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  • il y a 6 heures
La parole aux présidents de Fédération ! Aujourd'hui c'est Hugues Senger face à Patrick Chêne. Récemment élu, le Président de la Fédération Française de Tir évoque l'évolution de sa fédération, les performances récentes des équipes de France hommes et femmes. Bilan d'étape et perspectives à moyen terme sont évoquées dans cette émission.

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Sport
Transcription
00:01Générique
00:18Soyez les bienvenus, nous poursuivons notre série Présidents pour mieux découvrir ceux qui dirigent le sport français.
00:24On parle souvent des champions, moins des dirigeants.
00:26Eh bien, c'est l'objectif de cette émission que de vous faire faire mieux connaissance avec la fédération et
00:31avec ceux qui la dirigent.
00:32Aujourd'hui, nous intéressons la fédération française de tir et depuis le 15 décembre 2024, son président est Hugues Senguer
00:40qui nous rejoint aujourd'hui.
00:41Merci d'être là.
00:42Alors, parlons d'abord de votre élection.
00:44Il y a parfois des élections tranquilles où on succède au président précédent avec son accord.
00:51Et puis d'autres fois où on vient prendre le pouvoir en quelque sorte pour remplir une mission et avec
00:58un programme précis.
00:59Ça a été votre cas.
01:00Donc, vous avez été opposé au président précédent et vous avez obtenu un gros succès avec près de 75%
01:06des voix.
01:07Expliquez-moi pourquoi, comment, est-ce qu'il était temps de changer ?
01:10Qu'est-ce qui a fait que vous avez réussi à changer ?
01:12Sur quoi avez-vous appuyé votre programme ?
01:15C'est vrai que ça s'est passé de cette manière-là et même si c'est lointain aujourd'hui,
01:19ça remonte il y a un an et demi déjà quasiment.
01:21Il est vrai que nous avions, le groupe qui m'entoure et qui me soutient aujourd'hui pour gérer notre
01:28fédération, avait effectivement des ambitions qui allaient plus loin.
01:32Et surtout, nous avions identifié un besoin, un besoin profond qui venait à la fois des clubs, donc du terrain,
01:40des pratiquants et aussi de la part de nos propres structures.
01:44Et nous avions le sentiment qu'il fallait donc être plus ambitieux à ce niveau-là.
01:50La question que je pose souvent dans ces cas-là, parce que c'est intéressant dans une fédération, est-ce
01:53qu'il y a des cicatrices ?
01:54Est-ce que tout le monde s'est remis ensemble après pour travailler ? Comment ça se passe ?
01:58Nous sommes une grande famille, donc forcément, ce genre de sujet laisse des traces chez quelques-uns.
02:04La grande majorité des personnes se sont remises au travail relativement rapidement d'ailleurs.
02:10Il n'y avait rien non plus dans nos deux programmes qui allaient l'un contre l'autre ou qui
02:15divergeaient profondément.
02:16Les programmes sont très proches.
02:18Simplement, nous les avons de notre côté, avec l'équipe qui m'entoure, nous les avons davantage approfondis et étoffés.
02:26Très bien.
02:26Mono-scrutin qui donnait la parole au club, cette fois-ci.
02:29C'est ça, tout à fait.
02:30Pour la première fois, au lieu d'être sur un scrutin indirect des représentants des 28 ligues de tir, ce
02:39sont les clubs qui ont voté directement.
02:41Donc, un gros challenge à ce niveau-là, bien sûr, pour trouver aussi la voie pour s'adresser à nos
02:46clubs.
02:47Puisque notre vieille dame, Fédération, n'avait pas l'habitude de gérer les choses de cette manière-là.
02:52Donc, nous avons innové aussi en ce sens-là.
02:54Alors, on s'intéresse à la vieille dame dans quelques instants.
02:57Pour l'instant, on va s'intéresser au monsieur.
02:59J'ai beaucoup aimé une de vos citations pour savoir comment vous étiez venu au tir.
03:05Et j'ai lu « Courir après un ballon, faire un footing, ça ne m'intéressait absolument pas.
03:09Je regardais la télé, je mangeais des bonbons et des gâteaux. »
03:11Et puis, il y a eu, et c'est là où toutes ces opérations « sport pour tous », alors
03:16là, c'était en milieu scolaire.
03:17Ce n'était pas ce qui se fait aujourd'hui avec le comité olympique.
03:20Mais le sport pour tous, ça a une vertu vraiment cardinale.
03:24C'est qu'on n'a pas trop envie de faire du sport et puis on découvre quelque chose.
03:28C'est ce qui vous est arrivé ?
03:29Tout à fait, tout à fait. Vous oubliez que je mangeais beaucoup de chocolat aussi.
03:32J'en mange toujours beaucoup d'ailleurs.
03:34Ça ne se voit pas.
03:35C'était un jour de printemps, comme aujourd'hui, en avril-mai, j'étais en quatrième au collège.
03:41Et il y avait cette journée sport pour tous.
03:43Et alors qu'un de mes camarades me tannait en sixième, en cinquième, en quatrième à la rentrée scolaire,
03:48« Viens au stand de tir, je n'y suis jamais allé. »
03:50Et ce jour-là, par hasard, en rentrant à la maison, je dis à mon père,
03:53« Il y a une journée porte ouverte au stand de tir. »
03:55Il me répond spontanément, « Si tu as envie d'y aller, je veux bien te conduire. »
03:58J'étais moi-même étonné.
04:00Donc j'étais presque pris au piège.
04:02Et nous y sommes allés le dimanche après-midi.
04:05Coup de foudre ?
04:06Quasiment, quasiment.
04:07Et j'y suis retourné le mercredi même à ce qui était l'embryon de ce que nous appelons aujourd
04:11'hui les écoles de tir.
04:12Et j'ai pratiqué ça intensivement pendant un peu plus de dix ans.
04:16Alors comment on sent qu'on a des qualités ?
04:17Parce qu'il y a des sports en particulier qui demandent une coordination.
04:21Le tir, c'est quoi ? C'est un ensemble de maîtrise de soi, d'adresse ?
04:26C'est toutes ces qualités qu'il faut avoir ?
04:27C'est essentiellement une coordination d'un ensemble de gestes assez minutieux.
04:33Et c'est cette coordination pour trouver assez rapidement un optimum global.
04:38En n'assistant ni trop ni trop peu sur les différents sujets.
04:41Nous distinguons essentiellement, bien sûr, la position qui apporte la stabilité, la visée.
04:47Puisque si vous êtes à côté de la scie, vous n'avez aucune chance de la toucher.
04:49Mais aussi la manière d'appuyer ce qu'on appelle vulgairement la gâchette, qui est un autre jargon à nous,
04:54la queue de détente.
04:55Ah d'accord.
04:55Puisqu'il faut appuyer sur la queue de détente pour déclencher le coup de manière extrêmement lente, de manière très
05:01maîtrisée.
05:01Oui, de ne pas bousculer le mouvement au moment où on appuie sur la détente, ça me semble assez cohérent.
05:06C'est ça.
05:07Il y a une chose en préparant cette émission que j'ai remarqué aussi, et je n'avais pas du
05:12tout songé à ça.
05:13C'est un problème qui se pose à votre discipline, comme pour les disciplines de moteur, c'est le bruit.
05:20Je n'avais pas du tout envisagé ça.
05:22Est-ce que c'est pour vous vraiment une problématique d'avoir des stands de tir qui vont gêner le
05:26voisinage,
05:26qui aujourd'hui on ne supporte plus rien, pas de l'oiseau, pas de moustique, dans le sud, surtout pas
05:31de cigale.
05:33Est-ce que pour vous, alors évidemment je ne compare pas le bruit de la cigale au bruit du tir,
05:36mais est-ce que c'est une vraie problématique à adresser ?
05:38Il y a effectivement un sujet qui n'est pas nouveau pour nous, bien sûr,
05:41qui s'adresse aux pratiquants tout comme à son environnement, ça c'est évident,
05:45et c'est un sujet que nous prenons à bras-le-corps.
05:47Ce sujet apparaît essentiellement comme c'est très souvent le cas par ailleurs,
05:50parce que les stands de tir à l'origine ont été construits en dehors des villages et des cités,
05:56et avec le développement urbain, forcément, les cités, la partie habitation, nous rattrapent et nous englobent.
06:02Donc nous prenons en compte ce sujet-là.
06:05Nous avons mis en place un programme, justement, pour la sauvegarde des stands de tir,
06:10mais aussi pour donner des conseils, appliquer les mesures, proposer des conciliations entre voisins et stands de tir.
06:17Et les choses évoluent parce que nous avons mis en place un discours, un dialogue.
06:21Donc le fait, justement, de traiter le sujet plutôt que de l'ignorer ou de le mettre sous le tapis
06:27apporte beaucoup de solutions.
06:29Et j'en remercie d'ailleurs les riverains qui sont très compréhensifs et les municipalités aussi.
06:34Je pense que quand on dialogue, ça aide et quand on fixe des règles et qu'on ne va pas
06:38tirer un minuit et demi tous les soirs,
06:40ça doit aider.
06:41Parlez-moi un peu des disciplines avant de parler du profil de celui qui pratique le tir.
06:48Je voudrais que vous me résumiez.
06:49Ce n'est peut-être pas facile parce qu'il y a beaucoup de disciplines.
06:52Mais d'abord, c'est peut-être par ordre d'importance dans votre fédération.
06:57C'est difficile parce qu'on peut prendre les sujets par les deux bouts.
07:01Nous avons la chance en France de regrouper toutes les disciplines de tir au sein de notre fédération,
07:07même s'il y a d'autres fédérations qui pratiquent des disciplines proches.
07:10Nous avons bien sûr des disciplines olympiques et des disciplines mondiales qui sont pratiquées à différents niveaux.
07:17Des disciplines qui attirent davantage de compétiteurs que de tireurs de loisirs qui souvent se prennent au jeu.
07:22Et c'est bien la vocation aussi de développer le loisir compétitif ou la compétition de loisirs,
07:27prononcer un petit peu comme on l'entend.
07:30Aujourd'hui, principalement, carabine, pistolet, fusil, pour tirer autant au pistolet à l'air comprimé
07:37que des calibres différents dans les disciplines olympiques.
07:41Nous avons Camille Jedrzejewski qui a gagné sa médaille au pistolet 25 mètres l'année dernière,
07:47il y a deux ans au jeu, pardon.
07:49Et à côté de ça, nous avons ensuite le tir au plateau d'argile,
07:52que nous appelons dans les disciplines olympiques, la fosse olympique, le ski olympique,
07:57qui sont des disciplines extrêmement techniques et qui demandent aussi beaucoup d'agilité.
08:03Donc ensuite, par rapport à tout le reste, nous avons des disciplines de vitesse,
08:06des disciplines d'avantage de précision, de distance courte, de distance longue.
08:10Et ce qui fait que chacun y trouve son compte quand il pousse la porte dans ce temps de tir.
08:15Est-ce qu'il y a une évolution des disciplines qui ont été admises au GEO, des disciplines de tir
08:20?
08:21Faites-moi un peu le point de la situation pour le grand public.
08:24Il y a effectivement une évolution qui remonte grosso modo à 1972 à Munich,
08:29où à fur et à mesure, les disciplines évoluent dans le cadre du mouvement olympique,
08:37vers des économies, vers le respect de l'environnement.
08:42Donc nous avons des stands de tir, les distances se raccourcissent,
08:45parce que la construction d'un stand de tir coûte moins cher sur des distances courtes que sur des distances
08:49longues.
08:49Nous avons les calibres qui diminuent. Nous sommes passés du gros calibre de l'époque de Pierre de Coubertin de
08:551894.
08:57Maintenant, nous faisons beaucoup plus de 10 mètres air comprimé,
08:59donc les tirs au plomb en salle, en indoor.
09:03Et nous ouvrons aussi de plus en plus vers l'égalité des genres, bien sûr,
09:07avec des disciplines que l'on retrouve à la fois côté féminin, côté masculin,
09:11mais surtout des disciplines que nous appelons le mixte,
09:14donc qui sont des duos, un homme, une femme, et qui pratiquent ces compétitions.
09:19Donc nous avons la chance, nous avons tout ce qu'il faut aujourd'hui
09:22pour suivre ces évolutions sociétales que le CIO souvent d'ailleurs cherche à anticiper.
09:28Et nous sommes bien en route à ce niveau-là.
09:32Nous menons notre chemin tranquillement, mais sûrement, pour aller dans ces directions-là.
09:37– Alors, les structures, vous en parliez maintenant avec des distances plus courtes,
09:42comment se développe une nouvelle infrastructure ?
09:45Est-ce qu'il y a un partenariat avec les élus locaux ?
09:50Est-ce que ce sont les villes qui proposent ça comme un stade de football ?
09:53Ou est-ce que vous, Fédération française de tir,
09:55vous êtes obligé d'être plus autonome que d'autres disciplines ?
09:58– En fait, il y a un petit peu tous les scénarios qui se rejoignent,
10:01avec les municipalités qui, surtout, rénovent des installations existantes.
10:07Et ensuite, il y a des opportunités aussi,
10:09parce que les municipalités retrouvent justement la qualité aussi des pratiquants.
10:14Nous avons gagné des médailles olympiques depuis 1984.
10:19Il y a juste une seule Olympiade où nous étions bredouilles,
10:21donc ça montre que nous maîtrisons le haut niveau.
10:24Il y a un impact très fort sur les enfants qui gagnent en maîtrise de soi,
10:28qui améliorent le résultat scolaire au bout de quelques mois de pratique.
10:32Et ce sont des sujets qui attirent les municipalités.
10:34– Alors, du loisir à la compétition, un mot sur le loisir aujourd'hui,
10:40sur le nombre de licenciés globales.
10:43Quelle est la santé de la Fédération française de tir ?
10:46– Santé excellente aujourd'hui, nous avons beaucoup de chance.
10:49Nous approchons des 300 000 licenciés,
10:51nous devrions les boucler d'ici la fin de la saison en cours,
10:55avec aussi de plus en plus de mixité,
10:58le développement de la représentation féminine,
11:00avec l'accueil du paratire et du handi-tir,
11:03donc à la fois la partie de loisirs, la partie de compétition.
11:07Et là aussi, nous venons de travailler avec l'aide du ministère des Sports
11:12sur une offre sportive élargie,
11:15de manière à ce que nous puissions proposer des nouvelles disciplines,
11:18de nouvelles pratiques à nos licenciés.
11:20– Nouvelle discipline, nouvelle pratique, c'est ce qui vous a fait dire ?
11:22Est-ce que c'était un clin d'œil, une plaisanterie ?
11:25Un million de licenciés un jour ?
11:27– J'espère bien, c'est dans mes rêves les plus hardis.
11:30– Sky is the limit, dit-on, en français.
11:32– Exactement, il faut bien avoir des rêves, sinon on ne réalise rien.
11:36Clin d'œil au petit prince.
11:38Donc il est évident aujourd'hui que nous devons développer,
11:41le tir attire beaucoup de monde.
11:43Nous avons hélas une grosse rotation,
11:46parce que nous avons du mal à fidéliser quelque peu une partie de nos licenciés.
11:49Nous y travaillons.
11:51– Pourquoi votre avis ?
11:52– Aujourd'hui, simplement parce que les personnes connaissent peu le tir
11:58et ont une idée, en poussant la porte de ce temps de tir,
12:01ont une idée de ce qu'ils vont trouver.
12:02Et ils sont souvent surpris par ce qu'ils trouvent,
12:06parce que nous sommes organisés comme n'importe quelle discipline sportive,
12:09avec des démontateurs.
12:10– Qu'est-ce qu'ils croient trouver ?
12:11Qu'est-ce qu'ils trouvent ?
12:12– Ils croient trouver essentiellement une pratique libre de tir,
12:17et ils se rendent compte qu'ils retrouvent de plus en plus une pratique sportive.
12:21– D'accord.
12:21– Donc encadré, structuré,
12:24où on pousse aussi les gens à pratiquer régulièrement.
12:29Nous les sensibilisons énormément au maniement des armes en sécurité, justement.
12:34– C'est important, c'est ça quand même,
12:37d'aller à gérer tout ça et à maîtriser des gens.
12:39Est-ce qu'il y a des cow-boys qui viennent ?
12:41Je ne crois pas, ce n'est pas tellement le style de…
12:42– Ils savent très rapidement qu'ils n'ont rien à trouver chez nous, ces gens-là.
12:45Donc il y en a très très peu qui viennent.
12:47Très rapidement, ils ont souvent la bonne idée de développer,
12:51d'entrer de jeu et de présenter leur motivation.
12:53Nous leur expliquons simplement qu'ils vont être déçus en venant chez nous,
12:56qu'ils fassent une autre activité de développement varié.
13:00– Est-ce qu'on peut parler du handisport pour terminer ?
13:02Parce qu'il y a des disciplines où il y a vraiment une évidence,
13:06la vôtre en est une.
13:07quelqu'un qui a un grand malheur d'accident de la route ou autre,
13:11c'est vrai que le tir, je trouve que c'est une évidence.
13:15On peut aller se ressourcer, se recréer, j'allais dire,
13:20en étant performant dans une discipline comme le tir.
13:23– Oui, tout à fait.
13:24Nous avons repris le paratir après les Jeux de Rio en 2017.
13:28Il y avait 35 tireurs licenciés chez nous.
13:30Aujourd'hui, il y en a dix fois plus avec le surcès lors des derniers Jeux olympiques aussi,
13:35aux Jeux paralympiques avec les trois médailles.
13:37Le Jean-Louis Michaud et aussi celle de Tanguy de la Forest,
13:40les deux médailles tellement espérées,
13:42ça nous met sous les feux de la rampe et ça montre davantage au grand public que nous existons.
13:47Donc nous développons énormément cette pratique-là,
13:52puisque la pratique du tir est particulièrement adaptée aussi,
13:55puisque dans un premier temps déjà, ça incite les parats à sortir de chez eux,
14:01à rentrer dans une activité, à se sociabiliser et à rester dans un tissu social.
14:06Et petit à petit, ils apprennent aussi à performer comme les valides aussi.
14:11Et nous nous renforçons mutuellement, c'est surtout ça qui est très intéressant,
14:14puisque les parats, les valides s'entraînent ensemble, se côtoient.
14:19Sur le plan de l'éducation aussi, nous avons notre champ pas de franc des écoles de tir
14:22qui va avoir lieu au mois de mai, dans quelques semaines,
14:24où nous avons inclus à la fois les valides et les parats.
14:29Et du matin au soir, les deux se côtoient sur nos pas de tir,
14:32ce qui permet aussi d'avoir une éducation, une ouverture d'esprit pour l'ensemble de nos jeunes.
14:37Luc Saint-Jean, merci de nous avoir rejoint aujourd'hui,
14:40président de la Fédération française de tir.
14:42On a appris beaucoup de choses aujourd'hui.
14:44Merci de nous avoir rendu visite et rendez-vous pour une prochaine édition très bientôt.
14:53Sous-titrage Société Radio-Canada
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