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  • il y a 2 jours
B.BAGAYOKO POUR "L'INSURECTION" SI LE RN L'EMPORTE (CNEWS)

Bonjour à toutes et à tous, j'ai vu cela hier, n'est-ce pas ce que l'ont appel du chantage ? Mais ça m'a interpelé parce que je connais les prophéties de Marie Julie Jahenny la Fraudais, qui annonçait dès 1882 que la France deviendrait « mahométane », avec une révolution islamo-gauchiste, et une prise de pouvoir à l’Élysée... https://www.crashdebug.fr/ce-que-lelysee-vous-cache-sur-le-deploiement-en-roumanie-gptv

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Transcription
00:00Charlotte Dornelas dans un récent entretien accordé au site musulmanouma.com
00:05Le nouveau maire de Saint-Denis et Pierre Fitte-sur-Seine évoquent une possible insurrection populaire, je cite,
00:13face à une éventuelle victoire du RN en 2027.
00:18Comment comprendre le peu de réactions que cela suscite ?
00:22C'est vrai que c'est au terme de son entretien, le journaliste lui pose la question
00:27de savoir qu'est-ce que lui inspire l'éventualité d'une victoire du RN.
00:31Alors il dit d'abord qu'il n'y croit pas, que peut-être qu'il passerait le premier tour
00:33mais que tout le monde sera suffisamment intelligent pour que le RN ne gagne pas.
00:38Mais si par malheur il gagnait, en effet, il aurait l'intime conviction que le peuple se lèvera,
00:45il s'en félicite et il revient dessus. On va y revenir.
00:48Il y a une double raison à ce que ces propos ne suscitent pas l'indignation qu'ils provoqueraient
00:53s'ils étaient prononcés ailleurs dans l'échec qui est politique, tout simplement.
00:57C'est que la gauche ne suscite pas les mêmes réactions par le biais des relais médiatiques.
01:02C'est ça qui provoque une réaction, évidemment, générale.
01:05Vous noterez de manière assez simple, quand une personne à droite provoque, en effet,
01:09une polémique médiatique, on dit qu'il a dérapé.
01:11Et quand une personne de gauche provoque une polémique, on dit qu'un tel a des propos
01:17qui suscitent la polémique à droite et à l'extrême droite.
01:19En général, vous regardez les titres de presse, c'est systématique.
01:21Il y a des gens qui dérapent, il y en a d'autres qui suscitent l'indignation à droite et
01:24à l'extrême droite.
01:25Ce qui montre un certain déséquilibre dans le traitement des indignations.
01:30Donc ça, c'est la première chose. Son positionnement sur l'échec qui est politique l'explique.
01:34Et ensuite, Bali Bagayoko surjoue la représentation depuis qu'il est élu maire de Saint-Denis et de la Nouvelle
01:39-France,
01:40qu'il définit, lui, comme étant issu de l'immigration.
01:43Et cela inhibe les réactions de manière évidente.
01:46C'est une forme objective de discrimination qu'on vit depuis des années,
01:50puisque les propos ne sont pas analysés en raison de ce qu'ils sont,
01:54mais en raison de la personne qui les prononce.
01:55On ne réagit pas de la même manière parce que nous sommes inhibés ou non
01:59selon les accusations que l'on pourrait nous opposer quand on réagit.
02:03Cette discrimination-là ne gêne pas grand monde.
02:07Je le note quand même, discriminer, c'est traiter différemment.
02:09Donc en l'occurrence, quand on traite différemment, on discrimine.
02:12Bon, alors en effet, dans cet entretien, vous l'avez dit,
02:16il a l'intime conviction que le peuple se lèvera en cas de victoire du RN à la présidentielle
02:20et au journaliste qui le met en garde, qui lui pose la question en lui disant
02:23« Mais c'est un appel à l'insurrection ? »
02:25Il dit « Oui, oui, c'est pas un appel, il y aura insurrection. »
02:28Il dit « Mais attention, on va vous reprocher d'appeler à l'insurrection. »
02:32Et il dit « Toutes les réformes importantes dans ce pays se sont faites par une insurrection populaire. »
02:37Et il cite « La prise de la Bastille et le mouvement des Gilets jaunes. »
02:40Alors tout en se protégeant, je le précise quand même, de tout appel à l'insurrection,
02:44il dit « Non, le peuple sera suffisamment mature pour se lever tout seul et il n'aura besoin d
02:50'aucun appel. »
02:51Bon, il prend deux comparaisons qui veulent ce qu'elles valent.
02:53La Bastille, qui était une émeute d'abord assez parisienne,
02:56donc pour quelqu'un qui par ailleurs passe une heure à expliquer qu'il y a un problème de déconnexion
03:00de l'État
03:00par rapport au quartier populaire d'un côté, à la ruralité d'autre part, on va y revenir.
03:04C'est vraiment une émeute parisienne qui visait à renverser un régime.
03:07À ce que je sache, c'était pas un pouvoir justement, légalement, pardon, et tout juste élu.
03:12C'était pas exactement ça l'histoire.
03:13Et la deuxième chose, les Gilets jaunes y réclamaient de la considération de la part d'un État,
03:17notamment sur le terrain financier en raison d'une nouvelle taxe,
03:20de la part d'un État qui était jugé hors sol, déconnecté et trop loin de leurs problématiques quotidiennes.
03:25C'était pas, encore une fois, une révolte contre quelqu'un qui venait d'être élu
03:30par les urnes.
03:31Quoi qu'on pense de la situation qu'engendrerait une telle élection,
03:33c'est-à-dire le RN qui gagnerait la présidentielle,
03:36et de ce qu'elle pourrait engendrer par ailleurs dans la population,
03:39quoi qu'on pense de tout ça, ce ne serait pas le peuple qui réagira à une élection,
03:42mais une partie du peuple contre une autre.
03:44Puisque si le RN est élu, il y a bien une partie du peuple qui en sera responsable, entre guillemets.
03:49Évidemment, selon les règles, par ailleurs, collectivement admises.
03:52Puisque là, en l'occurrence, on parle d'une victoire qui serait légitime,
03:55au moins dans les urnes, et selon nos règles démocratiques.
03:57C'est donc bien l'appel d'un élu qui, clairement, cette fois-ci, appelle le peuple,
04:02ou même en se dédouanant de l'appel lui-même, mais en tout cas encourage le peuple
04:05à ne pas respecter un éventuel résultat des urnes.
04:09J'ai connu un milieu médiatico-politique s'inquiéter de cette éventualité
04:15sans même qu'elle ne soit prononcée, et là, apparemment, il n'y a plus personne.
04:18Comment est-ce que Bali Bagayoko analyse justement les résultats des urnes,
04:22et notamment ceux du RN ?
04:23Alors là, c'est intéressant, parce que pendant tout l'entretien,
04:25il revient sur la situation des quartiers populaires, sur les déceptions politiques et électorales,
04:29sur le labourage de terrain qu'il a fait avec ses équipes pour convaincre les abstentionnistes,
04:34et sur la fracture politique qui existe dans le pays.
04:37Il appelle, d'ailleurs, moi il m'a étonnée sur plusieurs sujets,
04:39on lui parle de la police et il dit, oui, on va voir, on va faire une convention,
04:43donc ce n'est plus aussi clair.
04:44Le désarmement de la police, ce n'est plus exactement comme ça que ça va se passer.
04:48Il faut, en effet, une réponse ferme, parfois de l'autorité, que la justice passe.
04:51Il faut plus de policiers nationaux à Saint-Denis.
04:54Je ne sais pas si LFI a bien écouté l'intégralité de l'interview, ça pourrait les étonner.
04:59Il faut de l'argent aussi, parce qu'il s'inquiète du recul des dotations, vous savez, de l'État.
05:03Il dit, on ne peut pas mettre des taxes en permanence qui vont peser sur la classe moyenne,
05:06parce qu'à Saint-Denis, en effet, il y a peu de gens qui payent des impôts,
05:09donc il dit, on ne peut pas faire toujours peser ça sur la classe moyenne.
05:11Bon, voilà, il a des réactions, voilà, ça fait peu de temps qu'il est maire,
05:14mais il y a déjà une réalité qu'il a rattrapée, apparemment.
05:17Et à la question de la France fracturée, il répond que la fracture est d'abord politique,
05:22tout en passant toute l'interview à évoquer des fractures qui ne sont absolument pas politiques.
05:27Donc c'est très étonnant.
05:28Quand il doit la qualifier, il dit, elle est politique, la République n'a pas tenu ses promesses,
05:32et l'État n'investit pas correctement, et il poursuit, l'extrême droite s'investit dans cette brèche, précisément.
05:38Donc le recul de l'État est le fait que la République n'a pas tenu ses promesses,
05:42exactement comme lui, finalement.
05:43Lui aussi s'immisce dans cette brèche, et d'ailleurs, ce n'est pas du tout un reproche de ma
05:46part,
05:46il y a un problème, les hommes politiques sont là pour apporter une réponse,
05:49et ensuite les gens choisissent ou pas.
05:51Il y a un maillage territorial différent, en effet, entre les deux,
05:54mais ce n'est pas un reproche en soi.
05:55Et d'ailleurs, il le comprend puisqu'il dit lui-même, soit c'est nous, soit c'est eux,
05:59c'est-à-dire l'extrême droite.
06:00Donc il sait très bien que la bataille se joue précisément dans cette brèche.
06:04Ce qui ne l'empêche pas de voir, non un adversaire, mais une menace raciste.
06:08Et alors là, je peux vous assurer que tous les partisans du Pas d'Amalgame,
06:10là, ils ont ce qu'il faut dans l'interview.
06:13Il part de 140 députés racistes.
06:15Alors le journaliste lui dit 140 députés racistes.
06:18Et il dit oui, oui, tous racistes, bien sûr, forcément.
06:21C'est quand même assez clair, bon.
06:23Et des critiques qui le visent parce qu'il est un homme, je cite, noir et musulman.
06:27Alors moi, j'aimerais, j'aurais aimé pour le coup qu'on lui pose la question de la raison des
06:30critiques
06:32qui visent par exemple Jean-Luc Mélenchon, qui est certes maghrébin, mais pas encore noir et musulman,
06:35ou alors j'ai raté une étape quand même.
06:38Et des quartiers populaires abandonnés pour les mêmes raisons, nous dit-il,
06:42donc en raison de la population issue de l'immigration qui y est très fortement représentée,
06:48tout en appelant à l'EFI à aller séduire la ruralité,
06:50abandonnée, je cite, de la même manière que ces quartiers-là.
06:53Alors là, c'est pareil, j'aurais aimé qu'on lui pose la question,
06:56et pour quelle raison donc la ruralité a été abandonnée,
06:58si les quartiers populaires l'ont été en raison de la forte présence de personnes issues de l'immigration.
07:04Bref, les électeurs du Rassemblement National, puisque c'était votre question,
07:08eux sont pour une partie d'entre eux sauvables, il le dit lui-même,
07:12alors les électeurs, ils ne sont peut-être pas tous racistes,
07:14dans la mesure où ils changent d'avis évidemment,
07:16sinon leur choix politique ne sera pas respecté.
07:19On a bien vu d'ailleurs, il a décroché Emmanuel Macron de sa mairie, c'est un peu la même
07:22idée,
07:23soit vous êtes d'accord, soit vous ne l'êtes pas,
07:25et alors il faudra vous décrocher, ou refuser le résultat,
07:29et ils seront responsables de la victoire de l'extrême droite,
07:32c'est une pression qu'il adresse à tous les chéqués politiques.
07:35Il dit, si l'extrême droite gagne, les partis de gauche seront responsables,
07:38parce qu'ils n'auront pas rallié à l'EFI, c'est comme ça qu'il explique,
07:40et même les partis de droite, parce qu'ils n'auront pas mis leur distance correctement avec l'extrême droite.
07:46– Dernière question avant de recevoir notre invité,
07:49la définition de la Nouvelle-France, Charlotte Dornela,
07:51ce qu'il donne, comme étant celle qui est issue de l'immigration,
07:56n'est-elle pas finalement la réelle fracture ?
07:58– C'est la sienne, ce que je vous disais, c'est la sienne de manière évidente,
08:00mais ce n'est pas celle qu'il qualifie au moment de qualifier la fracture.
08:03Donc moi, c'est quelque chose que j'aimerais creuser avec lui,
08:05quelle est la fracture réellement contre laquelle il veut se battre ?
08:08Par exemple, il reconnaît qu'une partie des quartiers populaires,
08:10comme il les appelle, les banlieues notamment,
08:13celles qui existent à Saint-Denis ou à Pierre-Fitte-sur-Seine,
08:15tournent le dos, je le cite, aux valeurs de la République,
08:17c'est un moment où il parle de l'insécurité,
08:19donc en fait, tournent le dos au respect de la loi de manière assez simple,
08:23parce que la République, explique-t-il, n'a pas tenu ses promesses.
08:25Alors on peut avoir des discussions à l'infini sur les raisons
08:27pour lesquelles il y a un problème de délinquance dans ces quartiers,
08:30mais le problème existe, n'est-ce pas ?
08:31Lui, il l'explique comme ça, il le dit lui-même,
08:34mais ceux qui le disent et ceux qui discriminent ainsi les quartiers,
08:37en le disant, sont d'extrême droite.
08:39Il reconnaît par ailleurs, on lui pose la question,
08:40vous savez, de sa proximité éventuelle
08:42ou de la présence de personnes impliquées dans le trafic de drogue,
08:45dans sa campagne ou au moment de sa victoire.
08:47Et il ne dénie absolument pas, il dit,
08:49je suis issu de ces quartiers-là,
08:51je connais donc certaines des grandes familles impliquées dans la délinquance,
08:55tout le monde a le droit à une seconde chance
08:57et je refuse de faire le tri dans mes habitants.
09:00Alors ça, ça ne compte pas pour Bardella,
09:01mais pour le reste, vous savez, il avait dit
09:03qu'il ne reconnaissait pas Bardella comme un habitant de Saint-Denis,
09:06pour le reste des habitants, il n'y a pas de problème,
09:08il ne veut pas faire le tri.
09:09Donc il dit, oui, j'en connais certains,
09:10mais ça n'empêche pas qu'il faut évidemment punir le trafic de drogue,
09:13il s'attarde pas mal là-dessus d'ailleurs,
09:15mais ceux qui le disent, le disent parce qu'il est noir,
09:18parce que la question lui est posée,
09:19on lui parle de Frontières notamment,
09:20il dit, ils le disent parce que je suis noir.
09:21Donc là, on ne sait plus, c'est vrai ou c'est pas vrai,
09:23on ne sait plus.
09:24Il évoque les problèmes de logement, de scolarité, de sécurité,
09:26de trafic, d'intégration économique,
09:28beaucoup de sujets,
09:29mais le nombre n'est jamais une question
09:31et l'immigration en soi n'est pas un sujet.
09:33C'est un fait accompli quand c'est évoqué,
09:35mais ce n'est pas une question politique cette fois-ci
09:37et c'est un discours assez étonnant,
09:39un discours assez victimaire qui est assez étonnant
09:40parce qu'il raconte par ailleurs son chemin, lui, personnel.
09:43Ses deux parents sont arrivés du Mali,
09:45il est lui-même, donc deuxième génération de l'immigration,
09:47élu maire de Saint-Denis,
09:48mais la France est un pays dans lequel il a vu beaucoup de racisme
09:51et je finis juste là-dessus.
09:52Il a vu beaucoup de racisme,
09:53le journaliste lui demande pourquoi.
09:55Il dit, quand j'ai été cadre dans l'entreprise
09:58ou dans la vie politique,
09:59j'ai vu une norme blanche un peu partout,
10:01c'est-à-dire une majorité de personnes blanches,
10:03ce qu'il reconnaît lui-même comme n'étant pas du racisme,
10:06mais un processus d'intégration des personnes issues de l'immigration
10:10qui prend trop de temps.
10:12Ça n'est donc évidemment pas du tout la même chose,
10:14mais ce n'est pas grave,
10:15en raccourci, ça donne un pays raciste
10:17et un appel à peine voilé,
10:19une insurrection populaire qui serait,
10:21c'est mon dernier mot, je le cite,
10:22une prouesse démocratique énorme.
10:25Je vous laisse là-dessus.
10:27Merci d'avoir tout écouté et tout analysé,
10:29ma chère Charlotte.
10:30On va recevoir.
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