- il y a 13 heures
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00:11Bonsoir à tous et bienvenue dans Salon Vite sur Bingsport avec nous ce soir le réalisateur Fabien Anténienté.
00:16Bonsoir Fabien.
00:18Bonsoir.
00:18Merci de venir et vous êtes ce soir un réalisateur qui se raconte.
00:22Alors on n'attend pas Fabien, c'est votre bio.
00:25Vous nous avez parlé de l'histoire du cinéma français de votre génération, 70, 80, 90.
00:31Ça déroule sous nos yeux comme un film.
00:34C'est vraiment très très bien écrit.
00:35C'est un petit garçon qui vient du HLM et puis qui arrive dans le cinéma.
00:40Donc c'était un parcours qui n'était pas évident au départ.
00:43On est presque jaloux de ne pas avoir vécu ces moments avec vous.
00:46Qu'est-ce qui est plus dur de se livrer sans pudeur dans une bio ou d'écrire un scénario
00:51?
00:53C'est plus dur la bio.
00:55Pour un type comme moi, oui.
00:56Parce que bon, je suis un peu pudique.
00:59Vous avez eu du mal par moments ?
01:00Il a fallu faire tomber le masque un peu.
01:02Vous avez pleuré ?
01:04Pas loin, oui.
01:05J'ai pleuré dans ma vie, oui.
01:06Non mais là, en l'écriture, ça vous a rappelé des souvenirs ?
01:09Évidemment, quand on va rechercher.
01:10Parce que pour une fois, on regarde dans le rétroviseur.
01:13Moi, je n'avais pas eu le temps de regarder.
01:16Puis bon, pour tout vous dire, c'est quand ma mère est partie à l'EHPAD
01:19et qu'on s'est retrouvé les quatre enfants à se séparer, nos affaires, nos objets
01:24qui, dans cette circonstance, ne voulaient plus dire grand-chose.
01:27Je me suis retrouvé un petit peu désemparé en voyant les photos de moins petits, tout ça.
01:32Il y a eu une espèce de boule dans l'estomac et puis j'ai tiré le fil de ma
01:37vie.
01:39Très bien, on va en parler un peu plus longuement dans la seconde partie d'émission.
01:42Et j'ai une info du jour à vous donner et elle va vous plaire.
01:46Regardez les goodies du Tour de France.
01:50Arrive, vous, qui adorez le Tour de France.
01:52J'adore.
01:53Maillot à poids collab avec Leclerc.
01:57Regardez, on a le petit t-shirt.
01:59Maillot à poids.
02:01On a le poncho.
02:03Le poncho s'il pleut.
02:05Ça, c'est fantastique.
02:06Extraordinaire.
02:07Qu'est-ce que ça vous rappelle le Tour de France, vous, enfant ?
02:11Pour moi, le Tour de France, c'est une Madeleine de Proust.
02:14C'est la joie.
02:16En fait, j'aime la France quand tout est possible.
02:20C'est-à-dire que dans les moments de fraternité, le Tour de France,
02:24on vient parfois la veille, on s'installe au milieu des gens qu'on ne connaît pas,
02:29on fait connaissance, c'est un peu comme au camping.
02:31Et puis, on passe une journée merveilleuse, on tombe en enfance.
02:34On voit passer les coureurs en alliés.
02:36Cinq secondes, dix secondes.
02:37Mais c'est toute la journée qui compte.
02:39Donc, pour moi, c'est la joie en France, la fraternité.
02:43Tu viens d'où ? De Belford ? De Fort-Bac ?
02:45Voilà.
02:46C'est un peu...
02:47C'est le camping ?
02:47C'est un peu le camping.
02:48C'est un peu dans les moments de solidarité aussi.
02:50Vous savez, quand les maisons sont inondées, que les gens...
02:55Leurs maisons inondées, les gens s'aident les uns les autres.
02:58Et c'est cette fraternité que j'ai connue dans mon enfance,
03:03que je retrouve dans ces moments-là.
03:05Le Tour de France, c'est pour moi un sourire.
03:07Celui-là, c'est le maillot du Tour de France,
03:09le maillot à poids 2025.
03:11Est-ce que vous la voyez, la dédicace ?
03:14Alors, attendez.
03:15Est-ce que vous la voyez en moi ?
03:15Je la vois, oui.
03:16Et elle est signée par qui ?
03:17C'est qui, le gagnant 2025 ?
03:20À Pocaccia ?
03:21Eh oui.
03:22Et c'est un vrai.
03:23C'est vrai.
03:24Ça, c'est un joli, belle réussite d'Edouard Leclerc.
03:28Dans 3-0, l'an 20, il disait à propos de Tic et le gado
03:31qui avait le maillot à poids.
03:32Tu vois, lui, il gravit mieux le Côte-du-Rhône
03:35qu'elle est fauteuse.
03:38Oui, je ne suis pas sûre que ce soit ça.
03:40Vous avez fait pas mal de cyclisme, vous vous en faites encore
03:43et on a retrouvé un partenaire de randonnée cycliste
03:46qui a une question à vous poser, on vous parle après.
03:49Reconnais-tu cet endroit qui fut le théâtre
03:52de grands moments du cyclisme il y a environ une cinquantaine d'années ?
03:58À l'époque, il y avait un petit bonhomme qui était téméraire,
04:01qui était courageux, volontaire, discret également.
04:05et qui dévorait les côtes de la région.
04:09Ils avalaient toutes à une vitesse avec un matériel vraiment sommaire.
04:13Il aurait d'ailleurs de mérité de figurer aux côtés des Merckx,
04:16Poulidor et tous les autres, en fait.
04:18Bon, tu as choisi d'autres chemins,
04:20qui étaient tout autant escarpés d'ailleurs.
04:23Et ça ne t'a pas trop mal réussi, je pense.
04:26Mais c'est sans doute dû à l'entraînement que tu as eu
04:28pendant toute ton enfance comme ça.
04:30Donc écoute, je voulais te dire qu'avec beaucoup d'émotion,
04:33je t'ai retrouvé au moment où nos chemins ont pu se croiser à nouveau.
04:37Et puis il me reste une petite question pour toi,
04:40à laquelle je suis sûr que tu seras...
04:42Qui sera le vainqueur du Tour de France de 1936 ?
04:48C'est Thierry Aradant, c'est vraiment votre copain de classe.
04:52Il était toujours premier, moi j'étais toujours second.
04:55Il est pilote maintenant.
04:56Il est pilote, oui.
04:57Et donc c'est très émouvant de voir...
04:59Et puis vous avez retrouvé les chemins escarpés de ma jeunesse.
05:04C'est vrai que moi j'avais un vélo avec un seul pignon.
05:06Donc quand il dit que le matériel était sommaire,
05:09il n'y avait pas de choix de vitesse.
05:11Donc vous avez pédalé.
05:12Par contre, il voudrait savoir qui va gagner le Tour de France de 1935.
05:16Vous avez un petit pronostic à lui donner ?
05:19Alors heureusement, je pense que ça va être encore pour Kachar.
05:23C'est pas encore pour le Sexas.
05:25Il est jeune encore.
05:26Il est jeune, oui.
05:27Mais je pense que déjà, s'il peut avoir le maillot blanc,
05:30c'est le meilleur espoir.
05:31Il y a des chances.
05:32Ouais, voilà.
05:33Fabien, Benjamin Bonnet a préparé votre rétro.
05:36Regardez, c'est par là que ça se passe.
05:41Fabien Otteniente, scénariste, réalisateur
05:44et surtout créateur de figures devenues cultes.
05:47Jacques Ipique, Patrick Chirac, John John ou encore Manu.
05:53Né le 27 avril 1958 à Paris,
05:55enfant de pieds noirs et le grandiant HLM à Villiers-sur-Marne
05:58avec ses frères et sœurs.
05:59L'école, rien à foutre.
06:01Fabien préfère dessiner.
06:02Oui, mais attendez, mais c'est du noir.
06:06Déjà en train de fabriquer son propre monde.
06:09Débordant d'imagination.
06:10Sa spécialité, l'école buissonnière.
06:12Et c'est justement cette curiosité
06:14qui l'emmène à 12 ans sur un tournage de Michel Audiard.
06:17Elle ne cause plus, elle flingue.
06:18Près de chez lui, un coup de main,
06:20une chaussette rouge prêtée pour une scène
06:22et son premier cachet, 5 francs.
06:25Mais non, ce n'est pas là encore le déclic.
06:27Le vrai déclic, il vient d'ailleurs du film Le Corneau
06:31et surtout de son père, Marcel Otoniente,
06:33qui lui offre sa première caméra Super 8.
06:35À partir de là, il filme avec ses potes, sans s'arrêter.
06:39Mais il assure quand même.
06:40BTS d'optique en 1977.
06:43Cinéma ou optique ?
06:44Ni l'un ni l'autre.
06:46Il devient secrétaire à la CCM.
06:48Il faut attendre 1984 pour qu'il bascule vraiment dans le cinéma
06:52avec l'écriture de courts-métrages,
06:53dont le père au quai des îles.
06:56Cinq ans plus tard, il se fait remarquer.
06:58Et là, youpi !
07:00L'oncement officiel !
07:011992, il co-écrit et réalise son premier long-métrage,
07:05à la vitesse d'un cheval au galop.
07:06Titre prémonitoire !
07:08Car depuis qu'on aime ou qu'on déteste,
07:10impossible de l'ignorer !
07:11On se filme réalisé.
07:1318 277 217 à entrée !
07:16C'est-à-dire un Français sur quatre.
07:17Son plus grand succès ?
07:18Camping !
07:19Plus de 5 millions d'entrées !
07:21Alors oui, la question se pose.
07:23D'où vient cette mécanique ?
07:24Ce flair !
07:24Cette réussite insolente !
07:26Eh bien justement, pour répondre à ça,
07:28Fabien est sur notre plateau aujourd'hui
07:30pour nous présenter son autobiographie.
07:31Alors, on n'attend pas Fabien.
07:33Et au fond, la vraie question, c'est peut-être celle-là.
07:36On n'attend pas qui ?
07:36On n'attend pas quoi, au juste ?
07:38Hein ?
07:38Une adaptation au cinéma de son livre ?
07:42Ça ne vous interpellerait pas de faire une bio ?
07:44Parce que vraiment, votre bio s'y prête de faire un biopic ?
07:49Ou de mettre un personnage qui serait vous
07:51et le romancer un petit peu ?
07:52Oui, j'ai le fait dire à deux, trois copains
07:56qui m'ont dit qu'ils m'ont fait la même réflexion.
07:59Oui.
07:59Mais je n'y ai pas pensé en fait.
08:01Vous allez peut-être y penser.
08:02Laissez-le vivre un petit peu.
08:03Oui, je vais laisser grandir.
08:03Il aura peut-être une seconde.
08:05Oui, il va galoper.
08:07Vous inquiétez pas.
08:08Tout de suite, le sport j'adore.
08:14Alors, vous pratiquez, vous suivez le sport.
08:16Le sport, c'est la vie ?
08:17Oui, c'est une école de jeunesse.
08:22C'est là qu'on se fait des copains.
08:25On n'a qu'un ballon pour 22, donc on se débrouille.
08:28Et puis voilà, moi que j'étais un enfant assez solitaire,
08:31donc c'est une façon de rencontrer les autres.
08:34Quand vous êtes au Pays Basque, c'est l'endroit où vous ressourcez,
08:37vous faites du surf, vous avez une session de surf obligatoire par jour.
08:41Vous vous l'imposez ?
08:42Non, pas obligatoire parce que parfois les vagues...
08:43Pas obligatoire, c'est à part plaisir.
08:45En fait, je ne suis pas invité au niveau des vagues.
08:46Mais quand elles sont à ma taille, enfin à mes deux mains,
08:51je les prends, ouais.
08:53Mais vous y allez tout seul ou vous rejoignez des copains
08:55et c'est le moment après de se faire un apéro ?
08:57C'est un moment convivial ?
08:58Non, j'y vais avec un prof et des copains, une petite bande,
09:02et un professeur merveilleux qui s'appelle Bagé, qui est brésilien,
09:04qui met la musique dans la combinaison et tout ça.
09:07Et donc on s'amuse.
09:09C'est le brésilien.
09:10Vous avez le swag.
09:12Oui, j'ai le swag.
09:14Une fois la session terminée, vous rentrez chez vous
09:17et là, vous passez le week-end à regarder du foot, du rugby, du cyclisme,
09:21tout ce qui passe.
09:23Quel sport vous ne regardez pas trop ?
09:24Ça va peut-être aller plus vite que l'inverse.
09:27Oui.
09:28Qu'est-ce qui vous plaît moyennement ?
09:29Mais que vous regardez quand même peut-être ?
09:31L'équitation.
09:32Ah ouais, effectivement.
09:34Non, mais je regarde tout.
09:36Par exemple, les Jeux Olympiques, je me suis quand même surpris
09:38à regarder du curling.
09:39Mais c'est sympa le curling.
09:40Ça va loin.
09:42Vous aimez l'excellence dans les disciplines.
09:44Vous aimez Zizou, Dembélé, Ronaldinho, le plaisir des yeux.
09:48Est-ce que vous décortiquez la gestuelle qu'ils ont à faire les mouvements
09:51comme un réalisateur ?
09:53Ou est-ce que vous vous laissez emporter ?
09:54Comment vous regardez le sport ?
09:55Le foot particulièrement ?
09:57Quand j'étais plus jeune, en fait, j'avais une passion pour le football brésilien.
10:01Maintenant, le football, c'est un peu uniformisé.
10:03Mais j'adorais le style quand c'est soyeux.
10:09Donc, évidemment, j'ai toujours une tendresse pour ceux qui font des gestes merveilleux,
10:13comme Zizou, comme Ronaldinho.
10:17J'ai toujours aimé les techniciens toucher de balle.
10:21Et récemment, Ravier Pastore, j'adorais son jeu.
10:26C'est parce que c'est soyeux.
10:28Mais j'aime le foot pour ses émotions.
10:31C'est Pelé qui vous a fait aimer le foot, du coup, en grand brésilien ?
10:35C'est Pelé.
10:36Mais surtout Maradona.
10:37Ah, ouais.
10:38Comment vous pourriez décrire sa carrière ?
10:40Est-ce que ça mérite quand même un film ?
10:44Il y a eu.
10:45Il y a eu, ouais.
10:45Il y a eu.
10:46Et puis, il y a un film qui s'appelle...
10:49Il y a un reportage qui s'appelle El Pibedero, l'enfant en or,
10:52où on voit ce petit gamin qui, en fait, est pris en photo et filmé depuis qu'il a 10
10:58ans.
10:59Donc, ce type-là a vécu avec les caméras, avec tout ce que ça comporte.
11:03Mais c'était...
11:04Il a fait rêver des millions de gamins.
11:07Et moi, je me dis toujours, il n'y a pas beaucoup de gens qui peuvent voyager sans passeport.
11:11Il y a Mick Jagger, Diego Maradona.
11:14Il pouvait aller partout.
11:15Tout le monde le connaissait.
11:16Voilà.
11:17Donc, c'est des gens atypiques.
11:19Et puis, bon, il avait un côté rebelle qui plaisait bien aussi.
11:24Gwara, la recrue Georgienne du PSG, c'est un peu le même style de jeu.
11:27C'est votre coup de cœur du PSG ?
11:29C'est mon coup de cœur parce qu'il a joué aussi à Naples.
11:31Ah oui, vous aimez bien.
11:32À Naples, on l'appelle Gwara Nona.
11:35C'est pas bête.
11:36Voilà.
11:38Dans les plus beaux souvenirs de sport que vous m'avez noté,
11:41il y a la victoire du PSG en Ligue des Champions.
11:44Tout le monde sait où il était le 31 mai 2025.
11:47Vous étiez où, vous ?
11:48Vous l'avez regardé où ?
11:50J'étais dans un cinéma, oui.
11:52Mais à regarder le film ou vous étiez en train de regarder un ?
11:56En fait, parce que le fils d'Isabelle Huppert,
11:58qui tient les cinémas du quartier latin,
12:00avait organisé...
12:01Oh, trop sympa !
12:02Dans un cinéma de quartier, un cinéma d'auteur,
12:07tout le match.
12:10Et ça donnait à ce cinéma de quartier une grandeur incroyable.
12:16Et on était tous là.
12:17Et puis dans la rue, tout le monde était...
12:19Moi, vous savez, je suis supporter du PSG depuis 1972.
12:23Donc depuis qu'il a été créé pratiquement.
12:25Quasiment, oui.
12:25Voilà, le maillot a été dessiné par Daniel Echter.
12:29Voilà, c'était les balbutiements d'un football à Paris depuis le Racing.
12:33Donc c'était...
12:34Et j'ai eu beaucoup...
12:36On a eu beaucoup de joie.
12:37Enfin, on a eu beaucoup de peine.
12:39Et puis, soudain, ils ont gagné...
12:40C'est devenu une immense équipe.
12:41Voilà.
12:42Voilà, c'est devenu une immense équipe.
12:44Donc, mais j'ai toujours été rouge et bleu.
12:46Dans vos beaux souvenirs, il y a également la finale de 98.
12:49La même question.
12:50Vous étiez où le 12 juillet 98 ?
12:52J'étais dans un bar du cinquième arrondissement aussi.
12:56Je n'ai pas bougé beaucoup du cinquième arrondissement.
12:58Mais voilà, c'était un grand moment.
13:01Et là aussi, fin de match, vous êtes allé jusque sur les champs ?
13:04Oui.
13:05Vous êtes sorti du cinquième.
13:06Oui, je suis sorti du cinquième.
13:07Puis bon, là, c'était la fameuse...
13:10La France Black Bambour, c'était un moment suspendu.
13:15Et j'espère qu'on revivra encore ça.
13:17Parce que j'aimerais que la France soit encore championne du monde.
13:21Ne serait-ce que pour dire au revoir à Didier Deschamps.
13:23De belle façon.
13:24Voilà.
13:25C'est élégant.
13:26Et je pense qu'ils vont se battre vraiment pour lui.
13:28Et Zidane, derrière, vous pensez que ça va être le plus grand sélectionneur de tous les temps ?
13:32Ce n'est pas facile de passer derrière Didier Deschamps.
13:35Ça ne va pas être facile.
13:35Mais moi, bien sûr.
13:37Le poids, ce n'est pas facile.
13:37Bien sûr, mais quand même, quand on regarde ce qu'a fait Zizou au Real,
13:43ça donne de l'espoir.
13:44Mais bon, je trouve que ce sera chouette de voir Zizou.
13:48Il ne manquait plus que ça, quoi.
13:50Dans le troisième événement sportif le plus beau que vous avez vécu,
13:53c'est la montée de l'ACA en première division en 2002.
13:56Et là, vous avez eu la chance d'être à l'intérieur.
13:58Vous avez vraiment été en immersion.
14:00Vous avez suivi toute la saison.
14:01Oui, j'ai suivi toute la saison parce que j'avais rencontré Roland Courbis à Lens.
14:07Et puis, on écrivait 3-0 et on a continué de se fréquenter.
14:12Je suis descendu.
14:14Et pour moi, ce qui a été fantastique pour cette montée,
14:17parce que quand je voyais le stade, les installations,
14:20qui étaient quand même...
14:21Précaires.
14:22Très précaires.
14:23Comme mon vélo, très sommaire.
14:26Il n'y avait qu'un pignon de vitesse.
14:29Et Roland Courbis a fait des miracles avec cette équipe.
14:33Je voyais les tribunes, il n'y avait pas personne, le terrain était...
14:37Et ça a été miraculeux et cette joie aussi du peuple.
14:41Moi, j'étais content de vivre ça en Corse avec Roland.
14:45Vous avez enchaîné les soirées d'ailleurs.
14:47Oui, oui.
14:48Puis parfois, je regardais les matchs parce que j'étais dans un hôtel
14:51qu'il fréquentait pour aller voir les matchs.
14:53Et je regardais les matchs avec lui.
14:54Et là, je regardais comment il voyait les matchs.
14:57Donc, j'ai appris à regarder aussi les matchs autrement.
15:00Vous êtes devenu un sélectionneur.
15:02Ce qui est un peu le cas d'un réalisateur, non ?
15:04Oui.
15:04Parce qu'il faut mener les gens...
15:06Oui, oui.
15:07Avec les mêmes joies et les mêmes peines.
15:09Et les mêmes difficultés.
15:10Et les mêmes difficultés parce qu'on est soumis à la pression.
15:13On a des obligations de résultats parfois.
15:17Le coup de sifflet, ça veut dire que c'est la récré.
15:19Et je sais que vous aimez vous amuser.
15:21Je vous ai préparé un quiz réplique.
15:23Culte du vieux cinéma français.
15:25Je commence une réplique.
15:26Vous envoyez la fin si vous l'avez.
15:28Dès que vous l'avez, vous me donnez le titre, l'année.
15:30Tout ce qui vous fait plaisir.
15:31Si tu veux un conseil, oublie que tu n'as aucune chance.
15:34On ne sait jamais.
15:35Sur un malentendu, ça peut marcher.
15:36Oui, très bien.
15:37Vous vous souvenez de l'année ?
15:40C'est pas très grave.
15:41C'est 1979.
15:43Ah, j'aurais dit...
15:45Je vais te ventiler façon puzzle.
15:47Ça, c'est les Tonton Flaggeurs.
15:48Bravo.
15:49Lino Ventura, 1963.
15:51Atmosphère, atmosphère.
15:52Arletti.
15:53Dans quel fil ?
15:55Je ne sais plus.
15:56Hôtel.
15:58Merde.
15:58Hôtel du Nord.
15:59Hôtel du Nord.
16:00Ne vous excusez pas, ce sont les pauvres qui s'excusent.
16:03Quand on est riche, on est désagréable.
16:05C'est tellement vrai.
16:06Je ne connais pas.
16:08C'est Louis de Finesse, dans La Folie des Grondeurs.
16:10Ah oui, La Folie des Grondeurs.
16:11Si je le fais vraiment avec son intonation, je l'ai mal fait.
16:14Mais je ne suis pas actrice, Fabien.
16:17Une paella, son coquillage, c'est comme un gigot sans aïe, un escroc sans rosette.
16:22Quelque chose qui déplait à Dieu.
16:24C'est une de vos idoles comme acteur.
16:28Il est mort il y a quelques années, il n'y a pas si longtemps que ça.
16:31C'est Belmondo qui a dit ça.
16:33Dans quel film ?
16:34Je ne sais pas.
16:35Un singe en divers.
16:35En 1962.
16:38Dernier extrait, un petit peu plus récent.
16:40Tu les vois, mes fesses, là ?
16:41Tu les vois.
16:41C'est Sophie Gatineau dans le camping.
16:44C'est Mathilde Cédé.
16:45C'est Mathilde Cédé.
16:46C'est Mathilde Cédé.
16:47Quel succès.
16:48Vous avez réalisé ce camping.
16:50C'est le film parfait dans des conditions imparfaites.
16:53Vous réalisez ce film en pleine séparation.
16:55À l'époque, vous êtes avec l'actrice Mathilde Seigneur,
16:57qui est devenue un membre de votre famille, maintenant.
17:00Mais là, à l'époque, ça a été très dur.
17:03Mais c'était douloureux.
17:05Parce qu'on s'est séparés pratiquement à la veille du tournage.
17:10C'est un beau cadeau.
17:12C'était tendu.
17:14C'était touchy.
17:15Mais est-ce que ce n'est pas ça qui a fait que…
17:17Mais je crois que c'est cette tension-là et cette émotion-là
17:20qui a fait que camping aussi a été un succès.
17:23Franck était là, vraiment merveilleux.
17:25C'était ses débuts.
17:27Et donc, je m'appuyais sur son regard tendre.
17:31Mais Mathilde et moi, c'était touchy.
17:33Et je raconte dans le livre.
17:35Vous le racontez dans le livre.
17:36C'est pour ça que je vous passe la question.
17:38Est-ce que parfois, les peines peuvent se transformer en joie plus tard ?
17:43La preuve.
17:45J'ai droit à une petite minute culture.
17:46Et je vous ai choisi des livres sur le foot, puisque c'est ce que vous aimez.
17:49Glasgow 76, la folle épopée des verts à 50 ans.
17:53Patrick Maé et Dominique Grimaud nous font revivre l'histoire.
17:55Des témoignages pleins d'émotions de Jean-Michel Larquet, Robert Herbin.
17:59Pour tous ceux qui ont aimé cette génération, les potos carrés, j'imagine que…
18:02Les potos carrés.
18:03Vous avez suivi.
18:05Vous relirez.
18:05Ça vous rafraîchira la mémoire.
18:07On a trois petits monstres.
18:08Lionel Messi, Cristiano Ronaldo, Ousmane Dembélé.
18:11Le parcours des trois stars du ballon rond raconté à la manière de Bibliothèque Rose.
18:15Ça peut être pour les petits, si vous avez des enfants qui aiment lire.
18:18Sinon, c'est pour les ados.
18:19Et si vous avez un petit voyage, vous en prenez un, vous feuilletez et vous refaites son d'histoire.
18:24Qui se souvient de Joseph Diop ? Vous vous en souvenez ?
18:27Alors, je crois qu'il n'existe pas.
18:29Eh bien voilà, vous avez tout compris.
18:31Nicolas Cartelet a romancé la tragique disparition de ce joueur incroyable.
18:35Il décrit avec poésie le talent balle au pied de celui qui a disparu physiquement,
18:40qui a disparu dans les mémoires et qui surtout n'a jamais existé.
18:43Après avoir fait les gros titres des journaux, c'est un roman très sympa à lire.
18:47Mais il y en a un, surtout, qu'on ne doit pas rater.
18:49Parce que j'en ai deux, j'en ai deux partout.
18:51Alors, on n'attend pas Fabien, c'est mieux là ?
18:53Là, c'est mieux là.
18:54Ça s'améliore, je suis chaude là, on y arrive.
18:57On en parle tout de suite.
18:58C'est votre actu.
19:04Le cinéma est passé sous votre nez.
19:06C'est lui qui est venu vous chercher.
19:07Vous avez 12 ans.
19:08Il y a des camions qui s'installent au pied de votre HLM à Villiers-sur-Marne.
19:12Et là, vous, vous avez un coup de foudre.
19:13Vous dites qu'est-ce qui se passe ?
19:15Oui, parce qu'en fait, nous, la voie ferrée séparait mon HLM des bidonvilles
19:21où vivait beaucoup la communauté portugaise.
19:23Puis un jour, on voit apparaître un barnum, une maison louisiane
19:26et des acteurs qui sortaient des camions.
19:29Bernard Blier, Maurice Birault, Annie Girardot, Jean Carmet.
19:33Et donc...
19:34Vous avez senti une magie ?
19:35Oui, bien sûr, ça nous intriguait.
19:38Donc, j'allais de moins en moins à l'école et de plus en plus sur le tournage.
19:42Et donc, un jour, j'étais habillé comme tous les gamins,
19:46avec le short et les chaussettes rouges, bref.
19:49Et il y a Jean Carmet qui sort une chaussette en s'adressant à un personnage.
19:55Il dit, vous avez oublié ça cette nuit.
19:57Et la chaussette était grise.
19:58La scribe dit, non, ça ne convient pas.
20:01Audier fait un double take, un double take.
20:04Et il me regarde et il vient vers moi.
20:05Il me dit, gamin, ce serait possible de prendre la chaussette.
20:08Je dis, avec plaisir.
20:09Donc, je tends ma chaussette.
20:10Votre chaussette est rouge.
20:11Elle est rouge.
20:12Et là, moteur, action.
20:14Et tout le monde se marre parce que, bon, la chaussette était trop petite.
20:18Je faisais du 32.
20:20Donc, Audier revient vers moi.
20:21C'était une soquette.
20:22C'était une petite chaussette comme ça, toute petite.
20:25Et Audier revient et me dit, mon gamin, la chaussette ne va pas convenir.
20:28Mais si tu veux, tu peux rester là.
20:30Il m'offre une pièce de 5 francs en argent, comme on a gardé, comme maman.
20:35Et puis, j'ai eu le droit de rentrer dans cette maison louisienne
20:38qui avait été construite en deux jours.
20:40Et là, entre les prises d'haricoles, jouer du piano,
20:43j'étais déjà dans le bain du cinéma, un peu par hasard.
20:47Il vous a ouvert la voie.
20:49Et du coup, là, on remarque que vous aimez tellement ça
20:52que vous êtes le seul auteur qui a réalisé une bande-annonce
20:57de son livre de sa bio.
20:58Regardez.
21:24Sous-titrage Société Radio-Canada
21:26Sous-titrage Société Radio-Canada
22:09Sous-titrage Société Radio-Canada
22:21Donc ça, c'est vraiment le démarrage.
22:23C'est votre enfance.
22:24Votre père, lui, vous emmène au cinéma.
22:26Votre maman au théâtre.
22:26Elle vous fait aimer la lecture.
22:27Ce sont eux qui ont fait votre éducation
22:29parce que vous n'avez pas suivi d'école.
22:30Non.
22:31C'est eux qui ont fait mon éducation.
22:33Après, j'ai fait l'école du terrain.
22:36On a appris sur le terrain.
22:38On faisait un peu tout.
22:39Mais ma mère nous a orientés vers la lecture,
22:41vers les livres, vers le théâtre.
22:43Et mon père, c'était plus le sport.
22:45Vous avez découvert quasiment tous les corps de métier du cinéma.
22:49Et à 16 ans, vous tournez...
22:50Je pense que c'est à 16 ans.
22:52Je vais vous demander à quel âge c'est.
22:53Vous avez tourné avec une caméra 16.
22:55Je me mélange.
22:55Vous avez quel âge quand vous réalisez votre premier court-métrage ?
22:58C'était des court-métrages qu'on faisait en Super 8.
23:02On filmait des conneries.
23:04Et après, on mettait de la musique dessus.
23:06Et on avait quand même le culot de faire des projections pour tout le monde.
23:10Donc c'était gonflé parce que c'était pas...
23:12Mais il y avait ce truc.
23:15Et puis après, j'ai découvert,
23:17en écrivant et en réalisant,
23:19que le rire en salle.
23:21Et quand j'ai entendu les rires
23:23qu'on avait imaginés,
23:25mais on n'est jamais sûr de rien,
23:27ça m'a donné l'impulsion de faire ça tout le temps.
23:32Donc j'adorais le rire en salle.
23:34Alors comme beaucoup d'artistes,
23:35souvent c'est le soir qu'on se retrouve.
23:37La vie nocturne, vous l'avez aimée.
23:40La vie, tout court, a croisé le sida.
23:42Et vous êtes un miraculé de cette période.
23:44Vos copains tombent comme des mouches.
23:46Et à l'époque, vous bossez sur un court-métrage Bobby.
23:49Et le réalisateur, c'est Rémi Laurent.
23:51Il disparaît.
23:52Et juste avant de disparaître,
23:53il vous dit, c'est toi qui va le faire.
23:55On peut dire que c'est un signe du dessin ?
23:57Ce n'est pas tout à fait.
23:58Parce que j'ai écrit un court-métrage
24:01qui s'appelle Bobby l'aspirateur.
24:02Oui.
24:02Pour qu'il s'en sorte.
24:04Parce que je lui disais,
24:04peut-être que ça va lui donner la patate.
24:06Mais on voyait qu'on était témoins de cette maladie.
24:09Puis il y avait ma compagne de l'époque,
24:11Soad Amidou, qui produisait.
24:13Elle a dit, il faut que ce soit Fabien.
24:14Donc lui, sur son lit,
24:16il m'a dit, je ne pourrais pas le faire, fais-le.
24:17Et Soad Amidou, à Miloseille,
24:20pour que je fasse ce film.
24:22On la remercie.
24:23En plus de vous avoir fait un enfant.
24:24Voilà.
24:25Alors, ce n'est pas simple,
24:26parce que vous courez les cachets quand même.
24:29Et le 3 juillet 1989, à 16h38,
24:34Boulevard Poissonnière,
24:35c'est le démarrage de ce court-métrage.
24:38Vous pensez que c'est un court-métrage basique,
24:40mais vous avez gagné un prix.
24:41Oui.
24:42Et puis là, je me dis le prix du rire en salle,
24:45le prix du public,
24:46qui est pour moi la plus belle récompense.
24:50Et puis voilà, il y avait tout.
24:52Et puis il y avait aussi les emplois de la musique
24:55qui étaient un peu à contre-temps.
24:57Enfin bon, je m'amusais comme un fou.
24:59Et en fait, quand Rémi,
25:01parce que j'étais auteur au départ, moi,
25:03quand Rémi m'a dit, fais-le à ma place,
25:06j'ai découvert en étant réalisateur
25:09ce que c'est que de choisir les costumes,
25:11les décors.
25:12Enfin, j'avais l'impression que là,
25:14c'était vraiment ma vraie place.
25:15C'était votre place.
25:16Voilà.
25:16Donc ça m'est tombé dessus,
25:17mais un peu comme ça, quoi.
25:19Ensuite, il y a 3-0, 4-0,
25:20camping 1, 2, 3, le succès.
25:23Comment on fait pour rester humble ?
25:26On apprend de ses échecs, surtout.
25:30Oui, aussi.
25:31Parce que tout n'a pas été que des succès,
25:34mais c'est...
25:35Et puis bon, moi, c'est...
25:40J'ai toujours été intéressé
25:41par le fait de faire,
25:43mais pas d'éprouver la réussite.
25:46C'était déjà angoissant pour moi.
25:48Il fallait que je passe à autre chose.
25:50Donc c'est en fait,
25:51quand on fige les choses,
25:52c'est ça qui me fout la trouille.
25:53Donc je me tire vers un ailleurs.
25:56Quand on a une réplique culte,
25:58bon là, tout à l'heure,
25:59on a dit Baye A.C.D.,
26:00mais il y a aussi du grand Mendes.
26:02Quand on a des répliques cultes comme ça
26:04et que les gens dans la rue
26:05vous les ressortent,
26:06qu'est-ce qu'on ressent ?
26:08Est-ce que c'est vertigineux, quand même ?
26:09C'est vertigineux, oui.
26:10Parce que je sais qu'il y a des copains,
26:11quand ils sortent,
26:12ils se préparent.
26:14Ils disent, ce soir,
26:14ça va être du grand Mendes.
26:16Ou alors, ils disent,
26:19on va où ?
26:19On va se faire un shogun.
26:22Et donc, c'est repris
26:24et c'est repris dans le langage commun.
26:28Mais vous êtes rentré dans la vie des gens ?
26:30Oui, je suis rentré dans la vie des gens.
26:31Non, enfin, on est rentré
26:32parce qu'il y a tous ceux
26:34qui ont écrit avec moi.
26:34Il y a Franck Dubosc,
26:36il y a Philippe Guillard et Manu Bose.
26:39Voilà, on est rentré
26:40et il y a un truc de...
26:43En fait, j'ai encore le truc
26:44d'enfant rigolard.
26:46Ça me fait marrer.
26:47Hors de question de rester sans projet ?
26:50Ah oui, hors de question.
26:51Puis bon,
26:52moi, c'est ce qui me maintient en vie.
26:54Je veux dire,
26:55on a la chance de pouvoir écrire,
26:57d'avoir encore de l'imagination.
27:00Là, vous en avez des projets ?
27:01J'ai un projet que j'aime beaucoup,
27:02c'est d'écrire
27:03le seul ancêtre de Mathilde Séné
27:06qui s'appelle Chez Mathilde.
27:07Chez Mathilde.
27:08Et donc,
27:09c'est une personne incroyable
27:10qui est extrêmement drôle,
27:14extrêmement fragile.
27:15Et donc,
27:15on va voir ce que c'est
27:17que la vie d'une vedette.
27:18Parce qu'on est en backstage
27:20sur la vie d'une vedette.
27:21C'est ça,
27:21c'est mon projet
27:22qui me tient.
27:23On ne peut pas terminer
27:24sans parler de Nathalie.
27:25C'est votre femme,
27:26c'est votre main à tenir,
27:27votre boussole,
27:28votre Jiminy Cricket.
27:30Oui.
27:31Elle a suivi toute votre vie.
27:33Avec des hauts et des bas.
27:34Comme tout le monde.
27:35Et plusieurs saisons.
27:36Oui,
27:37mais dans la longueur
27:38des temps,
27:39on est sur une trentaine d'années,
27:40on est sur une trentaine d'années,
27:4135 ?
27:41On est sur une trentaine d'années,
27:42oui.
27:43C'est une longue série.
27:44Mais c'est ça qui est...
27:45Comment on sait que c'est la bonne ?
27:47Comment on sait que c'est elle ?
27:52Parce que...
27:55On arrive à se parler
27:56dans les silences.
27:58Oui,
27:58c'est facile en fait.
27:59C'est la fluidité
28:00sans un mot.
28:01Voilà,
28:01le silence.
28:02C'est joliment dit,
28:03ça a scotché tout le monde.
28:05Là,
28:05c'est le coup de sifflet
28:06qui passe en Secret Story.
28:07On a une dernière question.
28:09On voulait savoir
28:10quelle était votre chanson préférée.
28:12Et ce n'est pas nous
28:14qui la posons,
28:15c'est un DJ
28:16que vous connaissez bien.
28:17Salut mon Fabien.
28:19Comme tu le vois,
28:20je suis au puce.
28:21C'est dimanche.
28:23Alors,
28:23les trois morceaux.
28:24Je te propose en premier
28:25le petit bal perdu
28:26de Patachou.
28:27Très belle version.
28:28En deuxième,
28:29nous,
28:29on est dans le vent
28:30de Pierre Lalonde.
28:32Et en troisième,
28:33une surprise,
28:34Must It Be Angel
28:35de Tavares,
28:36le morceau de ton film
28:38Jet Set.
28:39Voilà mon Fabien.
28:41Alors,
28:41c'est quoi votre chanson préférée ?
28:41La troisième.
28:42La troisième.
28:44On l'avait un petit peu
28:45misée.
28:47Il faut dire que les deux autres
28:48partaient de bas.
28:50C'est la fin de l'émission.
28:52Fabien,
28:53c'est déjà la fin.
28:54Alors,
28:54on n'attend pas Fabien,
28:55c'est la bio
28:56riche de rencontres,
28:57de volonté,
28:58de joie de vivre
28:59que vous nous avez écrite.
29:01Et il faut se l'offrir
29:02dès qu'on prend l'avion
29:03ou part en week-end.
29:04Vraiment,
29:05offrez-vous ça.
29:05C'est une page de cinéma.
29:06Vous allez vous régaler.
29:08C'est un bouquin
29:10peut-être pour l'été.
29:11Oui,
29:11mais on est au printemps
29:12et il faut l'acheter maintenant.
29:14Pour aller à la plage,
29:15il faut prendre le train,
29:16Fabien.
29:17Donc,
29:17c'est l'outil du train,
29:19c'est l'outil de l'avion.
29:20À votre place,
29:21la semaine prochaine,
29:22il y aura la très belle
29:23Mylène Jean-Panoï
29:24et Samuel Massilia
29:25qui,
29:26elle aussi,
29:26a écrit sa bio.
29:28On se quitte.
29:29À bientôt.
29:29Tout le monde,
29:29profitez bien
29:30du sport sur Binsport.
29:32Salut !
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