00:00À l'âge de 42 ans, je me suis arrêté de travailler pendant deux ans pour faire tout ce qui
00:03me passait par la tête.
00:05J'ai eu la chance d'avoir déjà les moyens de pouvoir le faire et puis je me suis arrêté
00:09de travailler.
00:10Donc je n'ai commencé que des sports extrêmes, je suis devenu pilote d'avion.
00:14C'est le truc le plus formidable parce que j'étais arrivé à une telle saturation de travail, je n
00:18'étais plus dans le réel.
00:19En fait, comme on faisait beaucoup, beaucoup de promotions à l'époque, on passait presque deux mois à faire des
00:23tournées de promotions,
00:24puis tourner, puis machin, au bout d'un moment je faisais six films dans l'année et je passais d
00:28'un truc à un autre
00:29et je me dis mais en fait, à quel moment je vis moi et à quel moment je peux apporter
00:33quelque chose à des rôles
00:34ou simplement avoir de la distance par rapport au rôle.
00:37Et quand j'ai fini Sa Majesté Mineur, je me suis arrêté de travailler et ça a été le moment
00:41le plus génial d'abord
00:42parce que j'ai pu concrétiser mes rêves avant la fin de mes jours et quand je suis revenu, j
00:49'avais encore plus d'appétit qu'avant
00:51et j'avais un peu plus de distance aussi par rapport au film.
00:54Et je me dis, ben en fait, il ne faut jamais attendre, il y a plein de gens qui disent
00:58à chaque fois
00:58quand je serai à la retraite, j'aurai tel truc.
01:00En fait, non, non, il faut le prendre là maintenant parce que c'est comme ça que ça arrive.
01:04Donc je pense que dans le monde aujourd'hui, les jeunes générations que je vois, moi que je côtoie,
01:10c'est ça qui est beau, c'est qu'en fait, il y a cette espèce de notion de travail,
01:13de vouloir absolument la réussite à taux prix où tout le monde fait, oh, eh du calme.
01:18Moi d'abord, je vais commencer à vivre un peu, je n'ai pas besoin d'avoir 300 milliards de
01:22thunes,
01:22de toute façon, je finirai toujours sur la paille.
01:24Moi, j'ai vu ça en Espagne, j'ai vu ça, il y a eu une crise en Espagne
01:26où tous les gens d'une génération de mes parents et tout ça disaient aux enfants,
01:31les mecs faisaient, tu sais quoi, je vais aller boire des coups,
01:34je vais me faire de la gueule avec tout le monde parce que de toute façon,
01:37vu ce que vous avez fait, vous avez quoi ?
01:38Il dit, ben une maison, eh ben voilà, celle-là, c'est la mienne, donc voilà, oh.
01:42Et je trouve qu'aujourd'hui, c'est ça, c'est qu'on relativise, en fait,
01:45les nouvelles générations ont plus envie de vivre, d'avoir des relations humaines plus fortes avec les gens.
01:52Les réseaux sociaux vous permettent de voyager et de rencontrer des gens
01:55qui font des choses uniques, qui vous plaisent, d'avoir des niches.
01:57Moi, je crois énormément à ça.
01:58Je pense que quelqu'un qui est derrière son téléphone et pas lobotomisé,
02:01il va aller dans un monde qui va lui permettre aussi de communiquer avec d'autres personnes.
02:06Donc, il ne faut pas en avoir peur, il faut juste bien le gérer, évidemment.
02:09Et à partir de là, je pense qu'il y a une priorité qui se fait.
02:13Je crois beaucoup en ce qui va se passer dans les prochaines années.
02:17En tout cas, dans les générations qui sont là maintenant,
02:20pas la bande de taré qui sont en train de faire du gaz de schiste.
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