00:00Je crains à l'inverse que ça ait un effet, simplement que ça autorise ces individus-là à récidiver demain
00:05et que ça en autorise d'autres à les imiter.
00:07On voit qu'on n'apprend pas de nos erreurs, d'ailleurs, puisque ça rappelle vraiment les comparutions immédiates
00:11qui avaient eu lieu après la finale de la Ligue des Champions l'an dernier.
00:13Ah oui, c'est ça !
00:14Il y a vraiment une décision.
00:15Je vous assure, vous voyez défiler des individus, souvent des jeunes, pas forcément mineurs,
00:21pas non plus la trentaine, mais jeunes entre 18 et 25 ans, primo-délinquants parfois,
00:26mais qui ont participé à des exactions, des pillages.
00:28C'était difficile, si vous voulez, un, pour la justice, de déterminer exactement.
00:32Vous aviez aussi un climat où vous avez tous les avocats qui disaient,
00:35monsieur le juge, l'individualisation de la peine.
00:39Pourquoi voulez-vous faire de monsieur Destex un exemple ?
00:43Vous voulez donner raison aux médias, au climat politique qui voudrait faire de ce qui s'est passé quelque chose
00:50de gravissime ?
00:51Voilà ce qui se passe.
00:51Mais juste en une phrase, si on persiste dans l'erreur, c'est aussi parce qu'on fétichise l'état
00:55du droit actuel.
00:56Qu'est-ce qu'il faudrait faire pour rompre avec la spirale de l'impunité ?
01:00On le sait très bien.
01:01Il faudrait responsabiliser les parents démissionnaires, il faudrait rétablir la loi anti-casseur,
01:05il faudrait des courtes peines, abolir l'excuse de minorité.
01:08On ne le fait pas parce qu'on raisonne à droit constant, à constitution constante.
01:11Sous-titrage Société Radio-Canada
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