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Jean-Philippe Tanguy (RN) s'exprime sur l'adolescent tué dans une fusillade à Nantes
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00:02Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Jean-Philippe Tanguil.
00:06Bonjour Madame Chantray, merci de votre invitation.
00:08Merci à vous d'avoir accepté notre invitation.
00:10Vous êtes, je le rappelle, député Rennes de la Somme et membre de la Commission des finances de l'Assemblée
00:15Nationale.
00:16En direct encore, ces images de l'avion Air Force One du président américain Donald Trump
00:21qui repart d'un sommet de deux jours exceptionnel à Pékin.
00:24On reviendra sur ses conséquences éventuelles, ce blocus du détroit d'Hormuz et Pékin qui le redit.
00:30La réouverture dès que possible, est-ce que cela peut avoir des conséquences ?
00:34On le souhaite en tout cas en France sur les prêts du carburant, on verra ça en longueur avec vous
00:38tout à l'heure.
00:39Mais d'abord, cette information de la nuit qui marque les esprits, qui les choque également.
00:43Un adolescent à Nantes de 15 ans a été tué hier soir.
00:47Deux autres mineurs ont été blessés, l'un est entre la vie et la mort.
00:52Dans un quartier déjà touché d'ailleurs par des tirs mortels sur fond de narcotrafic depuis le début de la
00:57semaine,
00:58Jean-Philippe Tanguy, on est à six victimes, six victimes sur tout le territoire liées au narcotrafic.
01:04L'État est-il dépassé ?
01:06Oui, de toute évidence, malheureusement, le gouvernement est dépassé avec des communications qui allaient à l'inverse.
01:12On se souvient des opérations de M. Darmanin, ministre de l'Intérieur, reprises par son successeur.
01:19Les opérations place nette à l'époque.
01:20Exactement, cette obligation place nette.
01:22Déjà à l'époque, on disait écoutez, toute opération est bienvenue, mais quel sera le lendemain de ces opérations ?
01:28Quel sera le suivi pour la sécurité des habitants des familles, des sécurités des forces de l'ordre d'elles
01:34-mêmes,
01:34qui opèrent dans des conditions, on ne peut plus, difficiles, de guérillas urbaines,
01:38avec effectivement ces fusillades et ces morts insupportables.
01:41Insupportables pour les familles, pour les proches.
01:44Parfois, il y a des personnes victimes qui n'ont strictement rien à voir avec le narcotrafic.
01:49Ça a été le cas visiblement à Nice, cette semaine.
01:51Et même quand ça a à voir avec le narcotrafic, personne ne mérite de mourir sur des balles,
01:56même si vous êtes lié directement à un narcotrafic, évidemment.
02:00Donc, le dépassement de l'État est réel.
02:05Et il y a malheureusement une banalisation de la violence,
02:08parce que vous disiez à juste titre, Mme Chantret, le nombre de morts,
02:11donc six morts qu'il y a eu sur notre territoire.
02:13Depuis juste le début de cette semaine.
02:16Et je pense qu'il y a dix ans encore, chaque mort aurait donné lieu à un scandale national.
02:21Et que maintenant, six morts semblaient malheureusement une dépêche de presse,
02:26comme s'il y avait une banalisation de la violence sur le narcotrafic.
02:29Il ne devrait jamais y avoir de banalisation de la violence sur la mort.
02:31On s'en fait l'écho ce matin et on nous commente.
02:33Je ne parle pas de vous, je parle de la classe politique.
02:35Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, doit se rendre sur place.
02:37Une forme d'impuissance des pouvoirs publics, ça vous le déplorez.
02:41Mais vous êtes aussi, vous, votre parti, candidat à l'élection présidentielle.
02:47J'entendais hier Jordan Bardella en déplacement à Bocquer qui disait
02:50« Si les Français nous accordent leur confiance,
02:53on rétablira le droit de vie chez soi en sécurité sans subir le désordre de la rue
02:57ou la contestation de nos valeurs. »
02:59Au-delà de ces déclarations d'intention, encore une fois, j'ai envie de vous dire,
03:02vous aux manettes, vous au pouvoir, que ferez-vous pour lutter contre le narcotrafic ?
03:07Question vague, mais en même temps, vous avez voté pour le projet de loi
03:11porté à l'époque par Bruno Retailleau, largement voté par vos députés.
03:15Et dans les faits, rien ne se passe.
03:19Ou en tout cas, visiblement, ce phénomène de violence ne fait que s'accentuer.
03:21Oui, vous reconnaîtrez qu'à l'époque, nous l'avons voté sans illusion.
03:24C'est qu'on ne fait jamais la politique du pire.
03:26Il faut noter aussi que ce texte ne serait pas passé sans les voix du Rassemblement National.
03:30Ce qui veut dire que la majorité elle-même, des autres députés, des autres partis politiques,
03:35ne sont pas déterminés à lutter contre le narcotrafic.
03:38On est le principal parti d'opposition.
03:39Pas déterminé, vous pensez que...
03:41Mais si vous avez besoin du principal groupe d'opposition dans un gouvernement,
03:44le Rassemblement National, pour faire passer un texte de loi
03:47qui devrait être consensuel, fondamental, compte tenu de la gravité des faits
03:50que vous avez exposé, le texte devrait passer par consensus.
03:54Or, il n'est pas passé par consensus.
03:55Il est passé parce que le principal parti d'opposition,
03:58le Rassemblement National, avec Marine Le Pen, présidente de groupe,
04:00a pris ses responsabilités de soutenir un texte d'un gouvernement
04:05auquel nous opposons sur le reste des sujets par responsabilité.
04:08Mais sur ces sujets-là, ça veut dire que vous êtes en accord quand même
04:14avec la manière dont entreprend les choses, le gouvernement,
04:18notamment comparant ça à la lutte contre le terrorisme.
04:20Là-dessus, vous accordez un point au gouvernement de Sébastien Lecornu ?
04:24C'est-à-dire, dans les paroles, des analyses peuvent être faites qui sont bonnes.
04:27Une fois de plus, on n'est pas dans la politique du pire.
04:29Mais vous voyez, soutenir un texte d'un gouvernement,
04:31ce n'est pas soutenir ce gouvernement.
04:32C'est pour ça que parfois c'est risqué de le faire.
04:35Marine Le Pen est courageuse de soutenir des textes
04:37que nous ne soutenons pas, par ailleurs, l'entièreté de cette politique.
04:40Mais il faut le dire, moi je comprends qu'en tant que journaliste,
04:43vous demandez des mesures précises, ponctuelles.
04:46Mais la réalité, c'est que c'est avant tout un état d'esprit.
04:48Aujourd'hui, il n'y a pas d'état d'esprit dans le gouvernement,
04:51dans les partis du centre, dans les partis de gauche,
04:54j'en parle même pas malheureusement,
04:55pour se battre contre le narcotrafic,
04:57prendre la violence qui est liée directement à bras-le-corps,
05:01soutenir systématiquement nos forces de l'ordre,
05:03mettre en ordre de marge l'appareil judiciaire
05:05pour qu'il soutienne l'action de ces forces de l'ordre
05:08et qu'il n'y ait pas, comment dire,
05:11des impossibilités de travailler ensemble.
05:12Parce que moi, on voit sur le terrain,
05:14je le vois dans la Somme,
05:15même un département rural comme la Somme
05:17est touché par d'autres façons,
05:19d'autres formes de narcotrafic.
05:20Parce que c'est ça aussi la nouveauté,
05:22ça touche tous les territoires.
05:23Et ça touche toute la France,
05:24plus uniquement les grandes villes.
05:25Et ça s'étend.
05:26Au territoire, ça s'étend aussi dans les produits,
05:28puisque maintenant il y a aussi des trafics de médicaments
05:30utilisés comme des formes de narcoleptique
05:33et de narcotrafique.
05:34Donc ça s'étend.
05:35Et puis, disons-le,
05:37quand on voit l'âge des victimes,
05:40personne blessée, 13 ans.
05:42Évidemment, ça fond le cœur, c'est inacceptable.
05:45Poursuivie visiblement dans l'immeuble.
05:47Poursuivie au 13ème étage de son immeuble
05:49pour ce règlement de compte.
05:51C'est voyou, c'est barbare.
05:53Mais il ne faut jamais accepter ça.
05:55Je sais que la violence désormais des adolescents
05:58est de plus en plus précoce,
06:00mais ça reste un gamin de 13 ans.
06:03Et je crois aussi qu'il y a un combat,
06:04évidemment, de civilisation à mener là-dessus.
06:06On ne doit pas banaliser le fait
06:08que ça touche des enfants.
06:10Quand vous êtes à 13 ans,
06:11même si vous êtes dans la violence,
06:12même si vous êtes dans l'innommable,
06:13vous restez un enfant.
06:15Et notre société ne doit pas perdre ce fil
06:16de défendre l'enfance.
06:18Jean-Philippe Tanguy, avant d'en venir,
06:19et on voit encore ces images
06:20de cet avion américain
06:22en train de quitter Pékin
06:24après cette visite du président américain.
06:26J'aimerais juste une courte question
06:27sur ce phénomène.
06:28Cette vidéo qui est devenue virale
06:30en quelques heures seulement.
06:31Un ex-professeur de sport
06:33placé en garde à vue.
06:34Il a même été mis en examen
06:36ces dernières heures.
06:37Placé en détention.
06:38Il correspondait
06:40avec ce qu'il pensait être
06:42une jeune fille de 14 ans.
06:43Sans doute pour lui attirer ses faveurs.
06:45Il s'avérait que derrière ça,
06:46c'était une intelligence artificielle,
06:48un youtubeur.
06:48Le politique que vous êtes
06:50dit, face à ces pratiques,
06:54encourager cela,
06:56se faire une forme de justice soi-même,
06:58où vous dites
06:58« ça me met très mal à l'aise ».
07:01Que dit le politique,
07:02le député du Rassemblement national
07:04que vous êtes face à ce phénomène ?
07:06Moi je dis heureusement
07:07que la société civile
07:08est mobilisée
07:09par rapport à la pédocriminalité.
07:12Et s'empare de ces sujets.
07:14Qui t'amènent au point
07:15ce type de stratagème ?
07:16Si vraiment il y a un phénomène
07:19inquiétant, odieux,
07:20innommable dans notre pays,
07:22c'est la pédocriminalité.
07:23Et les moyens de l'État
07:24et la mobilisation de la classe politique
07:26est faible.
07:27Totalement faible.
07:28On a vu le scandale à Paris
07:29qui a donné lieu
07:30à quelques débats polémiques
07:32alors que ça aurait dû être
07:33au centre de la campagne municipale.
07:35Ça aurait dû être au centre.
07:36Il l'a été quand même
07:37à certains égards.
07:37À certains égards.
07:38Oui mais je ne trouve pas.
07:39C'est mon opinion après.
07:40Chacun en pensera.
07:41Et le maire de Paris
07:42a dit en faire sa priorité.
07:43Le maire de Paris,
07:44l'administration sortant
07:45de la maire de Paris,
07:45oui oui très bien,
07:46a pu se représenter
07:47dans des pantoufles
07:50alors qu'il serait
07:50dû être inqualifiables.
07:51Ils auraient dû être disqualifiés.
07:52Mais sur ce cas très précis,
07:53juste,
07:54les politiques encore une fois,
07:55encouragent ce type.
07:56Ce qui est sidérant dans cette affaire,
07:59il faut dénoncer,
08:01débusquer la banalité
08:02de la pédocriminalité.
08:04Ce n'est pas un phénomène
08:05malheureusement marginal
08:06dans la société française.
08:08Vous croisez tous les jours
08:09malheureusement des enfants,
08:11des familles
08:11qui ont été touchés,
08:13meurtris par la pédocriminalité
08:15et l'appareil d'État
08:16et la société française là-dessus
08:18n'est pas encore assez mobilisés
08:21pour lutter contre la pédocriminalité.
08:23Quand on voit le scandale
08:24dans l'aide à l'enfance.
08:25Vous dites que si la société civile
08:26s'empare de ces sujets,
08:28même via ces pratiques-là,
08:30c'est une bonne chose.
08:30Ça peut participer finalement
08:32de la dénonciation
08:33voire de l'arrestation
08:34de tels individus.
08:35Une bonne chose,
08:36je n'utiliserai pas sans doute
08:37cette formule.
08:37En tout cas,
08:38ça participe à la mobilisation
08:39de la société,
08:39se rendre compte de la gravité
08:41et de la banalité de ce mal
08:42qui est le pire mal possible
08:44pour une société.
08:45C'est tellement épouvantable.
08:46Moi, j'ai grandi
08:47quand j'étais dans mon enfance
08:49parallèlement à l'affaire Dutroux.
08:51J'étais une génération
08:53traumatisée,
08:54mobilisée par cette pédocriminalité.
08:55J'ai l'impression qu'on est resté
08:56encore il y a 30 ans en arrière
08:58sur la mobilisation de la société.
09:00Quand on voit l'état
09:01de l'aide dans l'enfance,
09:01c'est quoi l'aide dans l'enfance
09:02pour ceux qui nous écoutent ?
09:03C'est les enfants
09:04qui sont gérés par l'État
09:06à travers les départements.
09:08La banalité des agressions sexuelles
09:10contre ces enfants,
09:12ces enfants qui souvent finissent
09:13dans la prostitution de rue,
09:15la prostitution organisée,
09:17le trafic d'êtres humains,
09:19ça devrait révolter
09:20toute la classe politique
09:21et c'est traité.
09:22Il y a des députés courageux
09:23comme chez nous,
09:23Marine Hamelet,
09:24mais il y a des députés courageux
09:25dans tous les groupes politiques
09:26sur ce sujet.
09:27Ça reste un sujet
09:28qui n'était même pas au centre
09:29de la dernière présidentielle.
09:30Marine Le Pen avait essayé
09:31de le mettre au centre
09:32de la présidentielle,
09:32j'étais bien placée pour le savoir.
09:34On n'avait pas réussi
09:35à intéresser la classe politique
09:37sur ce sujet.
09:38Ça devrait être une priorité
09:39et ça devrait transcender
09:40les clivages partisans.
09:42Jean-Philippe Tanguy,
09:43on en vient donc
09:43à cette visite d'État
09:44et ses conséquences.
09:45Je le disais,
09:46Donald Trump reçu en grande pompe
09:48par Xi Jinping,
09:49le président chinois.
09:50Ses déclarations d'intention
09:52ce matin,
09:53on les a entendues.
09:53La volonté de Pékin
09:55d'un cessez-le-feu durable
09:56entre l'Iran et les États-Unis
09:57et la réouverture,
09:59dès que possible,
10:00du détroit d'Hormuz.
10:00On parle du détroit d'Hormuz
10:02et ses conséquences économiques
10:03en chaîne,
10:03en cascade,
10:04en Europe,
10:05et plus précisément
10:06sur notre territoire.
10:07Des prix à la pompe
10:08qui flombent
10:08pour le consommateur
10:10et un gouvernement
10:11qui a promis
10:12un nouveau paquet d'aides
10:13ciblées,
10:14mais toujours pas annoncées.
10:16J'ai envie de vous demander
10:17ce matin,
10:17est-ce que vous pensez
10:18finalement,
10:19au vu de ces déclarations,
10:20que le gouvernement
10:20parie peut-être
10:21sur une désescalade,
10:22suite notamment
10:23à cette venue
10:24du président américain
10:25pour peut-être déclencher
10:27ou pas
10:28ces nouvelles aides ?
10:29Moi, je pense depuis le début
10:30que ce gouvernement
10:31ne cherche qu'à gagner du temps,
10:32quelques jours par-ci,
10:33quelques semaines par-là,
10:34pour ne pas prendre
10:35les mesures nécessaires,
10:36la baisse massive des taxes
10:37qu'ont fait tous les gouvernements
10:39européens
10:40autour de nous.
10:41Tous et certains
10:41sont revenus dessus.
10:42Mais là,
10:42il ne s'agit pas
10:43de baisser des taxes,
10:44mais de nouvelles aides possibles.
10:46Cette semaine,
10:46elle devait être annoncée,
10:48il n'en a rien été.
10:48Oui, mais ils ont utilisé
10:51la crise du virus
10:51qui n'a rien à voir
10:52pour gagner une fois plus
10:53une semaine.
10:56Ils se moquent des Français.
10:57Ils prennent les Français
10:58pour des imbéciles
10:59qu'ils ne sont pas
11:00en utilisant la montre,
11:01en jouant la montre,
11:02en faisant croire
11:03qu'une semaine de passé,
11:04c'est toujours ça de pris
11:05pour ne pas prendre
11:06les mesures nécessaires.
11:07Vous avez dit,
11:07oui,
11:07ce n'est pas la baisse de taxes,
11:08mais c'est la seule solution.
11:10C'est la seule solution
11:10pour protéger
11:12le pouvoir d'achat
11:12des Français,
11:13pour permettre aux travailleurs
11:14de gagner quelque chose
11:15quand ils vont travailler,
11:16aux entrepreneurs.
11:17Mais vous pensez vraiment
11:17juste d'éviter la récession ?
11:19Je rebondis juste que...
11:20On a le droit dans la récession
11:21si on ne prend pas
11:21ces mesures de baisse de taxes.
11:23Paradoxalement,
11:23ça coûtera plus cher
11:24aux finances publiques
11:25d'aller vers la récession,
11:25d'aller dans la récession
11:27par irresponsabilité
11:28que de faire ces baisses de taxes.
11:29On va revenir
11:30sur cette proposition
11:31que vous portez en boucle.
11:32Pour le coup,
11:33on vous reconnaît
11:33cette forme de cohérence-là.
11:35Juste, je rebondis,
11:36vous pensez vraiment
11:37que le gouvernement
11:37a utilisé l'argument
11:39de l'antavirus
11:40pour ne pas procéder
11:41à ces nouvelles annonces,
11:42ne pas aller plus loin ?
11:43Oui, je le crois.
11:44Je le constate.
11:45Avec un cynisme.
11:47Vous savez,
11:47ce gouvernement aussi
11:49utilise la bonne foi
11:50à ses adversaires,
11:51la bonne foi
11:51du Rassemblement National,
11:53mais contre nous,
11:54en disant qu'on ne va pas
11:54dénoncer leur magouille.
11:56Mais ils sont tellement cyniques.
11:57C'est absolument épouvantable.
11:59L'ambiance d'ailleurs
11:59qui règne à l'Assemblée Nationale
12:01est très délétère
12:02de ce point de vue
12:02parce que les questions
12:03au gouvernement,
12:04ce n'est plus des questions
12:04au gouvernement,
12:05c'est les séances
12:06de mensonges du gouvernement.
12:07C'est-à-dire que nous savons
12:08et nous allons en séance
12:09en sachant qu'ils vont nous mentir.
12:11On ne se demande pas
12:12comment ils vont répondre,
12:12on se demande
12:13comment ils vont mentir.
12:14Mais vous pouvez entendre
12:15encore une fois
12:16que ces propos
12:17que vous tenez,
12:18comme d'ailleurs
12:18votre collègue
12:19Laurent Jacobelli
12:20ont pu choquer quand même.
12:22Il y a une Française
12:23et une femme
12:23en réanimation.
12:24Le sujet était examiné de près
12:27et d'ailleurs
12:28il continue de l'être.
12:29Considérer que
12:30cette excuse de l'antavirus
12:31a été prise
12:32pour ne pas avancer
12:33sur les aides
12:33ce sont des accusations
12:34graves quand même.
12:36Ah mais c'est un constat,
12:37ce n'est pas une accusation,
12:38c'est devant nous,
12:39on le voit devant nous.
12:40Pour s'occuper
12:41de notre compatriote
12:42et de prendre les mesures nécessaires
12:43c'est le ministère de la Santé,
12:44c'est Mme Rist.
12:45Quel est le rapport
12:45avec les aides au carburant
12:46qui sont dirigées par Bercy ?
12:47Ça n'a rien à voir,
12:48c'est eux qui ont tout mélangé,
12:49qui ont, comment dire,
12:51ils appellent ça des séquences.
12:53Je veux dire,
12:53c'est face à nous,
12:54on les connaît,
12:54nous les fréquentons
12:55les socialo-macronistes
12:57depuis maintenant presque 15 ans,
12:58c'est leur façon malheureusement
12:59de travailler.
13:00Et pour les bien les connaître,
13:02comme vous le dites,
13:02cette proposition
13:03de baisser la TVA
13:05à 5-5,
13:06vous savez aussi
13:07que c'est une fin
13:07de non-recevoir,
13:08que ça n'aura pas lieu.
13:10Est-ce qu'il n'est pas temps
13:11finalement
13:11de changer de demande
13:13parce qu'ils le disent,
13:14c'est un coup trop important
13:15sur les finances publiques,
13:16est-ce que le Rassemblement National
13:17n'a pas peut-être
13:18une autre proposition
13:19à formuler ?
13:20On a fait d'autres propositions,
13:22on a proposé au moins
13:23de baisser les hausses de taxes
13:24que M. Macron a imposées
13:26avec Édouard Philippe,
13:27à 16 centimes
13:28sur l'assise sur les carburants,
13:30en plus de la TVA.
13:31Mais enfin,
13:31s'ils ne font que l'assise
13:32sur les carburants,
13:33écoutez,
13:33nous on prendra
13:34ce qu'il y a à prendre.
13:34On a proposé,
13:35c'est nous qui l'avons dénoncé,
13:36votre serviteur en particulier,
13:38la hausse des certificats
13:39d'économie d'énergie.
13:40Les fameux C2E.
13:41Et Roland Lescure,
13:42le ministre de l'économie,
13:43dans l'hémicycle,
13:44vous en parliez,
13:44vous a vertement répondu aussi.
13:46Non, il a vertement menti,
13:47en disant que ça n'avait pas
13:49de conséquences sur le prix,
13:50que ça servait à financer
13:50autre chose,
13:51que finalement...
13:52La transition énergétique,
13:54ça aussi,
13:54ça reste une priorité.
13:55Non, mais c'est une espèce
13:56de mafia,
13:57les certificats d'économie d'énergie.
13:58Il y a un rapport
13:59de la Cour des comptes
13:59à la demande
14:01du Rassemblement national
14:02qui a été fait,
14:02qui est extrêmement dur,
14:03qui explique que l'essentiel
14:04des moyens des certificats
14:05d'économie d'énergie
14:06sont détournés
14:07et inefficaces.
14:08Et M. Lescure ne veut pas
14:09y répondre
14:09parce qu'il entretient cette mafia.
14:11Et de toute façon,
14:12la Macronie,
14:13d'une manière générale,
14:14a un lien extrêmement préoccupant
14:16avec un certain nombre
14:17d'organisations
14:18autour de l'État
14:19qui se partagent
14:20des prébandes,
14:21des quasi-taxes,
14:23des monopoles privés
14:25publics qui ont été privatisés.
14:26Tout ce petit monde
14:27gagne beaucoup d'argent
14:28sur le dos des Français.
14:29Je l'ai dénoncé
14:30sur le stock des carburants,
14:32600 millions d'euros
14:34payés par les Français
14:35chaque année.
14:35Ça, vous dénoncez
14:36effectivement très régulièrement.
14:37Est-ce que vous dénoncez
14:38aussi l'attitude de Total
14:39de son patron,
14:40Patrick Pouyannet ?
14:41Vous serez à l'audition
14:42du patron de Total Énergie
14:44au mois de juin prochain,
14:45le 17 juin,
14:46en tant que membre
14:47de la commission des finances.
14:48Bien sûr.
14:49Ça a une utilité, selon vous ?
14:50Je ne suis pas sûr
14:51parce qu'en fait,
14:51on sait assez bien
14:52ce qui se passe sur le pétrole.
14:53Le secteur du pétrole
14:54est très surveillé,
14:55l'encadré.
14:56Tous les prix
14:57sont sur le site de Bercy.
15:00Les marges,
15:00à la fois du transport,
15:02de la distribution,
15:03du raffinage,
15:04ce sont sur Bercy.
15:05Donc, c'est un business,
15:06c'est un métier
15:06que l'on connaît assez bien.
15:08Mais en fait,
15:09comment dire,
15:09brandir Total,
15:10parler de M. Pouyenne
15:11toute la journée,
15:11c'est une nouvelle raison
15:13pour le gouvernement.
15:14Ils veulent parler
15:15de taxes sur les super-profits,
15:16ne pas parler des super-taxes.
15:18Les taxes sur le carburant,
15:19c'est 50 à 60%
15:20du prix du carburant.
15:21Et une taxe
15:24sur les super-profits total,
15:25vous dites,
15:25pourquoi pas ?
15:26Ça peut être une solution aussi.
15:27Il y a déjà une taxe aujourd'hui,
15:29il y a un super-IS
15:30qui est déjà prévu,
15:31qui est encore prévu d'ailleurs,
15:32sans doute,
15:32pour l'année prochaine.
15:34Vous voyez,
15:34les socialistes,
15:35par exemple,
15:35parlaient de cynisme,
15:36ils n'ont rien à envier
15:36aux macronistes.
15:37Vous savez très bien
15:38comment ça se passe une loi.
15:39Vous savez très bien
15:39que même si on votait une loi
15:40sur les super-profits,
15:42le Sénat la bloquerait,
15:43ça mettrait presque un an
15:44et au bout d'un an,
15:45qu'est-ce qu'il se passe ?
15:46Les profits,
15:47vous ne pouvez plus les imposer.
15:48Donc les socialistes
15:49ont autant menti
15:49que les macronistes
15:51parce qu'ils savent
15:51que cette proposition
15:52ne peut pas fonctionner.
15:53Ce qui pourrait fonctionner,
15:54c'est faire un projet
15:55de loi de finances rectificatif
15:56dès aujourd'hui
15:57pour baisser les taxes
15:59sur le carburant envoyeur
16:01et évidemment rééquilibrer
16:03peut-être
16:03avec d'autres dispositifs fiscaux.
16:05Ça ne paraît pas être
16:05la perspective.
16:06Jean-Philippe Tandig,
16:07à ce moment de l'interview,
16:08j'ai envie de vous demander
16:09sur le ton de la boutade
16:10est-ce que vous souhaitez
16:11bonne chance
16:11à Kylian Mbappé
16:12pour la Coupe du Monde
16:13qui s'annonce
16:14aux Etats-Unis prochainement ?
16:16Bien sûr,
16:17il faut que la France gagne
16:18avant tout.
16:18Il faut que la France gagne
16:19et que Kylian Mbappé
16:20soit un bon capitaine.
16:21Je vous pose la question
16:22évidemment suite à ses propos
16:24concernant votre parti.
16:26Il le dit,
16:26moi ça me touche,
16:27je sais ce que ça signifie
16:28l'arrivée au pouvoir du RN,
16:30quelles conséquences
16:30la peut avoir pour Montpéry.
16:32Marina Ferrari,
16:33la ministre des Sports,
16:34a dit que les sportifs
16:35sont des citoyens
16:36comme les autres.
16:36Est-ce qu'elle aurait dû
16:37recadrer le joueur
16:38de l'équipe de France
16:38ou pas du tout ?
16:39Non mais ils sont des citoyens
16:41comme les autres
16:41et ils sont parfois
16:43désinformés comme les autres.
16:45Moi je me souviens
16:45d'une chanson de Diams
16:47quand j'étais jeune
16:48puisqu'on parlait
16:48de notre jeunesse
16:49où Diams disait
16:50qu'elle ne pouvait pas
16:50être amie avec Marine Le Pen
16:52et Marine Le Pen
16:52lui avait courageusement répondu
16:53en disant
16:53mais venez me voir,
16:54venez débattre avec nous.
16:55Elle avait même dédié
16:56une chanson.
16:56Oui justement,
16:57c'était à l'occasion
16:57de ses chansons
16:58et au lieu de raconter
16:59des bêtises dans une chanson
17:00on pourra échanger,
17:00vous verrez
17:01que je ne suis pas la personne
17:02qui a été décrite
17:03par nos adversaires politiques.
17:05Donc je pense que M. Mbappé
17:06devrait plutôt chercher
17:07à rencontrer
17:08des personnalités
17:09du Rassemblement National
17:10et on lui montrera
17:10qu'il a été désinformé,
17:12mal informé
17:13et qu'il est sans doute
17:14manipulé par des gens
17:15qui ne le veulent pas du bien.
17:16Une dernière question,
17:17Gérald Darmanin,
17:18le ministre de la Garde des Sceaux
17:21a dit il y a quelques jours
17:22qu'il pensait
17:23que le second tour
17:23de la présidentielle
17:24ce sera entre
17:25Mme Le Pen
17:25ou M. Bardella
17:26et Jean-Luc Mélenchon,
17:27vous partagez le même diagnostic ?
17:29C'est les Français
17:29qui décideront,
17:30vous savez la campagne
17:31est longue,
17:32M. Darmanin
17:33ferait mieux
17:33de s'occuper
17:33de la justice
17:35et de l'état
17:35de l'appareil judiciaire
17:37mais l'administration
17:38pénitentiaire à Amiens
17:40qui a été en grève
17:40il y a quelques semaines
17:41dans des situations
17:43extrêmement difficiles,
17:44un dénuement matériel
17:45des heures
17:46C'était pas le choix
17:46de Marine Le Pen
17:47M. Mélenchon
17:48au second tour
17:48elle préférerait
17:50Edouard Philippe
17:51C'est-à-dire que nous
17:51nous considérons
17:52que c'est les macronistes
17:53qui ont gouverné
17:54qui ont fait du mal
17:54à la France
17:55et il faut avoir
17:56une explication
17:56avec eux
17:57il faut s'y confronter
17:58pour que ce soit
17:59un choix
17:59pas de rejet
18:00parce qu'il y a
18:01une majorité aujourd'hui
18:02pour rejeter M. Mélenchon
18:03ses excès
18:04ses propositions
18:05qui n'ont pas
18:06beaucoup de sens
18:08mais qu'il faut
18:08une adhésion
18:09sur notre projet
18:10et qu'il y aura
18:11plus d'adhésion
18:12sur le projet
18:12porté par Marine Le Pen
18:13et Jean-Dame Bardella
18:14s'il y a un débat
18:15sérieux
18:15contre Edouard Philippe
18:17plutôt qu'un débat
18:17dans la caricature
18:18avec M. Mélenchon
18:20Merci à vous
18:20Merci beaucoup
18:21d'avoir été notre invité
18:24et vous êtes
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