuit de référence américain.
00:26:37Mais il manque peut-être la victoire d'un majeur ou quelque chose qui ferait que...
00:26:44Il faut catalyser ça par quelque chose, oui.
00:26:47Mais c'est possible.
00:26:49Oui, le chemin est entrepris.
00:26:50Il y a la volonté du président de la Fédération, son alteste royale, le prince.
00:26:58Il y a, et puis il y a aussi de se dire, bon ben voilà, pourquoi est-ce que le
00:27:03golf finalement
00:27:04n'irait pas aussi dans les écoles et ne pas faire venir forcément tous les enfants sur les golfs.
00:27:10C'est aussi se déplacer, c'est aussi aller faire la promotion du golf dans les établissements scolaires.
00:27:16On pourrait croire que cet entretien a été préparé, mais il n'a pas été.
00:27:18Non.
00:27:19Parce que c'est bien que tu me tendes la perche là-dessus.
00:27:25On ne peut que féliciter en fait des actions de la Genèse des Sports.
00:27:28C'est Chakib Moussa en fait qui a lancé en fait un projet, un projet ambitieux qui commence à donner
00:27:33ses fruits
00:27:34sur un ensemble d'activités sportives.
00:27:38C'est la création des sports-études.
00:27:43Donc on s'est dit qu'on va absolument s'arriver à ça parce qu'il est nécessaire et fondamentalement
00:27:49nécessaire de créer une base sur laquelle on doit travailler.
00:27:52Et on s'est rendu compte que finalement, la pratique golfique nécessitait non seulement du nombre, mais aussi du temps.
00:27:59Et ce temps, quand tu vois aujourd'hui les exigences du haut niveau, je te parlais de la Corée par
00:28:04exemple la dernière fois,
00:28:05quand tu vois la réussite coréenne, c'est de l'engagement.
00:28:10On fait fi de la jeunesse et de tout ce qui peut s'y associer.
00:28:13C'est tous les jours, c'est cinq, six heures de travail par jour tous les jours.
00:28:17C'est un engagement important.
00:28:19Donc si on veut vraiment rivaliser avec ces pays-là, on a eu besoin de passer un cadre.
00:28:23Et le ministère nous l'a donné ce cadre l'année dernière.
00:28:25Et on va l'opérer cette année avec la création de huit écoles de golf sous l'enseigne fédérale et
00:28:36avec la création de sport-études.
00:28:39Donc on aura l'avantage d'avoir des jeunes enfants entre 8 et 12 ans qui vont avoir du temps
00:28:44pour la pratique golfique.
00:28:46On espère avoir à horizon 3-4 ans 1000 enfants dans la filière performance.
00:28:51C'est important, ce n'est pas une filière ludique, c'est une filière performance.
00:28:54Là, c'est vraiment pour la performance.
00:28:57C'est pure.
00:28:57Pour devenir, pourquoi pas, des professionnels.
00:29:00Mais il fallait des prérequis.
00:29:01Bien sûr.
00:29:02Il fallait qu'on ait un cadre pour ça.
00:29:04Et on ne peut que saluer les efforts entrevus par le ministère, la Fédération du sport scolaire,
00:29:09la création d'événements aussi pour évaluer l'évolution du système.
00:29:13Et aujourd'hui, on peut dire que la filière est lancée.
00:29:17La filière est lancée en espérant dans quelques années d'en récolter évidemment les fruits.
00:29:22Est-ce qu'on peut imaginer, s'il y en a les moyens bien entendu, et s'il y en
00:29:29a aussi la volonté,
00:29:31je faisais référence au football tout à l'heure, une académie Mohamed VI pour le golf,
00:29:38pour faire émerger les pépites, les faire exploser comme dans le football.
00:29:44En tout cas, le modèle du football est exceptionnel parce qu'on voit qu'en l'espace de quelques années,
00:29:54que le football a entrepris un chemin structurant.
00:29:59Et ça, on le voit bien évidemment avec les générations montantes.
00:30:03Le Qatar, c'était 2022.
00:30:04Les championnats du monde, c'était hier.
00:30:08Et cette victoire est le résultat d'un travail, d'une stratégie mise en place avec des acteurs impliqués
00:30:16et qui ont une très bonne lecture et connaissance de l'écosystème.
00:30:21Et quand on voit effectivement que l'Académie Mohamed VI, au milieu de tout ça, est génératrice de ce type
00:30:29de produit,
00:30:30on peut s'enorgueillir et se dire finalement que le Maroc est en train de développer un modèle propre à
00:30:34lui,
00:30:34sur lequel d'autres fédérations peuvent aussi s'inspirer.
00:30:39Le golfe est dans cette voie.
00:30:43Alors nous, on a travaillé bien évidemment aussi avec tous les éléments marocains de la diaspora.
00:30:48C'était une recommandation qu'on a suivie.
00:30:51On a obtenu des résultats probants, pas analogues à ceux du football,
00:30:57mais les derniers championnats du monde récemment réalisés à Singapour
00:31:00nous ont permis d'avoir quand même un podium individuel.
00:31:03C'est-à-dire qu'on a un Marocain qui finit troisième au championnat du monde amateur.
00:31:07Ce qui est quand même voir le drapeau de l'Ankissi là-bas, oui.
00:31:11Et si je vous ai posé la question, c'est évidemment pas innocent.
00:31:13C'est parce qu'on a parlé de l'évolution du golfe ici au Maroc,
00:31:18et particulièrement ici de ce parcours d'Al-Salem.
00:31:23C'était d'abord une vision avec un outil d'attraction touristique,
00:31:30un outil d'attraction.
00:31:31Maintenant, le sport, quel qu'il soit,
00:31:34c'est devenu un outil de soft power.
00:31:38Est-ce que là, il y a aussi cette idée de se dire,
00:31:41tiens, on va utiliser le golfe comme emblème, quelque part,
00:31:46pour parcourir le monde ?
00:31:49J'aime bien utiliser ce ratio, tu sais,
00:31:51parce que le Qatar a été pour moi un symbole fort et puissant.
00:31:56C'est-à-dire que si le Qatar a misé sur l'organisation de la Coupe du Monde,
00:32:03dans la péréquation économique, c'est le Maroc qui a gagné.
00:32:07Par ses résultats.
00:32:08C'est-à-dire, tu te dis finalement, mais c'est vrai,
00:32:11il y a eu des milliards engagés.
00:32:14Nous, une équipe, finalement, s'est révélée.
00:32:16Et elle s'est révélée à moindre coût.
00:32:18mais a généré de telles retombées sur le plan économique,
00:32:21social et perception du Maroc.
00:32:23C'est-à-dire qu'on a mis le Maroc sur une carte.
00:32:25Et je me dis, mais c'est ça, finalement, le travail de fond.
00:32:30Idéalement, nous, on crée une génération,
00:32:33on crée une filière, une vraie filière sportive.
00:32:35Football, dans l'espoir, bien évidemment,
00:32:38de réaliser quelque chose de symbolique
00:32:42pour la prochaine Côte du Monde en 2030 chez nous.
00:32:47Mais ça va de pair.
00:32:48C'est-à-dire que ce qui est important pour nous,
00:32:50c'est le travail de structuration.
00:32:53Et on le voit.
00:32:54C'est prouvé.
00:32:55C'est-à-dire, de ce qu'on a vu aujourd'hui,
00:32:57dans l'attitude des joueurs, c'est une vraie...
00:33:02Il y a eu un vrai changement, en tout cas.
00:33:05Il y a une espèce de...
00:33:06Je ne sais pas, on en parlait...
00:33:08À un moment, toi et moi, on décomplexe, en fait.
00:33:12On sent que le Maroc, finalement...
00:33:13Il y a eu un déclic.
00:33:14Oui.
00:33:15Il y a eu un déclic, à un moment,
00:33:16qui a fait que maintenant, on se lâche.
00:33:18Oui, il joue.
00:33:19Il joue à la Marocaine.
00:33:20Oui.
00:33:21Il joue à la Marocaine.
00:33:23Et est-ce qu'au golf, par exemple,
00:33:24on joue à la Marocaine ?
00:33:26On y vient, parce qu'on a eu des petits modèles
00:33:28et on commence aujourd'hui à comprendre.
00:33:30Alors, ce qu'il faut, Rachid aussi,
00:33:32on s'est souvent coupé du monde.
00:33:34Qu'à un moment donné, le modèle américain
00:33:36était pourtant un modèle de référence.
00:33:37C'est-à-dire qu'on s'est dit,
00:33:38si ces mecs-là réussissent, là-bas,
00:33:41parce qu'on a regardé, on a étudié,
00:33:44on s'est rendu compte que
00:33:47les meilleurs joueurs du monde
00:33:48étaient produits par les universités américaines.
00:33:52Donc, je me suis dit,
00:33:52tant qu'à faire, mettons nos Marocains
00:33:55dans les universités américaines
00:33:56et laissons-les évoluer dans cet environnement,
00:34:01puisque c'est un environnement compétitif
00:34:03et qu'il offre le meilleur.
00:34:05Et on s'est dit, mais pourquoi ne pas finalement monter
00:34:06un doux projet ?
00:34:07Parce qu'à la sortie, tu formes un citoyen marocain.
00:34:10Qu'il réussisse au Golfe ou qu'il ne réussisse pas,
00:34:13il sort avec son diplôme, un bagage,
00:34:15une très bonne connaissance,
00:34:16et c'est un citoyen de demain
00:34:18qui servira son royaume.
00:34:22Et aujourd'hui, on a une quinzaine d'éléments
00:34:24qui évoluent dans les universités américaines
00:34:25qui sont décomplexés, qui sont chez eux,
00:34:28qui jouent avec eux,
00:34:29mais qui n'ont plus finalement cette appréhension
00:34:31ni cette peur de devoir les affronter un jour.
00:34:34C'est ce qui se produisait un peu à l'époque.
00:34:36On les mettait en immersion dans un système
00:34:38qu'ils ne connaissaient pas.
00:34:38Une espèce de complexe non-dit ?
00:34:40Ben, tu ne sais pas.
00:34:41Tu viens et on te jette là-dedans.
00:34:42Et on sait que la dimension mentale
00:34:45dans une activité sportive est importante,
00:34:47si ce n'est essentiel.
00:34:48Si tu n'es pas libéré de tous tes carcans,
00:34:52tu ne peux pas donner le meilleur de toi.
00:34:54Ce dont on parlait tout à l'heure,
00:34:55c'est-à-dire ces jeunes qui vont peut-être
00:34:58intégrer une académie de golf
00:35:01dans les semaines ou les mois qui viennent,
00:35:04espérons-le.
00:35:04Est-ce que c'est en faire de très bons golfeurs
00:35:09ou en faire d'abord des Marocains fiers et forts ?
00:35:11C'est ça, l'essentiel.
00:35:12Mais c'est ça, Rachid.
00:35:14Bon golfeur, c'est accessoire.
00:35:17Idéalement, ce serait bien,
00:35:19mais chaque Marocain a une forme d'énergie
00:35:22qu'il peut donner,
00:35:23c'est-à-dire quelle qu'elle soit.
00:35:24J'aurais aimé être un bon joueur aussi.
00:35:26Je n'ai pas été.
00:35:27Mais j'ai servi à faire autre chose.
00:35:30Si on peut aider ces jeunes à venir,
00:35:34il faut libérer des énergies.
00:35:36Il y a tout.
00:35:38Il y a tout à la sauce marocaine.
00:35:40Il y a tout à la sauce marocaine.
00:35:41Il faut décomplexer.
00:35:44Et puis je pense qu'il y a moyen de le faire.
00:35:47Aujourd'hui, on est aidé par tous les opérateurs.
00:35:50Si le ministère est là, il y a une volonté qui est là.
00:35:53Elle est suprême.
00:35:53Elle est puissante.
00:35:54Elle est active.
00:35:56Il y a l'OCP avec sa nouvelle filiale.
00:35:58Ce qu'il faut que tu saches aujourd'hui,
00:35:59c'est que l'OCP aussi est impliqué dans le secteur.
00:36:01Ils ont créé à travers l'UM6, le LIDEX, une filière sport-études.
00:36:06Donc, ils sont en immersion.
00:36:09Ils ont signé une convention avec la Fédération de foot.
00:36:11Donc, on voit finalement que l'agrégation de toutes ces compétences
00:36:17nous permet en travaillant ensemble.
00:36:18C'est un travail d'équipe en fait.
00:36:19Oui, c'est un travail d'équipe.
00:36:20J'ai quand même une petite chose à te demander.
00:36:27Sur ce beau parcours sur lequel on a la chance d'être aujourd'hui,
00:36:32pendant la compétition, la compétition internationale,
00:36:35la grande compétition qui a lieu chaque année,
00:36:38qu'est-ce qui t'a marqué toi dans l'histoire de ce qui s'est produit ici ?
00:36:44Des moments, des instants, des gravités ou de la légèreté ?
00:36:50Bref, des beaux moments qui ont été marquants.
00:36:54Alors, bien sûr, tout ça, tu le puisses dans l'historicité.
00:36:56C'est ce que je te disais.
00:36:57C'est-à-dire qu'à un moment donné,
00:36:58jamais je ne me serais intéressé à l'histoire du Maroc
00:37:02sans passer par l'histoire du Golfe.
00:37:04Et en passant par l'histoire du Golfe,
00:37:06j'ai découvert que le Maroc était présent aussi.
00:37:09Anecdotiquement, je voudrais juste relever ce fait
00:37:12parce que quand je me suis penché un peu sur l'histoire du Golfe,
00:37:16le Golfe a sa mec aussi.
00:37:17C'est Saint-Andros, c'est cinq siècles d'histoire.
00:37:20Tu vas à Saint-Andros, tu découvres,
00:37:22parce que tu veux comprendre l'ADN.
00:37:24Donc, tu vas chercher, tu creuses.
00:37:26Et là, tu comprends que le Golfe, c'est un peu ça.
00:37:28Tu te dis, mais finalement, on s'est un peu éloignés.
00:37:30Et puis, tu rentres et tu visites.
00:37:31Et puis, il y a des musées.
00:37:32Tu rentres dans les musées, tu découvres.
00:37:34Et puis, à un moment donné, de fil en aiguille,
00:37:36tu tombes sur un truc et tu vois que le premier trophée
00:37:40qui a été donné à l'événement le plus ancien de la planète,
00:37:46qui a plus de 150 ans, tu vois que le premier trophée
00:37:49s'appelle la Marocan Belt.
00:37:52Et là, tu te dis, historiquement, il y a un truc qui…
00:37:57Nous, au Maroc, est-ce que…
00:37:58Et c'est toujours cette même histoire.
00:37:59C'est-à-dire que…
00:38:00Donc, plus cette profondeur historique est importante,
00:38:03et plus tu te rends compte que finalement,
00:38:04il fallait que j'aille dans le temps long,
00:38:06et que c'était monarchique,
00:38:08et que là, on est finalement au temps de Moulaïsmaïl,
00:38:11et que de fil en aiguille…
00:38:13Ben ouais, parce que tu rentres dans le temps des corsaires,
00:38:15et tu vois que finalement,
00:38:16le Maroc avait développé des liens avec l'Écosse,
00:38:18et tu te dis, mais donc, ça a commercé,
00:38:20et donc, le cuir marocain s'est exporté,
00:38:22et qu'ils ont conçu…
00:38:27Comment te dire ?
00:38:27Pas une coupe, mais quelque chose…
00:38:29Un symbole…
00:38:30Un trompé, un symbole…
00:38:32Qui précède…
00:38:32Qui précède…
00:38:34Qui précède…
00:38:35L'actuelle coupe…
00:38:36Qu'on appelle…
00:38:38La claret de jocle…
00:38:39Tu te dis, mais attends,
00:38:39mais ce truc-là existe depuis 1867…
00:38:44Waouh !
00:38:45Karim Gostus, une nouvelle fois,
00:38:46merci de nous accueillir dans cet endroit féérique…
00:38:52Ailleurs…
00:38:53Loin…
00:38:53Pour une autre compétition…
00:38:54Mais comment est-ce que c'est possible ?
00:38:56Et d'abord, qu'est-ce que c'était ?
00:38:58En fait, c'est…
00:38:59C'est…
00:39:00C'est toujours un phénomène…
00:39:01Lié à la curiosité, en fait…
00:39:03C'est…
00:39:04C'est…
00:39:05C'est…
00:39:05C'est…
00:39:06C'est…
00:39:06C'est un système qui…
00:39:07Qui fonctionne en fait en cascade,
00:39:09Parce que l'histoire appelle l'histoire,
00:39:10appelle l'histoire…
00:39:11Et quand on s'intéresse effectivement à l'histoire…
00:39:16La première…
00:39:17La première chose qui nous vient à l'esprit…
00:39:19C'est…
00:39:19D'abord, la profondeur historique du Golfe au Maroc…
00:39:21Donc déjà, ça donne une légitimité…
00:39:23C'est pour ça que l'élément différenciant
00:39:25avec d'autres pays qui apparaissent…
00:39:27Comme des destinations gophiques…
00:39:29N'ont pas vraiment de légitimité…
00:39:31Aujourd'hui, sans vouloir faire de concurrence…
00:39:34À nos voisins…
00:39:35Mais on se dit finalement…
00:39:36On a…
00:39:37On a quelque chose qui donne plus de 100 ans…
00:39:39Et sur cette chose-là…
00:39:40Il y a…
00:39:41Il y a une…
00:39:41Une agrégation en fait…
00:39:44De…
00:39:45De…
00:39:45De…
00:39:45De…
00:39:45De…
00:39:45De…
00:39:45De…
00:39:46De…
00:39:46De…
00:39:50De…
00:39:50De...
00:39:51Quand on voit, par exemple, le poignard qui est remis…
00:39:53On se dit dans l'histoire…
00:39:56Qu'est-ce qui a fait que ce poignard est sorti !
00:39:59C'est à chaque fois…
00:40:00D'ailleurs…
00:40:01D'ailleurs, on en a fait…
00:40:03Une…
00:40:03Une thématique…
00:40:03On ne met pas le poignard en avant…
00:40:20Wall还是…
00:40:20C'est quoi ? Tu réfléchis, tu te dis, on va faire des recherches et tu te rends compte que
00:40:26finalement, comme ça, mais tu crées des mythes et des corsaires étaient présents et que les corsaires ont pillé, ont
00:40:34kidnappé parce qu'il y avait aussi une forme, au temps de l'Empire, il y avait même de l
00:40:41'esclavagisme qui se pratiquait du côté des Blancs.
00:40:45C'est-à-dire qu'on avait des scales Blancs et puis on s'est rendu compte qu'être forgeron,
00:40:51c'était aussi quelque chose qu'on avait importé.
00:40:53D'ailleurs, anecdotiquement, je ne fais pas le lien avec le poignard, mais je me dis, si les forgerons écossais
00:40:59étaient venus au Maroc, tu te dis, et c'est vrai, c'est prouvé,
00:41:02et que tu as un gars à Souara qui a un monument qui s'appelle Sidi Macdoul, des McDonald's, et
00:41:10tu te dis, mais est-ce que les écossais étaient là il y a cinq siècles ?
00:41:13Est-ce que les écossais nous ont appris aussi à faire de la ferronnerie et forger ?
00:41:17Peut-être que le poignard est arrivé de là-bas.
00:41:19Enfin bref, tout ça, c'est des exercices intellectuels, mais on est libre de penser qu'on veut et on
00:41:29se dit que cette profondeur historique fait que le Maroc existe depuis, en tout cas, des millénaires.
00:41:33Et on ne va pas simplement dire qu'on fait comme les autres, non, on fait peut-être différemment des
00:41:38autres, avec notre propre savoir-faire.
00:41:41Et l'histoire de la ceinture marocaine, c'est pareil, c'est-à-dire que si on ne sait pas,
00:41:45si on ne va pas, si on ne se déplace pas, personne ne sait.
00:41:48Et quand on la découvre comme ça dans un musée, et que les autres font la...
00:41:53On va rappeler la genèse de cette ceinture, ça c'est intéressant si vous voulez bien, c'est que, voilà,
00:41:58cette ceinture a servi de trophée pour ce qui a été le plus prestigieux tournoi à travers le monde, ici,
00:42:07marocain.
00:42:07Alors, le golf date de cinq siècles. Il a été pratiqué, on dit souvent, en Hollande, le début, le terrain,
00:42:17où les terrains étaient plats, exportés ensuite en Écosse, pratiqués.
00:42:23Et d'ailleurs, comment le golf est arrivé, je ne veux pas le dire ni le savoir, mais ce qu
00:42:29'on sait, c'est qu'il était banni et interdit les jours de sabbat,
00:42:33lorsque James Catt, qui dirigeait le comté là-bas en Écosse, avait retené quelque part ses guerriers,
00:42:43puisqu'ils étaient en opposition, en fait, avec les Anglais à cette époque-là, donc il y avait une vraie
00:42:47friction entre Écossais et Anglais.
00:42:49Et au lieu d'aller faire de l'archerie, ils allaient pratiquer le golf dans les jardins de Perth.
00:42:54Et donc, la tradition n'est comme ça, le golf s'est développé, s'est professionnalisé,
00:43:01des associations se sont construites, entre Green Keepers, ce sont les intendants de terrain,
00:43:05ceux qui ont conçu des clubs, parce qu'il faut se mettre...
00:43:08Et puis, donc, des bons joueurs se sont constitués et ont organisé des événements.
00:43:15Et donc, l'un des événements les plus anciens qui a démarré à Prestwick ne s'est pas joué sur
00:43:2018 trous,
00:43:20c'est joué sur un séquençage de 3 fois 12 trous, je crois, c'est ça, il y avait 12
00:43:27trous.
00:43:27Et ils avaient décidé ensemble, donc, de créer un prix entre eux.
00:43:31Ce n'était que 12 ou 15 joueurs au départ en 1867, hein.
00:43:34Donc, ce sont des gens qui adoraient cette décision, ils étaient passionnés.
00:43:36Mais vous voulez s'appronter comme ça, c'était des passionnés.
00:43:38Voilà, et puis j'imagine que dans les commerces qui se développaient entre le Maroc
00:43:44et les pays d'outre-mer, donc l'Écosse, l'Angleterre, la France,
00:43:49eh bien, il y avait des matériaux qui se vendaient, qui se troquaient.
00:43:56Et donc, le cuir marocain avait cette richesse-là, c'est qu'il était utilisé.
00:44:02Et cette légitimité, bon, ben voilà, elle est posée, c'est la ceinture marocaine.
00:44:06Et elle a 150, plus de 150 ans, elle est là, elle est posée, on la regarde, elle existe.
00:44:10Et elle est juste à côté de l'actuel trophée.
00:44:13Mais pourquoi ? Parce que cette ceinture, ils s'étaient mis d'accord entre eux,
00:44:17qu'en la gagnant trois fois de suite, elle graissait chez le propriétaire.
00:44:21Et qu'à partir de là, l'événement n'avait plus lieu d'être.
00:44:25Et ce qui s'est passé avec le jeune Tom Morris, qui était le fils du old Tom Morris,
00:44:29qui était finalement le précurseur du golfe moderne,
00:44:32et ce jeune garçon qui est mort d'ailleurs d'une maladie contraignante,
00:44:41très très jeune, a gagné donc le tournoi trois fois,
00:44:45et a remporté cette marocaine belt.
00:44:47Il l'a gardée.
00:44:48Il a gagné, et le tournoi s'est arrêté.
00:44:51Si, si, si.
00:44:52Il s'est arrêté pendant un an.
00:44:54Et je pense que les promoteurs ont à un moment donné décidé de relancer cet événement-là,
00:45:02qui est devenu le British Open, avec la claret de jeu, qu'on connaît aujourd'hui.
00:45:07On connaît qu'on connaît aujourd'hui.
00:45:08La marocaine belt.
00:45:10C'est impressionnant, c'est beau.
00:45:12C'est spectaculaire de se dire que le Maroc était présent.
00:45:15On a fait un voyage, on a fait un voyage très longtemps extraordinaire,
00:45:18et qui donne une légitimité, entre guillemets, à l'activité.
00:45:21Alors il y en a qui ont, certains qui n'ont pas fait le voyage,
00:45:24malheureusement, qui ne sont pas venus ici pratiquer le golf.
00:45:27Je pense à celui qui est dans l'inconscient de celles et de tous ceux qui pensent golf,
00:45:33c'est un certain Tiger Woods.
00:45:35Il y en a eu d'autres, qui sont tout aussi prestigieux,
00:45:37mais lui, il n'est pas venu, il n'a pas joué ici,
00:45:40ou peut-être qu'il viendra, puisqu'il continue à pratiquer le golf.
00:45:44Mais si lui n'est pas venu, certains de ses proches, eux, sont venus.
00:45:50Alors, ça c'est une belle histoire aussi, c'est une anecdote extraordinaire,
00:45:54parce qu'encore une fois, elle révèle toute la vision du roi des fins.
00:46:00Autant il a pris l'architecte pour construire ce parcours,
00:46:06dans la même lignée, il a décidé de prendre l'un des meilleurs professeurs,
00:46:11pour pouvoir justement inculquer, non seulement à sa personne,
00:46:15mais aussi à tous les citoyens marocains qui résidaient ici à Rabat,
00:46:21puisque la personne qui a été recrutée à cette époque-là s'appelle Claude Boucharmon,
00:46:29dont le père Claude Harmon a été le premier enseignant,
00:46:33mais qui a refusé de s'installer au Maroc,
00:46:35parce qu'il avait déjà une clientèle à qui il prodiguait ses cours et ses conseils
00:46:41au golf de Wingfoot, un golf, on va être très réputé.
00:46:44Le gars était un ancien vainqueur de majeur,
00:46:47et il a préconisé à l'époque à sa majesté, à sa majesté le roi Hassan II,
00:46:54de dédier son fils, qui à cette époque-là, on est dans les années 69-70,
00:47:01qui était encore, je pense, jeune marié, de venir s'installer au Maroc.
00:47:05Donc, on a eu Claude Harmon, le père, le fils qui venait de sortir de la guerre du Vietnam,
00:47:12qui était golfeur aussi, et qui a décidé de mener une aventure au Maroc.
00:47:17Donc, il vient, il s'installe avec son épouse mexicaine,
00:47:21il demeure sur site, il devient ce qu'on appelle le head coach,
00:47:24partenaire aussi et enseignant privilégié de sa majesté.
00:47:28Il reste 7-8 ans au Maroc, et il se marie même avec une Marocaine, tiens.
00:47:36C'est faux l'histoire, hein.
00:47:37Et on peut dire, c'est vrai que ta gueule n'est jamais venu au Maroc,
00:47:41mais on peut, par des déductions, dire que son père spirituel a été là.
00:47:49Et ce même père spirituel a été formé par un grand monsieur, qui est sa majesté.
00:47:56Donc, on se dit, mais 7 ans au Maroc, ça marque ?
00:48:00Dans cet environnement, et ça donnait quelque part aussi du corps à l'enseignant.
00:48:07Et sur sa route, il a rencontré donc Earl Wood, le père de Tiger, 7-8 ans après,
00:48:12qui lui propose d'encadrer son gamin.
00:48:15Alors, il gagne ensemble la majeure partie des majeurs.
00:48:18C'est-à-dire, l'essentiel de la carrière de Tiger, c'est fait avec Claude Boucharmon,
00:48:22qui a été au Maroc pendant 7 ans, envoyé par son père.
00:48:26Donc, l'histoire, elle est extraordinaire.
00:48:28Oui, et finalement...
00:48:30Extraordinaire.
00:48:30Tout est très proche.
00:48:32Et on a des photos.
00:48:33Et on a des photos.
00:48:34Et on a son ancien caddie qui est ici, Bambouh, qui est là, et qui nous raconte ça.
00:48:39Et donc, je pense qu'il y a quelque chose qui mérite d'être raconté.
00:48:45Toi, qui connais certainement ces parcours, puisqu'il y en a, on a dit, deux et demi pour l'instant,
00:48:52qui les connais par cœur, est-ce que, dans ton esprit, l'ombre de sa majesté,
00:49:01Hassan II, plane encore dans tes promenades, si j'ose dire, en tout cas dans tes parties,
00:49:11est-ce que tu le ressens, ça ?
00:49:12Oui, c'est dur de se défaire de ça, en tout cas.
00:49:15Ça, c'est une certitude.
00:49:16C'est-à-dire que je milite, mais je le milite de manière sincère.
00:49:21Tous les ans et chaque année, de plus en plus, pour comprendre.
00:49:24Parce que, encore, tu détricotes.
00:49:26Tu comprends, tu découvres.
00:49:29Quand on voit les archives de ce parcours, on comprend la vision et on la respecte.
00:49:35Et c'est en la respectant qu'on comprend la dimension.
00:49:38Alors, tout ça, ça a été secret, ça n'a pas été dit, mais je pense qu'une voix doit
00:49:42parler un jour
00:49:42pour dire que cette inscription, en tout cas, pour le peuple marocain, pour ce pays,
00:49:48c'est-à-dire qu'il n'y a rien d'égoïstie, il n'y a que du don.
00:49:52Et ce don-là, moi, je le perçois, on arrive à la 50e, peut-être que tout le monde n
00:49:56'est pas sensible.
00:49:58Bon, moi, je le ressens dans mes entrailles parce que je suis là,
00:50:00et que je sens que mon devoir est un devoir de transmission.
00:50:04Et il est important et fondamental de le maintenir, de le faire savoir,
00:50:09et que chacun puisse le porter en nous.
00:50:12Les jeunes ?
00:50:13Les jeunes.
00:50:15Il faut que les jeunes incarnent l'avenir du golfe marocain,
00:50:21et s'inscrivent aussi dans cette continuité historique.
00:50:24Ça l'est, ça l'est à travers son altesse royale.
00:50:29On ne mesure pas encore les efforts constants et fortement impliqués,
00:50:33lui, de ses équipes, de tout le bureau qui est autour de lui,
00:50:36qui appréhendent aussi les enjeux de demain.
00:50:44Mais ce qui est significatif aussi, c'est les résultats,
00:50:47c'est-à-dire rien ne vient de manière innocente.
00:50:50Donc on voit, c'est un travail dans le temps long.
00:50:52Un travail de longue haleine, une vraie volonté, une vraie direction.
00:50:55Dans le temps long, oui, mais qui s'inscrit dans les signes.
00:50:59Bon, c'est clair qu'on a tous envie d'aller très vite.
00:51:03Mais la légitimité, on l'aura aussi par l'assise.
00:51:07Et l'assise, elle est là.
00:51:08Même si on traverse des zones de turbulence,
00:51:11on ne peut pas dire que le golfe est un caprice.
00:51:1450 golfs au Maroc, ça parle.
00:51:17Et il faut qu'ils soient au rendez-vous.
00:51:19C'est-à-dire qu'on sait que tous les acteurs de l'écosystème,
00:51:21que ce soit l'Office du tourisme, le ministère du tourisme,
00:51:23je ne sais pas avec qui j'ai eu cette discussion,
00:51:25mais le golfe doit être considéré comme une industrie.
00:51:28C'est générateur de moyens.
00:51:32Aux Etats-Unis, il y a 13 000 golfs, il y a 30 millions de golfeurs.
00:51:37C'est-à-dire qu'il y a tout le Maroc qui joue au golf.
00:51:39Donc il y a une industrie.
00:51:42Si l'Espagne l'a compris avec Acosa del Sol,
00:51:44l'Algarve l'a compris avec le Portugal,
00:51:47la Turquie l'a compris, les Émirats commencent,
00:51:50l'Arabie Saoudite se lance avec leur projet.
00:51:53Donc le Maroc, avec son authenticité, son histoire,
00:51:57a sa place indéniablement.
00:52:00Le Maroc aussi avec ses problèmes, si j'ose dire,
00:52:03le strassidrique par exemple,
00:52:05qui est dans l'esprit de beaucoup de gens,
00:52:09qui est une réalité.
00:52:12Et parfois, certaines personnes se disent,
00:52:15mais on entretient des golfs,
00:52:17alors que parfois, on aurait besoin d'irriguer plus des cultures
00:52:22ou d'avoir de l'eau dans des douanes, etc.
00:52:26Qu'est-ce qu'on peut répondre à ça ?
00:52:29C'est comme si on coupait l'eau à l'hôtel,
00:52:33dans un hôtel où il y avait plein de touristes ?
00:52:35On ne va pas reprocher à ces gens-là de penser comme ça,
00:52:37puisque notre problème, c'est peut-être la communication.
00:52:42Des instructions ont été données
00:52:43pour que tous les golfs soient rattachés
00:52:46aux stations de traitement des eaux usées.
00:52:49Et 85-90% des golfs le sont aujourd'hui.
00:52:52C'est-à-dire qu'on ne prend pas de l'eau de ville,
00:52:56on prend de l'eau de traité.
00:52:58Donc cette eau de traité a généralement été jetée en mer.
00:53:01Donc autant la réutiliser...
00:53:01C'est important de le dire, c'est du recyclage d'eau.
00:53:03Je le dis, on est vraiment dans le support.
00:53:06Pour le dire, c'est-à-dire qu'on comique peut-être pas suffisamment,
00:53:09mais ce travail dans l'ombre est fait ardemment sur...
00:53:12Le principe écologique conservé, y compris quand il faut irriguer les golfs,
00:53:16c'est avec de l'eau qui se répartit en mer
00:53:18s'il n'avait pas été utilisé sur les parcours.
00:53:21La sensibilité écologique, en tout cas, de notre président, elle est forte.
00:53:25Ça peut partir d'un arbre qu'on va couper
00:53:27pour te donner le niveau de sensibilité.
00:53:30Et qu'un arbre est considéré comme un humain,
00:53:33c'est-à-dire qu'on ne va pas l'arracher comme ça,
00:53:35jusqu'au problème hydrique.
00:53:38C'est ce qui nous pousse, nous tous, à croire
00:53:41à ce cheminement de pensée,
00:53:44de se dire qu'on est tous concernés, on est dans la bonne voie.
00:53:49Malgré ta modestie, je sais que tu es un très, très bon golfeur.
00:53:54Comment est-ce qu'on devient un golfeur ?
00:53:56À quel âge on peut commencer ?
00:53:57Est-ce qu'il faut commencer petit pour pouvoir se faire plaisir sur un parcours ?
00:54:03Est-ce qu'on peut commencer adulte ?
00:54:05Quelle est la difficulté pour devenir un golfeur ?
00:54:10Comment ça se passe ?
00:54:12Alors, il y a deux questions dans ta question.
00:54:15Il y a l'accès.
00:54:16Oui.
00:54:17Et ensuite, il y a le maintien.
00:54:20Alors, l'accès, bon, moi, j'ai eu cette chance,
00:54:23c'est que mes parents se sont inscrits au golf,
00:54:26donc nous ont amené, de fait, avec eux au golf.
00:54:29Donc, on a commencé très tôt, très vite, très jeune.
00:54:31Est-ce qu'il y a beaucoup de parents comme les miens ?
00:54:33Je ne sais pas.
00:54:34Je ne vais plus t'en avoir, certainement.
00:54:36Je sens qu'il y a de l'engouement, de plus en plus.
00:54:40Je sens qu'on force quelque part un peu, pas le destin,
00:54:43mais c'est-à-dire que toutes les initiatives qu'on mène avec le ministère
00:54:45et les organes de tutelle font en sorte qu'on accélère un process.
00:54:52Ce process n'est pas naturel, parce qu'il y a peut-être encore
00:54:56cette espèce de plafond, de verre qu'on n'a peut-être pas envie de traverser,
00:55:02mais il y a beaucoup de jovialité chez nous.
00:55:07Quand je vois les acteurs du golf marocain aujourd'hui,
00:55:09ils sont accessibles.
00:55:11Et je pense qu'on ne communique pas suffisamment pour faire dire aujourd'hui
00:55:13que les visages du golf marocain, ce sont des visages qui viennent de partout.
00:55:20Et aujourd'hui, on peut être fier de dire que les enfants des jardiniers
00:55:24ou des cadets se retrouvent dans des universités américaines,
00:55:27parce que ça, c'est des faits, c'est des faits réels.
00:55:29Je ne suis pas en train de dire que.
00:55:31Et à chaque fois qu'on passe un citoyen marocain quelque part,
00:55:34et d'où qu'ils viennent, il n'y a pas de ségrégation, c'est ouvert.
00:55:39Mais cette ouverture-là, peut-être qu'il faut la faire savoir
00:55:41avec des outils de communication peut-être un peu plus performants,
00:55:43plus adaptés, et de dire que c'est accessible.
00:55:46Donc ça, c'est la première des choses.
00:55:47Ensuite, maintenir.
00:55:48Maintenir, c'est compliqué.
00:55:51Maintenir un enfant dans sa motivation jeune,
00:55:55et de le garder dans un esprit ludique.
00:56:00Parce que je crois que la grande contrainte,
00:56:02elle est plutôt d'ordre pédagogique, c'est nos enseignants.
00:56:05Il faut aujourd'hui arriver...
00:56:06Comment s'amuser en jouant au golf ?
00:56:10Oui, c'est ça, c'est-à-dire que je pense qu'il y a...
00:56:12Parce qu'un swing, c'est difficile, parce qu'il y a une coordination de son corps
00:56:17qui doit être quasi parfaite, si on veut savoir où on envoie la balle.
00:56:23C'est très subtil, et en même temps, les jeunes, est-ce que dans cette subtilité, ils ne se perdent
00:56:30pas parfois ?
00:56:30Et beaucoup, beaucoup, beaucoup d'abandons se font malheureusement à cause du langage pédagogique.
00:56:38C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de frustration à garder un gamin.
00:56:41C'est comme dans une école, moi, je n'ai jamais compris à quoi l'école sert pour un enfant.
00:56:45C'est-à-dire, je vais me retrouver 6h, 7h, assis sur un...
00:56:47C'est antinomique, ça ne marche pas.
00:56:50C'est comme un enfant, tu ne peux pas le cadrer, il faut le libérer, il faut le laisser.
00:56:54Et je pense que l'enfant apprend plus par mimitisme que par un apprentissage forcé.
00:56:59Ou si l'apprentissage doit avoir lieu, il doit être...
00:57:04Il doit être multi...
00:57:08Multi-complexe, c'est-à-dire qu'un enfant va mieux comprendre
00:57:11la complexité des gestes à travers un apprentissage
00:57:15qui va lui permettre de ne pas être mono-sport.
00:57:17Il va être bon golfeur parce qu'il aurait été bon footeux,
00:57:22bon basketteur, bon...
00:57:24C'est par cette richesse-là,
00:57:26et on sous-estime le potentiel cognitif d'un enfant.
00:57:30Il faut accepter qu'un enfant puisse apprendre par lui-même.
00:57:34Je pense que c'est ça, c'est cette direction qu'il faut entreprendre.
00:57:37Une fois qu'il est là, c'est-à-dire que le plus dur, c'est de l'amener là.
00:57:40Bon, là, on va amener des gamins de manière artificielle,
00:57:42mais bon, c'est réel.
00:57:43Ils sont là, les 250 gamins du ministère, machin.
00:57:46Mais comment les faire tenir parce qu'on reste sur une population faible ?
00:57:49Est-ce que...
00:57:50Ce sera ma dernière question.
00:57:51Est-ce que, oui ou non,
00:57:54on peut faire comprendre à des...
00:57:56à des jeunes golfeurs...
00:57:58Alors, quand on se dit jeune golfeur, c'est pas forcément des jeunes gens,
00:58:01parce que ça peut être, finalement,
00:58:03on peut être jeune golfeur quand on débute, quelque part,
00:58:07qu'il y a bien un moyen,
00:58:10quand on apprend à jouer,
00:58:12d'éprouver un plaisir extraordinaire,
00:58:15à taper la balle et à l'envoyer,
00:58:17où on a envie de l'envoyer,
00:58:19et à suivre un parcours, être au milieu de la nature, etc.
00:58:22Est-ce que ça s'explique, ça ?
00:58:24Ça se raconte ?
00:58:28Ou ça se vit ?
00:58:29Ça se vit parce que...
00:58:35C'est comme lancer quelque chose.
00:58:38Je ne sais pas comment...
00:58:39Quand on est gamin, on fait des choses.
00:58:41Et on fait des choses, on fait des choses simples.
00:58:44Je pense que toute l'articulation,
00:58:46la standardisation des épreuves,
00:58:48passe par des gestes spontanés.
00:58:50Le lancer est un geste spontané.
00:58:52Le lancer à travers un levier,
00:58:54qui est le golf ou une raquette de tennis,
00:58:57c'est spontané,
00:58:58c'est le plaisir procuré par un vol de balle.
00:59:02C'est difficile à traduire.
00:59:03C'est une quête permanente de la perfection,
00:59:07de l'horloge parfaite,
00:59:09qui tourne et qui...
00:59:10C'est sensoriel, c'est kinesthésique,
00:59:13c'est...
00:59:15C'est son coin.
00:59:16Ça envahit, ça envahit même moi.
00:59:18C'est-à-dire que jusqu'à maintenant...
00:59:19C'est la population des clubs...
00:59:20C'est la recherche et la quête.
00:59:22Et la quête de la perfection du geste.
00:59:24Parce qu'à un moment donné,
00:59:25il y a une sensation,
00:59:27il y a quelque chose d'audible sur le plan sonore
00:59:29qui fait qu'à un moment donné,
00:59:30on se dit, tiens, j'ai touché le Graal.
00:59:32Et ce truc-là, tu ne l'as pas tout le temps.
00:59:35Tu ne l'as pas tout le temps,
00:59:36mais tu sais que tu l'as touché.
00:59:37Et c'est cette quête qui fait qu'à un moment donné,
00:59:40tu vas essayer de reproduire, reproduire.
00:59:41Quand un bon joueur de golf, par exemple,
00:59:43sur un parcours te dit,
00:59:44j'ai senti 5 bons coups sur les 70 que j'ai réalisés,
00:59:50c'est déjà énorme.
00:59:50C'est déjà une belle performance.
00:59:51Il ne faut pas s'imaginer qu'ils font tout bien.
00:59:56Merci beaucoup.
00:59:57Avec plaisir.
00:59:59Avec plaisir.
00:59:59Au plaisir d'échanger encore.
01:00:00C'était un moment extraordinaire.
01:00:02Avec plaisir.
01:00:03C'est génial.
01:00:04Merci de nous avoir reçus ici.
01:00:07Merci de nous avoir racontés.
01:00:08Je ne sais pas.
01:00:09C'est un beau cadeau pour le pays.
01:00:11Ça veut dire que tu connais mieux que beaucoup de monde.
01:00:13C'est un beau cadeau pour le pays.
01:00:14C'est un beau cadeau pour la ville aussi.
01:00:17Parce que...
01:00:18C'est un poumon.
01:00:19Oui, c'est un poumon.
01:00:20C'est un poumon réel.
01:00:22Je rêverais demain de voir des gens marcher ici.
01:00:25Comme à Central Park.
01:00:26Ce n'est pas impossible.
01:00:28C'est-à-dire qu'il y a une belle installation tolérée.
01:00:30Il faut assurer une certaine sécurité avec le golf.
01:00:34Oui, mais il y a des chemins.
01:00:35Il y a des chemins pédestres.
01:00:36Ils sont là.
01:00:36Quand tu vas à Saint-Andre-Rousse,
01:00:39il y a la route.
01:00:41Il y a un clocher.
01:00:42Et tu te dis, j'arrive, je vais traverser.
01:00:45Et là, les gens s'arrêtent.
01:00:46Ils te laissent traverser pour aller à la mer.
01:00:47Non, non, c'est possible.
01:00:48Il ne va falloir en installer un petit peu partout
01:00:50pour que les gens puissent se promener
01:00:51et profiter de ce cadre extraordinaire.
01:00:55Merci beaucoup, c'était un plaisir pour moi.
01:00:56Merci beaucoup, Kalamoussous.
01:00:57Et puis, bon anniversaire.
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