00:00C'est clair qu'on rentre dans une zone de turbulence. Ce week-end, on va avoir une zone de
00:03turbulence, d'escarmouche, où chacun va imposer sa volonté à l'adversaire,
00:07chacun va essayer d'affirmer sa détermination, à ne pas respecter finalement le blocus que lui oppose l'adversaire.
00:14Autant les Iraniens veulent passer en force sur le blocus américain, autant les Américains veulent passer en force sur le
00:21blocus iranien.
00:22Tout ça, c'est évidemment dans une forme de rapport de force. On voit des négociations...
00:28Oui, tout en continuant d'annoncer qu'un accord peut-être...
00:31Un accord sera créé, qui va justement libérer cette situation où on est dans l'expression d'un rapport de
00:36force militaire.
00:38Parce qu'en fait, c'est ce que vous disiez, le projet Freedom était à mon avis une vraie mauvaise
00:44idée.
00:45C'est-à-dire qu'en fait, ça peut tenir sur du court terme, c'est-à-dire...
00:48On rappelle, c'était la volonté de Donald Trump d'escorter...
00:52D'escorter avec des bateaux militaires, des bateaux de la marine marchande pour faciliter les transits dans le détroit d
00:59'Hormuz.
01:00Alors, évidemment, sur le papier, c'est très beau, c'est très noble, c'est très bien d'essayer d
01:06'aider les bateaux à sortir de cette situation.
01:09Le problème, il n'est pas là, c'est que les assurances, les marins, ceux qui sont les armateurs, etc.
01:15ne vont jamais accepter de prendre le risque, le moindre risque, que leur bateau soit touché par l'adversaire.
01:23Donc, si vous voulez, c'est même là, au-delà de la volonté tout à fait sincère de Washington de
01:29vouloir aider à la sortie de ces bateaux,
01:33en fait, il se rend compte que les intéressés eux-mêmes n'acceptent pas.
01:38Si, alors il y a sans doute quelques bateaux qui se sont dit, allez, je vais essayer de forcer le
01:41coup, etc.
01:42Mais voilà, c'est un peu au risque des périls de chacun.
01:45Et les assurances, compte tenu de la valeur des bateaux, si vous voulez, un bateau avec plein de pétrole, ça
01:49vaut 200 millions de dollars.
01:50Donc, s'il est touché, ça coûte très cher, autant à l'armateur qu'à l'assurance.
01:55Donc, personne ne va prendre ce risque, et c'est là où, bon, on va rentrer dans une voie de
01:59négociation.
01:59C'est la position française, c'est la position de la coalition internationale, etc.,
02:04qui va dire, qui dit, qui essaie d'expliquer que ce n'est pas par la force qu'on arrivera
02:08à libérer le détroit d'Hormuz,
02:10mais par une voie diplomatique, de gré avec les Iraniens et de gré avec les Américains.
02:15Mais bon, voilà, ça va prendre du temps pour que ça se finalise.
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