- il y a 13 heures
Le MV Hondius fait route ce mardi 12 mai vers les Pays-Bas après l'évacuation sous haute protection, dans l'archipel espagnol des Canaries, de plus d'une centaine de passagers et membres d'équipage de ce bateau de croisière où a été détecté un foyer d'hantavirus. En France, un cas d'hantavirus a été détecté, chez une femme ayant voyagé à bord du navire.
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00:00:00Merci de suivre aujourd'hui cette conférence de presse.
00:00:03Elle fait suite à la réunion organisée hier soir autour du Premier ministre,
00:00:09au cours de laquelle un point complet de la situation a été réalisé.
00:00:14J'ai souhaité que les Français disposent en toute transparence
00:00:17des mêmes informations que celles présentées au plus haut niveau de l'État.
00:00:22Cette conférence de presse a un objectif simple.
00:00:25Vous présentez l'état de la science sur l'antavirus,
00:00:28les principaux éléments chronologiques
00:00:32et un point de situation sur nos ressortissants et les cas contacts.
00:00:36Sont présents à mes côtés, et je veux les en remercier,
00:00:40Yazdan Yazdampana,
00:00:43Madame Caroline Sémail,
00:00:46Monsieur Xavier Lescure,
00:00:48Monsieur Antoine Flao et Monsieur Olivier Schwartz.
00:00:51Le foyer débute à bord du MV Hondius,
00:00:56parti d'Ushuaïa le 1er avril avec 147 personnes.
00:01:01Plusieurs cas respiratoires sévères apparaissent en mer avec un premier décès le 11 avril.
00:01:08L'escale à Sainte-Hélène entre le 22 et 24 avril.
00:01:12Dans les jours suivants, plusieurs cas graves sont signalés lors de déplacements internationaux
00:01:18et le antivirus des ondes est identifié.
00:01:23Le navire arrive finalement à Ténérife le 10 mai,
00:01:27permettant l'organisation des rapatriements des ressortissants de 23 nationalités.
00:01:33Dès l'identification du virus, le gouvernement agit immédiatement.
00:01:37Les cinq ressortissants français, encore à bord, ont été rapatriés
00:01:42dans le cadre d'une opération sanitaire sécurisée.
00:01:46A leur arrivée, ils ont été pris en charge dans des établissements hospitaliers de référence,
00:01:50placés en isolement dans des chambres à double flux
00:01:54et soumis à une surveillance médicale étroite.
00:01:58A ce stade, quatre d'entre eux vont bien et sont testés négatifs.
00:02:02Une patiente testée positif à l'antavirus présente en revanche une forme grave
00:02:09et est actuellement en réanimation dans un état grave.
00:02:13Je ne vous en dirai pas plus pour respecter son secret médical.
00:02:18Un travail très approfondi de traçage des personnes-contactes de malades évacués du bateau
00:02:23a également été conduit immédiatement.
00:02:27Huit ressortissants français ont été identifiés sur le vol entre Sainte-Hélène
00:02:32et Johannesburg.
00:02:33Un second vol entre Johannesburg et Amsterdam transportait des Français
00:02:38avec un niveau de risque moindre dans la mesure où une malade était présente
00:02:42mais a été rapidement débarquée, ce qui a limité l'exposition des voyageurs.
00:02:48Au total, 22 cas contacts ont été identifiés en France.
00:02:53Ils ont tous été contactés, testés, hospitalisés ou en cours d'hospitalisation
00:02:58et font l'objet d'un suivi sanitaire rigoureux.
00:03:02Enfin, je veux être très claire, à ce stade, les cas positifs recensés
00:03:06sont exclusivement des croisiéristes présents à bord du MV ondius.
00:03:11Il n'y a pas d'élément en faveur d'une circulation diffuse du virus
00:03:15sur le territoire national.
00:03:17Je vais maintenant laisser la parole aux experts scientifiques
00:03:20pour les éléments scientifiques et médicaux
00:03:23et que je remercie encore une fois infiniment pour leur présence aujourd'hui à nos côtés.
00:03:28Je vous remercie.
00:03:30Merci beaucoup, Madame la Ministre.
00:03:35Je vous donne ma place.
00:03:38Merci beaucoup, Madame la Ministre.
00:03:40Du coup, je n'ai pas besoin de ça.
00:03:45Bonjour à toutes et à tous.
00:03:47En fait, l'objectif, comme ça a été dit par Madame la Ministre,
00:03:50c'est qu'avec quelques experts scientifiques,
00:03:53on vous présente aujourd'hui l'état de la science,
00:03:55ce qu'on sait et ce qu'on ne sait pas.
00:03:59On a essayé d'avoir des experts qui couvrent différents domaines de la médecine
00:04:05pour essayer de vous donner un panorama, un peu de connaissances aujourd'hui.
00:04:12Donc, on a Caroline Semeil, qui est la directrice générale de Santé publique France,
00:04:17qui va nous parler de l'épidémie.
00:04:20Xavier Lescure, qui est à la PHP et à l'INSEM,
00:04:24qui va vous parler de prise en charge des patients
00:04:26et, en général, l'histoire naturelle de la maladie, la transmission,
00:04:33qui va aussi vous dire de mots des patients qui sont aujourd'hui...
00:04:37Enfin, le patient et les contacts qui sont à Bichard.
00:04:40Mais comme ça a été dit par Madame la Ministre, c'est très important.
00:04:43L'idée aujourd'hui, c'est vraiment de parler de la science,
00:04:46de ce qu'on sait et ne pas rentrer dans les cas individuels des personnes
00:04:50pour aussi des raisons de confidentialité, comme ça a été dit.
00:04:56Olivier Schwartz, qui est de l'Institut Pasteur de Paris,
00:05:00qui est virologue, va vous parler de virus, des traitements et des vaccins,
00:05:04en sachant que Xavier va couvrir aussi un peu les traitements.
00:05:09Et enfin, Antoine Flau, Université de Paris, cité,
00:05:15va essayer de prendre un peu de hauteur.
00:05:18Il nous a dit de zoomer un peu en arrière
00:05:20pour vous dire un peu ce qu'il en pense globalement aujourd'hui,
00:05:25en sachant qu'il est aussi épidémiologiste.
00:05:27Mais je pense que vous le connaissez très bien.
00:05:30Donc maintenant, on va commencer d'abord par Caroline Semay pour l'épidémiologie.
00:05:36Merci, Caroline.
00:05:41Merci. Merci, Madame la Ministre.
00:05:44Alors, je vais évoquer quatre points.
00:05:47Et mes collègues, bien entendu, vont compléter.
00:05:49Tout d'abord, l'historique des infections à un temps virus en dès.
00:05:53Vous savez que ce n'est pas une découverte récente.
00:05:56Olivier Schwartz reviendra sur la grande famille des antivirus.
00:06:00Et c'est effectivement un virus qui circule depuis plusieurs années
00:06:03en Argentine, au Chili et en Uruguay.
00:06:07Donc ce virus a été découvert en Argentine en 1995.
00:06:10Jusqu'en 1996, on pensait que c'était essentiellement une transmission zoonotique,
00:06:17c'est-à-dire une transmission des animaux aux hommes sans transmission interhumaine.
00:06:21Le réservoir est un rongeur et les personnes pouvaient se contaminer
00:06:26via l'inhalation de poussière ou d'aérosol contaminé
00:06:30qui était dû aux excrétats des rongeurs.
00:06:33Puis en 1996, en fait, il y a déjà eu une investigation
00:06:37où il y avait des cas diagnostiqués à antivirus
00:06:39qui ont permis d'évoquer pour la première fois une transmission interhumaine
00:06:45puisque des professionnels de santé étaient contaminés.
00:06:48Mais c'est en 2019 aussi qu'on a eu, en fait, un nouveau cluster de 100 personnes
00:06:53et cela a permis, en fait, de documenter encore mieux une transmission interhumaine.
00:06:59Alors il faut savoir qu'en Argentine, il y a quand même très souvent des cas
00:07:03à antivirus Andes.
00:07:05Globalement, chaque année, entre 150 et 100 cas sont diagnostiqués.
00:07:09Mais on peut effectivement observer que pour l'année 2026,
00:07:13le début de l'année 2026 est déjà plus important que les années précédentes,
00:07:182025 et les autres années.
00:07:20Le deuxième point que je voudrais évoquer, c'est grâce, en fait,
00:07:23aux publications internationales, notamment de nos collègues argentins,
00:07:28on dispose d'informations essentielles qui sont pour la plupart sur la base,
00:07:32en fait, de l'investigation de clusters.
00:07:35Donc ces investigations ont permis de montrer que la période d'inducupation
00:07:40était assez longue, de 9 à 40 jours, que la létalité était élevée,
00:07:46de 21 à 50%, et que l'évolution clinique était en deux temps.
00:07:50Mais je laisserai Xavier en parler plus longuement.
00:07:54Et on estime que la contamination peut survenir 48 heures avant le début des signes.
00:07:59Évidemment, pour se contaminer, il faut des contacts proches, prolongés,
00:08:04comme on l'avait vu avec toutes les investigations de clusters
00:08:07qui montraient qu'à chaque fois, nous avions un contact proche entre les individus.
00:08:13En termes de diagnostic, on a donc, on dispose en France d'une PCR
00:08:17et d'une sérologie qui est plutôt performante.
00:08:21Et j'en profite pour remercier le CNR des antivirus,
00:08:23et tout particulièrement Virginie Sauvage,
00:08:26qui a beaucoup travaillé dans les derniers jours.
00:08:30Alors le troisième point que je voulais évoquer,
00:08:33donc on revient évidemment au foyer, au cluster dans le navire.
00:08:37Il s'agit en fait du cinquième cluster investigué.
00:08:40L'alerte a été donnée dès le 2 mai par les autorités des Pays-Bas,
00:08:44et donc évidemment qui ont alerté aussi l'OMS.
00:08:48Et le premier diagnostic du pathogène antivirus Andes
00:08:54a été donc identifié le 4 mai.
00:08:57Il y avait donc 147 passagers et équipages à bord de ce navire,
00:09:02provenant de 27 pays.
00:09:04C'est vous dire comme la coordination internationale est absolument essentielle,
00:09:09elle est faite sous l'égide de l'OMS.
00:09:12Alors aujourd'hui, combien de cas confirmés ?
00:09:15Nous en avons 11 au 12 mai, pour lesquels on a une PCR positive.
00:09:21Il s'agit uniquement de passagers ou d'équipages du navire,
00:09:26et qui sont évidemment considérés à haut risque,
00:09:30qui sont donc tous isolés pour une période jusqu'à 42 jours,
00:09:34et ils ont tous été prélevés, bien entendu.
00:09:37Nous avons aussi considéré que les passagers qui étaient dans un vol
00:09:41et qui étaient exposés à une personne qui était un cas confirmé
00:09:45et qui est décédé dans la foule.
00:09:47Enfin, quelques jours après,
00:09:48on a considéré que les passagers des vols,
00:09:50qui ont donc été exposés à ce cas,
00:09:53étaient considérés aussi à risque,
00:09:55et pour lesquels ils sont effectivement aujourd'hui hospitalisés.
00:09:59Vous savez que parmi les 11 cas,
00:10:01nous avons donc un cas français
00:10:03qui a été diagnostiqué très récemment.
00:10:06Juste peut-être le dernier point,
00:10:08on voit que les investigations sont très importantes
00:10:11pour mieux connaître l'évolution et cette pathologie.
00:10:15Aujourd'hui, il y a une investigation
00:10:17qui est conduite par l'OMS et le CDC sur le navire,
00:10:21pour retracer un peu toute la chaîne de transmission.
00:10:25Et puis en France, bien entendu,
00:10:27nous menons aussi des investigations très importantes.
00:10:30Tous les personnes exposées,
00:10:32que ce soit ceux qui ont été exposés dans le navire,
00:10:34ou exposées au cours d'un vol,
00:10:37sont aujourd'hui interviewées
00:10:39avec un questionnaire très détaillé
00:10:42qui comprend aussi des questions communes à tous les pays,
00:10:45plus des questions spécifiques à la France.
00:10:48Voilà, et donc il est très important
00:10:50que ces investigations qui sont faites en France,
00:10:52évidemment, on les partage avec tous les autres pays.
00:10:56Il y a très très souvent des réunions
00:10:58au niveau européen, voire plus.
00:11:00Voilà, je vous remercie.
00:11:02Merci beaucoup Caroline.
00:11:03Alors, je ne vous ai pas dit, je suis désolé au départ.
00:11:06En fait, Xavier, allez juste au niveau de pupitres,
00:11:09comme ça, Caroline va pouvoir s'asseoir.
00:11:13En fait, on va enchaîner les présentations,
00:11:18cinq minutes, parce que parfois,
00:11:19vous avez des réponses à des questions
00:11:20dans notre présentation.
00:11:21Et à la fin, on a réservé une demi-heure pour les questions.
00:11:27L'autre chose que je voulais juste dire
00:11:28avant d'introduire Xavier,
00:11:29c'est que dans les données qu'a présentées
00:11:33Caroline Somaille,
00:11:34il y a quand même quelque chose qui est important.
00:11:35C'est que ça fait une semaine que tout ça,
00:11:37environ, se passe.
00:11:39Et vous avez vu des éléments qu'on a,
00:11:41parce que c'est un virus qu'on connaît depuis 30 ans,
00:11:44même s'il y a encore des inconnus.
00:11:47Mais on n'est pas dans les situations de janvier 2020.
00:11:50Xavier va vous présenter la prise en charge.
00:11:53Merci beaucoup, Yazdan, Madame la Ministre.
00:11:55Mesdames et Messieurs,
00:11:56je vais essayer de vous raconter l'histoire naturelle
00:11:58de ce virus qu'on ne connaît pas sous nos contrées,
00:12:02en Dès, et spécifiquement, comme son nom l'indique,
00:12:04sud-américain, dans une région très spécifique.
00:12:07Donc c'est une histoire qu'on connaît assez mal,
00:12:09d'une maladie qui est négligée,
00:12:10qui est dite tropicale,
00:12:11qui survient dans des contrées reculées,
00:12:15souvent rurales.
00:12:15Je vais essayer de répondre à des questions simples
00:12:17pour vous éclairer sur une chose
00:12:19qui est, pour le moment, aujourd'hui, assez mal connue.
00:12:22Où est le réservoir ?
00:12:24Caroline vous l'a dit,
00:12:25c'est une maladie zoonotique,
00:12:27c'est-à-dire que le réservoir est animal,
00:12:30essentiellement des rongeurs,
00:12:31d'autres espèces animales,
00:12:33des poissons, des reptiles,
00:12:35mais l'homme s'infecte essentiellement par les rongeurs.
00:12:38Et on peut se faire infecter par une morsure de rats,
00:12:41mais la plupart du temps,
00:12:42les histoires montrent qu'on aérosolise,
00:12:45des milieux, un environnement souillé par des urines de rats.
00:12:49Par exemple, si vous balayez votre cabanon de jardin,
00:12:52souillé par des urines,
00:12:54il faut savoir que le virus reste vivant et infectant
00:12:57plusieurs semaines dans un milieu inerte.
00:13:00Donc vous balayez,
00:13:01vous aérosolisez de la poussière,
00:13:03vous inhalez,
00:13:04et vous vous infectez par voie respiratoire.
00:13:07Le réservoir est purement animal,
00:13:09et les animaux ne sont pas symptomatiques
00:13:12et ils peuvent vivre des semaines, des mois, des années avec le virus.
00:13:17Comment on s'infecte ?
00:13:18La plupart du temps, je vous l'ai dit,
00:13:19c'est par voie zoonotique, d'animal à humain.
00:13:22Andes a une caractéristique,
00:13:24c'est qu'il y a une transmission possible,
00:13:26peu fréquente, peu efficace,
00:13:28d'humain à humain.
00:13:30On ne connaît pas exactement les modalités,
00:13:32les modes de transmission,
00:13:33c'est probablement par voie respiratoire
00:13:36ou par contact direct.
00:13:38Les épidémiologistes nous disent
00:13:41qu'il faut des contacts rapprochés et prolongés
00:13:44pour permettre une transmission
00:13:46qui, d'homme à homme, n'est pas très efficace.
00:13:50Comment ça marche sur le plan de la physiopathologie ?
00:13:53Comment cette maladie fonctionne
00:13:55avant de donner des signes cliniques ?
00:13:58En fait, c'est une maladie,
00:13:59ce qu'on appelle de l'endothélium,
00:14:00de la paroi des vaisseaux.
00:14:02Elle va léser la paroi des vaisseaux sanguins.
00:14:06Ça va s'exprimer sur la partie la plus fragile
00:14:10et la plus fine des vaisseaux
00:14:11qui sont ce qu'on appelle les capillaires sanguins
00:14:14qui sont la partie terminale des vaisseaux
00:14:17là où se font les échanges.
00:14:19Vaisseaux capillaires ou les échanges capillaires,
00:14:22c'est quand les vaisseaux sont si fins
00:14:23qu'ils ressemblent à des capillaires,
00:14:25à des cheveux ou à des cils.
00:14:28Ces échanges, on les trouve dans les reins
00:14:30pour la filtration du sang
00:14:32et on les trouve aussi dans les poumons
00:14:36pour l'oxygénation du sang.
00:14:38Et quand vous avez une lésion de cet endothélium,
00:14:40de cette paroi,
00:14:41soit vous avez une insuffisance rénale,
00:14:43maladie de l'ancien monde qu'on trouve en Asie ou en Europe,
00:14:47soit vous avez une maladie de l'endothélium
00:14:49au niveau pulmonaire
00:14:50et vous avez une atteinte pulmonaire,
00:14:52respiratoire et cardiaque,
00:14:54maladie du Nouveau Monde
00:14:55concernant Andes.
00:14:58Comment ça s'exprime sur le plan clinique ?
00:15:00Ça commence par s'exprimer par un grand silence
00:15:03qui est la phase d'incubation.
00:15:05La période entre la rencontre du virus
00:15:08avec votre organisme
00:15:09et les premiers signes cliniques.
00:15:12La particularité qui rend les choses un peu compliquées,
00:15:16c'est que, à l'échelle individuelle en tout cas,
00:15:18c'est que cette période d'incubation est longue.
00:15:20Caroline l'a dit,
00:15:21en moyenne de 2 à 3 semaines
00:15:24jusqu'à 6 semaines.
00:15:27Une fois que vous déclarez les symptômes,
00:15:30donc une fois qu'il y a une expression clinique,
00:15:32ça commence par une phase dite prodromale.
00:15:34C'est-à-dire que ce sont des signes cliniques
00:15:36assez banals,
00:15:37assez anodins,
00:15:38qui peuvent passer inaperçus
00:15:39comme une grande fatigue,
00:15:41comme une patrate crie,
00:15:42comme une petite dépression,
00:15:44un coup de mou,
00:15:45des douleurs,
00:15:46des maux de tête.
00:15:47Et puis, au bout de 2-3 jours,
00:15:49vous avez une fièvre intense,
00:15:50quasi constante,
00:15:51et puis,
00:15:52soit dans l'ancien monde,
00:15:54une insuffisance rénale,
00:15:55qui peut devenir hémorragique,
00:15:57soit une atteinte pulmonaire,
00:15:59dans le nouveau monde,
00:16:01dont les andes.
00:16:03La particularité,
00:16:04autant le délai d'incubation est long,
00:16:06autant l'expression de la maladie
00:16:08peut être très rapide.
00:16:09C'est une des caractéristiques
00:16:10de cette maladie.
00:16:11On a 2-3 jours de prodrome,
00:16:14de signes banals,
00:16:15et ensuite,
00:16:16il y a une dégradation rapide
00:16:18de la fonction respiratoire.
00:16:19En quelques jours,
00:16:20les patients passent de
00:16:22« je suis fatigué »
00:16:23à « je suis en réanimation »,
00:16:25intubé, ventilé,
00:16:26avec les techniques
00:16:27les plus invasives
00:16:29de réanimation.
00:16:30On ne connaît pas,
00:16:31aujourd'hui,
00:16:32les facteurs de risque
00:16:33de gravité de la maladie,
00:16:34contrairement au Covid,
00:16:35où on sait,
00:16:36aujourd'hui,
00:16:36que ce sont essentiellement
00:16:37des personnes fragiles.
00:16:39Ici,
00:16:39on a peu de données,
00:16:40mais on n'a pas d'éléments
00:16:42vraiment clairs
00:16:43pour considérer
00:16:44une population à risque.
00:16:47Est-ce que c'est souvent grave ?
00:16:49Caroline l'a dit,
00:16:49oui,
00:16:50ça fait partie
00:16:50des antivirus
00:16:51qui ont la mortalité
00:16:52la plus élevée,
00:16:53entre 35 et 40%,
00:16:55et parmi les virus
00:16:56du Nouveau Monde,
00:16:57la souche andine
00:16:58est parmi les plus létales.
00:17:00Est-ce qu'on a
00:17:00un traitement spécifique ?
00:17:02Non,
00:17:02pas de traitement antiviral
00:17:03approuvé,
00:17:04efficace.
00:17:05On fait uniquement
00:17:07des soins de support,
00:17:08on supplé aux insuffisances,
00:17:09à l'inflammation
00:17:10et aux dégâts
00:17:11engendrés par le virus.
00:17:13Comment on s'en protège ?
00:17:15De façon très simple,
00:17:17par la restriction physique,
00:17:19en face d'une maladie
00:17:20peu transmissible,
00:17:21le port du masque,
00:17:23le lavage des mains
00:17:24suffisent à faire
00:17:26une barrière
00:17:27vis-à-vis de la transmission.
00:17:29Aujourd'hui,
00:17:30en termes de prévention,
00:17:31par contre,
00:17:32nous n'avons aucun vaccin
00:17:33disponible,
00:17:34d'où la nécessité
00:17:36sur le traitement antiviral
00:17:37et sur les vaccins
00:17:38d'avoir une recherche
00:17:39efficace, rapide
00:17:40et coordonnée.
00:17:44Merci beaucoup,
00:17:46Xavier.
00:17:46Donc,
00:17:48après la partie clinique,
00:17:50on va passer au virus
00:17:52et
00:17:55Olivier va aller
00:17:56un peu plus loin
00:17:56dans le traitement
00:17:57et dans le vaccin.
00:17:59Olivier Chouasse
00:18:00de l'Institut Pasteur.
00:18:01Merci,
00:18:02Yastan,
00:18:03Madame la Ministre.
00:18:04Bonjour à tous.
00:18:05Alors,
00:18:05mon exposé sera très court.
00:18:07Un petit mot
00:18:07sur l'Institut Pasteur
00:18:09et ensuite,
00:18:10je vous parlerai
00:18:10de ce qu'on sait
00:18:11sur le virus
00:18:12car ce n'est pas
00:18:12un nouveau virus
00:18:13comme cela a été dit,
00:18:15comme le coronavirus.
00:18:16Donc,
00:18:16on connaît déjà
00:18:17pas mal de choses.
00:18:18Alors,
00:18:19l'Institut Pasteur,
00:18:19comme vous le savez,
00:18:20c'est un centre de référence
00:18:21sur les recherches
00:18:23en maladies infectieuses
00:18:24et donc,
00:18:24bien sûr,
00:18:25là,
00:18:25nous sommes sur le pont.
00:18:27Nous collaborons
00:18:28avec Santé publique France,
00:18:30avec la PHP.
00:18:31Nous hébergeons
00:18:32le centre national
00:18:33de référence
00:18:34des antivirus.
00:18:35Donc,
00:18:35c'est là où sont faits
00:18:37les diagnostics
00:18:38mais aussi
00:18:38les séquençages,
00:18:39les surveillances
00:18:41épidémiologiques.
00:18:42Nous avons également
00:18:42la CIBU.
00:18:43C'est un centre,
00:18:45c'est une cellule
00:18:46d'intervention biologique
00:18:47d'urgence
00:18:48et là,
00:18:48nous pouvons isoler
00:18:49les virus
00:18:50pour les étudier
00:18:51et c'est ce qu'on a prévu
00:18:52de faire
00:18:52en collaboration
00:18:53avec Bichat.
00:18:55et par ailleurs,
00:18:56nous faisons
00:18:57de la recherche
00:18:57plus fondamentale
00:18:59afin de comprendre
00:19:00les mécanismes
00:19:00de multiplication
00:19:01des virus
00:19:01et dans le cas
00:19:03de ce virus
00:19:05Andes,
00:19:06par exemple,
00:19:08on sait pas mal
00:19:08de choses
00:19:09par des travaux
00:19:09faits à Pasteur
00:19:10mais faits également
00:19:11ailleurs.
00:19:11la structure
00:19:13du virus
00:19:14a été caractérisée
00:19:15l'Institut Pasteur
00:19:16c'est un petit virus
00:19:19dans sa composition
00:19:20il code
00:19:23ses séquences génétiques
00:19:24sont beaucoup plus
00:19:25courtes
00:19:26par exemple
00:19:26que le coronavirus
00:19:28donc il est beaucoup
00:19:29plus simple
00:19:30plus rustique
00:19:30on pourrait dire
00:19:31donc ce qui simplifie
00:19:32peut-être aussi
00:19:33les cibles potentielles
00:19:35antivirales
00:19:36le récepteur
00:19:37a été identifié
00:19:38c'est une protéine
00:19:39qui s'appelle
00:19:40la protocadérine
00:19:41et donc elle est exprimée
00:19:42Xavier
00:19:44par les cellules endothéniales
00:19:45donc des cellules
00:19:46vasculaires
00:19:47et bien elle est exprimée
00:19:49sur ces cellules
00:19:49et donc ça permet
00:19:51aux virus
00:19:51Andes
00:19:52et aux autres virus
00:19:54du nouveau monde
00:19:55de la famille
00:19:56des antivirus
00:19:57de rentrer dans ces cellules
00:19:58alors que les virus
00:19:59qui circulent actuellement
00:20:00en Europe
00:20:01par exemple
00:20:02n'utilisent pas
00:20:02le même récepteur
00:20:04et c'est pour ça
00:20:04qu'il y a des différences
00:20:05de pathologie
00:20:07donc
00:20:09la structure
00:20:10des mécanismes d'entrée
00:20:11donc il y a des protéines
00:20:13d'enveloppe
00:20:13c'est comme la spicule
00:20:14de coronavirus
00:20:15ont été caractérisées
00:20:17et ça a mené
00:20:17à l'identification
00:20:19d'anticorps monoclonaux
00:20:21ça a été fait
00:20:22par l'équipe
00:20:22de Pablo Guardado
00:20:24à l'Institut Pasteur
00:20:25qui se fixent
00:20:26sur le virus
00:20:27comme les anticorps monoclonaux
00:20:28qui ont été décrits
00:20:29pour le coronavirus
00:20:30et qui ont un potentiel
00:20:32neutralisant
00:20:33donc ça c'est très intéressant
00:20:34on est en phase
00:20:35pré-clinique
00:20:36il n'y a pas eu
00:20:37d'essai clinique
00:20:37mais les réactifs
00:20:39sont là
00:20:39et peuvent être poussés
00:20:41vers la clinique
00:20:41si besoin
00:20:43et l'avantage
00:20:44des anticorps monoclonaux
00:20:45c'est qu'on sait
00:20:45bien les utiliser
00:20:47en clinique
00:20:48alors
00:20:49ça a été mentionné
00:20:50par Xavier
00:20:51par Yazdan
00:20:53également
00:20:53il n'y a pas
00:20:53de traitement
00:20:54antiviral spécifique
00:20:56mais
00:20:57il y a des articles
00:20:58qui ont montré
00:20:59dans des
00:20:59non pas chez des humains
00:21:01mais dans des cultures cellulaires
00:21:03qu'il y a des drogues
00:21:03des molécules
00:21:04qui peuvent être repositionnées
00:21:06la ribavirine
00:21:07le favipiravir
00:21:09il y a d'autres molécules
00:21:11mais avec des efficacités
00:21:14moindres
00:21:15que lorsqu'elles sont dirigées
00:21:16contre d'autres virus
00:21:17donc
00:21:18c'est pas clair encore
00:21:19si ces molécules
00:21:20vont avoir un effet
00:21:21bénéfique
00:21:21chez les patients
00:21:22d'autant plus
00:21:23que ce genre de traitement
00:21:24il faut le donner
00:21:24tôt au cours de l'infection
00:21:26avant qu'il y ait
00:21:27une charge virale
00:21:27importante
00:21:28avant qu'il y ait
00:21:29une inflammation
00:21:30des vaisseaux
00:21:32et tous les dégâts
00:21:33dont a parlé
00:21:34Xavier
00:21:35alors un mot pour finir
00:21:36sur les
00:21:37les vaccins
00:21:38il n'y a pas actuellement
00:21:40de vaccins disponibles
00:21:41contre le virus des Andes
00:21:43le Andes virus
00:21:44il y a un vaccin
00:21:45qui est disponible
00:21:45en Corée et en Chine
00:21:47contre une autre espèce
00:21:48d'antavirus
00:21:48qui est un vaccin
00:21:50inactivé
00:21:51mais qui fonctionne
00:21:52très peu
00:21:53qui est peu efficace
00:21:54et qui a priori
00:21:55ne devrait pas marcher
00:21:56contre Andes
00:21:57puisqu'on sait
00:21:58qu'il génère
00:21:58chez les personnes
00:21:59qui l'ont reçu
00:22:00des taux d'anticorps
00:22:01qui ne sont probablement
00:22:02pas assez suffisants
00:22:03pour neutraliser
00:22:04le virus
00:22:05mais il y a d'autres
00:22:05projets en phase clinique
00:22:07et pré-clinique
00:22:08je pense par exemple
00:22:09à des vaccins
00:22:10à base d'ARN
00:22:11on les connaît bien
00:22:13et là c'est évident
00:22:14qu'on pourrait
00:22:16éventuellement
00:22:17aller vite
00:22:18d'autant plus
00:22:19que la structure
00:22:20de la glycoprotéine
00:22:23d'enveloppe
00:22:23est connue
00:22:24et donc ça
00:22:24c'est une étape importante
00:22:25pour dessiner
00:22:27le candidat ARN
00:22:29il y a beaucoup
00:22:30de choses
00:22:30qui sont faites
00:22:31dans ce domaine
00:22:32voilà
00:22:33je vais m'arrêter là
00:22:35merci beaucoup
00:22:36Olivier
00:22:36alors je voulais juste
00:22:37avant de passer
00:22:38la parole à Antoine
00:22:39deux choses
00:22:40premièrement
00:22:40ce que Xavier
00:22:41a présenté
00:22:42remercier
00:22:43les soignants
00:22:46à l'hôpital
00:22:47Bichat
00:22:47ailleurs
00:22:49qui depuis ce week-end
00:22:50travaillent
00:22:50avec beaucoup de coeur
00:22:51beaucoup d'efficacité
00:22:53et beaucoup d'expertise
00:22:54les remercier
00:22:56pour tout ce qu'ils donnent
00:22:58deuxièmement
00:22:59vous avez vu
00:23:00dans les deux présentations
00:23:02il y a quand même
00:23:03même s'il y a des choses
00:23:04qu'on sait
00:23:04il y a des inconnus
00:23:05donc vous dire quand même
00:23:06on a lancé
00:23:07des projets
00:23:08de recherche
00:23:12et ça c'est important
00:23:14on reviendra
00:23:14si vous voulez
00:23:15au moment des questions
00:23:18l'idée
00:23:19c'est de mieux
00:23:20coordonner
00:23:20donc au niveau
00:23:21de la NRS
00:23:22et l'INSEM
00:23:23en articulation
00:23:25avec
00:23:25la ministère
00:23:26chargée
00:23:27de santé
00:23:27de recherche
00:23:28et le gouvernement
00:23:30d'essayer
00:23:31d'organiser
00:23:32sur les questions
00:23:33qu'on ne connait pas
00:23:34et en articulation
00:23:35forte
00:23:36avec l'Europe
00:23:37ça c'est vraiment
00:23:38important
00:23:39pour essayer
00:23:39de coordonner
00:23:40les choses
00:23:40et aussi
00:23:41avec l'OMS
00:23:42et c'est important
00:23:44de rappeler
00:23:44mais on pourra
00:23:45revenir là-dessus
00:23:46si vous le souhaitez
00:23:47et donc
00:23:48merci beaucoup
00:23:48Antoine
00:23:50Madame la Ministre
00:23:53mes chers collègues
00:23:54Mesdames, Messieurs
00:23:55je trouve que la situation
00:23:57est assez exceptionnelle
00:23:59et assez inédite
00:24:00alors
00:24:01le fait que
00:24:03dix jours après
00:24:04la notification
00:24:05à l'OMS
00:24:07on se retrouve
00:24:08dans cette salle
00:24:09avec autant
00:24:09d'affluence
00:24:10de préoccupations
00:24:11d'intérêts
00:24:13pourquoi
00:24:14pourquoi elle est inédite
00:24:16parce que
00:24:17de mémoire
00:24:18de chercheurs
00:24:19je n'ai pas
00:24:20retrouvé
00:24:21d'autres émergences
00:24:22épidémiques
00:24:23dans cette situation
00:24:24très particulière
00:24:25qui se trouve
00:24:26dans un bateau
00:24:27confiné
00:24:28dénombrable
00:24:29elle est inédite
00:24:31parce qu'elle est
00:24:33particulièrement
00:24:33une fenêtre
00:24:34d'opportunité
00:24:35aujourd'hui même
00:24:36en ce moment même
00:24:37et c'est peut-être
00:24:38pour cela
00:24:39que vous êtes là
00:24:39et c'est peut-être
00:24:40pour cela aussi
00:24:41que les autorités sanitaires
00:24:44de différents pays
00:24:45de notre pays
00:24:46prennent des décisions
00:24:47très fortes
00:24:49à un moment donné
00:24:50où on peut intervenir
00:24:52parce qu'on pense
00:24:53qu'on peut
00:24:54complètement
00:24:54bloquer
00:24:56un phénomène émergent
00:24:57dont on ignore
00:24:58totalement
00:24:59la façon
00:25:00dont il pourrait
00:25:00évoluer
00:25:01par la suite
00:25:02pourquoi c'est inédit
00:25:04parce qu'on connaît
00:25:04on a connu
00:25:05des émergences épidémiques
00:25:07on a connu
00:25:08le VIH
00:25:09on a connu
00:25:10Ebola
00:25:11on a connu
00:25:12le chikungunya
00:25:13Zika
00:25:15toutes ces émergences
00:25:16épidémiques
00:25:17on a connu
00:25:17le Covid
00:25:18toutes ces émergences
00:25:19épidémiques
00:25:19partent
00:25:20de grandes métropoles
00:25:22partent
00:25:23d'endroits
00:25:25très reculés
00:25:27mais
00:25:27où
00:25:28très clairement
00:25:29les infrastructures
00:25:30sanitaires
00:25:30de veille
00:25:31ne sont pas
00:25:32présentes
00:25:33où
00:25:34la circulation
00:25:35a déjà
00:25:36beaucoup évolué
00:25:38parfois de façon
00:25:38un peu cachée
00:25:39le SRAS
00:25:40ce n'est pas partie
00:25:41d'un immeuble
00:25:42de Hong Kong
00:25:42c'est partie
00:25:44on le sait maintenant
00:25:45de Chine
00:25:47de façon cachée
00:25:48ça a provoqué
00:25:49d'ailleurs des remous
00:25:49par la suite
00:25:50y compris même
00:25:51la démission
00:25:52d'un ministre de la santé
00:25:53en Chine
00:25:53à l'époque
00:25:54en 2002-2003
00:25:55on est
00:25:56donc on est
00:25:57dans une situation inédite
00:25:58parce que là
00:25:58ça part dans un bateau
00:26:00ça part dans un bateau
00:26:01où il y a 147 personnes
00:26:03on peut aussi
00:26:05arriver à dénombrer
00:26:06toutes les personnes
00:26:07contacts aujourd'hui
00:26:08qui ont eu un contact
00:26:09avec une personne infectieuse
00:26:11on sait que
00:26:12pour les français
00:26:13c'est 5 personnes
00:26:14plus 8
00:26:16plus 14
00:26:17on ne connaît pas
00:26:18d'autres situations
00:26:20où l'on pourrait
00:26:21intervenir
00:26:22de façon
00:26:23ferme
00:26:24claire
00:26:25humaine
00:26:27et efficace
00:26:28on a cette chance
00:26:29on a cette opportunité
00:26:30si on la perdait
00:26:31on la regretterait
00:26:32énormément
00:26:33donc je pense que ça
00:26:34c'est la première chose
00:26:35la deuxième chose
00:26:36que je voudrais dire
00:26:37c'est qu'il faut faire attention
00:26:39aux idées reçues
00:26:39et quand je dis attention
00:26:41aux idées reçues
00:26:41je voudrais parler
00:26:43d'abord de nous
00:26:43les scientifiques
00:26:44et ensuite de vous
00:26:46les journalistes
00:26:47et d'une façon plus générale
00:26:48du public
00:26:48nous les scientifiques
00:26:51ça a été très bien dit
00:26:52et le terme a même été prononcé
00:26:54par Xavier
00:26:55par Xavier Lescure
00:26:57maladie tropicale négligée
00:26:59on a affaire
00:27:00à une maladie tropicale négligée
00:27:02l'idée reçue
00:27:03qui est facile pour nous
00:27:04c'est de se dire
00:27:05ça fait 30 ans
00:27:05qu'on le connaît
00:27:06ce virus
00:27:07on sait
00:27:08on connaît
00:27:08le taux de reproduction
00:27:09on connaît
00:27:10la létalité
00:27:11on connaît
00:27:12la durée d'incubation
00:27:13non
00:27:14je pense qu'il faut
00:27:15qu'on se dise
00:27:15non
00:27:16bien sûr
00:27:17on a des toutes premières
00:27:19estimations
00:27:19vous savez
00:27:19la science
00:27:20marche par la réfutation
00:27:22est-ce qu'il y a
00:27:22d'autres études
00:27:24qui vont montrer
00:27:24que l'incubation
00:27:26c'est pas 6
00:27:27c'est un peu plus
00:27:28ou au contraire
00:27:29oui ça peut être 6
00:27:30mais c'est anecdotique
00:27:31c'est 3 ou 4
00:27:32on le saura peut-être
00:27:34avec cet épisode
00:27:35aujourd'hui
00:27:36prenons les choses
00:27:37avec beaucoup de précaution
00:27:39c'est pareil pour la létalité
00:27:42la létalité d'Ebola
00:27:43on dit
00:27:44elle est de 25 à 70%
00:27:46grande fourchette
00:27:47aujourd'hui encore
00:27:48on dit ça
00:27:49pourquoi ?
00:27:50parce qu'il est vrai
00:27:50que la létalité
00:27:51est de 70%
00:27:52si vous êtes dans un endroit
00:27:55très pauvre
00:27:56très démuni
00:27:58en infrastructures sanitaires
00:28:01pour cette maladie
00:28:03le virus des Andes
00:28:04on dit
00:28:05dans la publication
00:28:06qu'a cité Caroline Semail
00:28:0832%
00:28:09oui
00:28:1032%
00:28:12dans un village
00:28:13très reculé
00:28:14de la Cordillère des Andes
00:28:15où je ne suis pas certain
00:28:16qu'il y ait le niveau
00:28:18de technicité
00:28:21de l'hôpital Bichat
00:28:22ou de l'hôpital militaire
00:28:23de Madrid
00:28:24on sera d'accord
00:28:26donc est-ce que
00:28:27la mortalité
00:28:27la létalité
00:28:28restera de 30%
00:28:29de 40%
00:28:30ou est-ce qu'elle sera
00:28:31inférieure
00:28:32parce qu'on va mettre
00:28:33tous les moyens en oeuvre
00:28:35pour Ebola
00:28:36à chaque fois
00:28:37qu'un patient
00:28:38a été transféré
00:28:39d'Afrique
00:28:40en Europe
00:28:41ou aux Etats-Unis
00:28:43lorsqu'il était transféré
00:28:44à temps
00:28:45c'est-à-dire
00:28:45vraiment au début
00:28:46de ses symptômes
00:28:47il a toujours été sauvé
00:28:49la létalité
00:28:49était nulle
00:28:50donc je ne dis pas
00:28:51que la létalité
00:28:52ici est nulle
00:28:53mais je dis
00:28:53on a affaire
00:28:54à un virus
00:28:54extrêmement dangereux
00:28:55extrêmement sévère
00:28:57c'est certain
00:28:58avec une létalité
00:28:59on va dire presque
00:28:59spontanée
00:29:00de 30 à 50%
00:29:02maintenant
00:29:03on doit aussi
00:29:04faire attention
00:29:05à ces idées reçues
00:29:06et puis pour les journalistes
00:29:08les idées reçues
00:29:10qui viennent vite
00:29:10c'est les comparaisons
00:29:11faciles
00:29:12comparaisons rapides
00:29:14est-ce que c'est pas
00:29:15le Covid
00:29:16ben non
00:29:17c'est pas le Covid
00:29:18pourquoi ?
00:29:19parce que
00:29:19le Covid
00:29:20était déjà
00:29:20dû à un virus
00:29:21totalement inconnu
00:29:22quand il a émergé
00:29:23il n'avait pas
00:29:2430 ans d'âge
00:29:24il n'avait pas
00:29:25ses publications
00:29:25il n'avait pas
00:29:26des vaccins
00:29:27déjà en cours
00:29:28de développement
00:29:29il y avait
00:29:30dans le Covid
00:29:31plus de 50%
00:29:32de formes asymptomatiques
00:29:34gare aux idées reçues
00:29:35je ne sais pas du tout
00:29:36avec le virus des Andes
00:29:37s'il y a quelques
00:29:38formes asymptomatiques
00:29:39je pense qu'on ne le sait
00:29:41pas totalement aujourd'hui
00:29:43mais probablement
00:29:45ce que l'on en sait
00:29:45de la littérature
00:29:46c'est que ces formes
00:29:47sont très limitées
00:29:47très différentes
00:29:48c'est pas du tout pareil
00:29:49quand un virus
00:29:50a une expression clinique
00:29:52très bruyante
00:29:52très sévère
00:29:53qu'on peut le détecter
00:29:55parce que 100%
00:29:56des patients
00:29:57semblent avoir de la fièvre
00:29:59et qu'il n'est peut-être
00:30:00pas contagieux
00:30:01en dehors
00:30:01de ces périodes symptomatiques
00:30:03encore un point d'interrogation
00:30:05c'est pas du tout pareil
00:30:06que s'il y a plus de 50%
00:30:07des contaminations
00:30:09qui se disséminent
00:30:09et qui se propagent
00:30:10à bas bruit
00:30:11sous les radars
00:30:12de tout le monde
00:30:12dans la nature
00:30:14avant qu'on n'identifie
00:30:15que c'est un problème
00:30:16de santé publique
00:30:19voilà
00:30:19il y a peut-être d'ailleurs
00:30:20d'autres comparaisons
00:30:22qui seront certainement
00:30:23pas adaptées non plus
00:30:25transposables non plus
00:30:26Ebola
00:30:26bah oui Ebola
00:30:27c'est pas le même type
00:30:29de transmissibilité
00:30:30de toute façon
00:30:30mais c'est aussi très sévère
00:30:31ça ressemble
00:30:32le SRAS
00:30:33c'est aussi très sévère
00:30:34ça a été très sévère
00:30:35et ça passait
00:30:37ça passait sous les portiques
00:30:39c'était détecté
00:30:40je veux dire
00:30:40c'était pas quelque chose
00:30:41qui passait sous les radars
00:30:44le SRAS
00:30:44c'est assez intéressant
00:30:45c'est jamais devenu une pandémie
00:30:47pas plus qu'Ebola
00:30:47mais c'est peut-être
00:30:49des cas de figure
00:30:50intéressants
00:30:51voilà
00:30:51j'en aurais terminé
00:30:53là pour le moment
00:30:58maintenant on va passer aux questions
00:31:00et madame la ministre
00:31:03on va prendre des
00:31:04je crois des séries
00:31:05de trois
00:31:06puis on va se partager
00:31:07les réponses
00:31:08en fonction de
00:31:08s'il s'agit de décisions
00:31:10de politique
00:31:11ou de questions de science
00:31:13bonjour madame la ministre
00:31:14je suis Mathieu Desmoulins
00:31:15pour TF1 LCI
00:31:17je me permets
00:31:18d'avoir un micro
00:31:18maître de l'inverse
00:31:19de TF1 LCI
00:31:20deux petites questions
00:31:21d'abord vous avez évoqué
00:31:23tout à l'heure
00:31:23les 22 cas contacts
00:31:25identifiés sur le sol français
00:31:27vous disiez que certains
00:31:28étaient en voie d'hospitalisation
00:31:29d'autres étaient déjà hospitalisés
00:31:31d'en savoir très précisément
00:31:33avec des chiffres
00:31:34combien sont déjà hospitalisés
00:31:35dans quels établissements
00:31:36et combien sont en voie d'hospitalisation
00:31:38et puis pour beaucoup de français
00:31:39cette crise elle rappelle
00:31:40celle du coronavirus
00:31:41il y a encore quelques années
00:31:43dont on a passé pas si lointain
00:31:45question qu'on a beaucoup posé
00:31:46au début de cette pandémie
00:31:47et qui avait été
00:31:49contredite maintes fois
00:31:51au fur et à mesure de la crise
00:31:52est-ce que l'Etat est prêt
00:31:54aujourd'hui à faire face
00:31:55à une nouvelle pandémie
00:31:55en termes de place à l'hôpital
00:31:57et surtout un moment là
00:31:59qui avait été
00:31:59maintes fois critiqué à l'époque
00:32:01est-ce qu'on est prêt
00:32:01en termes de masques
00:32:02stop the mask
00:32:04du côté de l'Etat
00:32:05merci
00:32:25voilà maintenant on va passer
00:32:26on va passer au temps des questions
00:32:28la ministre de la santé a dit qu'il les prendrait
00:32:30par groupe de trois
00:32:31et ce sont les médecins
00:32:32qui répondront précisément
00:32:35à nos questions de confrères
00:32:36le temps qu'on donne à tout le monde
00:32:37aussi un micro HF
00:32:38ce sera plus pratique
00:32:39pour que l'on entend
00:32:40on n'entend pas les questions
00:32:41nous-mêmes les questions
00:32:42ce qui est difficilement compréhensif
00:32:43parce qu'on aura les réponses
00:32:45mais on ne sait pas précisément
00:32:46à quoi il répond
00:32:46à quoi vont répondre les médecins
00:32:47et la ministre de la santé
00:32:49donc ce que l'on a entendu
00:32:51Margot de Frouville
00:32:52c'est qu'on est dans une situation
00:32:53exceptionnelle
00:32:54inédite
00:32:55ah ça y est si
00:32:55on entend les questions
00:32:57pour lever les doutes
00:32:58sur toutes les questions
00:32:59justement
00:33:00qui restent encore
00:33:02sans réponse
00:33:03merci
00:33:04je vais peut-être
00:33:05répondre sur les cas
00:33:06et puis je vous laisse
00:33:07puisque
00:33:08puisque comme ça
00:33:08ça sera clair
00:33:09j'ai bien
00:33:11conscience
00:33:12que nous devons
00:33:13être très clairs
00:33:14pour nos concitoyens
00:33:15il y avait 5 cas
00:33:16dans le bateau
00:33:17ils sont hospitalisés
00:33:18les 5
00:33:19une
00:33:20qui s'est aggravée
00:33:21et qui est positive
00:33:224 négatifs
00:33:23ensuite
00:33:24il y a eu
00:33:252 vols
00:33:26qui concernent
00:33:28des concitoyens
00:33:30un vol
00:33:31un premier vol
00:33:31qui a été fait
00:33:33d'ailleurs
00:33:33avant la déclaration
00:33:35de l'OMS
00:33:36de l'alerte
00:33:36c'est à dire au moment
00:33:37où on ne savait pas encore
00:33:38qu'il y avait un virus
00:33:40ce premier vol
00:33:41il y avait
00:33:428 concitoyens français
00:33:44ces 8 concitoyens français
00:33:46une fois qu'on a eu
00:33:48l'alerte
00:33:48c'est à dire
00:33:49après
00:33:49à partir du moment
00:33:50où l'OMS
00:33:51a donné l'alerte
00:33:52ces concitoyens
00:33:54ont été
00:33:55identifiés
00:33:57testés
00:33:58et actuellement
00:33:59hospitalisés
00:34:01dedans
00:34:01je réponds tout de suite
00:34:02on peut voir
00:34:03différents âges
00:34:05différents âges
00:34:06donc
00:34:07des enfants
00:34:11ensuite
00:34:11ce vol là
00:34:12c'est le vol
00:34:13où la patiente
00:34:14qui est
00:34:15malheureusement
00:34:16décédée dans les suites
00:34:17a pris ce vol
00:34:18les 8
00:34:19elle a partagé
00:34:21le vol
00:34:21pendant tout le trajet
00:34:22de Sainte-Hélène
00:34:24à Johannesburg
00:34:25ensuite
00:34:26le vol
00:34:27Johannesburg
00:34:28Amsterdam
00:34:29la patiente
00:34:30a essayé
00:34:30de prendre
00:34:31le vol
00:34:31la patiente
00:34:32malade
00:34:32qui était sortie
00:34:34du bateau
00:34:35qui était la femme
00:34:36du premier cas
00:34:37et qui est sortie
00:34:37du bateau
00:34:38et qui a essayé
00:34:39de prendre ce vol
00:34:40n'a pas pris ce vol
00:34:41et donc
00:34:42les 14 cas
00:34:44en France
00:34:45de ce vol
00:34:46ont été
00:34:47identifiés
00:34:47une partie
00:34:48hospitalisée
00:34:49une partie
00:34:49est en cours
00:34:50d'hospitalisation
00:34:51au moment même
00:34:51où nous nous parlons
00:34:53voilà
00:34:54je pense que ça
00:34:56éclaircit
00:34:56le sujet
00:34:57des cas
00:34:58donc on imagine
00:35:00aussi
00:35:00que le premier
00:35:02vol
00:35:02on ne l'a pas
00:35:04considéré
00:35:05au même niveau
00:35:06de cas contact
00:35:07que le deuxième
00:35:09vol
00:35:09puisque la patiente
00:35:11n'a pas fait
00:35:11tout le vol
00:35:12avec
00:35:12mais on a
00:35:13avec le premier
00:35:14ministre
00:35:14décidé de considérer
00:35:16que tous ces cas
00:35:16contacts
00:35:17comme ils ne sont pas
00:35:17trop nombreux
00:35:19et que
00:35:20on l'a dit
00:35:20la science
00:35:22doit évoluer
00:35:23aussi
00:35:24on a fait un
00:35:25principe de précaution
00:35:26parce qu'on est tout
00:35:27au début
00:35:27d'une épidémie
00:35:28qu'il faut
00:35:29briser
00:35:29la chaîne
00:35:30de transmission
00:35:31maintenant
00:35:32donc tous ces cas
00:35:33sont hospitalisés
00:35:34et c'est pour cette raison
00:35:36que le premier ministre
00:35:37a pris un décret
00:35:38et que j'avais pris
00:35:39un arrêté
00:35:40précédent
00:35:41pour les 8 premiers
00:35:47les 8 premiers
00:35:48du premier vol
00:35:49sont hospitalisés
00:35:50tous
00:35:50et dans les 14 autres
00:35:52ils sont en cours
00:35:54d'hospitalisation
00:35:55et certains déjà
00:35:55hospitalisés
00:35:57mais en tout cas
00:35:58identifiés
00:35:59et ils sont en chemin
00:36:00pour certains
00:36:00alors on va peut-être
00:36:01répondre
00:36:05pardon
00:36:06les tests
00:36:09alors oui bien sûr
00:36:12ceux qui ont été testés
00:36:13en début
00:36:15il y avait notamment
00:36:16un patient
00:36:18la semaine dernière
00:36:18qui est négatif
00:36:19et comme je l'ai dit
00:36:20à chaque fois
00:36:21qu'il y a un test positif
00:36:22c'est ce que j'ai fait
00:36:22dès que nous l'avons su
00:36:24pour la personne
00:36:25qui s'était aggravée
00:36:26pendant le vol
00:36:27et qui est hospitalisée
00:36:29dès qu'on a l'information
00:36:31je la donne
00:36:32alors on va peut-être
00:36:34passer aux questions
00:36:35autour des
00:36:37patients asymptomatiques
00:36:39donc je ne sais pas
00:36:40si Caroline
00:36:40tu veux commencer
00:36:43est-ce que les patients
00:36:43asymptomatiques
00:36:44transmettent le virus
00:36:46qui était votre question
00:36:47et Xavier complétera
00:36:52alors à ce stade
00:36:53on ne peut pas encore
00:36:54totalement exclure
00:36:55qu'un patient asymptomatique
00:36:57puisse être contagieux
00:37:00donc c'est pour ça aussi
00:37:01qu'il faut être très prudent
00:37:03mais peut-être aussi
00:37:03qu'Olivier
00:37:06Xavier
00:37:06veut compléter
00:37:09mais c'est vrai
00:37:09qu'il y a un des patients
00:37:10américains
00:37:11qui avait une sérologie
00:37:13positive
00:37:13et qui est asymptomatique
00:37:14donc
00:37:16c'est pour ça
00:37:16qu'on applique
00:37:17le principe de précaution
00:37:19parce qu'on va
00:37:20effectivement
00:37:20comme on dit
00:37:21on va améliorer
00:37:23nos connaissances
00:37:23tout en marchant
00:37:24donc le principe
00:37:25de précaution
00:37:26est ce qu'il y a
00:37:26de plus légitime
00:37:27aujourd'hui
00:37:29il est probable
00:37:31qu'il y ait
00:37:31des patients
00:37:32asymptomatiques
00:37:33ou aussi
00:37:35asymptomatiques
00:37:35il y a des études
00:37:36de séroprévalence
00:37:37qui ont été faites
00:37:38en Argentine
00:37:39par exemple
00:37:41voilà
00:37:42donc
00:37:42c'est à dire
00:37:43on prélève
00:37:44le sang
00:37:45et regarde
00:37:45s'il y a des anticorps
00:37:46contre les antivirus
00:37:48et il y a
00:37:49quelques pourcents
00:37:50de personnes
00:37:50qui ont des anticorps
00:37:51donc c'est pas
00:37:52nécessairement
00:37:52contre le virus
00:37:53des andes
00:37:54puisque c'est une famille
00:37:55il y a plus de 50
00:37:57virus différents
00:37:58dans cette famille
00:38:00donc le virus
00:38:01peut-être
00:38:02circule à bas bruit
00:38:03et des personnes
00:38:04peuvent faire
00:38:04des formes modérées
00:38:06qui correspondent
00:38:07aux symptômes
00:38:08décrits par Xavier
00:38:09dans la phase
00:38:10prodromale
00:38:12c'est vrai que
00:38:13les études
00:38:13de séroprévalence
00:38:14montent des chiffres
00:38:14très très faibles
00:38:15pour cette souche là
00:38:17donc si ça circule
00:38:18de façon asymptomatique
00:38:19c'est vraiment
00:38:19très faible
00:38:20et c'est vrai
00:38:21que ça circule
00:38:22dans une région
00:38:22où les moyens
00:38:23de détection
00:38:23sont pas très faciles
00:38:27et donc vous pouvez
00:38:27faire une forme
00:38:29qui ne va pas
00:38:30vous emmener
00:38:30en réanimation
00:38:31et du moment
00:38:31qu'on est un peu
00:38:32fatigué
00:38:33et qu'on a
00:38:34des problèmes respiratoires
00:38:35on va pas forcément
00:38:36aller chez le médecin
00:38:36on n'aura pas
00:38:37de test spécifique
00:38:38on n'aura pas
00:38:38de détection
00:38:40et donc il faut
00:38:41c'est ce qu'on disait
00:38:42tout à l'heure
00:38:42les maladies négligées
00:38:43c'est sûr qu'il faut
00:38:44les mettre en lumière
00:38:45avec les accès
00:38:46et de prise en charge
00:38:48et de détection
00:38:51et de façon générale
00:38:52les infections
00:38:53ont toutes
00:38:54une part
00:38:55plus ou moins importante
00:38:56de formes
00:38:57possibles
00:38:58c'est à dire
00:38:58peu symptomatiques
00:38:59voire asymptomatiques
00:39:00ou qui passent
00:39:01sous les radars
00:39:02en fonction de l'acuité
00:39:03de ces radars
00:39:03est-ce que maintenant
00:39:05donc ça on ne sait pas
00:39:05très bien
00:39:06mais on pense que oui
00:39:07c'est faible
00:39:08aujourd'hui
00:39:09est-ce que c'est transmissible
00:39:10probablement pas
00:39:10puisque ce qu'on sait
00:39:12du virus Andin
00:39:12c'est que c'est quand même
00:39:13des petits foyers épidémiques
00:39:15qui s'arrêtent très vite
00:39:16une fois qu'on a mis
00:39:17en place des mesures
00:39:18de barrières universelles
00:39:20masques
00:39:20lavage des mains
00:39:21restrictions physiques
00:39:23c'est pas un virus
00:39:24qui va circuler
00:39:25qui va galoper
00:39:26c'est quand même
00:39:27très rarement
00:39:29et très difficilement
00:39:31transmis par voie
00:39:31interhumaine
00:39:33alors sur les projets
00:39:34de recherche
00:39:35donc vous avez vu
00:39:35malgré tout
00:39:37il y a des
00:39:37et ça a été dit
00:39:38par madame la ministre
00:39:39il y a quand même
00:39:40des choses qu'on ne sait pas
00:39:41donc l'importance
00:39:42de la recherche
00:39:44premier sujet
00:39:44et juste sur la méthode
00:39:46pour vous dire
00:39:47qu'on a
00:39:48au niveau de la NRS
00:39:49on a organisé une réunion
00:39:50avec beaucoup de chercheurs
00:39:51hier pour essayer
00:39:52de réfléchir ensemble
00:39:53définir les priorités
00:39:54il y a eu une réunion
00:39:56dimanche
00:39:57au niveau européen
00:39:58il y a eu une réunion
00:39:59hier au niveau OMS
00:40:00donc on essaye de faire
00:40:01de manière coordonnée
00:40:02ensemble
00:40:02la première question
00:40:04de recherche
00:40:04c'est autour des contacts
00:40:05ça veut dire
00:40:06qu'on a essayé
00:40:07de mettre en place
00:40:08une cohorte
00:40:09de patients en contact
00:40:11au niveau international
00:40:12peu que la France
00:40:13pour essayer de faire
00:40:14des prélèvements
00:40:15justement
00:40:16chez ces personnes là
00:40:17et de voir
00:40:19si les personnes
00:40:22extraitent le virus
00:40:23quand ils sont asymptomatiques
00:40:26combien de jours avant
00:40:27parce que c'est des questions
00:40:28qui sont extrêmement importantes
00:40:30pour ensuite
00:40:31laisser des décideurs
00:40:34pour les actions
00:40:35de santé publique
00:40:36à mettre en place
00:40:38là on a dit
00:40:39compte tenu
00:40:40de certains nombres
00:40:40d'incertitudes
00:40:41ce qui a été mis
00:40:43en place
00:40:44c'est justement
00:40:45parce qu'on ne connaît pas tout
00:40:46et avec le temps
00:40:48on espère connaître
00:40:49et il y a un protocole
00:40:51déjà
00:40:51qui circule
00:40:53ça fait neuf jours
00:40:54c'est un protocole
00:40:55qui est un protocole
00:40:56fait par les espagnols
00:40:57qui est au niveau
00:40:58de l'OMS
00:40:59sur lequel on adhère
00:41:00et on partage
00:41:01et on met en place
00:41:02c'est la même chose
00:41:03pour les cas
00:41:04et donc pour avancer
00:41:07l'autre sujet
00:41:08c'est
00:41:09chez ces personnes
00:41:11qui sont en contact
00:41:12quand il devient virémique
00:41:14de mettre en place
00:41:15très rapidement
00:41:16un traitement
00:41:16il y a un candidat
00:41:19traitement
00:41:19qui s'appelle
00:41:20le favipiravir
00:41:21on ne sait pas
00:41:22si ça marche
00:41:23c'est un candidat
00:41:24en tout cas
00:41:25c'est un médicament japonais
00:41:28et qu'on va
00:41:31probablement évaluer
00:41:33et là aussi
00:41:33au niveau européen
00:41:35et ça
00:41:36ça prendra un peu
00:41:37plus de temps
00:41:37parce que ce n'est pas
00:41:38qu'un suivi
00:41:39c'est donner des médicaments
00:41:40donc il faut
00:41:40mais là
00:41:41le ministère de la santé
00:41:42nous aide justement
00:41:42pour essayer
00:41:43d'aller plus vite
00:41:44sur le plan
00:41:47réglementaire
00:41:47en essayant de suivre
00:41:48les différentes étapes
00:41:49enfin
00:41:50il faut tester
00:41:52des molécules
00:41:53in vitro
00:41:54ça veut dire
00:41:54pour être sûr
00:41:55qu'avant
00:41:56d'utiliser
00:41:57chez l'homme
00:41:57pour être sûr
00:41:58donc ça aussi
00:41:59on est en train de faire
00:42:00Olivier vous a dit
00:42:01un candidat
00:42:03anticorps monoclonal
00:42:04ça aussi
00:42:05on va essayer
00:42:06de pousser
00:42:06améliorer
00:42:07et on est aussi
00:42:09notamment
00:42:09avec
00:42:11l'INSEM
00:42:12France Vaccin
00:42:12et les différents
00:42:13instituts
00:42:13pasteurs
00:42:14en train
00:42:14de réfléchir
00:42:16aussi à différentes
00:42:17actions au niveau
00:42:18de vaccins
00:42:18même si ça a été dit
00:42:20il n'y a pas de vaccins
00:42:21très avancés
00:42:22alors les vaccins
00:42:23ARN
00:42:23on est en contact
00:42:24autour de ça
00:42:25voilà
00:42:25et pardon
00:42:27je n'avais pas répondu
00:42:28à une partie
00:42:29de la question
00:42:29qui a été posée
00:42:30sur l'état
00:42:31est-il prêt
00:42:32donc une réponse
00:42:34sur les stocks stratégiques
00:42:36vous savez que
00:42:36nous reconstituons
00:42:38la quantité
00:42:39de stocks
00:42:40nécessaires
00:42:41je parle
00:42:42des masques
00:42:42suite au Covid
00:42:44nous sommes
00:42:45sur la trajectoire
00:42:46prévue
00:42:46de reconstitution
00:42:47des stocks
00:42:48de masques
00:42:49donc nous n'avons pas
00:42:50d'inquiétude
00:42:51sur le sujet
00:42:52sur les places
00:42:53d'hospitalisation
00:42:54nous n'avons eu
00:42:55aucune difficulté
00:42:56à trouver les places
00:42:58pour les cas
00:43:00identifiés
00:43:01qui je le rappelle
00:43:02sont dans des chambres
00:43:04particulières
00:43:04c'est là où on met
00:43:05les patients
00:43:06les plus à risque
00:43:07de contagiosité
00:43:08puisqu'il y a des systèmes
00:43:10d'air
00:43:11que je vous laisserai
00:43:12peut-être expliquer
00:43:13mais qui évitent
00:43:14la propagation
00:43:16d'un virus
00:43:17et avec des professionnels
00:43:18formés
00:43:19et c'est l'occasion
00:43:20pour moi
00:43:20de saluer
00:43:22leur engagement
00:43:23Bonjour
00:43:24Hugo Capelli
00:43:25pour BFMTV
00:43:26une question
00:43:27justement
00:43:28dans la foulée
00:43:29de ce que vous venez
00:43:30d'évoquer
00:43:30sur les centres
00:43:32est-ce qu'on peut avoir
00:43:32des précisions
00:43:33sur les centres hospitaliers
00:43:35finalement
00:43:35qui sont concernés
00:43:36par la réception
00:43:36de ces cas contacts
00:43:38et combien est-ce qu'il y aura
00:43:39de cas maximum
00:43:40dans chaque centre
00:43:42et puis
00:43:43dans la foulée
00:43:44une autre question
00:43:44également
00:43:45sur les enfants
00:43:46est-ce que les enfants
00:43:47sont plus à risque
00:43:48face à cet antivirus
00:43:49est-ce qu'on peut-être
00:43:50des précisions
00:43:50sur l'âge des enfants
00:43:51qui pourraient être
00:43:52cas contacts
00:43:53merci beaucoup
00:43:55pardon
00:43:56une autre question
00:43:57Marion Gauthier
00:43:58pour RMC
00:43:58une autre question
00:43:59simplement
00:43:59sur les tests
00:44:00est-ce que les 22 cas contacts
00:44:03ont été testés
00:44:04est-ce qu'on a les résultats
00:44:05et sinon
00:44:07quand est-ce qu'on les aura
00:44:08sur les hospitalisations
00:44:10est-ce que
00:44:11les patients
00:44:12vont rester 42 jours
00:44:13à l'hôpital
00:44:13comment ça va se passer
00:44:14exactement
00:44:15leur séjour à l'hôpital
00:44:16et je voulais simplement
00:44:17vous demander aussi
00:44:18une confirmation
00:44:19si vous avez
00:44:20puisque Nice ce matin
00:44:21nous apprend
00:44:22qu'il y a une suspicion
00:44:23d'un cas d'antavirus
00:44:24dans les Alpes-Maritimes
00:44:26une jeune femme
00:44:26qui serait hospitalisée
00:44:27à Marseille
00:44:28voilà
00:44:31bonjour
00:44:32Magali Boissin
00:44:33pour France 2
00:44:34France Info
00:44:36je reviens
00:44:36sur la question
00:44:37des masques
00:44:39vous avez répondu
00:44:40sur les stocks stratégiques
00:44:41je suis ici
00:44:41bonjour
00:44:43la cour des comptes
00:44:44plus précisément
00:44:45j'aimerais voir les chiffres
00:44:45la cour des comptes
00:44:46parlait l'année dernière
00:44:47d'un stock stratégique
00:44:48de 2,1 milliards de masques
00:44:49ce qui était conséquent
00:44:50mais de 700 millions
00:44:51qui étaient déjà périmés
00:44:52est-ce que ces stocks
00:44:54ont été reconstitués
00:44:55est-ce que ces masques
00:44:57périmés ont été écartés
00:44:59et petite précision
00:45:00pour ceux qui s'en souviennent
00:45:01est-ce que les masques
00:45:02chirurgicaux
00:45:03c'est une question scientifique
00:45:04on suffit
00:45:04en Argentine
00:45:05suffisent à bloquer
00:45:07la transfusion
00:45:08ou est-ce qu'il faut
00:45:08du FFP2
00:45:10ou le sait-on
00:45:12ensuite
00:45:13autre question scientifique
00:45:14vous parlez
00:45:14donc d'isolement
00:45:15pour les 22 cas contacts
00:45:16combien ne sont pas
00:45:18encore hospitalisés
00:45:19et sont-ils localisés
00:45:20en France
00:45:21ou à l'étranger
00:45:23et est-ce que
00:45:23tout leur isolement
00:45:25se fera à l'hôpital
00:45:26et combien de temps
00:45:27est-ce qu'on parle
00:45:28de semaines
00:45:29j'imagine au moins
00:45:30les 6 semaines d'incubation
00:45:31ou est-ce qu'on parle
00:45:32de peut-être
00:45:33plus longtemps que ça
00:45:35alors je vais répondre
00:45:37sur mes parties
00:45:38et je vous laisserai peut-être
00:45:39les enfants à risque
00:45:41et sur la question
00:45:41technique des masques
00:45:43sur les endroits
00:45:44où sont actuellement
00:45:45hospitalisés
00:45:46et où sont en cours
00:45:47d'être hospitalisés
00:45:48c'est pour ça que je ne donnerai
00:45:49pas un chiffre précis
00:45:50parce qu'ils sont en chemin
00:45:51donc je ne sais pas
00:45:52s'ils sont
00:45:52comme je suis avec vous
00:45:54et j'étais au
00:45:54voilà
00:45:55je ne sais pas
00:45:55s'ils sont déjà arrivés
00:45:56mais voilà
00:45:58ils sont tous hospitalisés
00:45:59dans des centres de référence
00:46:01je l'ai dit
00:46:01avec des chambres particulières
00:46:04à flux d'air
00:46:05et surtout aussi
00:46:07des professionnels
00:46:08qui connaissent
00:46:09ces maladies
00:46:12et la prise en charge
00:46:13pour ne pas éviter
00:46:14enfin pour bien prendre en charge
00:46:16des patients à risque infectieux
00:46:19mais là aussi
00:46:19peut-être que
00:46:21Xavier
00:46:22tu pourras nous en parler
00:46:24sur les 22
00:46:26cas contacts
00:46:27on devrait avoir
00:46:29les résultats
00:46:29des tests
00:46:30ils vont tous être testés
00:46:32pour ceux qui ne le sont pas
00:46:33déjà
00:46:34il faut compter à peu près
00:46:3524 heures
00:46:36pour avoir
00:46:37les résultats
00:46:38des tests
00:46:39donc dans les jours
00:46:40qui viennent
00:46:40on aura tous les tests
00:46:42des 22 cas
00:46:44sur la durée
00:46:45de l'isolement
00:46:46nous allons
00:46:48nous avons
00:46:48j'ai pu m'exprimer
00:46:49déjà
00:46:50sur le sujet
00:46:51ils seront hospitalisés
00:46:53au minimum
00:46:5315 jours
00:46:54vous savez que
00:46:55l'incubation
00:46:57comme cela a été bien
00:46:58expliqué
00:46:59est longue
00:47:00donc nous avons pris
00:47:01des décrets
00:47:03des mesures
00:47:03qui nous permettent
00:47:04si les gens
00:47:05d'ailleurs
00:47:06les gens
00:47:07ne sont pas
00:47:09en désaccord
00:47:09avec leur hospitalisation
00:47:11à ce jour
00:47:12mais en tout cas
00:47:13on a pris
00:47:14les devants
00:47:15pour être
00:47:15en toute précaution
00:47:17si on a besoin
00:47:18de les hospitaliser
00:47:19ou de les laisser
00:47:21en isolement
00:47:21le temps de l'incubation
00:47:23on est plutôt
00:47:23sur cette orientation
00:47:25mais on laisse aussi
00:47:26les données
00:47:26de la science
00:47:27évoluer
00:47:28en tout cas
00:47:28dans les 14 jours
00:47:30en tout cas
00:47:30pour 14 jours
00:47:31ils sont hospitalisés
00:47:33et nous adapterons
00:47:34et c'est normal
00:47:35nous devons évoluer
00:47:36avec l'évolution
00:47:37aussi
00:47:39des connaissances
00:47:40je n'ai pas connaissance
00:47:41de cas
00:47:42dans
00:47:43où est-ce que vous avez dit
00:47:44dans le sud
00:47:45de la France
00:47:46je n'ai pas
00:47:47et encore une fois
00:47:48si je n'ai pas connaissance
00:47:50c'est que
00:47:50en tout cas
00:47:51il n'est pas validé
00:47:52du tout
00:47:52sinon je le saurais
00:47:55sur les stocks
00:47:56je le redis
00:47:57on est sur la trajectoire
00:47:58prévue
00:47:58de reconstitution
00:48:01des stocks
00:48:02de masques
00:48:05dans les questions
00:48:07qui ont été posées
00:48:08et bon
00:48:09peut-être que
00:48:10tout d'abord
00:48:11peut-être
00:48:12les chambres
00:48:14et
00:48:14les enfants
00:48:16est-ce que c'est plus
00:48:17ça va
00:48:19merci beaucoup
00:48:20je vais essayer
00:48:21de vous expliquer
00:48:21rapidement
00:48:21ce que c'est
00:48:22qu'un établissement
00:48:22de santé
00:48:23de référence
00:48:23avec des chambres
00:48:25adaptées
00:48:25à ce risque
00:48:26d'infection
00:48:27hautement contagieuse
00:48:28hautement pathogène
00:48:30en gros
00:48:30ce sont des chambres
00:48:32qui ont un traitement
00:48:34d'air
00:48:34ultra sécurisé
00:48:35avec des pressions
00:48:36négatives
00:48:37qui vont empêcher
00:48:39et vont faire
00:48:40diminuer
00:48:40très significativement
00:48:42la transmission
00:48:43aérienne
00:48:44puisque l'air
00:48:45est filtré
00:48:45et en pression
00:48:46hautement négative
00:48:48chaque chambre
00:48:48a un sas
00:48:49d'entrée
00:48:50et un sas
00:48:50de sortie
00:48:51ce qui sécurise
00:48:52le parcours
00:48:53des personnels
00:48:54pour les mettre
00:48:56en haute sûreté
00:48:57un ESR
00:48:58c'est une équipe
00:49:01multidisciplinaire
00:49:01il y a des soignants
00:49:03il y a des
00:49:07microbiologistes
00:49:09pluriprofessionnels
00:49:10il y a des médecins
00:49:11il y a des infirmières
00:49:12toute cette équipe
00:49:14il y a des infectiologues
00:49:15il y a des virologues
00:49:16il y a des urgentistes
00:49:16il y a des réanimateurs
00:49:18il y a des spécialistes
00:49:19de la prévention
00:49:20de l'infection
00:49:20c'est vraiment
00:49:22une équipe
00:49:22qui est très diversifiée
00:49:25qui est formée
00:49:26et qui est entraînée
00:49:27perpétuellement
00:49:28au risque épidémique
00:49:30et qui est en lien direct
00:49:32avec la direction
00:49:33pour que tout
00:49:34en termes organisationnels
00:49:36soit le plus fluide possible
00:49:37il y a 18 ESR
00:49:40en France
00:49:416 ESR nationaux
00:49:436 ESR nationaux
00:49:45hexagonaux
00:49:46et 6 ESR
00:49:495 ESR
00:49:50pardon
00:49:50en outre-mer
00:49:52et donc
00:49:52les régions
00:49:54et les départements
00:49:54et les territoires
00:49:55ultra-marins
00:49:57sont aussi équipés
00:49:58sur ce niveau
00:49:59de sécurité
00:50:00ces ESR
00:50:01sont animés
00:50:02par une coordination
00:50:03opérationnelle
00:50:03qui s'appelle
00:50:04la CORREB
00:50:04dont je suis le responsable
00:50:05et cette CORREB
00:50:07est en lien direct
00:50:08avec le centre
00:50:09de crise sanitaire
00:50:10la direction générale
00:50:11de la santé
00:50:11et travailler
00:50:13en articulation
00:50:13extrêmement fluide
00:50:14avec SPF
00:50:15avec les CNR
00:50:17et avec la NRS
00:50:18pour que la présence
00:50:19de charges
00:50:19soit optimisée
00:50:20avec des équipes
00:50:21entraînées
00:50:21et sécurisées
00:50:22et que la recherche
00:50:23soit faite au lit
00:50:25des premiers malades
00:50:27pour les enfants
00:50:28aujourd'hui
00:50:29les études sont rares
00:50:31mais
00:50:31comme je vous disais
00:50:33tout à l'heure
00:50:33en termes de pronostics
00:50:34chez les enfants
00:50:35c'était la question
00:50:38est-ce que c'est plus grave
00:50:39c'est la même clinique
00:50:41les collègues
00:50:42argentins
00:50:42chiliens
00:50:43expliquent que
00:50:44c'est la même maladie
00:50:45c'est la même fisiopathologie
00:50:46et malheureusement
00:50:47c'est la même mortalité
00:50:48mais il y a très
00:50:49il y a très peu de cas
00:50:50et donc
00:50:51c'est dur
00:50:51d'avoir
00:50:53des statistiques
00:50:54extrêmement fiables
00:50:55mais je laisse peut-être
00:50:55compléter
00:50:56Carole
00:50:57Olivier
00:51:02Peut-être si on revient
00:51:03on a dit qu'effectivement
00:51:04l'investigation des clusters
00:51:05permettait d'apporter
00:51:06énormément d'informations
00:51:08il y avait un grand cluster
00:51:10dont j'ai parlé
00:51:10à peu près une centaine
00:51:12de personnes
00:51:12qui étaient
00:51:13dans une grande fête
00:51:15où il y a eu
00:51:15un certain nombre de cas
00:51:16et on s'aperçoit
00:51:18qu'avant
00:51:19la mise en place
00:51:20de mesures barrières
00:51:21il y avait effectivement
00:51:23un patient infecté
00:51:24qui ont infecté
00:51:25plus de 2
00:51:26mais dès que
00:51:27les mesures barrières
00:51:28ont été mises en place
00:51:29rien que la distanciation sociale
00:51:31on était passé
00:51:32de plus de 2
00:51:342,12
00:51:35à 0,62
00:51:36donc on voit bien
00:51:37l'importance
00:51:38effectivement
00:51:38de mettre en place
00:51:39des mesures barrières
00:51:40et notamment
00:51:41la distanciation sociale
00:51:42et là
00:51:42les personnes exposées
00:51:45étaient tous
00:51:46munies de FFP2
00:51:49et je voudrais juste
00:51:50rajouter un petit point
00:51:51sur la question
00:51:52qui concerne
00:51:52la détection
00:51:53d'autres cas
00:51:54d'antavirus
00:51:55il ne faut pas oublier
00:51:56que chaque année
00:51:57en France
00:51:58il y a 100 cas
00:51:59qui sont diagnostiqués
00:52:00ce ne sont pas
00:52:01les mêmes antavirus
00:52:03là c'est l'antavirus
00:52:04en d'aise
00:52:05du Nouveau Monde
00:52:06et il y a
00:52:06d'autres antavirus
00:52:08qui circulent en France
00:52:09il y en a un
00:52:09qui s'appelle
00:52:09Pumala
00:52:10par exemple
00:52:11qui est un des plus fréquents
00:52:12et qui est moins
00:52:13pathogène heureusement
00:52:14donc peut-être
00:52:14là je n'ai pas d'info
00:52:15mais peut-être
00:52:16qu'il s'agit
00:52:16d'un cas comme ça
00:52:17s'il y en a 100 par an
00:52:19il y en a un
00:52:20tous les 3 jours
00:52:20a priori
00:52:23et un autre élément
00:52:24pour compléter
00:52:25ce qui a été dit
00:52:26je vous ai expliqué
00:52:27ce que c'est
00:52:27qu'un établissement
00:52:28de santé de référence
00:52:29et par principe
00:52:30de précaution
00:52:31devant les inconnus
00:52:32qui persistent
00:52:33le maximum
00:52:34de précaution
00:52:35a été mis en place
00:52:35et je trouve ça
00:52:37parfaitement cohérent
00:52:39ce qu'il faut savoir aussi
00:52:40c'est que les collègues
00:52:41sud-américains
00:52:42nous expliquent
00:52:42et c'est ce que
00:52:43Caroline Olivier
00:52:44vous a dit
00:52:45sur le papier
00:52:46la transmissibilité
00:52:47est faible
00:52:48et en pratique
00:52:50si on se déporte
00:52:52si on va en Amérique latine
00:52:54avec le virus Andin
00:52:55on n'a pas besoin
00:52:55de toutes ces précautions
00:52:56mais il y a une inconnue
00:52:57qui sera réglée
00:52:58dans quelques jours
00:52:59c'est le séquençage
00:53:00complet du virus
00:53:02il n'est pas impossible
00:53:04qu'on soit en face
00:53:05d'un variant
00:53:06qui est muté
00:53:07avec des mutations
00:53:08qui puissent toucher
00:53:09une augmentation
00:53:10de la capacité
00:53:10de transmissibilité
00:53:11tant qu'on n'a pas
00:53:12ce séquençage
00:53:13complet du virus
00:53:15et qu'on ne l'a pas
00:53:16matché
00:53:17avec le virus Andin
00:53:18historique
00:53:18et qu'on n'est pas sûr
00:53:19qu'il y ait
00:53:20une cohérence
00:53:21une concordance totale
00:53:22on est obligé
00:53:23de prendre
00:53:24des mesures
00:53:25de précaution
00:53:26maximalistes
00:53:27une fois qu'on aura
00:53:28cette information
00:53:28on va pouvoir dégrader
00:53:30les mesures de prévention
00:53:32dont on pense
00:53:32que les mesures simples
00:53:34et universelles
00:53:35suffisent
00:53:36peut-être sur le masque
00:53:38je sais pas si tu veux
00:53:39Antoine
00:53:39ou
00:53:43sur le masque
00:53:44ce que l'on a
00:53:45les leçons du
00:53:46du covid
00:53:47là dessus
00:53:47donc d'agents
00:53:48infectieux respiratoires
00:53:49qui sont exacts
00:53:51aussi pour la grippe
00:53:52c'est que le masque
00:53:52FFP2
00:53:53est plus efficace
00:53:55pour prévenir
00:53:56l'infection
00:53:56et la transmission
00:53:57que le masque
00:53:58chirurgical
00:53:59les deux
00:54:00sont efficaces
00:54:01pour prévenir
00:54:02l'infection
00:54:03donc voilà
00:54:04on a
00:54:05une gradation
00:54:07en termes
00:54:07de probabilité
00:54:08d'infection
00:54:09on me dit
00:54:10qu'il faut que
00:54:11j'avance
00:54:11juste
00:54:11il y a une question
00:54:13qu'on n'a pas répondu
00:54:13c'est la durée
00:54:14d'isolement
00:54:15juste parce que
00:54:17en fait
00:54:19une des raisons
00:54:20aussi
00:54:20d'hospitaliser
00:54:22ces patients
00:54:22Xavier l'a dit
00:54:23quand la maladie
00:54:24s'était clair
00:54:24ça va vite
00:54:25c'est les avoir
00:54:27à l'hôpital
00:54:27c'est important
00:54:28c'est aussi
00:54:29pour le patient
00:54:30et je pense
00:54:31que c'est important
00:54:31de le dire
00:54:32deuxième chose
00:54:33c'est que
00:54:34quand même
00:54:36la durée moyenne
00:54:37c'est
00:54:38deux à trois semaines
00:54:39d'incipation
00:54:40les six semaines
00:54:41c'est
00:54:42plus rare
00:54:43et ça nous permet
00:54:45aussi
00:54:47d'ici là
00:54:47d'avoir
00:54:48d'autres informations
00:54:49il y a des gens
00:54:49qui sont suivis
00:54:50plus ou moins
00:54:50donc avoir plus
00:54:52donc il y a des choses
00:54:53je pense que
00:54:54Xavier l'a dit
00:54:55la séquence
00:54:55c'est extrêmement
00:54:56important
00:54:57donc il n'est pas
00:54:58possible toujours
00:54:59aujourd'hui
00:55:00de dire
00:55:01on va faire
00:55:01absolument ça
00:55:02avec le temps
00:55:03on peut
00:55:04adapter
00:55:05aux connaissances
00:55:06je pense que
00:55:06c'est très important
00:55:08voilà
00:55:09alors ça y est
00:55:10j'arrête
00:55:10parce que
00:55:11donc maintenant
00:55:12bonjour
00:55:13Eleonore Bailly
00:55:13pour France Info
00:55:14par rapport à la personne
00:55:15qui est hospitalisée
00:55:16en réanimation
00:55:16à Bichat
00:55:17est-ce qu'il a été
00:55:18possible de remonter
00:55:19sur l'origine
00:55:19de son infection
00:55:20le patient zéro
00:55:21est hollandais
00:55:22enfin était hollandais
00:55:23on a parlé d'un contact
00:55:24rapproché
00:55:25pour attraper l'antavirus
00:55:26est-ce qu'il aurait été
00:55:27possible que ce soit
00:55:28pas si rapproché que ça
00:55:29que même ça puisse
00:55:30se passer au cours
00:55:31d'un repas
00:55:31ou autre
00:55:33bonjour
00:55:33une petite question
00:55:35pardon Nicolas Béraud
00:55:35du Parisien
00:55:36Madame Semay
00:55:37je crois que vous avez dit
00:55:37sauf erreur de ma part
00:55:38que la contagiosité
00:55:39pouvait démarrer 48 heures
00:55:40avant les symptômes
00:55:41je voulais savoir
00:55:42sur quelle base
00:55:43vous avez pu dire ça
00:55:44et puis pour Madame Riste
00:55:46vous avez évoqué
00:55:47pardon
00:55:48le fait que
00:55:49les gens n'étaient pas
00:55:49opposés à leur hospitalisation
00:55:51mais je voulais vous
00:55:52vous demander précisément
00:55:53parmi notamment
00:55:53les 22 cas contacts
00:55:54qui n'ont pas de symptômes
00:55:55et qui se portent
00:55:56peut-être très bien
00:55:57est-ce que vraiment
00:55:58les 22 ont vraiment
00:55:59accepté d'aller à l'hôpital
00:56:00pour au moins 15 jours
00:56:02du jour au lendemain
00:56:03merci
00:56:05oui et Marc Payet
00:56:07pour Le Point
00:56:07je suis là
00:56:08est-ce qu'on se rappelle
00:56:10tous du scénario
00:56:10le scénario Covid
00:56:11évidemment on n'y est pas
00:56:12on a très bien compris
00:56:13mais on se rappelle
00:56:14que dans le Covid
00:56:14après un début
00:56:16entre guillemets calme
00:56:17au bout de quelques mois
00:56:18ça s'est fortement accéléré
00:56:20et l'État a dû prendre
00:56:21des mesures drastiques
00:56:22notamment le confinement
00:56:22donc ma question
00:56:24est en toute hypothèse
00:56:25est-ce que l'État
00:56:26évalue
00:56:27toutes sortes de scénarios
00:56:28par définition
00:56:29y compris celui
00:56:30d'un confinement
00:56:31d'une partie de la population
00:56:32si les mesures
00:56:33devaient s'aggraver
00:56:34je vous remercie
00:56:38je vais peut-être répondre
00:56:39à mes deux parties
00:56:41puis après il y a Caroline
00:56:42et peut-être sur
00:56:43la patiente de Bichard
00:56:46les 22 cas
00:56:49identifiés
00:56:50se portent
00:56:51très bien
00:56:53ils n'ont pas
00:56:54de symptômes
00:56:55en tout cas
00:56:55dans les interrogatoires
00:56:56qui ont été faits
00:56:57et dans
00:56:57les premiers
00:56:59qui sont déjà
00:57:00hospitalisés
00:57:00ils ne sont
00:57:01pas de symptômes
00:57:03cliniques
00:57:03on attend
00:57:04je vous l'ai dit
00:57:05les tests
00:57:05de séro
00:57:07enfin les tests PCR
00:57:10sur
00:57:11les 14 cas
00:57:13qui sont
00:57:14du deuxième avion
00:57:16je n'ai pas
00:57:17le retour
00:57:18de tous les examens cliniques
00:57:19parce que je vous l'ai dit
00:57:20ils sont
00:57:20pour certains
00:57:21en train d'arriver
00:57:22à l'hôpital
00:57:23mais les informations
00:57:25que j'ai
00:57:25étaient
00:57:26que c'était des personnes
00:57:27en bonne
00:57:28enfin
00:57:29qui n'aient déclaré
00:57:30pas de signes
00:57:31cliniques
00:57:31lors de
00:57:32vous savez
00:57:33c'est les agences
00:57:33régionales de santé
00:57:34que je tiens
00:57:35à remercier
00:57:36aussi
00:57:36parce qu'ils ont
00:57:37depuis quelques jours
00:57:39évidemment
00:57:40travaillé
00:57:41dans le cadre
00:57:43de ce virus
00:57:44et
00:57:45on n'a pas
00:57:46de remontée
00:57:46de symptômes
00:57:48sur ces
00:57:49sur ces 22 cas
00:57:51est-ce qu'on anticipe
00:57:52votre question
00:57:53est importante
00:57:55le rôle
00:57:57notre rôle
00:57:58ici
00:57:58au ministère
00:57:59de la santé
00:58:00a été
00:58:00dès le début
00:58:02de se mettre
00:58:03en action
00:58:04en se coordonnant
00:58:05avec santé publique
00:58:06France
00:58:06avec je l'ai dit
00:58:07les agences
00:58:08régionales de la santé
00:58:08la direction générale
00:58:10de la santé
00:58:11évidemment
00:58:12les experts
00:58:13les agences
00:58:14et
00:58:16comme cela a été dit
00:58:17par
00:58:18Xavier Escure
00:58:20le CORREB
00:58:20enfin
00:58:21tous les acteurs
00:58:23concernés
00:58:23pour pouvoir
00:58:25être amenés
00:58:25à prendre
00:58:26les meilleures décisions
00:58:27possibles
00:58:28en l'état
00:58:28des connaissances
00:58:29scientifiques
00:58:30et c'est ce que nous avons fait
00:58:32ensuite
00:58:33en prenant
00:58:35des décisions
00:58:35d'hospitalisation
00:58:37évidemment
00:58:38des 5 cas
00:58:39du bateau
00:58:40mais aussi
00:58:41des 22 cas
00:58:42identifiés
00:58:44éventuellement
00:58:45contact
00:58:45sur
00:58:47parce que
00:58:48présent sur les vols
00:58:50merci madame
00:58:51sur le bateau
00:58:53alors comme on l'a dit
00:58:54effectivement
00:58:55l'investigation
00:58:56d'un cluster
00:58:56sur un bateau
00:58:57va permettre
00:58:58d'apprendre
00:58:59beaucoup de choses
00:58:59puisqu'on a
00:59:01effectivement
00:59:01un nombre de personnes
00:59:02qui sont dans un
00:59:04dans un espace
00:59:05un peu
00:59:05confiné
00:59:06puisque la croisière
00:59:07a quand même commencé
00:59:08le 1er avril
00:59:10le premier cas
00:59:10a présenté des signes
00:59:12assez vite
00:59:13vers le 6 avril
00:59:14et puis après
00:59:14les cas se sont
00:59:16échelonnés
00:59:16donc vous me parlez
00:59:18de cette patiente
00:59:19donc
00:59:19française
00:59:21toutes les personnes
00:59:23qui sont exposées
00:59:24sont interviewées
00:59:25donc par santé publique
00:59:26France
00:59:26mais évidemment
00:59:27cette patiente
00:59:28qui est en réanimation
00:59:30n'a pas pu
00:59:30être interviewée
00:59:32donc à ce stade
00:59:33on ne sait pas
00:59:34exactement
00:59:34quels sont
00:59:34ces contacts
00:59:35entre cette personne
00:59:36et les premiers cas
00:59:37qui ont été identifiés
00:59:38cela dit
00:59:40comme je le disais
00:59:40un navire
00:59:41on sait qu'ils prenaient
00:59:43souvent leur repas
00:59:44ensemble
00:59:45enfin je veux dire
00:59:45ils changeaient de place
00:59:47il n'y avait pas
00:59:48des places
00:59:49identifiées
00:59:49pour chacune
00:59:50des personnes
00:59:50donc la plupart
00:59:52des personnes
00:59:52se sont croisées
00:59:53à un moment
00:59:54ou à un autre
00:59:54certaines effectivement
00:59:55partagées
00:59:56des sanitaires
00:59:57etc
00:59:58donc à ce jour
00:59:59on n'est pas encore
01:00:00on ne peut pas encore
01:00:02identifier
01:00:02à quel cas
01:00:03éventuellement
01:00:03elle a été
01:00:04en contact
01:00:05mais son
01:00:06contamination
01:00:07évidemment
01:00:07est postérieure
01:00:09au premier cas
01:00:10qui a été décédé
01:00:11qui a donc présenté
01:00:12ses signes
01:00:12dès le 6 avril
01:00:13alors que le bateau
01:00:16est parti
01:00:17le 1er avril
01:00:18d'Oshoya
01:00:19alors il y a juste
01:00:20une autre question
01:00:20pour toi aussi
01:00:21Caroline
01:00:22c'est sur la durée
01:00:24enfin
01:00:24quand est-ce qu'on devient
01:00:2548 heures avant
01:00:26les signes
01:00:27on devient contagieux
01:00:28alors en fait
01:00:29c'est plutôt aussi
01:00:30d'être
01:00:31un principe de précaution
01:00:32parce qu'on sait
01:00:33que beaucoup de maladies
01:00:34infectieuses
01:00:34peuvent démarrer
01:00:36avant
01:00:36donc c'est assez raisonnable
01:00:38de proposer
01:00:3948 heures
01:00:4048 heures
01:00:41en fait
01:00:42les données qu'on a
01:00:44ils disent que
01:00:45mais avec beaucoup d'attention
01:00:47sur les 4 épidémies
01:00:49qu'on a dit
01:00:50qui ont été explorées
01:00:51dont un vraiment bien
01:00:52qui est le papier de New England
01:00:54c'est dit
01:00:57et je pense qu'Antoine
01:00:59on peut aussi
01:00:59revenir là-dessus
01:01:01c'est dit que
01:01:02c'est autour
01:01:0448 heures
01:01:05autour
01:01:05du début de symptômes
01:01:08parfois
01:01:09au début de symptômes
01:01:10c'est juste une asthémie
01:01:11j'ai posé la question
01:01:13à mes collègues
01:01:14qui est aussi
01:01:15virologues
01:01:16Marion Coppman
01:01:17qui est
01:01:18à Hollande
01:01:19qui disent
01:01:20la même chose
01:01:20c'est
01:01:21est-ce que
01:01:22finalement
01:01:22c'est 48 heures avant
01:01:24ou c'est la phase
01:01:26où on n'est pas
01:01:27forcément fébrile
01:01:28on est fatigué
01:01:29on a quelques petits
01:01:31scismes
01:01:31et on n'est pas aussi
01:01:32symptomatique
01:01:32c'est l'explication
01:01:34prodromique
01:01:35c'est le mot
01:01:35qui est utilisé
01:01:36mais je pense
01:01:37que ça fait partie
01:01:38des choses
01:01:38qu'il faut qu'on apprenne
01:01:40et c'est
01:01:41vous avez raison
01:01:41et c'est clé
01:01:44d'où
01:01:44d'ailleurs
01:01:46le fait que les contacts
01:01:48soient isolés
01:01:48en tout cas
01:01:49voilà
01:01:50mais c'est important
01:01:51et effectivement
01:01:52c'est un peu ce qu'on met
01:01:53alors
01:01:54peut-être
01:01:55je peux donner
01:01:57des nouvelles
01:01:57de la patiente
01:01:58qui est hospitalisée
01:01:59en réanimation
01:01:59à Bichat
01:02:00je vais commencer
01:02:01je vais commencer
01:02:01par penser
01:02:02à elle
01:02:03et à sa famille
01:02:03je voudrais aussi
01:02:04remercier les équipes
01:02:05de réanimation
01:02:06de Bichat
01:02:07et d'ailleurs
01:02:07ils sont extraordinaires
01:02:09et dans ces situations-là
01:02:12d'exposition
01:02:14de contraintes majeures
01:02:17faire de la réanimation
01:02:18avec des paires de gants
01:02:20avec un équipement contraignant
01:02:24c'est vraiment
01:02:25une épreuve de force
01:02:25et donc merci à eux
01:02:27parce qu'ils sont
01:02:28à chaque fois au rendez-vous
01:02:28et ils sont d'une efficacité
01:02:30qui est très impressionnante
01:02:31la patiente
01:02:33a aujourd'hui
01:02:33la forme la plus sévère
01:02:35de la présentation
01:02:36cardio-pulmonaire
01:02:37et elle a
01:02:38ce qu'on appelle
01:02:40enfin ce qui est
01:02:40la dernière
01:02:42la dernière étape
01:02:44des soins de support
01:02:44c'est une circulation
01:02:46extra-corporelle
01:02:48pour avoir une oxygénation
01:02:49artificielle
01:02:50elle a un poumon artificiel
01:02:53dérivation du sang
01:02:55qui permet de
01:02:56on l'espère
01:02:57passer le cap
01:02:58le temps que
01:02:59le poumon
01:03:00qui est agressé
01:03:00par ce virus
01:03:01et les lésions
01:03:03de la paroi vasculaire
01:03:04puissent se rétablir
01:03:06le deuxième élément
01:03:08que je voulais donner
01:03:08c'est pour répondre
01:03:09à Nicolas Béraud
01:03:10sur l'acceptation
01:03:11parce qu'à Bichard
01:03:12on a la patiente
01:03:13très sévère
01:03:13et puis on a aussi
01:03:15des gens
01:03:16qui ne sont pas symptomatiques
01:03:17qu'on a fait venir
01:03:18entre guillemets
01:03:18de force par un décret
01:03:20certains
01:03:21on leur a dit au début
01:03:23il faut s'isoler
01:03:24à la maison
01:03:25et puis maintenant
01:03:25on vous rappelle
01:03:26et je voudrais aussi
01:03:27revenir là-dessus
01:03:30en tant que soignant
01:03:32ayant vécu le Covid
01:03:34en tant que soignant
01:03:34et en tant que citoyen
01:03:36c'est vrai
01:03:37qu'on est tous
01:03:37un peu traumatisés
01:03:38par ces restrictions sociales
01:03:40ces restrictions physiques
01:03:42et on est tous
01:03:44un peu psychotraumatisés
01:03:45de la pandémie
01:03:46et c'est vrai
01:03:47qu'on était très attachés
01:03:48à laisser la liberté
01:03:49à des gens
01:03:50à qui on pouvait expliquer
01:03:51les mesures de restriction
01:03:52mais il y a tellement
01:03:53d'inconnus dans cette maladie
01:03:55on est tellement
01:03:56sous les feux
01:03:56des projecteurs
01:03:57avec cet inconscient collectif
01:03:59qui nous ramène
01:03:59au risque pandémique
01:04:00que finalement
01:04:02l'application
01:04:03de ces mesures
01:04:03à domicile
01:04:04était rendue impossible
01:04:06et en fait
01:04:06ces gens
01:04:07sont beaucoup plus confortables
01:04:08à l'hôpital
01:04:09même si c'est une énorme contrainte
01:04:10parce qu'on sait
01:04:11mieux quoi leur dire
01:04:12et ils savent mieux
01:04:13quoi faire
01:04:13le deuxième point
01:04:15c'est que
01:04:16aujourd'hui
01:04:17nous pour les contacts
01:04:18par rapport à l'acceptation
01:04:19aussi d'un séjour prolongé
01:04:21c'est tout l'enjeu
01:04:22aussi des équipes
01:04:23et autant
01:04:24les réanimateurs
01:04:25sont dans le soin
01:04:26extrêmement technique
01:04:27le cure
01:04:30exacerbé
01:04:30le traitement
01:04:31le plus efficace
01:04:33le plus invasif
01:04:34voire le plus agressif
01:04:35autant
01:04:36en infectieux
01:04:37on fait du care
01:04:38on prend soin
01:04:39de ces gens
01:04:40qui ne sont pas encore malades
01:04:41qu'on essaye d'envelopper
01:04:42pour que leur séjour
01:04:44à l'hôpital
01:04:44soit le moins
01:04:46traumatisant
01:04:47psychologiquement possible
01:04:49merci
01:04:49je pense qu'on a
01:04:50encore
01:04:51on peut faire un tour
01:04:52oui
01:04:52s'il vous plaît
01:04:54Olivier Monod
01:04:54pour Libération
01:04:55si je dois bien comprendre
01:04:56le Favipiravir
01:04:58va être donné
01:04:58à des patients en France
01:04:59si j'ai bien compris
01:05:01ce que vous aviez dit
01:05:01je voulais m'en assurer
01:05:03la deuxième chose
01:05:03c'est est-ce que vous avez
01:05:04une idée du coût global
01:05:05pour le moment
01:05:05de la prise en charge
01:05:07de tous ces patients
01:05:08et dernière chose
01:05:09à combien de cas
01:05:10on s'attend
01:05:10à combien de cas français
01:05:11on s'attend
01:05:12et est-ce qu'il faudra
01:05:13s'inquiéter
01:05:14à partir du moment
01:05:15où on aura un cas positif
01:05:16de quelqu'un
01:05:16qui n'était pas sur le Hondius
01:05:18mais dans un des avions
01:05:19par exemple
01:05:19merci
01:05:21Stéphanie Benz
01:05:22pour l'Express
01:05:23je suis là
01:05:25par rapport aux patients
01:05:27qui sont
01:05:27enfin pardon
01:05:28aux cas contacts
01:05:28qui sont en train
01:05:29d'être hospitalisés
01:05:30on sait que tous
01:05:31n'étaient pas forcément
01:05:32dans un isolement
01:05:33très strict
01:05:34certains ont pu
01:05:35vivre avec leur famille
01:05:36leur conjoint
01:05:37etc etc
01:05:38est-ce qu'il y a
01:05:39des inquiétudes aussi
01:05:40ou des raisons
01:05:41de mettre à l'isolement
01:05:42ces personnes là
01:05:43en particulier
01:05:44qui donc ont vécu
01:05:45pendant plusieurs jours
01:05:46ou ont été en contact
01:05:49avec ces personnes
01:05:49qui sont aujourd'hui
01:05:50en cours d'hospitalisation
01:05:51merci
01:05:57bonjour
01:05:57Marie-Ruelle
01:05:58pour Egora
01:05:58vous évoquiez
01:05:59un séquençage complet
01:06:01tout à l'heure
01:06:01pour savoir
01:06:02si le virus actuel
01:06:03présente ou non
01:06:04des mutations
01:06:04par rapport à celui
01:06:05qui a été identifié
01:06:06dans les études précédentes
01:06:08quand est-ce qu'on pourra
01:06:08avoir ces résultats
01:06:10le plus précisément
01:06:11s'il vous plaît
01:06:12c'est pour Olivier
01:06:16merci
01:06:17donc je réponds
01:06:18à la première
01:06:19sur le coût global
01:06:20non j'ai pas chiffré
01:06:22j'avoue que c'était pas
01:06:24mon urgence
01:06:25là
01:06:26même si nous devons
01:06:27faire attention
01:06:28à nos dépenses publiques
01:06:30mais évidemment
01:06:30je n'ai pas le coût global
01:06:32de prise en charge
01:06:33là il s'agit
01:06:34d'hospitalisation
01:06:36classique
01:06:37même si c'est dans
01:06:38des établissements
01:06:38qui sont spécialisés
01:06:43sur les autres questions
01:06:44je pense que c'est
01:06:44vous pouvez répondre
01:06:46alors je peux répondre
01:06:47rapidement sur le
01:06:48Favipiravir
01:06:49pour l'instant
01:06:49c'est de la recherche
01:06:52donc la recherche
01:06:53doit être encadrée
01:06:54c'est ce qu'on est
01:06:54en train de faire
01:06:56et effectivement
01:06:57on n'est pas les seuls
01:06:58les anglais pensent
01:06:59à la même chose
01:07:00et les hollandais
01:07:01à la même chose
01:07:02et les espagnols aussi
01:07:03on est en train
01:07:04pour l'instant
01:07:04de mettre en place
01:07:05le protocole
01:07:06et les valider
01:07:07par les autorités
01:07:09réglementaires
01:07:10donc oui
01:07:11on envisage
01:07:12de le donner
01:07:14mais pour l'instant
01:07:14on est vraiment
01:07:15à une étape
01:07:16précoce
01:07:17encore
01:07:19et on ne peut pas
01:07:20dire qu'on va le faire
01:07:21demain
01:07:24il y a juste
01:07:25peut-être
01:07:25pour vous dire
01:07:27il y a aussi
01:07:28le form IV
01:07:28qui existe
01:07:29pour les patients
01:07:30qui sont
01:07:30là c'est différent
01:07:32qui sont
01:07:33plus graves
01:07:34et ça aussi
01:07:36il y a une discussion
01:07:36avec la NSM
01:07:37éventuellement
01:07:38pour l'utiliser
01:07:40après
01:07:40et ça je pense
01:07:41que c'est pour
01:07:42monsieur Flau
01:07:43est-ce que
01:07:44monsieur Flau
01:07:44vous pouvez nous dire
01:07:45combien il y aura de cas
01:07:46peut-être que
01:07:49non
01:07:49c'était juste pour dire
01:07:50qu'effectivement
01:07:51parmi
01:07:51on rappelle
01:07:52qu'effectivement
01:07:53tous les cas
01:07:54confirmés
01:07:54sont en fait
01:07:55des passagers
01:07:55du navire
01:07:56à ce jour
01:07:57il n'y a pas
01:07:58de cas confirmés
01:07:59chez les passagers
01:08:00des vols
01:08:01qui ont été en contact
01:08:02avec des cas confirmés
01:08:03et oui
01:08:04on peut s'attendre
01:08:05à ce qu'il y ait
01:08:06d'autres cas
01:08:06parmi les passagers
01:08:08de ce navire
01:08:09ça ce n'est pas
01:08:10exclure
01:08:11et en revanche
01:08:12les passagers du vol
01:08:13le risque
01:08:14on l'a dit
01:08:14était quand même
01:08:16assez faible
01:08:17ils sont
01:08:18moins à risque
01:08:19que ceux qui étaient
01:08:20dans les navires
01:08:21dans le navire
01:08:22mais par principe
01:08:23de précaution
01:08:23on ne peut pas exclure
01:08:25donc
01:08:25il est important
01:08:26de les isoler
01:08:28bon j'ai pensé
01:08:29que Caroline
01:08:30allait donner
01:08:31le chiffre
01:08:32de la prédiction
01:08:33évidemment
01:08:34on est incapable
01:08:35de le faire
01:08:35la seule chose
01:08:36qu'on peut dire
01:08:36c'est que finalement
01:08:37sur l'épisode
01:08:39qui a été décrit
01:08:40dans le village
01:08:41de Patagonie
01:08:42sur ces 100 personnes
01:08:46qui étaient
01:08:47à cet anniversaire
01:08:48in fine
01:08:49il y a eu
01:08:4934 cas
01:08:52je ne sais pas
01:08:53si on passera
01:08:54de 11 à 34
01:08:55mais peut-être
01:08:56que c'est une sorte
01:08:57de première hypothèse
01:09:00qui n'est pas
01:09:00totalement impossible
01:09:01qu'on ait quand même
01:09:02encore un certain
01:09:03nombre de cas
01:09:04qui surviennent
01:09:05après je ne sais pas
01:09:07qui veut répondre
01:09:07sur la question
01:09:09de Stéphanie Benz
01:09:11je pense que c'est
01:09:12évidemment
01:09:13la question
01:09:13c'est une question
01:09:14qui est très
01:09:16très fine
01:09:17c'est-à-dire
01:09:18de se dire
01:09:18à quel moment
01:09:19on va estimer
01:09:20que les contacts
01:09:22deviennent
01:09:23contacts de contacts
01:09:24de contacts
01:09:24de contacts
01:09:25il y a une forme
01:09:28de phénomène
01:09:30que les physiciens
01:09:31appellent les fractales
01:09:32c'est-à-dire
01:09:32que ça va à l'infini
01:09:34on ne peut pas
01:09:36on ne va pas mettre
01:09:37la précaution
01:09:38sur les enfants
01:09:39qui ont été
01:09:40à l'école
01:09:40et qui ont peut-être
01:09:41aussi été
01:09:42avec des enfants
01:09:42etc
01:09:43d'autant plus
01:09:44qu'il s'agit
01:09:45on est en train
01:09:45de parler ici
01:09:46de gens
01:09:46qui ont pris
01:09:47un avion
01:09:48avec lesquels
01:09:49ils ont eu
01:09:49un contact
01:09:50eux-mêmes
01:09:50quand même
01:09:50extrêmement indirect
01:09:51donc la précaution
01:09:53qu'on a préconisé
01:09:54tous ensemble
01:09:55de façon très consensuelle
01:09:57hier
01:09:58je dirais
01:09:59était de dire
01:10:00oui ces contacts-là
01:10:02ils ont quand même
01:10:03été en contact
01:10:04direct personnel
01:10:05avec une personne
01:10:06qui a été infectée
01:10:07donc même si ce contact
01:10:09est quand même
01:10:09très fugitif
01:10:11donc on ne va pas
01:10:12prendre de risques
01:10:12dans cette fenêtre
01:10:13d'opportunité
01:10:14après on va
01:10:15devoir s'arrêter là
01:10:17je veux dire
01:10:18on ne va pas
01:10:19encore une fois
01:10:19penser
01:10:20au contact
01:10:21des contacts
01:10:22des contacts
01:10:26alors la séquence
01:10:28pour l'instant
01:10:29il y a deux virus
01:10:31du cluster actuel
01:10:33qui ont été séquencés
01:10:34un
01:10:35à Zurich
01:10:36donc en Suisse
01:10:37c'était
01:10:37le premier cas
01:10:40il y a une séquence
01:10:41qui a été faite
01:10:41à l'Institut Pasteur
01:10:44les deux sont
01:10:45tout le génome
01:10:46n'a pas été
01:10:47complètement séquencé
01:10:48mais une grande partie
01:10:49et à l'Institut Pasteur
01:10:51ce qu'on a pu voir
01:10:52c'est que la séquence
01:10:52était très proche
01:10:54d'une part
01:10:55de celle de Zurich
01:10:57et d'autre part
01:10:58donc ça c'est
01:11:01clairement
01:11:01ça vient
01:11:02du même foyer infectieux
01:11:03et par ailleurs
01:11:06dans l'arbre
01:11:07phylogénétique
01:11:08qui décrit
01:11:09toutes les séquences
01:11:09on voit très bien
01:11:10où se placent
01:11:12ces virus
01:11:13et donc il n'y a pas
01:11:14pour l'instant
01:11:15de différence majeure
01:11:17détectée
01:11:17donc Xavier
01:11:18parlait
01:11:19de variants
01:11:21potentiels
01:11:21le risque existe
01:11:22mais pour l'instant
01:11:23il n'y a pas
01:11:23de preuves
01:11:24pour ça
01:11:24pour l'instant
01:11:25c'est calme
01:11:26de ce côté là
01:11:29alors il y a
01:11:30une dernière question
01:11:31oui j'ai changé
01:11:32de place
01:11:32je suis désolée
01:11:33une dernière question
01:11:34à Marseille
01:11:35à l'hôpital
01:11:35on confirme
01:11:36qu'une jeune femme
01:11:37hospitalisée
01:11:37est un cas contact
01:11:39antivirus
01:11:40est-ce que vous pouvez
01:11:41nous confirmer cela
01:11:43et qu'en savez-vous
01:11:44alors on ne m'a pas donné
01:11:46de petit
01:11:47mais peut-être
01:11:48je vais laisser
01:11:48ma directrice de cabinet
01:11:49vous répondre
01:11:49parce que si ça était
01:11:51dans la demi-heure
01:11:51dont on se parle
01:11:52je n'ai peut-être pas
01:11:53encore l'information
01:11:57donc c'est une patiente
01:11:59parmi les 22
01:12:00qui ont des symptômes
01:12:01parmi les 22
01:12:02et même parmi
01:12:02les 14
01:12:04du second vol
01:12:05effectivement
01:12:05il y a
01:12:07une personne
01:12:08identifiée
01:12:08qui devait être
01:12:09effectivement prise en charge
01:12:10à Marseille
01:12:11donc c'est fortement probable
01:12:16est-ce qu'on connaît
01:12:17son état de santé ?
01:12:21comme vous le savez
01:12:21ce sont des personnes
01:12:23qui étaient dans le vol
01:12:24qui vont tous être
01:12:24pris en charge
01:12:25examinés
01:12:26et testés
01:12:27dès leur arrivée
01:12:28à l'hôpital
01:12:28donc voilà
01:12:29on attend les résultats
01:12:30de ces tests
01:12:31avant de pouvoir
01:12:31vous répondre
01:12:33et on le dira
01:12:34comme on l'a fait
01:12:35je le redis
01:12:36merci
01:12:37je voudrais
01:12:38juste remercier
01:12:39vous tous
01:12:40qui êtes
01:12:41avec nous
01:12:42le centre
01:12:43de crise
01:12:43de la direction
01:12:44générale de la santé
01:12:45et merci
01:12:46mesdames
01:12:47et messieurs
01:12:49vraiment
01:12:49de votre
01:12:50de votre expertise
01:12:52et pour nous
01:12:53faire grandir
01:12:55merci
01:12:56merci
01:12:56merci
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