- il y a 2 heures
Un passager du MV Hondius est infecté par la souche des Andes, transmissible entre humains, a annoncé le ministre sud-africain de la Santé ce mercredi 6 mai. Depuis le 11 avril, trois personnes sont mortes. Un couple de septuagénaires néerlandais et une Allemande. Trois personnes ont été évacués via le Cap-Vert vers les Pays-Bas.
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00:00Retour sur le plateau de BFM TV, on va parler maintenant de l'antavirus.
00:05Pardon Alain, mais prudence, il faut remettre les masques.
00:08Alors, est-ce qu'il faut remettre les masques ?
00:09J'en ai un pour vous, tenez.
00:11Et le gel aussi pour les mains.
00:12Merci, alors écoute, ce que je vais faire, je vais mettre de côté,
00:15mettre un petit coup de gel parce que cet antavirus visiblement...
00:18On avait oublié ces gestes, mais non, finalement ça revient vite.
00:21Oui, mais il pourrait revenir, donc méfiant, c'est pour ça qu'on va vous expliquer précisément,
00:24déjà, la chronologie du navire de l'enfer, le navire antavirus.
00:30C'est avec vous qu'on va comprendre ce qui s'est passé.
00:32François Capillan, bonsoir.
00:34Bonsoir à tous.
00:34D'abord, on parle de quoi ?
00:35On parle de ce bateau que vous allez apercevoir derrière moi, le MV Ondus,
00:40un navire de 107 mètres de long, battant pavillon néerlandais,
00:45à bord 147 personnes, 88 passagers, dont 5 Français d'ailleurs,
00:49et 59 membres d'équipage.
00:51Croisière de rêve, en tout cas, c'était la promesse de départ qui s'est transformée,
00:54vous le disiez, en cauchemar.
00:56Le bateau devait relier Ushuaïa en Argentine à l'archipel du Cap Vert.
01:00Il l'accostera dans les prochains jours à Ténérife, dans les Canaries,
01:04en raison des circonstances.
01:05On fait signe qu'il n'est plus très loin, en réalité, des Canaries,
01:08et il n'est plus au large du Cap Vert.
01:10Vous apercevrez, je pense, dans un instant, sa position en direct.
01:13D'ici à samedi, vraisemblablement, les passagers sont confinés dans leur cabine.
01:18Mais officiellement, il n'y a plus aucun patient symptomatique à bord.
01:22En tout cas, pour l'instant, tous ont été évacués.
01:25Justement, si on récapitule, vous le voyez, on en est à 8 cas,
01:28c'est-à-dire 3 à confirmer, 5 suspects,
01:30sachant que sur ces 8 personnes dont on parle, 3 ont perdu la vie.
01:33C'est un passager néerlandais de 70 ans,
01:35le premier que vous voyez tout là-bas,
01:37qui est le premier à présenter les symptômes.
01:39Il est mort le 11 avril, à bord du navire.
01:42Son corps a été débarqué deux semaines plus tard à Sainte-Hélène,
01:45une île britannique située dans le Pacifique Sud,
01:47dans l'Atlantique Sud, avec son épouse,
01:49qui a fini, elle aussi, par présenter des symptômes,
01:52être transférée par avion vers Johannesburg,
01:55où elle est décédée à son tour le 26 avril.
01:56Elle était donc dans un avion quand elle était contaminée.
01:58Son infection à l'antavirus a d'ailleurs été confirmée le 4 mai.
02:02Deux jours plus tôt, samedi dernier,
02:03une passagère allemande, vous voyez en 3e position,
02:06avait succombé sur le bateau,
02:08quelques jours après les premiers symptômes.
02:09Les 3 cas suspects, qui ce matin encore,
02:11étaient à bord du MV Hondus,
02:13ont été évacués depuis, c'était il y a quelques heures.
02:15Il s'agit de deux membres d'équipage,
02:17un britannique et un néerlandais,
02:18et une personne contact, cas contact en l'occurrence,
02:21qui a été en contact avec la passagère allemande,
02:23décédée ce week-end.
02:24J'ajoute qu'un passager qui voyageait sur le bateau
02:26est désormais hospitalisé à Zurich, en Suisse.
02:29Il a été testé positif, c'est le 3e cas avéré.
02:32Quant à l'origine exacte,
02:33vous allez en parler en plateau évidemment,
02:35l'origine de la contamination,
02:37les conditions de sa propagation,
02:38elle reste à ce stade incertaine,
02:39tout comme l'ampleur réelle de l'épisode.
02:42Merci François Gapillan.
02:43Docteur Rossi, rassurez-moi tout de suite,
02:45est-ce que je dois, oui ou non, garder le masque,
02:47parce qu'on a l'impression de revivre le début du Covid ?
02:50Alors, garder le masque, c'est toujours bien
02:52si vous voulez éviter des épisodes de virus saisonniers,
02:54mais je pense qu'on ne peut pas du tout dire
02:56qu'on est devant une histoire...
02:58Donc là, je peux enlever le masque ?
02:59Oui, j'ai peut-être un petit peu le rhume,
03:01mais donc du coup, faites attention.
03:02Ça va, on a une licence suffisamment.
03:03Non, mais l'antavirus,
03:06c'est un virus...
03:08Déjà, il y a plusieurs types d'antavirus,
03:10on parle des sous-types américains
03:11qui sont associés à des formes respiratoires
03:13qui sont particulièrement graves.
03:14Les antavirus qu'on a en Europe,
03:16par exemple, nous en France,
03:17on a surtout le poumat là.
03:18Il est là, il est présent l'antavirus ?
03:19Oui, mais ce n'est pas du tout les mêmes formes.
03:21Déjà, il n'y a pas de transmission interhumaine.
03:22Donc tous les antavirus sont des virus
03:23qu'on peut avoir en contact avec les rongeurs
03:27qui se transmettent par l'inhalation d'urine
03:30ou d'excréments de rongeurs.
03:32On peut aussi l'attraper sur des morsures de rongeurs.
03:35Parce que j'ai vu qu'il y en avait dans le Jura,
03:37il y en avait dans le marin.
03:38Mais c'est des sous-types différents, en fait.
03:40Principalement en France, on a le poumala
03:41qui est associé à des formes
03:42qui donnent des insuffisances rénales,
03:44des thrombopénies, un peu de fièvre,
03:46et ça...
03:46Mais là, ce n'est pas un peu de fièvre,
03:48on a trois morts.
03:49Voilà.
03:49Alors, les sous-types d'antavirus
03:51qui sont présents sur le continent américain
03:53sont associés à des formes
03:54qu'on dit respiratoires et cardiaques.
03:56Donc, c'est des formes un peu typiques
03:58des formes américaines
03:59qui sont plus graves, plus sévères, plus mortelles,
04:02avec des taux de mortalité à 30% dans les études.
04:06Principalement, les transmissions,
04:07c'est toujours avec les rongeurs.
04:08Et pour le sous-type Andes,
04:10qui est le seul sous-type
04:11qui a des contaminations interhumaines
04:13qui ont été déjà décrites par le passé,
04:14donc c'est celui qu'on retrouve probablement
04:16sur ces patients-là,
04:18puisqu'on a à la fois le cas qui vient d'Argentine,
04:21donc ça vient avec le sous-type des Andes,
04:22vous l'appelez comme vous voulez.
04:24C'est l'antavirus des Andes, en fait,
04:25qui est transmis de l'homme par l'homme.
04:27Alors, c'est d'abord transmis par un contact
04:29avec un rongeur,
04:30et puis il y a des transmissions
04:31qui sont interhumaines,
04:32mais qui sont difficiles.
04:33Ce n'est pas une transmission aussi importante
04:36qu'avec la Covid-19.
04:37Vous vous rappelez,
04:38on avait parlé de ce R0,
04:40c'est-à-dire que c'est le nombre,
04:41la capacité d'un virus
04:42à infecter plusieurs autres personnes.
04:44Le R0, il est très élevé pour la grippe,
04:47il est très élevé pour l'infection Covid-19.
04:49Pour l'antavirus, il est très faible.
04:51Il faut être dans des contacts très proches.
04:53Donc, c'est les gens qui sont dans la même chambre.
04:55Comme dans une croisière.
04:56Voilà, comme dans une croisière.
04:57Donc, la croisière, c'est un bon moment.
04:58C'est un clocerre, une croisière.
05:00Parce qu'on nous dit
05:01qu'une des personnes qui est décédée
05:02était montée, brièvement, certes,
05:05mais montée quand même,
05:05à bord d'un avion KLM.
05:08Il s'agit vraiment de...
05:09Donc, là, on était en espace confiné.
05:11L'épouse du premier patient décédé
05:13qui avait été rapatrié à Johannesburg
05:16et elle a présenté des symptômes après.
05:19Et elle est décédée le 24 avril, il me semble.
05:23Donc, il faut retracer les cas contacts.
05:25C'est une enquête, une course contre la monde
05:26pour les autorités sanitaires.
05:28Retracer les cas contacts,
05:29parce qu'on parle de...
05:30C'est-à-dire que, par exemple, dans ce vol...
05:37Pas forcément à bord.
05:38Il faut un contact vraiment prolongé et rapproché,
05:40mais il faut quand même lister.
05:41Donc, il y a un Français parmi ces cas contacts.
05:44Et il faut lister aussi les cas contacts
05:46du premier patient décédé.
05:49Il y a tout un listing qui a été fait.
05:50Là, pour l'instant,
05:51il y a une soixantaine de cas contacts identifiés,
05:5342 qui ont été retrouvés
05:54et qui sont actuellement sous surveillance,
05:56selon le ministre de la Santé sud-africain.
05:58Donc, ça fait énormément de travail.
06:01Et il faut aussi surveiller ce qui se passe à bord.
06:05On l'a dit, la transmission interhumaine,
06:06elle est possible, mais rare en cas de contact prolongé.
06:10Et puis, il faut aussi déterminer tout ce qui va se passer
06:12une fois que les passagers vont débarquer.
06:13Parce que le souci avec ce virus,
06:15c'est que la période d'incubation,
06:17elle peut être longue.
06:17Elle est entre une semaine et six semaines
06:21pour ce virus des Andes.
06:22En moyenne, c'est plutôt deux semaines ou plus court.
06:24Mais il y a quand même la question de savoir
06:27combien de temps il va falloir surveiller.
06:29Et on est contagieux à ce moment-là,
06:32pendant ces six semaines.
06:33Alors, a priori, selon les données des scientifiques,
06:36il n'y a pas de transmission avant les symptômes.
06:38Ce qui est quand même une différence avec le Covid
06:40et avec la grippe.
06:41Mais une fois qu'on a les symptômes,
06:43il faut une prise en charge très rapide
06:44parce que la dégradation peut être brutale.
06:45Et c'est pour ça qu'il y a une mortalité de 40%.
06:49Donc, il y a une isolement.
06:50Et surtout, prévenir un médecin rapidement.
06:54Mais une mortalité de 40%, c'est beaucoup pour cette touche.
06:58Il faut être en faiblesse pathologique déjà à soi-même ou pas ?
07:02Pas forcément, parce que c'est une dégradation.
07:04Encore une fois, les formes qu'il y a en Europe,
07:06ce n'est pas du tout la forme dont on parle là.
07:07On parle de cette forme-là.
07:08Cette forme-là, c'est la létalité la plus élevée des antivirus.
07:12Et c'est la seule souche sur les 38 connues
07:13qui se transmet en forme.
07:15Si on est en forme, pour le coup,
07:17vous m'avez posé la question au docteur Rossi.
07:18Non, mais principalement, c'est effectivement,
07:20quand on est fragile, on est plus à risque.
07:21Après, les gens en forme peuvent quand même faire des formes graves
07:24et avec des risques de décès.
07:25Ce n'est pas pareil, le risque de décès,
07:27quand on est sur un bateau, on ne peut pas avoir l'oxygénation,
07:29on ne peut pas avoir les fonctions support
07:31que quand on est quand même dans un hôpital.
07:33On parle quand même...
07:34Alors, on va voir s'il a muté
07:36ou s'il présente des mutations avec une transmission
07:38qui s'est majorée dans le risque interhumain.
07:40Mais la plus grosse épidémie, je pense,
07:42elle doit être de 30-35 cas.
07:43On parle d'une transmission qui est anédoctique
07:47au niveau interhumain.
07:48Donc, on n'est pas sûr.
07:48Mais cette souche des andres...
07:50Là, on a la souche,
07:51mais on n'a pas encore le séquençage complet
07:53du génome de la souche.
07:54Mais cette souche des andres,
07:55est-ce qu'elle pourrait se développer rapidement ?
07:57C'est ça que les Français qui nous regardent
08:00se posent la question ?
08:00Il faudrait regarder les caractéristiques du virus.
08:04On manque pour le moment d'éléments,
08:05mais après, là, on est sûr.
08:07On voit quand même, quand on regarde la chronologie,
08:08il y a quelqu'un qui commence à avoir les symptômes
08:11le 10-11 avril.
08:1215 jours après, il y a les premiers cas contacts.
08:14Donc, en fait, on est quand même quelqu'un
08:16qui attrape une maladie qui est faiblement contagieuse,
08:19qui est assez rare,
08:20en contact avec un rongeur
08:22et qui se retrouve confiné dans un bateau de poids.
08:25Vous l'avez dit, c'est moins contagieux que le Covid.
08:27C'est beaucoup, beaucoup moins.
08:28Pour rebondir sur ce que disait Benjamin Rossi,
08:30il y avait une étude qui avait été faite,
08:31je crois, en 2019, en Argentine.
08:33Deux cas qui avaient donné ensuite 34 cas confirmés.
08:3711 décès et on voit bien, là, sur ce bateau,
08:40il y a 147 personnes.
08:42Ils naviguent depuis le 1er avril.
08:44On a 8 cas, dont 3 confirmés.
08:47On n'est pas sur le même taux d'attaque
08:48que pendant le Covid.
08:49Rappelez-vous, il y avait un navire de croisière
08:51pendant le Covid.
08:52Vous vous rappelez du Diamond Princess.
08:543 700 passagers.
08:55712 avaient contracté le Covid.
08:57On était quasiment à une personne sur cinq.
08:58Donc, on voit quand même que
08:59la transmission interhumaine n'est pas la même.
09:01Quand on est à bord, on peut s'inquiéter.
09:04On peut avoir des moments de panique,
09:05de stress, d'angoisse.
09:06Il suffit de regarder ces vidéos
09:07que les passagers ont postées eux-mêmes.
09:11On n'est pas seulement les headlines.
09:13On est des gens.
09:15Les gens, les familles, les lives,
09:18les gens attendent pour nous à la maison.
09:23Il y a beaucoup de incertainty,
09:25et c'est la partie la plus difficile.
09:49Et là, dans ces cas-là,
09:50comment est-ce que ça se passe à bord d'un navire,
09:52d'un bâtiment, quand il y a un cas,
09:55qu'il y a une maladie qui se développe ?
09:56Il faut rassurer les passagers.
09:58Enfin, c'est une sacrée gestion à avoir quand même.
10:00Oui.
10:00Trois semaines.
10:01Oui, oui.
10:02Alors, les navires passagers particulièrement
10:04sont préparés à cela.
10:06Alors, peut-être pas à ce cas particulier
10:07que je ne connaissais pas,
10:08que je viens de découvrir.
10:09Et on a deux grandes conventions.
10:11On a des...
10:11Je ne vais pas rentrer dans...
10:12Une convention sur le droit du travail,
10:14puis une autre sur la formation des gens de mer,
10:16qu'on appelle STCW.
10:17C'est un acronyme barbare.
10:19Et il est expliqué que le personnel à bord
10:23doit être formé au geste de secours.
10:25Et pour les navires polaires,
10:27normalement, il y a toujours un médecin à bord.
10:29Donc, tout ça...
10:31Pas ce genre de virus,
10:33mais on peut éventuellement penser
10:35à une épidémie à bord du navire.
10:37Évidemment, le navire étant flottant
10:38et qu'on ne peut pas partir,
10:39il faut bien le gérer.
10:41Et donc, il y a des procédures.
10:42Non, la difficulté est là.
10:44C'est que ça me rappelle...
10:46Vous nous avez rassurés en disant
10:48qu'il n'y avait pas de quoi paniquer,
10:49mais j'ai repensé au Covid.
10:52Et je me rappelle avoir travaillé
10:53sur les questions de navires
10:55qui étaient au large, qui mouillaient,
10:57qui ne pouvaient plus bouger
10:58avec les gens qui étaient à bord,
10:59qui étaient paniqués.
11:00Et là, on a vu le refus du Cap-Vert
11:03d'accueillir ces navires.
11:05Qu'est-ce qui dit que par la suite,
11:06l'Espagne ne va pas le refuser ?
11:08Bien que l'Espagne a apparemment...
11:09Ou Ténéry, qu'on va y être
11:10dans un instant.
11:11Ou Ténéry, il faut aussi...
11:12Mais admettons qu'il refuse.
11:13Aujourd'hui, juridiquement parlant,
11:15rien n'oblige un État
11:17à accéder à un navire.
11:21Il vient d'accoster.
11:23Non, non, no way.
11:25Vous restez en quarantaine,
11:26vous restez loin.
11:26Exactement, et il n'y a rien aujourd'hui.
11:28Rien n'oblige un État
11:29à accueillir un navire ?
11:30Non, à l'OMI,
11:30il y a des travaux dessus,
11:32sur le facteur humain,
11:33à bord des navires,
11:33mais aujourd'hui,
11:34rien n'impose au navire.
11:35Pour le coup,
11:36les normes environnementales
11:37sont plus strictes
11:38pour accueillir un navire
11:39qui pourrait relâcher
11:41du mazout,
11:42du fût lourd en mer,
11:44que d'accueillir un navire
11:45avec des personnes
11:45qui sont malades.
11:46Sauf que la responsabilité sanitaire,
11:48elle dépend de la frêteur
11:49et du pavillon.
11:51C'est-à-dire,
11:51là, c'est le néerlandais
11:52qui est responsable
11:53de la santé des passagers.
11:54Ce n'est pas néerlandais,
11:55ça va être l'armateur
11:56ou la frêteur.
11:57Oui, effectivement,
11:57celui qui exploite le navire,
11:58pour faire simple.
11:59Donc là, c'est Ocean Wild Expeditions
12:01qui est responsable, effectivement.
12:03D'accord.
12:03C'est une compagnie néerlandaise.
12:07La Ténérife pour BFMTV
12:09parce que les autorités espagnoles
12:10ont donc accepté
12:11qu'il accoste.
12:15Exactement,
12:16c'est le ministère
12:17de la Santé espagnole
12:18qui l'a confirmé.
12:19Le navire devrait arriver
12:20au port de Granadilla
12:22sur l'île de Ténérife
12:23en milieu de journée
12:24ce samedi.
12:25Cela fait maintenant
12:26plusieurs jours
12:26que le bateau, vous savez,
12:27se situe proche du Cap Vert
12:29car avant de repartir,
12:30il attendait notamment
12:31l'évacuation
12:32de trois personnes malades.
12:34Ces évacuations
12:34qui ont été effectuées
12:36lors de ces dernières heures
12:37par avion
12:37entre l'aéroport de Praia,
12:39la capitale du Cap Vert,
12:41jusqu'aux Pays-Bas.
12:42Selon le dernier bilan
12:43que nous avons réalisé
12:44avec le service santé
12:46de BFMTV,
12:47huit cas ont donc
12:48été recensés
12:49à bord du navire,
12:50cinq suspectés,
12:51trois confirmés
12:52avec, on le rappelle,
12:53trois personnes décédées.
12:55Concernant le reste
12:56des passagers
12:56et des membres d'équipage,
12:57ils devraient donc
12:58arriver, commencer
12:59à prendre la direction
13:00en tout cas
13:01des îles Canaries
13:02dans les prochaines heures
13:03avec un trajet
13:03d'environ trois jours
13:05et l'OMS prévient
13:06qu'à leur arrivée,
13:07il y aura un protocole strict.
13:09Ils seront tous examinés,
13:11pris en charge
13:11et transférés
13:12vers leurs pays respectifs.
13:14Mais attention,
13:15des transferts
13:16qui seront réalisés
13:16dans des espaces
13:17et transports spécifiques
13:18afin d'éviter
13:20tout contact
13:20avec la population locale.
13:23Dernière précision
13:23que je peux vous donner,
13:24la souche d'antavirus
13:26détectée sur un des passagers
13:27correspond à celle des Andes
13:29connues pour être transmissibles
13:31entre humains.
13:32Merci.
13:33Avec Agathe Pichon,
13:34Théo Bacillana,
13:35Ténérif,
13:35au BFMTV,
13:36on va lui imposer une quarantaine
13:38ou c'est prudent
13:39de débarquer tout le monde ?
13:40Moi, je pense que là,
13:41il faut soigner les gens.
13:43Encore une fois,
13:44on n'est pas devant un virus
13:44qui est très contagiant
13:45de manière interhumaine.
13:46Je pense que l'important,
13:47c'est de soigner.
13:48Mais comment on va accueillir
13:49concrètement
13:49quand ce navire va arriver
13:52et va accoster ?
13:53Ils vont se faire accueillir
13:53avec des équipes sanitaires,
13:55ils vont débarquer
13:55les gens qui sont symptomatiques.
13:55Donc, des hommes
13:56qui vont être en blanc,
13:58complètement couverts.
13:59Là, en principe,
14:00il n'y a plus personne
14:00de symptomatique.
14:01Oui, mais il n'y a pas
14:02un risque quand même ?
14:03Là, ils vont surveiller
14:04l'éventuelle apparition
14:05de symptômes.
14:05Les personnes,
14:06ils vont surveiller
14:07ceux qui ont été en contact
14:09avec les gens
14:09qui étaient symptomatiques.
14:10Mais normalement,
14:11quand on est plus symptomatique,
14:12on est plus contagieux.
14:14On est sur un virus
14:15qui n'est pas du tout
14:15comme le Covid.
14:16Il ne faut pas le comparer
14:17avec la Covid-19.
14:17Donc, ce soir,
14:18vous voulez rassurer
14:18ceux qui nous regardent.
14:20Ce n'est pas le Covid.
14:21On n'est pas au début
14:22d'une pandémie mondiale.
14:23On est en train de...
14:25Pas la peine de se ruer,
14:26d'acheter des masques
14:27ou du gel.
14:28Non.
14:29Enfin, c'est bien de le faire
14:30parce que ça évite
14:31les infections respiratoires.
14:32Donc, faites attention
14:33aux mesures barrières.
14:34Mais là,
14:35il ne faut pas rentrer
14:35dans une...
14:36Et le navire,
14:36qu'est-ce qu'il devient
14:37ensuite, le navire ?
14:38On le désinfecte ?
14:39Alors, ça...
14:41Que fait le croisiériste
14:43une fois qu'il y a le passager ?
14:45Il n'y a pas de transmission
14:45sur les super-personnes d'abord.
14:47Le navire, il n'est pas...
14:48Oui, c'est pas...
14:48On n'est pas contaminé
14:49en couchant la banquette.
14:51Personne n'aime savoir
14:52que c'est le navire
14:53dans lequel il y a eu
14:53une croisière
14:54avec des virus, etc.
14:55Oui, mais l'OMS
14:55a des standards
14:57s'il faut désinfecter ou pas.
14:58A priori,
14:59c'est déjà le cas à bord
15:01en ce moment.
15:01Je crois qu'il y a
15:02un niveau 3 qui est appliqué.
15:03Et en plus,
15:05l'infection primaire,
15:07elle est soupçonnée
15:07d'avoir été
15:08avant l'embarquement
15:09dans la croisière.
15:10Probablement, oui.
15:10Pour le couple,
15:11c'était plutôt
15:11lors d'une excursion
15:13en Argentine
15:13avant d'embarquer
15:14à bord du navire.
15:15Est-ce que depuis le Covid,
15:17Margot,
15:17et je vous pose la question
15:18également, docteur,
15:19est-ce qu'effectivement,
15:20on est beaucoup plus vigilant
15:22par rapport à l'apparition
15:23de ces virus ?
15:24Il y a une prise de conscience
15:25qui a été...
15:26Alors, il y a toujours
15:27une vigilance sanitaire
15:28au niveau des services.
15:30Disons qu'on n'est plus réactif
15:31au niveau des médias,
15:31mais je pense qu'au niveau
15:32des instances sanitaires,
15:35les choses n'ont pas
15:35tellement changé.
15:36En fait, il y a des mesures
15:37de protection qui sont faites,
15:38il y a des surveillances
15:40épidémiologiques
15:41elles ont toujours été faites,
15:42elles le sont encore.
15:42Est-ce qu'on travaille
15:43sur un vaccin
15:44contre l'antavirus ?
15:45Il y a des travaux,
15:46il y a des protocoles
15:46de recherche, ça aussi,
15:48il faudrait voir où on en est,
15:49mais moi, ce qui me marque
15:51pour avoir été au téléphone
15:52toute la journée
15:52avec des spécialistes,
15:53c'est leur prudence
15:54parce qu'on a beau leur dire
15:55oui, ils disent
15:56que ce n'est pas du tout
15:56le même degré de contagiosité
15:58que le Covid
15:59et pas la même transmission.
16:01Il y a toujours,
16:02en l'état actuel,
16:03il n'y a pas le même risque
16:04que le Covid,
16:04mais restons prudents
16:05parce que la suite...
16:06On ne sait jamais,
16:07il peut muter,
16:08il peut évoluer.
16:08Aujourd'hui,
16:09vous tapez l'antavirus,
16:09il y a écrit Jura,
16:12Barin, Aveyron.
16:13Ce n'est pas la même souche.
16:14Non.
16:14Ce n'est pas la même souche,
16:15c'est ce qu'il faut dire.
16:15Il y a une centaine de cas
16:16en France
16:16et c'est un tout...
16:17Ça n'a rien à de temps en temps
16:18à l'hôpital et ça va.
16:19D'accord, voilà.
16:20Merci.
16:21Tout le monde est rassuré.
16:23Merci, madame.
16:23Merci, messieurs,
16:24d'avoir été avec nous.
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