Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 jour
« La maison de ma grand-mère a inspiré un film »

👉 Elle, c’est Leyla Bouzid, réalisatrice du film « À Voix Basse », qui est récemment sorti en Tunisie et en France. Nous l’avons rencontrée à Sousse en Tunisie, où elle nous a ouvert les portes de la maison de sa grand-mère, celle qui a inspiré le film.

🏠 Leyla nous a livré quelques anecdotes sur sa famille et sur son oeuvre qui raconte 3 générations de femmes fortes

🍿 Vous souhaitez en savoir plus ? Rendez-vous au cinéma, où le film « À Voix Basse » est toujours à l’affiche !
Transcription
00:00Rue de Carthage, à Sousse, où se trouve la maison qui a inspiré à voix basse et qui est la
00:04maison de ma grand-mère, qui est là.
00:06C'est là ?
00:07Tout à fait. Dans la scène finale, ça vraiment personne ne le sait.
00:11J'ai tenu à l'immortaliser et ça a donné l'essence à une fiction sur des femmes de trois
00:16générations hyper puissantes.
00:18Et c'était volontaire de vouloir laisser comme ça la maison avec toute cette végétation-là ?
00:22Il ne va pas me croire, mais il y a vraiment un jardinier qui passe tous les trois mois.
00:25Dès qu'on coupe, ça repousse, quoi.
00:27Ça m'émeut beaucoup toujours de venir dans cette maison.
00:30Ah, enfin, j'ai trouvé la clé, mais j'ai fait tomber.
00:32Allez, mamie !
00:33C'est comme ça, on arrivait et on montait toujours les escaliers en chantant « Allez, mamie ! »
00:38Ça, c'est la chambre aux trois pièces.
00:39On passe beaucoup de temps dans le film.
00:41Ça, c'est ma grand-mère quand elle était jeune.
00:44Je lui ressemble un peu.
00:45Là, c'est son père qui voulait absolument que sa fille étudie à l'école.
00:49Ma grand-mère, elle, elle est née en 1923.
00:52Elle était très cultivée.
00:53Elle nous récitait musée par cœur.
00:54On disait « Mamie, cela bête ».
00:56C'était impossible pour une fille née en 1923 de lire et d'écrire l'arabe.
01:01Elle n'était pas l'arabe.
01:02Il y avait des écoles pour les garçons, mais pas pour les filles tunisiennes.
01:05Elle ressent beaucoup à Salma Bakar quand même.
01:07C'est une des plus grandes et premières réalisatrices tunisiennes.
01:10C'est une des premières réalisatrices arabes.
01:12Elle a incarné parfaitement ma grand-mère.
01:14Je vais te montrer les vêtements qui ont beaucoup servi au tournage.
01:18Salma Bakar, dans le film, a été habillée par ma grand-mère décédée depuis 2017.
01:23Dans la scène finale de l'anniversaire, et ça, vraiment, personne ne le sait, elle porte la jupe de ma
01:28grand-mère.
01:28Et dans ce jardin, tu faisais quoi quand tu étais petite ?
01:30On jouait à cache-cache.
01:31Il y a de quoi se cacher, hein ?
01:32Je n'ai pas envie de spoiler.
01:33Oui.
01:34Mais le sujet de ton film, tu t'es inspirée de ta vie personnelle ?
01:37Je me suis inspirée de personnes qui sont proches de moi, de ma famille.
01:42Il y a quelque chose sur le non-dit, le tabou, quelque chose qui a existé dans ma famille.
01:47D'accord.
01:48Pourquoi à voix basse, d'ailleurs ?
01:49Le film, il traite des non-dits, mais on finit par les dire petit à petit.
01:54En tunisien, ça s'appelle « bayit l'hes ».
01:56Il y a la racine du mot « bayit », qui est la maison.
01:59C'est une expression qui veut dire « étouffe le bruit », mais il est en salle en Tunisie et
02:03en France.
02:03Pas d'excuses.
02:05À voix basse.
02:06C'est une expression qui veut dire « étouffe le bruit », qui veut dire « étouffe le bruit ».
Commentaires

Recommandations