00:00Pour qu'on parte d'ici unis, on est là pour deux choses.
00:03Le message qu'on voulait lancer aujourd'hui, Ultramarins du Bout, on continue le combat sur les billets d'avion,
00:10mais c'est surtout qu'on est à la veille de l'inclusion de la Charte sociale européenne, où nous,
00:15nous serons dedans.
00:16Et bien actuellement, il faut que nous faisons fausses et qu'il faut que nous unis pour mener ça à
00:20bien.
00:20Juste l'inclusion, ça ne suffit pas.
00:23Actuellement, il faut que nous travaillent.
00:25C'est actuellement le combat à recommencer.
00:27Et bien, nous allons continuer à faire ça alors.
00:29Alors, on va vous parler d'une histoire de rendez-vous manqué.
00:33On va vous parler de comment la France, lorsque l'histoire lui tend la main, la France tourne le dos
00:40à l'histoire.
00:41Avant d'arriver, je voudrais juste rajouter quelque chose.
00:44Parce qu'on parle de rendez-vous manqué, on parle de comment la France ne poursaisit pas les occasions.
00:49Je voulais juste vous dire, vous qui êtes là, et puis 18 ans ont voté,
00:54gardez bien les monobiles qui nous ont voté depuis quand la Charte sociale existe,
00:57qui est parti socialiste, qui est la droite, qui est les autres.
01:01Il n'y a pas jamais trouvé ça qui a dérangé.
01:03Et je veux dire, nous sommes tous socialistes martiniques, nous sommes tous socialistes en Guadeloupe.
01:07Nous avons toujours voté par nous, et c'est mon papa a jamais trouvé qui a dérangé un problème.
01:11Et puis je veux dire, nous sommes venus garder nous, et puis tu es dehors, c'est quelque chose qui
01:14dit.
01:14Nous avons dit non à présent.
01:15Donc à présent, nous avons aussi engagé avec nous politiquement.
01:18Voilà comment.
01:21Vous êtes obligés de se cacher derrière le dos d'André.
01:34Parce qu'André à l'autolange, il parle au nom du papa.
01:38C'est pas vrai.
01:40Je ne parlerai jamais mieux que vous de ceux que vous vivez.
01:44Je parle de ceux que je vis.
01:46Peut-être que ça vous englobe.
01:49Mais vous êtes le meilleur expert du mal que l'on vous fait.
01:55Et je ne pourrai jamais y mettre l'émotion que les mots que vous allez sortir vont porter.
02:04Donc c'est à vous de venir, de parler, de vous engager, de témoigner et d'agir
02:10pour faire que le changement que vous souhaitez pour demain soit effectif.
02:16Pas comme les promesses futiles que portent les parlementaires d'ici, voire même les gens au pouvoir.
02:24Alors, donc, on va parler de rendez-vous manqué, là où, lorsque justement l'histoire tend la main à la
02:32France,
02:33donc la France a tendance à se louper, à se rater.
02:38Le 25 mars 2025, New York, Assemblée Générale des Nations Unies.
02:45123 états votent une résolution qualifiant la traite transatlantique des personnes réduites en esclavage
02:54de crime le plus grave contre l'humanité.
02:59La France, elle ne vote pas contre, elle ne vote pas pour, elle s'abstient.
03:14123 pays prouvent la force de nommer la France, pays de la déclaration des droits de l'homme,
03:24pays de la loi de Taubira de 2001, pays qui a reconnu l'esclavage comme crime contre l'humanité,
03:33dans son propre droit, s'abstient quand il faut dire au monde.
03:43Monsieur Sylvain Fournel, représentant juridique de la France à l'ONU,
03:50porte l'abstention.
03:53Il la porte en silence.
03:55Et le silence est une position.
04:01Le 20 avril 2026,
04:05Strasbourg,
04:07Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe,
04:11le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères,
04:14Jean-Noël Barraud,
04:17prend la parole pendant 25 minutes.
04:22Il consacre aux 2,7 millions de Français des Outre-mer,
04:30très exactement 35 secondes.
04:37Il déclare que la France est le premier État européen
04:42à étendre la charte sociale à ses territoires ultramarins.
04:47C'est faux !
04:50Il déclare que c'est une avancée historique.
04:55C'est juste un rattrapage.
04:58Faites news !
05:00Personne ne le questionne.
05:03Il passe à autre chose.
05:07Deux scènes,
05:0926 jours d'écart,
05:11deux enceintes internationales,
05:14un même symptôme.
05:17Ce que nous observons
05:19n'est pas un accident.
05:22Ce n'est pas une maladresse.
05:24Ce n'est pas un problème
05:25de communication.
05:28C'est un symptôme.
05:30Le symptôme
05:31d'une incapacité profonde,
05:35récurrente,
05:37structurelle,
05:38à regarder en face
05:40ce que la France
05:42continue de produire.
05:45Ce symptôme a un nom.
05:48Ce n'est pas de l'ignorance.
05:51Nos dirigeants savent.
05:54Ce n'est pas de l'impuissance.
05:58Nos dirigeants peuvent.
05:59C'est le refus
06:02de la conséquence.
06:05La France reconnaît
06:08loi Taubira 2001.
06:11L'esclavage est un crime
06:13contre l'humanité.
06:14Reconnu,
06:16inscrit,
06:18voté.
06:19Mais,
06:20quand le monde lui demande
06:22de le dire
06:24à la tribune des Nations Unies,
06:26elle s'abstient.
06:30La France étend
06:32la charte sociale
06:33décret du 19 mars 2026,
06:36extension au Drôme,
06:38article 73.
06:40Mais,
06:41quand son ministre
06:42prend la parole
06:44devant l'Europe entière,
06:47il consacre
06:48à cet acte
06:5035 secondes
06:51sur 25 minutes.
06:53et puis,
06:53c'est la même chose,
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